Kaporo-Rails : Cellou Dalein dénonce une calamité créée par le régime Alpha Condé

16 mars 2019 à 20 08 23 03233

« Même une armée d’occupation étrangère qui vient dans un pays, ne peut pas se livrer, sans préavis, sans accompagnement, à des destructions massives comme celles qu’on observe aujourd’hui à Kaporo-rails et Kipé 2 », estime le leader de l’opposition guinéenne.

Elhadj Cellou Dalein Diallo

A l’assemblée générale hebdomadaire de son parti ce samedi, 16 Mars 2019, le chef de file de l’opposition guinéenne s’est de nouveau prononcé sur le déguerpissement en cours à Kaporo-rails et Kipé 2 dans la capitale guinéenne. Elhadj Cellou Dalein Diallo a dénoncé un « traitement dégradant, inhumain et injuste » infligé aux populations de ces quartiers, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

Devant ses militants et sympathisants, fortement mobilisés au siège de son parti, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée et chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a fermement condamné la manière et l’attitude inhumaine de l’Etat dans le déguerpissement en cours à Kaporo-rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma.

« Je voudrais réitérer la ferme condamnation de l’opposition républicaine, et donc de l’UFDG, du traitement dégradant, inhumain et injuste infligé aux populations de Kaporo-rails et Kipé 2… Ce n’est pas la bonne méthode ! Il y a de la haine et des règlements de compte politiques dans ce comportement de notre gouvernement. Une étude d’impact de l’application de la mesure devrait dégager les coûts et les risques que l’application du décret aurait provoqué pour qu’en toute responsabilité, l’Etat prenne la décision… Ce sont des hommes et des femmes, des ouvriers, des artisans, des guinéens tout simplement qui ont épargné dans des conditions difficiles, pour investir, se doter d’un toit, une petite maison. L’Etat ne peut pas les traiter comme ça. On ne peut pas traiter ses compatriotes comme ça. Ils sont là-bas depuis 30 ans, 40 ans, bien avant la promulgation du schéma directeur de la ville de Conakry, on vient avec haine, avec enthousiasme, créer une calamité. C’est révoltant, c’est inhumain…», a dénoncé Cellou Dalein Diallo.

Avec ce déguerpissement en cours à Kaporo-rails et à Kipé 2, le chef de file de l’opposition guinéenne estime que l’Etat s’est livré à des destructions massives, sous le poids des règlements de compte politiques. « Plus de 12 000 personnes sans-abris, aucun secours de l’Etat… c’est inacceptable ! Nous avons perdu nos repères dans ce pays. L’Etat qui lève les impôts, le président qui est censé être le président de tous les Guinéens, tu vois qu’il provoque le malheur de son compatriote, il le met dans une situation de sans-abris, il le menace et il se réjouit de le voir dans cette situation. C’est la haine et les règlements de compte politiques, malheureusement… Même une armée d’occupation étrangère qui vient dans un pays, ne peut pas se livrer, sans préavis, sans accompagnement, à des destructions massives comme celles qu’on observe aujourd’hui à Kaporo-rails et Kipé 2 », a indiqué Cellou Dalein Diallo, tout en félicitant de passage tous ceux qui viennent en aide aux populations déguerpies de ces deux quartiers.

De retour du siège de l’UFDG, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le PADES opposé au 3ème mandat : « changer la Constitution ne peut être toléré »

16 mars 2019 à 20 08 11 03113

La lancinante question du 3ème mandat et l’impitoyable déguerpissement en cours à Kaporo Rails et Kipé 2 sont les principaux points débattus ce samedi, 16 mars 2019, à l’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). La rencontre, présidée par Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du parti, s’est tenue au siège du PADES à Nongo, dans la commune de Ratoma.

D’entrée de jeu, Mohamed Kaba a mis en garde sur les risques que comporte la volonté pour un chef d’Etat de s’accrocher au pouvoir. « Vous avez suivi tout ce qui est en train d’être mis en place pour modifier la constitution ou bien proposer une nouvelle constitution. D’aucun disent d’ailleurs qu’une Constitution dort déjà dans les tiroirs, mais vous savez que nous sommes en démocratie. Le principe fondamental de la démocratie, c’est le respect des lois, mais aussi le respect de l’alternance. On ne peut pas s’accaparer du pouvoir et le confisquer indéfiniment. Si on fait cela, on sort du jeu démocratique, on rentre dans une situation qui n’est pas démocratique. Il faut aujourd’hui qu’on fasse attention, parce que nous ne voulons pas vivre ce que certains pays voisins ont vécu par les mêmes erreurs, par les mêmes fautes. Nous ne voulons pas tomber dans ces travers. Nous voyons par ci, par là des groupuscules qui se lèvent et qui demandent de changer la Constitution », a dénoncé monsieur Kaba.

Par ailleurs, le coordinateur des affaires administratives du PADES estime que la modification de la Constitution n’est pas une mauvaise chose. Mais, « changer la Constitution pour confisquer le pouvoir, c’est ce qui est mauvais. Ça, il faut faire la différence et ça ne peut pas être toléré ».

C’est pourquoi, ajoute Mohamed Kaba, « il faut qu’on se lève, il faut qu’on soit vigilant, il faut que tous les acteurs politiques, même de la société civile, parce que nous avons le même devenir, se lèvent et se donnent la main pour faire front à cette velléité de changement de notre Constitution ou de confiscation de notre démocratie à tous les niveaux. C’est le lieu pour moi de lancer un appel à une union sacrée, une union sacrée des hommes politiques, des formations politique qui s’élargirait à la société civile, sans distinction, parce qu’il faut qu’on le comprenne, ce qui est en train de se passer concerne tout le monde, ce qui est en train de se passer, si on n’y prend garde, risque d’affecter tout le monde », a mis en garde ce responsable du PADES.

Parlant du second point, à savoir l’impitoyable déguerpissement en cours à Kaporo Rails et à Kipé 2, dans la commune de Ratoma, Mohamed Kaba a dit son indignation face au traitement réservé aux victimes de cette tragédie. « Aujourd’hui, concernant les opérations de déguerpissement, nous avons une situation humanitaire indescriptible, indescriptible en ce sens que, des familles entières, plus de 500 familles, dorment aujourd’hui à la belle étoile. Aujourd’hui, des personnes ont entièrement perdus leur biens, des personnes sont dans le désarroi total », a-t-il déploré.

Selon Mohamed Kaba, l’Etat a certes le droit de récupérer ses biens. Mais, il a le devoir de protéger ses citoyens. « Il y a deux qu’il faut préciser. Ces deux choses là, il faut qu’on les distingue : la première des choses est que les biens de l’Etat sont inaliénables. Personne ne peut s’approprier d’un bien de l’État, ça c’est un fait. Mais, la deuxième des choses, c’est que l’État a l’obligation d’assurer la sécurité et le bien être des ses citoyens, ça aussi c’est une évidence. Aujourd’hui, nous nous trouvions dans une situation où des guinéens souffrent, où des guinéens sont dehors, où des guinéens ont perdu tout ce qu’ils avaient. Ça, c’est une situation dégoutée, c’est une situation extrêmement difficile », a laissé entendre le politicien.

Pour finir, Mohamed Kaba a demandé que les responsabilités soient situées dans cette affaire de Kaporo Rails, notamment contre tous ceux qui ont facilité l’installation des citoyens sur les lieux.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Taouyah : la FAMEG assainit l’école primaire

16 mars 2019 à 19 07 40 03403

La Fondation « Aziz Pour une Meilleure Education en Guinée » (FAMEG), a organisé ce samedi, 16 mars 2019, une opération d’assainissement de l’école primaire de Taouyah, dans la commune de Ratoma. L’activité a connu la participation notamment du chef de quartier de Taouyah et du président de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE), rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis sa création en 2007 par Ibrahima Aziz Diallo, la Fondation Aziz pour une Meilleure Education en Guinée (FAMEG) s’illustre dans l’humanitaire, comme en témoigne son action de ce samedi. Les membres de la structure se sont mobilisés pour aller assainir l’école primaire de Taouyah.

Djibril Sylla

« Nous avons vu que nos écoles publiques, pour la plupart, sont dégradées. C’est pourquoi, depuis la création de la fondation, nous nous impliquons de temps en temps dans l’assainissement. Un des objectifs de cette ONG, c’est d’aider les élèves les plus démunis pour leur scolarisation, et aussi assainir les écoles. Mais, le choix de cette école n’est pas fortuit. C’est dans cette école que j’ai fréquenté de la 1ère année à la 6ème année. Donc après ma formation, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de venir donner un coup de main à nos petits frères, je veux parler des élèves », a expliqué Djibril Sylla, un des membres de la FAMEG.

