Modèle de réussite : Mohamed Idrissa Bah, ce guinéen qui fait la fierté du pays au Sénégal

2 mars 2019 à 21 09 56 03563

De très nombreux guinéens sont installés au Sénégal où certains d’entre eux ont fait fortune. Parmi ces guinéens, modèles de réussite, dans ce pays frère et ami de la Guinée, figure Monsieur Mohamed Idrissa Bah. Originaire de la préfecture de Télimélé, monsieur Bah est le Directeur Général de BISS multimédia, représentant officiel de la marque Canon au Sénégal, avec à son actif une trentaine d’employés.

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Idrissa Bah, qui a passé plus de 30 ans au Sénégal, est revenu sur de nombreux aspects de sa vie professionnelle, de ses relations avec les autorités sénégalaises, etc.

Guineematin.com : vous êtes considéré par l’opinion comme un modèle de réussite ici au Sénégal. Qu’en dites-vous ?

Mohamed Idrissa Bah : modèle de réussite ? La modestie m’empêche d’abonder dans votre sens parce que la réussite, elle est à double flux. Si vous vous voyez que j’ai réussi et si moi je suis assoiffé encore, sachant que je n’ai pas réussi, ça pose problème. Donc, je vous remercie pour ce compliment. Je représente la société Canon au Sénégal, en exclusivité sur le territoire sénégalais. Mon entreprise s’appelle BISS multimédia, avec 30 employés. Nous évoluons dans le numérique, dans le matériel de bureau, copie, impression, scanner, grand format, et tous les services connexes qui s’y attachent, plus maintenant le service après-vente. Donc, en ce qui concerne la société en tant que telle, elle évolue dans une concurrence très sauvage. Ce qui nous avait amené à délocaliser en Guinée, je crois il y a 10 ou 12 ans. Malheureusement, le marché n’étant pas très structuré, avec beaucoup de système informel, nous ne pouvions pas évoluer. Ce qui a fait que nous nous sommes rabattus encore sur le Sénégal.

Guineematin.com : tout début est difficile. Parlez-nous de vos débuts ici au Sénégal

Mohamed Idrissa Bah : très difficile. Mais, mes débuts au Sénégal, c’était une coïncidence d’un départ, juste après la mort de Sékou Touré, en 1984. J’ai quitté notre pays, je suis venu ici au Sénégal, j’ai repris des études, j’ai fait l’école privée de gestion où j’ai fait trois (3) ans, je fais partie de la première promotion d’ailleurs, sans ressources. La difficulté, c’était comment trouver des moyens pour payer les études, survivre sans parents, sans moyens. Donc, il fallait enseigner et trouver des petits boulots à gauche et à droite. Il était interdit d’acheter des vêtements, parce qu’il fallait manger. Il était interdit d’acheter des chaussures, parce qu’il fallait se loger. Il était interdit de sortir le soir ou faire quoi que ce soit, parce qu’il fallait payer la scolarité. Donc, ce sont des périodes assez difficiles, mais qui ont forgé un peu l’homme. Et, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de sénégalais, qui m’ont permis de me familiariser ; mais, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de compatriotes.

Guineematin.com : aujourd’hui, comment vous menez vos activités ici au Sénégal ?

Mohamed Idrissa Bah : les activités, je dirai globalement on les mène très bien. Nos activités sont concentrées sur des institutions internationales comme tout ce qui est Nations Unies, institutions financières, les Banques, la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Et, le cœur de notre métier, c’est la vente et l’après-vente. Donc, il y a une équipe dédiée à la vente, il y a une équipe dédiée à l’après-vente. C’est ce qui fait que la prospection, mais aussi la communication, en amont, ont fait que la clientèle nous connait maintenant. Compte-tenu de l’apport de la marque qui vient nous rendre visite très souvent. Sans compter la formation des techniciens qui sont certifiés modèle Iso et qui aujourd’hui disposent plus de 400 types de certificats de formation, même sur du matériel qui n’est encore pas venu en Afrique. Parce qu’à Canon, les ingénieurs préparent beaucoup de produits et se projettent pour le lancement des produits et nous sommes informés. Et, dès lors, comme vous voyez sur les murs accrochés, il y a tout de suite une formation qui est décrochée ; et, cela en attendant que le matériel arrive ici. Le Sénégal est un marché très intelligent. D’abord, les organisations internationales qui viennent peuvent venir avec du matériel très lourd, performant. S’ils ne trouvent pas quelqu’un localement ou une entreprise localement, qui a un transfert de compétence assez conséquent, ils ont des problèmes sur l’investissement. Voilà, c’est pourquoi nous anticipons très souvent sur ce côté.

Guineematin.com : quelles relations vous avez avec les autorités sénégalaise ?

Mohamed Idrissa Bah : d’excellentes relations. D’abord, la relation, elle est relative. Parce que nous sommes d’abord collecteurs et contribuables. Vous savez, le marché sénégalais est un marché assez structuré, l’Etat a créé un environnement propice pour le développement des affaires. Quand vous voulez faire des affaires, il faut se formaliser, et toutes les séquences au niveau des gestions sont faites : au niveau fiscal, au niveau administratif, au niveau institution sociale, pour la couverture du personnel. Donc, nos relations sont assez bonnes et nous payons correctement nos impôts. Parce que c’est ça, tant que tu paies correctement tes impôts, les relations sont parfaitement bonnes. Malheureusement, il faut le faire.

Guineematin.com : les jeunes guinéens qui sont en quête de l’emploi sont nombreux ici au Sénégal. Quel message avez-vous à leur prodiguer ?

