Echanges avec les acteurs du processus électoral : la CENI boucle ses travaux avec la mouvance

26 mars 2019 à 20 08 51 03513

La CENI a bouclé ce mardi, 26 mars 2019, sa série de rencontres avec les acteurs du processus électoral. Après l’opposition, les diplomates, la société civile, la commission électorale a rencontré la mouvance présidentielle, dans l’après-midi de ce mardi. Mais, la délégation du pouvoir n’a pas voulu discuter sur certains points à l’ordre du jour, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au sortir de la rencontre, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale, n’a pas souhaité discuter de certains points à l’ordre du jour. « On ne peut pas discuter d’un rapport qui ne nous a pas été transmis. Et, le commanditaire du rapport, c’est le comité de suivi. Même si les partenaires ou l’Etat l’ont financé, il appartient au comité de suivi. Le rapport a été officiellement mis à la disposition du comité de suivi qui n’a pas encore invité ses membres pour partager le contenu du rapport (…)

Avant ce travail, avant cette rencontre, avant cette restitution, on ne peut pas prendre un rapport brut, qui n’a pas été discuté, qui n’a pas été peaufiné pour commencer déjà à discuter. C’est pourquoi, j’ai demandé à ce que l’on ait du respect pour ce comité de suivi qui est composé de la mouvance, de l’opposition, de la société civile et surtout des partenaires économico-financiers qui nous ont assisté au rang des ambassadeurs. Donc à cause de ça, nous ne pouvons pas discuter avant cette restitution », a-t-il expliqué.

Parlant de la technologie que la CENI souhaite utiliser dans le processus électoral, le responsable de la mouvance présidentielle a dit que « nous sommes toujours les derniers à commencer. Parce que nous aimons toujours le verbiage qu’à aller à l’essentiel. La technologie aujourd’hui, c’est ce qui est introduit dans toutes les élections dans le monde. Nous sommes les derniers à le faire. Même les pays qui sont moins nantis que nous, utilisent la technologie.

C’est vrai, comme je l’ai dit, l’opposition croit que la mouvance va d’abord mettre des voix sur des puces pour mettre dans cette technologie. C’est pourquoi, nous disons que nous sommes d’accord pour l’introduction de la technologie, mais que cette technologie soit beaucoup plus fiable pour mériter la confiance de tous les acteurs pour ne pas qu’il y ait, comme à l’accoutumée, des contestations en ce qui concerne les résultats des différentes élections ».

De son côté, le président de la CENI s’est dit satisfait de ces échanges entre son institution et les acteurs du processus électoral. « Nous sommes heureux parce que notre invite a trouvé écho favorable au niveau de l’ensemble des acteurs politiques, les acteurs de la société civile et les partenaires bi et multilatéraux. Nous avons voulu passer des messages, nous avons voulu engager des débats, nous avons voulu être entendu sur un certain nombre de points avant d’aller dans l’action de préparation de l’élection.

Donc aujourd’hui, nous disons que nous sommes satisfaits. Ce que nous retenons, c’est que les sujets que nous avons proposés au débat, sont des sujets qui intéressent tous les acteurs politiques et qu’ils ont voulu débattre avec nous. Il s’est trouvé que sur certains points, ils n’avaient pas tous les éléments à disposition, mais sur d’autres, nous avons fait des plaidoyers pour qu’ils puissent par exemple accepter l’utilisation de la technologie dans les élections en Guinée. Et cela, nous avons trouvé écho favorable. Ils veulent bien, mais il faut que ça soit avec des garanties ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : arrestation du journaliste Lansana Camara (Communiqué)

26 mars 2019 à 20 08 46 03463

Lansana CAMARA, directeur de publication de Conakrylive.info et correspondant en Guinée de Chine-Nouvelle

L’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a appris ce jour mardi 26 mars 2019 avec consternation l’arrestation de Lansana CAMARA, directeur de publication de Conakrylive.info et correspondant en Guinée de Chine-Nouvelle suite à une plainte du ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’Etranger.

Convoqué à la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ) pour ‘’diffamation par voie de presse’’ où il y sera longuement auditionné, le journaliste sera présenté à un juge qui le placera finalement sous mandat de dépôt.

L’Aguipel déplore cette arrestation arbitraire qui viole systématiquement la loi sur la liberté de la presse et constitue une entorse grave à la démocratie en Guinée.

Par conséquent, elle exige la libération immédiate et sans condition du journaliste et invite les autorités sécuritaires et judiciaires en charge du dossier au respect de toute la procédure.

L’AGUIPEL

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Déguerpissement : plusieurs habitations de fortune démolies à Kaloum

26 mars 2019 à 20 08 42 03423

Les habitants d’un endroit insalubre, situé à Tombo, au niveau de Petit Bateau, dans la commune de Kaloum, ont été chassés de leurs logements de fortune ce mardi, 26 mars 2019. Des taudis, des baraquements, des gargotes et autres installations de fortune ont été démolis, d’autres incendiés. Une initiative qui vise à débarrasser cette partie de Conakry des endroits malfamés de Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des agents de divers corps ont investi ces lieux dans l’après-midi de ce mardi : des agents de la brigade communale à la police nationale en passant par la gendarmerie, sans compter les sapeurs pompiers. De nombreuses baraques ont été démolies en un temps deux mouvements.

Des centaines de personnes, qui occupaient ces lieux infestés de jeunes à la mine patibulaire, avaient plié bagages pour chercher un abri. Selon nos informations, cet endroit était devenu un nid de délinquants, où l’alcool et la drogue se consomment comme des petits pains.

Aux environs de 16h 20, une épaisse fumée se dégageait des lieux, derrière les centrales thermiques de Tombo. Sur le sol, on pouvait remarquer des débris de boites et de bouteilles d’alcool, des mégots de cigarettes et autres débris indescriptibles.

Selon nos informations, cette opération a été initiée par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Une source basée au gouvernorat, sous le sceau de l’anonymat, a confié à notre reporter que cette opération « vise à nettoyer cet endroit. Ce qui se passait là était devenu préoccupant. La drogue, l’alcool, la prostitution…. C’est ce qui se passait là. On ne pouvait plus tolérer ce genre de choses au centre de ville de Kaloum. C’est ce qui justifie cette opération. D’autres endroits de la commune où on se livre aux mêmes pratiques sont aussi visés ».

