Psychose à Coyah : plusieurs enfants hospitalisés après avoir pris des antiparasitaires

18 mars 2019 à 19 07 07 03073

La campagne de distribution gratuite du praziquantel et l’albendazole, des médicaments censés lutter contre la schistosomiase et les géo-helminthiases, aux enfants âgés de 5 à 14 ans, a créé une scène de psychose et d’incompréhension à Coyah ce lundi, 18 mars 2019. Plusieurs enfants ont été hospitalisés à l’hôpital préfectoral après avoir pris ces médicaments, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Coyah.

L’hôpital préfectoral de Coyah a enregistré une arrivée massive d’enfants, pour la plupart frappés de vertige, après avoir pris des comprimés antiparasitaires. Cette situation a entraîné une scène de panique au sein des populations de cette préfecture.

Mais, il n’ y a pas lieu de s’inquiéter, rassure le Docteur Conté Naby Youssouf, médecin chef des urgences à l’hôpital préfectoral de Coyah. Selon lui, « nous on a reçu des enfants, il paraîtrait qu’ils ont reçu des comprimés en guise de vaccination, des comprimés antiparasitant. Après, il y a d’autres qui n’ont pas pu supporter. Ils sont venus, on les a vus, on les a gardés pour quelques minutes, on leur a donné du jus.

Mais pratiquement, il n’y a rien, ils sont rentés. Ils étaient nombreux, il y a eu plus de 200 et quelques enfants ici. Parce que, quand l’un apprend que l’autre a envoyé son enfant à l’hôpital parce qu’ il a pris des comprimés, même si son enfant n’a rien, il va l’envoyer aussi à l’hôpital. Donc, ça a créé une panique généralisée ici. Mais Dieu merci, les gens ont compris que ce n’était rien », a-t-il expliqué.

Pour le chef des services urgences de l’hôpital préfectoral de Coyah, cette campagne de vaccination est comme les précédentes. Il estime donc que les enfants qui ont souffert des effets des produits étaient, soit malades, ou alors ils n’ont pas mangé avant de prendre les produits. « Ce sont des vaccinations qu’on a l’habitude de faire couramment. C’est purement antiparasitant.

Ce sont des enfants, peut-être, quand on leur donnait les comprimés, ils n’avaient pas mangé ou c’est des gens anciennement malades. Parce qu’on a testé deux cas, on a trouvé que c’est le palu. On les a mis sous perfusion, et ça va », a rassuré le médecin.

A noter que des situations similaires ont été également enregistrées dans d’autres localités, notamment Dubreka et Fria, ce lundi. Là-bas aussi, plusieurs enfants ont été hospitalisés après avoir pris ces produits antiparasitant.

De Coyah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kiridi Bangoura & Kalla Conté : voici les réactions croisées des avocats des deux camps

18 mars 2019 à 18 06 39 03393

Comme annoncé précédemment, le dossier opposant Kiridi Bangoura, ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence, et le journaliste, Almamy Kalla Conté, a connu son dernier virage ce lundi 18 mars 2019. On en était aux réquisitions et plaidoiries au tribunal de première instance de Mafanco dans ce dossier où Kalla Conté est poursuivi pour diffamation.

Le parquet a requis une amende de trois millions de francs guinéens contre notre confrère, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au sortir de cette audience, les avocats de la défense disent n’avoir aucun espoir. Ils dénoncent un procès expéditif et punitif, déclenché entre un homme fort et un homme faible. « Nous avons une lecture de déception pour la bonne et simple raison, conformément aux dispositions de la loi sur la liberté de la presse, nous avons demandé au tribunal d’accepter que ce procès soit juste et équitable, dans lequel le droit de la défense est garanti.

En réalité, Almamy Kalla Conté n’a fait que le compte-rendu… Si désormais on peut vous poursuivre pour avoir fait un compte-rendu, dans ce cas, votre métier est attaqué dans son cœur. C’est la liberté de la presse, la liberté d’expression, la liberté d’information qui vont s’envoler et disparaître. C’est le cas de figure. Je suis très triste, les maux me manquent, c’est pourquoi nous avons plaidé le non-coupable. Nous avons constaté que dans ce procès, nous avons en face un fort et un faible.

Nous avons constaté malheureusement la justice a refusé qu’on rapporte la preuve qu’il n’est pas l’auteur de cette information. Il l n’a fait qu’un compte-rendu. Nous avons compris que nous sommes dans un procès expéditif et punitif. Donc, nous donnons rendez-vous à la Cour d’Appel.

Parce que là, au moins aujourd’hui nous avons la chance d’avoir des magistrats, comme dans le passé d’ailleurs, compétents et intègres au niveau de la Cour d’Appel… Nous pensons que devant ces magistrats de la Cour d’Appel nous pourrons vraiment obtenir la bonne application du droit. Mais, à ce stade là, nous n’avons aucun espoir », a dit maître Salifou Béavogui.

