Décès de l’imam Elhadj Alpha Oumar Bah : ses connaissances regrettent une « perte énorme »

7 mars 2019 à 19 07 44 03443

Elhadj Alpha Oumar Bah, premier imam de la mosquée de Nongo-Contéyah, dans la commune de Ratoma, a tiré sa révérence à l’aube de ce jeudi, 07 mars 2019, à Conakry. Le très respecté leader religieux est décédé à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie. Le défunt était le frère aîné de Mouctar Bah, le correspondant de RFI en Guinée.

A l’annonce de son décès, de nombreuses personnes ont rallié son domicile pour compatir à la douleur de sa famille et présenter leurs condoléances. Certains en ont profité pour rendre hommage au défunt et témoigner de ce qu’ils retiennent de lui. Guineematin.com vous propose ci-dessous quelques témoignages recueillis par notre reporter qui était sur place.

Kerfala Camara, secrétaire général de la cour des comptes : c’est un sentiment de tristesse et de douleur qui m’anime suite à ce décès d’un personnage utile à la société. C’est vraiment regrettable mais c’est le grand destin de tous les êtres humains. Le mystère de la mort, c’est un mystère que personne n’a jamais vaincu ou découvert. Le défunt était un homme très sage, très disponible et qui a porté tout l’encadrement nécessaire à notre président à la cour qui est en même temps son beau.

Donc, quand il décède, c’est une perte immense pour nous. Nous devons venir aux côtés de notre président pour présenter nos condoléances à la famille. Nous connaissons bien sa femme qui est une femme brave, courageuse, qui se bat pour la bonne éducation de ses enfants. Et nous souhaitons vraiment que la terre lui soit légère. Que Dieu lui accorde toute la tolérance nécessaire pour lui accorder son paradis.

Colonel Souaré, inspecteur des Douanes : j’avoue que je suis profondément touché. C’est toute la Guinée qui vient de perdre un homme exemplaire, sincère, véridique, courageux. Quelqu’un qui, à Nongo ici, joue un rôle fondamental. Un véritable médiateur à tous les niveaux et toutes les familles. Quelqu’un qui ne connait pas la race, qui ne connait pas de région, qui ne connait que la vérité et l’islam. C’est une perte énorme de toute la Guinée surtout pour Nongo. Je prie le Tout Puissant Dieu, Allah, de le recevoir dans son paradis.

Elhadj Amadou Lamarana Diallo, démographe, membre du CIRD : je travaille avec Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée), le frère direct de celui qui est décédé. Son jeune frère est un symbole dans la diversité de ses relations. On remarque qu’il a le comportement qu’il faut. Et je pense qu’ils ont eu la même éducation. Je suis convaincu que c’est une famille généreuse, pieuse et totalement vouée à Dieu.

Je suis membre d’une délégation de 6 membres qui est venu au nom de tous les autres, présenter les condoléances à la famille, dire toute notre compassion à l’occasion de ce décès qui marque monsieur Mouctar Bah et toute la famille. Nous souhaitons que Dieu le Tout Puissant accorde à notre grand frère le paradis qui est la récompense que nous souhaitons tous avoir. Donc, je dirais encore à la famille de garder foi en Allah. Celui qui avait donné, il a aussi retiré. Nous ne pouvons que nous plier à sa volonté.

A noter que le défunt, Elhadj Alpha Oumar Bah, laisse derrière lui 3 veuves et 14 enfants. Il a regagné sa dernière demeure ce jeudi, 07 mars 2019 à 14 heures, au cimetière de Nongo.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Kankan : trois cases consumées par un incendie d’origine inconnue

7 mars 2019 à 18 06 24 03243

Un incendie d’origine inconnue a consumé trois cases et leur contenu dans la nuit du mercredi, 6 mars 2019, au quartier Timbo, aux environs de 20 heures, à quelques mètres de la radio Milo FM, dans la commune urbaine de Kankan. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais un cas de blessé et plusieurs dégâts matériels sont à déplorer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la famille de l’ex-érudit de Kankan, Cheick Fantamady Chérif, c’est la désolation qui se lit sur le visage des sinistrés. Un incendie d’origine inconnue a réduit trois cases en cendre la nuit dernière.

Selon la principale victime, Gnouma Keïta, âgée d’une cinquantaine d’années, c’est aux environs de 20 h que le drame s’est produit. « Hier nuit, après la prière de 20h, j’étais assise là avec mon amie. Mon mari était dans la maison. C’est ma jeune sœur, qui lavait son fils à côté de la case, qui a vu les flammes. Elle a crié au feu. Avant que mon mari ne sorte de la case, les flammes avaient déjà atteint le toit de la case. Honnêtement, on ne connait pas l’origine du feu. Il nous a surpris. Regardez, les trois cases ont été consumées », a dit la vieille femme.

Outre une somme d’argent, estimée à 2 millions de francs guinéens, consumé dans les flammes après le passage du feu, madame Gnouma Keïta soutient que rien ne lui reste, à part un seul complet. « J’ai tout perdu, sauf le seul complet que j’ai comme ça. C’est ma jeune sœur qui a même payé ma paire de chaussure. En ce qui concerne la somme d’argent, je n’en sais pas exactement, mais ma fille qui a été blessée dans le feu de l’action a dit que c’est plus de 2 millions, parce que c’est elle qui garde mon argent. L’argent se trouvait dans un sac de riz », a expliqué la sinistrée.

