Réélection de Macky Sall au Sénégal : pour ses avocats, l’opposition a reconnu « implicitement » les résultats

1 mars 2019 à 20 08 47 03473

Les avocats de Macky Sall ne sont pas d’accord avec la version de l’opposition sénégalaise qui a annoncé qu’elle ne reconnaît pas les résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27% des suffrages. Pour ces avocats, en décidant de ne pas faire de recours auprès du conseil constitutionnel, les opposants ont reconnu « implicitement » la victoire de Macky Sall, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi, 1er mars 2019 à la maison de la presse de Dakar, que le pool d’avocats de l’Etat a réagi à la déclaration du candidat Idrissa Seck, qui a annoncé que l’opposition rejette les résultats provisoires proclamés par la commission nationale de recensement des votes. Les avocats de Macky Sall estiment que si Idrissa Seck et Cie ne reconnaissaient pas ces résultats, ils auraient dû exercer les voies de recours prévues par la loi.

« On comprend la décision de monsieur Idrissa Seck de renoncer à exercer des voies de recours contre les résultats proclamés par la commission nationale de recensement des votes. En effet, il est facile de rejeter des résultats au bout de la langue, mais il est très difficile d’exercer des recours contre des résultats sans aucune pièce probante (…) On ne conteste des résultats devant le conseil constitutionnel au bout de la langue. Il faut des pièces, il faut des preuves. Donc, on comprend parfaitement sa décision.

C’est reconnaître implicitement la victoire éclatante du candidat Macky Sall. Le fait de ne pas contester devant le conseil constitutionnel les résultats provisoires proclamés par la commission nationale de recensement des votes, c’est reconnaître implicitement la victoire du candidat Macky Sall parce que c’est dire qu’on n’a pas de moyens pour contester », a déclaré Me Ousmane Seye, coordinateur du pool d’avocats de l’Etat.

Pour ces avocats, « on ne peut pas inventer des chiffres des résultats parce que quand on recense les voix des électeurs, chaque candidat est représenté. Après, le procès-verbal est signé par les représentants de chaque candidat. C’est ce procès-verbal qui est affiché aux portes des bureaux de vote. Donc il est impossible de trafiquer le suffrage des électeurs.

La commission nationale de recensement des votes a fait son travail également en présence de tous les représentants des candidats et des observateurs, mais aussi la presse a été associée à sa délibération et à la proclamation des résultats. Donc, on ne peut pas quand même mettre en doute les résultats de la commission nationale de recensement des votes, sauf si on est de mauvaise foi. Malheureusement, il y en a certains qui sont extrêmement de mauvaise foi et qui ont essayé effectivement de remettre en cause ces résultats ».

Maitre Ousmane Seye et ses collègues se sont réjouis de l’organisation de cette élection et du climat dans lequel le vote s’est déroulé. Ils saluent notamment l’initiative de Macky Sall qui a institué le parrainage, ce qui a permis de réduire le nombre de candidats. « Il faut féliciter le président de la République d’avoir institué la loi sur le parrainage. Tout le monde peut constater que le jour du scrutin, les électeurs ont voté paisiblement. Aucun électeur n’a fait plus d’une minute dans les bureaux de vote.

Il y avait moins de bulletins à choisir, il y en avait 5 ; il avait moins de matériel électoral, il y avait moins de bulletins de vote à confectionner. Et, franchement ça, on le doit à la loi sur le parrainage. Donc l’histoire a démontré, encore une fois de plus, que le président de la République avait raison d’instituer la loi sur le parrainage. S’il n’y avait pas cette loi, il n’y aurait pas d’élection présidentielle », a-t-il indiqué.

Les avocats de Macky Sall donc au conseil constitutionnel de prendre acte de la décision du peuple sénégalais de renouveler sa confiance au président sortant et de « proclamer définitivement les résultats dans le délai prévu par l’article 35 de la Constitution, c’est-à-dire cinq jours francs à partir de la proclamation des résultats provisoires ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dans l’enfer de Kaporo Rails : « notre mari, qui a près de 90 ans, ne fait que pleurer » (victimes)

1 mars 2019 à 20 08 35 03353

Depuis plusieurs jours, le gouvernement guinéen, à travers le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, procède à la démolition des maisons d’habitation dans le quartier Kaporo Rails. De nos jours, cette partie de Conakry ressemble à un véritable champ de ruine. Sur place, des personnes âgées, des femmes et des enfants, dont certains occupent les lieux depuis une cinquantaine d’années, sont plus que désemparées, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Trouvé sur place au milieu des gravats, Mamadou Adama Barry, ingénieur en Bâtiments de son état, ne cache pas sa déception devant le drame de Kaporo Rails. « Notre papa, Elhadj Boubacar Barry, a acheté ici en 1967. Nous avons les papiers. Moi, je suis né dans cette maison en 1974. Actuellement, nous avons trois maisons que l’Etat est entrain de démolir. Nous avons perdu plus d’un milliard GNF dans ce domaine en termes d’investissement, sans oublier que notre papa a quatre femmes et chacune d’elles avait sept (7) enfants. Nous sommes au total 28 personnes qui dormons à la belle étoile aujourd’hui », explique-t-il.

Poursuivant, notre interlocuteur souhaite l’intervention du chef de l’Etat pour le dédommagement des victimes. « Nous n’avons pas un autre bâtiment où loger la famille. L’Etat ne nous a rien dit. On les a juste vus venir marquer les maisons. En premier lieu, ils nous ont dit qu’ils veulent cocher les kiosques et les garages. C’est après cette opération qu’ils ont commencé à démolir les bâtiments sans aucun dédommagement, ni recasement. C’est pourquoi, nous demandons au Président Alpha Condé de penser à sa population, parce que quand il est venu dans ce quartier en 2016, il avait rassuré les populations qu’aucune maison ne sera plus détruite sans dédommagement du propriétaire. Il avait même promis de construire une cité où ils enverront toutes les populations déguerpies de Kaporo rails. Mais, rien n’a été fait dans ce sens », a-t-il déploré.

Egalement interrogée, madame Adama Oury Bah, âgée de 63 ans, dit être dans le quartier depuis le temps de la révolution. « Nous habitons cet endroit depuis le temps de feu Président, Ahmed Sékou Touré. Il était loin de mourir. J’ai eu dix enfants à cet endroit, deux sont décédés et les autres sont là grâce à Dieu. L’un de mes enfants qui est décédé a laissé 5 enfants qui vivent avec moi. Cet endroit s’appelait Donghol. On quittait Kaporo pour venir ici. Par après, le lieu a été appelé secteur 6. A l’époque, tous les animaux qu’on pouvait retrouver dans les villages étaient là également. Nous sollicitons l’aide de l’Etat et des bonnes volontés. Les difficultés sont énormes ; nos conditions de vie sont devenues très difficiles. Nous n’avons pas où amener toute cette famille. Notre mari qui a près de 90 ans ne peut plus rien, il ne fait que pleurer depuis le début de cette opération de casse. L’échange du franc contre le syli et du syli contre le franc guinéen nous a trouvé à cet endroit. Aujourd’hui, nous passons la nuit à la belle étoile, toutes nos maisons ont été détruites », a dit la vieille femme, les larmes aux yeux.

Quant à Mody Mamadou Sidy Barry, originaire de Mitty, dans la préfecture de Dalaba, il dit avoir construit à Kaporo rails en 1986, soit 36 ans aujourd’hui. « Ma maison avait 5 chambres où il y avait près de 20 personnes. Mais aujourd’hui, la famille s’est éparpillée et ceux qui sont avec nous ici dorment sous les arbres. Nous n’avons reçu aucun soutien extérieur, surtout de la part de l’Etat qui est entrain de nous déguerpir », explique-t-il.

Abondant dans le même sens, Elhadj Mamadou Oury Barry, âgé de 72 ans, a fait savoir qu’il est dans ce quartier depuis le premier régime. « J’avais deux maisons, l’une avait 5 chambres et la seconde, 3 chambres. Nous étions 15 personnes dans ces deux maisons. Mais maintenant, on n’a plus rien. Nous demandons le soutien des uns et des autres pour survivre ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Déguerpissement à Kaporo Rails : le calvaire des collégiens, jetés loin de leurs écoles

1 mars 2019 à 18 06 22 03223

Le déguerpissement en cours à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, va peser lourd dans la balance pour de nombreux élèves, jetés dans la rue avec leurs parents. Nombre d’entre eux ont changé de quartiers et se retrouvent désormais à des dizaines de kilomètres de leurs écoles. Rencontrés ce vendredi 1er mars 2019, certains d’entre eux ont expliqué à un reporter de Guineematin.com les difficultés auxquelles ils font face.

De nombreux élèves du Lycée-Collège Kaporo, victimes de la démolition de leurs habitations par le gouvernement du président Alpha Condé, payent aujourd’hui les frais de ce drame humanitaire. Les parents de certains élèves sont allés trouver refuge à Sonfonia, Dubréka ou Coyah, très loin du Lycée-Collège Kaporo.

