Débat avec Alpha Condé ? « Je donne ma main à couper, il ne va jamais accepter…»

28 mars 2019 à 20 08 14 03143

Au siège du RPG arc-en-ciel le weekend dernier, le président Alpha Condé a promis d’aller dans les universités pour faire des débats. Un exercice qui consiste à faire connaitre au peuple « qui est qui (entre lui et ses opposants ».

Mais, pour Elhadj Mamadou Sylla, le leader de l’UDG, le président de la République est simplement en train d’amuser la galerie. Au sortir d’une plénière de l’opposition républicaine ce jeudi, 28 mars 2019, cet opérateur économique et homme politique a affirmé que l’actuel chef de l’Etat guinéen ne va jamais accepter un débat dans les universités, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au quartier général de l’UFDG à Hamdallaye CBG.

« J’irai avec vous dans toutes les universités, organiser les débats pour qu’on ait un débat libre, que les gens sachent qui est qui (…) Ne vous laissez pas impressionner, effrayer. Allez au débat sans injures, sans violences, mais le débat politique libre, programme contre programme, bilan contre bilan (…) », a lancé le Pr Alpha Condé aux militants de son parti, le RPG.

Mais, pour Elhadj Mamadou Sylla, le leader de l’union démocratique de Guinée, ces propos du chef de l’Etat guinéen ne sont que des paroles en l’air.

« Moi, je donne ma main à couper, la tête c’est trop dit, mais Alpha Condé ne va jamais accepter ce débat là au niveau des universités. Vous savez ! Dès que vous lui posez la question il s’énerve déjà. Alors, comme c’est un professeur que personne n’a vu enseigner ! Ou bien, qui a vu son diplôme ? Donc, il ne va jamais aller devant tous ces études là, pour prendre toutes ces questions.

Je l’ai entendu ici (…) quand on lui a posé de questions sur les tablettes. La réponse, tout le monde la connait. Alpha Condé n’est pas un homme de dialogue. C’est un dictateur, c’est tout », a confié Elhadj Mamadou Sylla qui avertit que le Pr « Alpha Condé trouvera le peuple devant lui quand il soulèvera la question d’un 3ème mandat.

A noter que Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG et chef de file de l’opposition a déjà dit être prêt pour un débat avec Alpha Condé. « je serai heureux que monsieur Alpha Condé accepte qu’on débatte à la télévision, devant vous tous… », a-t-il laissé entendre ce jeudi, face à la presse.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : l’opposition républicaine très amer !

28 mars 2019 à 19 07 57 03573

La vague de réactions se poursuit suite au discours musclé du président Alpha Condé, tenu le dimanche, 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. L’opposition républicaine dans son ensemble s’est prononcée sur le sujet dans une déclaration rendue publique ce jeudi, 28 mars. Les opposants dénoncent un discours « belliqueux et liberticide contraire aux principes constitutionnels de préservation de la paix sociale et de l’Etat de droit ».

Le groupe dirigé par Cellou Dalein Diallo interpelle les forces vives de Guinée, les institutions internationales et tous les partenaires techniques et financiers sur ces « propos indignes de la fonction présidentielle du chef de l’Etat prêt à sacrifier la paix sociale sur le socle de ses ambitions personnelles de présidence à vie et celles de son clan ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette déclaration de l’opposition républicaine.

DECLARATION DE L’OPPOSITION REPUBLICAINE SUITE AU MEETING DU PRESIDENT ALPHA CONDE LE 24 MARS 2019 AU SIEGE DU RPG

Le 24 mars 2019, le Président de la République de Guinée, Alpha Condé, a tenu un meeting politique au siège du parti RPG-arc en ciel au cours duquel il a prononcé un discours belliqueux et liberticide contraire aux principes constitutionnels de préservation de la paix sociale et de l’Etat de droit.

En appelant ouvertement son propre peuple à l’affrontement, le Président de la République Alpha Condé menace l’unité nationale et la stabilité politique et sociale du pays. Ses propos illustrent clairement sa volonté de diviser les guinéens. Le chef de l’État a également annoncé publiquement que toute critique de sa personne ou de son action est dorénavant illégale et sera passible de poursuites judiciaires, ciblant ainsi des personnalités de la société civile et du monde artistique à qui nous exprimons tout notre soutien.

Cette interdiction constitue une grave violation de la liberté d’expression et des droits fondamentaux de chaque citoyen. Elle s’ajoute à l’interdiction des manifestations, à la militarisation des quartiers favorables à l’opposition pour étouffer toute contestation, et s’inscrit dans une volonté manifeste de museler le débat public à quelques mois de nombreuses échéances électorales dont l’élection présidentielle prévue en 2020.

L’Opposition Républicaine condamne fermement ces propos indignes de la fonction présidentielle. Elle dénonce les basses manœuvres du chef de l’Etat prêt à sacrifier la paix sociale sur le socle de ses ambitions personnelles de présidence à vie et celles de son clan. Ces propos d’une singulière gravité, puisqu’incitatifs à la haine et à la violence, sont une violation flagrante de la Constitution de même que lorsqu’il affirme « laisser son manteau de président de côté pour enfiler celui de militant » ou encore « ce n’est pas le Président qui sort, c’est le militant » le sont tous aussi, Alpha condé renonçant ainsi à la fonction présidentielle pour se mettre au service exclusif d’un parti politique.

De tels propos justifient d’ailleurs le déclenchement d’une procédure de mise en accusation du Président pour haute trahison, en raison de ces manquements à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat.

Cette attitude irresponsable du chef de l’Etat exige une condamnation ferme et une unité d’action claires de toutes les composantes de notre pays à savoir les citoyens guinéens, civils et militaires, les institutions républicaines, la société civile, les syndicats, les chefs religieux, les formations politiques. Nous interpellons également la CEDEAO, l’Union africaine, les Nations Unies ainsi que tous les partenaires techniques et financiers soucieux de la préservation de la paix et de la stabilité dans notre pays et dans la sous-région.

Les forces vives de Guinée doivent conjuguer leurs efforts pour refuser ce recul démocratique qui s’inscrit à rebours des mouvements observés à l’échelle du continent africain, où les peuples ont exercé leur droit de résistance à l’oppression, avec pour seules armes leur soif de démocratie, de liberté et d’alternance politique. Si ce régime tente d’aller à l’encontre des principes démocratiques et constitutionnels pour briguer un troisième mandat, il trouvera le peuple de Guinée sur son chemin, car rien ne peut résister à un peuple qui, à force de misère, de souffrances et de privations, décide de se libérer de ses chaînes. Dans cette perspective, l’Opposition républicaine a confiance dans la force du peuple à refuser ces graves violations de l’État de droit.

Elle rappelle aux forces de l’ordre et de sécurité que le comportement républicain ne doit pas signifier un soutien aveugle à un régime qui viole la Constitution et les libertés fondamentales. Au contraire, un comportement républicain implique la défense de la République, de sa Constitution et de son intégrité territoriale, tout en assurant la préservation de la paix et la protection des citoyens. L’Opposition républicaine mesure enfin toute la responsabilité qui est la sienne et le peuple de Guinée peut compter sur son entière détermination pour faire triompher son ultime volonté.

Vive la Guinée unie et prospère !

L’Opposition Républicaine

Fait à Condeya le 27/03/2019

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Kaporo-rails : où sont passés les fonds alloués aux déguerpis de 1998 ?