Ne disposant plus de rien, Gnouma Kéita lance un appel à l’endroit des autorités et des personnes de bonne volonté. « Les voisins ont tenté de sauver les objets, mais en vain. Je les remercie beaucoup. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Ma fille a été blessée par une brique. J’appelle tout le monde au secours… »

A noter qu’à cette période de sécheresse, les incendies deviennent récurrents aussi bien à Kankan que dans les autres préfectures de la Haute Guinée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kindia : de lourdes peines de prison contre les assassins de Mbemba Camara

7 mars 2019 à 17 05 57 03573

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. C’est dans ce cadre que trois individus, accusés d’assassinat et de complicité d’évasion, ont été condamnés à des peines allant de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tribunal a rendu son verdict dans le dossier de l’assassinat du jeune Mbemba Camara le 05 mars 2016 à Bangouya, dans la préfecture de Kindia. Abdourahmane Kémoko Sylla (en fuite), Abdoul Razak Sylla (en fuite) et Aissatou Sylla, poursuivis pour assassinat et complicité d’évasion, ont été reconnus coupables ce jeudi. La seule femme du groupe, Aissatou Sylla, a été mise aux arrêts le 15 juin 2016.

Dans sa décision, le tribunal, par la voie du juge Hammady Seck, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, à l’égard de Aissatou Sylla, et par défaut, à l’égard d’Abdourahmane Kémoko Sylla et de Abdoul Razak Sylla et en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, déclare Abdourahmane Kémoko Sylla coupable d’assassinat, le condamne par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens ;

Déclare Abdoul Razak Sylla coupable de complicité d’évasion, le condamne par défaut à 10 ans de réclusion criminelle, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens ; déclare Aissatou Sylla coupable de complicité d’évasion, la condamne à 5 ans de réclusion criminelle, la condamne aux dépens ; reçoit Morlaye Camara en sa constitution de partie civile ; condamne Abdourahmane Kémoko Sylla et Abdoul Razak Sylla à lui payer la somme de 47 millions de dommages et intérêts. Le tout, en application des dispositions articles 19; 282; 286 du Code Pénal et de l’article 548 du Code de Procédure Pénale ».

Interrogé à la fin de l’audience, Morlaye Camara, grand frère Mbemba Camara, domicilié à Gomboya, dans la préfecture de Coyah, a dit son soulagement. « Je suis là aujourd’hui à cause de l’assassinat de mon frère, parce que ce sont ces Kémoko Sylla qui ont tué mon frère. Et, c’est sa femme, Aissatou Sylla, qui a occasionné sa fuite. Cela a été confirmé grâce à l’implication de plusieurs médias.

Lorsqu’ils m’ont demandé dans les audiences, autrefois, j’ai dit que je ne veux rien à dire parce que mon frère est décédé. Mais seulement, j’ai demandé au tribunal de m’aider à avoir les 47 millions de francs guinéens que j’avais donnés à mon frère pour voyager. Dieu merci, la justice a rendu le verdict et je suis content de la décision », a dit monsieur Camara.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Dionfo (Labé) : après le feu mystérieux, une pluie de cailloux fait des blessés

7 mars 2019 à 17 05 32 03323

En plus du feu mystérieux qui a ravagé ces derniers temps des maisons d’habitation à Besseya Alphayâbhè, relevant de la sous-préfecture de Dionfo, dans la préfecture de Labé, les citoyens de la localité sont actuellement confrontés à une pluie de cailloux qui a déjà fait des blessés parmi les enfants et les notables du village, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

Selon le deuxième imam de la localité, Thierno Alpha Amadou Diallo, en plus du feu mystérieux qui s’est déjà déclaré dans six (6) maisons d’habitation de son village, une pluie de cailloux tombent actuellement sur Besseya Alphayâbhè depuis la soirée du lundi, 04 mars 2019.

Selon nos informations, dans la matinée du mardi, 05 mars 2019, 18 enfants du village ont été attaqués et copieusement roués de coups par cette pluie de cailloux qui est tombée sur eux alors qu’ils se rendaient à l’école.

Le chef religieux, seul responsable local qui accepte actuellement de se confier à la presse, a expliqué au téléphone de Guineematin.com, que sur les 18 enfants attaqués par ce mystère, 16 ont eu des blessures à la tête. Et, lorsque les parents ont douté de la version des victimes, ils ont décidé de remmener les enfants à l’école. C’est en ce moment que tout le monde aurait été confronté à cette dure réalité qui reste encore inexplicable pour le commun des mortels.

« Nous avons été attaqués avec les enfants. Deux adultes aussi ont eu des blessures légères. Une autre dame qui était parti laver le linge au marigot avec des enfants a été chassée de la rivière par cette pluie de cailloux. A cela, il faut ajouter 6 autres dames blessées par ces cailloux d’origine inconnue », a ajouté le deuxième imam de Besseya Alphayâbhè.

Il reste entendu que la population sinistrée de Besseya Alphayâbhè n’a toujours pas enregistré une réaction concrète des autorités de Labé. Cela, depuis le 27 février 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : 3 ans de prison, 50 mille dollars et un mandat d’arrêt contre un citoyen coréen

7 mars 2019 à 16 04 51 03513

Des étrangers en conflit avec la loi guinéenne défilent souvent à la barre des différentes juridictions pour répondre de leurs actes. C’est dans ce cadre qu’un ressortissant Coréen, Jiang Won Hyeok, a comparu hier mercredi, 6 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kaloum pour des faits d’abus de confiance, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, c’est le Coréen, Moon Kyng Chul, qui a trimballé en justice son compatriote, Jiang Won Hyeok, pour des faits d’abus de confiance portant sur un montant de 95 mille dollars US.