C’est le cas d’Amadou Talibé Diallo, élève en classe de 9ème année au collège Kaporo, rencontré sur la zone de déguerpissement. « Notre maison a été démolie par le déguerpissement. Aujourd’hui, nous habitons à Coyah, mes parents et moi. Pour avoir le transport, ce n’est pas du tout facile. C’est très compliqué pour mes parents et moi. Ils n’ont pas les moyens pour payer tous les jours mon transport de Coyah à jusqu’à Kaporo Rails. Avant, j’habitais à Kaporo Rails, tout près de mon école et je ne payais pas de transport. Je marchais pour y aller. Pour avoir la voiture et venir vers Conakry avec ce monde, ce n’est pas facile. Avec ça, on ne pourrait pas suivre les cours normalement. Je quitte la maison à 7 heures, j’arrive à 9 heures ou 10 heures moins. Ça, c’est trop difficile », se lamente-t-il.

Même son de cloche chez Mamadou Alimou Sow, élève de la 10ème année du collège Kaporo. Ce candidat au brevet se souci de l’examen qu’il va affronter cette année. « Actuellement, nous sommes à Sonfonia. J’étais habitant de Kaporo Rails et j’ai été victime de déguerpissement. C’est très difficile pour nous de gagner le transport pour venir à l’école. Le matin, non seulement c’est difficile d’avoir une voiture, mais il y a aussi de l’embouteillage. A cause de ça, on arrive en retard. Je fais la 10ème année, une classe d’examen. On avait un groupe de révision ici à Kaporo Rails. Mais, tout le monde s’est dispersé. Nous ne sommes plus proches de nos professeurs qui nous donnaient les cours de révision. Le gouvernement a mal choisi la période de déguerpissement, il devrait plutôt venir pendant les vacances, où personne n’étudie. Cela allait nous permettre de mieux suivre nos cours », a laissé entendre le collégien de 17 ans.

Pour l’heure, l’opération de déguerpissement continue de plus belle à Kaporo Rails.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Abdoulaye Sow nargue Abdoulaye Camara : « il n’y a pas de bicéphalisme à l’USTG »

1 mars 2019 à 17 05 40 03403

L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) a convié les médias à une rencontre tenue ce mardi, 1er mars 2019, à son siège à Kaloum. La démarche visait à échanger sur le bicéphalisme qui entoure la structure et sur la menace de grève que les enseignants ont brandie suite à la lenteur dans l’application du protocole d’accord SLECG/Gouvernement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance a été présidée par le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Sow. Le bicéphalisme qui mine la centrale syndicale a été le premier point abordé au cours de cette rencontre. Le litige, porté au tribunal de première instance de Kaloum, a connu son épilogue hier jeudi.

Selon Abdoulaye Sow, « les dissidents de l’USTG sont partis faire un soi-disant congrès à Mamou et ont estimé qu’ils sont plus légitimes que la centrale syndicale. Ils ont porté plainte contre l’USTG, dirigée par Abdoulaye Sow, à la justice pour qu’ils puissent être reconnus en tant que l’USTG et qu’ils puissent venir nous déloger de notre siège. Ils ont estimé que la justice, c’est la pagaille. La justice se fonde sur des preuves. Vous comprendrez que ce sont des personnes qui ont violé toute notre réglementation, tous les textes qui régissent notre institution. Nous sommes 26 membres, il y a 11 qui se sont désolidarisés pour aller faire un congrès au mépris des textes, au mépris de l’aval du secrétaire général sortant. Donc, la justice a examiné le dossier sur des bases rationnelles. Ils ont été déboutés de leur prétention. Vous comprendrez que la seule centrale existante, c’est l’USTG. Il n’y a pas deux USTG comme certains le prétendent. Il n y a qu’une seule USTG qui a fait son congrès du 19 au 21 novembre 2018 au palais du peuple, au vu et au su de tous les Guinéens. Il n’y a pas de bicéphalisme à l’USTG », a dit le secrétaire général de l’USTG.

En ce qui concerne l’évolution de l’application du protocole d’accord liant le gouvernement au SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), c’est Aboubacar Soumah qui a apporté des précisions. « Le 10 janvier 2019, nous avons signé un protocole d’accord suite à une grève qui a été déclenchée le 3 octobre 2018. Donc, après la signature de ce protocole par le secrétaire général de l’USTG, par la partie gouvernementale, représentée par ses ministres du travail, du budget et de la fonction publique, et moi-même, le secrétaire général du bureau exécutif national du SLECG , c’est un seul point qui a été mis en application : le premier point qui est le budget des salaires. Jusqu’à nos jours, les autres points ne sont pas satisfaits. C’est notamment le point fondamental. Il s’agit de l’assainissement du fichier du secteur de l’éducation. Nous avons donné une semaine au gouvernement. À compter du premier mars, si toute fois, le protocole en 12 de ses points n’est pas respecté, le SLECG usera de tous les moyens légaux à sa disposition pour faire respecter ses différents points par le gouvernement », a mis en garde.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Conakry : la justice guinéenne déboute les habitants de Kipé 2, condamnés à dédommager l’Etat

1 mars 2019 à 16 04 41 03413

Le verdict dans le procès opposant le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire aux habitants du quartier Kipé 2, dans la commune de Ratoma, est tombé ce vendredi 1er mars 2019. Les demandeurs ont été déboutés et sommés de payer 500 millions de francs guinéens à l’Etat par le tribunal de première instance de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Il y a plusieurs mois, El Hadj Malik Barry, Elhadj Ousmane Paraya Baldé, Elhadj Ousmane Kaba et autres…ont assigné en justice le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire pour des faits de reconnaissance de propriété, cessation de troubles et de paiement de dommages et intérêts.

Après plusieurs audiences, le tribunal de Dixinn a rendu sa décision dans ce dossier. Les demandeurs ont été déboutés de leurs prétentions et sommés de payer la somme de 500 millions de francs guinéens à l’agent judiciaire de l’Etat au titre de dommages et intérêts.

Une décision qui a surpris les avocats de la défense qui dénoncent un mal jugé. Selon maitre Abdoul Ghadiri Diallo, un des avocats des citoyens de Kipé 2, « malgré toutes les pièces que nous avons versées au dossier, le tribunal nous a condamnés à payer à l’agent judiciaire de l’Etat une somme de 500 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. C’est une mauvaise décision qui a été rendue par le tribunal de Dixinn, sur la base du seul décret 211 du 23 novembre 1989. Ledit décret ne parle pas de la zone de Kipé 2. C’est sur la base de ce seul décret que madame le juge a rendu sa décision, ignorant toutes les pièces versées au niveau de la procédure, des certificats de propriété qui datent de 1980, de 1983, bien avant que l’autre partie soit considérée comme zone foncière de l’Etat en 1989. Nous sommes surpris et étonné de voir le tribunal prendre cette mauvaise décision contre laquelle nous allons immédiatement relever appel par devant la Cour d’Appel de Conakry », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, maitre Abdoul Ghadirou Diallo pense qu’il y a une contradiction entre les déclarations du ministre de la Ville, Dr Ibrahima Kourouma, et la décision du tribunal. « Le tribunal a estimé que le décret 211 de 1989 doit être appliqué à la zone de Kipé 2, alors que la zone de Kipé 2 n’est pas citée dans ledit décret. On se demande sur quelle base le tribunal s’est fondé pour condamner les demandeurs à payer les dommages et intérêts et puis nous débouter de notre action. Dans la déclaration de Mr le ministre, il a dit que la zone est une zone résidentielle. Je ne comprends pas comment le tribunal peut appliquer ledit décret sur les occupants de Kipé 2. Donc, il y a contradiction entre la déclaration du ministre et la décision du tribunal. Nous allons exercer les voies de recours conformément à la loi. Nous allons nous battre jusqu’à ce que le droit soit dit », a lancé l’avocat.

De son côté Me Paul Lazare, membre du collectif, est tout aussi surpris par la décision du tribunal parce que ses clients ont tous les actes de propriété. « Cette décision est surprenante de sorte qu’elle a mis dans l’eau tous les titres de propriété que nos clients avaient : les arrêtés, les décisions ministérielles qui datent de 1970, 1980 avant même 1989… »

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tel: 224 623 53 25 04

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Guinée : un coréen jugé pour la disparition de 2 bateaux de pêche

1 mars 2019 à 16 04 08 03083
image d’archive

Un ressortissant Coréen, répondant au nom de Seok Moon Lee, est trimbalé en justice par son compatriote, Choi Jimsung, pour des faits d’abus de confiance. Le prévenu, pêcheur de profession, a comparu avant-hier mercredi, 27 février 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum, où il a nié les faits, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Seok Moon Lee est accusé d’avoir fait disparaître deux bateaux de pêche appartenant à Choi Jimsung. Ces deux bateaux lui avaient été remis pour les exploiter dans ses activités de pêche. Mais, selon le plaignant, depuis que la remise a eu lieu, son compatriote a disparu avec les bateaux.