Mohamed Idrissa Bah : d’abord, la première des choses, c’est de leur dire qu’ils ne doivent pas faire la quête de l’emploi ailleurs qu’en Guinée. Et pour aspirer à un emploi décent, il faut faire une formation décente. Et, même si « la qualité » du niveau des études (que je dis d’ailleurs, je ne crois pas), les universités guinéennes sont autant qualifiées que les universités sénégalaises. Peut-être que l’environnement fait que les gens veulent un diplôme sénégalais. Parce que l’authenticité du document fait sa valeur. Mais, moi, je conseillerai la première des choses aux guinéens, c’est qu’ils sachent que le bonheur ne se trouve pas ailleurs. Ensuite, on ne peut pas dire qu’on peut exploser dans quelque chose si on ne sait pas faire la chose. Chacun ne peut exceller que dans ce qu’il sait le mieux faire. Vous, aujourd’hui, vous êtes journaliste, si vous avez le courage de m’affronter, de discuter avec moi, me poser des questions sans vous tromper grammaticalement, c’est parce que vous avez fait des études. Et, vous êtes en train d’exceller dessus et vous vous êtes formé en Guinée, vous travaillez en Guinée. Mais, aujourd’hui, si vous couvrez toute la sous-région, est-ce que vous avez besoin d’aller dans la sous-région pour trouver du travail ? Non ! Certes que nous, nous sommes sortis, peut-être que les circonstances n’étaient pas pareilles, mais je crois que l’environnement économique est en train d’évoluer en Guinée. Peut-être que l’environnement politique ne sied pas. Le seul conseil que je pourrais donner aux jeunes, c’est de se former, encore se former et toujours se former.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Mohamed Idrissa Bah : le dernier mot, c’est un appel à lancer au peuple guinéen, des jeunes guinéens, pour leur dire que ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous. Mais, quand je dis ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous, ça peut être en bien et en mal. Donc, si le guinéen croit en lui, si le guinéen voit l’avenir dans son pays, lui-même peut œuvrer au développement de son pays.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Hausse des taxes à N’zérékoré : la CU fixe son budget à plus de six milliards sept cent millions

2 mars 2019 à 21 09 24 03243

Six milliards sept cent soixante-dix-neuf millions huit cent mille neuf cent soixante-trois francs guinéens (6 779 800 963 GNF) est le budget 2019 de la commune urbaine de N’zérékoré. La session de cette année a été clôturée ce samedi, 2 mars 2019, dans la salle de conférence de la mairie, en présence des chefs des différents quartiers, des représentants des femmes et des jeunes, ainsi que le représentant de l’Agence Nationale de Financement des collectivités (ANAFIC) et les partenaires au développement, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

Ouverte le 29 janvier dernier, la session budgétaire 2019 a été clôturée ce samedi avec un budget de fonctionnement de 6 779 800 963 GNF dont 4 416 622 000 du revenu minier (ANAFIC).

Moriba Albert Delamou

Selon monsieur Moriba Albert Delamou, maire de la commune urbaine de N’zérékoré, il y a plusieurs nouvelles initiatives prévues pour l’amélioration des conditions de vie des populations de sa commune. Ce sont notamment des ouvertures des routes dans les différents quartiers, la construction des écoles, la sécurité, etc.

Pour faire face aux nombreux et importants investissements prévus, les nouvelles autorités de la mairie ont décidé d’augmenter les taxes perçues au niveau des différentes structures de la commune urbaine. « Toutes les taxes sont revues à la hausse ! La location de la gare routière passe de 10 000 000 à 15 000 000 000 GNF par mois, les taxes sur les magasins d’Etat passent de 120 000 à 150 000 GNF par mois, la taxe du ticket au marché passe de 200 à 500 GNF par jour, le ticket de taxi-moto passe de 500 à 1000 GNF par jour… », a annoncé monsieur Moriba Albert Delamou.

À noter que sur les 41 conseillers de la commune urbaine, ce sont 32 qui ont voté le budget dont les 60% des recettes doivent être orientées aux investissements et les 40% pour les dépenses de fonctionnement.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com.

Tél. : +224620166816/666890877

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Kaporo Rails : des victimes racontent leur calvaire après le passage des casseurs

2 mars 2019 à 20 08 20 03203

L’opération de déguerpissement au quartier Kaporo Rails, lancé le 20 février dernier par le gouvernement, a plongé de nombreux citoyens dans une situation misérable. Jetées dans la rue, plusieurs familles dorment désormais à la belle étoile. Rencontrées ce samedi 2 mars 2019, de nombreuses victimes disent avoir enregistré des pertes énormes, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les victimes de l’impitoyable opération de déguerpissement de Kaporo Rails sont aujourd’hui désemparées. Les pertes subies sont immenses et les déguerpis ne savent plus où aller.

Diallo Ismaïl : « je suis là depuis 1991 et j’ai grandi ici. Vraiment, on a trop souffert. Je suis père de famille, marié à une femme et j’ai un enfant. J’ai perdu beaucoup de choses, c’est inestimable. C’est une perte que peux estimer à 70 millions de FG. Actuellement, je passe la nuit dehors. Ma femme et mon enfant sont partis logés chez nos parents à Kagbélen. Je me sens trop mal. Si je pense que je suis un Guinéen et que ce genre de choses m’arrive comme si j’étais un étranger. Il devrait nous avertit avant de démolir pour qu’on puisse se préparer. Mais, venir subitement avec force et vous dire quitter votre maison que vous avez construire dans la sueur, c’est très difficile pour moi. J’ai perdu ma maison qui était composée de 3 chambres et d’un salon ».

