Déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2 : le projet d’Alpha Condé contre une réoccupation

14 mars 2019 à 20 08 29 03293

Selon le compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 14 mars 2019, le chef de l’Etat a laissé transparaître son inquiétude que les populations chassées de leurs habitations à Kaporo Rails et Kipé 2 réoccupent les lieux. Mais, dans ce communiqué, Alpha Condé et son Gouvernement n’annoncent aucun autre déguerpissement dans les autres zones réservées de l’Etat à Conakry (Sig Madina, Casse, etc.), contrairement à ce que pensaient certains compatriotes…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi :

Conakry, le 14 Mars 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 mars 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES 5 ET 12 MARS 2019

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Monsieur le Président de la République a instruit les Ministres concernés d’informer largement l’opinion sur les causes, les motivations et les objectifs visés par les opérations de déguerpissement en cours dans la capitale. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’anticiper, à l’avenir, sur les occupations illicites des domaines publics en empêchant l’installation de citoyens sur des espaces réservés. Il a également mis l’accent sur l’urgence d’entreprendre, sur les terrains récupérés, des travaux de réalisation d’infrastructues ou, à tout le moins, de sécurisation des , afin d’en éviter la réoccupation. Par ailleurs des enquêtes doivent être diligentées afin d’identifier les cadres de l’administration et des services décentralisés a la base de la cession indue de certaines parcelles afin de donner des suites administratives et judiciaires à ces délits.

Le Chef de l’Etat a invité à la reforme et au renforcement des brigades publiques chargées de veiller sur les espaces publics et en particulier interdire et empêcher l’occupation des domaines publics maritimes, le remblayage des bordures de mer, la destruction de la mangrove et la réalisation de constructions anarchiques au mépris des plans d’urbanisation des villes

Le Président de la République a instruit les services compétents de procéder à une large diffusion de la liste des réserves foncières de l’Etat dans le but d’en prévenir l’appropriation illicite

Le Chef de l’Etat a décidé de la mise en place d’une commission assistée d’experts, pour la réalisation d’un véritable diagnostic du secteur énergétique afin d’en faire un état des lieux objectif et proposer des inflexions pertinentes de notre politique énergétique ainsi que des stratégies permettant à la fois de faciliter l’atteinte de la couverture intégrale des besoins énergétiques et de réduire de manière significative, l’ampleur des subventions dédiées à ce secteur

Le Chef de l’Etat a invité les autorités publiques à soutenir vigoureusement la production locale, notamment les fabrications artisanales en amenant l’Etat à acheter directement ses biens de consommation et d’équipements aux producteurs eux-mêmes afin d’éviter les manœuvres spéculatives de certains intermédiaires commerciaux

Le Président de la République a rappelé aux Ministres économiques et financiers l’impérieuse nécessité de diligenter lesdépenses liées à la mise en œuvre des projets dans les secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation, l’assainissement, la sécurité, l’éducation, l’eau, l’électricité, le transport, etc…

Le Président de la République a rappelé l’importance d’un fonctionnement normal du système judiciaire qui demeure le substrat sur lequel peut se construire toute politique de développement économique et social. Il a particulièrement insisté sur l’application effective des décisions de justice en particulier lorsqu’elles ont acquis l’autorité de la chose jugée

AU TITRE DU DEUXIEME POINT DE L’ORDRE DU JOUR

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire qui a informé du bon déroulement de l’opération de déguerpissement et de récupération des domaines de l’Etat en cours à Conakry, avec la compréhension et l’accompagnement des personnes concernées, lesquelles avaient reçu auparavant des délais raisonnables en termes de préavis.

Il a salué l’attitude responsable des agents en uniforme, qui, sans heurts ni brutalité, s’acquittent honorablement de leur mission.

A la lumière de cette explication qui a suscité des questions et commentaires, le Conseil a formulées les recommandations suivantes :la poursuite de l’opération de déguerpissement à Kaporo Rails ainsi que dans toutes les zones concernées par le programme de récupération des domaines spoliés de l’Etat, dans le strict respect des droits des personnes à déguerpir ;
l’observation du principe d’équité dans la conduite de l’opération de déguerpissement assorti de délai de préavis suffisant ;
l’établissement et la publication d’un programme de déguerpissement à court, moyen et long terme assorti d’un plan d’occupation des zones libérées ;
la publication de la liste des réserves foncières de l’Etat et de leur plan de sécurisation ;
l’identification de tous les agents publics des administrations centrales, déconcentrées et décentralisée responsables de la vente illégale des domaines de l’Etat et l’application à leur encontre de sanctions disciplinaires sans préjudice de poursuites judiciaires.

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts qui a fait une communication relative au Document sur le projet « Initiative Présidentielle pour le Reboisement National ».

Il a indiqué que le projet prévoit de reboiser 1.368 ha de zones dégradées dans les 342 Communes urbaines et rurales de la Guinée en organisant et formant 68.400 jeunes des Plateformes communautaires dans la réalisation des pépinières destinées à l’opération de reboisement.

Il a expliqué que pour la mise en œuvre de ce projet, plusieurs activités seront réalisées, dont entre autres :l’organisation des missions de prise de contacts et d’information avec les autorités locales et les acteurs concernés ;
l’installation des pépinières et la production des plants ;
l’organisation de la compétition nationale dotée du « Trophée de la Préfecture championne du reboisement » ;

Le Ministre a informé que la cérémonie de lancement sera présidée par Son Excellence Monsieur le Président de la République. A cet effet, le site du coup d’envoi portera le nom du Chef de l’Etat.

Au terme des débats, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé la poursuite de l’initiative présidentielle de reboisement.

Le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique qui a fait une communication relative à la présentation du Rapport de synthèse sur le « développement d’un modèle technico-financier pour l’Electricité de Guinée (EDG) dans le cadre du Deuxième Projet de Réhabilitation et d’Extension des Réseaux Electriques de Conakry (PREREC II).

Il a indiqué que l’objectif de la communication est de présenter le « Modèle Physico-Financier » devant servir de matrice pour la détermination des tarifs reflétant les coûts de production et les modalités de son fonctionnement en vue de sa mise en œuvre après approbation du Conseil des Ministres.

Le Ministre a expliqué que le développement d’un modèle physico-financier et tarifaire dynamique comprend trois modules, à savoir :le module de calcul des coûts marginaux à court, moyen et long terme ;
le module de planification financière ; et
le module d’étude de la structure de coûts et des tarifs.

Le Ministre a informé que le diagnostic de la situation actuelle d’EDG révèle les faiblesses suivantes :le manque de capitaux propres ;
la faiblesse du prix de vente moyen de l’électricité qui ne couvre que 30% du coût de revient
le déséquilibre entre les tarifs (Basse Tension et Moyen Tension).
Le recours à des sources d’approvisionnement onéreuses pour compenser l’insuffisance de l’approvisionnement des centrales hydroélectriques ;la facturation au forfait et l’absence de système de comptage généralisé en BT et un délai moyen de recouvrement des factures trop long

A cet effet, il a proposé les solutions, ci-après :revue du système tarifaire ;
mise en œuvre d’approvisionnement d’énergie à moindre coût ;
lutte contre la fraude ;
installation de compteurs chez les abonnés pour lutter contre la facturation forfaitaire ;
amélioration du recouvrement des créances clients.

Au terme des débats, Le conseil a demandé au Ministre de faire le point de la situation réelle des subventions dues à EDG et la présenter à une prochaine session.

Le Ministre d’Etat en charge des Transports qui a fait le compte rendu de l’organisation du Hadj en Guinée.

Le Ministre a indiqué que suite aux différents constats et leçons tirés de l’organisation du Hadj ces dernières années, notamment en 2018, plusieurs acteurs impliqués dans le domaine du Hadj, ont souhaité l’organisation d’un cadre de concertation pour discuter des causes et proposer des solutions aux insuffisances récurrentes en vue d’une qualification rapide du pèlerinage islamique pour les guinéens.

Le Ministre a souligné que l’objectif général de la journée nationale sur le Hadj prévue les 19 et 20 mars 2019, est d’améliorer les opérations et prestations liées au pèlerinage.

A ce titre, il sera spécifiquement question de :présenter le processus de l’organisation du Hadj en Guinée ;
partager les expériences et certains vécus des uns et des autres ;
rappeler les rôles du Secrétariat Général des Affaires Religieuses, des Agences privées, de la Commission Nationale d’appui à l’organisation du Hadj ;
identifier les difficultés et contraintes à la promotion d’une bonne organisation du Hadj ;
faire des recommandations appropriées tenant compte de l’évolution des contextes guinéen et saoudien ;
proposer un chronogramme et calendrier de mise en œuvre des mesures retenues pour le Hadj 2019 et les Hadj à venir.

Au terme de l’exposé, le conseil a recommandé que la commission accélère la réflexion et la concertation pour appuyer le SGAR dans l’organisation du hadj 2019.

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts a soumis pour examen le projet de décret portant création, organisation, fonctionnement et mode de gestion d’un Fonds pour l’Environnement et le Capital Naturel en remplacement du Fonds de Sauvegarde de l’Environnement et du Fonds Forestier National.