Appelé à la barre, Seok Moon Lee a expliqué ce qui s’est passé. Selon lui, « Choi Jimsung est un ami de longue date. Il a envoyé des bateaux en Guinée, au mois de février 2016. Il m’a remis deux bateaux à l’effet de les exploiter à mon nom, parce qu’il n’avait pas de licence. On a mis les deux bateaux en mer pour aller pêcher. Les bateaux sont allés en Sierra Leone pour travailler. Trois jours après notre arrivée en Sierra Leone, la police léonaise a arraisonné les deux bateaux », a expliqué le prévenu, qui comparait libre.

Poursuivant ses explications, Seok Moon Lee a laissé entendre qu’après l’arraisonnement des bateaux, il a mené des négociations en déboursant plusieurs sommes d’argent en vue de les récupérer des mains des autorités léonaises. « J’ai mené des négociations pour libérer les bateaux. J’ai payé 260 mille dollars au ministre de la pêche de la Sierra Leone. Pendant 9 mois, je suis en Sierra Leone pour les négociations. J’ai dépensé plus de 168 000 dollars pour les 12 membres de l’équipage pendant les 9 mois. J’ai payé aussi 100 mille dollars pour faire revenir les bateaux en Guinée. Après avoir fait le calcul de toutes les dépenses effectuées, Choi Jimsung m’a promis de me rembourser 40 000 dollars en espèce et le reste, il avait dit qu’il allait me rembourser en poissons. Pourtant, jusqu’à maintenant, il ne l’a pas fait », accuse-t-il.

Plus loin, Seok Moon Lee dira que c’est plutôt lui qui devrait porter plainte contre Choi Jimsung. « Comme il a des relations avec le procureur, il a vite agi pour porter plainte contre moi. Je ne sais pas pourquoi il a porté plainte contre moi. Il n’a payé aucun dollars, et actuellement il est en train d’exploiter les bateaux », a-t-il lancé.

La présidente du tribunal a renvoyé le dossier au 27 mars 2019 pour la comparution du plaignant, Choi Jimsung.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

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Conakry : tenue de la 9ème session du Comité d’Orientation Stratégique du projet BOCEJ

1 mars 2019 à 16 04 02 03023

Le Comité d’Orientation Stratégique (COS) du projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes (BOCEJ) a tenu sa 9ème session ce vendredi, 1er mars 2019. C’est le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo et président du COS, qui a présidé cette session, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La neuvième session du Comité d’Orientation Stratégique (COS) du projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes (BOCEJ) s’est tenue ce vendredi 1er mars 2019 à Conakry. Au tour du ministre Mouctar Diallo, président du COS, on notait également la présence de Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi ; et de Hady Barry, secrétaire général du ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine.

Aux termes des travaux, Mouctar Diallo a dit que « cette neuvième session du COS a permis d’examiner le PTBA (Plan de Travail Annuel Budgétisé) 2019, d’examiner le rapport d’activités de 2018, d’examiner le cadre révisé de la structure du projet, du budget et de ses objectifs. Il y a eu la présentation de tous ces documents qui ont fait l’objet d’examen, de discussion et d’adoption ».

Par ailleurs, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a révélé certaines difficultés dans l’exécution du projet BOCEJ (Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes). « Nous avons constaté au cours du Comité d’Orientation Stratégique qu’il y a quelques difficultés, notamment liées au déficit de communication qui occasionne une faible appropriation du projet par les bénéficiaires et par les acteurs. Nous avons aussi fait le constat d’un faible décaissement. On est déjà à 66% du temps du projet parce qu’il finit en 2020, alors qu’on est à 34% du décaissement. Ce qui constitue un problème », a indiqué Mouctar Diallo.

En outre, le ministre a fait savoir que de nouvelles orientations ont été faites au cours de la tenue de la neuvième session du Comité d’Orientation Stratégique du projet BOCEJ. « Les orientations vont permettre de consolider d’abord, les acquis en termes d’opportunité de stage donné aux jeunes tant au moment de la formation qu’après la formation. Nous avons interpellé les secteurs miniers pour que ce secteur important puisse prendre les jeunes en stage, même si ces acteurs et partenaires insistent sur la nécessité de renforcer la capacité des jeunes en termes d’Anglais et de maitrise de l’outil informatique. Il y a aussi une autre orientation liée au sport et à l’environnement que le projet BOCEJ va tenir en compte, ce qui cadre d’ailleurs avec les orientations de la Banque Mondiale qui a financé le projet BOCEJ à hauteur de 20 millions de dollars ».

Il faut rappeler que la prochaine session du Comité d’Orientation Stratégique du projet BOCEJ se tiendra au mois de juillet prochain.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dakar : ce que dit la presse au lendemain de la réélection de Macky Sall

1 mars 2019 à 14 02 58 03583

La réélection du président sortant, Macky Sall, à la tête du Sénégal occupe bien évidemment la Une des médias du pays, ce vendredi 1er mars 2019. Tous les quotidiens titrent sur les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février dernier, publiés hier par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Guineematin.com vous propose ci-dessous la revue de la presse sénégalaise de ce vendredi.

« Sur 6.683.043 inscrits, 4.426.344 Sénégalais ont voté, dont 2.554.605 en faveur du candidat sortant », écrit Le Journal qui rappelle ainsi les résultats publiés hier, jeudi 28 février 2019, par la commission nationale de recensement des votes.

« Macky Sall réélu au 1er tour avec 58, 27 % », annonce, de son côté, Le Soleil dont la Une est illustrée d’une photo du candidat de Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall, levant le poing de la victoire aux côtés de son épouse, souriante.

« Macky, le coup KO », peut-on lire à la Une de Vox Populi qui fait allusion à la réélection du président sortant dès le premier tour. Le journal rappelle que le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) devance Idrissa Seck « crédité de 20, 50 %, Ousmane Sonko (15, 67 %), El Hadji Sall (4, 07 %) et Madické Niang (1, 48%) ».

On retrouve quasiment le même titre à la Une du Sud Quotidien. « Le coup KO de Macky ! », s’exclame du journal, affichant une photo du président sortant, les deux poings fermement levés, en signe de victoire.

Pour ce quotidien, la proclamation de ces résultats sonne comme « un clap de fin de la bataille des chiffres autour des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier entre les partisans du président sortant, Macky Sall, et ceux des quatre candidats de l’opposition, notamment ceux du camp du candidat de la coalition Idy 2019 ».

« Un poing, c’est tout », titre L’Observateur qui souligne que malgré les nombreuses « supputations » et « approximations », le dernier mot est revenu à Demba Kandji (le président de la CNRV, ndlr).

« Coup ko validé », renchérit « Kritik » en manchette. Le journal pousse un ouf de soulagement, en indiquant que « le verdict tant attendu est enfin tombé ». Le journal observe que le chef de l’Etat sortant « devance de loin ses concurrents ».

Libération se félicite aussi de la réélection de Macky Sall en titrant par : « Le choix du peuple ! ». A la Une du quotidien, on voit une photo du président sortant faisant le V de la victoire. Le journal explique que « les Sénégalais ont surtout sanctionné positivement un bilan en béton mais aussi de belles perspectives qui annoncent le meilleur grâce à une vision cadrée et encadrée ».

WalfQuotidien, lui, rappelle que « l’opposition rejette en bloc » les résultats de la présidentielle. Le quotidien du Groupe Walfadjri indique que l’on se dirige « vers une contestation de la légitimité de Macky (Sall) ». Le journal cite un extrait de la déclaration du candidat Idrissa Seck, qui a dénoncé « un résultat qui reflète parfaitement la commande du candidat sortant ».

« Macky rempile, l’opposition conteste, des manifs éclatent », titre quotidien Les Echos. Le journal souligne que la proclamation des résultats provisoires de cette présidentielle a été suivie de mouvements de protestation avec des « jets de pierres à l’UCAD, une station-service et le siège de la Lonase saccagés à Thiès, des pneus brûlés et deux personnes arrêtées à Ziguinchor ».

Source A écrit aussi sur le rejet des résultats par l’opposition, mais le quotidien précise que les opposants ont exclu de déposer tout recours devant le Conseil constitutionnel. Le journal en conclut que « Idy et Cie refusent de serrer la main aux 7 Sages ».

