N’zérékoré : un jeune de 15 ans tue son grand frère d’un coup de fusil

10 mars 2019 à 21 09 34 03343

Un garçon âgé de quinze (15) ans a tué son grand frère à l’aide d’un fusil de fabrication locale au quartier Bellevue, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier samedi 09 mars 2019 aux environs de 22 heures. Alphonse Zogbélémou aurait pris Jean Zogbélémou pour un voleur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le drame a créé l’émoi dans la cité. Selon nos informations, les deux frères sont tous élèves au collège Amara Noké Traoré de la commune urbaine. Le plus jeune, Alphonse, élève en classe de 7ème année, aurait confondu Jean, en classe de 8ème année, à un voleur pour ouvrir le feu sur le pauvre.

Le drame s’est produit à l’absence des parents des deux frères, la mère est en déplacement alors que le père était absent de la concession au moment des faits. Notre source ajoute que la concession a été victime de vol à répétition ces derniers temps. Une situation qui aurait poussé le jeune Alphonse à se servir de l’arme à feu, de fabrication locale.

Dans la soirée d’hier, Alphonse s’est couché un peu plus tôt, alors que Jean est allé se promener. A son retour, Jean frappe à la porte. Mais, avec le bruit de la porte, Alphonse va se réveiller en sursaut. Ayant pensé à un voleur, il a ouvert le feu sur son frère à l’aide d’un fusil de calibre 12, appartenant à son père.

Selon notre source d’information, après s’être rendu compte qu’il a tué son frère, Alphonse a tenté de se suicider à l’aide du même fusil. C’est grâce à la vigilance du voisinage que le jeune a été appréhendé et confié aux services de sécurité. Le corps de son défunt grand frère, Jean Zogbélémou, a été transféré à la morgue de l’hôpital régional de N’zérékoré.

Aux dernières nouvelles, après le constat de la police et la concertation entre les autorités locales et la famille du défunt, le corps Jean Zogbélémou a été remis à ses parents pour son inhumation. Une enquête a été diligentée par les services de sécurité alors que le jeune Alphonse Zogbélémou crie haut et fort avoir confondu son grand frère à un voleur.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Journée de l’OMVS : un semi-marathon pour lancer les festivités à Conakry

10 mars 2019 à 16 04 55 03553

En prélude à la célébration du 47ème anniversaire de la création de l’Organisation de la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) prévue demain lundi, 11 mars 2019, la Cellule nationale de l’OMVS en partenariat avec le gouvernement guinéen, a organisé un semi-marathon ce dimanche, à Conakry. Cette activité sportive lance les festivités commémoratives de la journée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Quelques centaines de personnes, dont des élèves, des activistes de l’environnement, des députés, des représentants d’entreprises entre autres, ont pris part à ce semi-marathon. L’activité sportive est partie de l’esplanade du stade du 28 septembre au jardin du 02 octobre.

Elle s’inscrit dans la cadre de la célébration de la journée de l’OMVS, prévue demain, lundi 09 mars 2019, au Palais du peuple de Conakry. « Notre slogan aujourd’hui, comme vous pouvez le lire sur les différentes affiches et également les T-shirts, c’est l’OMVS : quatre pays, un fleuve, un destin commun. Ça veut tout dire. Ça veut dire que l’intégration qui peut paraître illusoire au regard de la complexité même du concept, est en marche depuis fort longtemps autour du Bassin du fleuve Sénégal.

C’est un idéal de paix, un idéal de justice, et surtout un idéal de solidarité qui a fondé la création de cette organisation à suite, dois-je le rappeler, de terribles sécheresses des années 70. Nos Etats, à l’époque, se sont donné la main pour conjurer le sort et lancer cette organisation qui, comme je l’ai dit, est aujourd’hui une organisation phare », a déclaré Hamed Diane Séméga, Haut-Commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Selon lui, la commémoration de la date anniversaire de la création de l’OMVS, « vise à rendre plus visible l’action de cette organisation. Parce que malheureusement, elle a connu ses jours de gloire. Aujourd’hui, elle a perdu en visibilité. Mais en visibilité surtout par rapport à ceux qu’elle doit servir en premier. Je veux dire les organisations du bassin ».

