Affaire viande pourrie : le procureur demande la libération du restaurateur Modibo

29 mars 2019 à 21 09 36 03363

Le dossier du cuisinier, Mamadou Djouma Modibo Barry, gérant du célèbre restaurant Modibo, a connu son dernier virage ce vendredi 29 mars 2019, avec les réquisitions et plaidoiries au Tribunal correctionnel de Kaloum. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé au tribunal de relaxer Modibo Barry, poursuivi pour atteinte à la santé publique, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Modibo Barry avait été mis aux arrêts et présenté aux médias par les hommes du colonel Moussa Thiégboro Camara, des services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé. Accusé de vendre de la viande pourrie à la population, il a été placé sous mandat depuis le 20 février 2019.

Pour la journée de ce vendredi, on en était aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

Dans ses réquisitions, le procureur, Aboubacar Sir Sylla, est revenu d’abord sur les faits avant de demander la relaxe pour Modibo. « Le prévenu a reconnu que les agents ont trouvé 25 cartons de poulets, dont la date est arrivée en expiration. Il attendait jusqu’à ce que la quantité atteigne 4 mètres cube pour l’incinérer. La quantité de nerfs découverts était également gardée pour être incinérée. Il n’a jamais vendu de la viande impropre à la population pendant les 30 ans qu’il a exercé cette profession.

Ensuite, la quantité de viande dont on parle appartenait à un certains Habib Diallo qui a loué les conteneurs de Modibo. Il a même reconnu que c’est pour lui la viande et les os. Et même ça, après le transport judiciaire effectué sur le terrain le 7 mars 2019, c’est mentionné sur les étiquètes que cette viande doit expirer le 22 décembre 2020. Donc, elle est encore propre à la consommation. Alors, l’infraction n’est pas imputable à son encontre. Je vous demande de le relaxer pour délit non constitué », a requis le procureur.

Dans les détails, le procureur a laissé entendre que lorsque les citoyens ont appris qu’une quantité de la viande pourrie a été saisie chez Modibo, tout le monde était angoissé. « Les citoyens étaient angoissés. Moi procureur, j’ai toujours mangé dans ce restaurant à cause de sa propreté, mais je n’ai jamais eu des maux de ventre. Et, je n’ai jamais connu Modibo en personne. C’est lorsque cette affaire a éclaté que je l’ai vu pour la première fois à la maison centrale », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le procureur a regretté le comportement des agents des services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé. Des agents qui ont fait payer à Modibo, dans leurs locaux, la somme de 14 millions de francs guinéens. « Les agents judiciaires ont toujours bien travaillé. C’est grâce à eux que les assassins de feue madame Boiro et du vieux Abdourahmane ont été retrouvés. Mais partout, il y a des brebis galeuses.

Sinon, pourquoi ces agents ont demandé à quelqu’un qui n’a rien fait 200 millions, puis 100 millions, et finalement lui retirer 14 millions de francs guinéens ? Ça, c’est de l’indélicatesse. La police judiciaire travaille bien. Mais, ce qui est arrivé à Modibo est ahurissant et incroyable. Mais, la hiérarchie supérieur sera informée pour que ce genre de choses ne se reproduise jamais », a martelé le procureur dans ses réquisitions.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la défense, maitre Dinah Sampil, va demander au tribunal de suivre les réquisitions du procureur en relaxant son client pour délit non constitué. « Dans cette affaire, les faits imputables à Modibo n’existent pas. Thiégboro, pour se maintenir dans les grâces du président, ramasse les gens en les brimant.

Modibo n’en rien dans cette affaire. Il fallait qu’il garde cette quantité dans son frigo jusqu’à atteindre une quantité suffisante à incinérer, comme il l’a toujours fait depuis 30 ans. Alors, je vous demande de le relaxer pour délit non constitué », a plaidé maitre Dinah Sampil

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 3 avril 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Une nouvelle Constitution ? Des anciens membres du CNT s’y opposent fermement

29 mars 2019 à 21 09 10 03103

C’est sous le thème Ne touche pas à ma Constitution que le collectif des anciens membres du Conseil National de Transition (CNT) a animé une conférence de presse ce vendredi, 29 mars 2019, à la maison des journalistes. Dans une déclaration rendue publique pour la circonstance, le collectif met en garde ceux qui souhaitent élaborer une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Constitution de 2010, élaborée par le Conseil National de Transition (CNT), fait actuellement débat. D’aucuns pensent qu’elle n’a pas été soumise à un référendum, donc elle est n’est pas l’émanation du peuple. Faux, rétorque le collectif des anciens membres du Conseil National de Transition.

Selon Aboubacar Siddighy Diallo, ancien rapporteur de la commission institutionnelle du CNT, « la Constitution est un instrument pérenne qui englobe en son sein l’ensemble des dispositions qui fondent l’essentiel de la protection et de la préservation des droits et des libertés fondamentales, qui prévoit les institutions et leur fonctionnement, qui prévoit l’essentiel du fonctionnement de l’État entre lui et les citoyens, entre les citoyens et les institutions.

Aujourd’hui, toute l’Afrique a brûlé par l’effet de l’accaparement des pouvoirs par des dirigeants qui ne veulent pas le jeu politique, dont l’un des fondements essentiels est l’alternance et les élections transparentes. Le CNT a réussi à mettre, sous une forme intangible, la durée et le nombre de mandat du président de la République. Cela fait débat aujourd’hui, parce qu’un groupe veut s’emparer de l’exécutif et remettre en cause l’ensemble de ces acquis-là.

Ça risque de fragiliser la cohésion et la paix sociale. Ils sont en train de dire que l’œuvre du CNT était une mauvaise œuvre, ils créent la confusion entre le référendum et la validité de la Constitution. Une Constitution n’est pas valable parce qu’elle a fait l’objet de référendum. Un référendum n’est pas une condition de validité d’une Constitution.

Cela doit être clair dans l’esprit des guinéens. Et également, cela doit être clair que modifier la Constitution, l’Assemblée est là pour ça. Mais, ce qui n’est pas modifiable en son sein, le référendum ne peut pas le créer. Donc, il faut que les gens reviennent à leur dimension normale ».

Par ailleurs, Boubacar Siddighy Diallo a dénoncé la volonté de la mouvance présidentielle de tout changer, en violant quelque fois la Constitution. « Ils ont modifié le code électoral, ils ont modifié le code pénal, ils ont ratifié des conventions, ils votent des budgets. Depuis cinq années, ils ne font que des modifications, ils ont modifié même des choses que la Constitution elle-même n’a permises. Ils se sont donné une loi organique dans laquelle ils se sont donné l’avantage d’augmenter leur mandat, alors que c’est seulement la Constitution qui dispose de cette faculté.

Ils ont fait même ce qu’ils ne pouvaient et ne devaient pas faire. Et aujourd’hui, le seul verrou qui empêche le président d’aller à un troisième mandat, ils veulent supprimer toute la Constitution pour envoyer une autre qui peut leur donner cette faculté. C’est impossible et c’est illégal. En le faisant, ils ouvrent la boite à pandore et ils peuvent fragiliser tous les acquis: la démocratie, l’Etat de droit et même la paix et la cohésion sociale », prévient-il.

Poursuivant, Boubacar Siddighy Diallo a parlé de l’intangibilité des parties contenues dans l’article 154 de la Constitution et qui ne doivent jamais faire objet d’une quelconque révision : « La forme républicaine de l’État, la forme de la laïcité, l’unicité de l’Etat, le principe de séparation et d’équilibre du pouvoir, la durée et la limitation du nombre de mandats du président de la République.

Ces éléments là, quelque soit l’évolution de notre société, ne sont pas des éléments de la mode pour dire qu’hier, tout ça était valable, aujourd’hui ça a changé. Non! Ils peuvent changer tout ce qui impacte le quotidien de la vie, mais l’aspiration pérenne à la liberté, à la stabilité, à la garantie des droits et des libertés fondamentales, ça existe tout au long de la vie de l’homme sur terre. Tant que l’homme sera sur terre, ces fondements là sont immuables. Alors, pourquoi vouloir les changer ? ».