« Le Baroud d’honneur d’Idy », écrit, de son côté, l’Enquête qui souligne dans ses colonnes que le candidat Idrissa Seck « arrivé 2ème avec 20,50% des suffrages, s’est pratiquement résigné, après avoir marqué sa désapprobation sur l’issue du scrutin ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Urgence d’organiser les élections législatives : la GéCié écrit à la CENI

1 mars 2019 à 14 02 57 03573
Fodé Mohamed Soumah, président du parti GéCi

« Dans le cadre de la normalisation de la légalité constitutionnelle, notre pays ne peut plus se payer le luxe de décaler les échéances électorales, au moment où ce retard pourrait impacter sur la tenue de la Présidentielle à date. Au moment où la finalisation des élections Communales tenues il y a plus d’un an, tarde à se faire. Au moment où de nombreux pays organisent plusieurs élections majeures le même jour », a écrit le président du parti GéCi (génération Citoyenne), Fodé Mohamed Soumah, ce vendredi, 1er mars 2019.
Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre adressée à monsieur Amadou Salif Kébé, président de la CENI :

Monsieur le Président,
Suite à l’installation des 17 nouveaux Commissaires qui vous ont reconduit comme Président de la CENI, vous avez prêté serment devant la Cour Constitutionnelle. Mais depuis le 21 janvier 2019, nul ne sait ce qui se passe au sein de votre institution.
Le Président de la République a pris un décret de prorogation du mandat des députés échu depuis le 13 janvier 2019, sans en définir les contours, alors que la rentrée parlementaire est fixée au 5 avril 2019.
En l’absence d’un chronogramme permettant au peuple de renouveler son Assemblée Nationale, la Génération Citoyenne estime que les provisions faites en 2018 et 2019, au titre du fonctionnement de la CENI, devraient permettre d’organiser les élections Législatives durant le 1er semestre 2019.
Dans le cadre de la normalisation de la légalité constitutionnelle, notre pays ne peut plus se payer le luxe de décaler les échéances électorales, au moment où ce retard pourrait impacter sur la tenue de la Présidentielle à date. Au moment où la finalisation des élections Communales tenues il y a plus d’un an, tarde à se faire. Au moment où de nombreux pays organisent plusieurs élections majeures le même jour.
Nous estimons que la révision du fichier électoral pourrait se faire en moins de 3 mois, s’il est demandé à tous les électeurs de se présenter devant les démembrements de la CENI.
Ainsi, il serait possible d’écraser les données non renseignées, avant de permettre aux citoyens en âge de voter depuis la dernière élection de se faire enrôler. Les solutions ne manquent pas.
Au cas où notre demande ne serait pas suivie d’effet, nous envisageons d’utiliser tous les moyens légaux mis à notre disposition par la Constitution.
Dans l’espoir que vous contribuerez à renforcer nos institutions, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
Fodé Mohamed SOUMAH
Le Président

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Audit des établissements publics et parapublics : le Balai Citoyen dénonce des blocages

1 mars 2019 à 14 02 45 03453

La Cellule Balai Citoyen dénonce les tentatives de blocage dont fait l’objet la mission de vérification d’un second lot d’établissements publics et parapublics entreprise par Monsieur le Premier Ministre/Chef du Gouvernement Ibrahima Kassory Fofana et l’encourage à poursuivre cette mission capitale de moralisation de la vie publique et de lutte contre la corruption.

La Cellule Balai Citoyen ne peut que s’indigner après les révélations par voie de presse selon lesquelles la dernière initiative du Premier Ministre afin de lutter contre la corruption et les détournements de deniers publics se verrait mise à mal par des pressions d’ordre politiques.

En effet, le Premier Ministre avait récemment écrit au Vérificateur Général (réf. N° 0073/CABP/SP-PM), pour lui demander d’organiser des missions de vérification administrative et financière auprès d’un second lot de sept établissements publics et parapublics. Ces audits représentent des dispositifs primordiaux de lutte contre la corruption et de moralisation de la vie publique. Malheureusement, au jour d’aujourd’hui, rien n’aurait encore été effectué. Pire encore, alors que les équipes du Vérificateur Général s’attelaient à la conception d’un chronogramme de réalisation et s’apprêtaient à se déployer, il leur aurait été demandé de stopper illico leur progression. Peu importe l’origine de ses injonctions, cela est inacceptable.
Au point de vue de la gouvernance, la Guinée reste aux derniers rangs dans les classements des organisations internationales y afférents. Des Guinéens sont poursuivis, jugés et condamnés pour corruption dans des pays occidentaux, alors en interne, malgré votre volonté politique affichée l’impunité continue de faire lésion en dépit des dénonciations par des acteurs locaux comme des médias et des organisations de la société civile sur des cas de corruption touchant les hauts cadres de l’administration et du Gouvernement. Les guinéens s’enlisent dans la paupérisation. Les jeunes guinéens grossissent les rangs des migrants. L’accès minimal aux services sociaux de base reste toujours un luxe, contraints à toujours protester pour avoir de l’électricité et de l’eau potable.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Dans l’impossibilité de poursuivre cette mission capitale, nous l’invitons purement et simplement à démissionner. Ces jeux d’influence et pressions d’ordre politiques qui entravent cette mesure phare de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus. A défaut, ces calculs politiques finiront par avoir raison de cette opportunité d’assainir et de moraliser la gestion publique dont pourrait hautement bénéficié notre Nation.

Nous demandons au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

Rien ne peut justifier qu’une minorité continue de s’enrichir frauduleusement sur le dos d’une population qui souffre. Tenter d’enrayer cette mission équivaut à se rendre complice des probables actes de corruption qu’elle entend dévoiler.

Nous réitérons notre engagement à garder un œil attentif sur le bon déroulement de ces missions de vérification administrative et financière. La Cellule Balai Citoyen continuera également à informer et mobiliser la population dans la lutte contre toutes formes de mal gouvernance pour assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

Conakry, le 01 Mars 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

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Kaporo Rails : l’UFDG dénonce et lance un appel à contributions pour soutenir les victimes

1 mars 2019 à 13 01 49 03493

Déclaration : La Direction Nationale de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG) condamne avec fermeté les opérations de déguerpissement des habitants de Kaporo Rails menées depuis plusieurs jours, en violation de leurs droits les plus élémentaires et des engagements nationaux, régionaux et internationaux contractés par l’État guinéen.

La Direction Nationale de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG) rappelle donc aux autorités de l’Etat de Guinée, Etat de Droit, garant et protecteur de l’ensemble des citoyens et citoyennes du pays, au respect de ces engagements.

Indépendamment du statut légal ou illégal de ces occupations, l’extrême vulnérabilité des couches sociales concernées est constitutive de circonstances aggravantes pour l’État dont l’action aura contribué à la dislocation de familles entières, à la déscolarisation d’enfants issus de ces familles, à la privation brutale de leur unique source de revenus, à leur maintien dans un état de promiscuité ; cela sans qu’aucune mesure d’accompagnement économique et social n’ait été prise pour éviter ce drame humain.

Le droit au logement est un droit fondamental reconnu par la Constitution. Sa garantie constitue un véritable devoir de solidarité pour l’ensemble de la Nation. Ainsi, afin de soutenir et accompagner les familles en situation de détresse humanitaire, le Parti a effectué un travail d’identification des besoins les plus urgents et examiné les réponses les plus adaptées à court et moyen terme.

La Direction Nationale de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG), se tient de façon inconditionnelle aux côtés des familles en souffrance et mobilisera toutes les ressources humaines et matérielles afin de les mettre à la disposition des autorités communales dont la diligence et la réactivité sont à saluer et à encourager. Qu’elles en soient ici félicitées.

La Direction Nationale de l’UFDG lance donc un appel à contributions à toutes les bonnes volontés, aux citoyennes et citoyens guinéens, aux militants et sympathisants du Parti, à toutes les structures du Parti, aux Fédérations intérieures et extérieures, et les invite à se mobiliser massivement afin de permettre aux familles sinistrées de retrouver une vie familiale normale et décente.

Conakry, le 1er Mars 2019

LA DIRECTION NATIONALE

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Conakry : une famille réclame plus de 500 millions à une société de gardiennage pour vol

1 mars 2019 à 13 01 39 03393

Les responsables et employés de la société de gardiennage SOGUIDEF sont poursuivis au tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits de vol aggravé au préjudice de la famille Sidibé. Les débats dans ce dossier, se sont ouverts avant-hier mercredi, 27 février 2019, avec la comparution de quatre (4) prévenus, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Moussa Dioumessy, PDG de SOGUIDEF ; Bakary Konaté, contrôleur ; Mohamed Camara et Aboubacar Demba Camara, agents de SOGUIDEF, sont tous poursuivis pour vol aggravé dans le dépôt de lubrifiants de véhicule de la famille Sidibé. Les faits se seraient produits il y a plusieurs mois, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma.

Les plaignants, Mohamed Djedi Sidibé et Ibrahima Kalil Sidibé, réclament plus de cinq cent millions de franc guinéens aux quatre prévenus.

À tour de rôle, Moussa Dioumessy et ses travailleurs ont été entendus à la barre. Devant le juge, Aboubacar Maféring Camara, les 4 responsables de la société de gardiennage SOGUIDEF ont tous nié les faits mis à leur charge.

Le premier à s’expliquer à la barre, est le gardien Mohamed Camara, le seul détenu sur les quatre prévenus. « Je ne connais rien dans cette affaire. Le jour où il y a eu ce vol, ma maman était malade, puis elle est décédée. J’ai appelé le contrôleur, Bakary Konaté, pour l’en informer. Il m’a donné la permission pour assister à l’enterrement. C’est à mon retour que quelqu’un est venu me demander si c’est moi Mohamed Camara. Dès que j’ai dit oui, directement il m’a attrapé pour m’amener au commissariat. Je ne suis pas l’auteur de ce vol et je n’étais au courant de rien. D’ailleurs, j’avais dis à mon contrôleur que Demba (le second agent, ndlr) envoyait des gens dans la cours. Au cas où quelque chose arrivait, ça serait de sa faute, parce qu’il envoyait des jeunes qui fument de la drogue jusque dans la cour. On a été arrêté tous les deux au début. Mais, sa maman a payé et ils l’ont libéré », a-t-il expliqué.