C’est pourquoi, ajoute-t-il, « le professeur Alpha Condé l’a répété à Conakry il y a deux ans, l’organisation doit tout mettre en œuvre pour que l’idéal de cette intégration qui a présidé à sa création soit concrétisé sur le terrain. (…) Aujourd’hui, c’est un jour de fête, de commémoration, c’est un jour de souvenir, mais c’est surtout un jour pour regarder devant par rapport aux perspectives. Et c’est pourquoi, je me réjouis de l’affluence des élèves.

C’est eux qui portent le futur. Et, c’est pourquoi nous voulons construire un pont entre les générations. Nos pères ont construit un outil d’intégration à nul autre pareil que l’OMVS aujourd’hui. Il nous appartient de préserver cet outil et de le transmettre aux générations futures. Et c’est pourquoi, ces journées ont tout leur sens », a expliqué Hamed Diane Séméga.

A rappeler que l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) comprend quatre pays : la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Mauritanie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Des femmes favorables à une modification de la constitution : « c’est une pure manipulation », selon le CPUG

10 mars 2019 à 15 03 42 03423

C’est l’un des faits qui ont marqué la célébration de la journée internationale de la femme, le vendredi 08 mars 2019, à Conakry. A cette occasion, un groupe de femmes a brandi des pancartes appelant à une modification de la constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Cette attitude révolte le parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée. Au cours de son assemblée générale hebdomadaire d’hier, samedi 09 mars, le CPUG a condamné cette situation, dénonçant une pure manipulation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est un fait difficile à imaginer. Nous condamnons cette attitude des femmes que j’appelle une manipulation pure et simple. Si vous vous approchez de ces femmes qui tenaient ces pancartes, je suis sûr que c’est des femmes analphabètes qui ne savent rien de ce qu’elles portent dans leurs mains », a déclaré Albert Sâa Tonguino, membre du bureau exécutif de la formation politique, dirigée par Dr Ibrahima Sacko.

Le CPUG se montre aussi préoccupé par le déguerpissement en cours à Kaporo Rails. Albert Sâa Tonguino parle d’un « cas alarmant, déplorable pour celui qui connait la situation actuelle de la Guinée. Sur le site de Kaporo, il y avait 570 familles qui vivaient pour une population de 9 343 habitants. Parmi ces gens-là, il y a aujourd’hui 83 familles qui sont sans abris et 88 autres familles qui ont un besoin pressant de nourriture et d’assistance humanitaire.

Donc, le parti CPUG n’est vraiment pas content de l’attitude du gouvernement par rapport à ces guinéens. Nous avons 808 élèves aujourd’hui dispersés un peu partout parce qu’il y avait 13 écoles dans cette zone, 12 mosquées, une église. Et parmi ces élèves dispersés, nous avons 36 qui doivent faire le Baccalauréat, 36 pour le BEPC et 32 pour l’examen d’entrée en 7ème année. C’est une situation vraiment catastrophique au niveau social ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestation de soutien à Alpha Condé à Tougué : « c’est une façon d’arnaquer les citoyens »

10 mars 2019 à 10 10 35 03353

La réalisation du barrage hydroélectrique de Koukoutamba, dans la préfecture de Tougué, tend-t-elle à être politisée ? Des voix s’élèvent en tout cas pour dénoncer une telle situation. Selon le député de cette préfecture qui s’est confié à Guineematin.com, le préfet de Tougué, Abdourahmane Baldé, prépare une manifestation de soutien au président Alpha Condé suite à la signature de la convention de ce projet. Ce que dénonce Dr Alpha Mamadou Baldé, l’élu uninominal de Tougué, issu de l’UFDG.

Selon lui, le préfet connu sous le nom de « Dion Koïn » (Propriétaire de Koïn) est en train d’organiser un tintamarre autour d’un projet qui est sous-régional. « Pourquoi le préfet ne veut pas laisser les gens tranquille avec cette démagogie ? Ce n’est même pas un problème de parti politique, mais un problème de responsabilité citoyen.

