Casse de Kaporo Rails : la glace commence à manquer au débarcadère de Bonfi

12 mars 2019 à 21 09 13 03133

Les conséquences économiques de l’impitoyable déguerpissement à Kaporo Rails se font de plus en plus sentir. Les usines de fabrication de glace, qui tournaient à plein temps, ont connu une baisse significative de production. Une situation qui commence à affecter certains débarcadères de Conakry, notamment à Bonfi, dans la commune de Matam, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les six unités industrielles menacées de destruction à Kaporo rails ne tournent plus à plein régime. Bademba Diallo, un des propriétaires d’une usine de fabrique de glace, a fait savoir que le déguerpissement dans cette zone a fortement joué sur leurs affaires. « Ça nous a troublé de sorte que même les consommateurs de la glace, c’est-à-dire nos clients, ont des problèmes. La plupart d’entre eux continue à nous demander où nous sommes maintenant. Bien que nous soyons toujours sur place ; mais, vous voyez que tout est à l’arrêt parce qu’on n’a plus le courant. Actuellement, notre production dépend de la demande des consommateurs. Si non, on ne peut pas allumer les machines pour produire. Depuis les opérations de déguerpissement, la commande a baissé parce que beaucoup de nos clients pensent que nous ne fonctionnons plus », explique-t-il.

Par ailleurs, Bademba Diallo a rappelé qu’avant la destruction de la zone, il avait 10 travailleurs. Aujourd’hui, deux sont partis, parce que le travail ne marche plus comme avant, précise-t-il. « J’avais 4 manutentionnaires, 4 techniciens et 2 gérants. Pour le moment, 2 manutentionnaires sont partis. Les autres, on les entretient en fonction de la production que nous faisons ».

Cette réduction de la production commence à se faire sentir dans certains débarcadères de Conakry. C’est le cas du port de Bonfi, dans la commune de Matam, où la rareté de la glace inquiète de plus en plus les travailleurs, notamment pour la conservation des poissons.

Selon Idrissa Camara, vendeur de poissons frais, la baisse de la production de glace inquiète plus d’un à Bonfi. « La seule usine de fabrique de glace se trouvant dans ce port ne peut pas produire une quantité suffisante pour l’ensemble des pirogues. La réduction de la production à Kaporo Rails joue beaucoup sur nous puisqu’environ 90% de la glace qu’on utilise ici proviennent de là-bas. Chaque jour, il y a trois ou quatre camions qui viennent de Kaporo Rails pour servir le port de Bonfi. Et, c’est à partir de là-bas que les pêcheurs de Dixinn, de Boffa, de Kamsar s’approvisionnent également. A Bonfi, nous n’avons pas de courant permanemment. Si ces usines de fabrique sont mises à l’arrêt, on n’aura pas d’autres moyens pour travailler puisqu’on ne peut pas garder les poissons sans la glace », a-t-il expliqué.

Abondant de la même sens, madame M’Mahawa Condé, également vendeuses de poisons, soutient que pendant le fonctionnement normal de ces usines de Kaporo Rails, elle achetait le sachet de glace entre 5.000 et 10.000 Gnf. « La glace venue de Kaporo nous aidait à bien conserver nos poissons pour les envoyer jusqu’à l’intérieur du pays et dans les quatre régions naturelles. Actuellement, avec la réduction de la production dans ces usines, on ne peut pas conserver beaucoup de poissons. Et, c’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de laisser sur place les producteurs de glace au niveau de Kaporo Rails. Actuellement, l’impact de cette destruction de Kaporo rails est ressenti au niveau de tous ceux qui travaillent dans le domaine de la pêche », s’est lamentée la dame.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Déguerpissement à Kaporo-Rails et Kipé2 : « cela risque d’augmenter la violence à Ratoma »

12 mars 2019 à 20 08 08 03083

Alors que des milliers de personnes ont perdu leurs maisons à Kaporo Rails, l’opération de déguerpissement lancée dans ce quartier il y a quelques semaines par le gouvernement guinéen touche désormais le quartier Kipé2. La démolition des maisons se poursuit sans la moindre humanité, laissant les habitants de ces lieux dans une profonde désolation. Parmi les victimes de ce déguerpissement, figurent les enfants déshérités qui étaient pris en charge et encadrés par l’ONG Aide aux enfants déshérités.

Le centre que l’ONG avait mis en place pour apprendre à ces enfants un métier a été démoli et ils se retrouvent aujourd’hui sans activité. Cette situation préoccupe aujourd’hui le fondateur de cette ONG humanitaire, Ibrahima Saïkou Diallo, communément appelé CIA Agency. Au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, ce mardi 12 mars 2019, le jeune homme alerté les autorités guinéennes sur les risques que comporte cette opération.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes parmi les victimes du déguerpissement en cours à Kaporo Rails et à Kipé2. Le centre où vous encadriez les enfants déshérités que vous avez recueillis dans la rue a été démoli. Quelle est votre réaction face à cette situation ?

Ibrahima Saïkou Diallo : je vais vous dire tout d’abord que ma structure a pour mission de récupérer les enfants de la rue et les insérer dans les différents métiers à Conakry ici. Leur centre de formation se trouvait ici à Kaporo Rails. Comme avant il n’y avait pas de courant à Bambéto, on a installé leur atelier de formation ici à Kaporo Rails. On avait beaucoup d’enfants qui travaillaient ici dans la soudure. Mais récemment, les autorités sont venues nous déguerpir de là. On est allé ensuite nous installer de l’autre côté (dans la zone de Kipé2. Là-bas aussi, ils sont venus aujourd’hui pour casser les lieux.