Le deuxième gardien du dépôt, Aboubacar Demba Camara, va prendre le contrepied de Mohamed Camara. « C’est faux ce qu’il est entrain de dire. Le jour où le vol a eu lieu, c’était son jour de garde. Il est venu me dire de rentrer chez moi, qu’il va prendre ma place. Je n’ai pas voulu accepter, mais il a insisté en disant qu’il voulait m’aider, il m’a même remis 5 000 FG pour mon transport. Après, je suis parti. Il dit ici qu’il a perdu sa maman, moi ce n’est pas ce qu’il m’avait dit. Il m’a dit que c’est son enfant qui est malade. Mais, il ne m’a jamais dit que de sa maman était malade. Après, il a disparu de la circulation », dit-il.

Des propos appuyés par le contrôleur, Bakary Konaté. « Mohamed Camara dit m’avoir appelé pour prendre la permission, ce n’est pas vrai. Il ne m’a jamais appelé, il a juste disparu de la circulation. J’ai plusieurs fois tenté son numéro, ça ne passait pas. Quand même, je l’ai toujours entendu dire que son enfant est malade. Mais, sa maman ? Jamais. Parlant des lubrifiants, je ne crois pas que ça soit du vol, parce que mes agents n’ont pas les clefs, ils gardent une cour dans laquelle tous les magasins sont fermés, personne n’y a accès à part la famille Sidibé. Ils disent que c’est par la toiture que le voleur serait entré, mais à moins que cette personne ne soit Spiderman. La toiture est très élevée, personne ne peut monter », a t-il précisé.

Même sons de cloche chez Mr Moussa Dioumessy, PDG de la société de gardiennage SOGUIDEF. « Je ne pense pas qu’il y ait eu vol dans cette affaire. D’ailleurs, un jour, monsieur Sidibé m’avait dit de renvoyer le gardien de nuit et laisser seulement celui de la journée et que lui-même va rester dormir la nuit. Une chose qui a été faite. Nous avons renvoyé le gardien de nuit et durant une semaine, il n’y avait pas de gardien pour la nuit, mais uniquement pour la journée. Pendant la nuit, je ne sais pas ce que Mr Sidibé faisait dans ce dépôt. Il avait envoyé un bélier qu’ils ont immolé après », souligne-t-il.

Après que le juge ait entendu les quatre prévenus, c’était au tour de la famille Sidibé d’expliquer les circonstances dans lesquelles le vol a eu lieu. Selon Ibrahima Kalil Sidibé, propriétaire des lubrifiants, ce cas de vol n’est pas le premier. « Ce n’est pas la première fois qu’on nous vole. L’autre fois, c’est des câbles ; la deuxième fois, c’est 50 bidons d’huile ; et maintenant, ils sont montés sur le toit pour enlever les tôles et percer les grands bidons contenant les huiles… Sur plus de 500 petits bidons de 5 litres, ils ont soustrait soit 2 ou 3 litres, et sur le cahier où on note les achats, j’ai vu des numéros de véhicules que je ne connais pas. Quand j’ai constaté cela, j’ai appelé le contrôleur pour l’en informer. J’ai même appelé les agents de la CMIS pour faire le constat. Ce jour, monsieur Konaté m’avait supplié de ne pas en parler à son patron, parce qu’il risquait de perdre son boulot. Si aujourd’hui, il nie… J’ai le cahier avec moi ici », a-t-il expliqué.

L’affaire a été renvoyée au 8 mars 2019 pour la suite des débats. D’ici là, un transport judiciaire se fera sur les lieux.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (224) 623 53 25 04

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Dernier hommage aux 3 soldats tués au Mali : le discours du ministre de la Défense

1 mars 2019 à 13 01 35 03353

Dans la matinée de ce vendredi, 1er mars 2019, la Guinée a rendu hommage à ses trois soldats tués au Mali. Alors qu’ils étaient permissionnaires et étaient à la sortie de Bamako, précisément dans la localité de Siby pour leur Guinée natale, l’adjudant-chef Ismaël BANGOURA, le sergent-chef Michel THEA, sergent-chef Yves HABA ont été tués il y a une semaine (vendredi 22 février 2019).

Ce matin, ces trois membres du contingent guinéen déployé à Kidal au sein de la MINUSMA ont bénéficié de tous les honneurs de la hiérarchie militaire et de l’Etat guinéen.

En attendant de revenir sur cette cérémonie funéraire, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours du ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, le Dr. Mohamed Diané :

En cet autre moment de consternation commune, c’est avec une grande émotion, que je prends la parole, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef des Armées et au nom du Gouvernement, pour rendre un vibrant hommage à nos trois soldats froidement assassinés le 22 février dernier.

Ils ont été lâchement abattus par les forces du mal qui ont choisi la barbarie, la méchanceté, la violence, la perfidie et la haine comme moyens d’expression et de subsistance. Ces forces du mal rament à contrecourant des valeurs universelles de civilisation, de dignité, de paix, de sécurité et de progrès que nos Etats défendent si ardemment.

Je voudrais, d’ores et déjà, adresser à la MINUSMA, au Président de la République, Chef des Armées, à l’Armée guinéenne, aux familles des défunts et à l’ensemble du Peuple de Guinée, nos condoléances les plus émues.

Par la même occasion, je témoigne au blessé toute notre compassion, nos souhaits de prompt rétablissement et rassure les familles des différentes victimes de notre soutien.

Les auteurs de cette barbarie – ne nous trompons pas – font partie intégrante des bandes de ‘’hors la loi’’ qui sèment, ces dernières années, la terreur et la désolation sur tout le territoire de la République du Mali et des pays de la bande sahélo-saharienne.

Aveuglés par leur obscurantisme, ces barbares prétendent divertir la Guinée de son devoir de sang envers le Mali et de ses engagements envers la communauté internationale.

C’est pour cette raison et bien d’autres que le Président de la République, Chef des Armées, le Pr Alpha CONDE, à travers la Réforme du Secteur de sécurité, a relancé l’implication des forces armées guinéennes dans les opérations de restauration de la paix en Afrique et partout où les valeurs de civilisation humaine sont menacées.

Par les différents contingents qui se succèdent au sein de la MINUSMA, l’armée guinéenne qui s’est appropriée cette vision, accomplie honorablement sa mission et fait la fierté de notre pays.

Famille BANGOURA ! Famille THEA !Famille HABA! Nous comprenons la souffrance qui est la vôtre. Nous partageons votre douleur et votre chagrin. Soyez rassurées que l’armée guinéenne restera toujours à vos côtés.

Quant à vous Adjudant-chef Ismaël BANGOURA, Sergent-chef Michel THEA, Sergent-chef Yves HABA, braves combattants, en vous engageant sous le drapeau national, vous avez fait avec honneur le difficile choix de défendre le Peuple fier de Guinée jusqu’au sacrifice ultime.

Par cette mort brutale et inattendue, vous rejoignez le peloton des martyrs qui ont donné leurs vies pour l’émancipation de notre continent.

Soyez rassurés que ce noble combat infini de la liberté et de la souveraineté africaines, sera poursuivi inlassablement par vos camarades d’armes.

Vous ne mourez plus jamais car les martyrs ne sauraient mourir. Vous ne serez pas oubliés, car les martyrs ne sauraient être oubliés.

La Nation toute entière, avec votre sang versé, inscrira en lettres capitales, vos noms immaculés au panthéon de son histoire.

Pour l’éternité, reposez donc en paix ! Que la terre bénie de Guinée que vous avez servie avec courage et abnégation vous soit légère. Amen !

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« Cellou Dalein n’est pas en sécurité en Guinée » (Fédération UFDG de Dakar)

1 mars 2019 à 11 11 43 03433

La fédération UFDG de Dakar craint pour la vie de son leader, Cellou Dalein Diallo, en Guinée. Elle l’a fait savoir au cours d’un entretien que l’un de ses responsables, Ibrahima Diallo, a accordé à deux envoyés spéciaux de Guineematin.com dans la capitale sénégalaise.

Cette inquiétude des responsables locaux du parti fait suite aux deux attaques que le véhicule du chef de file de l’opposition a subies à Conakry. Ils dénoncent l’échec du pouvoir d’Alpha Condé et invitent les Guinéens à résister face aux velléités d’un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen et à travailler ensemble pour bâtir une Guinéen paisible et développée.

Décryptage !

Guineematin.com : les Sénégalais viennent de sortir de l’élection présidentielle du 24 février 2019, remportée par le président sortant, Macky Sall. Vous êtes responsable politique guinéen et vous vivez à Dakar, quel constat avez-vous fait de l’organisation de cette élection ?

Ibrahima Diallo : oui, c’est une élection qui s’est très bien passée. C’est une élection calme et paisible. Les électeurs se sont rendus aux urnes et ont voté dans le calme et la sérénité, ils ont voté et sont rentrés à la maison, il n’y a pas eu de problèmes. On peut dire que c’est une élection exemplaire par rapport à beaucoup de pays africains.

Guineematin.com : quelle différence trouvez-vous entre l’organisation de cette élection et l’organisation des élections en Guinée ?