Elhadj Amadou Barry : « j’habite ce quartier avec ma famille depuis 1990. J’ai plus 20 enfants avec moi ici. Ils ne nous ont pas avertis de quitter les lieux à temps. Ils sont venus tout casser. Ça fait vraiment mal. On n’a pas où aller maintenant moi et ma famille. Avoir le manger, c’est un problème, à plus forte raison qu’on casse ta maison, c’est pour nous plonger dans la misère. Je demande une aide de la part des bonnes volontés, par que je ne pense pas si l’Etat va nous donner. Moi, j’ai perdu 2 bâtiments qu’on peut estimer à des milliards. Le premier bâtiment était composé de 6 chambres et 1 salon et le deuxième bâtiment était composé de 5 chambres. J’ai beaucoup d’enfants. Actuellement, ils sont éloignés de leur école, et vraiment le problème de transport nous fatigue. Il devrait attendre à la fermeture des classes pour déguerpir. Mais comme ça, nous avons de sérieux problème avec nos enfants. On a été même déguerpis par gaz lacrymogène. Je demande seulement aux bonnes volontés de me venir en aide. C’est triste! »

Bah Alhassane : « on a été déguerpis, on n’a pas de logement fixe. Nous sommes devenus des SDF (Sans domicile fixe) dans notre propre pays. Certains de nos familles sont à Démoudoula et d’autres sont à la Cimenterie. C’est pour dire que nous sommes dispersés. C’est comme ça qu’on passe la nuit actuellement. Nous sommes obligés d’accepter, on n’a pas le choix. Moi, je suis un étudiant à l’ENAM, avec cette distance, ça va jouer sur mon transport pour me rendre à l’école. Là où on était, j’avais un frère qui est véhiculé. Il me prenait tous les jours pour me déposer en ville. Mais actuellement, nous nous sommes dispersés par le déguerpissement. Je ne sais plus quoi faire. C’est mal à accepter mais, on n’a pas le choix. C’est une situation déplorable. Je suis très déçu par ce qu’il y’a environ une semaine que je ne pars pas à l’école. Je suis vraiment attristé et mon avenir est menacé. Pour mes frères qui font l’examen, leur sort est dans les mains de Dieu. Ils étudiaient juste dans les écoles qui sont près de nous. Mais actuellement, ils sont à Démoudoula et La Cimenterie. La liste des candidats est déjà déposée. Nous avons peur vraiment. On va essayer de les faire transférer dans d’autres établissements scolaires qui sont proches d’eux ».

Thierno Dioudia Baldé : « j’étudie à l’université de Kindia. Mes parents ont été victimes déguerpissement. J’ai été obligé d’arrêter les cours pour venir compatir à la douleur. Par ce qu’on a tout perdu. Ma famille est dispersée. D’aucuns sont à Kagbélen et d’autre à Sonfonia. Ça n’a pas de sens. Une famille est faite pour vivre ensemble. Et puis nous n’avons qu’une seule maison. On ne sait pas pour le moment où aller. C’est mon avenir qui est en danger. Puisque nous traversons une période difficile à l’université. On ne sait pas à qui demander de l’aide. L’Etat qui devrait venir nous donner, ce sont eux même qui viennent pour nous déguerpir. Maintenant, on se pose la question où aller, à qui demander de l’aide. Mon grand frère dispensait les cours dans une école privée ici. Mais maintenant, il va perdre son emploi, je pense. Tous les élèves qui étudiaient ici sont tous parti, les écoles sont vides. Je suis dans le désespoir ».

Diallo Adama Dian : « On est là depuis 1989. Nous avons été deux fois victimes de déguerpissement. On avait deux maisons. Lors du premier déguerpissement en 1998, on a perdu notre première maison. Une partie de notre famille a été obligé d’aller au village. Aujourd’hui encore, nous sommes victimes. Le vendredi dernier, on a reçu les gens ici en nous disant, quitter la maison. Donc, nous n’avons pas le choix. C’est l’Etat qui est fort. Pour l’instant, nous n’avons nulle part où aller. Au moins, si le gouvernement pouvait nous indemniser, ça serait mieux. Lors du déguerpissement en 1998, ils ont dit qu’il y’a eu des gens qui ont été indemnisés, mais personne n’a été indemnisée. L’information là est fausse. Si l’Etat avait débloqué une somme pour les victimes, nous n’avons rien vu comme dédommagement ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Kaporo Rails : le PADES réclame des sanctions contre ceux qui ont délivré des documents aux victimes

2 mars 2019 à 20 08 04 03043

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a condamné l’opération de déguerpissement en cours à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Le parti, dirigé par Dr Ousmane Kaba, demande que des sanctions soient prises contre les cadres qui ont délivré des documents aux anciens occupants des lieux. L’annonce en a été faite ce samedi, 2 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Kaba

La rencontre a été présidée par Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du PADES, devant une faible affluence. Monsieur Kaba s’est dit touché par l’opération de déguerpissement en cours à Kaporo Rails. « Premièrement, on parle d’une domaine de l’État. C’est vrai que toutes les terres lui appartiennent et c’est vrai que l’Etat peut en avoir besoin pour une question d’utilité publique. Le domaine de Kaporo-rails est un domaine qui est sujet à problème depuis plusieurs temps… Mais, pourquoi nous revenons incessamment aux mêmes choses ? C’est parce-que nous n’avons pas pris les mesures qu’il faut. Donc, la propriété de l’État, ça c’est une question, mais la vie de nos concitoyens est une autre question. La appartient à l’Etat, mais il est aussi de sa responsabilité de choix de faire en sorte que nos concitoyens ait vraiment une situation humaine, sociale digne de nom. Il est du rôle également de l’État de protéger nos citoyens, de faire en sorte leur intégrité physique, leur vie et même leurs biens soient sauvegardés » a dit Mohamed Kaba

Par ailleurs, le président de la séance a déploré la crise humanitaire causée par l’affaire Kaporo Rails. « Le dilemme aujourd’hui, beaucoup de nos concitoyens sont dans la rue, sont aujourd’hui sans abri, dorment à la belle étoile, parce-que l’Etat dit qu’il récupère son domaine. Ce que nous déplorons, c’est la façon de récupérer le domaine, c’est la façon de procéder qui pose problème. Parce que lorsqu’il s’agit de la vie humaine… rien n’est important pour prendre des mesures vraiment afin que ces opérations se passent dans les meilleurs délais, ce qui n’a pas été le cas. Nous déplorons cette situation, nous la regrettons cette situation », a lancé monsieur Kaba.