Le Ministre a soutenu que le dysfonctionnement de ces fonds limite considérablement, les chances du pays à accéder à des fonds alternatifs sur l’environnement comme le Fonds Vert Climat dont bénéficient déjà certains pays de la sous-région.

Au regard des faiblesses constatées, le Ministère a fait réaliser avec l’appui de l’Union Européenne, un audit institutionnel et organisationnel des deux Fonds. Il ressort des recommandations de cet audit, la création d’un fonds unique doté de tous les organes et outils de gestion opérationnels.

C’est dans ce contexte, que s’inscrit le besoin d’une fusion de ces deux fonds, afin de tenir compte des principes élémentaires de bonne gouvernance dans leur gestion, et de les aligner sur les instructions de la législation actuelle.

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’adoption du projet de Décret. Le conseil a également demandé qu’un audit des deux fonds soit effectué avant leur fusion afin de s’assurer de leur gestion antérieure

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts a également présenté une communication relative à la dotation en vivres de Corps Paramilitaire et Conservateurs de la Nature.

Il a sollicité l’appui du Conseil pour soutenir et approuver la mesure qui consiste à ravitailler le Corps paramilitaire des Conservateurs de la Nature en vivres à l’image des autres forces de défense et de sécurité.

Il a justifié qu’en raison du fait que les Gardes Forestiers travaillent souvent dans des conditions d’éloignement des agglomérations, des marchés, des services de santé et d’autres services de base, l’Etat a décidé de leur attribuer une dotation mensuelle en vivres à travers des Arrêtés pris depuis 2013.

A date, l’effectif des Conservateurs de la Nature est de 2 779 cadres et agents Au terme de l’exposé, le Conseil a recommandé qu’un Etat des lieux et un diagnostic complet de leurs activités soient auparavant réalisés

Le Ministre des Hydrocarbures qui a fait une communication relative à la nécessité de promouvoir la consommation du gaz butane en Guinée comme solution alternative à la coupe abusive du bois.

Il a indiqué que la République de Guinée fait face aujourd’hui à de nombreux défis environnementaux fortement interconnectés. La pression croissante exercée sur les ressources forestières pour la satisfaction d’une demande en bois-énergie pourrait mettre en péril les politiques et stratégies de lutte contre la déforestation conformément aux engagements pris par notre pays à la COP21 pour la mise en œuvre de la Convention des Nations-Unies sur les Changements Climatiques ainsi que l’Accord de Paris.

Il a souligné que malgré le caractère approximatif des statistiques disponibles, il ressort de façon concordante que le capital forestier de la Guinée est largement entamé depuis les années 80 avec un rythme de régression des superficies forestières estimées à 35 000 hectares par an. Le prélèvement de bois pour les besoins énergétiques nationaux, estimé à 7 millions de tonnes par an, constitue une des causes de surexploitation des ressources ligneuses autour des centres urbains.

Pour faire face à cette problématique, le Gouvernement sur instructions de SEM le Président de la République, envisage de promouvoir l’utilisation généralisée du gaz butane en Guinée, dans le but de réduire et supprimer à terme l’utilisation du bois énergie dont la production a un effet dévastateur sur l’Environnement. Le Ministre a dénoncé qu’en Guinée, l’un des obstacles majeurs à la percée du gaz butane a toujours été l’absence d’une politique de l’Etat visant à soutenir ce produit. Le marché guinéen du gaz est très faible (1 500 TM par an environ) comparé à celui des pays voisins.

Le prix du gaz hors portée du revenu moyen des ménages explique le retrait du marché guinéen sur celui des voisins. Le prix de 120 000 FG pour une bouteille de gaz de 6 KG étant hors portée du revenu moyen des ménages et en même temps largement décalé du prix d’un sac de charbon se négociant dans la fourchette de 25 000 FG à 35 000 FG, il est important pour le Gouvernement de songer subventionner l’usage du gaz domestique par la mise en place d’un Fonds d’Appui promotionnel dédié à cet effet.

Au terme des débats, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé :la création un Fonds d’appui à la promotion de l’utilisation du gaz domestique et
la mise en place d’une Commission Interministérielle devant concevoir et promouvoir la stratégie accélérée de substitution du gaz butane au bois de chauffe, qui rendra compte mensuellement au conseil de l’évolution de ses travaux.
L’exploration des possibilités de coopération avec des pays comme le Nigeria et le Quatar, grands exportateurs de Gaz Naturel Liquéfié en vue de négocier des prix plus avantageux.

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement a présenté les Termes de Référence d’un Atelier Gouvernemental prévu à Bel-Air (Boffa)

Il a précisé que la stratégie proposée, vise à définir et à mettre en œuvre des mécanismes, des principes et des modalités de fonctionnement appropriés, dans le but de parvenir à une meilleure :planification du développement ;
organisation du travail gouvernemental ;
coordination efficace de l’action gouvernementale ;
programmation et suivi efficace des politiques publiques ;
gestion du pilotage des réformes sectorielles ;
harmonisation et intégration des stratégies sectorielles.

Le Ministre a indiqué qu’il s’agit de jeter les bases d’une culture de bonne pratique légistique et de communication intra et extra gouvernementale de nature à démontrer des capacités à soutenir les mécanismes de coordination

Il a soutenu que la mise en œuvre des différentes réformes engagées par le Gouvernement dans divers domaines économique, politique, scientifique et socio- culturel conduit à une intense activité normative et de communication constituant ainsi un enjeu de gouvernance publique.

Il a annoncé que les principaux résultats attendus sont :

Au terme de l’exposé, le Conseil a :approuvé la tenue de l’atelier des Secrétaires Généraux des Ministères, des hauts cadres de la Présidence, de la Primature et du Secrétariat General du Gouvernement à la date des 25 et 26 Mars 2019 ;décidé de tenir l’Atelier Gouvernemental au mois d’avril 2019.

3.4. Le Ministre en Charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés a fait une communication relative à l’organisation du Premier Salon des Entrepreneurs de Guinée, du 13 au 14 mars 2019.

Il a indiqué que l’objectif duSalon des Entrepreneurs de Guinée‘‘SADEN’’estde promouvoir les opportunités liées à l’entrepreneuriat, de communiquer sur les réformes engagées par l’Etat, de réfléchir sur les conditions d’émergence d’une classe dynamique d’entrepreneurs nationaux. Il est également un salon international et un cadre de partage d’expériences et d’accès à l’intelligence commerciale.

Le Ministre a rappelé que depuis huit (8) ans, le Gouvernement sous l’impulsion du Président de la République le Professeur Alpha Condé s’est engagé dans une série de réformes pour améliorer le climat des affaires et rendre notre secteur privé plus compétitif. Des réformes juridiques et règlementaires nous ont valu une reconnaissance sur le plan international avec une progression constante au classement Doing Business de la Banque mondiale, et au niveau de l’indice de compétitivité du Forum économique mondial.

Le Ministre a précisé que le SADEN organisera aussi le « PRIX SADEN du Meilleur entrepreneur de l’année » et le « Concours du Meilleur jeune entrepreneur de l’année » qui récompenseront les projets novateurs portés par des entrepreneurs ou aspirants entrepreneurs guinéens.

Au terme de l’exposé, le Conseil a apprécié la pertinence et l’importance de cette plateforme d’échanges et de réseautage en matière d’entreprenariat en Guinée

Avant de lever la séance, le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Les étudiants de N’Zérékoré en colère : pas de cours à l’Université ce jeudi

14 mars 2019 à 19 07 44 03443

Les étudiants de l’Université de N’Zérékoré ont boudé les salles de classe ce jeudi, 14 mars 2019, pour protester contre leurs conditions de vie et d’études. Ces étudiants exigent notamment : la construction d’une cantine universitaire, la prise en charge des étudiants et les véhicules de liaison pour les sorties de terrains, l’équipage des laboratoires, l’équipement en médicaments de l’infirmerie de l’université, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis près de trois mois, le Conseil des Etudiants de l’université de N’Zérékoré a déposé une plateforme revendicative auprès des autorités universitaires. Leur démarche vise à attirer l’attention des responsables sur leurs préoccupations. Mais, les points ne sont satisfaits que partiellement. C’est pour exprimer leur impatience, qu’ils ont boudé les cours ce jeudi.

Selon Mamady Touré, le président dudit Conseil, « c’est à l’issue d’une rencontre entre le Conseil des Etudiants, les chefs de classe, les conseils de faculté et de département que nous avons conçu une plateforme de revendication que nous avons déposé au rectorat. Ça fait deux mois de cela. Donc, nous avons demandé à ce qu’il y ait une cantine universitaire, à ce qu’on ait les moyens de déplacement pour les sorties de terrain, à ce que l’infirmerie soit équipée, les labos qui sont à l’université ne sont pas équipés.

Donc, nous avons également demandé à ce que les labos soient équipés, la prise en charge des sorties de terrain, et le courant qui vient à 9h et part à 14 heures, cela ne nous arrange pas. Nous avons également sollicité que ça vienne à 9heures et parte à 18 heures parce que nous avons deux groupes pédagogiques », a-t-il énuméré.

Interpellé à ce sujet, le recteur de l’université de N’Zérékoré, Dr Ousmane Wora Diallo, annonce avoir trouvé un accord de sortie de crise avec les étudiants grévistes. « Les étudiants ont déposé une plateforme revendicative qui est en voie de résolution. Et, un certain nombre de problèmes, je crois au nombre de sept, sont réglés.