Enfin, le collectif des anciens membres du CNT a clôturé la conférence de presse par la lecture d’une déclaration dans laquelle, il s’oppose à tout changement de la Constitution de 2010.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mois de la femme : entretien avec Ramatoulaye TRAORE une jeune femme qui force l’admiration

29 mars 2019 à 20 08 56 03563

Le mois de mars est un mois consacré à la femme guinéenne. Une occasion de mettre en lumière les acquis mais aussi les difficultés auxquels sont confrontées ces actrices.

Aujourd’hui, nous allons vous faire découvrir une jeune femme dynamique et engagée. Diplômée en journalisme en 2017 seulement, Ramatoulaye TOURE a fait ses preuves à la radio city fm avant de travailler à la cellule de communication du Gouvernement. Elle est actuellement la chargée de communication de l’AGUIPE, l’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi, poste qu’elle occupe depuis quelques mois.

Elle se prononce aussi sur l’entreprenariat féminin et d’autres sujets de société comme la polygamie et la dépigmentation.

Idiatou CAMARA l’a rencontrée pour un un entretien à bâtons rompus.

Bonjour Ramatoulaye TRAORE, pour celles et ceux qui vont lire pour la première fois, dites- nous ce qu’ils doivent retenir ?

Merci pour cette opportunité, alors je suis Ramatoulaye TRAORE diplômée en journalisme de l’université Kofi ANNAN de Guinée en 2017. Dans ma carrière professionnelle, j’ai fait un stage à la radio city fm, ensuite j’ai eu la chance et le privilège de de travailler à la cellule de communication du Gouvernement, après une formation en communication je dois préciser, et c’est de là que j’ai été promue chargée de communication de l’AGUIPE, l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi. Vous l’avez remarqué j’aime mon travail et je suis rigoureuse et obsédée par le travail bien fait.

On peut dire avec ce parcours que vous êtes née sous une bonne étoile. Diplômée en 2017 seulement et déjà, un passage à la cellule de communication du Gouvernement et aujourd’hui à l’AGUIPE. C’est plutôt une ascension remarquable pour votre jeune carrière.

(Sourire) vous avez raison, j’ai eu de la chance certes, mais vous savez la formation, le niveau restent vos seuls compagnons dans la vie professionnelle. C’est ce qui m’aide en toute sincérité.

Mon travail consiste à faire la promotion et la visibilité de l’institution auprès du public, des partenaires et des politiques. En ce qui concerne mon travail ici à l’AGUIPE, c’est un travail très prenant, et comme le savez lorsque vous avez ces responsabilités vous avez un fardeau sur la conscience, vous devez travailler énormément pour y arriver.

Que fait justement l’AGUIPE pour l’emploi des jeunes en Guinée ?

L’AGUIPE fait son mieux pour aider les jeunes notamment les femmes à la recherche de l’emploi. Nous avons à ce jour, plus de 30 mille jeunes, des profils dans notre base de données. Nous essayons de les aider, en étant un relais entre les potentiels employeurs et eux.

Nous ne donnons pas de travail, c’est important de le rappeler, nous servons de d’interface comme je viens de le dire, nous offrons des opportunités en préparant les jeunes à affronter le marché de l’emploi.

Quels sont les difficultés que vous rencontrez avec les jeunes dans cette tâche que je présume difficile ?

Le faible niveau, l’inadéquation formation et emploi. Il arrive que nous organisions des séances de formation avec les jeunes, pour renforcer leurs capacités. Il arrive souvent que des entreprises nous demandent de fournir des CV, mais il se trouve que beaucoup n’ont pas de niveau, ou alors, les filières sollicitées ne sont pas disponibles. C’est pourquoi je pense qu’il faut aujourd’hui privilégier l’enseignement technique pour parer à cela notamment.

Particulièrement pour les femmes, que faites-vous dans le cadre de nos prérogatives bien entendu ?

Nous faisons beaucoup et comme nous pouvons. D’ailleurs dans les référentiels avec les partenaires, nous sommes obligés de présenter une liste où figure 30% de femmes. Mais ce n’est pas facile à ce niveau non plus. Les femmes doivent se battre pour arracher leurs droits, rien ne se gagne facilement dans la vie.

Mlle la Chargée de Communication si on vous demandait vos difficultés qu’allez-vous nous répondre?

La pression, le stress qu’il faut gérer. Vous avez au minimum 2 réunions par jour, il faut ordonner tout cela, relayer les informations sur les réseaux sociaux parce que les jeunes étant nos cibles, nous investissons énormément sur les TIC, les médias sociaux notamment. Et comme je disais, le faible niveau de la plupart des demandeurs d’emplois et l’inadéquation formation emploi.

Comment voyez-vous la femme Guinéenne aujourd’hui dans son évolution ?

Je crois que du chemin a été parcouru, il faut le noter, mais il reste encore beaucoup de choses pour s’épanouir et être au même que les hommes. J’encourage les femmes à aller vers l’entreprenariat, avec ça vous décidez de ce que vous faites, vous êtes votre propre patron. Ainsi on s’épanoui franchement et devient autonome.

Vous êtes noire et fière à vous voir, pourquoi vous n’avez pas dépigmenté votre peau comme beaucoup d’autres femmes africaines et guinéennes ?

(Sourire), je ne sais pas pourquoi on ne peut pas être fière de ce que nous sommes. Moi je suis fière de ma peau, et je conseille aux femmes de garder le naturel, rester le teint.

Celles qui pensent que ce sont les hommes qui les incitent à se dépigmenter, je pense que c’est un complexe, et rien ne garantit que cet homme qui vous incite à cela, restera avec vous pour la vie. Alors c’est du gâchis de vouloir ressembler aux autres aussi ça n’a pas de sens à mon niveau.

Que pensez-vous du mariage et de la polygamie ?

(Rires) je pense bien me marier faire des enfants comme toutes les femmes, en tous cas pour la plupart. Pour ce qui est de la polygamie, je ne suis pas pour. Vous savez on ne peut jamais aimer deux personnes de la même manière, ou on aime ou on aime pas. Je suis contre la polygamie et c’est définitif.

Pour ceux qui pensent que les femmes sont nombreuses, elles représentent plus de 52 % de la population, et disent que les femmes doivent accepter de partager leurs maris sinon beaucoup n’auront pas d’époux, vous en dites quoi ?

(Sourire) franchement, c’est l’excuse parfaite des hommes, mais non je ne suis pas d’accord. Tout le monde, je parle des femmes ne sont pas faites pour se marier, beaucoup le font pour faire des enfants, ou échapper au regard de la société. Moi je suis contre et voilà.

Nous sommes sur un média spécialisé sur l’environnement, que pensez-vous de notre environnement ?

Dégradé par l’action minière, on salit partout, on coupe les bois, il faut voyager à l’intérieur du pays pour s’en rendre compte. Il y’a aussi que les pluies retardent et ne sont pas continuelles comme par le passé. Chacun doit s’en rendre compte et prendre conscience. Je pense que la loi fria doit être de retour. A chaque cérémonie, on doit planter des arbres, pour aider à la restauration du couvert végétal fortement dégradé aujourd’hui.

Entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour radioenvironementguinee.org

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Incarcération du journaliste Lansana Camara : l’ABLOGUI exige sa « libération immédiate et sans condition »

29 mars 2019 à 19 07 50 03503

Communiqué relatif à l’arrestation du journaliste Lansana Camara

ABLOGUI condamne l’emprisonnement du Journaliste Lansana Camara

L’Association des Blogueurs de Guinée a appris avec regret l’arrestation du journaliste Lansana Camara du site d’informations ConakryLive.Info et correspondant de Chine nouvelles en Guinée.