En outre, Mohamed Kaba profite de cette tribune pour interpeller l’Etat, « pour que ces populations aujourd’hui, qui vivent dans une situation de désarroi, puissent avoir un peu de réconfort. C’est son rôle, il faut qu’il le joue. Les enfants ne vont plus à l’école! Il ne peut pas être insensible à cela, les enfants sont séparés, il ne peut pas être insensible, quand bien même aujourd’hui, l’Etat récupère son domaine. Mais qu’est ce que nous faisons pour nos citoyens qui sont dans les difficultés, qu’est ce nous devons faire? Que l’Etat prenne ces mesures et le plus rapidement que possible pour qu’une solution soit trouvée au sort de nos concitoyens ».

Pour terminer, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES sollicite que des dispositions soient prises pour sanctionner les cadres de l’habitat qui ont facilité l’installation des citoyens dans cette zone réservée. « Beaucoup de personnes, victimes de déguerpissement, ont souvent des titres fonciers pour occuper les domaines de l’Etat. Ces personnes-là ne peuvent pas avoir le titre foncier sans l’intervention de l’administration, à travers ses cadres compétents. Donc, c’est de dire que quelque part, il y a une complicité ou malversation de l’administration, qui a vraiment contribué, de façon officielle, à l’installation de ces gens qui aujourd’hui sont victimes. Que des dispositions soient prises pour sanctionner toutes les personnes qui ont contribué à faire en sorte que des documents soient donnés à ces personnes pour s’installer », martèle Mohamed Kaba.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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L’UFR dénonce le déguerpissement à Kaporo Rails : « c’est choquant »

2 mars 2019 à 18 06 25 03253

La cacophonie entourant l’éviction de Baïdy Aribot du poste de secrétaire exécutif de l’UFR et la démolition des bâtiments à Kaporo Rails ont été les principaux points abordés ce samedi, 2 mars 2019, à l’assemblée générale du parti républicain. La rencontre a été présidée par le numéro 2 du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, entouré de ses principaux collaborateurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parlant du premier point, le président de la séance a laissé entendre que la tentative de débauchage de certains cadres de l’UFR n’aura aucun impact sur le parti. « Je crois que cela est tout à fait normal au niveau des partis, surtout dans un environnement démocratique et dans un environnement tel que le notre…Aujourd’hui, il est vrai, il y a des velléités réelles de débauchage de nos cadres. Mais, cela ne nous dit rien du tout. Nous, nous avons notre conviction profonde. Compte tenu du programme que nous avons, compte tenu de la compréhension dont nous bénéficions aujourd’hui au sein de l’opinion guinéenne, il n’y a pas de raisons que nous ne soyons pas suivis. C’est ça notre conviction. Cela ne va en rien déstabiliser le parti », soutient-il.

Pour ce qui est de l’opération de déguerpissement des citoyens de Kaporo-rail, Elhadj Ibrahima Bangoura a dit que cette opération est aussi choquante que nocive pour l’image du pays. « Le cas de Kaporo Rails, le gouvernement aurait procéder de la façon suivante. D’abord, faire le recensement de tous ceux qui habitent à Kaporo Rails, leur proposé un site de recasement, les indemniser, et procéder au déguerpissement. Ensuite, chercher à poursuivre ceux qui ont vendu Kaporo-rail. Parce que, ceux qui sont installés là-bas, ils ont obtenu des documents de la part des administrateurs de l’habitat. Ce sont les administrateurs de l’habitat qui leur ont délivré les documents. C’est après cela, qu’ils se sont installés. Donc partant, ils devraient être indemnisés, recasés avant de casser les bâtiments. Mais, de la manière dont cela se passe aujourd’hui est non seulement choquant, mais ça donne une très mauvaise image de notre pays », a dénoncé le vice-président de l’UFR.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kalemodou : « ce régime a des bulldozers pour casser Kaporo Rails ; mais, pas de camions pour assainir Conakry… »

2 mars 2019 à 18 06 09 03093

L’impitoyable déguerpissement en cours à Kaporo Rails, qui a laissé des dizaines de milliers de personnes sans abri, continue de polariser l’attention en Guinée. Ce sujet a été largement débattu ce samedi, 2 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). A l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour en Afrique du Sud, c’est Kalémodou Yansané qui a présidé cette rencontre du principal parti de l’opposition, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Lorsqu’un Président de la République est couché dans son salon ou dans sa chambre, il a bien mangé, il doit réfléchir et se dire : est-ce que la population que je dirige aujourd’hui est couchée aussi ? Est-ce qu’elle est dans une maison qui a au moins un toit ? Mais, lorsque vous circulez en vitres teintées, vous avez vos comptes bancaires bien garnis et vous cassez les maisons et baraques des pauvres hommes et femmes, Dieu vous regarde », a notamment dit l’opposant, Kalémodou Yansané sur le déguerpissement des populations de Kaporo-rails.