Abondant dans le même sens, Elhadj Mamadou Saliou Keïta, secrétaire général de la Fondation Aziz Pour une Meilleure Education en Guinée (FAMEG), a dit que le leitmotiv de l’ONG, c’est de venir en aide aux élèves et aux institutions, c’est-à-dire les écoles.

Elhadj Saliou Keïta

« Nous sommes là aujourd’hui pour assainir complètement l’école, nettoyer les toilettes, et voir à la longue ce qu’on peut faire pour déboucher les WC. Cette action n’est pas une première. L’ONG a aidé beaucoup d’écoles : nous avons assisté le collège de Ratoma en y envoyant des livres et des table-bancs ; à l’école primaire de Hamdallaye, en plus du forage qu’elle a implanté, l’ONG a remplacé toutes les portes de l’école, nettoyé les ordures qui s’y trouvaient, a peint les salles de classes et a payé les frais de scolarité de certains élèves démunis. A Dixinn, l’ONG a doté certaines écoles en tables-bancs. A Bonfi, l’ONG a pris quatre élèves en charge. Les mêmes actions ont été menées aussi dans la sous-préfecture de Sanoun à Labé », a rappelé ce responsable de la fondation.

Momo Soumah

Très heureux de cette action humanitaire, monsieur Momo Soumah, directeur de l’école primaire de Taouyah, a remercié les membres de cette fondation. « C’est pour nous, une action salutaire. Nous commençons d’abord par vous remercier et vous féliciter de l’action d’assainissement que vous avez menée dans notre école. L’assainissement de notre école est une priorité pour nous parce que ça y va de la santé des élèves et des enseignants. Donc si vous avez eu l’initiative de nous accompagner dans ce domaine, ça nous galvanise, ça nous réjouit à plus d’un titre », a-t-il déclaré.

Aly 2 Sylla

De son côté, Aly 2 Sylla, le chef de quartier de Taouyah, a remercié les membres de la FAMEG pour cette initiative. Selon lui, ce geste constitue pour les membres de son bureau, « l’accomplissement d’un rêve. Celui de voir cette école devenir comme celles de la sous-région, dans le cadre de la propriété. Je salue aussi le travail qu’effectue la direction de cette école. Je peux dire que cette action aussi été rendue possible grâce au concours de la direction de cette école. L’assainissement est fondamental, parce que sans ça, il n’y a pas la santé. Surtout que l’école est un lieu public et populaire. Donc, la moindre infection, ça peut contaminer tout le monde. Donc, si cela est aujourd’hui une réalité avec ce que je vois sur le terrain, j’en suis fier », a dit le responsable local.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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L’UFR aux promoteurs du 3ème mandat : « des voleurs, des criminels… »

16 mars 2019 à 19 07 33 03333

Le déguerpissement en cours à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, tout comme les appels à la révision de la Constitution en faveur du président Alpha Condé ont dominé les débats à l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines de ce samedi, 16 mars 2019. La rencontre, tenue au siège du parti à Matam, a été présidée par Hadja Aissata Daffé, entourée de certains responsables de l’UFR, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Hadja Aïssata Daffé

Très révoltée par l’impitoyable démolition des maisons à Kaporo Rails et Kipé 2, Hadja Aissata Daffé dira manquer de mots pour exprimer sa désolation devant cette tragédie. « Je suis peinée, les mots me manquent pour exprimer ce que je sens. Pour construire une maison, il faut des années. Un pauvre fonctionnaire, père de famille, qui économise pendant 30 ans pour avoir une maison, pour ne pas laisser ses enfants comme ça… quelqu’un qui n’a jamais construit de ses propres efforts, vient en une minute, détruire tout ça. Je suis une mère de famille, j’ai vu ces mamans avec ces enfants, je suis vraiment touchée, on ne peut pas l’exprimer », a dit la présidente nationale des femmes du parti.

Selon elle, bien que Kaporo Rails et Kipé 2 soient des domaines réservés, l’Etat devrait procéder autrement, en poursuivant les gens qui ont délivré les papiers aux citoyens et quoi ont permis de construire dans cette zone. « C’est vrai que c’est des zones de l’Etat. Mais c’est la manière qui a déçu, L’Etat devrait procéder autrement. L’Etat devrait indemniser ces pauvres citoyens avant de les déguerpir. Je me rappelle bien, au moment où on devait construire la cité chemin de fer, ils ont construit d’abord Sangoyah. Ils ont construit là-bas, avant de casser. C’est quand ils ont été transférés à Sangoyah cité qu’ils sont venus casser. Ça, quand même c’est humain. Mais aujourd’hui, ceux-là qui ont travaillé, qui ont saigné, non seulement l’effort financier, mais l’effort physique, et vous savez ce que cela coûte ; et qu’en une seconde, on voit les pères de familles, les mamans, qui sont là arrêter, en train de voir la démolition de leurs maisons… Les enfants viennent de l’école et ils dorment à la belle étoile. Les gens qui ont remis les papiers à ces pauvres personnes doivent être poursuivis. L’Etat doit les poursuivre. L’Etat doit comprendre que ces sont des pères de familles qui ont quitté avec leurs enfants, des enfants qui sont dans des salles d’examens… »

Aly Badara Koné

De son côté, Aly Badara Koné, secrétaire général du conseil national des jeunes de l’UFR, n’a pas caché son amertume face aux gens qui encouragent la révision constitutionnelle et le 3ème mandat pour Alpha Condé. Monsieur Koné a demandé aux jeunes et aux femmes du parti de se lever pour barrer la route à ceux qui s’inscrivent dans cette démarche. « Tous les jeunes et toutes les femmes du parti doivent se lever pour barrer la route à ceux qui veulent changer notre Constitution pour un éventuel 3ème mandat. Ceux qui sont en train d’encourager cela sont tous des délinquants, des voleurs, des ennemis des guinéens, des criminels. Bouna Keïta est un délinquant, Ibrahima Traoré est un délinquant, Paul Moussa Diawara est un délinquant. Ce sont eux qui ont organisé au Palais du Peuple une cérémonie en faveur du 3ème mandat. Ce sont des voleurs », a martelé avec véhémence Badra Koné.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Manif pour un 3ème mandat à Kankan : le préfet a-t-il ordonné de fermer les écoles ?

16 mars 2019 à 19 07 02 03023
Aziz Diop, préfet de Kankan

L’administration publique et toutes les écoles de la commune urbaine de Kankan ont été paralysées ce samedi, 16 mars 2019. Cette décision serait venue du préfet Aziz Diop, en connivence avec les femmes du RPG de Kankan, qui ont mobilisé du monde ce samedi pour réclamer un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Du lycée régional Almamy Samory Touré au lycée-collège 3 Avril, en passant par le lycée Moryfindjan et celui de Marien N’Gouaby, il n’y avait ni professeur ni élève sur les lieux. Les salles de classes et les portes des directions sont restées fermées.

Selon nos informations, les autorités éducatives auraient reçu un ordre des autorités préfectorales de fermer portes et fenêtres, pour que les élèves viennent grossir les rangs des femmes du RPG. Ces femmes ont manifesté à la place des martyrs ce samedi matin, affichant clairement leur position pour un troisième mandat en faveur président Alpha Condé.

Il faut dire que cette fermeture des écoles de la ville ne surprend personne d’autant plus que Kankan est un fief du parti au pouvoir. C’est pourquoi d’ailleurs, les appels à la grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) n’ont jamais réussi dans cette localité.

A retenir que les activités commerciales n’ont pas été affectées par la manifestation de ces sirènes révisionnistes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Santé, Education, casse de maisons : le CPUG flingue le régime Alpha Condé

16 mars 2019 à 18 06 54 03543

Le parti du Changement, Progrès, Unité de la Guinée (CPUG), a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 16 mars 2019 à son siège, situé au quartier Minière dans la commune de Ratoma. A l’occasion de cette rencontre présidée par Abel Sâa Tonguino, Contrôleur Général du parti, plusieurs sujets ont été débattus. Le parti de Dr Ibrahima Sakho s’est montré indigné face à la situation qui prévaut dans certains secteurs de la vie nationale et annoncé sa détermination à travailler pour changer cette situation, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants du parti massivement mobilisés, le Contrôleur Général du CPUG a dénoncé « la mauvaise gestion du gouvernement guinéen » qui, selon lui, empêche le développement du pays. Abel Sâa Tonguino s’est insurgé contre la situation du secteur de santé, évoquant notamment le cas du camion transportant des faux médicaments qui a disparu la semaine dernière.