Le centre d’accueil des enfants, ils m’ont demandé de quitter là-bas aussi. Le propriétaire des lieux veut revenir pour installer un garage mécanique sur les lieux. Donc, tous ces enfants risquent de se retrouver encore dans la rue. Ce qui représente un énorme risque. Si vous regardez dans plusieurs carrefours de Conakry, vous verrez les enfants de moins de 18 ans qui jouent aux rabatteurs de passagers pour les chauffeurs de taxis. Tout ça, c’est parce qu’ils n’ont pas où travailler. Donc si l’Etat ne nous vient pas en aide pour avoir un local pour héberger ces enfants, ils vont retourner dans la rue encore.

Guineematin.com : combien d’enfants travaillaient dans ce centre qui a été démoli ?

Ibrahima Saïkou Diallo : plus de 8 enfants faisaient la soudure ici. Mais, maintenant que leur atelier de formation a été démoli, ils sont tous rentrés à Bambéto. Ils sont assis là-bas, sans travail.

Guineematin.com : tout à l’heure, vous avez parlé d’énormes risques liés à ce déguerpissement en cours. C’est quoi exactement ces risques ?

Ibrahima Saïkou Diallo : vous savez, les violences qui se passent au niveau de l’axe ici, c’est le résultat du déguerpissement qui a eu lieu en 1998 à Kaporo Rails. Avant, on n’entendait pas de violences sur cette zone. Depuis que ce déguerpissement a eu lieu, les violences ont commencé sur l’axe parce que les enfants n’avaient plus où rester, sauf dans la rue. On a récupéré certains enfants. Aujourd’hui chacun d’eux fait un métier. Mais là où nous sommes installés, ils sont venus nous déguerpir des lieux. Plusieurs ateliers de formations ont été démolis. Les enfants étaient dans des ateliers de menuiserie, de soudure, de tapisserie, d’électricité.

Les maîtres avaient en garde beaucoup d’enfants qui n’ont pas de parents. Mais tous ces enfants-là, sont aujourd’hui laissés pour compte. Donc, cela risque d’augmenter la violence encore au niveau de Ratoma. Parce que tous ces enfants ne peuvent pas suivre leurs parents pour rentrer au village où ils n’ont même pas de maisons. Donc, les enfants vont rester à Conakry sans parents et ils vont faire ce qu’ils veulent.

Guineematin.com : face à cette situation, quel est votre message à l’endroit des autorités guinéennes ?

Ibrahima Saïkou Diallo : je lance un appel en premier lieu au président de la République, monsieur Alpha Condé. Ensuite au Premier ministre, chef du gouvernement, Kassory Fofana, de venir aider les enfants déshérités de cette zone. Parce que c’est la vie et l’avenir des enfants de la Guinée toute entière qui sont en jeu. C’est eux qui vont nous remplacer demain.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

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Maitre Kabélé à l’opposition : « nous avons emprunté un chemin sur lequel il y aura… »

12 mars 2019 à 18 06 18 03183

Le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), maitre Abdoul Kabélé Camara, continue ses consultations avec les acteurs politiques guinéens. Après avoir rencontré Cellou Dalein et Sidya Touré, l’ancien ministre de la sécurité d’Alpha Condé a reçu ce mardi, 12 mars 2019, Dr Faya Millimouno. C’est le siège du cabinet de maitre Kabélé à Kaloum qui a servi de cadre à cette rencontre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’objectif de cette rencontre était d’échanger avec le leader du Bloc Libéral sur la situation sociopolitique guinéenne en général. La démarche vise également à discuter par rapport à la mise en place d’une large coalition de partis politiques pour faire face à toute velléité de modification de la Constitution guinéenne…

Selon Me Abdoul Kabélé Camara l’heure est à la mobilisation de tous les hommes politiques du pays afin de sortir le pays des maux dont il souffre, causé par le non respect des lois de la République. « Nous avons emprunté un chemin sur lequel il y aura beaucoup d’obstacles. Mais, nous savons qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Dans nos rangs, nous avons des lions, des éléphants.

Nous nous donnerons la main, nous irons comme des jumeaux, pour leur dire que nous n’avons aucune prétention d’acquérir le leadership de quoi que ça soit. Notre seul combat, c’est le combat à mener, c’est le combat pour la sauvegarde des acquis démocratiques et il faut que ça soit dès a présent. Nous irons comme des jumeaux, le RGD et le Bloc Libéral, d’autres se joindront à nous parce que, pour gagner, il faut réunir ceux qui peuvent s’entendre facilement », indique-t-il.

Par ailleurs, maitre Abdoul Kabélé Camara a précisé que le combat que l’opposition mène aujourd’hui est profitable à tout le monde, même au RPG-arc en ciel. « Pour l’instant, l’essentiel c’est de sauvegarder les acquis démocratiques. Vous en avez besoin si vous êtes au pouvoir demain, UFDG en a besoin, nous en avons besoin, tous les partis en ont besoin, même le RPG a intérêt à comprendre qu’il faut que les acquis démocratiques soient respectés », a expliqué le président du RGD.