Cette arrestation, suivie de son incarcération à la maison centrale de Conakry, est une violation grave de la Loi organique L002 du 22 juin 2010 sur la liberté de presse en Guinée.

Nous rappelons que cette énième arrestation de journalistes dans l’exercice de leur profession est de trop dans un Etat qui se veut démocratique.

L’ABLOGUI condamne toutes les formes d’intimidation à l’égard des professionnels des médias en Guinée. Nous dénonçons vigoureusement l’indifférence de la Haut Autorité de la Communication (HAC) qui est l’organe régulateur des médias dans notre pays. 

Par Conséquent, nous exigeons la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana Camara, afin qu’il puisse continuer son travail d’enquête qu’il avait entamé.  Nous considérons que plusieurs voies  de recours existent pour les mis en cause dans l’article qu’ils peuvent emprunter pour leur défense, au lieu de jeter en prison l’auteur de l’enquête.                                            

                                                                                          Conakry, le 27 mars 2019   

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Macka Baldé des NFD : « nous sommes menacés de mort, nous pointons un doigt accusateur sur les extrémistes de l’UFDG »

29 mars 2019 à 19 07 35 03353

Macka Baldé, le directeur général adjoint de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse et vice-président du parti NFD, annonce qu’il est menacé de mort en même temps que le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Mouctar Diallo, et le communicant du RPG Arc-en-ciel, Korbonya Baldé. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 29 mars 2019. Le numéro 2 de l’ANVJ accuse des « extrémistes de l’UFDG », le principal parti d’opposition du pays, d’être les auteurs de ces menaces.

Décryptage !

Guineematin.com : vous dites que vous êtes victimes de menaces de mort. Expliquez-nous de genre de menaces s’agit-il ?

Macka Baldé : nous recevons actuellement des menaces de mort à travers les réseaux sociaux, des SMS et des appels téléphoniques. Les gens qui nous menacent nous accusent de faire la promotion d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Ces menaces font suite à une visite que nous venons d’effectuer au Fouta. Nous sommes partis assister à la Zihara de Labé, puis nous sommes allés à Pita et à Mamou où nous avons accueillis par les populations.

Partout, nous avons expliqué aux citoyens ce que le président de la République a fait et ce qu’il compte faire pour la Guinée en général et le Fouta en particulier. Donc, cela dérange certaines personnes. Pourtant, le Fouta est dans la République de Guinée, les populations du Fouta sont des guinéens et le président de la République est le président du Fouta, de la Basse Côte, de la Forêt, de la Haute Guinée et de tous les Guinéens. Je ne comprends pas pourquoi si on vient au Fouta pour accompagner les actions du président, on nous prend comme fou, on nous menace de mort.

Guineematin.com : avez-vous une idée sur l’identité des gens qui vous menacent ?

Macka Baldé : nous pointons un doigt accusateur sur les extrémistes de l’UFDG. Ce sont eux qui publient nos images sur les réseaux sociaux, qui nous attribuent des fausses déclarations et qui disent qu’on doit être châtiés. Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale pour dire que dire que tout ce qui arrivera à Macka Baldé, directeur général adjoint de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse et vice-président des NFD, à Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et président des NFD et au jeune communicant du RPG Arc-en-ciel, Korbonya Baldé, ce sont les extrémistes de l’UFDG qui publient nos images sur les réseaux sociaux qui en seront responsables.

Guineematin.com : c’est comme si vous craignez pour votre vie.

Macka Baldé : c’est vrai que nous sommes menacés mais nous n’allons pas reculer. Nous soutenons les actions du président Alpha Condé et nous ferons en sorte qu’il obtienne les résultats. C’est-à-dire que partout où nous irons, nous allons expliquer aux populations ce que le président a fait, ce qu’il est en train de faire et ce qu’il compte faire pour notre pays. Et, on a le droit, en tant que citoyens, d’aller au Fouta, d’aller en Haute Guinée, d’aller en Forêt, d’aller en Basse Guinée pour parler du président Alpha Condé, parler de ses actions.

Donc, même si aujourd’hui il y a des individus malintentionnés qui nous menacent, cela ne va nullement nous démotiver, ne va nullement nous décourager. Nous soutenons toutes les actions du président Alpha Condé et nous allons continuer dans ce sens.

Guineematin.com : quand vous dites que vous soutenez toutes les actions du président Alpha Condé, c’est y compris un éventuel projet de 3ème mandat ?

Macka Baldé : en fait, nous disons clairement que nous soutenons les actions du président de la République, Professeur Alpha Condé. A ce que je sache, il n’a jamais parlé de troisième mandat. Est-ce que vous l’avez entendu parler d’un troisième mandat ? Donc on soutient ses actions, on ne parle pas de troisième mandat. Cette question n’est pas encore posée. Mais ce qui reste clair, c’est que nous soutenons ses actions.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Université de Kankan : voici ce que les étudiants demandent au ministre Yéro Baldé

29 mars 2019 à 18 06 06 03063

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, accompagné de plusieurs cadres de son département, continue son offensive dans les universités de l’intérieur de la Guinée. Après Faranah et N’zérékoré, Abdoulaye Yéro Baldé a été accueilli par de très nombreux étudiants ce vendredi, 29 mars 2019, à l’Université Julius Nyerere de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’enceinte universitaire était pleine à craquer ce vendredi pour réserver un accueil chaleureux au ministre Yéro Baldé. Les étudiants ont saisi l’occasion pour poser plusieurs doléances au ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

Le discours a été lu par Malikatou Camara, la vice-présidente des étudiants de l’université de Kankan. « Monsieur le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, nous estimons que votre arrivée à l’Université Julius Nyerere de Kankan nous offre l’opportunité de vous rencontrer physiquement, d’échanger directement avec vous, et de vous soumettre nos préoccupations.

C’est pourquoi, nous voudrions profiter de cette occasion pour vous expliquer humblement quelques doléances, dont-entre autre : le payement mensuel de nos bourses d’entretien, la facilité de l’accès aux logements, l’acceptation des cas de transfert et d’échange d’options, l’amélioration de la qualité du fond documentaire de la bibliothèque, la mise à disposition des bourses d’études aux lauréats des différents départements », a-t-elle énuméré.

Prenant la parole, Abdoulaye Yéro Baldé a répondu en tenant des promesses. « Vous avez parlé des logements, je comprends très bien. Il est difficile de se loger à Kankan, mais ce que je peux vous dire, c’est que le président de la République a décidé que les internats reviennent dans les universités. Hier soir, quand nous sommes arrivés, nous sommes allés sur le nouveau site où le Président a décidé de construire la nouvelle université et, dans le plan, les logements sont prévus pour les étudiants.

Nous sommes en train de renouveler les laboratoires aussi, mais ça se fera pas-à-pas. Mais, Kankan ne sera pas en reste. Dans le budget du ministère, nous avons décidé d’acheter des bus pour nos universités aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Donc, c’est l’exécution que nous attendons », a laissé entendre le ministre.

A rappeler que les cadres du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont engagé cette tournée dans les universités du pays pour toucher du doigt les réalités des enseignants et des étudiants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Boké : Alpha Condé lance les travaux de construction du chemin de fer du Consortium SMB-Winning

29 mars 2019 à 17 05 35 03353

Le Consortium SMB-Winning a procédé ce vendredi, 29 mars 2019, au lancement des travaux du chemin de fer de 130 kilomètres, qui va relier Télimélé (Santou/Houda) au port de Dapilon, via Boffa et la construction et l’exploitation de la raffinerie d’alumine. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu dans le district de Kamikolo, sous-préfecture de Kolaboui, préfecture de Boké, sous la présidence du professeur Alpha Condé, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Cette cérémonie de lancement des travaux de construction de ce chemin de fer multiutilisateur, comprenant le transport de marchandises, notamment agricole, et de personnes, a connu la participation des autorités régionales, communales, préfectorales, et des populations de Boké.