Ils restaient cinq problèmes en vue et qui étaient toujours dans la perspective de résolution par tranche. Donc malheureusement, malgré que la porte du dialogue soit ouverte, le 12 mars, ils ont déposé un préavis de grève.

C’était même un préavis et un avis en même temps, parce que qu’ils disaient que si les cinq problèmes qu’ils ont-là ne sont pas réglés, ils seront en grève à partir du 14 mars. Mais, puisque nous étions dans la logique de résoudre ces problèmes, nous les avons appelés le même jour, le 12 mars, nous avons discuté avec eux sur le problème. Nous avons balisé les solutions et nous avons poursuivi les débats hier, le 13 mars, et on a trouvé un consensus », a dit le recteur.

Les étudiants, qui n’ont boudé les cours que pour ce jeudi, mettent en garde les autorités universitaires par rapport à leurs engagements. « Si toutefois le rectorat n’arrive pas à respecter ses engagements, nous serons obligés de reprendre et poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de nos points de revendication », prévient Mamady Touré.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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2 mandats, ça suffit ! Une mobilisation de soutien à Alpha Condé perturbée (vidéo)

14 mars 2019 à 19 07 23 03233

Comme annoncé précédemment, la coalition des partis alliés à la mouvance présidentiel était ce jeudi, 14 Mars 2019, au palais du peuple pour réaffirmer sa disponibilité et exprimer son « soutient et sa volonté inébranlable » d’accompagner le président Alpha Condé dans ses projets, « en toute circonstance et à tout moment », jurent les leaders de ces petits partis.

Seulement, les organisateurs ont été contraints d’écouter leur cérémonie par une protestation de jeunes. Ceci, après le fameux discours d’un certain Bemba Traoré, vice-coordinateur de la COPAM. Un discours dans lequel l’ultime message qui ouvre la boite à pandore (la révision de la constitution pour ouvrir le boulevard à un troisième mandat pour Alpha Condé) a été prononcé.

« Au regard des immenses œuvres d’édification accomplies, la COPAM ne ménagerait aucun effort pour être à vos côtés dans le projet de la réforme de notre constitution pour que les guinéens puissent aller de l’avant sous votre leadership », a déclaré le porte-parole de ces partis, un certain Dr Bemba Traoré.

Alors que les réjouissances commençaient sous les ovations, des jeunes protestataires, opposés à toute modification de la constitution, ont mis le pied dans le plat de la COPAM. « Nous ne voulons pas d’un troisième mandat. Deux mandats, ça suffit ! », scandaient-ils entre autres.

Guineematin.com vous propose de suivre cette vidéo où les jeunes protestataires dansent au rythme de leurs propres slogans, hostiles à un troisième mandat en Guinée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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« Tentative d’assassinat» de Cellou Dalein : l’opposant entendu par la justice

14 mars 2019 à 18 06 47 03473

Plus de quatre mois après le tir qui a touché son véhicule et qu’il qualifie de tentative d’assassinat contre sa personne, Cellou Dalein Diallo a été entendu ce jeudi, 14 mars 2019, par la justice. Le chef de file de l’opposition guinéenne s’est rendu au TPI de Dixinn pour répondre aux questions du juge d’instruction en charge de l’affaire. Accompagné de ses avocats : maître Salifou Béavogui et maître Alsény Aïssata Diallo, le président de l’UFDG a été auditionné pendant trois heures environ.

Au sortir de son audition qui a eu lieu à huis clos, l’opposant s’est confié au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place. « Ce qui justifie ma présence ici, c’est la tentative d’assassinat dont j’ai été l’objet le 23 octobre 2018. La justice a voulu avoir mon témoignage. Elle aurait reçu le rapport des gendarmes et souhaite avoir ma version des faits. C’est ce qui a été fait », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que le véhicule du chef de file de l’opposition guinéenne a essuyé un tir le 23 octobre 2018, à l’occasion d’une manifestation de rue organisée par les opposants et interdite par les autorités. Au moment des faits, Cellou Dalein Diallo et d’autres leaders de l’opposition étaient dans le véhicule, mais le projectile, dont la nature n’a pas été identifiée, n’a touché personne.

L’opposition a dénoncé une tentative d’assassinat orchestrée par le pouvoir. Aussitôt, la gendarmerie a ouvert une enquête. Elle a entendu les différentes parties concernées et a produit son rapport qu’elle a remis à la justice. Rien n’a filtré cependant, pour l’heure, sur le contenu de ce rapport.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Réhabilitation et extension de l’hôpital Donka : Alpha Condé visite le chantier

14 mars 2019 à 18 06 33 03333

Communiqué : Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, était ce jeudi, 14 mars 2019 sur le chantier de réhabilitation et d’extension de l’hôpital national Donka pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

Lancés le 5 octobre 2015 par le Président Alpha Condé, les travaux à l’hôpital Donka sont actuellement à 95 %, à l’actif de l’entreprise italienne PICCINI.

La visite du Chef de l’Etat dans le plus grand centre hospitalier du pays a porté successivement sur les blocs opératoires, la salle de conférence, l’ascenseur pour les salles VIP d’une capacité de 1250 Kg et l’amphithéâtre. Partout où il est passé, le Président Alpha Condé a demandé aux responsables de ce projet de motiver les entreprises pour que les travaux s’accélèrent.

A l’issue de va visite, le Chef de l’Etat a déclaré: « La reconstruction de cet hôpital permet de mieux soigner les malades. Parce qu’il y a des blocs opératoires, des appareils de dernière génération. Cela permettra de faire moins d’évacuation, beaucoup de malades pourront être soignés sur place. Pour le moment, il faut que toutes les entreprises travaillent sur le même rythme pour que les travaux soient finis dans les délais. Nous allons convoquer toutes les entreprises. Si elles sont en retard, elles vont se mettre à jour pour que l’hôpital Donka soit rendu à temps ».

La directrice générale de l’hôpital Donka, Hadja Fatou Sikè Camara, a salué l’acte que le Chef de l’Etat a posé au niveau de cette structure sanitaire : « Au nom des travailleurs et du personnel de l’hôpital Donka, je voudrais exprimer l’honneur et la gratitude que je ressens aujourd’hui à travers le Président de la République sur le chantier de Donka. Les travaux sont terminés à 95 %, les finitions sont en cours et bientôt M. le Président de la République va livrer ce bijou aux populations guinéennes. Je lui dit merci et grand merci pour tout ce qu’il a fait ».

Par le Bureau de Presse de la Présidence

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Labé : un présumé coupeur de route échappe à un lynchage

14 mars 2019 à 17 05 28 03283

Un présumé coupeur de route a échappé à un lynchage dans la matinée de jeudi, 14 mars 2019, au secteur Dombi, du quartier Daka 2, dans la commune urbaine de Labé. Mamadou Benté Barry, après être tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par la population. L’intervention de la garde communale a permis de le tirer de ce mauvais pas, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est très tôt ce jeudi que le présumé coupeur de route a été mis aux arrêts par la garde communale de Labé. Selon Ousmane Bah, commandant de la garde communale, c’est un citoyen qui l’a informé d’une scène qui pouvait tourner au drame. Le présumé coupeur de route, tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par les citoyens. « C’est aux environs de 6 heures qu’on m’a informé. Un citoyen m’a dit que si jamais on n’intervient, la population va lyncher le présumé coupeur de route. Nous somme partis le trouver dans une fosse septique de 7 mètres de profondeur. C’est en voulant se sauver qu’il est tombé à l’intérieur. Il recevait au fond du trou des coups de pierre. Quand nous sommes arrivés, la tension était vive. Le coupe-coupe et les paires de ciseaux qu’il détenait pour agresser des citoyens étaient à côté du trou. Il attaquait souvent des citoyens et récupérait leurs engins, notamment les motos, ou leurs biens. Mais, c’est un récidiviste », soutient le commandant de la garde communale.

Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Mamadou Benté Barry a nié en bloc ces accusations.

Le présumé coupeur de route a été conduit au commissariat central de Labé et devrait être présenté à un juge.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? La COPAM met de l’huile sur le feu, un affrontement évité de justesse à Conakry

14 mars 2019 à 17 05 26 03263

La coalition des partis alliés à la mouvance présidentielle (COPAM) se dit favorable à un troisième mandat pour Alpha Condé (l’actuel président guinéen). Elle l’a fait savoir lors d’une rencontre qu’elle a organisée ce jeudi, 14 mars 2019, au Palais du peuple de Conakry. Pour cela, la COPAM souhaite la révision de la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est le vice-coordinateur de la COPAM, Dr Bemba Traoré, qui a faitcette annonce dans la salle des actes du palais du peuple. Dans un discours de près de 20 minutes, il a vaillamment vanté ce qu’il appelle « les acquis du professeur Alpha Condé », avant d’annoncer solennellement la position de cette structure dirigée par Elhadj Bouna Keïta.