Selon nos informations, Jiang Won Hyeok ne s’est jamais présenté au tribunal. Après plusieurs renvois dans ce dossier, le tribunal a finalement condamné le prévenu à 3 ans de prison ferme, à 50 mille dollars de dommages et intérêts, tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

D’après les déclarations de maitre Amadou Kourouma, avocat de la partie civile, les deux coréens collaboraient dans une entreprise de pêche installée en Guinée. Selon lui, le rôle du prévenu était d’acheter du poison, de le laver pour l’envoyer en Espagne en vue de le vendre. C’est dans cette collaboration, affirme maitre Kourouma, que le prévenu a reçu un montant de 190 mille dollars en 2017.

« Ainsi, après avoir effectué l’opération, le prévenu n’a pu justifier que la moitié de ce montant. Le reste, il a refusé de le payer. Un arrangement à l’amiable a été engagé mais le prévenu n’a pas accepté. C’est ainsi qu’il a porté plainte au niveau du tribunal de Kaloum. Mais, depuis le 1er janvier 2019, ce dossier est pendant devant cette juridiction de Kaloum et le prévenu, Jiang Won Hyeok, refuse de comparaitre », a-t-il expliqué.

Dans ses prétentions, l’avocat va demander au tribunal de condamner Jiang Won Hyeok au payement du montant de 95 mille dollars US, à titre principal, et 50 mille dollars en dommages et intérêts.

Dans ses réquisitions, le procureur a fustigé le comportement du prévenu. Selon Ousmane Sankhon, « ce prévenu a été régulièrement cité, mais il n’a jamais répondu. Il a reçu l’acte de citation et il prend l’acte, il le jette sur la figure de l’huissier. Un mandat d’amener a été décerné contre lui, il a refusé de venir répondre des faits qu’on lui reproche.

Cela veut dire qu’il n’accorde aucun respect à la loi guinéenne. Il faut que les étrangers respectent la loi en Guinée. Depuis l’ouverture de ce procès, c’est seulement la partie civile, représentée par son conseil, qui est venue livrer ses prétentions. Le prévenu n’a jamais comparu » a-t-il déploré.

C’est pourquoi, a requis le procureur, « nous sollicitons de retenir Jiang Won Hyeok dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en le condamnant à 5 ans d’emprisonnement, par défaut, et d’ordonner un mandat d’arrêt contre lui. Nous sollicitons l’application de la loi dans toute sa rigueur en rendant cette décision sur siège, car celui qui est convoqué et qui refuse de venir, la justice n’a pas besoin de l’attendre ».

Finalement, le tribunal va condamner le prévenu à 3 ans d’emprisonnement par défaut et au payement d’une amende de 10 millions de francs guinéens. Puis, un mandat d’arrêt est décerné contre Jiang Won Hyeok. Ensuite le tribunal le condamne au payement à titre principal, de la somme de 95 mille dollars, et 50 mille dollars de dommage et intérêts.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/664 413 227

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Soutien d’Alpha Condé aux déplacés de la Sierra Léone : « c’est un mépris pour son propre peuple »

7 mars 2019 à 16 04 35 03353

Le don que le président guinéen, Alpha Condé, vient d’apporter aux 983 personnes déplacées de la Sierra Léone pour la Guinée continue de susciter des réactions au sein de l’opinion nationale. Beaucoup dénoncent l’attitude du chef de l’Etat guinéen qui laisse des milliers de ses compatriotes déguerpis de Kaporo Rails dans la misère totale pour aller secourir des citoyens d’un autre pays. C’est le cas du président du Bloc Libéral, Docteur Faya Millimono, qui parle d’un « mépris » du gouvernement vis-à-vis du peuple de Guinée.

« Ce n’est pas mauvais en soi que le gouvernement témoigne une solidarité à nos confrères léonais. Mais, la charité bien ordonnée devait commencer par soi. Je crois qu’on ne peut pas sauter un serpent pour aller en tuer un autre. Le gouvernement, s’il a un sens humain, devrait commencer d’abord par l’exprimer, le témoigner auprès des 9434 personnes affectées à Kaporo Rails.

Il y a 570 familles qui ont été affectées dont 800 et quelques enfants qui vont à l’école. Il y a aujourd’hui 88 familles qui n’ont pas de quoi manger et donc, on aurait dû commencer d’abord par se préoccuper du recasement de ces compatriotes, faire face à leurs besoins : alimentaire, sanitaire parce qu’ils ont tout perdu », a dit l’opposant qui s’est confié à Guineematin.com, ce jeudi 07 mars 2019.

Pour lui, cela démontre encore une fois « le mépris » que le gouvernement montre à l’égard de son propre peuple. Dr Faya Millimono rappelle d’ailleurs que ce n’est pas la première fois que notre pays connait des situations humanitaires mais qui n’ont jamais dérangé l’agenda de voyage du chef de l’Etat. « Par le passé aussi, ça n’avait pas gêné le président Alpha Condé quand on a perdu les dizaines d’enfants sur certaines plages à Conakry.

Quand on a perdu des dizaines de personnes sur nos routes, ça n’a pas empêché le président Alpha Condé de continuer à voyager à travers le monde. Il y a des pays où, même la mort cruelle de deux de ses concitoyens, un président peut changer complètement son programme. Maintenant, c’est aux guinéens d’en tirer les conséquences et de travailler à doter d’un président », a estimé le leader du Bloc Libéral.