Abel Sâa Tonguino

« Le camion transport des faux médicaments est passé où ? Les faux produits sont distribués aux guinéens. Chaque année, 550 femmes meurent en état d’accouchement sur 100.000. Qui va prendre en charge ces enfants orphelins ? (…) Est-ce que vous êtes satisfaits des structures de santé qui sont en place ? Elles sont en très mauvais état et en insuffisance. Le projet de société du CPUG, dans le secteur de la santé, c’est la construction de centres hospitaliers significatifs et universitaires. Le CPUG a des moyens, nous allons les utiliser et les partager avec le peuple », a-t-il dit.

Autre secteur qui préoccupe le parti dirigé par Dr Ibrahima Sakho, c’est celui de l’éducation. Et à ce niveau aussi, le CPUG dépeint un tableau noir. « L’assainissement du fichier des fonctionnaires de l’enseignement doit commencer le 18 mars. Entretemps, l’inspection régionale de l’éducation de Labé a sillonné les préfectures de Koubia, de Pita, de Lélouma où on trouve 2 groupes pédagogiques dans une seule classe et un seul enseignant, c’est-à-dire 3 salles pour 6 classes.

Au moment où il n’y a pas d’écoles, il n’y a pas d’enseignants, on va recenser qui ? On va assainir quel fichier ? La situation de l’université Gamal est aussi grave. Chaque année, des recrutements sont faits, les étrangers qui viennent étudier en Guinée, notamment en médecine, où l’argent là part ? Allez-y regarder l’état de Gamal, on dirait qu’il n’y a personne là-bas. Avec Dr Ibrahima Sakho, nous allons dénicher les trous où l’argent rentre et qu’on n’arrive pas à voir. Nous allons mettre ça au profit des Guinéens », promet Abel Sâa Tonguino.

L’opposant a évoqué aussi le déguerpissement des habitants de Kaporo Rails et de Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Une situation qu’il regrette et dénonce avec vigueur. « On était à 9.000 personnes déguerpies la fois dernière, nous sommes aujourd’hui à plus de 10.000. Ils ont démolis 953 bâtiments pour construire zéro. Il faut qu’on réfléchisse à ça.

Non seulement ils sont incapables de construire des logements sociaux, ils se mettent à casser les logements des pauvres gens. Il y a 25 sites qui appartiennent à l’Etat, mais pourquoi c’est Kaporo seul qui est touché ? » S’interroge-t-il. « Voilà des problèmes auxquels nous allons nous attaquer. Nous allons mettre fin à ça », a laissé entendre le Contrôleur Général du CPUG.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Guinée : le RPG encourage les démolitions des habitations à Kaporo Rails et Kipé2

16 mars 2019 à 17 05 44 03443

L’initiative du régime Alpha Condé qui consiste à chasser les populations de Kaporo Rails et Kipé2 (à Conakry) et de démolir leurs maisons a largement été commentée à l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, ce samedi, 16 mars 2019. A tour de rôle, les responsables du parti d’Alpha Condé ont clamé leur soutien au gouvernement, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Contrairement à l’opposition qui a vigoureusement dénoncé le déguerpissement des habitants de Kaporo Rails et de Kipé 2, la mouvance présidentielle, elle, approuve et salue même la démarche du gouvernement guinéen.

Bangaly Camara

C’est l’ancien maire de Kankan, Bangaly Camara, qui s’est exprimé en premier sur le sujet au cours de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi, 16 mars 2019. « L’Etat est une continuité, ce problème dont il s’agit a été créé depuis 1989 par un décret du président Lansana Conté. C’est à cette occasion qu’on a parlé de la route Le Prince. La route le Prince n’était pas comme ça. C’est après ça que la route Le Prince a été créée et la zone de Kaporo Rails a été retenue pour les zones ministérielles. En ce moment, il n’y avait pas RPG, il n’y avait pas UFDG. Mais, aujourd’hui, on est en train de renverser les choses, cacher la vérité et faire prévaloir les humeurs. C’est très grave quand je vois des intellectuels, des cadres qui sont appelés à rendre service à leur pays, de façon loyale, qui sont en train de déranger, de dérouter. Kaporo Rails, c’est une zone qui a été réservée depuis 1989, il n’y avait pas de concessions là-bas, il n’y avait pas d’étages. Si aujourd’hui, il y a étage, il y a maison, il y a tout, c’est parce que les gens n’ont pas respecté la loi. Or, Alpha Condé est un homme de loi, de principes. Quand je prends les gens qui disent c’est parce que ce sont les militants de l’UFDG qui sont là-bas, ça c’est quoi ? Est-ce que c’est honnête ? Ceux qui disent que c’est pour des raisons politiques, qu’ils se détrompent. Ce n’est pas ça, c’est pour donner une visibilité à notre capitale », a dit Bangaly Camara, ancien maire de Kankan.

Saloum Cissé

Abondant dans le même sens, l’honorable Saloum Cissé, secrétaire général par intérim du RPG Arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée nationale, a laissé entendre que « d’ici jusqu’à Coyah, il y a un plan cadastral. Si quelqu’un veut construire, il n’a qu’à se donner la peine de venir à Coléah, il y a un service spécialisé dans ça pour constituer les documents de base. Et là, il sera rassuré de savoir quels sont les domaines de l’Etat qui sont disponibles ou des zones qui sont à réserver. Mais très souvent, quand les gens viennent que ça soit de l’intérieur ou de l’extérieur, souvent on les trompe pour leur donner des terrains. Donc, il faut éviter cela. Il n’y a pas une seule ethnie là-bas, moi j’ai la famille d’un de mes amis qui est là-bas. Il y a toutes les ethnies. Cessez de réfléchir en malinké, cessez de réfléchir en peulh, en soussou, en forestier, réfléchissez en pur guinéen. Ce pays est un acquis commun », a lancé Saloum Cissé, vice-président de l’Assemblée nationale.

Hady Barry

Emboîtant les pas de ses prédécesseurs, Hady Barry, secrétaire général du ministère de la Coopération et de l’Intégration africaine, a tiré à boulets rouges sur certains opposants, qu’il accuse de communautariser le débat politique. « Tout leader politique qui cherchera à instrumentaliser une ethnie pour accéder au pouvoir, ne sera jamais au pouvoir en République de Guinée. Lorsqu’on est leader politique, on doit voir grand, on doit voir la Guinée dans sa diversité. Ceux qui parlent, je pense que ce sont eux qui ont gouverné la Guinée pendant des années. Aujourd’hui, un habitant de Ratoma qui veut se rendre à Kaloum pour travailler, il passe combien d’heures ? Moi je passe le matin 3 heures 45 minutes pour arriver au travail et le soir je passe 3 heures pour rentrer. Ça fait 6 heures et ça c’est le quotidien de tous les Guinéens. Est-ce qu’il n’est pas nécessaire aujourd’hui de construire un endroit où les Guinéens pourront satisfaire leurs besoins avec moins de problème ? Tout leader raciste qui cherchera à utiliser l’ethnocentrisme pour arriver au pouvoir, n’arrivera jamais au pouvoir, retenez cela. Ce qu’on attend des leaders politiques, c’est de parler au nom de la Guinée. S’il y a des problèmes, ils posent les problèmes correctement et trouvent des solutions. Mais, en instrumentalisant les uns contre les autres, je ne vois pas comment tu pourras régler les problèmes de toute la Guinée, comment tu pourras avoir le suffrage des Guinéens pour accéder au pouvoir un jour. Alors qu’on fasse très attention nous politiciens. On a longtemps trompé le peuple de Guinée en l’opposant pour des intérêts particuliers. Mais il arrivera un moment où tout raciste ne pourra jamais accéder au pouvoir en Guinée. A bon entendeur salut ! ».

A noter cette assemblée générale du RPG Arc-en-ciel a été marquée aussi par l’adhésion de 250 jeunes présentés comme étant des anciens militants de l’UFDG qui ont rejoint le parti au pouvoir. Ils sont regroupés au sein d’une structure dénommée « Mouvement Alpha reste ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Une fille défigurée par une grenade de la Gendarmerie : l’UFDG au chevet de la victime

16 mars 2019 à 17 05 00 03003
Aïssatou Bela Diallo, blessée par des Gendarmes lors de la démolition des habitations à Kipé 2

La démolition des habitations des citoyens de Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, par le régime Alpha Condé continue de faire des blessés. Aissatou Béla Diallo, âgée de 14 ans, a été défigurée par une grenade lacrymogène lancée par des Gendarmes. Une délégation du conseil politique du principal parti de l’opposition guinéenne s’est rendue à son chevet dans la matinée de ce samedi, 16 mars 2019, à l’hôpital national Donka, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En plus des deux jeunes taxi-motards, blessés par balles hier, vendredi, à Kipé 2, une jeune fille a été victime de l’intervention musclée des forces de l’ordre sur les lieux. Selon la famille de la victime, Aissatou Béla Diallo, domiciliée à Koloma, était allée à Kipé 2 pour aider des amies à déménager alors que leurs concessions étaient dans la ligne de mire des bulldozers de Dr. Ibrahima Kourouma, surnommé « ministre de la démolition des habitats… ».