De son côté, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, a remercié le président du RGD pour la main tendue et reste confiant qu’avec Me Kabélé Camara, les lignes vont bouger. « Nous sommes en politique, ce n’est pas juste pour occuper un fauteuil de ministre. Nous sommes en politique pour veiller à ce que certaines valeurs prennent corps dans la société guinéenne. Mais, cela dépend de comment nous nous comportons. Le BL a toujours travaillé à l’unité de l’opposition.

Mais, quelque part, nous nous sommes heurtés à des obstacles qui sont objectifs, qui nous font conclure parfois que dans la société guinéenne que beaucoup de personnes, y compris l’Elite, on a l’impression que la loi, c’est un encombrement. Nous avons un grand espoir avec Me Camara qui connaît quand même de quoi on parle, quand on parle de loi, parce que c’est un homme de droit. C’est pourquoi, c’est un plaisir pour le BL de répondre à cette invitation », s’est-il réjoui.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tel:224623532504

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Déguerpissement à Kipé 2 : des victimes en colère perturbent la circulation

12 mars 2019 à 18 06 18 03183

Les jeunes des zones déguerpies de Kaporo Rail et Kipé 2 sont sortis manifester leur colère dans la soirée de ce mardi, 12 mars 2019 contre les méthodes jugées inhumaines de cette opération. Très énervées contre ce déguerpissement, les victimes ont brûlé des pneus et barricadé la route en scandant des slogans hostiles au régime Alpha Condé, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Il y avait de l’électricité dans l’air sur la route Kipé-Bambéto, ce mardi soir. Plusieurs jeunes issus des familles déguerpies de Kaporo Rails et de Kipé 2 sont sortis manifester leur colère suite à la casse de leurs habitations. Pendant un moment, ils ont pris le contrôle des lieux en brûlant des pneus et barricadant la circulation.

Finalement, des agents des forces de l’ordre déployés sur les lieux ont réussi à rétablir l’ordre et permettre la reprise de la circulation. Mais, jusqu’à quand ?

A suivre !

Siba Guilavogui était à Kaporo Rails pour Guineematin.com
Tél. : 620213977/662730531

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Déguerpissement à Conakry : après Kaporo Rails, les machines ravagent Kipé2

12 mars 2019 à 17 05 49 03493

Malgré la vive indignation suscitée par le déguerpissement lancé il y a quelques semaines à Kaporo Rails, le gouvernement guinéen poursuit impitoyablement cette opération. Après avoir rasé toutes les maisons dans la zone concernée de Kaporo Rails, les machines « casseuses » sont entrées ce mardi, 12 mars 2019 à Kipé 2, toujours dans la commune de Ratoma.

Là aussi, les victimes se comptent par milliers et elles sont complètement désemparées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Choc, frustration, consternation, les mots sont insuffisants pour qualifier les sentiments qui animent les habitants de Kipé 2 ce mardi. Tôt le matin, alors que ces citoyens s’apprêtaient à vaquer à leurs occupations quotidiennes, ils ont été surpris par les machines « casseuses » de maisons, accompagnées d’un important dispositif sécuritaire.

Impitoyables, les casseurs n’ont même pas donné le temps aux habitants de sortir leurs affaires et de prendre quelques matériaux récupérables comme les tôles. Malgré les tentatives d’opposition de certains citoyens, l’opération a effectivement eu lieu sur place. Pendant que les premières maisons étaient en train d’être démolies, d’autres habitants étaient en train de sortir précipitamment leurs affaires.

Sous le choc, certaines victimes ont accepté de témoigner au micro d’un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Ramadan Diallo : on a été au tribunal de première instance, on a perdu le procès et nous avons fait appel à la cour d’Appel. Pour nous, la justice va jouer son rôle effectivement. Mais, on s’est retrouvé ce matin-là avec cette brigade et cet arsenal militaire, venus nous déguerpir alors qu’on ne savait même pas qu’ils allaient venir. Sinon, on aurait au moins enlevé les tôles. C’est vraiment déplorable ! Ici, ça fait partie de Kipé 2, ce n’est pas le plateau de Koloma.

Dramé Ahmed Sékou : comme vous le constatez, c’est de la sauvagerie. Venir un beau matin et tout casser en moins de 30 minutes. Les gens ont des bagages sous des décombres. C’est sidérant ! Je suis dépassé et je suis sans mot. On n’a pas pu nous donner un peu de temps pour au moins plier nos bagages et trouver où partir. Il est bien de construire la nation mais il faut penser au recasement. Nous sommes tous des citoyens guinéens, donc il ne faut pas nous prendre comme si nous étions des étrangers. Ils ont dit que ceux qui ont des titres fonciers, que même s’il y aura déguerpissement, ils ne seront pas concernés. Mais, ils ont fait tout le contraire. Ils ont tout cassé et on ne sait plus quoi faire.

Makia Touré : je suis déçue et choquée ce matin-là. J’étais même en deuil, nous avons perdu un de nos collègues enseignants. J’étais là-bas, lorsque subitement on m’a appelée pour me dire que les militaires ont envahi le quartier. Je suis revenue et j’ai vu les voisins, tout le monde était en train d’enlever le toit de sa maison. Depuis 40 ans, nous sommes là. J’étais là avec mon mari qui est décédé en 2009. Il m’a laissé avec des enfants. Ces bâtiments, c’est ce que mon mari m’a laissé comme héritage. Je suis là avec mes enfants qui vont à l’école.