Il faut rappeler que le président Alpha Condé a offert 20 tonnes de riz et une somme de 30 millions de francs guinéens à ces citoyens léonais, au nombre de 983, qui ont fui un conflit opposant deux villages de la Sierra Leone autour de la construction d’un centre de santé. Ces léonais ont trouvé refuge dans la sous-préfecture de Benty, à Forécariah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Des léonais secourus/Kaporo Rails oublié : « c’est deux cas différents », dit Makanéra

7 mars 2019 à 15 03 09 03093

Le geste du président guinéen, Alpha Condé, en faveur des 983 déplacés léonais à Benty, dans la préfecture de Forécariah, fait couler un flot d’encre au moment où les victimes du déguerpissement de Kaporo-rails sont laissées pour compte. Mais, l’ancien ministre de la communication, Alhoussény Makanéra Kaké, estime que c’est deux situations différentes, même si quelque chose devrait être fait par le gouvernement pour les victimes de Kaporo Rails. Il l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 7 mars 2019.

Suite à un conflit opposant deux villages autour de la construction d’un centre de santé dans leur pays, 983 léonais, dont 308 femmes et de nombreux enfants, ont trouvé refuge en Guinée. Le gouvernement guinéen leur a offert 20 tonnes de riz et une enveloppe de 30 millions de GNF. Au même moment, 9 434 habitants de Kaporo Rails (statistiques provisoires) sont laissés pour compte après la démolition de leurs habitations. Un paradoxe pour certains observateurs, un deux poids deux mesures pour d’autres.

Mais, le président du FND, Alhoussény Makanéra Kaké, lui, trouve normale l’aide apportée par le chef de l’Etat guinéen aux déplacés de la Sierra-Léone. Pour lui, le cas des léonais est différent de celui de Kaporo Rails. « Les gens ne savent pas que nous avons ratifié des traités pour appuyer les personnes en détresse indépendamment de leur idéologie, de leur nationalité.

Donc, c’est une obligation pour le gouvernement guinéen d’assister toutes les personnes, à plus forte raison des léonais. Maintenant, confondre ce cas avec ce qui se passe à Kaporo-rails, c’est trop grave. Ce qui se passe à Kaporo-rails, c’est un déguerpissement voulu et décidé par le gouvernement guinéen compte tenu de certaines contingences aujourd’hui qui obligent le gouvernement à le faire », dit-il.

Poursuivant, l’ancien porte-parole de l’opposition républicaine estime que « même si le gouvernement guinéen décidait de donner 100 tonnes de riz, il ne peut pas dédommager tous les déguerpis de Kaporo Rails. Pour ceux qui ne comprennent pas, je leur donne un petit exemple : un guinéen qui se rend même illégalement en France, et qui demande le droit d’asile, commence à bénéficier déjà plus de 400 euros par mois, pendant qu’il y a des français qui meurent de faim et qui dorment à la belle étoile. Le Roi du Maroc nous a assistés en engrais et autres. Mais, quand vous allez au Maroc, vous verrez des citoyens marocains qui meurent de faim là-bas. Ça, c’est une obligation.

On ratifie des conventions pour aider ces personnes en détresse. Maintenant, c’est très diffèrent du cas de Kaporo-rails où des gens se sont installés sur des terrains appartenant à l’Etat. Moi, je suis d’accord si l’Etat a des moyens, a des possibilités de les dédommager. Mais, pour le cas des Sierra-léonais, c’est ponctuel, c’est symbolique et c’est juste, car ça va en droite ligne avec ce qu’ils ont ratifié. Parce que beaucoup d’autres guinéens bénéficient de plus que ça dans les autres pays et par les autres gouvernements », soutient Makanéra Kaké.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Des léonais secourus /Kaporo Rails oublié : Sékou Koundouno dénonce « une maladresse »

7 mars 2019 à 14 02 30 03303

Depuis le début de l’opération de déguerpissement à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, le gouvernement guinéen est resté muet sur le sort des victimes, aujourd’hui sans abris. Au moment où certaines d’entre elles passent la nuit à la belle étoile, 20 tonnes de riz et un montant de 30 millions de francs guinéens ont été offerts à des léonais qui ont fui leur pays pour se réfugier à Benty, dans la préfecture de Forécariah.

De nombreux observateurs dénoncent du deux poids deux mesures. Interrogé sur cette question par un reporter de Guineematin.com, ce jeudi 7 mars 2019, Sékou Koundouno, administrateur général du Balai Citoyen, dénonce une maladresse de la part du gouvernement guinéen.

Le déguerpissement se poursuit à Kaporo-rail alors que les victimes n’ont rien reçu encore du gouvernement en termes d’assistance et de dédommagement. Ce qui dénote que nos gouvernants ne prêtent pas une oreille attentive aux préoccupations des guinéens, estime Sékou Koundouno.

« C’est avec beaucoup d’amertume, de désolation et de tristesse que je prends la parole pour expliquer notre amertume face à ce comportement très maladroit du gouvernement guinéen », a dit d’entrée de jeu l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée.

En Outre, Sékou Koundouno a déploré le fait que le gouvernement guinéen préfère oublier ses compatriotes, plus que jamais désemparés par l’impitoyable déguerpissement en cours à Kaporo Rails.

« Dans un communiqué précédent, nous avons dit qu’il était du droit du gouvernement de s’approprier de tous les domaines pour des questions d’utilité publique. Mais, que des plans d’accompagnement de ces déguerpissements soient mis en place afin d’humaniser la démarche. Si on apprend de l’autre côté du pays que le gouvernement a un caractère beaucoup plus humain en apportant de l’aide sociale à des léonais, qui sont venus du côté de Benty à cause d’un conflit, cela ne peut que nous révolter.