Par contre, les avocats de Kiridi Bangoura défendent mordicus la version selon laquelle le journaliste est l’auteur de l’article qu’ils croient diffamatoire. Selon maître Ousmane Simakan, l’infraction est imputable à monsieur Kalla Conté. « Il y a eu des propos, et ces propos sont imputables à celui qui l’a dit. Il n’a apporté aucune preuve pour étayer ses déclarations.

Donc, nous restons fidèles à notre logique selon laquelle l’infraction est constituée à l’égard de monsieur Kalla Conté. Les débats l’ont prouvé. Vous avez suivi, la défense n’a pas pu démontrer que l’infraction n’est pas établie. Ça, c’est évident. Vous savez, nous sommes en matière de presse. La liberté d’expression est constitutionnelle, cela est vrai. Mais, cela ne doit pas donner aux journalistes de dire ce qu’ils veulent.

Nous défendons tous la démocratie. Parce que, harceler ou inquiéter les journalistes, c’est contraire à la Constitution, c’est mettre à l’eau la démocratie. Mais, lorsqu’il faut laisser les journalistes dire ce qu’ils pensent sans aucun respect de la déontologie et de l’éthique, là ça ne va plus. Cela remet encore la démocratie à l’eau », a-t-il lancé.

Le verdict dans ce dossier est attendu pour le jeudi 21 mars 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/664 413 227

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Viol collectif sur mineure : 3 individus condamnés à de lourdes peines de prison à Kankan

18 mars 2019 à 17 05 46 03463

Le verdict est tombé dans le dossier Ministère Public contre Daye Chérif, sergent Sékou Traoré, en service au camp de la troisième région militaire de Kankan, et Mamady Kanté, ce lundi 18 mars 2019, au tribunal criminel de Kankan. Accusés de viol collectif sur une mineure, les trois accusés ont été reconnus coupables et condamnés à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après trois audiences dans ce dossier criminel, la sentence a été prononcée ce lundi. Les trois accusés ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 5 ans.

Arès la lecture du verdict, le Ministère Public et la défense ont tous décidé de faire appel de cette décision du tribunal.

Selon maître Ibrahima Kalil Kanté, avocat de la défense, « la loi a dit que toute décision qui tombe et qui ne vous plait pas, vous êtes obligé de voir devant, peut être que ceux-ci verront mieux. Ils ont dit 10 ans. Moi, je dis que 10 ans, c’est trop. Donc, j’ai le droit de choisir le second ressort pour permettre que cette décision soit enlevée et que mes clients recouvrent leur liberté », a laissé entende l’avocat.

Le parquet s’est également dit insatisfait de cette décision du tribunal. Selon le procureur Aly Touré, « le parquet n’est pas satisfait, parce que nous avons demandé 20 ans de réclusion criminelle, le tribunal a accordé 10 ans de réclusion criminelle, ce n’est pas satisfaisant. Quand vous voyez que trois grands gaillards qui violent collectivement une mineure et que le tribunal donne 10 ans, alors qu’on avait requis 20 ans, il y a de quoi ne pas se réjouir. Mais bon, le tribunal est indépendant dans la décision.

Nous aussi, nous avons le droit de dire qu’on n’est pas d’accord. Donc, nous allons user de notre voie de recours que nous allons faire bientôt d’ailleurs, pour que le dossier aille en appel pour être rejugé, parce que nous estimons que la sentence n’est pas à la hauteur de la forfaiture ».

A noter que depuis le début des audiences criminelles à Kankan, c’est la première fois que le Parquet décide de faire appel d’une décision du tribunal.

Pour rappel, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Les trois individus ont appréhendé la victime en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Mais, ils ont plutôt conduit la jeune fille dans un bâtiment en chantier où ils l’ont violée à tour de rôle.

Le lendemain matin, le nommé Daye Chérif s’est chargé de ramener la victime dans son quartier. Il a aussitôt été mis aux arrêts, et a dénoncé ses complices. Ces derniers ont été également arrêtés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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10 ans de prison pour « Grenade » : « cette décision est nulle et de nul effet», dit un de ses avocats

18 mars 2019 à 17 05 04 03043

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Boubacar Diallo, alias Grenade, a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans, ce lundi 18 mars 2019, par le tribunal de Dixinn. Le militant de l’UFDG était poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Ses avocats annoncent qu’ils vont interjeter appel, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Détenu depuis le 22 juin 2018, Boubacar Diallo alias Grenade, ce jeune militant de l’UFDG a clamé son innocence tout au long du procès. Pourtant, il a été présenté par le procureur, Sidy Souleymane, comme un homme dangereux qui a tiré sur les forces de l’ordre.

Désormais, Boubacar Diallo est situé sur son sort. Le tribunal, par la voix du juge Ibrahima Kalil Diakité, a reconnu l’accusé coupable des faits de tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Il a été condamné à 10 ans de prison avec une période de sûreté de 5 ans.