Certains sont des candidats aux examens nationaux. Donc, je ne sais pas quoi faire. Je suis vraiment dépassée parce que j’ai tous les documents qu’il faut. Ce que j’ai à dire à mon cher président, j’aimerais vraiment que justice soit rendue dans l’affaire-là. La décision qui a été rendue par le tribunal de Dixinn, n’est pas juste. C’est pourquoi on a saisi la cour d’Appel. On espérait que cette fois justice sera rendue. Mais, avant même que la cour ne se prononce, ils ont cassé nos maisons et on n’a pas où aller.

Alaïba Kaba : Alpha Condé n’est pas reconnaissant envers les Guinéens, c’est seulement les étrangers qu’il connait. Il n’a pas pitié des personnes démunies. Nous n’avons pas volé ces maisons. Alpha condé nous a exposés au monde entier. Il a rendu inférieurs les Guinéens au profit des étrangers. Je me confie à Dieu. Nous, nous sommes des pauvres. Alpha condé nous a déguerpis comme si on était des arbres. J’ai 10 enfants, mais dans la famille, nous sommes plus 30 personnes. On n’a pas où aller. C’est Dieu seul qui est le chef et je me confie à lui.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Communiqué de la société MTN Guinée

12 mars 2019 à 17 05 38 03383

La Société MTN Guinée souhaite à travers ce communiqué présenter ses excuses les plus sincères à ses aimables clients suite aux incidents survenus sur son réseau aux dates du 05 et du 06 Mars 2019.

En effet, dans la soirée du 05 mars 2019, des soucis techniques ont entrainé un arrêt de nos équipements sur un site important, affectant ainsi le service internet entre 19h15 et 23h30.

Le lendemain 06 mars 2019, les services voix, sms et internet ont été impactés entre 06h48 et 11h45.

Des dispositions rapides prises ont permis de rétablir définitivement la fourniture normale des services à la clientèle.

Aussi à l’égard de nos clients, nous avons communiqué par envoi de SMS, post sur notre page Facebook et Communiqué Radio.

En plus et à titre de compensation et de fidélisation des clients, nous avons remboursé tous les pass internet achetés les 04 et 05 mars 2019, offert 200MB à tous ceux ayant acheté de l’internet les 30 derniers jours et 300% de bonus sur toutes les recharges de crédit de communication effectuées le 06 Mars 2019.

Pour l’avenir, des actions sont déjà prises pour définitivement éviter les problèmes ayant occasionné ces incidents regrettables et indépendants de la volonté de MTN Guinée.

En sachant compter sur la très bonne compréhension de tous, nous voudrions encore une fois exprimer nos sincères excuses mais aussi et surtout, remercier l’ensemble de nos chers clients pour leur fidélité.

La Direction Générale

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Kankan : une jeune femme de 19 ans condamnée pour l’enlèvement d’un bébé

12 mars 2019 à 15 03 07 03073

Plusieurs dossiers criminels ont connu leur épilogue hier lundi, 11 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Des peines de 1 à 10 ans de prison de prison ont été prononcées contre de accusés poursuivis, entre autres, pour enlèvement d’enfant, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention, tentative d’assassinat et vol aggravé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier dossier concerne mademoiselle Nansira Kouyaté, poursuivie pour l’enlèvement d’un bébé de deux mois. Les faits remontent au 04 juin 2017. L’accusée, Nansira Kouyaté, âgée de 19 ans aujourd’hui, avait fondu en larmes tout en reconnaissant les faits lors des débats. Le procureur avait requis contre elle une peine d’emprisonnement de trois ans.

Le tribunal a finalement condamné Nansira Kouyaté à un an de prison ferme.

Il est à rappeler que lors des audiences précédentes, la jeune femme avait été interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à enlever le bébé de deux mois. Nansira Kouyaté avait répondu que c’est son mari qui l’avait menacée de divorce si elle ne faisait pas d’enfant.

A la question de savoir comment elle a procédé pour voler l’enfant, elle avait dit ceci : « sa mère et moi, on se connaissait. Elle m’a confié son enfant, me disant de le ramener à la maison. J’en ai profité pour prendre la direction de Siguiri. Arrivée là, je suis allée dire à mon mari que j’ai eu un enfant. Entretemps, la mère de l’enfant, une certaine Djaka, a appelé son frère Ousmane pour lui dire que j’ai volé son enfant. Ensuite, j’ai été arrêtée ».

Le deuxième dossier à avoir connu son épilogue concerne Dioumessy Kaba, âgé d’une vingtaine d’années, poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Dans sa délibération, le tribunal a reconnu coupable l’accusé et l’a condamné à 5 ans de réclusion à temps, avec une période de sureté de 30 mois.

Enfin, dans le troisième dossier criminel vidé par le juge, concernait Mory Camara, alias Six. Il était accusé de tentative d’assassinat et de vol aggravé dans l’agression d’un motard. Il a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle à temps, avec une période de sureté de 7 ans. Sur l’action civile, le tribunal a ordonné la restitution de la moto à Djoumè Doumbouya, la victime de la tentative d’assassinat.