Pour venir en aide aux populations sinistrées, Kalémodou Yansané a annoncé le lancement d’une contribution volontaire de tous les militants et responsables de l’UFDG. Il a fait savoir que certains députés, élus sous la bannière de l’UFDG, ont déjà mis la main dans la poche en donnant chacun un million de francs guinéens. Monsieur Yansané a également révélé que le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a déboursé la somme de 10 millions de FG en faveur des sinistrés.

Sur un autre plan, Kalémodou Yansané a fustigé la décision du gouvernement de bloquer les routes de Conakry à l’occasion des derniers samedis de chaque mois, consacrés à l’assainissement de la ville. « Actuellement, même si vous avez un malade, peut-être qu’il va mourir dans vos mains, vous n’avez aucune possibilité de l’envoyer à l’hôpital. Le gouvernement dit qu’il veut faire de l’assainissement, il n’a pas de moyens, il n’a pas de camions pour faire cet assainissement ; mais il a des bulldozers pour casser tout un quartier à Kaporo-rails. C’est dommage et regrettable », estime-t-il.

Parlant du déroulement de la présidentielle au Sénégal, à la quelle Cellou Dalein Diallo a participé au nom de l’international libéral, Kalémodou Yansané a bien apprécié le sérieux qui a entouré le scrutin du 24 février dernier. « Le Sénégal est plus petit que la Guinée en termes de surface ; mais, le Sénégal a près de 15 millions d’habitants pour 6 millions et demi d’électeurs. Il a fallu une seule semaine pour connaître le gagnant. La Guinée, qui est beaucoup plus grande, mais qui n’a pas 6 millions d’électeurs, même pour les communes, il faut un an. C’est une honte pour le pays », lance Kalémodou Yansané.

En outre, ce vice-président de l’UFDG a fait savoir que le succès du Président Macky Sall tire son origine du bilan de sa première mandature. « Il n’avait pas besoin de faire la campagne, ses réalisations ont fait sa campagne. La campagne d’un Président en exercice, c’est le bilan », insiste-t-il.

Pour clore le sujet, Kalémodou Yansané a laissé entendre le Président sénégalais s’est inscrit dans la continuité en s’appuyant sur les œuvres de ses prédécesseurs, Abdoulaye Wade et Abdou Diouf. « Malheureusement, chez nous en Guinée, c’est le changement. Nos misères viennent de ce changement », déplore-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Assainissement : les femmes de Sonfonia plaident pour plus de mobilisation

2 mars 2019 à 17 05 01 03013

Le gouvernement guinéen a appelé les citoyens de Conakry à participer ce samedi, 02 mars 2019, à la huitième journée d’assainissement de la capitale guinéenne. Au quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma, on a noté une faible mobilisation dans le cadre de cette campagne dénommée « Conakry Ville Propre », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Désormais, une fois par mois, notamment les derniers samedis de chaque mois, les citoyens de Conakry sont appelés à assainir la capitale guinéenne. Mais, la mobilisation n’est pas souvent pas de mise. C’est le cas au quartier Sonfonia où les femmes se désolent de cette situation et invitent les citoyens à se remobiliser.

madame Bintou KABA

Très tôt ce samedi matin, madame Bintou KABA, présidente de l’association des femmes de Sonfonia et ses amies sont sorties pour assainir les rues et ruelles du quartier Sonfonia. Munis de ballets et de brouettes, ces femmes ont demandé plus de sensibilisation et d’engagement. « Nous sommes là depuis 6 heures pour assainir notre quartier. Nous demandons à tous les citoyens de venir faire comme nous. C’est un sacrifice que nous sommes en train de faire. Il faut que tous les guinéens aient la croyance et la bonne conscience. Si nous sommes nombreux, on pourrait faire plus que ça. Ceux qui sont restés à la maison, je demande qu’ils se joignent à nous pour appliquer cette bonne action », lance-t-elle.

Dans l’exécution de cette activité, la présidente de l’association des femmes de Sonfonia est revenue sur certaines difficultés auxquelles elles sont confrontées. « Nous demandons au gouvernement de nous apporter plus de matériels de protection. Nous avons besoin de gants, d’eau de javel, de savon, etc. Nous sommes livrées et exposées aux maladies. Surtout, nous sommes en train de travailler et puis les voitures et les motos ne font que circuler. Ça nous empêche de travailler normalement. Mais, cela ne nous décourage pas. Il faut que nous soyons équipés. Et Il faut que le gouvernement nous aide à sensibiliser plus les gens », a laissé entendre Bintou Kaba.

De Sonfonia, Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Marché de Matoto : un incendie fait d’importants dégâts matériels

2 mars 2019 à 15 03 35 03353

Le courant électrique ne cesse de faire des victimes à Conakry. Au petit matin de ce samedi, 02 mars 2019, un incendie s’est produit au marché de Matoto-Casse. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est aux environs de 8 heures que l’incendie s’est déclaré sur les lieux. Quatre (4) boutiques ont pris feu, mais avec l’aide des voisins et des sapeurs pompiers, l’incendie a été maitrisé. Le contenu de deux des quatre boutiques a été sauvé des flammes.

L’une des victimes, en l’occurrence Mamadou Aliou Diallo, a expliqué à notre reporter avoir tout perdu dans sa boutique. « C’est à 8 heures 30 minutes qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y a un incendie au marché de Matoto. En ce moment, j’étais au cimetière pour l’enterrement de mon enfant qui vient de naître. C’est au cimetière là-bas qu’on m’a appelé pour me dire que ma boutique a pris feu. Après le cimetière, on est venu jusqu’au rond-point de Matoto, on a trouvé que tout a été brûlé. Rien n’est sorti de ma boutique. Les voisins ont beaucoup aidé. Ils ont enlevé les portes, mais c’était déjà tard. La boutique était pleine d’habits. Tout a été brûlé », a-t-il dit.