« En 2010, les Guinéens ont prié et béni dans les mosquées, dans les églises et un peu partout sur le territoire national. Le peuple a eu les 24 candidats… Au terme du second tour (de la présidentielle de 2010), vous (il s’adresse au président Alpha Condé) avez été choisi par vos compatriotes pour diriger la Guinée. Vous êtes donc une bénédiction, une baraka issue de nos prières et de nos appels à Dieu…

C’est pourquoi, la conduite de la nation pour les enjeux présents et à venir, la coordination des partis alliés de la mouvance réaffirme sa disponibilité entière à vos côtés, sa fidélité à toutes vos épreuves, sa volonté inébranlable de vous servir et de vous accompagner dans l’ambition que vous nourrissez pour le développement de notre cher pays… Un pied dedans, un pied dehors ; c’est être dehors.

Excellence monsieur le président de la République, vous pouvez compter sur nous en toute circonstance et à tout moment… Au regard des immenses œuvres d’édification accomplies, la COPAM ne ménagerait aucun effort pour être à vos côtés dans le projet de la réforme de notre constitution, pour que les Guinéens puissent aller de l’avant sous votre leadership », a déclaré Dr Bemba Traoré, sous les ovations de ses amis.

Mais, ce discours n’a pas fait l’unanimité dans la salle. A peine que Dr Bemba Traoré ait fini de prononcer son discours, plusieurs jeunes, assis de part et d’autre de la salle, ont poussé des cris de désapprobation. « Non à un troisième mandat. Merci à Alpha Condé, 2020 on est fatigué. Ne touche pas à ma constitution », ont scandé entre autres les protestataires qui, ont même écourté la cérémonie.

Car, la prestation des artistes qui était prévue n’a finalement pas eu lieu, à cause de la protestation de ces jeunes, opposés à tout projet de modification constitutionnelle pour permettre à Alpha Condé de briguer un nouveau mandat en 2020.

Des injures grossières et mêmes des empoignades ont opposé les protestataires et des jeunes favorables à une révision de la constitution. C’est de justesse d’ailleurs qu’un affrontement violent entre les deux camps a été évité. Les protestataires sont sortis pour continuer à se faire sur l’esplanade du Palais du peuple et même dans la rue pendant quelques minutes, avant de se disperser dans le calme.

On se rappelle qu’une scène semblable à celle-ci a été enregistrée le jour de la célébration de la fête des femmes, le 08 mars dernier, au Palais du peuple de Conakry. Un groupe de femmes a défilé avec des pancartes appelant à une modification de la constitution et un autre a répliqué avec des pancartes s’opposant à un tel projet.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kaporo-rails, retard des législatives, 3ème mandat : l’Opposition se fâche

14 mars 2019 à 16 04 51 03513

La situation sociopolitique guinéenne, caractérisée par des crises multiples, inquiète l’Opposition Républicaine. Ce regroupement de partis politiques, réuni autour du principal parti de l’opposition, a conféré avec les médias ce jeudi, 14 mars 2019, à la maison de la presse. La démarche visait à exprimer la position de cette mouvance politique sur l’actualité sociopolitique guinéenne, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les membres de ce bloc de l’opposition étaient tous là. Autour de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, on notait la présence d’Elhadj Dembo Sylla (UDG), Diabaty Doré (RPR), Abdoulaye Kourouma (RRD), Dr Ibrahima Sory Diallo (ADC-BOC), Thierno Seydou Bayo (PS), Hadja Fatou Bangoura et Boubacar Diallo.

Dans sa communication, Cellou Dalein Diallo a dénoncé le déguerpissement entrepris par le gouvernement à Kaporo Rails et à Kipé 2, dans la commune de Ratoma, sans aucune mesure d’accompagnement. « Pour nous, c’est inadmissible. On peut même se poser la question, est-ce qu’Alpha Condé est guinéen ? Parce qu’on ne peut pas traiter son compatriote de cette manière. Il faut d’abord rappeler que le schéma directeur de la ville de Conakry a été adopté en 1989. Un décret a été pris par monsieur le président de la République, il y a 30 ans de cela. Si on estime qu’il est encore opportun et urgent de récupérer ces domaines, il faut faire une étude d’impact, recenser les bâtiments, les évaluer et essayer de voir si la décision de libérer cette emprise est jugée pertinente jusqu’à présent, après 30 ans. On voit quel est le coût pour la collectivité. La collectivité, ce n’est pas l’Etat, la collectivité c’est la somme de toutes les richesses individuelles et collectives guinéennes. (…). Lorsque tu déclares une zone réservée, tu vas veiller à ce que quelqu’un ne vienne pas mettre son épargne dans ça. Parce qu’il y a des pauvres fonctionnaires qui ont épargné difficilement, qui ont acheté avec les autochtones, avec les chefs de quartiers, parfois avec l’urbanisme. Ils ont mis leurs petites économies là. L’Etat ne peut pas traiter ces citoyens comme ça. Si c’est jugé opportun encore, parce qu’une décision peut être jugée valable en 1988 et qu’elle ne soit pas valable maintenant », estime le président de l’UFDG.

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition s’interroge sur la nécessité du gouvernement de déguerpir les populations de Kaporo-rails et de Kipé 2, alors que de nombreuses autres zones réservées existent à travers la ville. « Il y a 25 zones, classées zones réservées dans le schéma. Pourquoi seulement Kaporo-rails ? Les autres zones ne sont pas touchées. On a même déclassé certaines zones. C’est le cas par exemple de là où il y avait la décharge, parce qu’on a vu que ce n’était plus opportun. Pourquoi, parmi ces 25 zones, c’est sur Kaporo-rails qu’on s’acharne ? Ce sont des hommes qui méritent leur dignité, qui méritent qu’on traite comme une partie entière de la Nation. L’Etat ne peut pas créer une calamité comme ça ! (…) Plus de 953 maisons détruites, certains avec du haut standing. On peut les traiter avec dignité, les sensibiliser, les convaincre de quitter les lieux pour cause d’utilité publique, les recaser à 30 ou à 50 mètres et donner un montant même forfaitaire ».

S’agissant du retard accusé dans l’organisation des élections législatives, l’opposant accuse le président Alpha Condé d’en être responsable. « Ces élections législatives devaient être organisées au début de l’année. Mais, j’ai toujours dit que le malheur de la Guinée, c’est qu’en termes d’élections, on fonctionne avec l’agenda d’Alpha Condé et non avec la loi. J’ai toujours dit que l’organisation des élections ne doit pas dépendre de l’humeur du président. (…) On n’a aucune visibilité de la tenue de ces élections. On viole la loi en refusant de faire élire les nouveaux députés. On prend un décret comme si de rien n’était », se désole-t-il.

Pour ce qui est de la question du 3ème mandat, Cellou Dalein Diallo soutient qu’Alpha Condé « ne doit même pas songer à organiser un referendum, puisque la Constitution y a mis un verrou ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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CHRISTOPHE BOISBOUVIER NOMMÉ ADJOINT À LA DIRECTRICE DE RFI, CHARGÉ DE L’INFORMATION AFRIQUE

14 mars 2019 à 16 04 42 03423

Sur proposition de Cécile Mégie, Directrice de RFI, Marie-Christine Saragosse, Présidente-directrice générale de France Médias Monde, a nommé Christophe Boisbouvier adjoint à la Directrice, chargé de l’information Afrique.

Il remplace à ce poste Yves Rocle, appelé à de nouvelles fonctions au sein de la rédaction de RFI.

Diplômé de Sciences Po Paris et du CFJ Paris, Christophe Boisbouvier débute sa carrière de journaliste en 1980 à France 3, Radio Express et Radio France. En 1985, il intègre la présentation de l’information Monde et Afrique de RFI. En 1989, il devient reporteur puis grand reporteur pour les rédactions Monde et Afrique. En 1996, il est nommé chef de service adjoint du service Afrique pour lequel il continue de réaliser des reportages. Nommé rédacteur en chef en 1999, il présente l’invité Afrique depuis 2002.

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Du racisme en Chine : « il y a de ces questions, si on te les pose… »

14 mars 2019 à 16 04 05 03053

Dr Mory Mandiana Diakité, ingénieur agronome de formation, est un écrivain guinéen, déjà auteur de trois romans. Son dernier ouvrage est intitulé De la savane africaine en Chine populaire. Dans cette œuvre, monsieur Diakité décrit son parcours académique en Guinée et en Chine, les événements socioculturels dont il a été témoin ou victime depuis son enfance.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, l’auteur est revenu sur certains sujets traités, tels que la polygamie, l’immigration clandestine, la mal gouvernance et ses corollaires, le quotidien des étudiants noirs en Chine, etc.

Guineematin.com : pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dr Mory Mandiana Diakité: je suis docteur Mory Mandiana Diakité, Ingénieur Agronome, spécialisé en protection des végétaux. J’ai un doctorat en Chimie.

Guineematin.com: vous avez récemment écrit un roman intitulé « De la savane africaine en Chine populaire », de quoi parlez-vous dans cette œuvre?

Dr Mory Mandiana Diakité: c’est un roman qui retrace un peu mon parcours académique. Dans ce roman, j’ai mis en évidence les causes du dérapage socioculturel en Guinée. J’ai décrit des phénomènes socioculturels, à savoir le fétichisme, la polygamie, la circoncision, la chasse traditionnelle, la migration, la mal gouvernance ainsi que le quotidien des étudiants en Chine.