Dans ce même dossier, le tribunal a ordonné la confiscation des fonds de Mohamed Camara, domicilié à l’agence Ecobank au profit du trésor public. Mohamed Camara avait été tué en légitime défense par Djoumè Doumbouya.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Affaire de faux médicaments : ce qu’en dit le député Ben Youssouf Keïta

12 mars 2019 à 14 02 32 03323

La disparition d’un camion transportant 125 tonnes de faux médicaments, suivie de l’arrestation du Lieutenant Mamadouba Fougué Camara, commandant de la brigade Médicrime suscite des réactions à Conakry. Pour l’honorable Ben Youssouf Keïta, médecin et président de la Commission Santé à l’Assemblée nationale, l’arrestation du patron de cette brigade par le Haut commandement de la gendarmerie nationale, vient « désamorcer une bombe sociale » qui était en préparation. Il l’a dit au cours d’un entretien accordé un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 12 mars 2019.

Le député se félicite de l’arrestation du commandant de la brigade Médicrime, accusé d’être responsable de la disparition du camion transportant ces faux médicaments. « Je salut d’abord l’effort du Haut commandement qui, par ce geste, vient très certainement de désamorcer une bombe sociale qui était en préparation. Car, il est de notoriété que les pharmaciens avaient demandé à passer à une grève pratiquement illimitée.

Cela, pour lutter contre les pourvoyeurs de faux médicaments, pour lutter contre les médicaments illicites, pour lutter contre les personnes sans morale qui font rentrer des médicaments périmés et les mettent sur le marché pour la consommation de la population guinéenne. Donc, c’est un soulagement pour la population, un soulagement pour la commission santé et un soulagement certainement pour les pharmaciens qui sont à la pointe de ce combat », a réagi l’élu de l’UFDG.

Le président de la Commission Santé de l’Assemblée nationale souhaite maintenant que la justice poursuive cette affaire jusqu’au bout. « Mon appel est l’appel de tous les Guinéens épris de paix et de justice et surtout soucieux de la bonne santé physique, morale de la population guinéenne, qu’on aille jusqu’au bout. Et surtout, qu’on mette fin à cette importation illicite de médicaments qui est une bombe à retardement pour la santé de la population.

Car, même les médicaments de bonne qualité comportent des dangers parce qu’il n’y a pas de médicament sans effet collatéral. Imaginez-vous maintenant que le médicament soit périmé ou de mauvaise qualité. Ça veut dire que des maladies telles que le cancer du foie, le cancer de la prostate, les insuffisances rénales, pourquoi pas même le cancer de l’estomac ou de l’utérus ou de sein, vont se multiplier dans les années à venir.

Donc pour tout cela, il est important que la justice fasse son travail, pour mettre hors d’état de nuire ces personnes qui s’adonnent à cette activité », a dit le parlementaire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Vol à main armée : de lourdes peines de prison requises contre deux frères à Conakry

12 mars 2019 à 13 01 27 03273

Aboubacar Camara, dit Dieudonné, et son petit frère, Alsény Camara, ont comparu hier lundi, 11 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn, pour des faits de vol à main armée et recel. Les faits se seraient produits pendant le mois de Ramadan 2017 au quartier Keitaya, dans la commune urbaine de Dubréka. Les deux accusés auraient emporté plus de 100 millions de francs guinéens et 7 téléphones, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est durant la nuit du Destin (Laylatoul Ghadri) du mois de Ramadan, le 21 juin 2017, que l’attaque à main armée s’est produite. Quatre assaillants se sont introduits dans la concession de la partie civile, représentée par Bourhane Barry, pour mettre au respect les occupants des lieux. A cette occasion, les assaillants ont emporté 400 mille francs CFA ; 4 mille 700 Euros ; 20 et 37 millions de francs guinéens et au moins 7 téléphones.

« Pendant la nuit du Laylatoul Ghadri, quand je suis revenu de la mosquée, j’ai trouvé du monde dans la cour. On m’a dit que les bandits sont rentrés dans la concession et ont emporté de l’argent et 7 téléphones. Après calcul, on a estimé le tout à 102 millions de francs guinéens. Ils sont entrés dans la maison, armés de fusils PMAK. Ils ont mis au respect mon frère, qui revenait de l’extérieur, ainsi que ses deux femmes et la mienne. Ils étaient au nombre de 5. Les 3 étaient dans la maison, les deux autres derrière la cour.

Ils ont même intimidé tout le voisinage. Après, j’ai porté plainte. A la Direction de la Police Judiciaire, on m’a dit d’envoyer le numéro de série d’un des téléphones pour pouvoir tracer le téléphone et mettre main sur les bandits. J’ai appelé mon neveu qui est en Allemagne, il a scanné le reçu du téléphone où il y’avait le numéro de série du Samsung que j’ai ici en main.

L’ARPT a traqué le téléphone, ils ont mis main sur Alsény Camara. Il a dit que c’est son frère qui lui en a fait cadeau. A la DPJ, toute la famille a identifié Aboubacar Camara. D’ailleurs, il avait un sac à dos dans lequel il mettait l’argent qu’il a pris dans les différentes chambres », a expliqué Bourhane Barry.

Placés sous mandat de dépôt depuis juillet 2017, les deux accusés ont été appelés à s’expliquer devant le tribunal criminel de Dixinn. A la barre, le premier accusé, Alsény Camara, en larmes, a nié les faits. « Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas vu avec mon grand frère, Aboubacar Camara. Un jour, à mon retour du boulot, les gens m’ont dit que mon grand frère m’a absenté.

J’étais étonné parce que je ne suis pas d’accord avec lui depuis plusieurs années. Mais, je suis parti le retrouver dans un bar café du quartier. C’est ainsi qu’il m’a remis le téléphone en guise de cadeau. J’ai accepté, mais je ne savais pas que ce téléphone a été volé », a-t-il expliqué.