28 mars 2019 à 19 07 18 03183

Le président du Parti Panafricain de Guinée (PAG), Mohamed Mansour Kaba, s’est exprimé sur la démolition de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, par le gouvernement guinéen. Il dénonce le détournement de milliards de francs guinéens destinés au dédommagement des déguerpis de 1998. C’était au cours d’une conférence qu’il a animée ce jeudi, 28 mars 2019 à la Maison de la Presse de Coléah, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme beaucoup de leaders politiques guinéens, Mohamed Mansour Kaba dénonce l’impitoyable opération de déguerpissement des habitants de Kaporo-rails. Dans son discours, le président du Parti Panafricain de Guinée (PAG) a rappelé qu’après la casse de 1998, de gros efforts ont été fournis pour dédommager et relocaliser les victimes. Mais, révèle-t-il, ces montants n’ont jamais été payés aux victimes.

« Un comité de pilotage du projet d’aménagement du centre directionnel de Koloma fut créé par arrêté ministériel N° 2882/MUH/SGG/8 du 31 juillet 2008. Ce comité avait pour fonction : la coordination interministérielle et la coordination des opérations de recasement des occupants du site de Koloma.

De gros efforts ont été fournis pour la conformité avec les procédures normales dans ce genre de situation. Un tableau fut dressé pour le calcul des montants à payer aux occupants du site de Koloma. Je me limiterai ici à énoncer le montant actualisé en 2008, à payer aux occupants du site de Koloma et d’autres sites soumis aux mêmes problèmes de déguerpissement.

Montant à payer pour Koloma : 77 milliards 051 millions 414 mille 310 francs guinéens ; autres déguerpis : 8 milliards 015 millions 723 mille 520 francs guinéens. Une grande question reste à poser : le payement a-t-il réglé des dédommagements aux victimes de Koloma, Kipé 2 et autres concernés par ces dédommagements ? Ou bien ces fonds auraient-ils disparus dans les poches profondes de fonctionnaires indélicats ? ».

Par ailleurs, Mohamed Mansour Kaba a indiqué que dans le même décret des zones de recasement furent identifiées. « Ce sont : Gomboya rails, 2 500 parcelles sur 15 hectares ; Gomboya Sud ou Fassia, 750 parcelles sur 50 hectares ; Sanoyah village, 2 500 parcelles sur 150 hectares ; Km 36 ou Souguéta, 750 parcelles sur 50 hectares.

Soit au total 400 hectares pour 6 500 ménages. Ici aussi, l’on ne constate aucun effort du gouvernement pour l’aménagement de ces sites de recasement. Une autre question reste à poser : ces sites de recasement sont-ils encore libres ? »

En outre, Mansour Kaba a dénoncé la manière par laquelle les habitants de Kaporo-rails et de Kipé 2 ont été déguerpis récemment. « Il faut que les guinéens apprennent à respecter la loi. Moi, je connais des situations où les gens viennent démolir une porte autour d’une clôture pour aller construire sur la propriété d’autrui. Cela se fait à Conakry et après, ils comptent sur la justice pour dire que je vais gagner le procès. C’est grave, il faut qu’on respecte les lois ».

Enfin, l’ancien ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat sous la transition s’est exprimé sur le projet portant schéma directeur d’aménagement de Kaloum et des Iles de Loos, Conakry Vison 2040. « Ce projet ne s’intéresse qu’à la commune de Kaloum et aux Iles de Loos. Or, Conakry est constitué par la commune de Kaloum et les quatre autres communes de la banlieue. Il n’est pas question de séparer Kaloum de sa banlieue.

On ne peut pas faire un projet comme ça sans penser au reste de Conakry. Ensuite, nous ne savons pas sur la base de quel critère le bureau d’étude a été choisi, avec quel cabinet guinéen il collabore. Il n’est pas normal qu’un projet aussi important, pour les 100 prochaines années de la Guinée, soit donné de gré-à-gré à un cabinet quel qu’il soit », a laissé entendre Mohamed Mansour Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Cheick Sacko met en garde les politiciens : « quiconque va cracher sur la magistrature… »

28 mars 2019 à 18 06 58 03583

Comme annoncé précédemment, le ministre d’Etat, ministre de la justice, maître Cheick Sako, était l’hôte des populations de N’zérékoré, hier mercredi, 27 mars 2019. Le garde des sceaux a échangé avec les responsables de la chaîne pénale et les autorités. Il en a profité pour mettre en garde les politiciens qui vont s’en prendre aux magistrats, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre de la justice a souvent eu des rapports difficiles avec les hommes politiques guinéens, qui accusent la justice d’être inféodée à l’exécutif. Le cas le plus illustratif de ces rapports difficiles est le cas de Dr Faya Millimouno, qui avait tiré à boulets rouges sur de nombreux magistrats chargés de régler le contentieux électoral de févier 2018. A l’époque, Me Cheick Sako avait menacé de traduire en justice Dr Faya, leader du Bloc Libéral.

A l’occasion de son séjour en Guinée forestière, Cheik Sakho est revenu à la charge. « Quiconque, homme politique, ou citoyen, ou homme d’affaires, va cracher désormais sur la magistrature, nous allons l’ester en justice, pour qu’il vienne s’expliquer devant les juges, devant les citoyens. Si ce qu’il a dit est faux, il sera condamné. Je pense que, quelques rares hommes politiques ont craché sur les magistrats, dont certains sont originaires de cette région.

J’espère qu’ils m’entendent. Ils comprendront que dans un pays, on ne doit pas insulter un magistrat. Si on en veut à un magistrat, on saisi le Conseil Supérieur de la Magistrature et le conseil punit le magistrat », a dit le ministre d’Etat à la justice.

À noter que le ministre a rendu visite, dans la matinée ce jeudi, 28 mars 2019, au patriarche de N’zérékoré, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou avant de prendre départ pour la préfecture de Beyla. Là, il procédera à la pose de la première pierre du palais de justice de la localité.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Promo Com Jaim Banna : MTN Guinée procède à la quatrième remise de motos

28 mars 2019 à 18 06 06 03063

Les responsables de la société de téléphonie mobile MTN Guinée ont procédé, ce jeudi 28 mars 2019, à la quatrième remise de moto au compte de la promo « Com Jaim Banna ». La cérémonie a eu lieu à Madina, dans la commune de Dixinn. Elle intervient à l’occasion de « la journée tous vendeurs » de la société, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Aujourd’hui nous avons une activité dénommée la journée tous vendeurs, une journée lors de laquelle tous les travailleurs de MTN Guinée se réunissent pour aller vers les clients, demander ce qu’ils veulent, qu’est-ce que nous devons améliorer, qu’est-ce que vous attendez de MTN, pour le plaisir des clients et leur redonner la joie afin qu’ils aient plus confiance en nous. Donc, on a profité de cette journée pour procéder à la remise d’un lot de la promo Com Jaim Banna », a expliqué Ahmed Kaba du Service Marketing MTN Guinée.

Cette remise est la quatrième depuis le lancement de cette promo. Une promo qui met en jeu plusieurs lots, rappelle Ahmed Kaba. « Notre Objectif, c’est de venir en aide à nos millions d’abonnés. Plusieurs lots sont mis en jeu lors de la promo: des motos, du cash de 100.000 GNF qui seront remis à 500 abonnés tant à Conakry qu’à l’intérieur de pays durant toute la période de la promo qui est du 28 février au 28 avril 2019.