De l’autre côté, on entend la ministre de l’action sociale dire que c’est des baraques qui ont été démolies du côté de Kaporo Rails. On entend le chef de l’Etat dire qu’il va agir sans état d’âme. Cela ne peut prouver qu’à quel point ce gouvernement est très loin du peuple et des préoccupations de nos concitoyens.

Il est très irritant, inadmissible et incompréhensible qu’à l’heure actuelle, que le gouvernement ne puisse faire le moindre communiqué de compassion, le moindre communiqué d’assistance sociale. Les gens vivent du côté de Kaporo-rail à la belle étoile, la scolarité des enfants de ce côté est remise en cause, des familles sont en perdition sociale du point de vue relogement », rappelle Sékou Koundouno.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Des léonais secourus par la Guinée/Kaporo Rails oublié : ce qu’en dit M’Bany Sangaré (RPG)

7 mars 2019 à 14 02 13 03133

Le président guinéen, Alpha Condé, à travers le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), a apporté une assistance humanitaire à des sierra-léonais à Benty, à Forécariah. Ces 983 léonais, dont 308 femmes et de nombreux enfants, ont trouvé refuge en Guinée suite à un conflit opposant deux villages autour de la construction d’un centre de santé, dans leur pays.

Au même moment, les déguerpis de Kaporo Rails, (9 434 compatriotes, selon des statistiques provisoires), sont laissés pour compte, ignorés par le gouvernement guinéen.

Face à cette situation, qualifiée de deux poids deux mesures par de nombreux observateurs, un reporter de Guineematin.com a recueilli la réaction de M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

Décryptage !

« Le gouvernement guinéen est un gouvernement humaniste. Si des voisins ont des problèmes ou des difficultés dans leur territoire et qu’ils viennent vers leurs frères et voisins, c’est normal que le gouvernement guinéen fasse quelque chose. Le gouvernement a fait des choses à la hauteur de ses moyens. Donc, c’est normal que les gens de la Sierra-Leone soient assistés.

C’est tout à fait normal que le gouvernement réagisse ainsi. Maintenant, pour Kaporo Rails, je n’ai vraiment rien à dire car tout le monde sait que Kaporo-rails est une zone réservée. Toi, tu sais qu’on doit construire une école publique ici, toi tu vas faire ta maison là-bas. Si on enlève, qu’est-ce qu’on peut faire pour toi ? Je n’ai rien à dire sur ça ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé au secours de déplacés Sierra-Léonais : « c’est le symbole du paradoxe », dit Cellou Baldé

7 mars 2019 à 13 01 41 03413

Le président guinéen, Alpha Condé, vient d’apporter son soutien à plusieurs citoyens Sierra-Léonais qui ont fui leur pays pour se réfugier sur le territoire guinéen. Le chef de l’Etat guinéen a offert 20 tonnes de riz et une somme de 30 millions de francs guinéens à ces citoyens, au nombre de 983, qui ont fui un conflit opposant deux villages de la Sierra Leone autour de la construction d’un centre de santé.

Ce don a été remis aux bénéficiaires hier, mercredi 06 mars 2019, par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Mais, ce geste des autorités guinéennes ne laisse pas indifférente l’opposition guinéenne. Certains adversaires du pouvoir, à l’image du député de Labé, Cellou Baldé, font un parallèle avec le déguerpissement en cours à Kaporo Rails (Conakry), dénonçant un paradoxe guinéen.

« Avec ce geste du gouvernement, on sent que la Guinée c’est le symbole du paradoxe vivant. Mais, pour celui qui a vu avec quelle haine le gouvernement a procédé à la destruction de Kaporo Rails, on ne peut pas s’attendre à une compassion de ce même gouvernement », a réagi au micro de Guineematin.com, l’honorable Cellou Baldé.

Même si le député uninominal de Labé trouve normal de venir en aide à des populations de la sous-région, il pense que le gouvernement guinéen a d’autres priorités dans le pays. « Il serait plus intéressant d’apporter de la compassion d’abord à sa propre population qui se trouve dans le besoin avant de faire face à des voisins qui sont peut-être dans le même besoin.

Il y a des citoyens qui dorment à la belle étoile, des gens qui n’ont pas à manger, des enfants qui ne vont pas à l’école, des nourrissons qui n’ont pas quoi manger, etc. Le gouvernement aurait pu faire un geste de compassion, de solidarité à ces citoyens de Kaporo Rails avant de penser à d’autres citoyens qui sont du côté de la Sierra Leone.

Mais, ce n’est pas la première fois, il y a des incendies qui ravagent plusieurs villages au Fouta et en Haute Guinée, les citoyens dorment à la belle étoile, ils n’ont pas quoi manger, ils n’ont pas là où dormir, jamais le gouvernement n’a fait face à ces situations », déplore honorable Cellou Baldé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Fodé Bangoura sur le 3ème mandat : « des sommes d’argent sont en train d’être distribuées… »

7 mars 2019 à 12 12 59 03593

Les membres du bureau politique national du Parti de l’Unité et du Progrès(PUP) ont conféré, hier mercredi, 6 mars 2019, avec les militants de la fédération de Matam. La démarche des militants et militantes du PUP visait à réaffirmer leur soutien indéfectible aux idéaux de l’ancien parti au pouvoir. Le président du parti en a profité pour dénoncer les promoteurs du 3ème mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre, présidée par Elhadj Fodé Bangoura, numéro un du parti, a connu la participation de plusieurs militants et sympathisants du PUP, notamment les femmes.