Ibrahima Diallo : bon, ça n’a rien à avoir avec ce qui se passe en Guinée parce qu’ici, ceux qui sont chargés d’organiser les élections, chacun joue son rôle correctement. C’est pourquoi il n’y a pas de violence, il n’y a pas de troubles. Chacun connait son rôle et chacun a sa tâche qu’il exécute de façon correcte.

Guineematin.com : le Sénégal est le pays qui regorge la plus forte communauté guinéenne à l’étranger, comment se porte l’UFDG dans ce pays ?

Ibrahima Diallo : l’UFDG est organisée ici en comités de base, en sections et en fédérations. Il y a deux fédérations : l’une se trouve en Casamance et l’autre à Dakar. On est bien organisé et il y a un fonctionnement correct. Les événements se font de façon structurée et le parti vit et fonctionne très bien au Sénégal.

Guineematin.com : quelles sont les différentes activités que vous menez sur le terrain ?

Ibrahima Diallo : il y a l’animation de la fédération qui est composée de 15 sections, qui elles aussi, ont des comités de base structurés comme indiqué dans les statuts et le règlement intérieur. Donc il y a de l’animation et il y a des événements qui se font régulièrement.

Guineematin.com : il y a d’autres partis politiques guinéens qui sont implantés ici au Sénégal. Quels rapports entretenez-vous avec ces partis ?

Ibrahima Diallo : vous savez, il y a quand même une culture au Sénégal, une culture de collaboration, de civilité. Donc, il n’y a aucun problème entre les partis politiques guinées implantés au Sénégal. Quand il y a des événements d’envergure, nous adressons des correspondances aux partis et nous collaborons. Et quand il y a des événements en Guinée, si ça nécessite une collaboration avec les autres nous le faisons.

Guineematin.com : depuis plus d’une semaine maintenant, le gouvernement guinéen mène une vaste opération de déguerpissement à Kaporo Rails (Conakry). De nombreuses familles ont vu leurs maisons démolies et elles se retrouvent aujourd’hui sans abris. Depuis le Sénégal, comment vous vivez cette situation ?

Ibrahima Diallo : c’est vraiment de la désolation, c’est inhumain ce que le gouvernement de Alpha Condé est en train de faire. Venir attaquer des gens, les déguerpir, casser leurs maisons et les laisser dans la rue sans aucune mesure d’accompagnement, c’est vraiment désolant. Nous voyons le côté irresponsable de ce gouvernement et notre pays est décrié à travers le monde en raison de tout ce qui se passe là-bas.

Guineematin.com : L’opposition républicaine dirigée par le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a dénoncé cette opération et appelé le gouvernement à surseoir à ce déguerpir. Mais, certains ont opposé à cette sortie de l’opposition un discours de Cellou Dalein tenu en 1998 lorsque le premier déguerpissement a eu lieu à Kaporo Rails. A l’époque, votre leader aurait défendu le déguerpissement dans ce quartier. Qu’en dites-vous ?

Ibrahima Diallo : c’est de la pure manipulation. C’est uniquement de la manipulation. Aujourd’hui, on prend un enregistrement sonore qui a eu lieu en 1998, 21 ans avant aujourd’hui, et cet enregistrement sonore était lié à un programme d’ouverture de routes. Ce n’était pas pour chasser des gens, c’était pour tracer des routes et c’était clair. Si on prend aujourd’hui un discours du président Alpha Condé tenu en 1998 et on compare à ce qu’il est en train de faire en ce moment, c’est de la manipulation.

Elhadj Cellou Dalein est un homme de rigueur. C’est pour cette raison qu’il avait fait cette déclaration. Ce n’était nullement pour casser les maisons des citoyens et les laisser dans la rue. Mais pour justifier ce qu’ils sont en train de faire maintenant, on va chercher un discours de 1998 pour le présenter maintenant. Je dis que c’est dommage et c’est regrettable.

Guineematin.com : parlant toujours de Cellou Dalein Diallo, lors de son récent retour en Guinée, les forces de l’’ordre ont attaqué son véhicule et l’ont fortement endommagé. Lui-même aurait perdu momentanément conscience après avoir été aspergé de gaz lacrymogène. Est-ce que vous craignez aujourd’hui pour sa vie en Guinée.

Ibrahima Diallo : le président Cellou Dalein Diallo est en insécurité totale en Guinée. Le gouvernement qui est chargé de sécuriser les citoyens, à plus forte raison les leaders, a failli à son devoir. Sinon, comment voulez-vous, comment comprenez-vous que des forces de l’ordre chargent le véhicule du leader de l’opposition ? C’est extrêmement grave, nous sommes aujourd’hui dans une situation de chaos. Regardez ce qui se passe là-bas et comparez à ce qui se passe au Sénégal, vous avez dû le constater lors de votre séjour ici, il n’y a pas de policiers dans la rue. Et pourtant, c’est une élection présidentielle. Le lendemain de l’élection ici, tout le monde est allé au travail. Mais en Guinée, c’est extrêmement grave ce qui se passe là-bas c’est une dictature pure et simple.

Guineematin.com : le président Alpha Condé tend vers la fin de son second mandat à la tête de la Guinée, quel bilan tirez-vous de sa gouvernance ?

Ibrahima Diallo : je trouve que c’est une gestion chaotique. Alpha Condé est en train de gérer la Guinée comme si la Guinée était sa propriété, lui et son clan. Et, ce n’est pas comme ça qu’on soit gérer un pays. Ce n’est pas un homme d’Etat, c’est un professionnel de la politique qui joue sur la manipulation, la division ethnique et autre, pour rester au pouvoir. Après 9 ans, on se retrouve dans une situation beaucoup moins bonne que celle du temps de Lansana Conté. On est en train de regretter vivement Lansana Conté aujourd’hui.

Au départ on avait espoir qu’un Professeur soi-disant d’Université, venant de la Sorbonne ou je ne sais d’où, allait sortir la Guinée de l’ornière. Malheureusement, il l’a davantage enfoncée. On est dans un gouffre inexplicable. C’est un échec total pour Alpha Condé et son régime.

Guineematin.com : le débat autour d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé est toujours en cours en Guinée. Quelle est votre position là-dessus ?

Ibrahima Diallo : vous savez, quand on obtient le pouvoir par la façon dont Alpha Condé l’a eu, en faisant de la manipulation et en utilisant des armes pour s’imposer, on ne voudra pas partir. Mais, c’est inacceptable ce que les promoteurs du troisième mandat veulent, on ne peut pas l’accepter. On ne peut pas accepter que monsieur Alpha Condé prétende à quel que mandat d’autre que ce soit, surtout que les deux mandats qu’il a eus, il les a usurpés. Tout le monde sait qu’il est venu au pouvoir avec 18%. Il n’a jamais dépassé 18%. En 1993 il a eu un score d’environ 18%, en 1998 c’était pareil. En 2010 aussi il n’a eu que ça.

Guineematin.com : quand vous dites : on ne va pas accepter que le président Alpha Condé fasse un troisième mandat, comment allez-vous empêcher cela ?

Ibrahima Diallo : le peuple de Guinée va se lever et résister, le peuple de Guinée va refuser cette manipulation en s’organisant, en manifestant dans la rue. Et cela, malgré les militaires qu’il a déployés un peu partout pour empêcher les manifestations. Mais, les militaires sont des citoyens guinéens, ils se rendront compte qu’ils sont en train d’aider un dictateur. Ce n’est pas une histoire de l’UFDG, ce sera une histoire du peuple qui va résister de façon résolue contre cette dictature.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cet entretien ?

Ibrahima Diallo : j’appelle le peuple de Guinée : les jeunes, les femmes, les hommes, l’armée et la police et la société civile surtout, que chacun joue pleinement et convenablement son rôle. Ceux qui sont en train de se faire appeler société civile et qui jouent le jeu du pouvoir, nous leur disons d’arrêter et de penser au peuple de Guinée qui a tant souffert. 60 ans durant, nous avons souffert. Il faut que ça s’arrête. Nous voulons d’une Guinée paisible, une Guinée développée. Avec tout ce que nous avons comme potentiels, nous ne pouvons pas continuer à être à la traîne. Il faut qu’on se lève tous pour se battre pour qu’il y ait des élections libres et transparentes et un développement résolu pour notre pays.

Interview réalisée à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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TPI de Mafanco : plaignant et prévenu se contredisent pour le vol de près de 7 millions

1 mars 2019 à 11 11 07 03073

Des cas de vol sont régulièrement enregistrés dans la cité. Les plus chanceux des présumés auteurs de vol sont trimbalés en justice, sinon c’est le lynchage garanti. C’est dans ce cadre que le citoyen Mamadou Baïlo Diallo, vendeur de viande, a comparu au tribunal correctionnel Mafanco, hier, jeudi 28 février 2019. Le jeune homme est accusé du vol d’un sac contenant de l’argent et divers objets de valeur au préjudice du commerçant Albert Kolié, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits se seraient passés au quartier Sangoyah, dans la commune de Matoto, dans une supérette que gère le plaignant, Albert Kolié. Les deux protagonistes dans cette affaire se sont expliqués à la barre du tribunal correctionnel de Mafanco.