Egalement, chaque semaine, 5 personnes seront tirées au sort et repartiront chacune avec une moto à Conakry et dans toutes les régions naturelles du pays. Il y a aussi un voyage pour deux couples à Dubaï. Et pour finir, la superbe cagnotte de 100.000.000 GNF qui sera remise à la fin de la promo », a-t-il indiqué.

Pour cette quatrième remise, Mamadou Cissé, élève en classe de 9ème année, qui a remporté la moto de marque TVS offerte par MTN Guinée. Il a remercié la société de téléphonie mobile avant d’inviter tout le monde à participer à cette promo. « C’est hier, quand j’ai quitté l’école, qu’on m’a appelé pour me dire que j’ai gagné une moto au compte de la promo MTN Com Jaim Banna.

Je n’en croyais pas quand on m’a dit que j’ai gagné, mais on vient de me remettre la moto. Je suis vraiment heureux aujourd’hui. je dis merci à MTN Guinée et je demande à tout le monde de jouer parce que c’est du réel. MTN, c’est vraiment du sérieux », a dit l’heureux gagnant.

A rappeler que pour participer à la promo Com Jaim Banna, il suffit de composer * 100 * 1# OK, et souscrire à un des forfaits proposés. Autant on souscrit, autant on augmente ses chances de gagner.

Salimatou Diallo pour Guinéematin.com

Tél: 224623532504

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Désordre au sein de l’opposition républicaine ? « Nous avons élaboré une charte de fonctionnement »

28 mars 2019 à 17 05 30 03303

Au sortir d’une plénière de l’opposition républicaine tenue ce jeudi, 28 mars 2019, au quartier général de l’UFDG, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo (qui a eu le mandat de s’adresser à la presse au nom de ses pairs), a annoncé la création d’une « charte » qui réorganise désormais l’opposition républicaine.

Ce document qui définit entre autres les « conditions d’adhésion et de retrait » des partis politiques à cette plateforme de l’opposition, a été élaboré à Condéyah, lors de la récente « retraite de réflexion » des partis membres de l’opposition républicaine, dans la préfecture de Kindia, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo a rappelé que, jusque-là, il n’y avait aucun texte qui régit le fonctionnement de l’opposition républicaine. « On vient quand on veut, on sort quand on veut. Les obligations, les devoirs et les droits des membres n’étaient pas définis », a-t-il dénoncé tout en indiquant que la retraite de l’opposition républicaine à Condéyah, a porté sur la réorganisation de cette association de partis politiques d’opposition et définir les nouvelles stratégies de lutte face aux « violations récurrentes de la constitution et des lois de la république » par le président Alpha Condé.

Et, c’est dans cette optique qu’une « charte » qui régit désormais le fonctionnement de l’opposition républicaine a été créée. Une charte qui, soutient le leader de l’UFDG, a été adoptée par tous les partis qui étaient à la retraite de Condéyah.

« On a estimé qu’il fallait avoir un texte fondateur de cette association de partis politiques décidés à œuvrer pour l’alternance démocratique. Donc, au cours des débats (à Condéyah) nous avons défini les modalités d’adhésion, de départ, les droits et les devoirs des membres de la plateforme. Nous avons également défini comment les décisions se prennent. Nous avons décidé de privilégier le consensus. Et, en cas d’absence du consensus, que la décision soit prise à la majorité des deux tiers (2/3).

Au cas où un parti ne serait pas d’accord avec une décision qui a été prise (…) il s’abstiendrait de la critiquer. Ce, pour qu’il y ait l’harmonie et la discipline au sein de cette plateforme », a expliqué Cellou Dalein Diallo.
Le chef de file de l’opposition guinéenne a aussi annoncé la création de quatre commissions au sein de l’opposition républicaine, lors de la retraite de Condéyah.

« Une commission d’orientation stratégique, une commission de communication, une commission des affaires sociales et de la discipline et une commission d’organisation », a-t-il cité tout en précisant que cette charte a été signée et adoptée par les 14 partis politiques qui étaient présents à Condéyah.

Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo a indiqué que l’opposition républicaine est ouverte « à tous ceux qui ont la volonté de mener le combat contre la mauvaise gouvernance et de provoquer une alternance démocratique » en Guinée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kaporo rails, Kipé 2 et Koloma 1 : ce que la CGCPI demande au gouvernement

28 mars 2019 à 17 05 14 03143

L’impitoyable opération de déguerpissement à Kaporo rails, Kipé 2 et Koloma 1, dans la commune de Ratoma, ne laisse personne indifférent. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, 28 mars 2019, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) a fait savoir qu’elle s’engage auprès du gouvernement guinéen pour traduire en justice tous les fonctionnaires impliqués dans la vente de ces domaines de l’Etat aux citoyens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au-delà de l’émotion suscitée par la stratégie utilisée par le gouvernement pour casser les maisons des citoyens dans ces quartiers, l’opinion s’est indignée sur le fait que les victimes se soient fait avoir par les cadres qui leur ont vendu ces domaines. De nombreux guinéens ont réclamé des enquêtes pour situer les responsabilités.

C’est dans cette logique que s’inscrit la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI). Dans une déclaration rendue publique ce jeudi à la Maison de le Presse, la CGCPI demande au gouvernement de prendre en charge les victimes.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégrité de la déclaration :

La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale ( CGCPI ) rappelle, qu’il y a de cela 21 ans, l’Etat guinéen procédait à une opération de déguerpissement des populations habitant le plateau de Koloma, ce, à des fins de récupération d’un domaine de 267,5 hectares qu’il a déclaré réserve foncière de l’Etat suivant décret N°182/PRG/SGG/89 du 16 octobre 1989, décret modifié et complété par le décret N°211/PRG/SGG/89 du 23 novembre 1989 portant création de réserves foncières au profit de l’Etat et autorisant l’ouverture de routes à Conakry…

A l’époque, le dossier Kaporo-rails avait fait l’objet d’une forte campagne de récupération politique et d’instrumentalisation dont le résultat avait débouché sur des actes de violences qui ont été accompagnés par de nombreux cas de violation des droits de l’Homme, notamment l’usage abusif de la force, des arrestations et détentions arbitraires et des scènes de tortures sur des opposants au régime de la deuxième République de feu Général Lansana Conté. Les tristes souvenirs de cette action sont encore présents dans les mémoires de tous les guinéens.

Pourtant, si l’Etat doit récupérer des domaines occupés par ses citoyens, il est de son devoir d’utiliser des procédures légales et humaines tout en intégrant la dimension droits humains dans la manière d’opérer.

Or, notre organisation constate que les agents de l’Etat ont effectué cette opération de déguerpissement dans la violence et le mépris à l’égard de ses propres citoyens, alors que toute action politique doit être entreprise pour améliorer le cadre de vie des populations et non le dégrader.

Dans cette opération de déguerpissement, d’après les victimes, la situation provisoire se présente de la manière suivante : 924 concessions détruites, 12.324 personnes concernées dont 1224 élèves, 13 écoles, 14 lieux de cultes. Il faut également relever un certain nombre de blessés suite aux exactions des forces de sécurité. Le cas de Madame Aissatou Bella Diallo, qui a été atteinte gravement au niveau de son visage, est illustratif.