De son coté, Aboubacar Camara, alias Dieudonné, présenté comme étant le cerveau de la bande, a nié aussi les faits, contredisant la version de son coaccusé. « Ce n’est pas moi qui lui ai remis ce téléphone et je ne le connais même pas. Parlant de l’attaque, je ne suis pas coupable. Oui, j’ai été arrêté pour vol par deux fois. Mais, j’ai purgé ma peine et je suis sorti. Ce cas de vol, je ne suis au courant de rien. Je n’ai jamais donné de téléphone à Alsény », se défend-il.

Après l’audition des deux parties, l’on est passé aux plaidoiries et réquisitions. Dans ses réquisitions le procureur, Daouda Diomandé, a expliqué qu’Aboubacar Camara, dit Dieudonné, est un multi récidiviste qui a été arrêté par deux fois pour vol, mais il refuse de collaborer avec la justice pour aider à mettre hors d’état de nuire les autres membres de son groupe.

« Qu’il vous plaise de retenir Alsény Camara dans les liens de la prévention de recel et de le condamner à 3 ans de prison ferme. Qu’il vous plaise également de retenir Aboubacar Camara dans les liens de la culpabilité de vol à main armée et de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 10 ans », a demandé le procureur.

L’avocat de la partie civile, maître Alpha Bifalo Bah, lui, a sollicité le payement des biens perdus, soit 102 millions de francs guinéens, les 6 téléphones, puisque le septième a déjà été récupéré. Il demande également le payement de 20 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

De son côté, l’avocat de la défense, maître Abou Camara, estime que le procureur a été sévère dans ses réquisitions et dénonce l’absence de preuves. « Dans cette affaire, aucune preuve n’a été fournie. On nous parle d’armes, mais où sont ces soi-disant armes ?

Oui, mon client a été condamné auparavant pour vol, mais qu’on tienne compte de l’affaire qui nous a conduits devant vous monsieur le Président. Je demande des fins de la poursuite faute de preuves contre mes clients qui sont visiblement innocents dans cette affaire qui n’est basée que sur des spéculations », a-t-il plaidé.

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 18 mars 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: 224623532504

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Diaspora : le CCDESCOM, un collectif créé par des guinéens, sera lancé le 30 mars à Paris

12 mars 2019 à 12 12 24 03243

Le Collectif Citoyen Destin Commun (CCDESCOM) est le rassemblement de personnes engagées qui partagent un socle de valeurs fondées sur l’esprit patriotique sans discrimination aucune et qui regroupe toutes les composantes de la nation GUINÉE.

Soutenu par la Mairie de Paris, le Collectif Citoyen Destin Commun organise le 30 mars 2019 de 13h00 à 16h00 son lancement officiel, suite à l’obtention de son agrément auprès des autorités guinéennes, au 6 place Gambetta 75020 Paris.

Cette rencontre est une opportunité de faire connaître les objectifs principaux du Collectif, notamment :

  1. Faire prévaloir l’éducation citoyenne
  2. Faire participer les Guinéens de tout bord à collaborer ensemble pour le développement de notre pays
  3. Mettre en avant la jeunesse qui constitue plus de 70% de la population guinéenne
  4. S’assurer que nos institutions respectent les droits des citoyens et sensibiliser la population sur ses droits et devoirs.

Le Collectif saisira cette opportunité d’échanges privilégiés pour dialoguer avec les représentants de l’Ambassade de Guinée en France, les acteurs politiques, la société civile et la population guinéenne de la diaspora.

Nous comptons sur votre présence !!!

Pour se rendre à la rencontre :

Adresse : 6 Place Gambetta, 75020 Paris
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Bouteflika renonce à sa candidature : Dr Ibrahima Sakho demande aux guinéens de s’inspirer des algériens

12 mars 2019 à 11 11 06 03063

A la surprise générale, le président algérien Abdel Aziz Bouteflika a annoncé hier, lundi 11 mars 2019, qu’il ne va pas briguer un cinquième mandat. Cette annonce fait suite à de nombreuses manifestations organisées depuis quelques semaines dans le pays et à l’étranger pour empêcher celui qui est au pouvoir depuis 1999 de se présenter à la prochaine élection présidentielle en Algérie.

Depuis Paris où il se trouve, le président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG) a contacté Guineematin.com pour réagir à cette actualité. Dr Ibrahima Sakho salue le courage du peuple algérien et fait un parallèle avec la situation en Guinée, où un débat fait rage autour d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« Je félicite le peuple algérien pour son courage, son abnégation à vouloir changer leur destin. Par rapport à leur avenir, je pense que ça ne peut qu’être radieux. Je pense que ce changement en Algérie sera autant en Guinée à partir de 2020 puisque nous aspirons maintenant au bonheur de notre pays. Encore une fois de plus, félicitations au peuple algérien pour avoir mené ce combat qui doit servir d’exemple aux autres peuples comme le peuple de Guinée qui a souffert depuis une quarantaine d’années.

Pour moi, le combat de 2020 sera un combat d’avenir. Et tous ceux qui pensent qu’il y aura un troisième mandat, je leur dit tout de suite qu’il n’y en aura pas », avertit Dr Ibrahima Sakho.