A l’énoncé du verdict, Boubacar Diallo s’est effondré, s’agrippant la barre : « tuez-moi, terminez-moi ici pour une bonne fois pour toute. Je ne vais pas quitter ici ». Il a fallu plusieurs minutes pour dissuader Boubacar Diallo de sortir de la salle, remplie de militants de l’UFDG.

Au dehors, la tension était vive. Des pleurs et des injures se sont fait entendre. La marâtre de Boubacar Diallo criait au complot contre son fils. Il a fallu l’intervention de l’avocat, maitre Salifou Béavogui, pour que les agents puissent embarquer le condamné pour la maison centrale.

Les avocats de la défense ont exprimé leur déception face à la décision rendue dans cette affaire.

Selon Me Alsény Aissata Diallo, un des avocats de la défense, notre justice est loin d’être impartiale et ce verdict le prouve à suffisance. « Cette décision nous a prouvés davantage que notre justice est caporalisée, notre justice est loin d’être indépendante. Au cours des différents débats, nous avons réussi à démontrer l’innocence de notre client et que le procureur par contre, n’a pu administrer aucune preuve, si petite qu’elle soit, imputable à M. Boubacar Diallo. Malgré tout, le tribunal a décidé d’entrer en condamnation contre un innocent », a regretté l’avocat.

Boubacar Diallo « Grenade » et son avocat Me Salifou Béavogui

Pour sa part, maître Salifou Béavogui a expliqué que son client est victime d’un montage. « On voulait, à travers lui, attraper d’autres personnes dans sa formation politique. Malheureusement, à travers notre professionnalisme et la maîtrise du dossier, finalement cela a échoué. Donc, on s’est agrippé à ce jeune innocent qui n’a jamais possédé une arme, qui n’a jamais tiré, qui n’a jamais été mêlé dans une quelconque agression physique par voie d’arme ou de fusil, se retrouve malheureusement dans cette situation et vient d’être arbitrairement condamné.

Boubacar Diallo vient d’être arbitrairement condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Mais, nous avons immédiatement relevé appel. Cet appel remet en cause les faits et le droit, ce qui signifie que cette décision est nulle et de nul effet et il reviendra à la chambre criminelle de la Cour d’Appel de réexaminer la cause. Nous avons relevé appel, nous ne sommes pas d’accord, nous flétrissons », a déclaré l’avocat.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Naïté vante les mérites du ministère des TP : « plus de 320 000 emplois » temporaires directs crées

18 mars 2019 à 15 03 56 03563

A l’image de certains de ses collègues du gouvernement, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, était face à la presse ce lundi, 18 mars 2019. La démarche visait à présenter le bilan du département pour les huit dernières années et d’annoncer les perspectives. La rencontre s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ses propos, Moustapha Naïté a commencé par faire l’état des lieux du réseau routier guinéen sous les deux premières républiques, de 1958 à 2010. « Sous la première République, de 1958 à 1984, le réseau routier laissé par l’administration coloniale, à la prise en main de notre pays, est passé de 10 143 kilomètres à 12 753 kilomètres de routes inventoriées (toutes catégories).

Les grandes voiries urbaines bitumées, environ 40 kilomètres ; routes nationales bitumées, 1124 kilomètres ; routes en terre moderne, 262 kilomètres ; routes en terre, 11 327 kilomètres ; les ponts sur les routes régionales 2660 mètres-linéaires ; les grands ouvrages 970 mètres-linéaires et les bacs fluviaux et maritimes 28 unités. Il ressort de cette période qu’en 1984, 60 % du réseau routier était dégradé.

Sous la deuxième République, de 1984 à 2010, le réseau routier a connu aussi un développement et a bénéficié de deux grands projets, notamment le troisième projet de la Banque mondiale ; ce qui explique des semi-réhabilitations ; et le quatrième projet qui a eu à reconstruire des infrastructures importantes, dont 1253 kilomètres », a-t-il indiqué.

Paradoxalement, poursuit le ministre, à la fin de 2010, le réseau routier guinéen présentait un taux de dégradation très élevé. « A l’avènement du professeur Alpha Condé, donc de la troisième République, plus de 81% du réseau routier revêtu était en mauvais état et une bonne partie en dégradation avancée.(…)

En 2010-2011, le président de la République a réhabilité environ 2377 kilomètres de routes nationales bitumées, revêtue plus de 81% en mauvais état ; 146 kilomètres de voiries urbaines bitumées, et 5045 mètres linéaires d’ouvrages de franchissements et environ une densité routière de 3, 1 kilomètres sur 100 kilomètres carré, alors que la moyenne dans la sous-région est de 5 kilomètres sur 7 kilomètres carré ».

Face à l’urgence qui s’imposait à l’arrivée du président de la République, Moustapha Naïté a dit qu’une nouvelle stratégie a ainsi été adoptée par le gouvernement pour la réhabilitation et la réfection de nouvelles routes. « Cette renaissance a demandé beaucoup d’investissements engagés ou mobilisés depuis 2011. Au moins, 2 milliards 200 millions de dollars ont été investis dans le développement des infrastructures routières sous la Troisième République.