L’idée qui est derrière tout cela, c’est une façon d’encourager nos politiques à améliorer nos systèmes de gouvernance. Par exemple, les étudiants noirs vivant en Chine sont constamment victimes de ségrégation économique. C’est-à-dire que, plus un pays est économiquement avancé, plus les ressortissants de ce pays sont respectés à l’extérieur.

Mais, quand ils viennent d’un pays pauvre, où il y a désorganisation totale, on ne vous respect pas. C’est pourquoi, j’ai eu le courage d’écrire ce roman afin de mettre en évidence tous les dérapages socioculturels, afin de freiner la répétition des erreurs que nous avons vécues à l’enfance. Il faut éviter pour ne pas que les générations futures soient victimes des mêmes faits.

Guineematin.com: vous avez parlé de polygamie dans votre ouvrage. Pour quelles raisons ?

Dr Mory Mandiana Diakité: c’est ma façon à moi de contribuer à l’amélioration des droits des femmes et des enfants, en dénonçant entre autre la polygamie. Par exemple, notre Constitution est la même que celle française, mais le pays est à majorité musulmane.

Dès que tu dis être contre la polygamie avec tous ses méfaits sur la vie en société, on a envie de te lapider. Par ailleurs, quand un jeune ou un vieux viole une fille, ça passe sous silence. C’est le paradoxe. Donc, c’est tout cela que J’ai voulu décrire dans mon roman.

Guineematin.com: l’un des thèmes de votre ouvrage porte sur l’immigration. Un mot à ce sujet qui se pose avec acuité.

Dr Mory Mandiana Diakité: quand il y a la mal gouvernance dans un pays, c’est tout le monde qui en souffre. La ségrégation raciale est partout dans le monde, les Noirs sont généralement victimes de ce fléau. Donc, en Chine par exemple, elle n’est pas physique, mais elle est psychologique. Souvent, on vous pose des questions sur votre physique. Imaginez-vous, vous êtes dans un bus ou au métro, la chaise qui est vide à côté, les gens préfèrent s’arrêter que de s’asseoir à côté de vous.

Ils pensent que tous les africains sont porteurs de VIH, sont issus des pays pauvres très endettés. Il y a certains même qui pensent qu’on a mit carrément de la peinture noire sur la peau et que c’est ce qui fait qu’on est noir. Il y a de ces questions, si on te les pose, tu as des maux de tête et ça te désoriente. Voici en quelque sorte les méfaits de l’immigration, surtout clandestine. De ma petite expérience passée en Chine, j’étais arrivé à la conclusion qu’on était mieux chez soi.

Guineematin.com: quand est-ce que vous avez décidé de vous lancer dans l’écrire ?

Dr Mory Mandiana Diakité: je me suis retrouvé dans l’écriture par le hasard, surtout que je n’étais pas très fort en langue française. C’est venu comme ça et je me suis mis à la tâche. Mes aspirations dans ce sens sont et demeurent réveiller les consciences pour sortir le pays des maux dont il souffre. Celui-ci, c’est est mon deuxième ouvrage. Le premier est déjà en évaluation et je vous informe que le troisième est déjà prêt à sortir. Je ne m’arrêterais pas là, mon combat va continuer jusqu’à ce que les choses changent positivement.

Guineematin.com: ce livre dont on parle aujourd’hui, il a été publié chez Harmattan Sénégal en décembre 2018. Est-ce qu’il est disponible actuellement en Guinée?

Dr Mory Mandiana Diakité: il est disponible en Guinée et dans certaines structures Harmattan de l’étranger. Il est également disponible sur le site de l’Harmattan et sur Amazone.

Une interview réalisée par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée-Centrafrique : les 23 joueurs convoqués par Paul PUT

14 mars 2019 à 14 02 50 03503

Le sélectionneur guinéen, Paul PUT, a dévoilé ce jeudi, 14 mars 2019, la liste des 23 joueurs retenus pour le match qui opposera la Guinée à la Centrafrique, le 24 mars prochain, à Bangui. Un match comptant pour la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019.

Déjà qualifiée et assurée de terminer première de son groupe, la Guinée jouera ce match dans la plus grande sérénité. C’est pourquoi d’ailleurs, le technicien belge a procédé à quelques remaniements pour certainement donner la chance à d’autres joueurs.

Il a rappelé des anciens (Sadio Diallo et Idrissa Sylla), qui n’étaient plus convoqués depuis un certain temps, et fait appel à de nouveaux. Il s’agit de Steev Elana, un gardien de but de 38 ans qui évolue en France, Ousmane Kanté du Paris FC ainsi que Paye Camara et Boniface Haba du Horoya AC de Conakry.

Naby Keïta et Ibrahima Traoré, tous blessés, ne sont pas convoqués pour cette rencontre.

Voici la liste complète de Paul PUT

Gardiens : Elana Steeve (FC Tours, France), Naby Yattara (Excelsior, Îles de la Réunion), Aly Keita (Östersund, Suède).

Défenseurs : Ousmane Sidibé (Béziers, France), Ernest Séka (Nancy, France), Simon Falette (Francfort, Allemagne), Fodé Camara (Gaz.Ajaccio, France), Issiaga Sylla (Toulouse, France), Baissama Sankoh (SM Caen, France), Mohamed Aly Camara (Young Boys, Suisse).

Milieux : Abdoulaye Paye Camara (Horoya, Guinée), Mohamed Mady Camara (Olympiakos, Grèce), Boubacar Fofana (Metan Media, Roumanie), Amadou Diawara (Naples, Italie), Sadio Diallo (Hatayspor, Turquie).

Attaquants : José Martinez Kanté (Gymnastic, Espagne), Boniface Haba (Horoya, Guinée), Hadji Barry (USA), Idrissa Sylla (Zulte Waregem Belgique), François Kamano (Bordeaux, France), Sory Kaba (Dijon, France) Mohamed Yattara (Auxerre France).

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Monde des affaires : le GOHA signe un partenariat avec la Chambre d’Arbitrage de Guinée

14 mars 2019 à 13 01 49 03493

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) et la Chambre d’Arbitrage de Guinée (CAG) ont signé un partenariat ce jeudi, 14 mars 2019, à Conakry. Ce partenariat va permettre de régler les différends entre les opérateurs économiques mais aussi faire face à d’autres problèmes auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leurs activités, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le siège de la Chambre d’Arbitrage de Guinée (CAG) sise à la Belle-vue qui a servi de cadre à la signature de ce partenariat. A cette occasion, Fanta Toya Condé, secrétaire générale de la chambre d’Arbitrage de Guinée, a rappelé que « la Chambre d’Arbitrage de Guinée a pour mission d’offrir aux opérateurs économiques des moyens de conciliation, de médiation et de résolution par voie d’arbitrage, de leurs différends internes et internationaux ».

De son côté, Chérif Mohamed Abdallah, le président du GOHA, a affirmé que les opérateurs économiques font confiance à la Chambre d’Arbitrage de Guinée, d’où l’intérêt de la signature de ce partenariat. « C’est les êtres humains qui composent les institutions, si vous avez confiance à ceux qui travaillent dans une institution, vous pouvez travailler à l’aise avec elle, et c’est ce qu’on souhaite.

La Chambre d’Arbitrage de Guinée est une juridiction qui fait la médiation, l’arbitrage dans la plus grande discrétion. Et, c’est ce que les opérateurs économiques souhaitent. Personne ne souhaite être exposé parce que si on sait que tu as des problèmes dans le milieu des affaires, les autres vont te fuir parce que l’argent n’a pas besoin de bruit. Donc la discrétion peut aider l’environnement des affaires à progresser, vous pouvez régler les litiges tranquillement et vous entendre sur quelque chose.

Cela va rassurer les opérateurs économiques qu’ils soient guinéens ou étrangers et même ceux qui voudront éventuellement venir en Guinée. Il ne faut pas oublier un aspect très important, je représente la chambre de commerce international, donc ils apprennent que le GOHA est déjà signataire avec la Chambre d’Arbitrage de Guinée ; cela va circuler dans tout le monde entier et va rassurer les investisseurs qui voudront venir en Guinée », a dit Chérif Abdallah.

En Guinée, les opérateurs économiques sont souvent confrontés à des problèmes, mais le président du GOHA assure que « ce partenariat va aider les opérateurs économiques dans tous les sens parce que nous avons régulièrement des difficultés et nous voulons arranger ces difficultés à l’amiable. Et l’un des rôles de la Chambre d’ Arbitrage de Guinée c’est la médiation. Je pense que les sages qui sont là, vont jouer le rôle de médiation pour que l’environnement des affaires soit excellent dans notre pays ».

Il faut rappeler que la Chambre d’Arbitrage de Guinée est l’un des plus jeunes centres d’Arbitrage de la sous-région Ouest-africaine. Elle a été créée par décret le 11 aout 1998 et officiellement installée le 08 juin 1999. Elle relève du ministère de la justice pour la période transitoire et est autonome dans ses différentes procédures.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Taux élevé des AVC en Guinée : les conseils du neurologue Dr Laho Diallo

14 mars 2019 à 13 01 13 03133

Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) sont devenus récurrents en Guinée. Le nombre de cas a explosé ces derniers temps. Pour en savoir davantage sur les causes, les moyens de lutte contre les AVC, un reporter de Guineematin.com a rencontré Dr Lansana Laho Diallo, maître-assistant de Neurologie à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et chef du service de Neurologie à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on entend par Accident Vasculaire Cérébral communément appelé AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : pour le commun des mortels, on peut le définir comme étant un trouble de la circulation sanguine du cerveau. Etre trouble peut être dû soit à une thrombose, qui pourrait réaliser un accident vasculaire cérébral isthmique, tout comme il peut y avoir une rupture du vaisseau ; et là, on parle d’accident vasculaire cérébral hémorragique.