Dans son discours, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a dit la joie des populations pour le lancement des travaux du chemin de fer. « En effet, monsieur le président, nos citoyens sont très émus par le sens profond de l’évènement. Ils me chargent de vous exprimer leur sentiment de joie et de satisfaction, de la pose de la première pierre, dans notre localité, de ces deux importantes infrastructures qui amorcera le développement socio-économique de notre pays en général et de la préfecture de Boké en particulier ».

De son côté, Sun Xiushun, consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, a salué la grande mobilisation des citoyens et autorités guinéennes à cette cérémonie. Selon lui, cet évènement historique marque une étape clé du développement économique du Consortium SMB Winning.

« Le Consortium SMB Winning va poursuivre ses efforts. Car nous savons que nous avons le devoir de faire notre mieux pour contribuer au développement économique de la Guinée et au bien-être du peuple de Guinée. En ce moment précis, je me souviens de la cérémonie de pose de la première pierre du projet du port de Boké, il y a maintenant cinq ans. Le projet a pu être créé de rien et il a connu un grand succès grâce à la confiance accordée par le gouvernement et le soutien des populations. Et nous espérons que vous êtes satisfaits.

Car le projet a, depuis, permis à la Guinée de devenir le premier pays exportateur de bauxite au monde. Derrière cette avancée remarquable, se trouvent des milliers d’employés fournisseurs guinéens qui travaillent sans relâche au sein de nombreuses unités minières et portuaires du Consortium. La construction de ce nouveau chemin de fer sera un nouveau garant pour une exportation encore plus stable de la bauxite guinéenne et renforcera sa position sur le marché mondiale », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, a rappelé que la construction d’un chemin de fer complet allant d’une mine à un port date de 1974. « Depuis sa création en 2014, le Consortium SMB Winning a investi environ un milliard de dollars américains dans ses activités extractives et portuaires dans la région de Boké ainsi que dans la logistique maritime. (…)

Le chemin de fer dont la construction sera lancée aujourd’hui, contribuera significativement au développement durable de la Guinée. Les nouveaux gisements doivent entrer en exploitation dès 2022 avec une production pouvant atteindre 20 millions de tonnes par an », a fait savoir le ministre.

Le président Alpha Condé a félicité le Consortium SMB Winning pour toutes les réalisations faites en Guinée, avant d’expliquer que ce chemin de fer va non seulement faciliter le transport des personnes et marchandises de Télimélé, Boffa et Boké, mais aussi permettre le transport de la bauxite jusqu’à l’usine de raffinerie d’alumine. « Il ne s’agit pas seulement de permettre à des hommes d’affaires de transporter nos mines, il s’agit de préserver l’emploi jeunes.

Et, j’insiste sur la création de Groupement d’Intérêt Economique de jeunes afin qu’ils puissent participer au transport de la bauxite. Donc, nous allons insister auprès des autorités, des populations et des miniers pour que ces Groupements soient créés, car cela va diminuer aussi le chômage des jeunes. J’avais demandé aussi que les postes de directeurs des ressources humaines doivent revenir aux guinéens.

Car, qui connait mieux les populations que les guinéens ? Donc, tous les miniers, comme toutes les entreprises étrangères en Guinée, j’ai exigé que les directeurs des ressources humaines soient guinéens ainsi que les responsables chargés des rapports avec la communauté », a dit Alpha Condé.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Télimélé : le maire à l’œuvre pour désenclaver certains quartiers de la commune urbaine

29 mars 2019 à 16 04 56 03563

Le maire de la commune urbaine de Télimélé et son équipe ont engagé des actions de développement en faveur de certains quartiers de la ville. C’est dans cette dynamique que Younoussa Goulgoul Diallo a lancé les travaux de viabilisation des routes de certains quartiers non concernés par les 10 kilomètres de bitume offerts par le gouvernement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux citoyens de Télimélé se sont mobilisés hier jeudi, 28 mars 2019, à l’occasion du lancement desdits travaux qui vont se poursuivre les jours à venir. Interrogé par notre reporter, Younoussa Goulgoul Diallo a indiqué les zones qui doivent bénéficier de ce geste de la commune. « L’État nous a accordés 10 kilomètres de bitumage. Dans ça, il y a trois (3) axes très importants qui n’ont pas bénéficié de ce geste.

Ces axes sont l’axe Mindia1, l’axe Missidé et l’axe M’balia. En tant que maire de la commune, représentant de la population, j’ai jugé utile de mettre tout en œuvre pour le désenclavement des différents quartiers de la ville. Avec la bénédiction de tous, nous allons nous battre pour que notre commune soit une commune exemplaire dans ce pays », a-t-il dit.

Pour sa part, Bachir Cherif Haidara, conseiller communal élu sous la bannière du RPG Arc-en-ciel, a salué cette initiative du maire et de toute l’équipe. « Nous sommes dans une action de réfection des routes inter-quartiers que le projet de bitumage n’avait pas pris en compte. Mais, puis que nous avons le souci du développement de la localité, nous avons cru devoir nous mettre en mouvement pour que certaines routes des quartiers soient ouvertes.

Actuellement, nous avons d’autres projets grâce à la clairvoyance du maire de la commune, Younoussa Goulgoul Diallo, qui a dit à l’ensemble des 23 conseillers, que pour le développement de la localité et pour l’intérêt des fils Télimélé, il n’y a pas à dire que tel est de l’UFDG, tel est du RPG ou de l’UPR. Nous constituons un tout pour le développement de notre localité », a dit ce conseiller communal.

Par ailleurs, monsieur Haidara a dévoilé d’autres projets que la commune compte réaliser tout en saluant l’engouement des citoyens pour les activités initiées par la mairie. « Nous avons d’autres projets qui sont la construction de l’école primaire de Guémé, qui depuis l’indépendance n’a pas bénéficié d’une infrastructure digne de nom, la construction du marché de Dara, dans le quartier Missidé, la clôture du cimetière préfectoral et j’en passe. L’engouement est indescriptible.

Je vais vous dire que la population fonde un espoir sérieux sur ce conseil communal dirigé par Younoussa Goulgoul Diallo qui ne met aucune différence entre les conseillers. Ça, il faut l’avouer. Il attache une attention particulière à l’exécutif communal. La population est très satisfaite de cette union sacrée du conseil communal. L’espoir est permis avec lui parce qu’il est à l’écoute de tout le monde », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Elhadj Rachid Barry, citoyen du quartier Mindia et imam du quartier Barkéré, a dit sa surprise devant l’ouverture de la route dans son quartier. « Nous avons vu une chose à laquelle on ne s’attendait pas. Lorsque Télimélé a bénéficié des 10 kilomètres de bitumage, nous avons tout fait pour que cette route en bénéficie. Mais, hélas !

C’est aujourd’hui, avec la bonne volonté de ce nouveau maire, que nous constatons cette réalisation. C’est un geste salutaire, nous sommes très contents. Nous prions le tout puissant de l’assister pour que tous les secteurs soient développés à Télimélé », a dit le religieux.

Il faut rappeler qu’après le quartier Mindia, c’est Missidé qui va bénéficier des mêmes travaux.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622525250

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UFDG : le député Ibrahima Sory TOURE nommé conseiller de Cellou Dalein

29 mars 2019 à 15 03 21 03213

Dans le cadre du bon fonctionnement de son parti, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, vient de nommer un conseiller chargé de mission. Il s’agit de l’honorable Ibrahima Sory TOURE, membre du Conseil Politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée et député à l’Assemblée nationale.

Ci-dessous la décision du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

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N’zérékoré : Yéro Baldé promet d’équiper les laboratoires de l’université

29 mars 2019 à 14 02 50 03503

Dans le cadre de sa tournée à l’intérieur du pays, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a visité hier jeudi, 28 mars 2019, les laboratoires et centres de recherche de l’Université de N’zérékoré. Abdoulaye Yéro Baldé a conféré avec les étudiants dans la salle polyvalente de ce temple du savoir où les étudiants ont exposé leurs doléances, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans une salle pleine à craquer que le ministre, Abdoulaye Yéro Baldé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli par les étudiants.