Les différents ministres en charge des Travaux Publics ont mis au cœur de la stratégie l’emploi des jeunes. Sans se tromper, l’on pourra dire que plus de 320 000 emplois temporaires directs ont été pourvus depuis 2011, uniquement avec les travaux routiers. Ce chiffre est forcément en deçà de la réalité économique engendrée par la politique des grands travaux lorsqu’on sait que sur le long des axes, objet des travaux, se développe une économie locale… ».

Pour ce qui est des perspectives du département des Travaux Publics, Moustapha Naïté a annoncé que d’importants chantiers sont en vue. « Nous avons réhabilité et/ou reconstruit et ou les travaux sont encore en cours ou vont démarrer pour certains plus de 2000 kilomètres de routes nationales dont : réhabilitation de la route nationale Dabola-Kouroussa-Coyah-Friguiagbé ; Friguiagbé-Souguéta ; Mamou-Labé ; Kankan-Mandiana.

Et, en termes de reconstruction vous avez : Coyah-Mamou-Dabola ; Dabola-Cisséla-Kouroussa ; Kissidougou-PKA 63-Gueckédou ; Gueckédou-Kondébadou ; Coyah-Farmoriah », a annoncé le ministre des Travaux Publics.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Avertissement à Alpha Condé : « le 3ème mandat est une peau de banane, vous marchez dessus, c’est votre fin »

18 mars 2019 à 14 02 29 03293

La question d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé préoccupe tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A l’occasion de son assemblée générale tenue hier dimanche, 17 mars 2019, la coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Siguiri a mis en garde l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah contre toute tentative de modifier la Constitution à son profit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’assemblée générale hebdomadaire de la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri a essentiellement tourné autour d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé. La rencontre politique, présidée le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a été mise à profit pour dissuader les supporters de cette idée.

Visiblement remonté contre les promoteurs du 3ème mandat, monsieur Fofana a qualifié cette utopie de peau de banane qui pourrait faire tomber le régime. « La question du 3ème mandat, quand j’écoute les gens crier pour un troisième mandat, j’ai pitié du président. Ce sont les mêmes personnes qui ont dit ici Conté Koudaï. Après, ils ont chargé le général comme étant la cause du retard de la Guinée.

Quand le capitaine Dadis est venu, c’est le même slogan. Après le départ de Dadis, ils ont dit que Dieu a sauvé la Guinée si non, ça allait gâter le pays. Ils se lèvent aujourd’hui pour demander un troisième mandat pour Alpha Condé. Alpha, c’est une peau de banane, quand vous marchez dessus, c’est votre fin. C’est un projet suicidaire pour vous et votre régime », a mis en garde Baba Fofana.

En outre, le coordinateur de l’UFR à Siguiri conseille au président Alpha Condé de chercher à sortir par la grande porte. « La démocratie guinéenne est une démocratie jeune. Il faut l’entretenir pour la nouvelle génération. Il (Alpha Condé, ndlr) est venu au dans des conditions que nous connaissons tous. Alors, il doit accepter de sortir par la grande porte pour permettre à la démocratie guinéenne d’évoluer. Il a dit qu’il sera le Nelson Mandela de la Guinée, il doit lire l’histoire de Mandela », suggère monsieur Fofana.

Pour ce qui est de Siguiri, Baba Fofana dit que les promoteurs du 3ème mandat sont attendus de pied ferme. « Nous attendons les promoteurs à Siguiri. Les autres contre-manifestants n’ont rien fait. S’ils tentent de lancer un mouvement à Siguiri, ce sera la fin du régime », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kiridi Bangoura & Kalla Conté : une amende de 3 millions GNF requise contre le journaliste

18 mars 2019 à 13 01 19 03193

Le procès opposant le ministre d’Etat, ministre secrétaire général a la présidence, Naby Yousouf Kiridi Bangoura, et le journaliste, Almamy Kalla Conté, a connu son dernier virage au tribunal correctionnel de Mafanco. L’audience de ce lundi, 18 mars 2019, a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès. Le parquet a requis la somme de 3 millions de francs guinéens d’amende contre notre confrère poursuivi pour des faits de diffamation, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Almamy Kalla Conté, journaliste au site d’informations générales Guineelive.com, est poursuivi pour diffamation. Récemment, Kiridi Bangoura a passé le témoin à Mariama Camara à la tête du ministère de l’Agriculture où il assurait l’intérim. Dans un article paru sur le site Guineelive, relatif à cette passation de service du 28 janvier 2019, Kiridi Bangoura s’est senti diffamé. L’article en question était titré « Quand un détournement de 11 milliards colle à la peau de Kiridi Bangoura ».