Jointe au téléphone, madame Oumou Sarr, responsable de cette opération, relevant de l’urbanisme et de l’habitat rattaché au gouvernorat, n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Belle moisson pour la Guinée : la BAD octroie 110 millions de dollars pour soutenir les réformes économiques et sociales

26 mars 2019 à 19 07 49 03493

Communiqué : Le Président de la Banque africaine de développement (BAD) a reçu ce jour le Premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA, au siège de la Banque à Abidjan.

Cet entretien portait sur les initiatives de réformes économiques et sociales actuellement en cours en Guinée, avec la Mission d’appui à la mobilisation des ressources internes (MAMRI) et l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), ainsi que le projet de barrage à buts multiples de Fomi.

Après un entretien privé entre les deux personnalités, une réunion élargie d’environ deux heures a regroupé le conseil d’administration de la BAD et la délégation du Premier ministre, comprenant notamment le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, la ministre directrice de cabinet du Premier ministre et le conseiller spécial du Premier ministre chargé de l’économie, des finances et du budget.

Le Premier ministre Kassory Fofana a successivement  présenté la Mission d’appui à la mobilisation des ressources internes (MAMRI),  l’Agence nationale d’inclusion économique  et sociale (ANIES) et le projet de barrage à but multiple de Fomi.

Le Premier ministre a tout d’abord insisté sur l’importance, pour la Guinée, d’accroitre significativement la mobilisation des recettes internes en Guinée. Il a indiqué l’objectif du Gouvernement d’atteindre un niveau de mobilisation des ressources internes de 20% du Produit intérieur brut (PIB), contre seulement 13,5% du PIB actuellement. Il a souligné la nécessité d’un tel accroissement pour répondre aux besoins de financement de notre développement économique, en faisant référence aux expériences réussies sur le continent.

Pour ce qui concerne l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), le Premier ministre a souligné le paradoxe économique actuel de notre pays. Alors que la croissance économique de la Guinée est robuste, autour de 8%, les populations guinéennes demeurent pauvres. Plus de 60% des Guinéens vivent en situation d’extrême pauvreté. En milieu rural, il s’agit même de 65% des populations. Notre pays est classé 183ème sur 188 pays dans le classement sur l’indice de développement humain. Il a rappelé l’objectif de l’ANIES, de s’attaquer durablement à la pauvreté, en portant assistance aux 40% des Guinéens les plus pauvres, soit plus de 5 millions de personnes, et ce, à partir de cette année 2019.

Le Président de la BAD, Monsieur Akinwumi Adesina, a tout abord salué la volonté de réforme en Guinée. Il a demandé au Premier ministre de transmettre ses vives salutations au Président de la République, le Professeur Alpha Condé, dont il a salué la vision et l’engagement pour transformer l’Afrique.

En conclusion des discussions, le Président Adesina a indiqué les engagements fermes de la Banque africaine de développement, pour soutenir à hauteur de 110 millions de dollars les réformes économiques  et sociales:

  • pour la MAMRI : 15 millions de dollars américains
  • pour l’ANIES : 55 millions de dollars américains
  • pour le barrage FOMI : 40 millions de dollars américains
  • pour l’assistance technique.

Ce niveau d’engagement va au-delà des demandes formulées par le Premier ministre, et permet à la Guinée de boucler ses besoins sur les deux projets. Pour la MAMRI, les 15 millions de dollars de la BAD s’ajoutent aux engagements de l’agence française de développement (10 millions de dollars), soit un total de 25 millions de dollars. Pour l’Agence d’inclusion (ANIES), les 55 millions de la BAD s’ajoutent aux 40 millions de la Banque mondiale et aux 9 millions de dollars contenus dans le budget de l’Etat pour cette année. Ce qui permet d’atteindre facilement l’objectif de 2% de PIB (en faveur des plus pauvres) fixé par le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale.

Fin

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Elections législatives : voici ce que la société civile demande à la CENI

26 mars 2019 à 18 06 23 03233

Dans le cadre des échanges qu’elle a entamés récemment avec les acteurs du processus électoral guinéen, la CENI a rencontré ce mardi, 26 mars 2019, la société civile guinéenne. Les discussions ont tourné autour de l’organisation des prochaines élections législatives. Une occasion mise à profit par les acteurs sociaux pour faire des recommandations visant la bonne marche de ce processus électoral, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les acteurs politiques et les ambassadeurs accrédités en Guinée, c’est au tour de la société civile d’être reçue par la CENI, ce mardi. Les deux parties ont échangé sur les mêmes préoccupations : la gestion de l’audit du fichier électoral, la problématiques des remontées des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, l’utilisation des nouvelles technologies dans le processus électoral et le financement des partis politiques.

Une initiative saluée par les activistes de la société civile, qui en ont profité pour faire quelques recommandations. « La transparence se trouve au fond de la concertation. C’est quand on parle, on communique qu’on peut parler de transparence. En résumé, la société civile guinéenne salue la démarche de la CENI, mais exige d’elle : premièrement, l’élaboration d’une étude de base pour capitaliser les expériences de la CENI et les expériences des autres pays voisins par rapport à l’utilisation de la technologie.

Pourquoi ? Parce que parler de technologie, il y a des questions à se poser. Quelle technologie utiliser ? Dans quel contexte ? Quelles sont les contraintes liées à l’utilisation de la technologie et quels sont les coûts ? Cette étude ne peut pas être menée par la société civile, c’est à la CENI de le faire », a indiqué Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC-G).

Parlant de la question de l’audit du fichier électoral, monsieur Kourouma a dit que même si son organisation a des informations de façon informelle sur cet audit, « nous recommandons à la CENI de prendre attache avec le comité de suivi qui a commandité l’audit, pour que nous soyons en copie de ce rapport d’audit par les voies légales et par les voies les plus rapides en la matière. Et en notre sein, nous allons mener un débat interne et interagir avec la CENI, pour faire des recommandations », a-t-il notamment ajouté.

Abondant dans le même sens, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, a salué une démarche participative et inclusive de la CENI. Pour cette rencontre, il souligne qu’il y a eu des contradictions dans les débats, mais les échanges se sont terminés dans une entente parfaite.