Dans son discours de bienvenue, la présidente de Séré PUP de Matam, madame M’Mah Sacko, a laissé entendre que les femmes de cette commune ont pour vocation de valoriser et de promouvoir les œuvres réalisées par le président Lansana Conté. « Notre association est composée de femmes ménagères, teinturière, commerçantes, bureaucrates, et autres.

Connaissant la place que la femme occupe sur l’arène politique dans notre pays, nous, grandes dames de Séré PUP de Matam, profitons de cette belle retrouvaille pour vous rassurer que nous sommes du PUP et nous y demeurerons éternellement. Donc, la valorisation et la promotion des actions laissées par feu, le général Lansana Conté, est notre vocation », a lancé madame Sacko.

Dans la même lancée, le secrétaire administratif du bureau fédéral de Matam, Cheik Amadou Soumah, dira que cette cérémonie est une occasion de se retrouver pour préparer les prochaines échéances électorales. Il a précisé que par rapport à ces échéances en vue, la circonscription de Matam est en bonne voie…

En guise de réponse, le président du parti, Elhadj Fodé Bangoura, les a rappelé que Matam a toujours été un bastion du PUP. « Les femmes de Matam ont toujours voté pour le PUP. Et le PUP a toujours gagné à Matam. Donc, Matam est un bastion du PUP », a-t-il laissé entendre.

L’ancien bras droit de feu le général Lansana Conté a mis l’occasion à profit pour expliquer à l’assistance la position du parti sur la question du 3ème mandat. « Des sommes d’argent sont en train d’être distribuées dans les foyers par le pouvoir en place en vue d’obtenir un 3ème mandat. S’ils viennent dans vos familles pour vous remettre de l’argent dans ce cadre, prenez l’argent et manger, en restant toujours dans votre camp. Mais l’argent, prenez et manger, car c’est l’argent du contribuable », conseille Fodé Bangoura.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/ 654 416 922

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Recrutement dans l’armée : voici les précisions du ministère de la Défense (Communiqué)

7 mars 2019 à 12 12 33 03333

Conformément aux conditions de recrutement au sein des Forces Armées Guinéennes énumérées dans les précédents communiqués de presse, il est porté à la connaissance des candidats que la nature des épreuves, au titre de l’année 2019~ sera la suivante:

1- Epreuves de présélection (ou épreuves d’admissibilité) :

Elles seront organisées et conduites par les commissions d’enquête de moralité mises en place au niveau des Préfectures pour l’intérieur du pays et des cinq (5) Communes pour la Zone Spéciale de Conakry.

Après avoir pris en compte la qualité des dossiers de candidature, les épreuves de présélection porteront essentiellement, pour l’ensemble des candidats, sur les tests physiques (Sport) et intellectuels.

L’effectif maximum des candidats à présélectionner, leur catégorisation par niveaux, les barèmes par sexe ainsi que les différentes dates seront communiqués, à temps opportun, aux commissions d’enquête de moralité par leur autorité de tutelle. Il sera procédé par la suite à l’établissement de la liste définitive des candidats admissibles par ordre alphabétique au niveau de chaque Préfecture pour l’intérieur du pays et des cinq (05) Communes pour la Zone Spéciale de Conakry.

2-les épreuves de sélection (ou épreuves d’admission) :

Elles seront organisées et conduites par la Commission Nationale de Recrutement sous l’autorité du Chef d’Etat-major Général des Armées et sur la base des résultats de la présélection dûment établis par les Commissions d’enquête de moralité des Préfectures pour l’Intérieur du pays et des cinq (5) Communes pour la Zone Spéciale de Conakry. Ces épreuves se dérouleront en trois (3) étapes:

a)- Epreuves sportives : elles serviront à évaluer les aptitudes physiques des candidats admissibles et comporteront:

– Une épreuve de course à pied: le candidat doit effectuer une course à pied sur une distance de 08 kilomètres en 45 minutes.

– Une épreuve d’abdominaux : le candidat doit, sans discontinuer, effectuer 30 abdominaux; les deux bras croisés derrière la tête, les deux jambes repliées et les deux omoplates touchant le sol ;

– Une épreuve d’appui facial (pompe) : le candidat doit la face tournée vers le sol, le corps gainé, les jambes bien allongées et la pointe des pieds au contact du sol, exécuter un mouvement de flexion des bras appuyés sur le sol en montant et en descendant jusqu’à trente (30) fois consécutives;

b)- Epreuves intellectuelles : elles comporteront :

– Une épreuve de français, d’une durée de 02 heures 00. Cette épreuve consistera à évaluer le candidat sur ses connaissances grammaticales, lexicales et sur sa capacité de rédaction en langue française;

– Une épreuve de mathématiques, d’une durée de 2 heures 00. le candidat abordera des questions et problèmes traitant des domaines des mathématiques du niveau baccalauréat.

c)- Epreuves d’aptitudes Médicales :

Après avoir satisfait aux épreuves d’aptitudes physiques et intellectuelles, les candidats (es) passeront des visites systématiques d’aptitudes médicales. A l’issue de toutes ces épreuves, seuls les candidats(es) déclarés médicalement aptes, classés par ordre de mérite et dans les limites des quotas fixés, seront retenus par la Commission nationale de recrutement pour servir au sein des Forces Armées Guinéennes.