Un montant que Kiridi Bangoura aurait débloqué, lorsqu’il était ministre de l’Agriculture par intérim, en vue de rénover le département. Et, depuis que Kiridi a quitté ce département, les travaux sont aux arrêts et aucune enquête n’a été effectuée pour y voir clair.

C’est pour répondre de cet article que Kalla Conté est poursuivi par le tout puissant ministre d’Etat.

Dans ses plaidoiries, maître Ousmane Simakan, avocat du ministre, a dit que nulle part il n’a été dit au cours de cette conférence que le ministre Kiridi Bangoura a détourné 11 milliards de francs guinéens. « Il a été prouvé que Kalla Conté a tenu des propos diffamatoires à l’encontre de Kiridi Bangoura. Les agissements de Kalla Conte tombent sous le coup de la diffamation. Aucune pièce, aucun élément de preuve n’a été démontré. L’infraction est établie.

Même la défense est consciente que son client n’a pas été professionnel. Il a dit des choses qu’il ne peut pas prouver. On vous demande de prendre Kiridi en qualité de citoyen simple, qui demande réparation. Donc, nous demandons seulement que la réalité des choses soit rétablie. Nous demandons un franc symbolique à titre de dommages et intérêts et d’ordonner la publication de la décision dans 5 journaux de large diffusion à ses frais », a plaidé maître Simakan.

De son coté, la procureure, Joséphine Loly Tenguiano dira que tous les éléments constitutifs de l’infraction de diffamation sont établis. Selon elle, il est constant qu’il y a eu des allégations qui ont porté atteinte à Kiridi Bangoura. « Je vous demande de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité de diffamation en le condamnant à 3 millions de francs guinéens d’amende, et de recevoir la constitution de partie civile de Kiridi Bangoura », a-t-elle requis.

Le collège d’avocats de la défense, constitué de maître Salifou Béavogui et de maître Souleymane Barry, a plaidé non coupable avant de solliciter la relaxe pure et simple de Kalla Conté.

La juge, madame Djénabou Donghol Diallo, a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le jeudi, 21 mars 2019.

Saidou Hady Diallo, depuis le TPI de Mafanco, pour Guineematin.com

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Urgent : Boubacar Diallo «Grenade» condamné à 10 ans de prison

18 mars 2019 à 12 12 54 03543

Le tribunal criminel de Dixinn vient de rendre son verdict dans le procès de Boubacar Diallo, connu sous le nom de Grenade. Le jeune militant de l’UFDG qui était poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre, a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans.

Après l’énoncé de la décision du tribunal, le jeune homme a refusé de se lever dans le box des accusés pour retourner en prison. Les gardes pénitentiaires ont dû le prendre de force pour le faire sortir de la salle d’audience et le conduire en prison.

Nous y reviendrons !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : Guinée Solidarité offre 50 cartons de manuels scolaires à la CR de Sinta

18 mars 2019 à 12 12 13 03133

La commune rurale de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, vient de bénéficier d’un don de cinquante (50) cartons de manuels scolaires. Ce don de l’ONG Guinée Solidarité à l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) pour les écoles de la localité a été remis aux bénéficiaires avant-hier samedi, 16 mars 2019, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité.

Cette cérémonie de remise solennelle a regroupé les autorités administratives et locales, les représentants des parents d’élèves et de nombreux invités. Les cinquante (50) manuels scolaires sont composés de livres de Mathématiques, de Français, des romans et autres pour les écoles de Sinta.

Selon Abdoulaye Bah, point focal de l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), « cette activité est une manière de contribuer au développement social et culturel de notre localité. Quand on aime sa patrie, on est toujours devant les activités. Nous cherchons des partenaires qui nous assistent. J’ai été maire de Sinta pendant une période. J’ai eu l’occasion de construire le lycée qui permet aujourd’hui de maintenir nos enfants. Nous sommes aussi préoccupés par l’éducation des enfants ».

Pour sa part, Souleymane Fofana, membre de Guinée Solidarité, donateur de ces manuels scolaires, a expliqué comment se fera la gestion desdits documents. « Il y en a 50 cartons de manuels scolaires, composés de livres de Mathématiques pour le lycée, des livres de Mathématiques, de Français pour le collège, de divers autres petits livres pour la maternelle et la petite enfance. S’agissant des dons qu’on a reçus, Guinée Solidarité est prête à nous appuyer quand on aura besoin, si toutefois les possibilités s’offrent à elle.

Je vous recommande de construire une bibliothèque. C’est-à-dire là où tous les manuels qu’on recevra doivent être gérés de façon stricte. Dans la bibliothèque, les livres seront stockés. Et, il y aura plein de livres comme dans toutes les bibliothèques qui se respectent. Il faudra payer. Si on perd un livre, il faut payer une caution. Avec cela, on peut remplacer les documents perdus pour la continuité », a laissé entendre Souleymane Fofana.