Lors d’une intervention des gendarmes, la pauvre demoiselle, originaire de Ditinn, dans la préfecture de Dalaba, a été atteinte par un projectile qui lui a arraché une partie du visage.

Une délégation de l’UFDG à l’hôpital Donka, au chevet de la victime des Gendarmes

Ce samedi, 16 mars 2019, une délégation du conseil politique de l’UFDG, conduite par son trésorier national, s’est rendue au chevet de la victime.

Maladho Diallo

Selon Mamadou Maladho Diallo, « la direction nationale de l’UFDG, en l’occurrence son président, a été informée de la défiguration d’une fille suite à des échauffourées dans le cadre du déguerpissement de Kaporo Rails. Aussitôt informé, le président m’a instruit de me rendre au chevet de la fille avec une importante délégation de la direction nationale, composée des membres du conseil politique, des affaires sociales plus les fédérations de l’extérieur. Nous sommes allez assister les parents de la victime. Nous avons apporté une enveloppe de sept (7) millions comme un début de contribution de la part d’Elhadj Cellou Dalein Diallo », a dit le trésorier national de l’UFDG.

Oumar Diallo, père de la victime

Ce geste a ému Alpha Oumar Diallo, le père de la victime. « Je vous remercie du fond du cœur. Votre présence à nos côtés nous galvanise, ça nous réconforte à plus d’un titre. Ma fille était allée assister sa camarade dans le transport des bagages à Kipé. Malheureusement, on a appris que ce sont des gendarmes qui lui ont jeté du gaz lacrymogène au visage. Aujourd’hui, son nez est complètement arraché. Mais Dieu merci, grâce aux personnes de bonne volonté, ma fille est en vie. Cependant, je crains pour sa vie, puisqu’elle saigne toujours », a-t-il dit.

Selon nos informations, la jeune Aissatou Bella Diallo devrait être admise au bloc opératoire demain dimanche. L’opération chirurgicale devrait coûter cinq (5) millions de francs guinéens. « Le médecin m’a dit que l’intervention chirurgicale sera rude puisque l’impact du projectile a cassé tous les os et veines qui sont autour du nez », a expliqué Alpha Oumar Diallo, père de la jeune fille.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél: (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un présumé voleur tué par une foule en colère

16 mars 2019 à 15 03 31 03313

Un jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, accusé de vol du moteur d’une machine de concassage, a été lynché par une foule en colère dans le district de Fandjan, relevant de la sous préfecture de Doko. Les faits ont eu lieu hier vendredi, 15 mars 2019, aux environs de 22 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Siguiri.

Selon nos informations, la victime de cette vindicte populaire s’appelle François Bangoura, résidant à Fandjan, âgé de 32 ans, originaire de la préfecture de Boké. Soupçonné d’avoir volé le moteur d’une machine de concassage, le jeune homme a été battu à mort par un groupe de jeunes en colère à Fandjan, dans la commune rurale de Doko.

Interrogé sur cet état de fait, Mamady Bangoura, le président du district de Fandjan, a raconté ce qui s’est passé. « Il y a quelques jours, des jeunes ont arrêté ce monsieur dans un premier temps pour le conduire ici. Je l’ai conscientisé, je lui ai demandé de ne plus revenir ici. Mais hier, il a été arrêté par la population qui l’a tué. J’ai informé mes chefs. Ce samedi matin il a été enterré ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : la FSPE renforce les capacités de ses membres

16 mars 2019 à 14 02 40 03403

La Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) s’active sur le terrain pour le renforcement des capacités de ses membres. C’est dans cette dynamique qu’elle a organisé récemment un atelier de formation de quatre (4) jours en faveur des élus syndicaux de la FSPE des trente trois (33) préfectures de la Guinée et des cinq (5) communes de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette initiative de la FSPE a été prise en collaboration avec le Syndicat National des Enseignants du Secondaire (SNES-France). C’est le siège du Conseil Economique et Social (CES) qui a abrité cet atelier de formation.

Dans son discours, Salifou Camara, secrétaire général de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education, a expliqué le bien fondé de la tenue de cette formation. « Vous savez, maintenant, dans le mouvement syndical, il y a beaucoup de problèmes et de cacophonie. Donc, la nouvelle génération avait besoin d’une formation, il faut les former pour qu’ils sachent leur devoir et leur droit en tant que syndicaliste, qu’ils soient imprégnés aussi de l’historique du syndicat, savoir ce que nos devanciers ont fait et qu’est-ce qu’ils ont eu comme acquis.

Il fallait aussi leur donner des informations sur les conventions qui protègent un syndicaliste, qui les autorisent à agir sur le terrain. Aujourd’hui, un syndicaliste mal formé, c’est quelqu’un qui est dans les nuages, dans le noir et c’est quelqu’un qui peut détruire la société. Mais, quand on est bien formé et qu’on connait son droit et son devoir, tu sais comment agir. C’est ce qui nous a motivé de communiquer avec nos structures à la base pour la tenue de cette formation », a fait savoir Salifou Camara.

Au cours des échanges entre les participants, un diagnostic des difficultés rencontrées par les syndicalistes a été fait par les organisateurs. Selon le secrétaire général de la Fédération Syndicale des Professionnelle de l’Education, ces difficultés sont : « le manque de la tenue régulière des réunions syndicales. Ensuite, il faut aller vers eux pour les enseigner, pour les sensibiliser. Le mouvement syndical n’est pas un mouvement politique. Le syndicaliste défend les travailleurs et protège le travail », a laissé entendre Salifou Camara.

Les thèmes abordés au cours de cette formation ont été fortement appréciés par les participants. Interrogé à ce sujet, André Michel Léno, secrétaire général de la FSPE à Kissidougou, a donné son point de vue. « Nous avons appris comment les syndiqués doivent vivre dans leur mouvement syndical et appeler d’autres membres à adhérer au mouvement syndical. Ce que j’ai reçu dans la formation me donne une nouvelle motivation pour prendre un nouvel élan dans la vie du mouvement syndical », s’est réjoui André Michel Léno.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Cambriolage à Lambanyi : une voiture emportée

16 mars 2019 à 13 01 52 03523

L’insécurité continue à faire des victimes dans la ville de Conakry. Dans la nuit d’hier vendredi 15 mars, Sékou Oumar Diallo, citoyen domicilié au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, a reçu la visite d’un inconnu qui a réussi à voler sa voiture de marque Toyota Highlander, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La victime de ce cambrioleur astucieux n’en revient toujours pas. Sékou Oumar Diallo, évoluant dans le transport maritime, interrogé par notre reporter, est revenu sur le vol dont il a été victime. « J’ai été victime d’un cambriolage dans la nuit de ce vendredi. Un cambriolage qui est vraiment atypique. Parce que, je me suis levé le matin, je voulais aller à la prière. Je me suis mis à rechercher les clés de la voiture, je ne les retrouvais pas.

J’ai réveillé ma femme. On a cherché, mais on ne les voyait toujours pas. Puis, j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu que la voiture n’était pas là. Donc, j’ouvre la porte, je constate que la voiture a disparu. Le portail était ouvert. Après, on a vu dehors un bois et une barre de fer que le voleur a probablement utilisé pour récupérer les clés. Mais, certainement c’est quelqu’un qui connait toutes mes habitudes dans la maison, parce que quelqu’un d’autre ne peut pas savoir que je mettais les clés sur le frigidaire.

Il n’a pris que la voiture. Il n’y a aucune effraction. Parce que, comme vous le constatez, les portes ne sont pas défoncées. Il a pris la voiture, il est parti. Mais, c’est une voiture d’un certain standing, une Toyota Highlander, les avant derniers modèles. Un véhicule de couleur blanche », a-t-il expliqué.

Selon notre interlocuteur, il a déjà porté plainte. « C’est la première fois que je suis victime de vol ici. Même nos vêtements passaient la nuit dehors, accrochés ici. On ne m’avait jamais volé ici, même une aiguille. Je suis là depuis 2010. J’ai informé la gendarmerie et la police de la disparition de mon véhicule. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour que le véhicule soit retrouvé », a fait savoir la victime, Sékou Oumar Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Siguiri : 3 morts et 3 blessés dans un accident de la circulation

16 mars 2019 à 13 01 09 03093

Trois jeunes ont trouvé la mort et trois autres ont été grièvement blessés, hier, vendredi 15 mars 2019, dans une collision entre des motards sur la route Siguiri-Kourémalé. L’accident s’est produit aux environs de 21 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’accident s’est produit à Namankouman, un district relevant de la sous préfecture de Doko. La localité est située à 34 km de Siguiri, à 40 km de la commune rurale de Doko. Sur le champ, deux jeunes ont trouvé la mort. La troisième victime a succombé suite à ses blessures à l’hôpital.