Le discours de bienvenu a été lu par Safiatou Camara, secrétaire générale du conseil des étudiants de l’Université de N’zérékoré. « Permettez moi, excellence monsieur le ministre, d’exprimer toute notre gratitude à nos encadreurs pour la qualité de la formation que nous recevons. Excellence monsieur le ministre, en dépit de la volonté des autorités de notre université, force est de reconnaître qu’il y a des difficultés que nous rencontrons dans les activités d’enseignement et de recherche.

À cet effet, nous sollicitons auprès de votre bienveillance, l’équipement des laboratoires, l’achèvement de la salle des fêtes, la construction de l’Université sur le site de Gböwolola avec des dortoirs pour le bien-être des étudiants. Nous vous demandons humblement de nous laisser la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, mais aussi la poursuite de la formation des formateurs, ce gage de la qualification de notre système éducatif, et surtout le paiement des bourses d’entretien à la fin de chaque mois, en lieu et place de 3 mois. Le retard de ces bourses cause d’énormes difficultés aux étudiants que nous sommes », a-t-elle fait savoir.

Dans un premier temps, Abdoulaye Yéro Baldé a invité les jeunes étudiants à s’intéresser à la campagne de don de sang. « Je vous encourage, je vous félicite, il n’y a aucun risque. Pour moi, j’ai déjà donné mon sang. Mais, il faut donner une fois par trois mois. C’est un acte citoyen ».

Ensuite, répondant aux doléances des étudiants, le ministre de l’enseignement supérieur a promis d’équiper les laboratoires. « En ce qui concerne vos doléances, nous allons commencer à équiper les laboratoires, grâce à la mise en commun des fonds de formation et de recherche. Pour ce qui est de la Fac des lettres, nous allons les retirer petit-à-petit, ce n’est pas parce que nous sommes contre, mais nous voulons spécialiser les universités de Guinée. Les enseignants de cette faculté seront redistribués dans les universités où il y a la Fac des lettres.

En plus, le paiement des bourses d’entretien par mois, au niveau du budget de L’État, ça arrive à un moment où on enregistre des difficultés financières, les recettes ne rentrent pas, ce n’est pas la faute du ministre du budget, ce n’est pas la faute du ministre des finances, ce sont des conditions économiques. Parce que, si on commence par mois et on ne continue pas, ça va devenir des problèmes », a dit Abdoulaye Yéro Baldé.

À noter qu’après cette rencontre, le ministre et sa suite ont visité quelques centres de recherche scientifique de la ville avant de bouger pour la région de Kankan.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Incarcération du journaliste Lansana Camara : l’IRDED dénonce tentative de musellement des médias

29 mars 2019 à 13 01 20 03203

DECLARATION ALERTE : MENACE CONTRE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN GUINÉE

L’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED) constate avec regret l’arrestation et la détention en toute illégalité du journaliste, Lansana CAMARA, du site Conakrylive.info, dans une affaire qualifiée de diffamation.

L’IRDED rappelle que cette incarcération viole la loi sur la liberté de la presse qui a dépénalisé tous les délits commis par voie de presse en Guinée depuis 2010. C’est pourquoi, nous interpellons la Haute Autorité de la Communication (HAC) et les autorités impliquées dans cette affaire sur la violation flagrante des droits de M. CAMARA. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition.

L’IRDED attire l’attention des autorités sur les menaces, les harcèlements et les intimidations dont les journalistes sont victimes quotidiennement dans l’exercice de leur fonction. Pour preuve, au moins trois journalistes ont été condamnés ces derniers mois par la justice. Il s’agit d’Almany Kala CONTE du site guineelive.com, Aboubacar DIALLO du site mosaiqueguinee.com et Mamadou Saliou DIALLO de l’organe nouvelledeguinee.com. Ils ont été condamnés suite à des plaintes engagées par des membres du gouvernement.

Aujourd’hui est un jour triste pour tous les défenseurs des droits de l’Homme, plus particulièrement la Liberté d’Expression dans notre pays. Nous pensions que les pratiques qui consistent à harceler, intimider et violer les droits élémentaires des journalistes étaient révolues en Guinée mais hélas, cela n’est pas le cas.

Toutes les personnes de bonne volonté, éprises de paix et justice doivent dénoncer ces actes, car ils constituent une violation flagrante des dispositions de la loi organique 002 sur la Liberté de la Presse. De surcroit, comme l’a réitéré à plusieurs reprises les plus hautes juridictions des nations civilisées, notamment la Cour Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dans l’arrêt Handyside du 7 décembre 1976 : « la liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Ainsi, le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de « société démocratique ».

L’IRDED interpelle les autorités publiques, les partis politiques, l’opinion nationale et internationale, les institutions et organisations nationales et internationales, les organisations de défense des Droits Humains, les associations de presse… sur cette tentative de musellement des medias et exige des actions concrètes et immédiates pour sauver la liberté d’expression acquise en République de Guinée au prix d’énormes sacrifices.

L’IRDED qui a pour objectif la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit dont la liberté d’expression constitue une condition essentielle, ne reculera pas dans son noble combat pour une Guinée juste, démocratique, unie et prospère.

Conakry, le 29 mars 2019

Le Bureau Exécutif

M. Ibrahima BAH

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Kaporo Rails/Kipé 2 : les déguerpis appellent à une journée de solidarité le 1er avril

29 mars 2019 à 13 01 06 03063
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Les victimes du déguerpissement de Kaporo-rails et de Kipé 2, dans la commune de Ratoma, appellent à une journée de solidarité en leur faveur. L’annonce en a été faite hier jeudi, 28 mars 2019, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à Kaporo rails, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le collectif des déguerpis de Kaporo rails et de Kipé 2 appelle à une journée sans activités en guise de solidarité avec les victimes pour le lundi, 1er avril 2019. Ces citoyens qui ont perdu leurs maisons, souhaitent que cette journée soit mise à profit pour leur apporter des soutiens matériels ou financiers.

Selon Abdourahmane Bella Bah, membre du mouvement Citoyens Engagés de Guinée, « nous avons décidé d’organiser une journée de solidarité parce nous pensons que tous les citoyens guinéens ne sont pas d’accord avec la manière dont l’état a déguerpi les citoyens de Kaporo-rails et de Kipé 2. C’est une façon pour nous d’interpeller notre Etat à ses devoirs d’abord avant son droit. L’Etat a effectivement le droit de déguerpir les citoyens, mais l’Etat a le devoir de les recaser.

C’est pour nous une manière d’interpeller l’Etat et lancer un SOS aussi à une mobilisation citoyenne face aux déguerpis de Kaporo-rails. Le lundi, 1er avril 2019, nous demandons aux commerçants, aux boulangers de rester sans activité, à tous les citoyens guinéens de rester sans activité pour lancer un message fort a l’Etat, pour dire que nous ne sommes pas d’accord avec la manière dont le déguerpissement s’est fait », a expliqué Abdourahmane Bella Bah.

Pour sa part, Elhadj Alpha Oumar Diallo, président du collectif, est revenu sur le calvaire que connaissent les victimes du déguerpissement. « C’est le moment pour nous de préciser qu’on a été victime d’un déguerpissement qui nous a coûté l’effort de tout ce qu’on a eu à faire dans notre vie. Je suis retraité il 5 ans et on m’a cassé 10 bâtiments. 5 bâtiments en 1998 et 5 bâtiments en 2019… Aujourd’hui, on se considère comme étrangers dans notre pays parce qu’on est déguerpi, on vit à la belle étoile.