Guineematin.com : quelles sont les causes des AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : les causes sont multiples et variées. Nous avons les causes dues au cœur avec les maladies cardiaques, il y a des causes dues aux tuyaux du sang qui se trouvent être des artères. Certaines sont des causes vasculaires, et puis il y a les causes dues à la composition du sang. Donc, il y a les causes sanguines, vasculaires et cardiaques.

Guineematin.com : est-ce qu’il est possible de traiter les AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : le traitement moderne le plus souhaité de la maladie, nous ne l’avons pas encore. C’est de faire la thrombolyse. La thrombolyse, c’est une sorte dactylis qu’on peut mettre en route les trois odes de l’AVC. Là, on a la chance de récupérer quand il s’agit d’un accident vasculaire cérébral hystérique.

En hémorragie, on ne fait pas la thrombolyse, pas du tout. Et aujourd’hui, la thrombolyse, c’est une technique pour déliter le caillot. Parce que le caillot va toucher l’intérieur de l’artère. Et, c’est dans l’artère-là que circule le sang.

Et quand le sang est bloqué quelque part, il va de soi qu’il ne puisse pas continuer. Donc, les organes qui sont après l’obstacle sont privés de sang. C’est une sorte d’irrigation. Donc, les cellules qui sont à l’orée deviennent les cellules qui perdent toutes leurs potentialités et qui vont même mourir.

Et, les cellules cérébrales ne se renouvelants pas, on va donc assister à des cascades de transformation jusqu’à arriver à une situation qu’on ne pourra pas résoudre, sauf que nous pourrons gérer les séquelles qui seraient l’hémiplégie, qui seraient les troubles du comportement.

Guineematin.com : quelle est la fréquence des AVC en Guinée et plus particulièrement dans votre service ici ?

Dr Lansana Laho Diallo : il n’y a que des données hospitalières. On n’a pas fait une étude à grande échelle. En ce qui nous concerne le service neurologie de l’hôpital Sino-guinéen de Kipé, l’AVC constitue la première cause d’hospitalisation et la première cause de mortalité. Pour le chiffrer, nous dirons d’abord les admissions aux urgences médicales chirurgicales de l’hôpital Sino-guinéen, nous pouvons estimer à près de 65 à 66% des cas d’accident vasculaire cérébral tout confondu.

Et si nous allons pour faire le scanner directement, on a plus d’accident vasculaire cérébral isthmique… Même dans les causes de mortalité, l’AVC s’avère être la première cause de mortalité dans le service de neurologie de l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé.

Guineematin.com : en clair, vous recevez combien de patients frappés par un AVC par mois ?

Dr Lansana Laho Diallo : avant, on avait commencé dans l’ordre de 25 jusqu’à 30 par mois. Maintenant, nous en recevons beaucoup plus qu’avant. Parce que, l’hôpital de Donka n’est pas encore ouvert. Et, la première structure d’accueil en urgence neurologique, c’est l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé. Donc, nous en avons au minimum dans le mois, 50 à 55.

Guineematin.com : que faut-il faire pour prévenir les AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : mieux vaut les prévenir que de les vivre. Il faut essayer de lutter contre les facteurs de risque des AVC. Et, l’un des facteurs de risque des AVC les plus connus, les plus fréquents, s’avère être l’hypertension artérielle. On l’appelle souvent la tueuse silencieuse. Parce que les gens ne se contrôlent pas, ce n’est que devant le fait accompli qu’on trouve l’hypertension de façon fortuite, lors de l’Accident Vasculaire Cérébral.

Il y en a d’autres où l’hyper tension est connue depuis de longues dates et qui ne suivent pas l’évolution de leur traitement, ils ne viennent pas faire de visites médicales. Et généralement, ces gens-là sont surpris à la suite d’un événement cardiaque, à la suite d’un événement social, ou en pleine nuit, ils assistent à leur paralysie et se relèvent avec une néoplasie.

Il y en a d’autres, la conjointe ou les enfants entendent le ronflement du patient, ils courent pour venir voir et le trouvent dans un état très avancé de coma, mais avec une importante hémorragie cérébrale. Disons qu’à part l’hypertension artérielle, il y a des maladies hématologiques. Et d’ailleurs, j’en profite pour dire que l’une des maladies hématologiques pourrait même créer cela.

Il y a la polyglobulie. Mais, il y a aussi une des maladies les plus connues de nos familles, la drépanocytose, compte-tenu du mariage consanguin. Je profite de l’occasion pour conseiller les uns et les autres de revoir cette question sur le plan génétique. Il y a aussi d’autres causes comme les causes alimentaires. Nous pensons être beaucoup civilisés aujourd’hui.

Et, nous utilisons les ingrédients qui sont toxiques pour notre organisme. Je saisis l’occasion pour parler du Cube Maggie que les gens aiment mettre dans leurs différents mets. Ils ne savent pas la gravité. Je saisis l’occasion pour parler de l’huile de palme que nous consommons tous et surtout que le guinéen aime avec la sauce la plus connue, la sauce Konkoé. Cette huile entraîne souvent des surcharges de cholestérol et qui pourrait affecter les parois vasculaires et même empêcher ou ralentir la circulation sanguine.

Il y a beaucoup d’affections cardiaques dont l’une des maladies pourrait être à l’origine, c’est le rhumatisme articulaire. Il y a la complication du motus actuaire aiguë qui pourrait se fixer au niveau des valves mitrales ou des valves tricuspides. Il y a même aussi au niveau de l’endocardite des infections qui peuvent attaquer le cœur et qui pourraient conséquemment entraîner une situation désastreuse allant jusqu’à occasionner l’accident vasculaire cérébral.

Guineematin.com : avez-vous un dernier message avant la fin de cet entretien ?

Dr Lansana Laho Diallo : le seul dernier mot que j’ai, c’est d’interpeller les citoyens, de pouvoir se rendre dans les hôpitaux plus tôt que tard. Et, en cas d’AVC, qu’ils comprennent qu’il y a au moins des choses à mettre en place avant que le patient ne soit là. Il s’agit par exemple de voir si le malade a perdu l’usage d’un membre, et de savoir si le malade est conscient ou pas.

Parce que de fois, ils font avaler des décoctions au malade avant qu’il ne soit là. Et, on reçoit le malade avec des complications pulmonaires. Donc, c’est des choses qu’ils doivent connaitre. Et puis, il y a des positions latéralisées de sécurité, qu’ils doivent surtout accepter dans le transport du malade.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : accusé d’avoir détourné 24 mille dollars, Ibrahima Sow s’explique devant la justice

14 mars 2019 à 12 12 18 03183

Poursuivi pour abus de confiance, Ibrahima Sow a comparution hier, mercredi 13 mars 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Il lui est reproché d’affaire détourné une vingtaine de milliers dollars au préjudice de son beau-frère qui vivait en Angola et qui est revenu en Guinée depuis six mois maintenant.

Le prévenu a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Et, le ministère public a requis six (6) mois de prison ferme contre lui, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Chemise blanche, Pantalon Kaki, chaussures noirs,…Ibrahima Sow a été appelé ce mercredi, à la barre au tribunal de première instance de Dixinn, pour répondre des faits d’Abus de confiance qui pèsent contre lui. Des faits pour lesquels il est en détention depuis le 08 février dernier.

Dans cette affaire, il est reproché à Ibrahima Sow d’avoir détourné la somme de 24 mille dollars appartenant à son beau-frère (le frère de sa femme). Ce dernier lui avait confié cet argent.

Interrogé par le tribunal, le prévenu est passé aux aveux sans pour autant reconnaitre l’intégralité de la somme qui a été annoncée par l’accusation. « Je reconnais qu’il (son beau-frère) m’a donné de l’argent. Mais, c’est 23 mille 223 dollars que je lui dois… », a-t-il expliqué avec un « air arrogant » et des gesticulations qui ont suscité des murmures dans l’auditoire.

Appelé à la barre, le plaignant dans cette affaire a narré « une histoire » qui lui a valu de la compassion au sein de l’auditoire où certains racontaient mi-voix, têtes baissées, des histoires similaires. Certainement pour dire que des cas de ce genre sont récurrents en Guinée.

« Ibrahima Sow est le mari de ma sœur. Lorsqu’il était en Europe, il a envoyé de l’argent à mon niveau. Il m’a dit de lui acheter un terrain. Je l’ai fait. Ensuite, il m’a dit de construire pour lui. Je l’ai fait aussi. Quand il est revenu en Guinée, je lui ai rendu sa maison et le reste de son argent… Moi aussi, je suis allé en Angola où j’ai fait sept (7) ans. Depuis ce pays, j’ai envoyé de l’argent à Ibrahima. En tout, je lui ai confié 30 mille dollars.