Selon le commandant de la brigade de gendarmerie de Doko, l’adjudant Mouloukou Souleymane Kaba, l’excès de vitesse serait à l’origine de cet accident mortel. « C’est à 22 heures que j’ai été informé de l’accident. Nous nous sommes rendus sur les lieux. Deux motards sont entrés en collision, ils étaient surchargés, trois par moto. L’un quittait à Siguiri pour Doko, l’autre effectuait le sens inverse.

L’accident s’est produit à Namankouman. Deux ont trouvé la mort sur place, le troisième a succombé suite à ses blessures au centre de santé de Doko. Les trois blessés ont été aussi admis dans le même centre. L’excès de vitesse est à l’origine », a dit l’adjudant Mouloukou Souleymane Kaba.

Les trois jeunes gens qui ont perdu la vie dans cet accident sont : Ousmane Keïta, âgé de 23 ans, célibataire, originaire de Faranah ; Sayon Dansoko, âgé de 20 ans, célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ; Fodé Dansoko, âgé de 21 ans, célibataire sans enfant, originaire de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Rénovation de la mosquée de Boké : ouf de soulagement pour les fidèles musulmans

16 mars 2019 à 12 12 57 03573

Après plusieurs mois de travaux de rénovation, la grande mosquée de Boké a été inaugurée hier vendredi, 15 mars 2019. La cérémonie a mobilisé plusieurs fils ressortissants de Boké, quelques membres du gouvernement, les autorités locales et de très nombreux fidèles musulmans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les travaux de rénovation de la grande mosquée de Boké ont coûté a coûté 1 milliard 500 millions de francs guinéens. Des travaux financés par Mohamed Lamine Diao, natif de Boké.

Au nom des populations de la commune urbaine de Boké, le maire a pris la parole pour remercier le donateur. Mamadouba Tawel Camara a saisi l’occasion pour faire l’historique de la grande mosquée de Boké. « Cette mosquée est construite en 1861 par feu Thierno Mamadou Bah. Elle est la troisième dans la préfecture de Boké après celles de Wossou, dans la sous-préfecture de Sangarédi, et de Kabagnan, dans Kolaboui.

Depuis cette date, elle a fait l’objet de reconstruction, d’extension et de rénovation successive, réalisée par des personnalités importantes auxquelles nous rendons des vibrants hommages, remerciements et reconnaissance. Monsieur Mohamed Lamine Diao aurait pu utiliser ces fonds à d’autres fins à but lucratif. Mais, sa foi religieuse, conforme aux principes de l’islam, il a ainsi orienté l’immense ressource financière et matérielle à la présente rénovation.

Qu’il trouve ici les sincères remerciements de l’ensemble des citoyens de Boké. Que le tout puissant Allah le bénisse, le protège et lui donne longue vie dans la santé. Par ailleurs, j’assure au nom de la population de Kakandé au bienfaiteur, Mohamed Lamine Diao, de l’entretien et de la sécurité de ce bijou qui fait la fierté de Boké », a dit le maire.

Au nom des religieux, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké n’a pas caché sa satisfaction. Pour Elhadj Mohamed Wakil Yattara, la grande mosquée de Boké a désormais tout ce qu’il faut pour que les musulmans prient dans le confort. «Nous sommes maintenant dotés d’une infrastructure extraordinaire.

Ce qui manquait à cette mosquée existe désormais : il y a la sonorisation, le forage, la cour est bien aménagée, on a des tapis neufs avec des ampoules extraordinaires. C’est un bijou flambant neuf. Au donateur, nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde ».

Présent à cette rencontre, c’est le ministre de la Communication, natif de Boké, qui a procédé à la coupe du cordon inaugural. Amara Somparé a félicité le donateur avant d’appeler les fils du Kakandé à emboiter le pas à Mohamed Lamine Diao. « C’est une grande fierté. On peut féliciter le donateur parce que le travail est bien fait.

Si chaque fils de Boké fait quelque chose, je pense que c’est toute la ville et toute la préfecture qui gagnera. Cela est un exemple et tout le monde doit prendre cette voie pour développer cette préfecture qui nous est si chère », a laissé entendre le ministre de la Communication.

La rénovation de la grande mosquée de Boké est un ouf de soulagement pour les fidèles musulmans. Ces derniers temps, les toilettes étaient non fonctionnelles, le problème d’eau était criard et les tapis de prière étaient fortement dégradés.

De Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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An 15 du décès de Siradiou Diallo : forte mobilisation pour commémorer l’événement

16 mars 2019 à 12 12 20 03203

L’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) a commémoré, le jeudi 14 mars 2019, le 15ème anniversaire de la disparition de son président fondateur, Siradiou Diallo.

La cérémonie s’est déroulée à Labé sous la présidence du leader de l’UPR et ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, Elhadj Ousmane Bah, accompagné entre autres du 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Elhadj Salim Bah, du ministre d’Etat de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, Thierno Ousmane Diallo, du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, des préfets de Tougué Ehadj Abdourahmane Koïn Baldé et de Mali, Elhadj Harouna Souaré et de plusieurs membres du Bureau Exécutif national du parti.

Comme chaque année, c’est au domicile du défunt à Labé que les responsables et militants de l’Union pour le progrès et le renouveau, (UPR), les sages et fidèles venus de tous les horizons du Fouta et de la Guinée, se sont réunis pour commémorer ce 15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo. Ce fut une occasion pour les familles politique et biologique du défunt de faire des sacrifices, des prières et bénédictions pour le repos de l’âme de l’illustre disparu et de tous ses compagnons de lutte décédés.

Devant les autorités régionales, préfectorales et communales de Labé, Elhadj Salim Bah, secrétaire à l’implantation et à l’animation de l’UPR, au nom de la direction nationale du parti, a salué l’ensemble des participants à cet événement.

« Au nom du Président de notre parti, Elhadj Ousmane Bah, je vous remercie et je vous salue pour ce déplacement. Il y a un an, cet anniversaire a été célébré à Conakry en présence du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, et du Président de l’Assemblée nationale. Cette année, nous voilà comme d’habitude, réunis à Labé pour saluer la mémoire de Siradiou Diallo, prier pour lui et pour l’ensemble de nos devanciers. Moi, je fus le dernier des membres du Bureau exécutif national de l’UPR à se voir avec Siradiou Diallo.

Il m’a trouvé à Paris et voulu que je reste pour deux semaines avec lui mais j’étais en partance pour les Etats-Unis. Avant notre séparation donc, il a demandé à ce que nous nous donnions les mains et de bien entourer Ousmane Bah, alors Vice-président du parti. Il a insisté que sa lutte vise à permettre à ce qu’un jour quelqu’un sorte des rangs de l’UPR pour diriger la Guinée et pas forcément lui Siradiou Diallo…

15 ans après, son appel reste valable. Il s’adresse à chacun de nous. Siradiou Diallo nous a montrés le chemin à suivre, il nous a montrés un homme à soutenir, c’est Elhadj Ousmane Bah. Son combat doit se poursuivre jusqu’à l’atteinte de son objectif, celui de porter au pouvoir un des membres de l’UPR. Actuellement celui qui est sur orbite, est notre leader, Elhadj Ousmane Bah.

Nous renouvelons cet appel de notre bien aimé Siradiou Diallo à l’endroit de chacun des militants, responsables et sympathisants de l’UPR mais également à l’endroit de tous les Guinéens. Tous, nous formulons nos prières intenses pour le repos de l’âme de Siradiou Diallo et pour le bonheur d’une Guinée paisible où il fait bon vivre », a fait savoir l’Honorable Salim Bah.

Le représentant du gouverneur de Labé, Souleymane Marga Baldé, Directeur de cabinet du gouvernorat, a salué la mémoire de Siradiou Diallo avant de remercier les organisateurs. « Moi j’étais préfet dans plusieurs localités du pays, à Kérouané, Kouroussa, Pita et Télimélé entres autres et puis Directeur de cabinet au gouvernorat de Boké.

Siradiou Diallo, alors leader de l’opposition, à chaque fois qu’il venait dans une préfecture, il passait nous saluer et décliner l’objet de sa mission avant d’aller rencontrer ses militants. Ça, c’est la marque d’un Homme d’Etat, d’un homme respectueux des valeurs démocratiques et républicaines.

Avec le Pr Alpha Condé, il est l’un des artisans décisifs de la démocratie en Guinée. Partout, il disait à ses militants de prôner la paix et la cohésion nationale. Aux fonctionnaires, il leur demandait de se soucier avant tout de leur famille et de ne pas sacrifier leur carrière.