Ça c’est à la portée de tout ceux qui sont là et qui connaissent que nous sommes des réfugiés dans notre propre pays, des réfugiés causés par notre propre gouvernement qui devrait nous protéger, c’est lui qui nous met dehors en disant qu’ils n’ont aucun état d’âme par rapport à la casse de Kaporo-rails. Donc, nous avons été deux fois victimes, de la haine et la destruction », a dit le vieil homme.

De son côté, Saidou Diallo s’est dit déçu du fait qu’il n’y ait pas eu de dédommagement ou de recasement des victimes. « L’Etat se base sur un décret, qui est le décret N° 2011/ PRG/ SGG 1989, portant création des réserves foncières au profit de l’Etat, autorisant l’ouverture des routes à Conakry. Ce que le même Etat oublie de mentionner, c’est que ce décret a prévu autre chose, pas seulement le déguerpissement.

L’Etat a prévu des mesures d’accompagnent que les autorités omettent souvent de mentionner. C’est pour cela que l’article 4 précise que les occupants de ces zones seront déguerpis au fur et à mesure des besoins d’aménagement de la puissance publique et que les occupants qui auraient mis en valeur avant la date du 20 avril 1988, ne sont déguerpis que si l’Etat s’engage à les indemniser à la valeur de leur réalisation », rappelle-t-il.

En outre, Saidou Diallo est revenu sur les statistiques provisoires des maisons cassées et victimes. « C’est un déguerpissement sauvage et inhumain, parce qu’il touche une grande population. Je vais vous donner les statistiques provisoires du déguerpissement. A à ce niveau nous avons 1077 concessions cassées ; 14 674 personnes mises dehors, qui dorment à la belle étoile ; 90 personnes qui ont des besoins nécessaires et réels de nourriture.

Nous avons 1410 élèves qui ont abandonné l’école et qui sont dispersés pêle-mêle : 63 candidats au Baccalauréat, 73 candidats au BEPC et 71 candidats à l’examen d’entrée en 7eme et des cas de malades. Nous avons 57 personnes qui sont malades, nous avons des blessés par balle, notamment la fille qui a été atteinte par une bombe lacrymogène », a énuméré monsieur Diallo.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Concertation sur le processus électoral : la CENI rencontre l’Assemblée nationale

29 mars 2019 à 12 12 48 03483

Dans le cadre de ses activités de prise de contact et d’échanges avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral, la nouvelle équipe CENI a rencontré hier, jeudi 28 mars 2019, le bureau de l’Assemblée nationale. Les responsables de la commission électorale et ceux du Parlement ont discuté notamment sur le renforcement de la coopération entre les deux institutions, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au sortir de la rencontre, le président de la CENI a indiqué qu’il s’agit là d’une visite de courtoisie que son institution a rendue à l’Assemblée nationale. Une occasion aussi d’échanger avec le président et les autres membres du bureau du Parlement, sur un certain nombre de choses, dont le renforcement de la coopération entre les deux institutions.

« Nous avons rendu une visite de courtoisie à l’Assemblée nationale, dans le cadre de notre installation, mais également venir relancer et renforcer la coopération entre les deux institutions. La CENI, de son côté, n’hésitera pas à venir vers l’Assemblée nationale pour avoir des conseils et le soutien nécessaire pour faire passer tout amendement ou loi pouvant améliorer notre système électoral », a indiqué Maître Amadou Salifou Kébé.

Une visite saluée par le président de l’Assemblée nationale. Claude Kory Kondiano s’est dit « heureux de recevoir cette équipe totalement rajeunie de la CENI. Nous espérons qu’avec elle, tous les objectifs qu’ils vont se fixer seront obtenus. Nous espérons que les élections à venir vont se passer dans de bonnes conditions et dans la paix.

Puisque sans la paix, il n’y a pas de développement. L’Assemblée nationale, quant à elle, est disposée à travailler avec la CENI pour la réussite des processus électoraux à venir », a promis le Président du parlement.
A en croire les intervenants, le Code électoral et même la loi sur la CENI pourraient connaître des améliorations pour apporter les garanties juridiques nécessaires à la tenue d’élections transparentes et crédibles.

Cette visite de la CENI à l’Assemblée nationale intervient quelques jours seulement avant l’ouverture de la session ordinaire des lois, programmée pour le 05 avril prochain.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Lancement des travaux d’un chemin de fer à Boké : des affiches appellent à un 3ème mandat pour Alpha Condé

29 mars 2019 à 12 12 00 03003

Le président de la République est attendu ce vendredi, 29 mars 2019, dans le district de Kamikolo, relevant de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. Le Chef de l’Etat vient lancer les travaux de construction du chemin de fer financé par le Consortium SMB-Winning.

Mais, comme on pouvait s’y attendre, cette cérémonie est déjà politisée avec des appels à un troisième mandat pour Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Cette cérémonie de lancement des travaux du chemin de fer, organisée par le géant minier SMB Winning, est placée sous la présidence du professeur Alpha Condé. Mais, en attendant l’arrivée du Chef de l’Etat, des groupes artistiques, des comédiens et autres tiennent le public en haleine.

Parmi les nombreuses affiches, il y a celles qui encouragent le président Condé à modifier la Constitution en vue de s’accorder un 3ème mandat. Des messages qui donnent raison à nombre d’observateurs qui pensent que le Chef de l’Etat veut s’accrocher au pouvoir.

Des affiches de ce type se remarquent également dans la commune de Kaloum, à Conakry.

La sortie ratée du président Alpha Condé au siège du RPG Arc-en-ciel, dimanche dernier, s’inscrit apparemment dans la même dynamique.

De Kamikolo, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Boulangers et pâtissiers : la CONABPAG met en place ses antennes à Mamou

29 mars 2019 à 11 11 43 03433

Après la mise en place de ses antennes à Kindia, la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a installé son bureau régional et celui préfectoral de Mamou hier, jeudi 28 mars 2019. C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à cette cérémonie en présence de nombreux membres de la corporation et des autorités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La forte délégation venue de la coordination nationale, arrivée dans la ville carrefour, a fait un tour de prise de contact avec les autorités régionales, préfectorales, communales et les services de défense et de sécurité. La rencontre du jeudi a été présidée par le directeur cabinet du gouvernorat, Bernard Mara. Elle a mobilisé l’ensemble des autorités administratives et les boulangers de la région et de l’ensemble des sous-préfectures de Mamou.

A l’issue de l’assemblée, c’est Amadou Bhoye Baldé et Mamadou Adama Diallo qui ont été élus présidents des coordinations régionales et préfectorales des boulangers et pâtissiers de Guinée, respectivement.

Dans son discours, Mamadou Adama Diallo, président national de la CONABPAG, s’est félicité de la mobilisation et du sérieux qui ont marqué cette assemblée générale avant de dégager les objectifs de la coopérative. « Je tiens tout d’abord à vous remercier de l’intérêt et de l’attention particulière que vous avez bien voulus accorder à cette cérémonie.

La coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a pour missions fondamentales, de défendre des intérêts matériels et moraux de ses membres dans le strict respect de la loi d’une part, et contribuer au développement de notre pays, d’autre part ; assurer une fourniture correcte et au quotidien aux populations guinéennes d’une gamme variée de pains de qualité, d’un poids normal et d’un prix abordable;

Renforcer les mesures d’hygiènes sur toute la chaîne ; contribuer à la modernisation des métiers de la boulangerie et pâtisserie à travers des projets et programmes permettant une migration progressive d’un métier traditionnel et manuel vers un métier semi-moderne ; enfin, renforcer les capacités des membres et les liens sociaux pour une meilleure prise en charge des différents cas sociaux et quotidien », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Amadou Bhoye Baldé, nouveau président du bureau régional de la CONABPAG de Mamou, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance placée en lui. « Nous vous remercions de cette confiance que vous avez portez en nous. Nous demandons votre soutien inconditionnel pour la survie de notre coopérative. Nous vous invitons à l’union, à la fraternité.