Conakry, le 06 MARS 2019

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Faranah : Sayon Dabo condamné pour le meurtre de son jeune frère

7 mars 2019 à 11 11 53 03533

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah. Sayon Dabo, poursuivi pour le meurtre de son jeune frère, Mamadou Dabo, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle, hier mercredi 06 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les peines continuent de tomber dans les dossiers criminels inscrits au rôle du TPI de Faranah. Sayon Dabo a écopé de 10 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné son jeune frère, Mamadou Dabo.

Agé de 28 ans et père de 3 enfants, tous vivants, Sayon Dabo n’a pas nié les faits pour lesquels il est poursuivi. « Monsieur le président, je ne peux pas nier les faits. Effectivement, c’est vrai. Moi-même, j’en ai été victime parce que le couteau m’avait blessé. J’ai blessé mon jeune frère et il a trouvé la mort », a dit l’accusé.

Devant cet aveu, le tribunal va rendre sa décision en condamnant Sayon Dabo à 10 ans de réclusion criminelle. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare monsieur Sayon Dabo coupable de meurtre, et pour la répression, conformément aux articles 206, 116 du Code Pénal, 441 du Code de Procédure Pénale, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle… »

Youssouf Fofana, substitut du Procureur de la République près le TPI de Faranah, se réjouit de la décision du tribunal. « C’est un réconfort pour le Ministère Public de mettre les mauvaises graines hors d’état de nuire, parce que c’est quelqu’un qui n’a pas hésité un seul instant, sous l’effet de la colère, il a pris le couteau, poignarder son frère et laisser son frère dans le sang, sans venir au secours.

Cette personne, il faut la sanctionner conformément à la loi après un procès juste et équitable. C’est un réconfort pour le Ministère Public et toute la chaîne pénale de voir que la société est débarrassée du mal, parce toute injustice est une menace pour le monde. La population doit croire en la justice. La chaîne pénale, quand il y a un problème, on ne se rend pas justice.

On porte plainte et on laisse la justice gérer l’affaire. La justice populaire n’a plus sa place en Guinée. En tout cas, le parquet de Faranah n’est plus prêt pour autoriser les justices populaires où les règlements de compte entre citoyens. Nous allons réprimer ça avec la dernière énergie », a promis l’empereur des poursuites.

À noter que les citoyens de Faranah se mobilisent fortement pour assister aux différentes audiences. Un fait qui réjouit Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le TPI de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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Fête des femmes : zoom sur Djessira Diabaté, menuisière

7 mars 2019 à 11 11 29 03293

En prélude à la journée internationale de la femme qui sera célébrée demain, jeudi 08 mars 2019, Guineematin.com donne la parole à des femmes qui se démarquent et parviennent à assurer leur autonomisation. C’est le cas de Djéssira Diabaté, l’une des rares femmes qui pratiquent la menuiserie à Conakry. Cette dame qui travaille dans l’ombre a accepté de se confier sur sa vie.

Décryptage !

Guineematin.com : vous pratiquez la menuiserie qui est un métier des hommes si on peut le dire ainsi, d’où est venue l’idée de se lancer dans ce métier ?

Djessira Diabaté : j’étais en terminale quand j’ai décidé d’arrêter les cours à l’école. J’ai étudié jusqu’au sixième mois de l’année scolaire, mais après le Bac blanc j’ai abandonné. Je ne voulais pas faire le Bac depuis l’ouverture au mois d’octobre, mais mes parents m’ont forcée à le faire. Je ne voulais pas faire le Bac parce que j’avais peur d’échouer.

Quand j’ai abandonné donc les cours peu avant le Baccalauréat, je me suis orientée à l’école professionnelle de Fria où j’ai suivi la formation des canadiens pendant trois ans. Après les trois ans, je me suis retrouvée encore dans le même centre professionnel pour être avec des ouvriers africains. Je voulais faire la technique et j’ai choisi la chaudronnerie.

J’ai fait deux mois avec monsieur Gombauld à la chaudronnerie et la menuiserie c’était monsieur Guy. Il y avait une fille qui faisait la menuiserie et moi la chaudronnerie. Les deux experts ont dit que la fille-là serait bien en menuiserie parce qu’elle a fait les sciences expérimentales. L’autre qui fait la menuiserie est bien en chaudronnerie parce qu’elle a fait les sciences mathématiques.

Ils ont fait un changement et l’ont expliqué au directeur du centre. Après ce changement, j’ai beaucoup parce que je ne voulais pas. Mais aujourd’hui, le bois c’est ma vie. Quand on m’a envoyée à la menuiserie, j’étais toujours parmi les trois premiers et l’autre fille était toujours première à la chaudronnerie.

Guineematin.com : après la formation, vous avez commencé à exercer immédiatement ou bien il y a eu une autre étape ?

Djessira Diabaté : pour démarrer cette activité, j’ai dû vendre des feuilles d’oignon afin de trouver un peu d’argent pour commencer à exercer mon métier. Je n’avais personne à qui je pouvais demander de l’argent et je ne voulais pas chômer. Je voulais être exemplaire en Guinée.

Guineematin.com : vous pratiquez ce métier depuis plusieurs années, qu’est-ce que cela vous a apporté ? Qu’est-ce qui a changé dans votre vie ?

Djessira Diabaté : je n’ai ni mère, ni père, et mon mari est décédé en 2012. Mais grâce à ce métier, je vis bien avec mes enfants. Je suis autonome. Ce que je gagne ici, c’est dans ça que je paie la scolarité de mes enfants, j’assure la dépense et le reste j’achète le madrier avec pour faire encore un lit ou bien une armoire.

Guineematin.com : est-ce que vous rencontrez des difficultés dans l’exercice de votre activité ?