Le président du CPUG s’est exprimé aussi sur l’attitude du groupe de femmes qui a brandi des pancartes à l’occasion de la célébration à Conakry de la journée internationale de la femme, le 08 mars 2019, appelant à la modification de la constitution. « D’abord, aux femmes de Guinée, je leur souhaite tous mes vœux par rapport à la fête internationale du droit des femmes. Maintenant par rapport à ces pancartes, vous savez, on connait très bien Alpha Condé et ses acolytes incompétents.

Ils ont dû certainement payer ces femmes guinéennes qui sont braves, mais comme tout le monde le sait, sont illettrées. Quand vous êtes dans un pays miséreux comme le nôtre, il est très simple à travers 50.000 francs guinéens par femme de leur faire ce que l’on veut.

Ce qui reste clair, c’est qu’il n’y aura pas un troisième mandat. On ne peut pas en vouloir à ces bonnes femmes-là qui souffrent au quotidien. Il faut dire à Alpha Condé et ces politiciens qui l’entourent, que ça ne sert à rien de manipuler ces braves femmes parce qu’aujourd’hui le monde est réel. 10 ans de souffrance, de misère sociale, il est clair et certain que personne n’a les yeux dans le sac. On voit tous, on sait leur incapacité à apporter ce bonheur auquel le peuple de Guinée aspire ».

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77/662 72 05 31

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Affaire faux médicaments : le commandant de la brigade Medicrime en audition à l’ECO 3 de Matam

12 mars 2019 à 10 10 49 03493

Dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments, une brigade dénommée MEDICRIME a été mise en place en décembre dernier. Aussitôt mise en place, la brigade est éclaboussée par la disparition d’un camion rempli de médicaments. Le commandant de cette brigade, Mamadouba Fougué Camara, mis aux arrêts dans la soirée d’hier, est entendu ce mardi, 12 mars 2019, dans cette affaire, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le lieutenant Mamadouba Fougué Camara a été arrêté la nuit dernière suite à la disparition d’un camion contenant de faux médicaments dans les locaux de la brigade MEDICRIME à Matam. Il est en ce moment (10 h) entrain d’être entendu à l’ECO 3 de Matam. Selon nos informations, le dossier pourrait être judiciarisé.

Pourtant, lors du lancement de cette brigade le vendredi, 14 décembre 2018, à l’escadron mobile numéro 3 de Matam, le commandant de la brigade MEDICRIME avait rassuré de son engagement à œuvrer dans le bon sens. « Si l’on convient qu’un produit destiné à guérir et à sauver la vie ne peut être que de qualité, malheureusement le grand malheur est que des faux médicaments sont en vente et tuent tous les jours.

Ce phénomène est devenu une menace au développement et à la sécurité publique. Cette lutte vise à protéger la santé de la population guinéenne. C’est le défi réel pour le développement et la survie de cette nation. Cette lutte est loin d’être individuelle, l’implication de tout un chacun doit être sincère, courageuse, patriotique et volontariste dans le cadre d’une véritable coopération nationale et internationale ».

Selon nos informations, Mamadouba Fougué Camara ne serait pas à sa première en matière de démêlées judiciaires. En effet, la société Cashew Holding International et Serguei VARESHNYAn évoluant dans la transformation des noix de cajou, avait porté plainte contre des gendarmes, dont le lieutenant Mamadouba Fougué Camara.

Ils avaient été poursuivis au TPI de Kaloum pour abus d’autorité, complicité d’abus de fonction, extorsion, complicité d’extorsion, tentative d’extorsion, vol et dénonciation calomnieuse.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Vol à main armée : 5 ans de prison requis contre Alpha Boubacar Diallo

12 mars 2019 à 9 09 05 03053

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn a requis ce Lundi, 11 Mars 2019, cinq (5) ans de réclusion criminelle à temps contre Alpha Boubacar Diallo, un jeune homme poursuivi depuis huit mois maintenant pour des faits de vol à main armée. La défense a, quand à elle, plaidé coupable pour détention illégale d’arme tout en rejetant en bloc les faits pour lesquels le ministère public a requis cette peine de prison, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

Alpha Boubacar Diallo est un boulanger de profession. Il a été arrêté et placé sous mandat dépôt le 03 Juillet 2018 pour des faits de vol à main armée. Des faits qu’il aurait commis dans la concession d’un de ses clients qu’il appelle affectueusement « mon patron ». Un client chez lequel il livrait régulièrement du pain.

A la barre, l’accusé a plaidé non coupable des charges articulées contre lui. Alpha Boubacar Diallo a balayé d’un revers de la main toutes les allégations tendant à faire croire qu’il a braqué une arme sur son patron dans le but de lui soutirer de l’argent ou un quelconque objet. Cependant, ce jeune boulanger a admis avoir détenu un fusil de calibre 12 (un fusil de fabrication artisanale) qui contenait une seule balle.

« Je n’ai braqué personne. Je n’ai rien volé à personne. Moi, je suis allé chez mon patron avec l’intention de lui demander un service. Je devais me rendre à Kouriya et je voulais qu’il me donne dix mille (10 000) francs guinéens pour le transport… A mon arrivée vers 19 heures, j’ai tapé à la porte. Personne n’a répondu. Mais, j’ai entendu quelqu’un dire Allahou Akbar (Dieu est grand) dans la maison. J’ai compris qu’il priait. Alors, je suis allé m’asseoir au salon. Quand le petit a fini de prier, il a demandé qui était au salon. Je me suis présenté à lui.