Pour sa part, Seydouba Bangoura, le sous-préfet de Sinta, a félicité le donateur en invitant les élus locaux à prendre soin des précieux documents. « Je remercie ce vaillant patriote vivant en Europe qui a bien voulu penser à la formation des élèves. Recevoir un don, il faut pouvoir le gérer. A cet effet, j’invite la commune qui, ma foi, doit prendre ses dispositions pour les mettre en place pour les garder soigneusement », a conseillé le sous-préfet.

De son côté, le vice maire de la commune rurale de Sinta, Abdoulaye Bamban Bah, s’est réjouit de ce don de manuels scolaires qui estime que l’éducation scolaire constitue une priorité. « Nous avons reçu un don de la part Guinée Solidarité à travers l’ADSI. Au nom de monsieur le maire, qui est empêché, nous remercions les organisateurs et leur partenaires.

L’éducation fait partie des nos actions prioritaires en tant que représentant des citoyens. Nous lançons un appel aux autres ONG, aux personnes de bonne volonté, au gouvernement, pour le développement de notre commune ».

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Bourse RUSAL 2011 : les diplômés apprennent le circuit des installations de l’usine Friguia

18 mars 2019 à 11 11 38 03383

En 2011, Rusal a offert 100 bourses à la Guinée pour des études supérieures dans les différentes universités de la Russie. Au terme de leurs formations ces jeunes diplômés ont regagné le bercail. Parmi eux un bon nombre a été recruté à l’usine Rusal/Friguia.

Pour mieux comprendre les différents secteurs de l’unité industrielle, la Direction générale de Rusal/Friguia a récemment organisé une formation visite guidée pour les nouveaux diplômés dans les installations de l’usine. L’objectif est de faciliter leur intégration professionnelle.

Cette visite guidée a permis aux jeunes diplômés guinéens de visiter les différents secteurs de l’usine. Guidé par des spécialistes de l’usine, les tout diplômés ont reçu des explications sur le fonctionnement de toute la chaine qui commence par l’extraction de la bauxite brute et qui finit par la production de l’alumine.

Interrogé sur le but de cette formation visite guidée, le Directeur Général de Rusal/Friguia, Youri Kanafotsky dira « Notre Société a pris toutes les charges liées à leur formation en Russie donc il est tout à fait normal qu’on organise une formation visite guidée dans les installation de l’usine, cela va leur permettre de comprendre le mécanisme de fonctionnement de l’usine et le rôle de chaque secteur, la formation visite guidée s’inscrit dans notre programme de renforcement de leur capacité ».

Selon Elena Gorshkova, directrice des Ressources Humaines de Rusal/Friguia cette formation visite guidée de ces jeunes diplômés de la Bourse RUSAL 2018 va renforcer leur connaissance. «En Russie pendant leurs études ils ont fait des pratiques dans certaines usines de Rusal de notre côté également nous continuons dans la même lancée pour qu’ils soient mieux informés de l’interconnexion entre les différents secteurs et département de l’usine », a expliqué la DRH.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 à Moscou

Parlant de leurs impressions suite à leur formation visite guidée dans les installations de l’usine Rusal/Friguia certains participants se sont exprimés en ces termes.

Kanté Youssouf : (ingénieur topographe département mine).

« La Formation visite guidée organisée au sein de l’usine à laquelle j’ai participé s’est avérée fructueuse. Cela m’a permis de visiter tous les secteurs d’activités de l’usine, d’avoir une idée générale sur les taches effectuées par ces différents secteurs et j’ai côtoyé lors de cette formation des spécialistes qui m’ont fourni d’humbles informations et d’explications nécessaires qui pourront m’aider dans ma carrière. Donc à cet effet je remercie les organisateurs (la direction des ressources humaines) et toutes les personnes qui ont participé au bon déroulement de cette formation»

Goumou Jean Baptiste : (informatique appliquée)

«C’était une visite guidée en même temps une formation, quand j’étais au lycée en Guinée je voyais le train de l’alumine passer mais je ne connaissais pas comment on obtient cette poudre blanche, maintenant avec les explications et cette visite dans les différents secteurs de l’usine j’ai compris le système de transformation de la bauxite pour obtenir l’alumine. Je dis grand merci à Rusal pour notre formation et pour cette initiative de formation visite guidée »

Bah Mamadou Djouhé : (Energie électrique et électronique)

« Même quand on étudiait en Russie, Rusal à tenue que notre formation théorique soit accompagné de pratique, donc cette formation visite guidée s’inscrit dans cette logique. Nous avons visité tous les secteurs et nous avons reçu de bonnes explications de la part des spécialistes de l’usine, j’ai été particulièrement marqué par le procédé Bayern merci à la Direction Générale de Rusal/Friguia »

Rappelons que depuis des années RUSAL contribue à la formation des cadres Guinéens en octroyant des bourses aux jeunes étudiants de ce pays. Seulement, en 2011 ce sont 100 étudiants guinéens qui ont bénéficié de bourses offertes par RUSAL dans plusieurs spécialisations dans les différentes universités de la Russie. C’est dans cette continuité que la société à travers la Bourse RUSAL 2018 a offert encore 101 bourses à la Guinée. Les lauréats sont déjà partis et suivent les cours dans les différentes universités de la Russie depuis octobre 2018.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 comme leurs prédécesseurs bénéficierons gratuitement de l’appui technique, matériels, sanitaire et financier de RUSAL jusqu’à la fin de leurs études. Le coût de formation des étudiants guinéens s’élève à plus de 8 millions usd.