Une telle attitude des forces de sécurité viole les dispositions de l’article 141 de notre Constitution du 07 mai 2010 qui dispose que : « Les forces de défense et de sécurité sont républicaines. Elles sont au service de la nation. Elles sont apolitiques et soumises à l’autorité civile. Nul ne doit les détourner à ses fins propres »

Pourtant, force est de reconnaître que depuis le déguerpissement de 1998, le gouvernement guinéen n’a presque rien entrepris en vue de viabiliser entièrement les lieux en y édifiant des constructions d’utilité publique. Durant toutes ces années, le site est resté dans un état de délabrement que des cadres de l’Etat et de la commune ont exploité à leurs fins personnelles.

Pour preuve, en plus de quelques bâtiments qui avaient été épargnés lors la démolition des constructions en 1998, des citoyens guinéens exerçaient des activités économiques qui leur permettaient de gagner dignement leur vie et ceux-ci versaient mensuellement de l’argent à des personnes qui n’avaient aucun droit de tirer profit du site.

Cependant, l’Etat n’a jamais cherché à poursuivre et sanctionner ces cadres véreux qui se sont servis du site alors que l’argent généré par son exploitation aurait servi à recaser quelques citoyens affectés par le déguerpissement sur d’autres parties du territoire national.

Par ailleurs, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale rappelle que le logement est un droit fondamental de l’homme que l’Etat a le devoir de promouvoir s à travers une politique permettant la construction de logements sociaux en faveur de ses travailleurs et de ses citoyens.

C’est pourquoi, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale, soucieuse de la protection des droits des populations face à tous les excès des pouvoirs publics, interpelle le gouvernement guinéen sur ses obligations internationales en matière de promotion des droits humains notamment le droit au logement, à la santé, à l’emploi et à l’éducation, droits reconnus par notre Constitution du 07 mai 2010 en ses articles 5 à 26. En la matière, les articles 15,19, et 23 de la Constitution prévoient respectivement que :

« Chacun a droit à la santé et au bien-être physique. L’Etat a le devoir de les promouvoir, de lutter contre les épidémies et les fléaux sociaux » (article 15)

« La jeunesse doit être particulièrement protégée par l’Etat et les collectivités contre l’exploitation et l’abandon moral, l’abus sexuel, le trafic d’enfant, et la traite humaine. Les personnes âgées et les personnes handicapées ont droit à l’assistance et à la protection de l’Etat, des collectivités et de la société. La loi fixe les conditions d’assistance et de protection auxquelles ont droit les personnes âgées et les personnes handicapées ». (Article 19)

« Il assure l’enseignement de la jeunesse qui est obligatoire » (articles 23 alinéa 8)

« Il crée les conditions et les institutions permettant à chacun de se former » (articles 23 alinéas 9).

Parlant des instruments juridiques internationaux, et à titre purement illustratif, les articles 26 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948, 12 et 13 du Pacte International Relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturelles des Nations Unies du 16 décembre 1966 disposent respectivement que :

« Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire » (article 26 de la Déclaration universelle).

« Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale… » (Article 12 du Pacte de 1966)

« Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à l’éducation… » (Article 13 du Pacte de 1966)

La CGCPI rappelle au Gouvernement qu’aucune situation d’exception ou d’urgences ne doit justifier les violations des droits humains (article 6 de la Constitution).

Pourtant, les opérations de déguerpissement des populations de Kaporo-rails et de Kipé2 risquent d’empêcher beaucoup d’enfants de continuer leurs études car la priorité de leurs parents est comment se trouver un nouveau logement.

Ces enfants des familles déguerpies sont aussi protégés par le code de l’enfant et la convention internationale relative aux droits de l’enfant. Il est du devoir de l’Etat de créer les conditions pour leur permettre de continuer leurs études.

La Coalition Guinéenne pour la Cour pénale internationale interpelle également le gouvernement sur la nécessité de publier les preuves d’indemnisation des populations qui se sont installées sur le site de Kaporo-rails et de Kipé II avant 1989, et d’indemniser celles qui n’ont pas été indemnisées, ce, conformément à l’article 04 du décret N°211/PRG/SGG/89 du 23 novembre 1989 précité et l’article 1 de la Constitution du 07 mai 2010 : « Le droit de propriété est garanti. Nul ne peut être exproprié si ce n’est dans l’intérêt légalement constaté de tous et sous réserve d’une juste et préalable indemnité».

L’Etat, caractérisé par le principe de la continuité, et les archives disponibles, un tel exercice rétablirait la confiance perdue chez les citoyens de Kaporo-rails et prouverait à l’opinion nationale et internationale le caractère légal de l’opération de déguerpissement.

La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale souhaite que l’affaire Kaporo-rails et de Kipé II inspire le Gouvernement dans les prochaines étapes de récupération de ses autres réserves foncières pour éviter une démultiplication de la frustration.

La CGCPI s’engage à agir auprès du Gouvernement guinéen pour traduire en justice tous les fonctionnaires qui seraient impliqués dans des activités de corruption liées aux attributions et cessions des parcelles dans la zone de Kaporo-rails et de Kipé II, car les crimes économiques sont imprescriptibles, comme le prévoit le Préambule de notre Constitution du 07 mai 2010 : « Le peuple de Guinée réaffirme…..sa volonté de promouvoir la bonne gouvernance et de lutter résolument contre la corruption et les crimes économiques. Ces crimes sont imprescriptibles ».

En considération de tout ce qui précède, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale demande à l’Etat guinéen :

-De procéder au recasement et à l’indemnisation des populations victimes du déguerpissement de Kaporo-rails, de Kipé II et Koloma,

-D’allouer aux familles déguerpies de moyens matériels et financiers leur permettant de faire face aux besoins humanitaires fondamentaux y compris les études des enfants qui sont à l’approche de leurs examens,

-De réfléchir en vue de l’organisation, dans les meilleurs délais, d’une conférence nationale sur le foncier en République de Guinée.

-De promouvoir et ou vulgariser, en français et en langues nationales, les textes fondamentaux régissant le foncier en Guinée, notamment le Code civil, le Code foncier et domanial, le Code minier, le Code révisé des collectivités locales, le Code de l’habitat, le Code de la construction

Aux partenaires bis et multilatéraux de la Guinée

-D’assister la Guinée afin de trouver des solutions équitables par rapport au foncier dans notre pays ;

Aux organisations de la société civile et aux associations de victimes

-D’œuvrer pour la promotion et la protection des droits de l’homme en la matière.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Alpha Abdoulaye installé à la tête de l’AGEPI : « il n’y aura pas de chasse aux sorcières »

28 mars 2019 à 15 03 17 03173

Malgré la dissension qui mine l’AGEPI (Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante) le nouveau bureau exécutif a été installé ce jeudi, 28 mars 2019, à son siège, situé dans la commune de Kaloum. La cérémonie d’installation de ce bureau, dirigé par Alpha Abdoulaye Diallo, a connu la présence de plusieurs journalistes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le nouveau président de l’AGEPI, Alpha Abdoulaye Diallo, a saisi cette occasion pour appeler tous les éditeurs des médias à retourner au sein de l’organisation. « C’est avec émotion que j’accepte cette installation, dans les conditions que vous connaissez. Je commence par souhaiter la bienvenue à tout le monde. Je souhaite le retour à tous les éditeurs dans la maison commune de l’AGEPI.

Nous avons, comme vous le savez, la mission de rassembler, de mettre tout le monde ensemble pour faire prévaloir les principes associatifs dans la coexistence pacifique entre les membres de l’AGEPI, en vue de redonner l’image de marque que l’AGEPI mérite d’avoir sur l’espace médiatique guinéen en tant qu’association rassemblant les éditeurs des médias traditionnels.