Interrogé sur les pertes subies, la victime a dit ne pas pouvoir l’évaluer. « Pour le moment, je ne peux pas dire tout ce que j’ai perdu dans ça. Je demande à ceux qui s’occupent de la gestion du courant électrique de sécuriser les citoyens et leurs biens, puisque les voisins m’ont dit le feu est parti poteau. Donc, c’est un problème d’installation », se désole Mamadou Aliou Diallo.

Pour sa part, Alpha Mamadou Diop a eu plus de chance. Selon lui, l’intervention des voisins a permis de sauver sa boutique. « Quand nous sommes arrivés le matin, il n’y avait pas de courant. C’est ainsi que j’ai ouvert ma boutique, j’ai commencé à suspendre ma marchandise. Entre temps, le courant est venu. Quand je l’ai constaté, j’ai informé mon petit frère. Je lui ai dit que le courant est venu. C’est ainsi que lui aussi, il a allumé son ampoule. On a continué à travailler. Après, ma sœur m’a appelé pour m’informer le décès de l’enfant de Mamadou Aliou, mon voisin. Au même moment j’ai entendu des cris, au feu, au feu. Je suis sorti, j’ai vu la fumée, j’ai su que c’était vrai. Je suis rentré, j’ai coupé le compteur. Ensuite, les bonnes volontés sont venues nous aider. On a cassé les cadenas pour faire sortir tout. Pendant ce temps, les sapeurs pompiers aussi sont venus, ils nous ont aidés. Moi, je suis à la 4ème boutique. Quant à la boutique de mon grand frère, Mamadou Aliou, rien n’est sorti. Tout a été brûlé », a-t-il expliqué.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Boulangers et pâtissiers de Conakry : Alpha Oumar Bah élu président du nouveau bureau

2 mars 2019 à 12 12 34 03343

L’Union Régionale des Boulangers et Pâtissiers Professionnels de Conakry a désormais un nouveau bureau exécutif. Le congrès électif du mouvement s’est tenu dans l’après-midi d’hier, vendredi 1er mars 2019 dans la salle de conférence du gouvernorat de Conakry. La cérémonie a connu la participation de plusieurs cadres du ministère du Commerce, du ministère du Tourisme, du gouvernorat de Conakry et de plusieurs boulangers et vendeurs de pains, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les régions de N’Zérékoré, de Labé et de Kindia, c’est au tour de Conakry de mettre en place son bureau exécutif. Cette dernière étape du processus de renouvellement des instances régionales des boulangers et pâtissiers a permis aux congressistes de Conakry d’élire leur bureau exécutif, composé de 31 membres, repartis dans 12 postes. Alpha Oumar Bah a succédé à Mamadou Aliou Sow au poste de président de l’Union Régionale des Boulangers et Pâtissiers Professionnels de Conakry.

Présent à cette cérémonie, monsieur Ousmane Bah, directeur national du Commerce, a mis l’occasion à profit pour demander aux membres du nouveau bureau exécutif à jouer un rôle d’interface entre la corporation et les partenaires, notamment le gouvernement. « Il faut que ce bureau joue un rôle d’interface entre les boulangers et leurs partenaires, tel que le gouvernement, en particulier le ministère du commerce. Et ce bureau va s’occuper des relations à l’interne pour la production du pain qui est une denrée à grande consommation, être le partenaire pour discuter des conditions de commercialisation… Il faut que le pain soit consommable, il faut que le pain soit de bonne qualité, c’est-à-dire en respectant les normes de fabrication, les poids. Il faut enfin que le pain soit abordable, accessible et à moindre coup. C’est un aliment qui complète l’aliment de base que tout le monde achète. Alors, il faudrait que le prix soit stable. Toutes les fois que les choses changent, qu’on se retrouve en partenaires, qu’on discute pour que cette ligne soit respectée. Il faut aussi que les conditions d’hygiène soit respectées », a dit le directeur national du Commerce.

Répondant aux préoccupations du directeur national du Commerce, le secrétaire général de l’Union Nationale des Boulangers et Pâtissiers Professionnels de Guinée s’est engagé à agir dans le sens souhaité. Selon Baldé Mamadou Kaba, « nous réitérons notre engagement à fournir à la population guinéenne du pain de bonne qualité et à un prix abordable ».

Le tout nouveau président de l’Union Régionale des Boulangers et Pâtissiers Professionnels de Conakry mesure l’ampleur des tâches qui l’attendent et promet de s’investir vigoureusement pour relever les défis. Selon Alpha Oumar Bah, « les défis sont énormes. La capitale Conakry est plus difficile à gérer que les autres régions à l’intérieur. J’ai une équipe solide. Avec les bénédictions des sages, je vais réussir. J’ai beaucoup de projets, mais je ne vais pas tout dire ici. Mon premier projet d’abord, c’est contrôler toutes les boulangeries, les assainir, savoir il y a combien de boulangeries à Conakry. Il faut savoir aussi comment chaque boulangerie fonctionne. Ensuite, je vais unir les boulangers. Sachez que nous les boulangers, nous sommes les plus patriotes. Vous savez qu’à l’arrivée du président Alpha, on a pris l’engagement en 2011, en disant qu’il n’y aura pas augmentation du prix du pain. Donc, nous ferons tout pour qu’il ait du bon pain », a-t-il promis.

Dans la foulée, Dr Moundjour Chérif, directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Conakry, dira pour sa part que « le gouvernorat a l’honneur de porter sous son égide, trois directions régionales, à savoir une en charge de l’industrie et des PME, une qui est chargée du commerce et une autre direction qui va s’occuper de l’artisanat. Avec ce complexe technique et professionnel, le suivi des boulangers va se faire pour que la bonne pratique, à travers cette activité de boulangerie et de pâtisserie, soit de mise. C’est ce qui va être fait ».