Autrement dit, de ne pas s’afficher avec lui et de manifester leur adhésion à son combat politique que pendant le vote… Nous regrettons sa mort comme beaucoup de nos compatriotes. Nous saluons les membres de son Bureau exécutif qui continuent de commémorer sa mémoire… », a dit Marga Baldé.

Pour sa part, l’Inspecteur régional de la ligue islamique de Labé et grand imam de la même ville, Elhadj Badrou Bah, a rappelé le caractère profondément pieux du défunt. « … Je voudrais vous rappeler ici une pensée de mon père, le regretté Elhadj Abdourahmane Bah.

Il disait à chaque occasion que Siradiou Diallo est l’un des petits fils du Waliou Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan. Que personne ne soit étonné de sa piété et de son caractère respectueux et humain », a précisé l’érudit, entouré des sages et responsables de la ligue préfectorale et communale de Labé et de Pita entre autres.

Elhadj Badrou Bah, saluera également la direction de l’UPR qui, chaque année, honore la famille de Siradiou Diallo et tous ses proches en organisant des cérémonies de souvenirs, en hommage à leur fils, Siradiou Diallo. D’ailleurs, pour le grand Imam de Labé, Siradiou Diallo était simplement un bel exemple de réussite des valeurs de paix et de tolérance.


« Partout, il a incarné des idées fortes et défendu des valeurs nobles pour le bonheur de tous. C’est pourquoi, malgré le nombre d’années écoulées, les fidèles musulmans sont fiers de se retrouver autour de ses idéaux chers à tous les Guinéens… », a magnifié ce descendant de Thierno Aliou Bhoubha N’diyan.

Après le recueillement sur la tombe de Siradiou Diallo, Elhadj Ousmane Bah, la voix pleine d’émotion, s’est prêté aux questions de la presse pour rappeler le souvenir le plus vivant encore dans sa mémoire qu’il garde de son prédécesseur.

« Monsieur Siradiou Diallo a été une très grande source d’inspiration pour moi. Les 8 ans que j’ai vécus à ses côtés, m’ont permis d’avoir beaucoup d’enseignements tirés de notre cohabitation. Aujourd’hui, je partage la fierté et la satisfaction de tous les militants et responsables de l’UPR d’avoir eu les moyens de commémorer ce 15ème anniversaire de sa disparition puisque nous en avons fait une tradition et nous souhaitons que cette tradition se perpétue dans le temps… », a indiqué le leader de l’UPR.

De son côté le gouverneur de Mamou et jeune frère du défunt, également Vice-président de l’UPR, garde encore des souvenirs de son frère Siradiou Diallo. « Je garde plusieurs souvenirs de mon frère. Depuis mon enfance, nous sommes ensembles dans ce combat. Même dans son exil, je l’ai suivi. Je regarde ses photos, je me rappelle de son parcours et je l’admire…

Mon frère nous a toujours demandés d’agir avec modération, courage et voire le juste milieu. Il est de ceux qui ont œuvré pour que la Guinée soit un grand pays, un pays émergent. Et lui, le Pr Alpha Condé et Doré Jean Marie, ils ont mené le combat démocratique dans ce sens. Ce sont trois personnes qui sont pour moi des frères… », a précisé Amadou Oury Lémy Diallo.

Dans le même registre, parents, amis et compagnons de lutte ont rappelé les qualités humaines, morales, intellectuelles, religieuses et patriotiques de l’homme. Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, a remercié le leader de l’UPR et les militants du parti pour leur reconnaissance et loyauté à son frère Siradiou Diallo.

A rappeler que Siradiou Diallo a été journaliste, homme politique président fondateur de l’UPR, député à l’Assemblée nationale de Guinée et membre du Parlement de la CEDEAO. Il est décédé le 14 mars 2004, à l’âge de 68 ans, à Paris. Il repose depuis, dans le caveau des Grands, du petit cimetière situé à côté de la Grande mosquée de Labé, et abritant entre autres les tombeaux de Karamoko Alpha Mo Labé et de l’Almamy Sory Mawdho, deux des principaux fondateurs du Royaume théocratique du Fouta Djallon.

De Labé, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Déguerpissement à Kipé 2 : des gendarmes accusés d’avoir tiré sur deux jeunes

16 mars 2019 à 10 10 57 03573

L’opération de déguerpissement commence à prendre des tournures violentes à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Deux conducteurs de mototaxis ont été blessés par balles, dans la soirée d’hier vendredi, 15 mars 2019, dans la zone de Kipé 2, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le déguerpissement en cours à Kipé 2 ne touche pas que les réalisations sur le terrain. Désormais, l’on s’en prend physiquement à des citoyens. Deux jeunes conducteurs de mototaxis ont été blessés par balles vendredi soir sur les lieux. Les victimes sont Amadou Lamarana Sow, dit Messi, âgé de 22 ans et originaire de la sous-préfecture de Porédaka, dans la préfecture de Mamou ; et Oumar Bah, âgé de 18 ans, originaire de Gongoré, dans Pita. Les deux ont été blessés par balles respectivement à la hanche et au pied.

Des témoins de la scène ont confié à notre reporter que c’est dans un échange de jets de cailloux et de gaz lacrymogène entre jeunes et gendarmes que les faits se sont produits. Selon Mamadou Diouma Barry, taxi-motard et étudiant en Sociologie à l’Université de Sonfonia, « nous, nous étions à notre place où nous garons nos motos. Nous avons vu les gendarmes, qui font le déguerpissement, et certains jeunes, échanger des cailloux contre du gaz lacrymogène. C’est ainsi que les gendarmes ont commencé à tirer à bout portant sur les gens.

Nous avons entendu deux à trois balles. Moi, j’ai pris la fuite et tant d’autres aussi ont pris la fuite. C’est pendant ce temps que j’ai entendu Amadou Lamarana Sow crier en disant qu’on lui a tiré dessus, appelant au secours. Dans un premier temps, on a cru que c’est sous l’effet de la peur. Finalement, on a compris qu’il a reçu une balle. Un d’entre-nous est venu le prendre. Nous l’avons envoyé à l’hôpital Jean Paul 2 ».

Interrogé par notre reporter, Mamadou Moussa Sow, le père du jeune Amadou Lamarana Sow, s’est dit très inquiet pour son fils. « On a tiré sur mon fils alors qu’il était assis sur sa moto. Il n’était mêlé à rien. Et c’est les gendarmes qui lui ont tiré dessus à Kakimbo, là où ils démolissaient les bâtiments dans la zone de Kipé 2, vers les rails. Aujourd’hui, je ne sais plus quoi faire.

La terre chauffe, on ne peut pas monter au ciel. Au moment où tout le monde se préoccupe de la démolition des habitations des gens, on tire sur mon enfant, je n’ai pas de moyens pour le soigner. La situation de mon fils m’inquiète. Je demande l’aide des bonnes volontés pour pouvoir soigner mon enfant », a lancé monsieur Sow.

Le deuxième blessé qui reçu une balle au niveau du pied, se nomme Oumar Bah, âgé de 18 ans. Arrivé à l’hôpital Jean Paul 2, il a été aussitôt pris en charge. Son père, Fodé Bah, présent sur les lieux, a regretté l’attitude des médecins. « J’ai été informé par coup de téléphone qu’on a tiré sur mon fils quand j’étais au grand marché de Madina. Rapidement, je me suis rendu ici à l’hôpital Jean Paul 2 pour m’enquérir de son état. A mon arrivée, j’ai demandé si son pied est cassé, ils m’ont qu’ils sont en train de faire la radio.

C’est après les résultats qu’ils sauront s’il est cassé ou non. Longtemps après ils m’ont dit que la radio n’a pas réussi, qu’ils vont reprendre encore. Pour la première fois, on m’a fait payer 70 mille francs guinéens. Ils ont repris pour une deuxième fois, qui a réussi. Ils m’ont dit, selon la pellicule, que le pied n’est pas fracturé et la balle n’est pas dedans. Ils ont prescrit une ordonnance qui coûte 393 mille francs.

Ils ont dit qu’ils ne vont pas le toucher tant que ce montant n’est pas au complet. Je leur ai dit de le traiter et que j’enverrai le reste. Ils ont dit non. Maintenant, le sang continue à couler du pied de mon fils. Que faire ? Je demande à tout le monde de m’aider. Je crains fort pour le pied de mon enfant », a dit le vieil homme.