Donc, pour le respect mutuel, pour la solidarité, pour une coexistence entre tous les membres, j’appelle tout un chacun à venir apporter du sien dans la réalisation des nouveaux objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Alpha Abdoulaye Diallo a laissé entendre qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières. Il tend la main à Moussa Ibn Conté, son challenger qui revendique également la tête de l’AGEPI. « Il n’y aura pas de chasse aux sorcières. Tout monde sera traité comme le prévoit les statuts et le règlement intérieur de l’AGEPI. C’est une association, nous ne nous donnons pas la main pour nous distribuer des coups de poing ou pour nous coller des procès chaque fin de mois.

L’AGEPI doit maintenant souffler, doit maintenant mettre fin à tout cela, à cette période que nous connaissons. Ici, je le dis au nom tous que Conté Ibn, président déchu, n’a pas été que quelqu’un qui nous collait des procès. C’est un des nôtres, nous lui tendons la main.

Qu’il revienne, en tant qu’ancien président, occuper la place qui revient à tous les anciens présidents, comme il se doit dans toutes les institutions, dans toutes les organisations. Comme vous le savez, dans toutes les organisations, les anciens présidents sont des présidents d’honneur. C’est cette main fraternelle que nous tendons au nom de toute l’équipe de l’AGEPI », a dit le directeur de publication du journal Le Populaire.

L’arrestation du journaliste Lansana Camara, du site Conakrylive.com, n’a pas laissé indifférent le tout nouveau président de l’AGEPI. Alpha Abdoulaye Diallo a mis l’occasion à profit pour demander la libération immédiate du journaliste, incarcéré injustement pour un présumé délit de presse sur une plainte du ministre des affaires étrangères. « L’AGEPI se fait siennes les déclarations des autres associations sœurs et demande la libération de Mr Lansana Camara.

Lansana Camara, c’est quelqu’un que vous connaissez tous, il peut y arriver que l’exercice de notre métier, nous glissons sur des peaux de banane. A notre avis, M. Lansana Camara, qui est un homme intègre, très responsable, a très certainement glissé sur une peau de banane. Nous demandons la clémence, nous demandons l’indulgence de toutes les autorités judiciaires, de toutes les autorités de la presse, en première ligne de la Haute Autorité de la communication (HAC), afin de libérer M. Lansana Camara puisse recouvrer sa liberté.

Parce la Guinée est réputée être un pays où aucun journaliste n’est en prison. Donc, nous souhaitons que cette image-là continue à être revalorisée, que les affaires de la presse ne soient pas toujours portées à la justice parce que nous, notre élan, c’est de rehausser l’image de la presse guinéenne sur le plan international… »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le ministre Yéro Baldé lance la campagne d’assainissement de la région

28 mars 2019 à 12 12 37 03373

La campagne d’assainissement de la région de N’zérékoré a été lancée hier mercredi, 27 mars 2019, par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé. La cérémonie s’est tenue à la gare routière ONAH, dans la commune urbaine, en présence des autorités communales, des responsables de la gare, des étudiants et des autorités de l’université de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après le lancement officiel des travaux, le ministre a tenu à remercier les étudiants pour leur forte mobilisation. « Je vous félicite de votre mobilisation ce matin pour donner l’exemple en matière de citoyenneté et de civisme, parce que vous êtes entrain de prouver que vous n’avez pas besoin d’attendre que le pays fasse quelque chose pour vous.

L’insalubrité est devenue un problème pour notre pays, et je souhaite aussi à N’zérékoré que les étudiants se lèvent d’eux-mêmes et prennent l’initiative de nettoyer. Mais, il faut aussi garder à l’esprit de rendre propre nos foyers et les différents lieux », a dit monsieur Baldé.

Par ailleurs, le ministre de l’enseignement supérieur a prodigué quelques conseils aux étudiants pour la protection de l’environnement. « Récemment, nous avons reçu des camion-bennes pour nettoyer les rues de Conakry. Et, je sais que cette initiative va s’étendre sur les villes de l’intérieur. Mais, le plus important, c’est qu’on ne salisse pas. Vous les étudiants, vous êtes un exemple, quand vous buvez de l’eau, ce n’est pas la peine de jeter dans la route, parce que les plastiques sont polluants.

Ça met au moins 4 siècles avant de se détruire. Vous allez même dans les villages aujourd’hui, tout est sale. Les animaux meurent parce qu’ils mangent ces plastiques-là. Donc, je compte sur vous pour la protection de notre environnement », a lancé Abdoulaye Yéro Baldé.

Pour sa part, Elhadj Sékou Souaré, président de l’Union des Transporteurs Routiers de Guinée Forestière, s’est réjoui du lancement de la campagne d’assainissement avant de s’engager à garder propre la gare routière locale. « Nous sommes très contents du fait que le gouvernement, à travers le ministère de l’enseignement supérieur, a choisi la gare routière de N’zérékoré pour lancer l’assainissement au niveau de la région et cela est un acte salvateur.

Nous remercions aussi nos étudiants que nous voyons maintenant tout au long de notre gare routière, qui sont en train de balayer, et nous garantissons aussi que cette gare routière sera toujours propre », a dit Elhadj Sékou Souaré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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N’zérékoré : Me Cheick Sako promet la construction de nouvelles prisons dans 6 grandes villes

28 mars 2019 à 12 12 15 03153

En tournée dans les différents tribunaux du pays, le ministre d’État, ministre de la justice et garde des sceaux, maître Cheick Sako, a été reçu hier mercredi, 27 mars 2019, par une foule en liesse à N’zérékoré. Le ministre en a profité pour rencontrer les acteurs de la chaîne pénale, les notables, les jeunes, les représentantes des femmes ainsi que les administrateurs territoriaux.

La démarche vise à expliquer les réformes engagées dans l’appareil judiciaire et les perspectives pour l’année en cours, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 16 h que maître Cheick Sako, à la tête d’une forte délégation, a fait son apparition dans la salle de conférence de la bibliothèque de N’zérékoré où une forte mobilisation l’attendait depuis 10 heures du matin.

La cérémonie a commencé par la présentation des dix (10) noix de colas par le représentant du patriarche. Ensuite, l’honneur est revenu à Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’zérékoré, de planter le décor. « Nous sommes aujourd’hui très heureux de recevoir, au chef-lieu de la région forestière, l’homme qui a su faire mettre en place à la justice d’autres institutions qui lui manquaient depuis notre accession à la souveraineté nationale, avec courage, professionnalisme.

Il s’agit notamment de la Cour des Comptes, de la Cour Constitutionnelle, du Conseil Supérieur de la Magistrature et de meubler efficacement la Cour Suprême. Il comporte aussi à son actif de grandes réformes qui ont abouti pour beaucoup de tribunaux de première instance d’avoir les compétences de connaître et de juger désormais des affaires criminelles avec pour objectif majeur de rapprocher la justice aux justiciables en vue de juger au plus vite les concernés sur leur sort », a expliqué le procureur.

Prenant la parole, le ministre d’État, ministre de la justice, maître Cheick Sako, a expliqué les réformes effectuées ces dernières années. « Le président de la République, qui est le président du Conseil Supérieur de la Magistrature, a souhaité en mars 2011, lors des états généraux de la justice, que des réformes soient entreprises. Suite à cela, il y a eu un plan d’action prioritaire avec beaucoup de gradation et une politique générale de réforme de la justice, dont plusieurs institutions judiciaires ont été mises sur pied et qui fonctionnent.