« La société civile guinéenne s’engage à accompagner la CENI dans le cadre du processus électoral afin que tous les acteurs puissent jouer leur partition. Donc en tout état de cause, nous sortons de cette rencontre très satisfaits et nous estimons que la CENI va continuer dans cette démarche beaucoup plus inclusive et participative (…)

Cependant, j’ai dit que la société civile est devenue de plus en plus exigeante, qu’elle ne se laissera pas faire. On ne peut pas nous avaler toutes les recommandations et perspectives. Deuxièmement, j’ai martelé que la société civile plus précisément le Balai Citoyen s’est toujours battu pour une CENI technique, la CENI politique ne nous ressemble pas.

Et comme vous le savez, ce sont des commissaires qui composent cette CENI qui n’a la lourde tâche que de rendre compte aux différents états-majors des partis politiques. Et ça, ça ne ressemble pas au Balai Citoyen», a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Insertion des jeunes : Mouctar Diallo remet des équipements à quatre groupements de pêcheurs

26 mars 2019 à 17 05 30 03303

Dans la cadre de l’insertion socioéconomique des jeunes, le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes vient d’équiper plusieurs groupements de pêcheurs évoluant au port de pêche de Témètaye, dans la commune de Kaloum. Le ministre, Mouctar Diallo, a remis ces équipements aux bénéficiaires ce mardi, 26 mars 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

4 barques, des filets, des gilets de sauvetage ainsi que 4 moteurs hors-bord de marque TOHATSU de 18 CV, ce sont là les équipements remis par le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à ces pêcheurs artisans. Cette aide qui se fait sous forme de dette, s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui à cinquante (50) Groupements d’Intérêt Économique (GIE) et coopératives de jeunes pêcheurs artisans.

En remettant ces équipements aux quatre groupements de pêcheurs artisanaux du port de Tèmènètaye, Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a indiqué que « ce projet rentre dans le cadre de la lutte contre le chômage et de l’autonomisation des jeunes et des femmes. Chose qui constitue une priorité pour le président de la République, Professeur Alpha Condé, et qui figure dans les priorités de l’agenda gouvernemental.

Ce projet qui a commencé en 2017, va continuer et nous ferons tout pour que les cinquante groupements ciblés bénéficient effectivement de l’accompagnement à travers le partenariat public-privé qui est un excellent outil de promotion et de l’insertion socio-économique des jeunes », a dit le ministre, qui a invité les bénéficiaires au bon usage de ces équipements pour développer leurs activités.

Présent à cette cérémonie de remise, Ahmed Sékou Mara, directeur général de l’Agence Guinéenne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public et de l’Emploi (AGETIPE) a laissé entendre que « la remise de ces équipements favorisera d’une part, l’insertion socio-économique des jeunes sans emploi, améliorera le secteur de la pêche artisanale, la sécurité alimentaire et apportera le revenu des acteurs impliqués, et d’autre part, créera 1.360 emplois par barque dans un mois, subdivisés comme suit :

Emplois directs : 18 bénéficiaires dont 8 hommes et 10 femmes par barque. Emplois indirects : 50 bénéficiaires dont 20 hommes et 30 femmes par barque, et une possibilité de 20 voyages dans le mois. Au tour d’une barque, il y a de multitudes de personnes qui interviennent. L’équipage est constitué d’un minimum de 5 membres dont un capitaine.

Et, il y a une équipe qui prépare l’équipage avant sa sortie, il y a une équipe qui procède au transport des produits de pêche qui est un minimum de 3 personnes et un contrôleur, un mécanicien qui entretient les moteurs, un menuisier qui procède à l’entretien de la barque et aussi des mareyeuses qui sont derrière toute cette chaîne ».

Au nom des quatre groupements bénéficiaires de ces équipements, Lamine Cissé a remercié le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes pour ce soutien.

Ensuite, les bénéficiaires ont pris des engagements devant le chef du département. « Nous les groupements bénéficiaires des barques présentes, s’engageons à rembourser dans leur totalité les dépenses effectuées et qui s’élèvent à 220 millions de francs guinéens, pour permettre à d’autres groupements ou entreprises de bénéficier des accompagnements pour leur insertion sociale », a dit le porte-parole des bénéficiaires.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Le fleuve Sénégal, au cœur des défis pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire

26 mars 2019 à 16 04 37 03373

Dakar, le 20 mars 2019 : Les ressources naturelles du bassin du fleuve Sénégal sont à la base du développement durable des pays qui le partagent: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Dans un contexte de changement climatique et de croissance économique, la dégradation environnementale est une réalité. La sécurité alimentaire, énergétique et en eau reste un défi pour l’ensemble des parties prenantes à toutes les échelles. L’OMVS, soutenue  par l’UE et la coopération Italienne, rencontre les partenaires du projet WEFE-Sénégal pour faire le bilan d’un an de mise en œuvre et programmer les prochaines étapes.

De l’eau pour irriguer les champs, produire les céréales, les fruits et les légumes et contribuer à la sécurité alimentaire des pays et des communautés locales. De l’eau pour faire tourner les turbines, produire l’énergie nécessaire aux ménages, aux usines et aux villes. De l’eau pour boire, cuisiner, se laver et garantir le bien-être des citoyens. De l’eau pour garantir des services écosystémiques sur le long terme.

Les sociétés évoluent, les populations grandissent, les besoins augmentent. Les ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal, et les écosystèmes associés, sont fragiles et leur utilisation doit être concertée, intégrée et durable. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet WEFE (Water, Energy, Food, Ecosystems)-Sénégal : «Appui à la gestion des ressources en eau et du NEXUS eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal ».

«Le développement régional passe, entre autres, par une gestion coopérative, transfrontalière et durable des ressources en eaux à toutes les échelles. Les pays du bassin du fleuve Sénégal font face à ce défi et l’UE les accompagne dans la réalisation d’actions intersectorielles concrètes et soutenables pour le relever.» a souligné Mme. Veronica GIRARDI, Chargée de programme à la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne.

Les membres du comité consultatif du projet, représentants des organisations de gestion de l’eau, des institutions scientifiques des pays riverains et d’organisations internationales, sont réunis à Dakar, du 20 au 22 Mars 2019, dans la salle de conférence « Manantali », au siège de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Cette rencontre technique annuelle permet de faire le point après un an de mise en œuvre des activités et de se projeter ensemble vers les futures réalisations.