A noter que la rencontre a pris fin par une remise d’une centaine de caisses vitrées aux vendeurs et vendeuses de pain à Conakry. Un geste qui va dans le sens de l’amélioration des conditions d’hygiène pour une alimentation saine.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Cérémonie funèbre à Conakry : les trois guinéens tués au Mali décorés à titre posthume

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Comme annoncé précédemment, un dernier et vibrant hommage a été rendu hier, vendredi 01 Mars 2019, aux trois soldats guinéens tués le 22 Février dernier au Mali où ils étaient en mission dans le cadre de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilité du Mali (MINUSMA). Au cours de la cérémonie funèbre organisée à cet effet à la base aérienne principale de Conakry, sise à Yimbaya dans la commune de Matoto, en présence du premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, les sergents-chefs Ives Haba et Michel Théa et l’adjudant-chef Ismaël Bangoura ont été décorés à titre posthume par les autorités guinéennes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était la base aérienne.

Après avoir été décorés au Mali, les trois soldats guinéens tués le 22 Février dernier à Siby (une localité à la sortie de Bamako sur la route de Kourémalé) ont aussi été décorés en Guinée où leurs dépouilles ont été rapatriées. Cette décoration est consécutive à l’arrêté du ministre de la Défense nationale, le Dr Mohamed Diané, en date du 27 Février 2019, portant décoration de militaire.

Pour leur participation à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité du Mali (MINUSMA), il a été décerné à titre posthume aux sergents-chefs Ives Haba et Michel Théa et à l’adjudant-chef Ismaël Bangoura (tous du bataillon militaire Gangan 4), la médaille commémorative guinéenne.

« Adjudant-chef Ismaël Bangoura, au nom de son excellence monsieur le président de la République, chef de l’Etat, chef des armées, et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous décerne la médaille commémorative guinéenne à titre posthume », a dit le Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

La même chose a été dite pour les sergents-chefs Ives Haba et Michel Théa face aux représentants des familles, très émues, et de la hiérarchie militaire.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : les 3 soldats guinéens tués au Mali reçoivent des hommages avant de regagner leurs dernières demeures

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L’armée guinéenne et le peuple de Guinée (à travers les autorités civiles du pays) ont rendu hier, Vendredi 01 Mars 2019, un dernier et vibrant hommage aux trois soldats guinéens tués le 22 Février dernier au Mali où ils étaient en mission dans le cadre de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilité du Mali (MINUSMA). La cérémonie s’est déroulée à la base aérienne principale de Conakry, sise dans la commune de Matoto, en présence du ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, du Premier ministre et des membres des familles de ces trois martyrs tombés sur le champ de bataille, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette cérémonie.

Ils étaient nombreux les parents, amis, autorités (civiles et militaires), les amis de la Guinée et les frères d’armes de l’adjudant-chef Ismaël Bangoura et les sergents chefs Ives Haba et Michel Théa (trois soldats guinéens tués récemment au Mali) à avoir rallié la base aérienne principale de Conakry où une cérémonie funéraire en hommage à ces trois martyrs qui ont fait le sacrifice ultime en donnant leurs vies pour le maintien de la paix en Afrique. Ces soldats qui ont défendu le drapeau guinéen et qui ont rejoint « le peloton des martyrs de Guinée » ont reçu tous les honneurs pour le service rendu à la Guinée, à l’Afrique et au reste du monde, avant de rejoindre leurs dernières demeures.

« Les vaillants sous-officiers auxquels nous rendons hommage aujourd’hui sont des combattants de la paix contre la barbarie… Les sergents chefs Ives Haba et Michel Théa et l’adjudant-chef Ismaël Bangoura qui viennent d’être arrachés à leurs familles biologiques et à la famille internationale sont tombés au champ d’honneur pour une cause juste. Ce sacrifice ultime qui a été le leur ne restera pas vain. Le peuple malien, le peuple de Guinée et les Nations Unies ne les oublieront jamais… », a dit le représentant de l’ambassade du Mali en Guinée. Monsieur Yaya Dembélé en a profité pour exprimer les « condoléances les plus attristées » des autorités de son pays aux familles de ces trois soldats de Guinée.

Au nom de l’ensemble de la communauté internationale représentée en Guinée et du Secrétariat Général des Nations Unies, le représentant du Système des Nations Unies en Guinée, Pascal George Kizerbo, a dit que « les sergents chefs Ives Haba et Michel Théa et l’adjudant-chef Ismaël Bangoura sont tombés en terre sœur du Mali, terre africaine, dans l’accomplissement du sacrifice suprême du devoir suprême. Ils ont à ce titre, mérité de la nation, de l’Afrique et de la communauté internationale. Comme représenté sur leurs catapans, ils ont mérité du drapeau de la République de Guinée et de celui des Nations Unies… L’ensemble de la communauté internationale et du Système des Nations Unies s’inclinent pieusement devant les dépouilles de nos fiers et valeureux soldats qui ont répondu à l’appel des armes. Ils ont mérité de cette valeur qui dit : ‘’on nous tues ; mais, on ne nous déshonore pas’’ », a dit Pascal George Kizerbo.