Je lui ai dit que je voulais voir koto Gassimou (Frère Gassimou). Le petit m’a crié dessus. Il m’a dit de sortir sinon il va appeler au secours. Comme je savais que je détenais un fusil dans ma poche, j’ai préféré quitter avant qu’il ne mette sa menace à exécution. Mais, le temps pour moi de sortir, il a crié au secours et les voisins sont venus m’arrêter. Quand ils m’ont fouillé, ils ont sorti l’arme. C’est comme ça que j’ai été interpellé », a expliqué Alpha Boubacar Diallo.

Interrogé sur l’origine de l’arme qui a été saisie sur lui au moment de son arrestation, l’accusé a dit l’avoir ramassée au niveau des rails, à Cosa. Il a aussi admis l’avoir gardé pour, dit-il, se défendre contre d’éventuels bandits.

Dans ses réquisitions, le procureur audiencier, Bakary Camara, a qualifié les propos d’Alpha Boubacar Diallo de contrevérités. « À l’enquête préliminaire tout comme devant le magistrat instructeur, la victime a indiqué que l’accusé ici présent l’avait retiré la somme de 500 mille francs guinéens et des téléphones…

Donc, pour nous, les faits de vols à main armée son établis… Nous demandons au tribunal de retenir Alpha Boubacar Diallo dans les liens de la culpabilité. Et, pour la répression,…de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle », a dit le procureur Bakary Camara.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Kpana Emmanuel Bamba, a plaidé coupable de détention illégale d’arme. Cependant, il a réfuté catégoriquement les faits pour lesquels son client est poursuivi. « Les faits de vol à main armée ne sont pas établis. Le plaignant qui pouvait éclairer la religion du tribunal ne s’est jamais présenté ici. Ce, malgré les efforts du parquet… Nous sommes dans une société où la logique selon laquelle nul n’est censé ignorer la loi est arbitraire.

Car, nous sommes dans une société où les gens sont à majorité analphabètes… Si vous devez condamner l’accusé ici présent, je vous demande de lui accorder de larges circonstances atténuantes », a dit Me Kpana Emmanuel Bamba qui a plaidé pour la libération de son client qu’il présente comme étant « un homme fragile ».

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 18 Mars prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Procès Mamy Diaby contre des médias : une amende de 5 millions requise contre Aboubacar Diallo et trois sites d’informations

12 mars 2019 à 8 08 40 03403

Le feuilleton judiciaire qui oppose Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes et Télécommunications, au journaliste Aboubacar Diallo et aux sites d’informations Mosaiquegunee.com, Conakrychallenge.com et Flashguinee.infos, est loin d’avoir connu son épilogue. Après avoir perdu la première manche au civil, le ministre qui se dit victime de diffamation, a porté l’affaire au pénal devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Pour la journée d’hier, lundi 11 mars 2019, l’on était aux plaidoiries et réquisitions, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes et Télécommunication, n’a pas tourné la page après avoir perdu le procès pour diffamation, le 17 janvier dernier contre les 3 organes de presse et l’administrateur du site Mosaiqueguinee.com, Aboubacar Diallo. Cette affaire est consécutive à des révélations faites par des médias sénégalais, repris par les trois organes incriminés, et faisant état d’un supposé détournement d’un montant de 9 millions de dollars, saisis à Dakar, et qui appartiendrait au ministre Mamy Diaby.

L’audience de ce lundi, 11 mars 2019 a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions dans cette affaire. Dans sa plaidoirie, Me Rafi Raja, avocat du ministre, a déploré l’absence des prévenus à la barre. « Comme les prévenus ne sont pas venus à la barre pour apporter des preuves de ce qu’ils ont écrit sur le ministre Moustapha Mamy Diaby, je demande le payement d’un franc symbolique et la publication de la décision à venir dans certains médias (journaux et sites d’informations) ».

Dans ses réquisitions, le procureur, Abdoulaye Israël Kpoghomou, a estimé que le ministre a bien été diffamé par nos confrères. C’est pourquoi, il a requis le payement de 5 millions de francs guinéens comme amende. « On utilise les médias pour détruire la renommée des gens. Le journalisme est un métier très noble, mais je m’excuse du terme, ce métier est devenu de la prostitution pour certains.

Aboubacar Diallo est un journaliste populaire, qui fait partie des Grandes Gueules. Il est exigeant et rigoureux, mais il refuse de se présenter devant votre tribunal. On ne peut pas accuser un ministre d’avoir détourné un montant de 9 millions de dollars et refuser de venir prouver.

Moustapha Mamy Diaby est un ministre exemplaire, c’est pourquoi il a été reconduit. Dans le journalisme, il y a ce qu’on appelle le recoupage de l’information. Aboubacar Diallo devait partir voir la CENTIF, mais aussi rencontrer le ministre pour qu’il donne sa version des faits. Mais, il ne l’a pas fait, il a juste écouté une partie pour écrire et il n’a pas respecté l’éthique et la déontologie de son métier.

C’est pourquoi, monsieur le président, je vous demande de retenir la personne physique (Aboubacar Diallo, ndlr) et morale (les sites poursuivis) dans les liens de la culpabilité et au payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens ».

Le Procureur a demandé aussi de tribunal d’ordonner la publication de la décision à venir dans trois groupes de presse « pour dissuader d’éventuels délinquants journalistes ».

Le juge, Boubacar Hafia Bah, a renvoyé l’affaire au 25 mars 2019 pour décision être rendue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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