Malgré nos multiples tentatives, les médecins se sont abstenus de tout commentaire sur l’état des blessés.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déclaration des biens des hauts cadres de l’Etat : voici le rapport de l’audit mené par le Balai Citoyen sur la question

16 mars 2019 à 10 10 06 03063

SOCIETE CIVILE GUINEENNE

Cellule Balai Citoyen (CBC)-Guinée
      Siège social :
Coleah-Lansebougni/Guinée-Conakry

E-mail : cellulebalaicitoyen@gmail.com Tel : (+224) 628 64 58 80

RAPPORT SYNHESE DE L’AUDIT CITOYEN SUR LA DECLARATION DES BIENS DES HAUTES PERSONNALITES DE LA REPUBLIQUE  

(ARTICLE 36 DE LA CONSTITUTION)

  1. Contexte

Cinq ans après l’élection présidentielle de 2010, la Guinée a organisé un deuxième scrutin présidentiel le 11 octobre 2015 qui a vu la réélection du Président sortant. Mais il faut rappeler que pendant le premier mandat du Président de la République, aucune déclaration des biens, ni de publication n’avait été faite conformément à la Constitution en son Article 36. Celui-ci stipule : « Après la cérémonie d’investiture et à la fin de son mandat, dans un délai de quarante-huit (48) heures, le Président de la République remet solennellement au Président de la Cour Constitutionnelle la déclaration écrite sur l’honneur de ses biens.

Les Ministres avant leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci déposent à la Cour Constitutionnelle la déclaration sur l’honneur de leurs biens. La déclaration initiale et celle de la fin de mandat ou des fonctions sont publiées au Journal Officiel. Les dispositions du présent article s’appliquent au Président de l’Assemblée Nationale, aux premiers responsables des institutions constitutionnelles, aux Gouverneurs de la Banque Centrale et aux responsables des régies financières de l’Etat ».

Ainsi, par l’intermédiaire d’une lettre ouverte, la Cellule Balai Citoyen a interpellé le Président de la Cour Constitutionnelle sur le respect de l’Article 36 de la Constitution. Le Président de la République s’est acquitté de cette obligation le 6 janvier 2016 et a promis que les Ministres et tous les responsables des institutions et régies en feront autant, conformément à la loi. 

Constatant que l’application des principes liés aux procédures de déclaration des biens pourrait connaitre des difficultés dans sa mise en œuvre, la Cellule Balai Citoyen a demandé la mise en place urgente de la Cour des Comptes au Président de la République le 7 janvier 2016. Cette institution a été mise en place et ses membres nommés le 8 janvier 2016.

Le 28 janvier 2016, lors d’une séance dans le but de suivre la progression du processus de déclaration et de publication des biens, il a été donné de constater qu’un certain nombre de facteurs seraient susceptibles de bloquer le processus de déclaration et de publication des biens. L’analyse avait révélé que non seulement persistait une mauvaise compréhension du champ d’application de l’Article 36, mais aussi que des récupérations politiques pourraient en être faites en rapport avec les préambules de la Constitution qui stipule « le Peuple de Guinée réaffirme sa volonté de promouvoir la bonne gouvernance et de lutter résolument contre la corruption et les crimes économiques. Ces crimes sont imprescriptibles ». Cette dernière disposition fait peur et crée des suspicions au sein des entités concernées à tous les niveaux.

Pour forcer le respect de l’application de cette disposition constitutionnelle pour la première fois en Guinée, il a été jugé nécessaire d’avoir un consensus social national avec l’ensemble des acteurs de la vie nationale. La Cellule Balai Citoyen a pris l’initiative d’organiser dans ce sens des journées d’échanges entre les acteurs de la vie nationale sur l’application de l’Article 36 relatif à la déclaration et la publication des biens par les hautes autorités du pays. Ces journées ont servi de cadres pour l’information, le renforcement de capacités et les sensibilisations des acteurs de la vie nationale sur l’importance de la déclaration des biens.

Le point de départ était le fait qu’accepter d’assumer des mandats ou fonctions visés par l’Article 36 de la Constitution implique obligatoirement de faire la déclaration sur l’honneur de ses biens et les publier conformément à la loi. Ces rencontres ont été également mises à profit pour revenir sur les sanctions encourues pour la violation de cette disposition constitutionnelle ainsi que le rôle et la responsabilité des institutions dans le processus de déclaration et de publication des biens.

En dépit de tous ces efforts, cette prévision constitutionnelle n’a pas connu à cette époque une application effective dans la mesure où la grande majorité des personnes concernées ne se sont pas acquittées de ce devoir.

Dans le même élan, la Cellule Balai Citoyen a adressé une lettre ouverte en 2018 au Président de la Cour Constitutionnel après la formation du nouveau gouvernement, où se trouve à la tête le Docteur Ibrahima Kassory Fofana, pour l’interpeller par rapport au respect de l’Article 36 de la Constitution.

Au niveau de la méthodologie adoptée pour la réalisation de ce rapport d’audit citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République, conformément à l’Article 36 de la Constitution, il est important de savoir que la Cellule Balai Citoyen a commencé à entreprendre ce travail d’ampleur en décembre 2015 pour ne l’achever qu’en février 2019. Les fruits de ce travail découlent donc d’un long et rigoureux processus de collecte et d’analyse. Les données qui constituent ce rapport ont été récoltées à la suite d’enquêtes et d’investigations entreprises par l’administration technique de la Cellule Balai Citoyen en collaboration avec ses consultants et certains médias.

Un atelier regroupant les personnes et entités touchées par l’Article 36 afin de leur expliquer le bien-fondé de notre démarche ainsi que des rencontres avec la Cour Constitutionnelle, la Cour des Comptes et le Ministre en charge des relations institutionnelles eurent lieu. L’ensemble de ces différents échanges, mises en relation et recherches a permis à la Cellule Balai Citoyen de mettre en place un système de récolte de données fiables afin de vérifier le respect de l’Article 36 de la Constitution, disposition majeure de lutte contre la corruption et de moralisation de la gestion de la vie publique.

Des avancées considérables ont été constatées dans l’application de ce principe après que lui-même, chef de gouvernement, se soit acquitté de ce devoir constitutionnel. Mais il faut cependant préciser que de gros efforts restent à fournir par rapport au respect effectif de cette disposition constitutionnelle car nombreux sont les Ministres du gouvernement, responsables des institutions et régies financières qui continuent à être en conflit avec la loi par rapport à cette disposition.

  • Considérant au plan universel que le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP) tire principalement sa source de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, selon laquelle tous les citoyens ont le droit « de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique [et] d’en suivre l’emploi » (art.14) ;
  • Considérant de même que l’Article 15 de cette Déclaration énonce que « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » ;
  • Considérant le préambule de la Constitution, le peuple de Guinée réaffirme sa volonté de promouvoir la bonne gouvernance et lutter résolument contre la corruption et les crimes économiques. Ces crimes sont imprescriptibles. La Constitution affirme son opposition à la corruption et à l’injustice ;
  • Considérant le protocole additionnel de la CEDEAO sur la bonne gouvernance et la démocratie ;
  • Considérant l’Article 21 alinéa 2 de la Constitution qui dispose « Il (Le peuple) a un droit imprescriptible sur ses richesses » ;
  • Considérant l’Article 26 de la Constitution qui dispose « Quiconque occupe un emploi public ou exerce une fonction publique est comptable de son activité, et doit respecter le principe de neutralité du service public. Il ne doit user de ses fonctions à des fins autres que l’intérêt de tous » ;
  • Considérantla Convention des Nations Unies contre la corruption adoptée le 31 octobre 2003 ;
  • Considérantla Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée le 11 juillet 2003 à Maputo ;
  • Considérant la loi L013/2005 du 04 juillet sur le régime des associations en République de Guinée ;
  • Considérant la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées, se référant des Articles 2, 9, 30, 32, 60, 61, 94, 100 et l’arsenal répressif d’autres lois organiques ;     
  • Conscients de la nécessité de respecter la dignité humaine et d’encourager la promotion des droits économiques, sociaux et politiques, conformément aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, et des autres instruments pertinents concernant les droits de l’Homme ;
  • Préoccupés par les effets négatifs de la corruption et de l’impunité sur la stabilité et le développement politique, économique, sociale et culturelle de la Guinée ;
  • Reconnaissant que la corruption compromet le respect de l’obligation de rendre compte et du principe de transparence dans la gestion des affaires publiques, ainsi que le développement socio-économique de la Guinée ;
  • Conscients de la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de la corruption en Guinée ;
  • Convaincus de la nécessité de mettre en œuvre en priorité une politique pénale pour protéger la Guinée contre la corruption et les détournements de deniers publics par une lutte sans merci contre les prédateurs de l’économie ;

Nous vous présentons le rapport d’audit citoyen de la plateforme de jeunesse Cellule Balai Citoyen dont les travaux ont duré 26 mois.