Dans ses explications, Albert Kolié a dit que le prévenu, Mamadou Baïlo Diallo, est venu taper à sa porte aux environs de 5 heures du matin, avant de profiter de son inattention pour subtiliser ledit sac, contenant les recettes journalière de la vente. « Il est venu à 5 heures du matin, avec précipitation, pour taper à la porte. J’étais fatigué et je dormais. Il m’a dit qu’il a besoin d’aller se soulager à la toilette. C’est ainsi que j’ai ouvert la porte et il a profité pour prendre mon sac. Dans le sac, il y avait 6 millions 701 mille francs guinéens, mon ordinateur et mon téléphone. J’étais très fatigué et je somnolais. Il a pris le sac et son contenu, puis il est parti. Dès qu’il a quitté les lieux ce dimanche-là, il n’est revenu que quatre jours après. C’est ainsi qu’on a porté plainte et il a été arrêté. A la gendarmerie, il a dit devant des témoins, qu’il va payer la moitié du montant» », a expliqué le plaignant.

Des accusations balayées d’un revers de main par Mamadou Baïlo Diallo, prévenu non détenu. « Je ne reconnais rien. Il m’a accusé à tort. Moi, je revends à coté de cette supérette depuis deux ans. A Chaque fois que je viens, j’enlève mes habits, je les range dans mon sac et je les confie aux vendeurs de la supérette. Mais, jamais quelqu’un ne m’a accusé de vol. Ce jour, c’est le plaignant même qui m’a remis mon sac à la terrasse et je suis rentré chez moi. Et tous les jours, je venais revendre la viande. C’est quatre jours après qu’ils sont venus dire que le dimanche j’ai pris le sac contenant de l’argent et d’autres objets dans la supérette. Mais, je jure, au nom de Dieu, ce n’est pas moi. Je ne connais rien dans cette affaire », a-t-il laissé entendre.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 14 mars 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Démolition de Kaporo Rails : les ports de pêche de Gbessia, Bonfi, Kaporo, Boulbinet… bientôt affectés ?

1 mars 2019 à 10 10 16 03163

L’opération de déguerpissement en cours à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, a désorienté bon nombre de citoyens. De nombreuses activités économiques sont paralysées ou sont en voie de l’être. C’est le cas des usines de production de glace sommés de démonter tout le matériel et de quitter les lieux dans les plus brefs délais, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La démolition du site de Kaporo Rail sous l’ère Alpha Condé est lourde de conséquences. Déjà, les victimes, sans abris, passent la nuit à la belle étoile. Au-delà de la démolition des habitations, ce sont également des entreprises installées sur les lieux qui vont recevoir les bulldozers. Les producteurs de glace, utilisée pour la conservation du poisson, sont sommés de quitter le site au bout d’une semaine. Le secteur économique va prendre un sérieux coup avec nombreux emplois qui sont menacés.

Aboubacar Sidibé

Aboubacar Sidibé, responsable à la société Barkindho et Fils, spécialisée dans la production de la glace, soutient que les conséquences du déguerpissement se font déjà sentir. « La plupart des clients ont déjà commencé à disparaitre puisqu’ils ont en tête que nous devons partir et que le déguerpissement est vraiment réel. Le délai d’une semaine qu’on a reçu ne suffit pas pour démanteler toutes ces installations-là. Dans les conditions normales, le mardi prochain ne doit plus nous trouver ici », dit-il.

Toutefois, Aboubacar Sidibé a expliqué que la production de la glace continue malgré la menace de déguerpissement qui pèse eux. « Nous continuons à produire quand même, mais la clientèle a baissé. Les gens qui doivent venir chez nous ont déjà des informations que nos usines sont déjà cassées. Ils ne sont pas du tout stable moralement, nous sommes avec certains clients qui sont complètement désespérés avec la situation là. Mais pour l’instant, nous continuons à produire jusqu’au temps accordé pour qu’on puisse quitter ».

Par ailleurs, monsieur Sidibé a fait savoir que certains débarcadères seront bientôt affectés par la situation à Kaporo Rails sans compter l’impact sur l’emploi. « Sur la zone, là il y a à peu près six (06) usines et c’est le manque de courant qui nous a amenés ici. L’emploi direct, ça fait à peu près les 100 jeunes qui sont dans ces usines. Chez nous, nous avons un effectif de dix-huit personnes. Il y a des jeunes qui sont aux alentours qui venaient embarquer la glace quand la quantité est énorme. Indirectement, vous avez vu les différents ports de pêche Gbessia, Bonfi, Kaporo, Boulbinet et Petit Bateau. Toutes ces zones sont ravitaillées à partir de là. Donc, si on ferme ici, on ne sera plus capable de produire de la glace et d’aider ces différents débarcadères. L’impact socioéconomique est tellement énorme qu’on ne peut même pas imaginer », a-t-il lancé.

Bademba Diallo

Pour sa part, Bademba Diallo de la société Sounouram Glace, a reconnu qu’ils se sont installés dans un domaine de l’Etat. Mais, il a déploré la manière par laquelle ils ont été informés de quitter les lieux. « Quand on s’installait ici, ils nous avaient dit que la partie-là appartient à l’Etat. Donc, avec la commune de Ratoma, on a ficelé un contrat en disant qu’au moment où l’Etat aura besoin de déguerpir, qu’ils vont nous informer au préalable. Deuxièmement, qu’ils vont chercher à nous recaser parce que c’est d’utilité publique. Nous sommes là, parce que c’est sur la ligne là qu’il y a le courant. Si non, dans les conditions normales, nous devons être dans l’enceinte des débarcadères pour être en contact direct avec les pêcheurs. Malheureusement, on n’a pas été informés à temps pour quitter les lieux. Vous-même vous voyez les installations, comment on peut enlever ça à même un mois ? Ce n’est pas possible », regrette-t-il.

Ces unités de production de glace de Kaporo Rails ravitaillent tout le littoral guinéen. Leur fermeture aura un impact inestimable sur le socio-économique. Selon Bademba Diallo, « vouloir nous enlever ici, nous allons souffrir, c’est bien vrai. Mais, la population va également en pâtir. On peut dire qu’il y a une semaine que je n’ai pas mangé de la viande, mais dire qu’il y a une semaine que je n’ai pas mangé du poisson, ce n’est pas vrai ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dakar : le président des étudiants guinéens au Sénégal dénonce la fuite des cerveaux

1 mars 2019 à 9 09 39 03393

Le Sénégal accueille des milliers d’étudiants guinéens dans les institutions d’enseignement supérieur et technique. Pour faciliter leur insertion, ces étudiants se sont réunis en association, dénommée Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Guinéens au Sénégal (AEESGS).

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Diallo, président de cette association, étudiant en Master II à l’Institut de Management de Dakar, est revenu sur plusieurs facettes de la vie des étudiants guinéens au pays de la Téranga.

Guineematin.com : quel rôle joue votre association dans l’insertion des étudiants guinéens ?

Mohamed Diallo : je vous remercie d’être venu vers l’Amicale. Avant de déceler le rôle, je voudrais vous parler un peu de l’Amicale. L’Amicale, c’est cette vie en communauté, c’est cette association qui rassemble l’ensemble des élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Sénégal. Donc, l’Amicale a un rôle pluridimensionnel. C’est l’organisation, une intégration, on peut même la qualifié en miniature, c’est le ministère de l’Enseignement Supérieur des étudiants ici, en terre étrangère. Donc, l’Amicale a un rôle d’intégrer les étudiants. L’Amicale a un rôle d’unir les fils du pays au-delà de notre frontière. L’Amicale a un rôle d’union et d’entraide des étudiants, c’est la vie en communauté.

Guineematin.com : votre bureau est composé de combien de membres ?

Mohamed Diallo : mon bureau est composé d’environ 40 membres. L’Amicale, il y a le grand bureau et les commissions en interne. Et vous savez plus que moi, il y a beaucoup d’institutions d’enseignement supérieur au Sénégal, où les étudiants guinéens sont largement représentés. Donc, ce grand bureau coiffe sur toute l’étendue du territoire national, l’ensemble de la communauté guinéenne estudiantine, des élèves et des stagiaires.

Guineematin.com : ils sont au nombre de combien les étudiants guinéens qui vivent ici à Dakar ?

Mohamed Diallo : actuellement, nous sommes en train de les recenser. Mais, c’est des milliers d’étudiants qui sont sur l’étendue du territoire. Le dernier recensement avoisinait les 3 000 et quelques étudiants. Mais actuellement, nous sommes dans la phase du recensement, on n’a pas toutes les données.

Guineematin.com : quelle est la mission de votre association ?

Mohamed Diallo : la mission de l’Amicale, c’est d’unir l’intelligentsia. C’est une manière d’intégrer les étudiants, de les organiser, de créer un réseau, parce que vous savez, il y a beaucoup de problèmes qui assaillent ici les étudiants à Dakar. Parfois, ce sont des problèmes d’intégration ou de logement et d’autres facteurs. L’Amicale joue cette médiation entre les étudiants et les différentes institutions d’enseignement. Donc, aujourd’hui, Dieu merci, les gens se connaissent à travers cette Amicale.