« Il existe différentes problématiques de dégradation environnementale, elles-mêmes exacerbées par les effets du changement climatique, ainsi qu’une forte interdépendance entre la sécurité de l’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. La concertation multi-acteurs et multi-échelles entre pays et secteurs est indispensable pour garantir l’atteinte des ODD et l’avenir du bassin» a déclaré Dr. Mamadou II DIABY, Secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) .

La première année du projet a surtout permis de poser les bases pour l’atteinte des objectifs fixés, notamment à travers le renforcement de la collecte et de l’analyse des données existantes sur le bassin auprès de l’OMVS et des institutions partenaires.

 « L’établissement d’une base solide d’information scientifique sur le bassin du fleuve Sénégal, sur les ressources en eau, l’occupation et l’utilisation des sols, l’énergie, l’environnement…, est le fondement indispensable à un dialogue éclairé et efficace entre les parties prenantes pour la recherche de compromis et le développement de projets d’intervention équitables.» a indiqué M. César CARMONA MORENO, Chargé de programme au Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne.

Cette rencontre permettra de poursuivre le développement collaboratif d’activités diverses et complémentaires, dont entre autres : l’établissement d’outils d’aide à la décision pour une optimisation de gestion multi-objectifs ; l’appui à un programme d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau ; la réalisation de projets de recherche pour alimenter l’observatoire du bassin ; la préparation et l’accompagnement de projets de développement local dans trois sites prioritaires (Massif du Fouta Djalon, Haut-bassin malien et Delta du fleuve) ; la conduite de dialogues Nexus pour le développement de projets d’intervention intersectoriels.

« La réunion annuelle permet de partager l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les activités à venir dans une approche collégiale. Cette approche participative du projet favorise la consultation entre acteurs gestionnaires du bassin et scientifiques des pays riverains, avec l’appui d’organisations internationales, pour renforcer au mieux les processus de mobilisation de connaissances et de prise de décision au bénéfice d’un développement inclusif.» a affirmé Mme. Alessandra PIERMATTEI, Directrice de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), bureau de Dakar.

Le projet WEFE-Sénégal a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques et techniques au bénéfice de l’OMVS et de ses partenaires pour une meilleure gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal dans un contexte d’adaptation aux effets du changement climatique. Il est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne, et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), avec l’appui financier de la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne et l’appui technique d’un comité consultatif. Il a démarré en 2017, se terminera en 2021 et il mobilise un financement de 6.1 millions d’euros soit environ 4 milliards de Fcfa.

Pour plus d’informations :

M. Marco MANZELLI

Chargé de programme

WEFE-NEXUS Sénégal

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AICS (Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo)

Siège de Dakar

69, Rue Jacques Bugnicourt – CP 18524 Dakar (Sénégal)

Tél : + 221 33 822 87 11 / Fax : +221 33 822 84 24 Email : dakar@aics.gov.it

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Recrudescence du viol à Conakry : 552 cas enregistrés en 3 mois (COFFIG/DCPD)

26 mars 2019 à 16 04 24 03243

Le phénomène de viol prend une allure inquiétante en Guinée. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par la Coalition des Femmes, Filles de Guinée pour le Dialogue, la Consolidation de la Paix et le Développement (COFFIG/DCPD), en collaboration avec le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance. L’organisation de défense des droits des femmes a publié les résultats de cette étude ce mardi, 26 mars 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette enquête s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « La case de veille des femmes dit stop aux viols de filles mineures en Guinée ». Elle a duré trois mois (septembre, octobre et novembre 2018) et a touché la zone spéciale de Conakry et le Km36 (relevant de la préfecture de Coyah). Et, les résultats annoncés par Dr Makalé Traoré, la président de la COFFIG/DCPD, font froid dans le dos.

« Il est ahurissant de constater que sur une période de trois mois, nous avons eu, en recoupant des témoignages et puis les langues qui se sont déliées dans les familles à travers les causeries que nous avons organisées dans les familles, les quartiers, dans les salons de coiffures, dans les ports de pêche et dans les marchés, que ce phénomène doit interpeller chaque guinéen au plus haut niveau.

552 cas de viols de Kassa au Kilomètre 36 sur une période de 3 mois, ça fait peur. Ça fait peur pour nos enfants, pour nos petites filles qui sont traumatisées. Quand je parle de petites filles, ce sont des innocentes de 4 ans, de 2 ans, je ne parle même pas des mineures, je parle des fillettes bébés. Ce n’est pas acceptable dans notre pays », a-t-elle déclaré.

C’est pourquoi, Dr Makalé Traoré a dit que la restitution des résultats de cette enquête va se poursuivre dans les cinq communes de Conakry. Cela pour que les maires élus s’imprègnent de ce qui se passe dans leur commune. « Ça, c’est pour permettre premièrement qu’on puisse mettre en place des cases de veille, d’alerte ; mais aussi d’offre de services aux victimes de ces viols.

Deuxièmement, comme on l’avait dit avec le gouvernorat de Conakry, qu’on mette une équipe mixte pour la poursuite et le maintien des violeurs en prison. En tout cas, qu’ils soient sévèrement sanctionnés. Je préfère que la justice fasse son travail, mais qu’elle fasse bien son travail.

Il n’est plus permis de donner l’opportunité aux violeurs de petites filles. Imaginez l’effroi d’une fille de 2 ans, avec un vieux de 60 ans. Nous sommes actuellement en train de gérer le cas d’une petite fille de 4 ans au kilomètre 36 qui a été violée par un vieux de 67 ans », a-t-elle révélé, avec plein de tristesse.

De son côté, Moundjour Chérif, directeur de cabinet du gouverneur de Conakry s’est dit étonné des résultats effroyables de cette enquête. « Nous sommes hyper sensibles à ces chiffres plutôt effroyables quand il s’agit des cas de viol. Un seul cas de viol est un crime, ça fait frémir un homme normal, à fortiori qu’on compte ce nombre par centaines et que dis-je par plusieurs centaines. On nous parle de 552 cas rien que pour la région de Conakry. Je dis que le moment est grave ! Et, c’est maintenant ou jamais qu’il faut se lever », a-t-il dit.