Plusieurs lois ont été votées à l’Assemblée Nationale, notamment avec l’aide des députés de N’zérékoré, pour ne citer que le Code Pénal et le Code de Procédure Pénale qui a changé le visage de la Guinée en matière de répression pénale. Et, ça nous a permis de supprimer les Cours d’Assises et de donner les compétences aux tribunaux de première instance pour qu’ils puissent juger des affaires criminelles », a-t-il rappelé.

Pour ce qui est des perspectives, le garde des sceaux annonce la construction d’une Cour d’Appel et de la maison centrale de N’zérékoré. « Ce n’est pas normal que les habitants de N’zérékoré aillent jusqu’à Kankan quand ils font appel. Mais tout ça, on va le corriger. Il est prévu ici à N’zérékoré de construire et mettre en place une Cour d’Appel. Et, j’ai demandé à mon directeur des infrastructures, qui est originaire de cette ville, de cerner rapidement le site qui a été choisi, de faire les éléments topographiques afin que nous mettions également l’exécutif devant ses responsabilités.

En ce qui concerne la maison centrale de N’zérékoré, qui a une population carcérale assez importante, dans un premier temps, avec l’aide de nos partenaires, on a commencé à faire des travaux d’aménagement et il faudrait cette fois aller plus loin. On envisage une nouvelle prison à N’zérékoré dont on est en pourparlers avec nos partenaires italiens qui vont nous aider à construire de nouvelles prisons dans 6 grandes villes du pays, dont N’zérékoré fera partie », a fait savoir maître Cheick Sako.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Procès Kiridi Bangoura contre Kalla Conté : le journaliste condamné !

28 mars 2019 à 11 11 51 03513
Almamy Kalla Conté et son avocat

Le tribunal correctionnel de Mafanco a rendu, ce jeudi 28 mars 2019, son verdict sur le dossier opposant le ministre secrétaire général de la présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura au journaliste Almamy Kalla Condé. La juridiction a reconnu le directeur de publication du site d’informations guineelive.com, coupable de diffamation par voie de presse et l’a condamné au payement d’une amende de 4 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters

« Le tribunal retient le journaliste Almamy Kalla Conté dans les liens de la culpabilité des faits de diffamation. Pour ce fait, il le condamne à 4 millions de francs guinéens d’amende. Pour l’action civile, reçoit la constitution de partie civile de Kiridi Bangoura et condamne le prévenu au payement d’un franc symbolique à titre de dommages et intérêts. Ordonne la publication de la décision dans 5 journaux de large diffusion à ses frais », telle est la décision rendue par la présidente du tribunal, Djéinabou Doghol Diallo.

Cette décision du tribunal est saluée par la partie civile. Selon maître Ousmane Simankan, l’un des avocats de Kiridi Bangoura, « C’est le droit qui a été dit. Nous sommes satisfaits de cette décision. Cette décision va décourager tous les journalistes qui comptent agir à l’image de Kalla Conté ».

Par contre, les avocats de la défense dénoncent cette décision et annoncent qu’ils vont interjeter appel. « Nous allons interjeter la décision en appel, car le droit n’a pas été dit dans cette procédure », a martelé maître Thierno Souleymane Barry, l’un des avocats du journaliste.

A noter que cette condamnation de Kalla Conté intervient quelques jours seulement après la condamnation du patron de mosaiqueguinee.com, Aboubacar Diallo et d’autres sites d’informations à des peines d’amendes pour diffamation à l’encontre de Moustapha Mamy Diaby, ministre des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Lansana Camara, directeur de publication du site Conakrylive.info, lui, est détenu à la maison centrale de Conakry depuis deux jours. Il est accusé aussi de diffamation par voie de presse à l’encontre du ministre des Affaires Etrangères.

Beaucoup d’observateurs voient dans ces agissements une manière d’intimider les journalistes afin de restreindre la liberté de la presse.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527 /654 416 922

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Siguiri : un éboulement dans une mine d’or fait un mort à Doko

28 mars 2019 à 11 11 04 03043

Un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a péri dans un nouvel éboulement dans une mine d’or à Siguiri. Les faits se sont produits hier mercredi, 27 mars 2019, aux environs de 16 h dans le district de Kodjarani, relevant de la sous-préfecture de Doko, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Aly Mara, âgé de 28 ans, mariée à deux femmes et père de deux enfants. Il est originaire de la préfecture de Kankan. Il a péri dans un éboulement survenu dans la mine d’or de Karikayah, dans le district de Kodjarani, à Doko.

Selon nos informations, le drame a eu lieu dans une ancienne mine d’or, dont l’exploitation est interdite par les gendarmes des mines, plus connus sous le nom de Tömbölomas.

Selon Kaba Sangaré, un des Tömbölomas, les jeunes se cachent pour travailler dans ces mines interdites. « Aujourd’hui, les jeunes aiment l’argent plus que leur vie. Si non, ce lieu est très dangereux. La garde est montée, mais ils se cachent pour venir.

C’est Dieu qui nous a sauvés, sinon les dégâts allaient être lourds. Car, ils étaient très nombreux dans la mine de Karikayah. Heureusement que les autres se sont sauvés. Donc, Aly Mara est le seul qui a perdu la vie dans cet éboulement. Il n y’a pas eu de blessés », a expliqué Kaba Sangaré

Aly Mara a regagné sa dernière demeure dans la soirée d’hier mercredi à Doko.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Incendie à Kaloum : les explications de Moussa Camara, DG de la protection civile

28 mars 2019 à 10 10 57 03573

Comme annoncé précédemment, un incendie s’est produit à l’aube de ce jeudi, 28 mars 2019, dans un immeuble abritant notamment la Banque Afriland First Bank à Kaloum. Le feu qui s’est déclaré au niveau du sous-sol de l’immeuble, a été vite maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Interrogé par un reporter de Guineematin.com, le directeur général de la protection civile est revenu sur les circonstances de cet incendie.

« C’est à 04 heures du matin que le service d’incendie et de secours de Kaloum a été informé. Vous savez la proximité entre Tombo et ici, en deux minutes ils étaient déjà là. Quand ils ont constaté l’ampleur de l’incendie, ils étaient obligés d’appeler du renfort qui est venu rapidement. Vous savez, c’est un incendie de sous-sol, ça n’a pas été facile. Il a fallu beaucoup de techniques pour avoir accéder au lieu d’incendie. C’est ce qui a fait qu’on a pris assez de temps pour pouvoir maîtriser le feu.

Ce qui est regrettable, moi je ne peux voir un bâtiment comme ça où il y a une banque, et que l’on retrouve toute sorte d’objets au sous-sol. Je voudrais que les autres banques prennent l’exemple pour éviter de tels cas. Parce que n’eût été la proximité des pompiers par rapport au lieu d’incendie, ce qu’on dit aujourd’hui, on n’allait pas le dire », a indiqué le contrôleur général de police, Moussa Camara.

L’officier ajoute que la cause de l’incendie n’est pas encore identifiée. « D’abord, il y aura une enquête technique et judiciaire. J’ai déjà appelé la police judiciaire qui viendra, ils vont s’ajouter à nos hommes pour dire exactement quelle est l’origine de l’incendie », a-t-il annoncé.