Guineematin.com : quel rapport votre association entretien avec les autres associations estudiantines du pays ?

Mohamed Diallo : oui évidemment, notre association a de très bon rapport avec les autres communautés. Et, il y a même une association des communautés africaines. Elle regroupe toutes les communautés, y compris notre association. Donc, nous avons de très bons rapports et avec les sénégalais et avec l’ensemble des autres communautés africaines.

Guineematin.com : quelles sont les conditions de vie et d’études de nos compatriotes dans les universités sénégalaises ?

Mohamed Diallo : a priori, je vais dire que les conditions ne sont pas souvent très faciles. C’est l’un des rôles peut-être de cette Amicale, c’est de guider, ce n’est pas facile. Vous savez, Dakar fait partie des capitales les plus chères de l’Afrique Occidentale. Parfois, les gens sont confrontés à des problèmes de scolarité, parfois de logement, parfois il y a des cas sociaux qui surviennent. Donc, l’Amicale est là en tant qu’association répondante par rapport aux problèmes rencontrés par les étudiants durant leur cursus scolaire ici.

Guineematin.com : parlez-nous de ces problèmes au fond ?

Mohamed Diallo : par exemple, les étudiants qui sont au public, notamment à l’Université Cheick Anta Diop, ici à Dakar, Gaston Berger de Saint Louis, le plus souvent, les étudiants qui quittent la Guinée pour venir s’inscrire dans ces universités, n’ont parfois pas le même traitement que les étudiants sénégalais. Il y a parfois des problèmes liés aux bourses, des problèmes liés à l’accès aux logements, parfois l’accès aux cantines de restauration. Mais quand-même, les guinéens ont un traitement de faveur par rapport aux autres communautés parce que nous, au niveau de l’inscription, on paye les mêmes frais. Mais, au-delà de ça aussi, il y a beaucoup de choses qui manquent. Donc, on est en train de travailler pour palier à cela.

Guineematin.com : après les études, que deviennent les étudiants guinéens ?

Mohamed Diallo : généralement, on observe une fuite des cerveaux. Parce que je peux vous garantir, quand vous faites le tour de Dakar, que ça soit dans les hôpitaux, que ça soit même dans l’administration sénégalaise, il y a beaucoup d’étudiants guinéens qui étaient venus étudier ici et qui sont restés là. Donc nous, on est en train de travailler pour inciter les gens à rentrer en Guinée. Parce que je ne peux pas vous mentir, beaucoup viennent ici pour des raisons de formation et après, ils y restent. Donc, notre souhait le plus ardent, c’est que l’intelligentsia retourne en Guinée en vue de relever les défis qui se posent à notre pays.

Guineematin.com : qu’est-ce qui les pousse à rester au Sénégal après les études ?

Mohamed Diallo : plusieurs raisons peuvent pousser les jeunes à y rester après les études. Je crois que c’est eu égard quelques fois à la situation de notre pays qui n’est pas encourageante. Il n’y a pas une réelle politique aussi de notre gouvernement à inciter les gens à rentrer. Ici, quand ils trouvent mieux, ils restent et par finir, ils ne repartent plus. Pour y remédier, il faut conscientiser les étudiants à être patriotes, parce que ce n’est pas facile. De l’autre côté, l’Etat doit aussi travailler sur ça. Il ne faudrait pas que les cerveaux s’enfuient du pays. Et, le cas du Sénégal est aussi valable pour les autres nations. Donc, il y a une grande fuite de cerveaux qui s’opère au niveau de l’intelligentsia guinéenne.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Mohamed Diallo : ce que je vais dire à l’ensemble d’abord des élèves, étudiants et stagiaires guinéens ici, c’est de venir d’abord s’intéresser à l’Amicale, c’est cette vie en communion, en association. De l’autre côté, j’appelle nos autorités à vraiment venir en aide à cette Amicale qui représente le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Guinée, même si c’est de façon miniature.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Vol présumé de deux millions de FCFA : Alpha Oumar remporte le procès sur son patron

1 mars 2019 à 8 08 00 03003

Âgé de 21 ans et chauffeur de profession, Alpha Oumar Diallo a comparu hier, jeudi 28 février 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il était poursuivi pour vol de numéraire, portant sur la somme de deux millions de francs CFA. Mais, à l’issue de son procès, le tribunal l’a renvoyé des fins de la poursuite « au bénéfice du doute ». Ainsi, Alpha Oumar Diallo recouvre sa liberté après au moins deux semaines passé en prison, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Alpha Oumar Diallo a été placé sous mandat de dépôt le 14 février dernier pour les faits de vol de numéraire. Il était notamment reproché à ce jeune homme d’avoir volé la somme de deux millions de francs CFA, appartenant à monsieur Macka Barry qui se trouve être le beau-fils à son patron, Alhassane Baldé.

A la barre, Alpha Oumar Diallo a plaidé non coupable des charges articulées contre lui. Cependant, il a reconnu avoir servi de chauffeur à monsieur Macka Barry sur ordre de son patron, monsieur Alhassane Baldé.

« Je suis allé à l’aéroport avec mon patron, monsieur Baldé, pour accueillir son beau-fils, Macka Barry, qui est venu de Lomé (Togo) pour rendre visite à sa mère qui était malade et hospitalisée. Macka avait deux valises. On a embarqué ses bagages dans le véhicule. Ensuite, Macka est allé monnayer de l’argent qu’il a sorti de sa poche. A son retour, nous avons bougé pour Sonfonia. Mais, arrivé au carrefour Cosa, mon patron est descendu du véhicule. Macka Barry et moi avons continué sur Sonfonia où sa mère était couchée. C’était vers 15 heures 30’. Nous sommes restés là-bas jusqu’à 19 heures. Monsieur Barry était avec sa mère dans la clinique ; et, moi, j’ai attendu dans la cour. Près de 30 minutes après qu’il soit monté, monsieur Barry a commissionné une fille qui est venue chercher son sac. Au retour de monsieur Barry, nous nous sommes immédiatement rendus chez mon patron où il a passé la nuit. Mais, sur le chemin, on avait fait une escale dans une station où monsieur Barry a acheté une puce (carte Sim)… Quand je l’ai déposé chez mon patron, il m’a dit de venir très tôt le lendemain pour le conduire encore à la clinique où sa mère était hospitalisée. Et, c’est ce que j’ai fait. Le lendemain, je suis arrivé à 7 heures chez mon patron. C’est quand nous sommes allés à la clinique, vers 10 heures-11 heures, que monsieur Barry m’a demandé si je n’ai pas pris une enveloppe dans son sac. J’ai dit non ! Il a dit alors que son argent (deux millions de francs CFA) a disparu. Il a appelé son beau-père, mon patron monsieur Baldé, pour l’en informer. Ce dernier m’a aussitôt instruit de rentrer à la maison. J’ai obéit ! Et, quand je suis arrivé chez lui, il m’a demandé si c’est moi qui ai pris l’argent. J’ai dit non… il m’a ensuite conduit au commissariat de Cosa où on m’a interrogé », a expliqué Alpha Oumar Diallo tout en précisant qu’il a travaillé trois ans pour monsieur Baldé ; et, jamais il n’a commis un vol.

Dans ses réquisitions, le ministère public est longuement revenu sur cette affaire. Il a affirmé d’ailleurs que sur la base des déclarations faites par Macka Barry pendant son audition à l’enquête préliminaire, l’argent n’a été volé ni à la clinique, ni à la station où ils ont acheté la puce. Il a ajouté que depuis le début de cette affaire, le prévenu est constant dans ses déclarations. « Le prévenu n’a pas nié avoir vu les valises. Depuis l’enquête préliminaire jusque devant vous (le tribunal) à la barre, Alpha Oumar Diallo a fait les mêmes déclarations. Ce qui est disparu, c’est deux millions. Mais, qu’est-ce qui dit que cette disparition est imputable au prévenu ici présent ? Dans le contexte où nous vivons, où les jeunes n’attendent qu’une opportunité pour partir au Maroc pour tenter de traverser la Méditerranée, est-il possible que Alpha Oumar ai pris cet argent la nuit et qu’il soit revenu travailler le matin, comme d’habitude ? Le ministère public dit non ! C’est pourquoi, le ministère public vous demande de faire application de l’article 544 du code de procédure pénal et de relaxer le prévenu », a requis le procureur audiencier, Boubacar I Barry.

La défense abordera dans le même sens que le ministère public, en plaidant le renvoie de son client des fins de la poursuite pour délit non constitué. Alors que, de son côté, l’avocat de la partie civile a plaidé pour la culpabilité du prévenu. Il a d’ailleurs demandé au tribunal de condamner Alpha Oumar Diallo au payement du montant principal (deux millions de francs CFA) qui appartient à monsieur Macka Barry. Et, en guise de réparation pour les dommages et préjudices, la partie civile a demandé 50 millions de francs guinéens.

Finalement, après en avoir délibéré, le tribunal a renvoyé Alpha Oumar Diallo des fins de la poursuite au bénéfice du doute. Le chauffeur a ainsi remporté le procès contre son patron et est rentré chez lui.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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