A chaque fois que je l’appel, il me dit que mon argent se trouve dans un coffre-fort. Et, comme les choses sont devenues difficiles pour moi en Angola, je suis revenu en Guinée. Je n’avais rien. C’est en Angola que j’ai même laissé ma femme et mes enfants. Quand j’ai réclamé mon argent, Ibrahima a dit qu’il a dépensé 15 mille dollars dans une entreprise qui fabrique des pamperses. Et, le reste de l’argent il a dit qu’il a dit qu’il l’a utilisé dans une commande en Chine…

Il n’a jamais été question de crédit ou de dette entre nous. Je lui ai confié 30 mille dollars. Mais, quand on soustrait les frais des petites dépenses qu’il effectuait pour moi ici, il va rester 24 mille dollars. C’est ce montant qu’il refuse de me rembourser… Il y a six mois que je suis en Guinée. Et, je n’arrive plus à subvenir aux besoins de ma famille restée en Angola.

Actuellement, je veux même ramener ma femme et mes enfants en Guinée. Mais je n’ai rien. Et, je compte beaucoup sur l’argent que j’ai confié à Ibrahima. Cependant, il refuse de me le rendre. Un jour, je lui ai dit que je n’ai rien et que je voulais qu’il me rende mon argent. Il m’a dit d’aller habiter chez lui. Et, comme ça, je mangerais tout ce qu’il aura à manger là-bas…

Lui, il était en Europe, il a envoyé de l’argent, j’ai acheté un terrain pour lui, j’ai construit pour lui. A mon tour, je suis allé en Angola, j’ai envoyé de l’argent que je lui ai confié. Il le détourne. Il le refuse de me le rendre et me condamne à souffrir et faire souffrir ma famille. Je veux vraiment qu’il me rende mon argent », expliqué Alpha Oumar Barry tout en indiquant qu’il a même tenté une médiation en famille pour avoir son dû, en vain.

« Ce monsieur n’a pas pitié ! C’est comme ça qu’ils conduisent les gens au suicide ! Il n’a qu’à lui rendre son argent, (ndlr) », murmuraient certaines personnes dans l’auditoire.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar I Bah a demandé au tribunal de retenir Ibrahima Sow dans les liens de la prévention pour Abus de confiance, et de le condamner à six mois de prison ferme.

De son côté, après avoir fustigé le comportement du prévenu, le conseil de la partie civile a plaidé pour la condamnation de Ibrahima Sow au payement de 24 mille dollars à titre principal et 100 millions de francs guinéens à titre de dommage et intérêt.

Quant au conseil du prévenu, il a demandé au tribunal d’accorder de larges circonstances atténuantes à son client qui, soutient-il, « a reconnu les faits dès le début du procès ».

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 20 mars prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vol de 24 batteries chez Orange Guinée : 6 mois de prison requis contre les présumés auteurs

14 mars 2019 à 11 11 48 03483

Le vigile, Oumar Kourouma, et le technicien, Naby Laye Camara, ainsi que trois autres prévenus, sont accusés d’avoir volé 24 batteries au détriment d’Orange Guinée. Ils ont comparu au tribunal criminel de Dixinn, hier mercredi, 13 mars 2019, pour des faits de vol et recel. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé des peines de prison ferme, une peine assortie de sursis et la relaxe contre les prévenus, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, c’est Orange Guinée qui a porté plainte contre les 5 prévenus pour des faits de vol et de recel. Pour revenir aux faits de cette procédure, il faut retenir que Naby Laye Camara est un technicien de la société Orange Guinée. En cette qualité, il était censé, avec son équipe, faire l’entretien de certains sites de la société pour changer les anciennes batteries.

C’est suite à ce service que Naby Laye Camara et son équipe ont pu changer 24 anciennes batteries. Ils les ont regroupés pour aller les revendre chez un ferrailleur, un certain Oumar Diallo. C’est ainsi que la société a porté plainte pour vol et recel.

Les 5 prévenus ont été mis aux arrêts puis placés sous mandat depuis le 27 février 2019. Le dossier en était aux plaidoiries et réquisitions au tribunal de Dixinn.

Prenant la parole, le procureur Daouda Diomandé a laissé entendre que les débats tenus au cours des audiences précédentes ont démontré que ces 24 batteries ont été frauduleusement enlevées par le technicien, Naby Laye Camara, et le vigile, Oumar Kourouma. Par ailleurs, le procureur a expliqué que Lamine Sanoh et Ansoumane Donzo, cités dans cette affaire comme receleurs, n’y connaissent rien.

Selon lui, la seule personne qui a acheté ces batteries est Ousmane Diallo. « C’est pourquoi, je demande au tribunal de relaxer Lamine Sanoh et Ansoumane Donzo ; de retenir Oumar Diallo dans les liens de prévention de recel, en le condamnant à un an avec sursis ; de déclarer le vigile, Oumar Kourouma, et le technicien, Naby Laye Camara, responsables du vol des 24 batteries.

Pour la répression, de les condamner à 6 mois d’emprisonnement. Ensuite, vous condamnerez solidairement Naby Laye Camara, Oumar Kourouma et Oumar Diallo au payement des 24 batteries », a requis le procureur.

Le collège d’avocats, dans ses plaidoiries, a soutenu que dans cette affaire, il n’y a pas de partie civile. Selon eux, la Société Orange Guinée ne s’est jamais présentée à la barre pour justifier ses prétentions. Par la voix de maître Emanuel Bamba, les avocats ont demandé la relaxe pure et simple des prévenus, pour délit non établi à leur encontre.

L’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le mercredi, 20 mars 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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Coopération : les ambassadeurs des Etats-Unis et de la Turquie chez Dr Mohamed Diané

14 mars 2019 à 11 11 23 03233

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale a reçu successivement hier, mercredi 13 mars 2019, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Guinée et celui de la Turquie.

Les deux diplomates ont réaffirmé à Dr. Mohamed Diané, leur ferme volonté de s’impliquer activement au renforcement des relations de coopération, notamment en matière de défense, entre leurs pays respectifs et la Guinée.

Le ministre de la Défense a remercié les diplomates américain et turc pour l’implication de leurs pays dans la formation et l’équipement de nos forces armées.

Dr. Mohamed Diané rassure de la disponibilité pleine et entière de son département à œuvrer au raffermissement de ces relations de coopération avantageuse pour toutes les parties.

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Décès de Siradiou Diallo : ses compagnons politiques se souviennent de l’homme

14 mars 2019 à 10 10 28 03283

Cela fait 15 ans jour pour jour depuis que le premier président de l’Union pour Progrès et le Renouveau (UPR), Siradiou Diallo, a tiré sa révérence. Cet ancien journaliste devenu homme politique est décédé le 14 mars 2004 dans un hôpital parisien. Les responsables de l’UPR vont commémorer le 15ème anniversaire de sa disparition ce jeudi, 14 mars 2019, à Labé, sa ville natale. Avant même la cérémonie officielle, plusieurs d’entre eux se sont confiés à Guineematin.com pour témoigner de ce qu’ils retiennent de Siradiou Diallo.

Décryptage !

Elhadj Mamadou Douné Barry, ancien député et membre du bureau exécutif de l’UPR : Siradiou Diallo (paix à son âme) était un homme exceptionnel et d’une droiture sans égale. J’ai connu et approché réellement M.Siradiou Diallo en 2002 et j’ai eu l’occasion de le côtoyer jusqu’en 2004, année de sa disparition. Nous avons vécu ensemble et intensément les grands moments partagés avec les citoyens guinéens qui ont accepté de militer avec nous à l’UPR que nous continuons de servir et que nous servirons pour le reste de notre vie.

Siradiou Diallo a été pour nous, un maître au sens de la compréhension des problèmes socioéconomiques, voire culturels aussi bien de la Guinée que de l’Afrique et du reste du monde. Nous avons eu à l’écouter et à bénéficier de ses sages conseils, de son ouverture d’esprit, de la qualité exceptionnelle de son analyse sur tous les sujets qui touchaient à la vie de la nation.

Elhadj Moussa Bella Keïta, secrétaire fédéral de l’UPR à Mamou, garde de Siradiou Diallo : de Siradiou Diallo, je garde de très beaux souvenirs. Je l’ai pratiqué plusieurs années, et c’est la mort qui nous a séparés. Il était un homme qui aimait le travail bien fait. Il m’a initié à la tolérance, à la non-violence, au pardon et à l’acception de l’autre. Il me disait souvent : Keïta, tout le monde ne peut pas t’aimer en politique et il faut savoir pardonner sans se presser…

Je retiens de lui également sa dernière volonté comme un testament. Quand il nous dit : je vous confie Bah Ousmane et à Bah Ousmane, je confie le parti. Heureusement, Bah Ousmane qui lui a succédé à la tête de l’UPR lui reste fidèle et continue de défendre l’idéal pour lequel il s’est battu sa vie durant.

Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur de l’UPR en Haute Guinée : Siradiou Diallo était un homme courageux, patient et tolérant. S’il n’a pas eu le pouvoir, c’est parce que Dieu a décidé ainsi. Sinon, il avait toutes les qualités humaines, professionnelles, morales, intellectuelles et même matérielles pour bien diriger notre pays. Cependant, en homme averti, il a préparé notre leader actuel, Elhadj Bah Ousmane pour lui succéder et perpétuer son combat pour une Guinée unie, forte et prospère.