C’est une façon d’arnaquer les citoyens parce que ce genre de rencontres vont entraîner des mobilisations de ressources. Le préfet va demander aux gens de cotiser de l’argent pour faire la fête et des communes qui attendent des maigres ressources vont se retrouver avec des dettes à payer par après», dénonce le député.

A en croire Dr Alpha Mamadou Baldé, des commissions d’organisation sont déjà mises en place par le préfet et il est même prévu d’envoyer une délégation à Conakry pour encore remercier le chef de l’Etat. « Il (le préfet, ndlr) a dit que le tout doit être fait avant le 22 mars prochain. C’est ce qui est encore plus grave, le fait de préparer une délégation pour venir remercier le Président de la République. Le remercier pourquoi ?

Rien n’a démarré sur le terrain, c’est juste une signature qui a eu lieu et on parle de remerciement. Il faut que les gens, surtout les populations de Tougué fassent un discernement entre les projets régionaux et les initiatives présidentielles. Le projet de Koukoutamba est un projet régional financé par un ensemble de pays. Donc, ce n’est nullement une initiative présidentielle », précise le parlementaire.

Joint au téléphone par Guineematin.com, le préfet de Tougué, Abdourahmane Baldé, a confirmé l’information relative à la manifestation de soutien au chef de l’Etat. Il nie cependant l’envoi d’une délégation à Conakry pour remercier le chef de l’Etat. « Nous avons prévu une manifestation grandiose, non seulement pour soutenir le président, mais aussi pour le remercier, le féliciter du fait que l’on ait signé la réalisation du barrage de Koukoutamba.

Pour le moment, nous sommes dans les négociations. Par rapport à la délégation, c’est vous qui savez votre source d’information, mais nous, nous parlons pour le moment de manifestation de joie à Tougué », souligne le préfet.

Il faut noter que le préfet, Abdourahmane Baldé, n’a pas voulu s’exprimer sur la date retenue pour la manifestation en vue.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Parité et équité homme/femme : les assurances d’un responsable de Kérouané

10 mars 2019 à 10 10 08 03083

Une délégation du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée a effectué récemment une visite dans la préfecture de Kérouané. Les députées sont allées discuter avec les autorités locales autour des dispositions à prendre pour améliorer la représentativité des femmes dans les instances de décision.

A l’issue de cette rencontre, N’Fally Tounkara, le secrétaire général chargé de l’administration de cette préfecture, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Il a promis l’implication des autorités locales pour faire en sorte que la parité et l’équité entre l’homme et la femme soient effectivement respectées dans la préfecture.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez reçu une délégation des femmes parlementaires de Guinée à Kérouané pour parler de l’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de décision. Que comptez-vous faire dans ce sens ?

N’Fally Tounkara : c’est d’abord de réunir les différents acteurs : partis politiques, collectivités locales, société civile et leur expliquer le contenu du message reçu du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée (FOFPAG) pour que des résultats probants soient obtenus.

Nous allons tout faire pour que la parité et l’équité soient respectées dans toutes les entreprises qui évoluent ici. Que ce soit sur le plan politique, associatif, économique, ou sur le plan social, nous veillerons à ce que la parité entre l’homme et la femme soit respectée, autant que soit peu, et dans tout ce qui se passera à Kérouané.

Guineematin.com : le FOFAPAG voudrait que les conseillères élues dans les communes rurales et urbaines puissent se retrouver toutes au sein du conseil régional. Qu’en dites-vous ?

N’Fally Tounkara : nous allons nous battre sur ce plan également pour que le peu de femmes élues à Kérouané soient membres du conseil régional.

Guineematin.com : les femmes parlementaires veulent également que la couche féminine soit bien représentée dans les bureaux des districts et des quartiers.

N’Fally Tounkara : à ce niveau également, nous allons nous battre à travers la sensibilisation pour que les acteurs politiques concernés, dans la désignation des chefs de districts et de quartiers, puissent en tenir compte. Je suis persuadé d’ailleurs, qu’à ce niveau, prochainement, vous constaterez un grand changement.

Guineematin.com : comme partout en Guinée, le recrutement dans l’armée, annoncé récemment par le ministère de la Défense suscite beaucoup d’engouement ici à Kérouané. Comment se passe le processus dans la préfecture ?