Parlant des dispositions qui devraient être prises pour mettre fin ou diminuer ce fléau, Moundjour Cherif indique qu’il faudrait tout d’abord un engagement clair et ferme de la part des décideurs. « Le gouvernorat s’engage aux côtés de la COFFIG à constituer une commission mixte, non seulement pour aider à maintenir les violeurs qui sont aujourd’hui en prison, mais aussi aider à dénoncer les nouveaux violeurs, à les poursuivre et à les condamner.

Nous, dans la salle, ce qui nous a effrayés davantage, c’est du fait de savoir qu’un être humain, homme de surcroit puisse violer un bébé de quelques mois, de quelques jours. J’ai eu du mal à y croire. C’est une émotion qui m’étreint jusqu’ici. Question de dire que nous nous engageons au nom de monsieur le gouverneur de la ville de Conakry, auprès de la COFFIG, à lutter contre le viol et les violeurs », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Faranah : le ministre Yéro Baldé invite les étudiants de l’ISAV à donner du sang

26 mars 2019 à 14 02 59 03593

Comme annoncé précédemment, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a conféré avec les étudiants de l’ISAV (Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire) de Faranah dans la journée d’hier lundi, 25 mars 2019. L’occasion a été mise à profit par Abdoulaye Yéro Baldé pour sensibiliser les étudiants, massivement mobilisés, sur l’importance du don de sang, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La salle des fêtes de l’ISAV était pleine à craquer pour accueillir et échanger avec le ministre de l’enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé. De nombreux sujets ont été débattus, notamment la question du don de sang.

Selon Abdoulaye Yéro Baldé, « il y a une équipe du centre de transfusion sanguine. Je vous encourage de le faire. Nous, on en a déjà fait et on ne peut donner le sang que tous les 3 mois. Et, c’est très important, c’est un acte non seulement humanitaire, mais aussi un acte citoyen. Ça permet de sauver des vies humaines, y compris vos propres vies, parce qu’on ne sait jamais quand on tombera dans le besoin de sang. Il y a beaucoup de mères qui meurent à l’accouchement par manque de sang.

Le déficit est de 50 mille poches de sang, parce qu’on a besoin de 110 mille poches aujourd’hui dans tout le pays. Vous voyez le besoin qu’il y a donc ? Je vous encourage. Ça vous permet aussi gratuitement de connaître votre groupe sanguin et votre situation dans le domaine médical. On le fera aussi à N’zérékoré et à Kankan », a expliqué le ministre de l’Enseignement Supérieur.

Ce message semble avoir été compris par les étudiants. C’est le cas de Mariam Bangoura, étudiante en 3ème année Economie Rurale, qui explique pourquoi elle donne son sang. « Je donne mon sang par humanisme, parce que tout d’abord, ma maman m’a appris d’être humaniste avec tout le monde. Il y a nos frères, nos sœurs, nos mamans qui perdent le sang sans qu’on ne trouve moyen d’aider pour les sauver.

Donc, ce n’est rien que l’humanisme qui me motive et j’aimerais que tout un chacun soit humaniste comme moi, de venir donner son sang, car si aujourd’hui tu as du bonheur, demain tu peux avoir le malheur comme ces gens-là qui sont en manque de sang. Donc, si tu viens au secours, demain c’est d’autres qui viendront au secours pour toi aussi », a dit l’étudiante.

Même son de cloche pour Thierno Abdoul Hadji Diallo, étudiant en classe de 4ème année Agriculture. « Ce qui m’a motivé pour donner mon sang, c’est de participer à la santé, c’est d’être une personne sociale, faire de l’assistance humanitaire pour la santé », a expliqué le jeune homme.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: 00224 620 24 15 13

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Brouille entre le RPG et l’UFR : le show sur Twitter !

26 mars 2019 à 14 02 56 03563

Déjà pas en odeur de sainteté depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, les relations entre le RPG Arc-en-ciel et l’UFR se sont compliquées davantage ces derniers jours. Cela, suite à une sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Le débat qui fait rage depuis cette déclaration s’est transporté sur Twitter, où les deux camps font le show depuis hier, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le ton a été donné par Sidya Touré, très actif sur ce réseau social. Dans un Tweet publié hier, lundi 25 mars 2019, le président de l’UFR a réagi au discours musclé que le président de la République, Alpha Condé, a tenu dimanche, au siège du RPG Arc-en-ciel. Avec un peu d’ironie, il regrette ce discours qui, selon lui, est « symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui ».

Une sortie qui n’a évidemment pas laissé indifférent le camp présidentiel. L’administrateur du compte créé au nom du président Alpha Condé (on ne connait pas son identité) a réagi non pas au contenu du message de Sidya Touré, mais à la forme. Il déplore le faible niveau grammatical du président de l’UFR, relevant « 9 fautes avec une syntaxe qui laisse à désirer » dans son Tweet.

Réponse du berger à la bergère ! Le débat est ainsi ouvert.

Sidya Touré ne laisse pas passer cette attaque. Le leader de l’UFR justifie les manquements à la grammaire française décelés dans son écrit par le fait que Twitter est exigeant sur le nombre de mots, indiquant qu’il fallait se faire l’économie de certaines choses pour pouvoir passer son message. « C’est pas une dictée c’est un tweet !!! » a-t-il répliqué.

Un argument pas valable pour l’administrateur du compte Twitter Prof_ AlphaCondé. Ce dernier estime qu’ « en ses grades et qualités, le langage sms n’est pas digne » des politiques qui doivent servir d’exemple pour les autres. Il conclut son tweet avec ironie : « De toutes les façons, ntanambé pour l’instant. i Touré ».

Le débat est bien lancé et on attend la réplique de Sidya Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Conakry : l’ancien ministre Mohamed Tall expulsé de son domicile ?

26 mars 2019 à 12 12 58 03583

L’ancien ministre de l’élevage, Mohamed Tall, aurait été expulsé de son domicile, situé à la Minière (Commune de Dixinn). Depuis hier, lundi 25 mars 2019, le portail de la maison où habitait le responsable de l’UFR est cadenassé, et des gendarmes sont postés sur les lieux, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Pour l’heure, nous n’avons pas assez de détails sur cette situation. On apprend seulement que cette maison appartient à l’Etat et qu’elle a été donnée à Mohamed Tall après sa nomination comme ministre de l’élevage. L’Etat aurait donc décidé de récupérer les lieux puisque monsieur Tall n’est plus membre du gouvernement.