Aujourd’hui, c’est le sens de notre lutte démocratique derrière notre leader Ousmane Bah qui a fait ses armes aux côtés de Bâ Mamadou, de Siradiou Diallo, et aujourd’hui du Président Alpha Condé. Et nous sommes convaincus, qu’après le Pr Alpha Condé, il est le mieux placé pour diriger la Guinée pour le bonheur des Guinéens.

Elhadj Alpha Oumar Bantaya Bah, ancien maire de Télimélé : ce que je garde encore de M. Siradiou Diallo, c’est surtout son analyse pertinente face aux problèmes qui se posaient à lui. Sans précipitation mais aussi sans jouer à l’attentisme, il analysait chaque situation avec lucidité et donnait sa position. S’il le faut, il écrivait et il ne manquait jamais de dire ce qu’il pense à n’importe qui devant n’importe quel sujet de la nation et du parti. Ses conseils toujours pertinents portaient toujours dans le bon sens. Puisqu’il avait une vision claire et nette sur le politique et le social.

Au niveau de l’opposition, quelle que soit ce qui se passait, il analysait la situation et disait ses 4 vérités. Sa position était la même et face à tous les autres acteurs. Il savait dire ce qu’il pense et dans le langage le plus approprié.

Propos recueillis à Pita par Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Manque d’eau à Conakry : les habitants de Dixinn Bora tirent le diable par la queue

14 mars 2019 à 9 09 37 03373

De nombreux quartiers de Conakry connaissent actuellement une pénurie d’eau. Une situation difficile à vivre dans un pays arrosé par de très nombreux cours d’eau, qualifié de château d’eau de l’Afrique occidentale. Le quartier Dixinn Bora, dans la commune de Dixinn, ne fait pas exception à cette triste réalité où vendeurs d’eau et ménagères ne savent plus sur quel pied danser, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Mais malgré ces énormes potentialités, avoir de l’eau dans de nombreuses parties de Conakry est un véritable parcours du combattant pour les populations.

Le quartier Dixinn Bora, fait partie de ces quartiers frappés de plein fouet par le manque d’eau, devenu plus préoccupant à cette période de saison sèche. Avoir de l’eau dans ce quartier est un véritable casse-tête chinois pour les charretiers et autres citoyens. Tout le monde converge vers l’unique endroit du quartier pour faire la queue en vue de s’approvisionner.

Rencontrés hier mardi, 12 mars 2019 par un reporter de Guineematin.com, les citoyens de Dixinn Bora ne cachent pas leur souffrance dans la recherche du précieux sésame. En plus de la forte demande, s’ajoute la faible pression de l’eau.

« Moi, je suis vendeur d’eau dans le quartier ici, à Dixinn Bora. Ça fait longtemps que j’ai commencé ça, mais nous avons des problèmes. Ici, il n’y a pas d’eau, tout le monde en souffre. C’est nous qui envoyons de l’eau dans beaucoup de familles ici. Presque tout le monde vient s’approvisionner à ce point-là.

Mais, des jours ou des semaines peuvent passer sans qu’on ait une goutte d’eau ici. Nous venons garer nos charrettes partout. Ceux qui ne peuvent pas attendre vont jusqu’à Coléah. Mais, moi je ne peux pas aller jusqu’à Coléah, parce que si tu y vas avec ta charrette, l’argent que tu auras, c’est quelqu’un qui le mangera ou bien tu te soignes avec. C’est très loin d’ici.

Et puis, actuellement, le soleil est très ardent. Se promener avec la charrette sous ce chaud soleil, soit tu deviens très fatigué, soit tu tombes malade. Ça faisait plusieurs jours que l’eau ne venait pas. C’est aujourd’hui que c’est venu, mais la pression est très faible. Je n’ai fait que deux tours, alors que, s’il y a suffisamment d’eau, je peux faire 6 à 7 tours », témoigne Alsény Koulibaly.

L’autre difficulté est liée au nombre élevé de charretiers dans la zone. Selon Alsény Koulibaly, « nous sommes une vingtaine de jeunes qui venons nous approvisionner en eau ici. Vous voyez, il y a d’autres en haut là-bas. On est nombreux. Ici, on achète l’eau par charrette. Un chargement coûte 5000 francs guinéens. Quand on achète le chargement à 5000 francs, on le revend à 15 000 francs ».

Un citoyen de Dixinn Bora, répondant au nom d’Aboubacar Camara, a expliqué ces difficultés d’avoir de l’eau par la saison sèche en cours. « Nous souffrons sérieusement du manque d’eau dans notre quartier ici. C’est seulement pendant ces deux jours que l’eau est venue ici un peu. Là aussi, c’est pour deux heures.

En plus de ça, la pression est faible. Tu mets ton récipient, tu attends longtemps pour qu’il soit rempli. Pour remplir un bidon de 20 litres, il te faut 20 à 30 minutes. On a passé plusieurs semaines ici, il n’y avait pas d’eau. Certains vont parfois jusqu’à Coléah pour avoir de l’eau, ce qui est trop fatigant. Pendant l’hivernage, chaque jour on a l’eau, mais depuis le début de la saison sèche, l’eau ne vient pas », confie le jeune homme.

Aboubacar Camara demande au gouvernement de faire le nécessaire pour sortir les habitants de Dixinn Bora du calvaire. « Nous demandons au gouvernement de nous aider à avoir de l’eau dans notre quartier. Ils n’ont qu’à nous aider à sortir de cette crise. Nous souffrons énormément. S’il n’y a pas d’eau, la vie est impossible. C’est plus d’une cinquantaine de charrettes qu’on envoie ici pour charger. Elles viennent s’aligner alors qu’il n’y a pas d’eau. C’est vraiment dur », déplore-t-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Avis de remerciement

14 mars 2019 à 7 07 56 03563
Feu Elhadj Alpha Oumar Bah

Mouctar Bah, journaliste, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de l’Agence France Presse (AFP) en Guinée et les familles de Issayah, Fitaba, Kansodji, remercient tous ceux qui, de près ou de loin, ont compati à leur douleur lors du rappel à Dieu de leur frère, époux, fils, père et oncle, El-hadj Alpha Oumar Bah, premier Imam de la Mosquée de Nongo (secteur Contéya), et de leur fils, frère et cousin Mamadou Macka Bah, fonctionnaire au ministère des Affaires sociales, décès survenus respectivement les 7 et 10 mars 2019, des suites de maladie.

Pour mémoire, El-hadj Alpha Oumar Bah (72 ans) était souffrant depuis quelques mois, Macka Bah (42 ans) a, quant à lui, piqué un AVC lorsqu’il a vu le corps de son oncle et tuteur avec lequel il a grandi depuis sa tendre enfance. Il est décédé à l’hôpital sino-guinéen le 10 mars 2019.

Nous remercions particulièrement Messieurs Cellou Dalein Diallo (Président de l’UFDG), Mohamed Diaré (Président de la Cour des Comptes), Naby Youssouf Kiridi Bangoura (Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République), Mamadou Mouctar Diallo (Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes), Lamine Baldé (opérateur économique), Ibrahima Boiro (ancien ministre de l’Environnement), le colonel de Douane Mikaïlou Souaré.

La famille

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Faranah : une femme qui a tué son mari est condamnée à 8 ans de prison

14 mars 2019 à 7 07 35 03353

Ouvertes depuis plusieurs jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. De nombreux accusés ont déjà été situés sur leur sort avec de lourdes peines de prison pour certains. C’est dans cette dynamique que Mariama Camara, poursuivie pour avoir tué son mari, a été condamnée hier, mercredi 13 mars 2019, à huit ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mariam Camara, jeune femme âgée de 25 ans, élève en classe de Terminale Sciences Sociales à Dabola, a été reconnue coupable du meurtre de son mari, Djeyla Diallo. Les faits se sont produits en 2017 où l’accusée s’est servie d’un caillou qui a été fatal à son mari.

Lors des premières audiences, l’accusée, mère de 3 enfants non-vivants, avait rejeté en bloc les accusations articulées contre elle.

Pour la journée de ce mercredi, 13 mars 2019, après la comparution de la partie civile, Mariam Camara a fini par reconnaitre les faits avant de dire qu’elle s’en remet à la loi.

Le tribunal, par la voie du président Amadou Sagnane, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare madame Mariama Camara coupable de meurtre contre son mari monsieur Djeyla Diallo. Pour la répression, en application des dispositions de l’article 206 et 116.3 du Code Pénal, la condamne à 8 ans de réclusion criminelle, met les frais à sa charge ».

Souleymane 1 Traoré

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah, s’est réjoui de la décision du tribunal. « C’est une victoire pour le ministère public, une victoire pour la loi. On s’est battu. Les faits pour lesquels Mariama Camara est poursuivis sont établis. On a fait un grand travail. Il nous appartenait de démontrer que la personne poursuivie est effectivement coupable des faits. Donc, c’est suite à ce travail qui s’est étendu sur trois jours qu’on aboutit à ce résultat ».

À noter que les citoyens de Faranah continuent de se mobiliser pour suivre avec un grand intérêt ces audiences criminelles. Toute fois, le manque d’un palais de justice digne du nom à Faranah reste toujours un défi à relever.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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