Djessira Diabaté : bien sûr ! Les difficultés sont nombreuses. Parce que je n’ai pas tous les équipements qu’il me faut et je n’ai pas non plus d’argent. Donc, je souffre actuellement. J’ai l’envie et la détermination de travailler, de rendre un service à mon pays mais je n’ai pas de soutien. Je suis obligée d’employer beaucoup de force physique pour travailler parce que je n’ai pas de machines. J’achète le bois à Dabondy, je fais le sciage là-bas la nuit et j’envoie mes planches ici le matin. La seule machine avec laquelle je peux travailler, c’est la machine de façonnage. Tout le reste je le fais à la main.

Guineematin.com : l’humanité célèbre ce jeudi, 08 mars, la fête internationale de la femme. Une occasion de promouvoir l’émancipation des femmes et le respect de leurs droits. A cette occasion, que souhaitez-vous qu’on fasse pour les femmes de métier comme vous ?

Djessira Diabaté : c’est pour dire à la nation guinéenne que tout ce que l’homme fait, la femme peut le faire. Si on veut, on peut. Ce que je demande au gouvernement, au lieu de prendre les femmes intellectuelles pour les mettre devant à l’occasion du 08 mars, je crois que le gouvernement devait chercher les femmes techniciennes qui sont engagées dans la technique et installées sans l’aide du gouvernement. C’est elles qui doivent être devant et après les intellectuelles viennent maintenant nous accompagner.

S’ils ne font pas ça, ils auront commis une erreur. On doit mettre l’accent sur les femmes qui sont dans l’ombre et après on fait la Mamaya. Le 08 mars n’est pas une fête de Tabaski, ça c’est fête des femmes. Quand on dit des femmes, c’est toutes les femmes, on ne doit pas laisser les autres femmes derrière.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit des filles et femmes de Guinée ?

Djessira Diabaté : ce que je donne comme message aux femmes guinéennes, aux femmes africaines, c’est de se lancer dans la technique. Elles ne doivent pas mettre dans leur tête que la vie se limite sur les blancs ou dans les bureaux. Si tu fais la technique, tu peux travailler dans un bureau et tu peux travailler ailleurs. Je vais dire aux filles que la technique c’est leur destin parce que la technique ne ment pas comme la terre. Si tu travailles, tu vas gagner. Est-ce que je peux attendre quelqu’un pour m’embaucher ? Si j’ai un fonds, je peux travailler.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Retard de la construction du centre de la Mamaya de Kankan : les sages inquiets

7 mars 2019 à 10 10 44 03443

Les travaux de construction d’un centre multiculturel pour accueillir la Mamaya de Kankan, lancés avec tambour et trompette par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, tardent à être une réalité. Aucune information ne filtre quant aux causes de ce retard alors que rien n’est fait jusque là sur le terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lancement des travaux de construction de ce centre multiculturel a eu le vendredi 24 août 2018. Le site en question, situé au quartier ex-Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, a été choisi par le ministère de la Culture pour abriter la Mamaya de Kankan, célébrée chaque année, pendant la fête de Tabaski. A l’époque, la délocalisation de cette fête n’avait pas été du goût de certains citoyens de Kankan.

Le site choisi aurait fait l’objet d’une étude d’experts tunisiens. Mais depuis lors, rien de concret n’a été réalisé sur le terrain. Selon Mohamed Lamine Ringo Kaba, président de la coordination des classes d’âge à Kankan, « c’est au mois d’août prochain que nous allons encore célébrer la Mamaya. Mais, je vous avoue que depuis la pose de la première pierre, jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons aucune information concernant la construction de ce centre culturel.

Néanmoins, après la pose de la première pierre, une équipe du ministère de la Culture est venue avec des experts tunisiens avec un document de plan d’action élaboré par des techniciens. C’est tout. Depuis là, nous n’avons pas d’autres informations ».

A en croire le porte-parole des sages à Kankan, à seulement quelques mois de la prochaine célébration de la Mamaya, l’optimisme des citoyens n’est pas de mise quant à la réalisation de cette infrastructure culturelle dans les délais.

C’est pourquoi, Mohamed Lamine Ringo Kaba met en garde : « il ne faudrait pas que nous négligions notre ancien site au profit de cette arène, alors qu’il n’y a rien pour le moment sur le terrain. Quelque chose qui devait être inauguré au mois d’août, jusqu’à présent… Ce n’est que la première pierre qu’on peut apprécier sur le terrain, vous mêmes vous pourrez deviner le reste ».

Pour éviter des déboires, le porte-parole des sages à Kankan invite les fils du terroir à s’unir afin que l’organisation de la Mamaya ne se fasse plus dans la rue. « C’est bien vrai que le carrefour Chérifoula est une place symbolique pour nous. Mais, ce qu’il faut dire aussi, c’est que c’est dans la rue que la Mamaya est célébrée depuis 1936.

On ne l’a jamais fait dans une salle alors que sa dimension est aujourd’hui mondiale. Donc pour nous, il ne faut pas attendre, il faut que les fils de la Kankan trouvent des voies et moyens par rapport à tout ce qu’on mobilise chaque année pour les infrastructures sociales afin de réaliser ce projet », a-t-il lancé.

En attendant la prochaine commémoration de la Mamaya, prévue au mois d’août 2019, la coordination qui chapeaute l’organisation de cette grande manifestation culturelle à Kankan a lancé un appel pressant aux personnes de bonne volonté, notamment aux fils ressortissants pour que la fête soit une réussite.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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