  • Situation globale du niveau de respect et d’application de l’Article 36 portant sur la déclaration des biens

Cette partie du rapport dresse des tableaux qui édifient la situation globale du niveau de déclaration des biens stipulé à l’Article 36 de la Constitution par les membres du gouvernement, les responsables des institutions républicaines et les responsables des établissements publics et parapublics en République de Guinée. Ils renseignent sur les personnes, les fonctions qu’elles occupent, et les périodes de déclaration pour les cas de ceux qui l’ont fait. Également, ils permettent d’avoir de larges connaissances sur le niveau de violation de cette disposition et les personnes responsables.

DECLARATION SUR L’HONNEUR DES BIENS DES HAUTS CADRES DE L’ETAT A LEUR ENTREE ET A LEUR SORTIE

  1. Présidence de la République
  2. Institutions Constitutionnelles
  3. Gouvernement Mamady Youla
  4. Gouvernement Ibrahima Kassory Fofana
  5. Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée
  6. Régies Financières
  • RECOMMANDATIONS

A l’issue de cette enquête sur la déclaration sur l’honneur des biens des responsables avant leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci, la Cellule Balai Citoyen soucieuse du respect de la Constitution, la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion du patrimoine public, formule les recommandations suivantes :

  • L’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ;
  • Une large communication autour de l’Article 36 de la Constitution et de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;
  • L’application stricte de l’Article 29 alinéa 5 de la loi organique L/2011/006/CNT du 10 mars 2011 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ;
  • L’application stricte de l’Article 3 alinéa 4 de la loi organique L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres ;
  • Elaboration et mise en vigueur par le Chef de l’Etat sur proposition du Premier Ministre et Chef du Gouvernement de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;
  • La publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’Article 36 de la Constitution ;
  • Au Procureur de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ;
  • A l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption, l’arrêt total de tout atelier de sensibilisation et d’information sur les méfaits de la corruption, d’agir contre tous prédateurs de l’économie afin de regagner la confiance des citoyens ;
  • Veiller afin que les écarts entre la déclaration initiale et celle de fin de fonction soient dument justifiés ;
  • Accentuer la participation de la Société Civile dans la lutte contre la corruption.

Très prochainement suivra la publication du rapport d’audit citoyen sur la déclaration des biens des membres du gouvernement Mamadi Youla, gouvernent Dr Ibrahima Kassory Fofana, les responsables de la Banque Centrale, de l’Assemblée Nationale, des institutions constitutionnelles et des établissements publics et parapublics.

LES STATISTIQUES GLOBALES DE L’AUDIT

No Entité Concernés Déclarés entrées Pas infos entrées Déclaré sortie Pas infos sortie Reconduits déclaré Reconduits non infos Pourcentage
01 Régie financière 25 01 24 ——- ——- ——- —– 4 %
02 BCRG 01 01 00 —– —– —– —– 100%
03 Institution Constitutionnelle 11 10 01 —– —– —– —– 90,90%
04 Gouvernement Kassory Fofana 35 24 11 01 —– —– —– 34,28%
05 Gouvernement  Mamady Youla 34 28 06 05 15 08 06 33 ,32%
06 Présidence de la République 03 03 00 —– —– —– —– 100%
Totaux 109 67 42 06 15 06 06 60,41%

CITOYEN

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Cour d’Appel de Conakry : Hadiatou Diallo condamnée à 15 ans de prison pour l’assassinat de sa coépouse

16 mars 2019 à 9 09 01 03013

Hadiatou Diallo a été condamnée à Mamou à 13 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de sa coépouse. Après que les parties aient interjeté appel de cette décision rendue en première instance, la dame a été fixée sur son sort ce vendredi, 15 mars 2019, à la Cour d’Appel de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assassinat de Mariama Garanké Diallo à Mamou, le samedi 13 avril 2017, avait créé l’émoi à travers la ville carrefour. Aussitôt après l’acte, Hadiatou Diallo est mise aux arrêts et jugée au tribunal criminel local. Elle a été condamnée le 26 avril 2017 à 13 ans de réclusion criminelle.

Cette décision du tribunal de première instance de Mamou a été contestée par toutes les parties au procès. La partie civile, le ministère public et la défense, n’étant pas d’accord avec cette décision, ont saisi la Cour d’Appel de Conakry.

Au cours des débats, ouverts le vendredi 15 février 2019 à la Cour d’Appel, chacune des parties a expliqué les motifs de son appel. Pour l’avocat de la partie civile, maitre Amadou Sow, le tribunal de première instance de Mamou a accordé des circonstances atténuantes à l’accusée en la qualifiant de délinquante primaire. Ensuite, il accuse le juge d’avoir requalifié les faits d’assassinat à des faits de meurtre. Pourtant, ajoute l’avocat, il s’agit d’un assassinat.

« L’acte a été prémédité. C’est à 1 heure du matin que ce crime a été commis. Et, après l’acte, elle a condamné toutes les portes et les fenêtres. Elle a caché le corps sous le lit de son mari. Et les personnes qui ont lavé le corps de la victime ont retrouvé quinze coups de couteau sur la victime. Les gendarmes qui sont venus sur les lieux étaient obligés de défoncer les issues pour pouvoir entrer dans la maison. Donc, au contraire, le juge devrait évoquer des circonstances aggravantes. Voilà pourquoi nous avons interjeté appel », a expliqué maître Amadou Sow.

Quant à l’avocat de l’accusée, maître Mohamed Abou Camara, il parle d’une décision largement influencée par la population de Mamou. « Elle ne mérite pas 13 ans de condamnation. Elle a agi en légitime défense. L’imputabilité laisse à désirer, car elle n’avait pas l’intention de donner la mort à sa coépouse. C’est pourquoi, nous interjetons appel de cette décision », a-t-il soutenu.

De son côté, le procureur dira que la peine de 13 ans est minime. C’est pour cette raison qu’il a aussi interjeté appel.

Pour sa part, Hadiatou Diallo, l’accusée dans cette affaire, s’est défendue en ces termes. « Ce jour, j’étais dans ma chambre en train de coudre des habits. J’ai pris la bouilloire pour aller à la toilette. Je l’ai trouvé au couloir où elle m’attendait avec un couteau. Dès que je suis sortie, elle m’a dit, aujourd’hui c’est la fin de ta vie. Elle s’est jetée sur moi.

Au cours de la bagarre, j’ai retiré le couteau. Elle m’a étranglé par derrière. C’est ainsi que pour me défendre, j’ai donné un coup de couteau par derrière. Et elle est tombée. J’étais paniquée et je ne savais plus quoi faire. C’est à la gendarmerie que j’ai appris qu’elle a rendu l’âme », a dit l’accusée.

Lors des réquisitions du 22 février 2019, le procureur général a demandé à la Cour d’infirmer la décision du tribunal criminel de Mamou en condamnant l’accusée à 15 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la partie civile, dans ses plaidoiries, a sollicité le payement d’un montant d’un milliard 276 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

La défense quant à elle, a sollicité l’acquittement de Hadiatou Diallo, ou à défaut, sa condamnation au temps mis en prison.

Finalement, la Cour d’Appel de Conakry a condamné Hadiatou Diallo à 15 ans de réclusion criminelle et au payement de 50 millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Conakry : l’ancien ministre Dr Alpha Diallo a rejoint sa dernière demeure

16 mars 2019 à 8 08 18 03183

Haut cadre de la Banque centrale, ancien ministre de la Fonction Publique et ex-ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée en Malaisie, Dr Alpha Diallo, décédé le 6 mars à Paris, a rejoint sa dernière demeure hier, vendredi 15 mars 2019, au cimetière de Cameroun à Conakry.

Peu avant son inhumation, parents, amis et collaborateurs du défunt se sont donné rendez-vous au Palais du peuple de Conakry pour rendre un dernier hommage. Tous retiennent de lui son intégrité, sa probité morale, son professionnalisme et son humanisme, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le Président de l’Assemblée nationale, profondément touché par cette perte, en a profité pour rappeler ses relations étroites et pleines de confiances tissées avec le défunt, alors qu’ils étaient tous en service de la Banque centrale.

« Lorsque j’ai été nommé à la tête du département du Commerce, très peu de cadres à la Banque centrale savaient qu’on pouvait détacher un travailleur qui, au terme de la mission, avait la possibilité de revenir au sein de la banque. Mais, Léa, (nom donné au défunt par ses coéquipiers de l’équipe universitaire de basketball) le savait, et il m’a dit à mon retour à la Banque centrale: doyen, je suis à votre entière disposition. Et la collaboration s’est intensifiée au fur et à mesure… C’est un cadre modèle que le pays a perdu », a regretté le Chef du Parlement.

Né le 06 avril 1953 à Coyah, Dr Alpha Diallo, fils d’instituteur colonial de Koubia, est par ailleurs ancien secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances. Décédé à 66 ans, et quelques mois seulement après sa retraite de la Fonction Publique guinéenne, il laisse derrière lui, une veuve et cinq filles.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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