Dr. Mohamed Diané

Prenant la parole, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et en charge de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, a rendu un vibrant hommage à ces trois soldats froidement assassinés le 22 Février dernier. « Ils ont été lâchement abattus par les forces du mal qui ont choisi la barbarie, la méchanceté, la violence, la perfidie et la haine comme moyens d’expression et de subsistance… Je voudrais d’ores et déjà, adresser à la MINUSMA, au président de la République, chef des armées, aux familles des défunts et à l’ensemble du peuple de Guinée, mes condoléances émues. Je témoigne aux blessés toute notre compassion, nos souhaits de prompt rétablissement et rassure les familles des différentes victimes de notre soutient. Famille Bangoura, famille Théa, famille Haba, nous comprenons la souffrance qui est la vôtre. Nous partageons votre douleur et votre chagrin. Soyez rassurés que l’armée guinéenne restera toujours à vos côtés. Quant à vous, sergent-chef Ives Haba, sergent-chef Michel Théa et adjudant-chef Ismaël Bangoura, braves combattants, en vous engageant sous le drapeau nationale, vous avez fait avec honneur le difficile choix de défendre le peuple fier de Guinée jusqu’au sacrifice ultime. Par cette mort brutale et inattendue, vous rejoignez le peloton des martyrs qui ont donné leurs vies pour l’émancipation de notre continent. Soyez rassurés que ce noble combat infini de la liberté et de la souveraineté africaine sera poursuivi inlassablement par vos camarades d’armes. Vous ne mourrez plus jamais, car les martyrs ne sauraient mourir. Vous ne serez pas oubliés, car les martyrs ne sauraient être oubliés. La nation toute entière, avec votre sang versé, inscrira en lettres capitales, vos noms immaculés au panthéon de son histoire. Pour l’éternité, reposez donc en paix ! », a dit le ministre de la défense nationale, Dr Mohamed Diané, au nom du président de la république, Pr Alpha Condé et du gouvernement guinéen tout entier.

Ces différents discours ont été suivis entre autres de la décoration des défunts soldats et du témoignage de leurs familles respectives, la lecture de l’oraison funèbre, le défilé des hommes en uniforme et le recueillement.

A noter que l’adjudant-chef Ismaël Bangoura (âgé de 36 ans, marié à une femme et père de six enfants), le sergent-chef Michel Théa (âgé de 31 ans et père de deux enfants) et le sergent-chef Ives Haba (âgé de 28 ans, marié et père de deux enfants) faisaient tous partie du contingent guinéen à la mission multidimensionnelle pour la stabilité du Mali (MINUSMA-Gangan 4). Les sergents chefs Ives Haba et Michel Théa reposent désormais au cimetière de Cameroun et l’adjudant-chef Ismaël Bangoura à Manson, dans la préfecture Boffa où son corps a été ramené par sa famille.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Economie : vers la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation du PNDES

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Une session extraordinaire du comité technique de suivi du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 s’est tenue hier vendredi 1er mars 2019 dans un réceptif hôtelier de Conakry. Cette initiative du ministère du Plan et du Développement Economique a mobilisé des membres du gouvernement, les partenaires techniques et financiers et la société civile guinéenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, la tenue de la session extraordinaire du comité technique de suivi du PNDES vise à mettre en place, avec tous les acteurs concernés, un dispositif pour le suivi évaluation du Programme National de Développement Economique et Social.

Mama Kany Diallo

C’est la ministre de tutelle, Mama Kany Diallo, qui a planté le décor. Selon elle, « c’est un dispositif qui figure dans le document du plan et on l’avait présenté lors du groupe consultatif à Paris. Et, au retour du groupe consultatif, on l’avait présenté aux partenaires. Mais, il fallait le formaliser, il a fallu qu’il y ait un arrêté de monsieur le Premier ministre pour pouvoir valider le dispositif. La réunion du comité technique, élargi à tous les acteurs, vise d’abord à rétablir le dialogue au tour du dispositif, avoir le point de vue des uns et des autres sur ce que nous proposons. Et surtout, s’entendre sur un calendrier de mise en œuvre de ce dispositif pour qu’on puisse enfin faire toutes les activités liées au suivi du plan, c’est-à-dire les rapports semestriels, annuels et aussi la revue à mi-parcours du PNDES », a expliqué la ministre du Plan et du Développement Economique.

Léandre Bassolé

En ce qui concerne la mise en place effective du dispositif, Léandre Bassolé, représentant résidant de la Banque Africaine de Développement (BAD) a dit que « nous les bailleurs, on aura une réunion, je dirai dans un futur proche, pour s’organiser, pour définir les responsables de chaque groupe thématique, qui sera en quelque sorte le chef de file du groupe thématique, c’est-à-dire le vis-à-vis du gouvernement dans ce dispositif. Vous avez remarqué que ce dispositif défini non seulement les groupes thématiques et les sous-groupes qui sont, je dirai le champ, le débat sur les différents programmes qui seront mis en œuvre dans le cadre du PNDES, pour s’assurer que les objectifs assignés par son excellence, le président de la République, professeur Alpha Condé dans le PNDES, soient atteints ».

Dr Dansa Kourouma

Prenant part à cette session extraordinaire du comité technique de suivi du PNDES, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), a salué l’idée de la mise en place d’un dispositif institutionnel de suivi-évaluation du PNDES. Mais, l’activiste de la société a des inquiétudes quant à son opérationnalisation. « Je crois qu’un dispositif institutionnel de suivi évaluation, c’est une première, ça se met en place. Aussi, concernant un document hautement stratégique pour le pays où les guinéens aujourd’hui s’attendent au jour le jour à l’impact du PNDES sur leur quotidien. Donc, le caractère à la fois inclusif et transversal permet une participation de tous les acteurs. Mais, qu’à cela ne tienne, le souci fondamental de la société civile, c’est son opérationnalisation. Vous savez, on peut élaborer des bons plans, on peut avoir de très bonnes stratégies. Si on ne les met pas en œuvre selon les principes de rigueur, de transparence, de recevabilité, de participation, c’est difficile de mesurer le changement », a laissé entendre Dr Dansa Kourouma.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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