Cette situation intervient alors qu’une brouille oppose l’UFR dont est membre Mohamed Tall à la mouvance présidentielle depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du Chef de l’Etat.

Brouille envenimée par la récente sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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ENTAG : pour avoir barré la route à leurs voisins, ils encourent la prison

26 mars 2019 à 12 12 27 03273

Une banale dispute entre deux familles voisines autour d’une ruelle, au quartier ENTAG, dans la commune de Matoto, a tourné à une bataille rangée. Youssouf Keïta et 3 membres de sa famille, sont trimbalés au tribunal de Mafanco pour des faits de violences, injures publiques et voies de fait. Des actes qui auraient été posés à l’encontre de madame Hassanatou Diallo. Les réquisitions et plaidoiries dans ce dossier ont eu lieu hier lundi, 25 mars 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire datant de mai 2018 qui a ressurgi récemment. Les deux camps sont opposés autour d’une ruelle qui passe devant la concession de la famille de Youssouf Kéita.

Après plusieurs audiences, les parties au procès ont passé aux réquisitions et plaidoiries ce lundi 25 mars 2019.

Dans ses réquisitions, la procureure Joséphine Loly Tenguiano a longuement rappelé comment on en est arrivé là. Selon elle, c’est une ruelle servant de passage qui oppose les deux familles voisines. « Ils ont discuté autour de ce passage et finalement ils ont saisi la justice. Et, le tribunal de Mafanco a rendu une décision le 14 juin 2018, en autorisant le passage du véhicule de madame Hassatou Diallo pour accéder à son domicile.

C’est lorsque cette décision a été rendue que cette altercation a commencé. La décision n’a pas été appréciée par la famille Keita. C’est ainsi que Yousouf Keïta et ses frères ont barré la route à l’aide de cailloux, empêchant dame Hassanatou Diallo d’accéder à son domicile » a-t-elle expliqué.

Revenant sur les faits proprement dits, la procureure a dit que « dame Hassanatou est venue avec son véhicule et elle a trouvé des obstacles sur le passage. Elle est descendue pour enlever les cailloux et la bagarre a commencé. Elle a été bousculée, injuriée, violentée par la famille Keïta. Il y a eu de la violence sur les lieux. Il a fallu l’intervention de la gendarmerie d’ENTAG pour que ces prévenus soient interpellés.

Interrogé à la barre ici, Yousouf Keïta a réitéré qu’ils ont mis les cailloux sur le passage, mais pour se défendre. Il a dit que c’était pour empêcher les motards qui les fatiguent. Pour les injures, il nie avoir proféré des injures à l’encontre de la plaignante. Ils disent que c’est seulement leur sœur, Salématou Keïta, qui a insulté madame Hassanatou Diallo ».

Après ce rappel des faits, la procureure va demander au tribunal de retenir les quatre prévenus dans les liens de la culpabilité : Youssouf Kéita, Gassime Kéita, Yaya Kéita et Salématou Kéita. « Je vous demande de retenir Yousouf Keïta et autres dans les liens de la culpabilité de violences et de voies de fait. Par rapport aux injures publiques, de retenir dame Salématou Keita dans les liens de la culpabilité.

Pour la répression, vous condamnerez Yousouf Keïta, Gassime Keïta, Yaya Keïta à 6 mois d’emprisonnement et au payement de 500 mille francs guinéens d’amende. Quant à dame Salématou Kéita, nous sollicitions sa condamnation à un an d’emprisonnement et à un million de francs guinéens d’amende », a-t-elle requis.

De son côté, la partie civile, par la voix de son conseil, maître Gabriel Kamano, va solliciter le payement par les quatre prévenus de la somme de 75 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Le tribunal a finalement renvoyé le dossier au 15 avril pour la délibération.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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ISAV de Faranah : le ministre Yéro Baldé échange avec les étudiants

26 mars 2019 à 10 10 58 03583

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a entamé une tournée dans les institutions d’enseignement supérieur. Abdoulaye Yéro Baldé a posé ses valises hier lundi, 25 mars 2019, à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah. La démarche vise à toucher du doigt les réalités du terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la visite du champ d’expérimentation de l’institut et le laboratoire, qui a du mal à être équipé, Abdoulaye Yéro Baldé, a rencontré les 3665 étudiants avant de faire une rencontre à huit clos avec les 98 enseignants-chercheurs de l’ISAV.

Dans son intervention devant les étudiants, Abdoulaye Yéro Baldé s’est accentué sur la formation des formateurs, l’équipement des laboratoires, l’importance de l’institut de Faranah pour le pays, …

Selon Abdoulaye Yéro Baldé, « si on n’a pas un enseignement de qualité, ça ne sert à rien d’avoir les meilleurs équipements, les meilleures infrastructures. C’est comme un véhicule sans carburant. Donc, les formateurs sont au cœur de nos préoccupations. Nous allons équiper le laboratoire dont vient de parler monsieur le directeur général de l’institut.

On a déjà acheté les équipements qui ont coûté 5 milliards de francs guinéens. Ils sont embarqués dans le conteneur qui arrive de la Belgique et aussi certains équipements qui viennent par avion pour équiper ces laboratoires.

Et, j’espère que le président de la République lui-même sera là pour inaugurer ce laboratoire. Nous allons le faire dans tout le système, mais particulièrement à l’Institut Agronomique de Faranah qui est la seule institution agronomique du pays.

Vous avez eu la chance d’être dans cette filière. Le plus grand pourvoyeur d’emplois aujourd’hui dans le monde, c’est le secteur agricole et élevage. Vous êtes des ressources humaines que nous devons développer et accompagner, pour vous aider à relever le défi.

En tout cas, c’est la priorité du gouvernement. Un pays qui ne peut pas nourrir ses habitants n’est pas un pays indépendant. Nous ferons élever cet Institut dans les années à venir en centre d’excellence, parce que c’est fondamental pour le développement de notre pays. Pour la bibliothèque, nous allons nous employer pour améliorer davantage, y compris la déserte en eau », a dit le ministre de l’enseignement supérieur.