N’Fally Tounkara : exactement, comme les instructions ont été données, ce sont les services de l’administration civile qui font le travail préliminaire. Ici, c’est le secrétaire général chargé de l’administration, assisté d’un cadre de la commune et d’un représentant de l’armée, pour la plus grande transparence. Donc, c’est cette commission qui travaille. Elle a enregistré jusqu’à cette date 400 dossiers de candidatures.

Guineematin.com : y a-t-il un quota ou un nombre limité de candidatures qui est prévu pour chaque préfecture ?

N’Fally Tounkara : je ne sais pas réellement. Mais bon, pour les candidatures féminines, nous recevons des jeunes filles ici avec des dossiers. Et tout de suite, elles sont bien accueillies, bien reçues et leurs dossiers enregistrés. Nous aimerions que toutes les candidatures féminines soient retenues.

Guineematin.com : l’autre actualité à Kérouané, c’est la construction du pont sur le Milo. Mais, les travaux tant attendus tardent encore à démarrer.

N’Fally Tounkara : effectivement, les travaux sont en train de se dérouler avec un peu de retard par rapport au programme initialement annoncé. Mais actuellement, l’entreprise marocaine est là, ils ont fait un dégagement et elle continue d’envoyer ses équipements. Nous pensons que les travaux du pont ne vont pas tarder à démarrer.

Interview réalisée à Kérouané par Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Kankan : des journalistes à l’apprentissage de la langue anglaise

10 mars 2019 à 9 09 53 03533

Le Centre Américain de l’Université Julius Nyéréré de Kankan, sous la houlette de la section des Affaires publiques et culturelles de l’Ambassade des Etats-Unis, a initié une session d’apprentissage de l’Anglais à l’intention des journalistes locaux. Cette initiative du Centre Américain de Kankan vise à renforcer les connaissances en Anglais desdits hommes de médias, regroupés au sein de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation, une première pour les hommes de medias de Kankan, suscite un engouement dans la corporation avec 16 journalistes, sur 25 inscrits, qui prennent part aux cours d’Anglais. Les séances de formation se tiennent les jeudis et vendredis soir et s’étaleront sur 4 mois.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de l’Université Julius Nyéréré, « c’est dans le cadre du renforcement du niveau en Anglais des journalistes de Kankan que nous avons mis en œuvre cette formation. Car, dans le monde d’aujourd’hui, pour être à la mode, du point de vue de l’information, il faut être bilingue et comprendre l’Anglais. C’est ce qui nous a amenés à faire bénéficier les journalistes des medias publics, privés et les correspondants de cette formation afin de leur permettre de mieux informer leur public ».

Par ailleurs, monsieur Diallo a précisé que la fin de la formation sera marquée par la présence d’une délégation de l’Ambassade des USA qui délivrera les attestations aux participants. « Je suis en train de travailler avec le responsable de la presse de l’Ambassade pour qu’à la fin de cette session, les journalistes ayant effectivement suivi la formation soient attestés ».

A un peu plus de deux mois du début de cette session de formation en Anglais, les participants apprécient déjà le programme. Pour Amadou Timbo Barry, journaliste et correspondant de presse à Kankan, le contenu de la formation est appréciable et les formateurs sont à la hauteur. « Selon le programme qui est spécial, il y a l’Anglais écrit, l’Anglais parlé et l’Anglais écouté qui, à l’arrivée, devrait nous permettre de nous améliorer dans cette langue, de nos jours universelle », a-t-il dit.

Quant à Makalé Souaré, outre la satisfaction qu’elle éprouve, entend profiter de cette opportunité pour parler l’Anglais. « Au terme de cette formation, je souhaiterais m’exprimer en Anglais comme en Français. Et pour moi, c’est une joie d’être parmi les journalistes de Kankan au compte de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Il faut rappeler que cette formation, débutée en janvier dernier, va prendre fin au mois de mai 2019. Les bénéficiaires comptent saisir d’autres opportunités qu’offre l’Ambassade des Etats-Unis pour renforcer davantage leur expérience.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00224) 627 24 13 24

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