Depuis Kaloum, Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77

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Violences postélectorales à Kalinko (Dinguiraye) : les accusés jugés à Faranah

28 mars 2019 à 10 10 32 03323

Les audiences se poursuivent au tribunal criminel de Faranah. Pour la journée d’hier, mercredi 27 mars 2019, c’est le dossier de Kalinko qui était inscrit au rôle du tribunal. Huit personnes sont poursuivies dans ce dossier relatif aux violences enregistrées dans cette sous-préfecture de Dinguiraye, au lendemain des élections communales de février 2018, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2018, des incidents ont eu lieu dans la commune rurale de Kalinko, à Dinguiraye. La publication des résultats du vote est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ces incidents ont provoqué la mort de quatre enfants (3 fillettes et un garçon) dans un incendie, la destruction d’édifices publics et privés.

Selon nos informations, après ces incidents malheureux, une soixantaine de personnes avaient été mises aux arrêts par les forces de l’ordre. Après plusieurs démarches, sur les 63 personnes interpellées, une cinquantaine va bénéficier d’un non lieu et libéré.

Les huit (8) autres ont été renvoyés devant le tribunal criminel de Faranah pour répondre des faits d’assassinat, incendie volontaire, destruction d’édifices publics et privés. Deux accusés, Bouba Diarra et Ousmane Barry, ont été les premiers à avoir défilé à la barre. Tous les deux ont nié les faits mis à leur charge.

Ils ont été appuyés par leur avocat, maître Salifou Béavogui, qui a demandé à la justice de rechercher les vrais coupables de ces événements tragiques. « Je voudrais m’acquitter d’un devoir, c’est celui de m’incliner pieusement devant la mémoire des 4 victimes qui ont tristement trouvé la mort dans cette affaire.

Personne ne peut accepter cela, personne ne peut encourager la violence et des troubles dans notre pays. Ce n’est pas possible. Nous voulons la paix, parce que sans la paix, nous ne pourrons entreprendre rien du tout. Ce qui est arrivé à Kalinko est regrettable. Ce sont des communautés qui vivent ensemble depuis des décennies et des décennies.

La politique ne doit pas être source de division. Ce sont des frères, par les liens sociaux, ce sont des parents qui vivent ensemble depuis des années. Malheureusement, avec cette histoire politique, cette histoire d’élection, nous avons vécu ce qui a entraîné les casses, la destruction, des pertes en vies humaines. Mais, je dis haut et fort, en tant qu’avocat chargé de défendre les 8 accusés, que la justice n’a pas pu identifier les auteurs de ces actes ».

Désormais, la balle est dans le camp du ministère public qui devrait chercher à prouver la culpabilité des huit accusés. Les audiences se poursuivent ce jeudi 28 mars 2019.

De Faranah, Mohamed Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Kaloum : incendie à l’immeuble abritant Afriland Bank

28 mars 2019 à 10 10 09 03093

Un incendie s’est produit tôt ce jeudi, 28 mars 2019 dans un grand immeuble situé loin du marché Niger, dans la commune de Kaloum. L’immeuble abrite notamment la Banque Afriland First Bank et la société Saar Assurances. Il y a eu plus de peur que de mal, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Le feu s’est déclaré à l’aube dans le sous-sol de l’immeuble. Aussitôt, les sapeurs-pompiers, basés non loin de là (à Tombo) ont été alertés et se sont rapidement déployés sur les lieux. Ce qui a permis de canaliser le feu et éviter qu’il ne touche l’immeuble.

Pour le moment, la cause de cet incendie n’est pas connue. Le service de la protection annonce une enquête avec la justice pour en savoir plus.

Nous y reviendrons !

De Kaloum, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Vol de 10 mille euros et 17 millions de francs guinéens : un élève condamné à 1 an 5 mois de prison

28 mars 2019 à 9 09 19 03193

Après 17 mois de détention, Mohamed Soumah vient de recouvrer sa liberté. Ce jeune (élève de la 10ème année au moment de son arrestation) était poursuivi pour vol de numéraires portant sur les sommes de 10 mille euros et 17 millions de francs guinéens. Son procès s’est tenu hier mercredi, 27 mars 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma).

Un tribunal qui l’a finalement condamné à un an et cinq mois de prison ferme, soit le temps qu’il a mis en prison, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Mohamed Soumah a été placé sous mandat de dépôt le 24 octobre 2017, pour vol de numéraires. Il lui était notamment reproché d’avoir volé dix mille (10.000) euros et dix-sept (17) millions de francs guinéens appartenant à Sophiane Sankhon, un homme pour lequel il lavait la maison.

À la barre, le prévenu a réfuté en bloc les faits mis à sa charge. «Je suis allé nettoyer sa maison. Et, le lendemain, il est venu dire que j’ai volé son argent… Moi, je n’ai rien pris. J’ai fait mon travail en sa présence (Sophiane Sankhon) et celle de son gardien. Quand j’ai fini, c’est monsieur Sankhon lui-même qui m’a donné 60 mille francs guinéens pour mon transport », a déclaré Mohamed Soumah, qui précise qu’il n’y a aucun contrat de travail entre lui et monsieur Sophiane Sankhon.

« C’est de temps en temps que je partais nettoyer sa maison. Il part chaque fois en France. Donc, c’est quand il revient qu’il m’appelle pour ce travail. Je le fais parce que c’est mon grand. Et, à chaque fois il me donne de l’argent », a-t-il ajouté.

Dans sa reconstitution des faits, le ministère public a indiqué que c’est quand monsieur Sankhon a constaté une effraction dans son appartement qu’il a soupçonné Mohamed Soumah. « Et, quand il a été interpellé, le prévenu ici présent a reconnu les faits devant les agents enquêteurs (…) », a expliqué le ministère public, tout en précisant que le plaignant (Sophiane Sankhon) a déjà retiré sa plainte depuis chez le magistrat instructeur.

Le procureur audiencier, Boubacar I Bah, a ensuite tenté de justifier la longue détention du prévenu contre lequel il a finalement requis la condamnation au temps mis en prison.
« Je ne sais pas si c’est au niveau du parquet ou si c’est chez le magistrat instructeur que le dossier a disparu (…). C’est pourquoi vous constaterez que le prévenu est en prison depuis 2017.

Pour qu’il comparaisse devant votre tribunal, il a fallu qu’on reconstitue le dossier… En ce qui concerne les faits pour lesquels Mohamed Soumah est ici, il est établi qu’il en est l’auteur. C’est pourquoi le ministère public vous demande de le retenir dans les liens de la prévention (…). Et, pour la répression, vous le condamnerez au temps mis », a requis le ministère public.

De son côté, Me Koïvogui Koïkoï Koto, l’avocat de la défense, a indiqué qu’il existe « un doute persistant » dans cette affaire. « Cette affaire est basée sur de simples soupçons. Le prévenu est allé travailler la veille. Il n’a pas passé la nuit là-bas. Et, c’est le lendemain vers 10 heures, que le plaignant a constaté la disparition de son argent. Et, au lieu de soupçonner son gardien avec lequel il a surement passé la nuit, il pointe Mohamed Soumah du doigt. Il prend ce jeune élève qui fait la 10ème année pour l’envoyer et l’oublier en prison (…)

Comme par magie, monsieur Sophiane Sankhon vient désister devant le juge d’instruction. Ce qui laisse quand même planer le doute sur l’existence même de l’argent qui est prétendu volé. Je connais la valeur de 10 mille euros en francs guinéens. Quand on vous vol tout cet argent, vous ne désistez pas comme si ce sont des cacahouètes qu’on vous a pris (…).