Évitons la division, restons derrière cette coopérative, c’est notre bonheur, c’est notre réussite. Le bureau régional aura pour mission première, avec l’appui des autorités, la mise en place de ses bureaux préfectoraux qui auront pour mission de décliner, au niveau régional et local, les objectifs poursuivis par la coopérative nationale », a laissé entendre monsieur Diallo.

De son côté, Elhadj Souleymane Bah, doyen des boulangers de Mamou, a prodigué d’utiles conseils à ses collègues. « Je vous demande de faire honnêtement vos travaux. Vous êtes la nageoire caudale de ce pays, vous êtes des hommes utiles, vous êtes comparables aux militaires qui passent toutes les nuits à veiller le long des frontières. Vous aussi, vous passez toutes les nuits à travailler pour nourrir les enfants du pays. Aimez-vous les uns les autres, attachez-vous à cette coopérative, vous irez loin », conseille-t-il.

Le directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, Bernard Mara, a salué le bon déroulement des activités. « Grand merci aux organisateurs de la présente cérémonie, parce que cette rencontre corrobore avec le souci du président de la République, le professeur Alpha Condé. Le président lui-même a demandé à ce que vous vous organisiez, ne pensez pas que cette activité est d’une moindre importance.

A mon avis, après le riz, c’est le pain qui occupe la deuxième place en Guinée. Donc, vous les boulangers, vous avez une grande importance pour notre société. Nous invitons tout un chacun au respect des différentes normes. L’État est à vos côtés, nous sommes à votre entière disposition », rassure monsieur Mara.

Il est à noter que l’antenne régionale de Mamou de la CONABPAG compte 15 membres, avec 4 conseillers. Celle préfectoral compte 17 membres, avec 4 conseillers. Les deux bureaux sont élus pour un mandant de 3 ans, renouvelable.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919

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Violences postélectorales à Kalinko (Dinguiraye) : le procès renvoyé au 16 avril

29 mars 2019 à 10 10 35 03353

Le procès sur les violences postélectorales de Kalinko, à Dinguiraye, s’est poursuivi hier, jeudi 28 mars 2019, devant le tribunal criminel de Faranah. Après les deux premiers accusés qui ont comparu mercredi, deux autres ont été entendus par la juridiction. Ils ont, eux aussi, plaidé non coupables, et le dossier a été renvoyé pour permettre la comparution des parties civiles, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont Ousmane 26 Diallo et Alpha Oumar Bagou Bah qui ont comparu ce jeudi devant le tribunal criminel de Faranah pour répondre des accusations d’assassinat, incendie volontaire et destruction d’édifices publics et privés. Accusations qui font suite aux violences qui ont éclaté au lendemain des élections locales du 04 février 2018 dans la sous-préfecture de Kalinko (Préfecture de Dinguiraye). Ces incidents ont provoqué la mort de quatre enfants (3 fillettes et un garçon) dans un incendie et la destruction d’édifices publics et privés.

A la barre, les accusés ont, tour à tour, rejeté les faits mis à leur charge, assurant qu’’ils sont ni de près, ni de loin mêlés à ces violences postélectorales. Mais, face à l’absence de la partie civile (les parents des 4 enfants ou leur représentant), le procureur va demander un renvoi pour leur comparution. Une demande à laquelle va s’opposer l’avocat de la défense, maître Salifou Béavogui.

Au terme d’intenses débats, le tribunal décide de renvoyer le dossier au 16 avril 2019, pour la comparution de la partie civile. Mais avant, maître Salifou Béavogui a demandé et obtenu la mise en liberté d’un de ses clients, en l’occurrence Alpha Oumar Bagou Bah. Ce vieil homme, âgé de 77 ans, est un cultivateur dont l’état de santé est devenu chancelant.

Selon Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le tribunal de Faranah, « le ministère public cherche à faire triompher la vérité. C’est pourquoi, aujourd’hui, le siège a demandé à ce que tout le monde soit là, c’est-à-dire les parties civiles, les victimes. C’est pourquoi, on a accédé à ça, on a dit qu’il faut le faire pour que la vérité triomphe.

Nous sommes là, pas dans une posture physique, mais pour que le développement de l’affaire à l’audience puisse faire émerger la vérité. Nous estimons que quand les parties civiles et que les témoins se présentent, ça peut être intéressant et contradictoire ».

Pour sa part, maître Salifou Béavogui, avocat de la défense, parle de victoire. « J’ai demandé à ce que le tribunal libère mes clients en attendant que les parties civiles soient là. Finalement, le tribunal a ordonné le renvoi de l’affaire au 16 avril et a ordonné la remise en liberté d’un des accusés malade, Alpha Oumar Bagou Bah. Les 7 autres accusés retournent en prison. C’est une première victoire pour moi », se réjouit-il.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Alpha Condé au siège du RPG : discours caricaturé, extrapolé, travesti à souhait à des fins malsaines (Tribune)

29 mars 2019 à 9 09 59 03593

Libre Opinion : La visite du Président de la république, le dimanche dernier, au siège du RPG arc-en-ciel, le parti qui l’a porté au pouvoir en 2010 et en 2015, a été, à n’en pas douter, une aubaine pour les météores politiques du pays et ceux déguisés en acteurs de la société civile, de se rappeler à la mémoire de certains guinéens.

Ils en avaient bien besoin après qu’ils aient échoué à convaincre les guinéens sur la sincérité de leurs actions.

Le discours prononcé à cette occasion par le Chef d’Etat, arrive donc pour eux à point nommé.

Ils s’en accaparent et le caricaturent, pour des besoins existentialistes.
A écouter le même discours dont on parle autant, qu’on veut broder de toutes les mauvaises intentions, qu’on veut peindre de bellicisme, il apparait comme une vraie chimère.

Ça donne l’impression qu’il s’agit d’une autre sortie du président de la république qui ne soit pas celle dont on parle et qui a bien eu lieu, le dimanche 24 mars.

Le mot trouvé dans le discours, avec lequel on veut bien détourner l’attention des guinéens, en voulant guider leur compréhension, dans le but d’intégrer leur plan, c’est l’affrontement.

Ces académiciens improvisés qu’ils sont tous devenus aussi subitement, veulent qu’il soit collé à ce mot, dans son sens étymologique, au propre et au figuré, dans tous les contextes, le drame.

Qu’ils sachent aussi, que l’affrontement n’est pas que physique. Qu’ils sachent également, que le contexte, pour des esprits insoupçonnés non partisans, ne peut laisser entrevoir un tel scénario.

Devant des étudiants et des élèves, Alpha Condé a bien voulu fouetter l’orgueil des enfants pour leur dire qu’il faut oser affronter les adversaires en leur faisant la démonstration des actes posés par la gouvernance actuelle.

À travers ces jeunes qui étaient en face, le chef de l’exécutif guinéen, s’adressait ainsi à tous les militants et responsables du RPG, en les incitant à l’affrontement des adversaires qui caricaturent sa gouvernance.

Donc c’est pour dire à ses cadres et militants du RPG, de se lancer dans les débats contradictoires avec des adversaires qui sont en train de manipuler la réalité dans le but de servir leurs desideratas et leurs agendas démoniaques.

Les guinéens ne sont pas amnésiques pour ne pas se souvenir qu’il y a des années en arrière, l’opposant Alpha Condé a interdit à ses militants la casse.
Il a refusé de céder à la volonté revancharde de certains de ses militants d’alors, qui protestaient contre la victoire qu’on lui a volée lors de la présidentielle de 1993, arguant qu’il ne cherche pas le pouvoir pour gouverner les cimetières.

C’est utopique de penser, que celui qui n’a pas cédé à la violence au moment où cela s’imposait comme la réalité du moment, pour déboulonner un système anti-démocratique, que celui-là étant président, ayant à sa disposition toutes les forces de coercition et de répression, veuille d’une confrontation physique entre les militants du parti qui l’a porté au pouvoir et ceux de l’opposition qui sont aussi des acteurs de la vie publique.