Abdoulaye Yéro Baldé a évoqué également l’aménagement des plaines de Founkama dont le financement est bloqué. Selon le ministre de l’enseignement supérieur, les négociations se poursuivent aussi pour connecter toutes les universités à la fibre optique.

Devant les promesses tenues par le ministre, des étudiants de l’ISAV ont exprimé leurs sentiments. Pour Kerfala Bangoura, étudiant en 3ème année Agroforesterie, « d’après ce qu’il a dit, certaines promesses sont en cours, d’autres sur le chemin d’être réalisées. Je suis sûr que ça va se réaliser. Concernant le coût de l’inscription et de la réinscription, qui est fixé respectivement à 250 mille et 200 mille FG, avec la situation de nos parents, c’est une somme qui n’est pas du tout supportable. J’aimerais qu’il arrive à voir un peu d’idées sur ça, afin qu’il nous change ça.

Pour le cas des logements aussi, avec la situation actuelle, certains étudiants dans le campus ont accès au logement. Mais, il y a une autre idée qui est en cours, selon laquelle, en 4ème année, les étudiants n’auront pas accès au campus. Pourtant, les logements du quartier, ce n’est pas du tout facile. Il faudra qu’il essaye de trouver une solution. Nous demandons au gouvernement d’essayer d’assister les étudiants qui évoluent au sein de l’ISAV de Faranah.

Les conditions de vie que nous avons ici, en suivant nos études, ne sont pas faciles. La théorie domine la pratique. Il faudrait qu’il essaye d’améliorer quelques conditions techniques qui pourront nous permettre d’avoir l’accès à la pratique des cours, surtout que la saison pendant laquelle nous étudions n’est pas une saison qui est favorable pour nous ».

Pour sa part, Oumou Salamata Barry, étudiante en 3ème année Economie Rurale, demande plus aux autorités dans le soutien à apporter à l’ISAV de Faranah. « C’est un sentiment de joie et de satisfaction parce qu’il a accepté de se déplacer, venir discuter avec les étudiants. Il a proposé beaucoup de choses, on attend la réalisation de ce qu’il a dit, parce qu’il ne suffit pas seulement de parler, mais il faut réaliser.

Je demande au gouvernement d’accompagner plus l’ISAV, parce qu’il est le seul institut supérieur à vocation agronomique dans tout le pays. Donc, on demande un accompagnement », a-t-elle déclaré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 13

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Vente illicite de médicaments à Kankan : sur une centaine de pharmacies, seulement 9 sont agréées (DPS)

26 mars 2019 à 10 10 40 03403

La vente incontrôlée des produis pharmaceutiques prend une dimension de plus en plus inquiétante dans la commune urbaine de Kankan. En effet, sans en avoir toutes les qualifications requises, de nombreux citoyens s’adonnent à ce commerce très lucratif. Les points de vente de médicaments prolifèrent dans la ville, mais seulement une dizaine d’entre eux sont reconnus officiellement, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Des pharmacies, des conteneurs, des épiceries, des kiosques, partout on trouve des produits pharmaceutiques en vente dans la ville de Kankan. Pour ce qui est des pharmacies, elles seraient de l’ordre d’une centaine, mais seulement neuf (9) d’entre elles sont agréées, et reconnues donc par les autorités. Tout le reste opère dans l’illégalité, et la plupart des vendeurs ne sont pas qualifiés pour commercialiser du médicament.

« Seulement un pharmacien professionnel qui a étudié les substances médicamentées est habilité à manipuler les médicaments. La fluidité des pharmacies est un fait qui débauche la réalité », fait observer Dr Youssouf Diama Touré, chef section pharmacie et logistique de la Direction Préfectorale de la Santé de Kankan.

Ce responsable de la DPS ajoute qu’avec l’expansion du marché parallèle de médicaments, « le risque est très grand. Les gens qui manipulent les produits ne savent pas à quel degré on doit conserver ces médicaments, ils ne savent pas non plus si un médicament est périmé ou non, ils ne savent même pas les mécanismes d’action dans l’organisme. Pour eux, il faut revendre de médicament pour avoir de l’argent », regrette-t-il.

Face à cette situation, la Direction Préfectorale de la Santé initie souvent des opérations de recensement des points de vente de produits pharmaceutiques à Kankan, dans le but d’assainir le secteur. Mais jusque-là, toutes ces opérations n’ont pas produit le résultat escompté. Elles n’ont été que de simples feux de paille.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

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Un sergent-chef jugé pour vol à main armée : 15 ans de prison requis contre lui

26 mars 2019 à 9 09 23 03233

Le procès du sergent-chef Abdoulaye Kamano s’est poursuivi ce lundi, 25 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Cet agent du corps des conservateurs de la nature est poursuivi pour vol à main armée et détention illégale d’arme. Des faits pour lesquels le procureur Bakary Camara a requis 15 ans de réclusion criminelle à temps contre l’accusé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Le sergent-chef Abdoulaye Kamano a été placé sous mandat de dépôt le 11 juillet 2016. Il est accusé de s’être introduit dans une concession (qui fait office d’habitation et de restaurant) où il a tenté de braquer les gens qui s’y trouvaient.

« Il détenait une arme automatique dont la provenance est encore floue. Tantôt il nous dit qu’il l’a volé lorsqu’il était en formation ; tantôt il dit que c’est à Kankan qu’il a eu cette arme ; tantôt il déclare qu’il l’a achetée quelque part », a indiqué le ministère public.

A l’ouverture de son procès, le sergent-chef Abdoulaye Kamano avait plaidé non coupable des faits de vol. Cependant, il avait reconnu avoir détenu une arme qu’il n’avait pas déclarée. « C’est vrai que je détenais une arme, mais je n’ai braqué personne. Je n’étais pas allé dans ce restaurant pour voler », a-t-il déclaré à la barre.

Selon la femme d’une des victimes présumées du sergent-chef Abdoulaye Kamano dans ce restaurant, l’accusé avait mis au respect son mari et un ami à ce dernier.

« C’était ma première fois de le voir chez nous. Quand il est entré dans le restaurant, il a sorti son arme. Il l’a braqué sur mon mari et son ami qui étaient à la terrasse. Mais, ils ont réussi à le maitriser. Quand ils l’ont ligoté, l’ami de mon mari (qui a fait le service militaire en France) a vérifié l’arme. Elle était vide… », a relaté madame Guissepé Gnalen, épouse de feu Polendoni Guissepé qui s’était constitué partie civile dans cette affaire.