Dans cette affaire, l’infraction n’est pas constituée. Il y a le doute. Donc, nous vous prions d’aider ce jeune à recouvrer sa liberté. Et, si par extraordinaire vous ne rendez pas une décision sur siège, je vous demande de mettre le prévenu à ma disposition, en attendant le jour de la décision », a plaidé Me Koïvogui Koïkoï Koto.

Finalement, le tribunal, après avoir suspendu l’audience pour une quinzaine de minutes, a condamné Mohamed Soumah à un an et 5 mois de prison ferme. Soit les 17 mois qu’il a déjà passés en prison.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Musique : le groupe instinct Killers et Cellcom Guinée annoncent un « concert historique » à Conakry

28 mars 2019 à 8 08 41 03413

Le Groupe de musique urbaine Instinct Killers, sponsorisé par la société de téléphonie Cellcom Guinée promet un « concert historique » à ses fans, le samedi 30 mars 2019, sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry. L’annonce a été faite aux médias dont Guineematin.com, par son manager Balla Moussa Condé, lors d’une conférence de presse, animée hier, mercredi 27 mars 2019.

Prévu de 15 h à 23 h, ce concert, présenté comme l’un des plus grands de l’année, sinon le meilleur, marque la sortie du nouvel album du groupe, intitulé « Genre genre ».

« Cet opus de plusieurs titres, travaillé sur deux ans entre la Guinée, la France et la Jamaïque, compte de nombreux featurings avec des artistes vedettes de divers horizons », a indiqué le conférencier.

Comme son nom l’indique, « Genre genre », cet album est le mélange de plusieurs types de musiques. De même, pour donner au public la bonne mélodie, un mélange harmonieux des sonorités issues des instruments musicaux modernes et traditionnels a été savamment dosé, souligne, de son côté, le directeur de production, Salim Souaré.

Pour la visibilité de l’album, le groupe a déjà offert au public mélomane de Guinée l’un de ses titres fétiches, « Jaloux ».

Selon les organisateurs du concert dédicace de cet album, au moins 20 musiciens vedettes de la place, et l’américain d’origine guinéenne, Big Muss, ont confirmé leur présence à ce rendez-vous de la musique urbaine, soutient-t-il.

Côté organisation, sécurité et sonorité, le manager assure que toutes les dispositions sont prises pour le plus grand bonheur des spectateurs, attendus très nombreux.

Comme pour dire que le samedi, 30 mars, le public amoureux de la musique, sera bien servi, grâce notamment au soutien de Cellcom Guinée, à travers la plateforme de tonalité Tam Tam. Celle-ci permet aux clients de Cellcom Guinée d’activer une musique comme son d’appel.

Abdallah Baldé pour Guineematin. com

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Un prévenu à la barre : « je fume la drogue pour oublier mes soucis »

28 mars 2019 à 8 08 13 03133

Poursuivi pour détention et consommation de chanvre indien, Mamadou Aliou Bah a comparu hier, mercredi, 27 mars 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Ce jeune homme âgé d’une vingtaine d’années a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Très détendu et visiblement très à l’aise de parler de chanvre indien, Mamadou Aliou Bah a surpris plus d’un (à commencer par la juge Aïssata Kalissa) lors de sa déposition devant le tribunal.

Tout d’abord, le prévenu a reconnu les faits de détention et de consommation de chanvre indien qui pèsent contre lui. « J’ai été arrêté avec une vingtaine de boules que je devais consommer le soir avec mes amis…», a-t-il déclaré à la barre.

« Depuis quand vous fumez du chanvre indien ? », demande madame la juge. Et, le prévenu de répondre : « ça a fait un peu de temps ». «Ça a fait combien d’années à peu près ? », interroge de nouveau la juge Aïssata Kalissa. Et, Mamadou Aliou Bah de préciser : «Je fume du chanvre indien depuis 2014».

«Pourquoi fumez du chanvre indien ? », demande encore madame la juge.
« C’est pour oublier mes soucis. Quand j’ai des problèmes, des soucis ou encore quand je n’ai pas d’argent, je prends du chanvre indien. Ça me soulage et ça me fait oublier mes soucis », répond le prévenu avec des gesticulations et un air enthousiaste.

Une attitude qui ne passera pas inaperçue devant la juge Aïssata Kalissa, qui le fixera pendant quelques poignées secondes avant de s’exclamer: « Et puis, il est content de parler de ça (le chanvre indien)».

Dans ses réquisitions, le ministère public a expliqué que Mamadou Aliou Bah a été arrêté dans la nuit du 22 février 2019, aux environs de 21 heures par des agents de police. « Il a tenté de négocier, en vain… Les agents l’ont déposé au commissariat avec les boules de chanvre indien…», a dit le procureur audiencier qui a ensuite requis six (6) mois d’emprisonnement contre le prévenu.

Dans sa décision rendue quelques minutes plus tard, le tribunal a condamné Mamadou Aliou Bah a quatre (4) mois de prison ferme et au payement d’une amande de 500 mille francs guinéens.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Arrestation de Lansana Camara : le Balai Citoyen interpelle la HAC sur le cas de ce journaliste

28 mars 2019 à 7 07 31 03313
Lansana Camara, Directeur de publication du site Conakrylive.info

Communiqué : La Cellule Balai Citoyen exprime son soutien au journaliste Lansana Camara, directeur de publication du site Conakrylive.info, placé sous mandat de dépôt ce mardi 26 mars suite à une plainte du Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etrangers.

Le directeur de publication du média en ligne « Conakrylive.info », Monsieur Lansana Camara, a fait l’objet d’un mandat de dépôt le mardi 26 mars pour diffamation.

Il est reproché à Monsieur Camara de s’être rendu coupable de diffamation vis-à-vis du chef de département des Affaires Etrangères, Monsieur Mamady Touré, dans l’un de ses articles publiés sur son site d’informations.
Monsieur Camara a donc été convoqué à la Direction centrale de la Police Judiciaire (DPJ) pour « diffamation par voie de presse ». Après avoir longtemps été auditionné, le journaliste a été présenté à un juge qui l’a placé sous mandat de dépôt. Monsieur Camara est actuellement détenu à la maison centrale de Coronthie.

La Cellule Balai Citoyen condamne cette arrestation sans fondement et dénonce une violation de la loi organique L2010/002/CNTG du 23 juin 2010 portant sur la liberté de la presse. Le respect de la liberté de la presse fait partie des éléments fondamentaux qui participent à l’équilibre d’une société démocratique. Cette affaire particulière nous rappelle à quel point le respect de la presse en Guinée est bafoué de manière régulière. Intimidation, exhortation de censure, achat de silence, mise à l’arrêt, disparition,… L’indépendance des journalistes, dont la fonction est essentielle, est aujourd’hui dangereusement mise à mal.

La Cellule Balai Citoyen tient à faire part de son soutien à Monsieur Camara et exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Par la même, nous nous permettons d’appeler la Haute Autorité de la Communication (HAC) à prendre ses responsabilités et interpeller les autorités concernées pour assurer aux professionnels de l’information de pouvoir travailler dans les conditions qui leurs sont dues. La Haute Autorité de la Communication doit être un rempart institutionnel garant du respect de la liberté de la presse. Il en est de notre intérêt à tous.

Conakry, le 27 mars 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

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