A la place de cette polémique inutile que vous entretenez, vous feriez mieux d’économiser votre énergie pour la dépenser dans les débats constructifs qui prennent en compte le quotidien du guinéen.

Comme vous voulez continuer à en parler et continuer d’écrire, les destinataires de vos messages vous connaissent par contre mieux.

Barbara Sylla

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Massacre des Peuls au Mali : réaction poignante de Me Alioune Badara CISSE

29 mars 2019 à 9 09 47 03473

Le massacre des Peuls perpétré depuis plusieurs mois au Mali suscite une vive indignation dans beaucoup de pays de la sous-région et même au-delà. Et parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette situation, il y a celle de maître Alioune Badara Cissé, ex-ministre des Affaires Etrangères et ancien Médiateur de la République du Sénégal. L’avocat s’est exprimé sur le sujet à travers un poème dans lequel il dénonce ce massacre et apporte tout son soutien à la communauté peule du Mali.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le poème de Me Alioune Badara Cissé

OUI JE SUIS PEULH !!!

De la Nubie ancienne et pharaonique

Au Cap de Madiba qui symbolise la renaissante Afrique,

Mon sang a irrigué les veines de l’authentique et résiliante Afrique.

Pasteurs des vastes prairies aux airs purs,

Mon souci en oubli de soi

Est de préserver et de perpétuer la vie des créatures qui baignent et verdissent

Celle de celles qui braient, meuglent et beuglent.

Ma taille, en fine silhouette, est grande.

Mon teint couleur miel, un tantinet basané – brun ambré fait de moi l’origine des couleurs et la somme de celles-ci.

Je me rapproche du ciel chaque jour davantage,

Voyant toujours plus loin que le bout de mon nez aquilin,

Je contemple les nuages et prédis l’imminence et l’intensité des orages.

L’on emprunte mon mode de vie et ma culture pour décrire ce que les patriotes décrient.

La vérité est que nul ne se soucie de moi.

Je ne suis ni urbanisé, ni éduqué,

Je ne suis ni soigné, ni véhiculé.

Je ne suis raccordé ni à l’eau, ni à l’électricité ;

La distance ne m’émeut pas.

Buste Droit est mon signe du zodiac ;

L’état civil confond mon âge à la taille de mon bâton de berger.

Jouir du lait de mes vaches et de ses dérivés n’est pas mon seul délice,

Mes femmes, belles en coiffe bien de chez nous, exhibent en souriant et en festoyant leurs parures dentaires toutes dorées.

Elles sont douces, généreuses et accueillantes, timides et discrètes mais attentionnées.

Elles perpétuent notre histoire et notre avenir en nous traçant un futur très simple au temps composé de la patience et de l’endurance !

Assez ! Je m’indigne !

Oui je suis Peulh !!!

Silence, on m’extermine.

Maître Alioune Badara Cissé

Ancien Conseiller Spécial du Premier Ministre

Avocat à la Cour

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Démolition de Kaporo-rails : « c’est parce que la majorité des gens du quartier sont de l’UFDG »

29 mars 2019 à 8 08 23 03233

L’opération de déguerpissement qui a ciblé les quartiers de Kaporo rails, Kipé 2 et Koloma 1, dans la commune de Ratoma, a fait sombrer plusieurs familles dans le chagrin et le désespoir. Les victimes n’ont bénéficié d’aucun accompagnement de l’Etat et plusieurs personnes passent la nuit actuellement à la belle étoile.

Moussa Lamah fait partie des victimes de cette innommable tragédie de Kaporo rails. Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, ce jeudi 28 mars 2019, monsieur Lamah est revenu sur le calvaire qu’il vit en ce moment.

Guineematin.com : votre quartier, Kaporo-rails, a été démoli par le gouvernement. Comment réagissez-vous ?

Moussa Lamah : cette opération est anormale. Nous sommes tous des guinéens et tous les déguerpis de Kaporo-rails sont des guinéens. Si le gouvernement a besoin d’un terrain pour des intérêts publics, c’est normal. Mais, il faut aviser les personnes à l’avance et penser à un plan de relocalisation. C’est ce qui n’a pas été fait.

Les gens sont restés là, tout d’un coup, on voit les machines et avec des autorités qui ne veulent rien comprendre. Ils n’agissent que sous l’ordre de je ne sais qui, ils n’ont même pas pensé aux enfants qui vont à l’école. C’est inadmissible, on ne peut voir ça dans aucun pays au monde, si ce n’est en Guinée. Les gens dorment à la belle étoile et le gouvernement est insensible à toute cette situation.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui aurait dû être fait ?

Moussa Lamah : il y a eu d’abord un premier déguerpissement. Nous qui habitions ici avant, les gens pensaient que le gouvernement allait occuper le terrain. Mais, c’est resté comme ça. Alors que nos grands-parents étaient là depuis très longtemps. Je suis né ici, j’ai grandi ici et j’ai vu mon papa ici.

Donc, si ça a été déguerpi et que rien n’a été fait pour nous, notre domaine a été pris par le gouvernement et par la force. On est revenu construire et on habitait là depuis des années. Si le terrain doit être encore occupé par le gouvernement, je pense que nous sommes aussi des guinéens et nous devons être relocalisés.

Guineematin.com : pour le moment, le gouvernement n’a rien fait pour les victimes. Que comptez-vous faire ?

Moussa Lamah : je pense qu’on va poursuivre cette histoire jusqu’à ce qu’on soit dédommagé. On va faire des sit-in, des meetings, des réunions et continuer avec la justice. Si la justice est juste, je pense que les gens doivent être dédommagés. A moins qu’il y ait une mainmise sur la justice, parce qu’on ne peut pas déguerpir les gens sans les relocaliser et sans les dédommager.

Guineematin.com : quelles sont vos conditions de vie aujourd’hui ?

Moussa Lamah : on vit un calvaire, vous pouvez voir aujourd’hui les victimes dans tous les coins de Conakry. Les victimes de Kaporo-rails sont dans une situation déplorable et compliquée. Tu vois des enfants qui étaient à l’école, qui n’ont plus rien, tu vois des familles qui n’ont plus rien à manger, tu vois des pères de familles qui ne peuvent pas joindre les deux bouts. Vous connaissez Conakry, quand tu cherches à loger dans un bâtiment, on te demande deux ans d’avance.

Avec ces pauvres victimes, où voulez-vous qu’ils prennent un an ou deux ans d’avance ? Le gouvernement devait, même si c’est un centre, loger les gens en attendant de trouver une solution. Les victimes de Kaporo-rail sont dans une situation déplorable. C’est comme si c’est des étrangers qui sont venus en Guinée, alors que nous sommes tous des guinéens.

Guineematin.com : certains disent que ce déguerpissement est politique, êtes-vous de cet avis ?

Moussa Lamah : évidemment. A ma connaissance, on a 25 zones réservées. Pourquoi le déguerpissement est focalisé sur Kaporo-rails ? Parce que la majorité des habitants de ce quartier sont de l’UFDG. C’est tout.

Guineematin.com : mais, le gouvernement invoque des raisons d’utilité publique pour justifier cette opération.

Moussa Lamah : en 1998, on avait déguerpi jusqu’à Bambéto où il y a la mosquée Turque. On avait dit que c’était un centre où on devait construire les ministères. Mais aujourd’hui, aucun ministère n’a vu le jour. Ici, c’est la même chose que les gens nous disent. Mais, c’est du tape-à-l’œil. Je pense que tout ça, c’est simplement politique.

Guineematin.com : votre dernier mot ?

Moussa Lamah : je m’adresse aux dirigeants de ce pays. Si on veut une réconciliation, si on veut une cohésion dans ce pays, il faut que les gens soient traités sur le même pied d’égalité. Parce que, déguerpir les vieilles, les enfants, ce n’est vraiment pas bien pour un Etat. Nous sommes au 21ème siècle, nous devons avancer et non régresser.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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