La réalisation du programme Bourse RUSAL 2018 permettra de former des cadres de haute qualification pour la République de Guinée et de renforcer les liens traditionnels de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Le programme de formation des étudiants guinéens prévoit la préparation des spécialistes dans le secteur minier, des cheminots, des économistes ainsi que des constructeurs, des spécialistes pour le secteur de l’agriculture, de l’eau, de la santé et de l’administration publique.

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Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

18 mars 2019 à 11 11 12 03123
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Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré.

Sur les sept dossiers, il y a deux cas d’assassinats, deux cas de viols, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la donner et un cas de vol à main armée », a énuméré le procureur.

Poursuivant ses analyses, Aly Touré s’est dit satisfait des jugements rendus dans ces dossiers. « Pour le premier cas d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ; pour les deux cas de viol, le premier est collectif sur une mineure, nous avons requis 20 ans contre chacun des accusés ; le second cas est individuel, il a été commis sur une mineure et l’accusé a pris 15 ans de réclusion criminelle ; le cas d’enlèvement d’enfant à la gare routière de Siguiri, l’accusée a été condamné à 1 an d’emprisonnement ;

Le cas de coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’accusé a pris 5 ans de réclusion criminelle ; le cas de vol à main armée, l’accusé a pris 10 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, il reste le cas d’assassinat sur la personne du Saoudien où le verdict est attendu au 1er Avril et le viol collectif sur mineure où le verdict est attendu le 18 mars. Pour ces verdicts, nous sommes satisfaits », a dit le procureur.

Pour finir, le procureur s’est dit heureux de constater que les habitudes sont entrain de changer chez les citoyens de Kankan qui se montrent de plus en plus disposés à collaborer dans la lutte contre l’insécurité. « Heureusement, le message commence à être compris, parce que la population elle-même commence à coopérer avec la justice pour dénoncer et dénicher les grands bandits de Kankan. Tout récemment, la population a dénoncé un nid de trois grands bandits. Mais malheureusement, on n’a pris que deux. Nous leur demandons de continuer à collaborer avec la justice », a lancé Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél: (00224) 627 24 13 24

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Mois de la femme : l’APAC-Guinée offre 700 livres aux points de lecture de Conakry

18 mars 2019 à 10 10 57 03573

Une cérémonie de remise de 700 livres aux points de lecture de Conakry a eu lieu avant-hier samedi, 16 mars 2019, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Cette initiative de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée), a regroupé plusieurs membres de l’ONG, de nombreux lecteurs et d’autres invités de marque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La toute première étape de cette remise fut la remise de 200 livres au Centre International de Recherche et de Développement (CIRD), le 8 mars dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.

Selon la présidente de l’APAC, Asmaou Barry, cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme, consiste à fournir des documents aux différents points de lecture de la capitale guinéenne. « L’Association des Professionnelles Africaines de la Commutation est en train de donner des livres à des structures pour lesquelles c’est intéressant de donner des documents. L’autre fois, c’était au CIRD où on avait donné près de 300 livres.

Cette fois-ci, nous avons visé les points de lecture. Comme vous le savez, Conakry Capitale Mondiale du Livre a permis de créer certains points de lecture dans certains quartiers de Conakry. Maintenant, il ne reste plus qu’à alimenter ces points de lecture, les promouvoir pour permettre aux citoyens de venir visiter ces points de lecture et se les approprier en s’abonnant et lire beaucoup. C’est pourquoi, l’APAC a tenu à contribuer à l’amélioration et à la promotion de ces points de lecture qui sont implantés pour les citoyens de ces quartiers-là.

Et nous, puisque nous disposons de quelques documents, nous sommes donc venus donner ces 700 livres à ces différents points de lecture. L’activité s’est tenue à Kipé. Mais, il n’y a pas que Kipé, il y a d’autres lieux où se trouvent des points de lecture. Maintenant, c’est au coordinateur général de les distribuer à travers les différents points concernés », a fait savoir Asmaou Barry.

Mamadou Saliou Bah, président de l’ONG Les Idéaux Pacifiques de Guinée et coordinateur des points de lecture de Conakry, a énuméré le nombre de points concernés avant d’exprimer sa joie par rapport à cette initiative. « Aujourd’hui, nous avons 21 points de lecture, et parmi ces points de lecture, il y a 8 points qui fonctionnent. Il y en a à Kipé ici, à Concasseur, à Dixinn centre 2, à Belvédère, à la Mairie de Dixinn, à Coléah Lanséboungni et au Jardin du 2 octobre.