Dans ses réquisitions, le ministère public a dit que l’accusé était bien allé dans ce restaurant pour voler. « Malheureusement, le sergent-chef Abdoulaye Kamano avait oublié que son arme n’était pas chargée… Et, malgré qu’il soit un militaire, il n’avait pas l’autorisation de porter cette arme qui a été saisie sur lui… Donc, aucune circonstance atténuante n’est possible pour cet accusé qui est de mauvaise foi.

Parce qu’il ne veut pas dire la vérité à votre tribunal… C’est pourquoi, le ministère public vous demande de retenir monsieur Abdoulaye Kamano dans les liens de la prévention… Et, pour la répression, vous le condamnerez à 15 ans de réclusion criminelle à temps », a requis le procureur Bakary Camara.

Pour sa part, l’avocat de la défense a plaidé en faveur de la libération de son client. « Dans cette affaire, le vol n’est pas établi. Il n’y a même pas eu une tentative de vol. Si monsieur Abdoulaye Kamano doit être condamné, c’est pour détention illégale d’arme. Mais vous comprendrez que dans l’histoire récente de la Guinée, des jeunes ont été formés pour le service militaire et abandonnés ensuite. C’est là où se trouve la responsabilité de l’Etat…

Donc nous demandons de larges circonstances atténuantes. Et, si vous devez nous condamner, nous vous prions de le faire au temps mis en prison », a dit le conseil du sergent-chef Abdoulaye Kamano.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 1er avril prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Koloma 1 : des victimes passent la nuit sous les manguiers et dans la mosquée

26 mars 2019 à 8 08 53 03533
Des déguerpies réfugiées dans une Mosquée à Koloma 1

Après la démolition des bâtiments de Kaporo-Rails et de Kipé 2, c’est désormais le secteur Kampema, du quartier Koloma 1, dans la commune de Ratoma, qui est en train de subir les dégâts des bulldozers de Dr Ibrahima Kourouma. De nombreux citoyens, dont les maisons ont été démolies, passent la nuit dans une mosquée ou sous les manguiers, jusque-là épargnés par les machines, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les habitants du secteur Kampema, au quartier Koloma 1, vivent sur les décombres de ce qui était leurs habitations. Un amas de gravats, véritable paysage lunaire. Ils sont réduits à passer la nuit à la belle étoile à cause de l’impitoyable opération de récupération des domaines de l’Etat.

Mariama Sow, une des nombreuses victimes, a confié à notre reporter le calvaire qu’elle traverse en ce moment. « Actuellement, nous passons la nuit n’importe où. Certaines personnes dorment sous les manguiers, d’autres dans la mosquée et ceux qui ont des parents, vont passer la nuit chez leurs parents. Quant à moi, je suis chez mes parents. Les autorités sont venues détruire ici sans nous prévenir, ni un délai pour pouvoir évacué nos objets.

Regardez ce qu’ils ont fait, ce n’est pas nos enfants, ce n’est pas nous, ni nos bagages, parce que nous sommes tous éparpillés. Ils ont détruit l’école de nos enfants. Nous sommes ici ça fait 25 ans, et j’ai six enfants. Qu’on nous donne un lieu où on va rester ou bien qu’on nous indemnise », souhaite la malheureuse.

Pour sa part, Billo Gandal Barry, également victime de la casse de Dr Ibrahima Kourouma, appelle les guinéens à se mobiliser pour dire non à l’injustice et à l’impunité. « C’est un sentiment de déception pour nous, puisque quand un Etat qui est censé te protéger, vient avec une force brutale pour t’obliger à quitter chez toi, où tu es né, où tu as grandi, sachant que tu as acquis ici légalement… Selon le plan de masse, mon papa a acquis ce terrain en avril 1974 et moi, je suis né ici dans les années 1990.

Ici, normalement, ce n’est pas concerné par le décret de 1989 comme étant une zone réservée. Je lance un appel au peuple de Guinée, aux citoyens d’essayer de réagir… Je demande une mobilisation de tous les jeunes et citoyens qui sont au niveau de l’Axe parce que là, c’est un acharnement.

Imaginez toutes les maisons démolies et tous les quartiers visés par la démolition, ce sont des quartiers qui se situent le long de l’Axe. Ça, c’est inadmissible. À tous les citoyens épris de paix de l’injustice de se mobiliser pour dire halte à l’injustice, surtout à l’impunité », lance-t-il.

De son côté, Fatoumata Bintou Diallo dit passer la nuit dehors, sous les manguiers. « C’est notre maison qui a été démolie ici. Ça fait 35 ans que nous vivons ici, j’ai eu cinq enfants ici, c’est mon mari qui a acheté ce terrain pour construire, s’il savait que c’était une zone réservée, il n’allait pas l’acheter. Il est décédé en nous laissant seule dans cette maison avec mes coépouses.

Voilà qu’ils sont venus casser les maisons, sans arrière pensée. Ils ont détruit la scolarité de nos enfants. Mais, nous nous remettons à Dieu, seul Lui pourra juger, car à l’heure là, nous n’avons pas où aller, nous passons la nuit sous les manguiers ou dans la mosquée », a fait savoir la bonne femme

Abondant dans le même sens, Mamadou Djan Diallo, père de 18 enfants, a dit passer la nuit à la mosquée. « C’est le lundi qu’ils sont venus cocher ici, et le samedi, ils ont procédé à la démolition des bâtiments. Il y a certains bâtiments qu’ils ont démolis, il y avait des bagages là-dedans.

Je suis ici depuis 1984 et j’ai 18 enfants. Je n’ai pas encore trouvé où aller. Nous passons la nuit dans la mosquée pour le moment. Tout ce que je demande à l’Etat, qu’il nous montre un endroit où rester ou de nous dédommager », sollicite le vieil homme.

Devant l’immensité des pertes subies, Mariama Sadio Barry, préfère ironiser devant la tragédie quelle vit. « Je salue et remercie le professeur Alpha Condé. Parce que, c’est lui le commanditaire de cet acte. Mes enfants et mes petits enfants sont tous nés ici. Il a fait exprès de détruire nos maisons. Nous sommes assis sous les manguiers, n’ayant pas où aller… »

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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