Donc, c’est un grand plaisir pour nous recevoir ces livres. Depuis dix mois, ces points de lecture sont ouverts. Mais, je vous dis que les livres qu’APAC nous a donnés sont des livres magnifiques puisque c’est des livres qui répondent aux demandes des citoyens des quartiers. C’est notamment des documents de l’entrepreneuriat jeune et social, des livres de marketing et management et tous ces livres se retrouvent dans le lot que nous avons reçu de la part de l’APAC Guinée.

Ça fait donc un grand plaisir pour nous. Donc, c’est à notre tour de repartir ces livres au niveau de 5 points de lecture puisqu’on ne peut les envoyer à tous les points de lecture », a fait savoir le coordinateur des points de lecture, installés dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Dans la foulée, la journaliste et écrivaine, Hassatou Lamarana Bah, l’une des lauréates du SADEN (Salon des Entrepreneurs de Guinée) 2019, a pris la parole pour dire l’importance du livre. « Il faut dire que la lecture, c’est la nourriture de l’esprit. Je m’adresse surtout aux femmes. Il ne faudrait pas qu’on pense que quand on a de l’argent, c’est d’acheter des produits cosmétiques pour la beauté physique.

Il faudrait qu’on pense au bien être sur le plan intellectuel. Je veux dire que quand les femmes veulent s’affirmer, elles doivent se former et cette formation passe par la lecture. Donc, j’encourage tout le monde à lire », a laissé entende la directrice de publication du site actualitésféminines.com

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2 : « c’est sauvage », dit un élu de l’UPR

18 mars 2019 à 9 09 38 03383

Elhadj Mamadou Kaaly Bah, le maire de la commune rurale de Gongoré, dans la préfecture de Pita, est préoccupé par le déguerpissement en cours à Kaporo Rails et Kipé 2, à Conakry. L’élu de l’UPR s’est prononcé sur le sujet à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com et d’autres médias.

Visiblement révolté par ce qui se passe à Kaproro Rails et Kipé 2 où des milliers de personnes ont été déguerpies et leurs maisons démolies, Elhadj Mamadou Kaaly Bah estime que l’Etat avait d’autres moyens d’action pour ne pas en arriver là.

« Ce qui se passe à Kaporo Rails n’est pas correcte, ce n’est pas normal. L’Etat aurait pu utiliser d’autres méthodes, puisqu’un Guinéen est égal à un Guinéen. Ce qui s’est passé à Kaporo Rails, c’est sous les yeux de l’Etat. L’Etat avait tous les moyens de sécuriser son domaine et d’empêcher que les gens ne viennent y mettre leurs petites économies, accumulées des dizaines d’années durant.

Mais l’Etat a laissé faire. Même si c’est illégal, il a laissé faire. Or, il avait l’obligation d’empêcher les gens de s’y installer. Mais voilà, ce qui se passe, c’est sauvage. C’est de la carence de l’Etat. Il est le premier responsable et le seul responsable d’ailleurs », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, il dit comprendre l’impuissance de son leader, Elhadj Ousmane Bah, ministre conseiller à la présidence de la République, qui n’a rien pu faire pour empêcher ces dégâts. « Je suis témoin de certaines démarches qu’il (Bah Ousmane) a effectuées.

Il a reçu devant moi des délégations des habitants de Kaporo Rails. Je suis sûr qu’il n’a rien pu faire, c’est pourquoi ces destructions sauvages ont eu lieu », a dit le maire de Gongoré.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Télimélé : deux motards tués dans un accident de la circulation

18 mars 2019 à 9 09 02 03023

Deux personnes ont péri dans un accident de la circulation survenu dans la soirée d’hier, dimanche 17 mars 2019, dans la commune urbaine de Télimélé. Ce sont deux motos qui sont entrées en collision au niveau d’un virage, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 19 heures que cet accident s’est produit au niveau du virage Dara, situé au quartier Missidé, dans la commune urbaine. Après le choc, les conducteurs des deux motos ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Télimélé. Malgré les efforts des médecins pour tenter de les sauver, tous les deux ont succombé de leurs blessures.

« Le travail n’a pas été facile pour les médecins avec le comportement indésirable de la population. Les gens ne nous ont pas laissés travailler comme il se doit. Ils montaient par les fenêtres en tapant même les vitres pour juste voir les blessés.

Nous souhaitons, quand il y a accident, que les gens nous laissent travailler librement pour tenter de sauver les malades », a déclaré au micro de Guineematin.com, Docteur Sira Diouma Baldé, responsable des urgences de l’hôpital préfectoral de Télimélé.

Les victimes sont Mamady Alexandre Théa, 18 ans, élève au groupe scolaire ALIK (décédé à 22 heures 20 minutes) et Mamadou Dian Baldé, mécanicien âgé de 23 ans (décédé à 23 heures 40 minutes. Ils résidaient tous au quartier Missidé, dans la commune urbaine.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622525250

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