Propos ethnocentristes et régionalistes : le Balai Citoyen épingle un conseiller d’Alpha Condé

25 mars 2019 à 19 07 19 03193

COMMUNIQUE DE PRESSE 014/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen condamne les allégations fantaisistes et  à caractère  ethnique et régionaliste de la part de Monsieur Moalime Touré (conseiller à la présidence) à l’encontre des animateurs de l’émission radio « Les grandes gueules » et demande au procureur de la République de déclencher l’action publique contre ce citoyen pour incitation à la violence et à la haine.

Lors d’une réunion d’un groupe de cadres de la basse-côté, Monsieur Moalime Touré, conseillé du Président de la République, a tenu des propos aux relents ethniques et régionalistes contre  la très populaire émission de la radio Espace FM « Les grandes gueules ».

Celui-ci remet violemment en cause l’impartialité et l’indépendance des journalistes. Selon lui, ses professionnels avérés passeraient volontairement sous silence les méfaits des responsables issus de leur propre communauté. Ces propos portés sans preuve sont extrêmement graves. L’émission « Les grandes gueules » jouit actuellement d’une popularité très importante dans notre pays. Celle-ci participe à éveiller les citoyens sur les dysfonctionnements de notre Nation.

Elle stimule les débats, fait s’entrechoquer des opinions contraires et forme la population au sens de l’esprit critique. Une population alertée et informée est un élément indispensable à l’avènement d’une société saine et véritablement démocratique. A son niveau, cette émission participe tout à fait à la formation de guinéens et guinéennes moins naïfs, moins dociles, plus exigeants et plus concernés, contre-pouvoir citoyen essentiel.

Nous ne pouvons que percevoir dans les propos de Monsieur Touré une volonté d’intimider et amoindrir la crédibilité de ceux qui pourraient potentiellement se dresser sur la voie de son parti. En tentant de faire passer cette émission pour un outil de propagande à connotation communautaire-ethnique, Monsieur Touré ne fait que dévoiler son intention mesquine de délégitimer toute force qui ne serait pas formellement alliée.

Au passage, de tels propos auront une nouvelle fois pour conséquence de raviver les tensions intercommunautaires. La Cellule Balai Citoyen se permet de rappeler l’Article 4 de notre Constitution stipulant que : « La loi punit quiconque par un acte de discrimination raciale, ethnique, religieuse, par un acte de propagande régionaliste, ou par tout autre acte, porte atteinte à l’unité nationale, à la sécurité de l’État, à l’intégrité du territoire de la République ou au fonctionnement démocratique des Institutions. ». A cet effet, les propos de Monsieur Touré, loin de dévoiler quelconque excès de la part du média en question, contribuent en revanche directement à exciter les dissensions préexistantes entre communautés.

La Cellule Balai Citoyen tient à exprimer son soutien total aux journalistes incriminés et à leur émission. Restons sur nos gardes et ne nous laissons pas avoir par ces politiques qui jouent la carte de la division et hypothèque  l’unité nationale pour la poursuite de leur petits intérêts. Rappelons-nous que ceux-ci ne tentent que de détourner notre attention des véritables problèmes qui gangrènent notre société.

La Cellule Balai Citoyen promet de continuer à veiller et à se montrer intraitable concernant tout acte allant à l’encontre de l’Article 4 de la Constitution.

Conakry, le 25 mars 2019

Secrétariat Administratif

        Salia Camara

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Santé : peut-être une reconfiguration des évacuations sanitaires vers la France et le Maroc !

25 mars 2019 à 19 07 09 03093

Élargir le champ des évacuations sanitaires et explorer des pistes qui pourraient venir conforter la coopération en matière de santé entre le Maroc, la France et la Guinée, ces différents aspects auront été largement évoqués à l’occasion de la visite officielle du Dr SOKARI à des opérateurs du secteur de la santé guinéens.

Le Docteur Achraf SOKARI, Directeur Médical de C3Medical, est venu faire part de l’organisation, par sa structure d’une action sociale bientôt en Guinée pour corriger chirurgicalement des cataractes séniles,

C3Medical voudrait, par ailleurs saisir cette opportunité pour envisager une coopération beaucoup plus féconde avec la Guinée, pour l’accueil, l’accompagnement, le traitement et le suivi des patients qui seraient évacués de la Guinée, vers le Maroc et la France…Et en fonction des pathologies à traiter, à charge, pour la structure, de déterminer l’instance sanitaire qui serait la mieux habilitée à le faire.

Voulant assurer de sa connaissance du milieu, le Responsable de C3Medical a fait savoir que son entreprise a déjà eu à organiser plusieurs caravanes médicales pluridisciplinaire, strictement humanitaire, dans plusieurs pays africains. Conduite par des médecins marocains venus droit de Casablanca, sous l’égide des autorités sanitaires de ces pays.

Assistés par des collègues Africains, les médecins marocains ont aussi assuré des conseils thérapeutiques, délivré gratuitement des médicaments prescrits lors des différentes consultations et sensibilisé les populations locales contre les maladies les plus fréquentes dans la région. En l’occurrence, le VIH, le paludisme et la tuberculose.

Contact Dr SOKARI : 0033603964852
drachrafsokari@gmail.com

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TPI Kaloum : le journaliste Aboubacar Diallo et d’autres médias condamnés pour diffamation

25 mars 2019 à 18 06 43 03433

Le Tribunal de Première Instance de Kaloum a rendu sa décision dans le procès opposant le ministre des Télécommunications, Moustapha Mamy Diaby, à Aboubacar Diallo du site mosaiqueguinee.com, flashguinee.infos et conakrychallenge.com. Ce lundi, 25 mars 2019, le ministre a remporté cette deuxième manche au pénal, après avoir été débouté au civil. Aboubacar Diallo et flashguinee.infos sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés et condamnés par le tribunal, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Poursuivi pour diffamation par voie de presse au préjudice du ministre des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Aboubacar Diallo de mosaiqueguinee.com a été reconnu coupable par le TPI de Kaloum. Il a été donc condamné au payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens, selon les dispositions des articles 108, 109 et 110 de la loi organique L/2010/02/CNT du 22 juin 2010 portant sur la liberté de la presse. Il devra aussi payer un franc symbolique à la partie civile à titre de dommages et intérêts.

Le tribunal a condamné aussi les site d’informations générales flashguinee.infos et Conakrychallenge.com au payement d’un franc symbolique, pour les mêmes motifs.

Il faut rappeler que notre confrère Aboubacar Diallo de mosaiqueguine.com avait remporté le premier procès au civil où le ministre Moustapha Mamy Diaby avait été débouté de ses prétentions. Pour cette deuxième phase, l’avocat de la défense, maître Salifou Béavogui, et son client ne se sont pas présentés au tribunal.

Ce feuilleton judicaire est né de la publication d’un article de presse sur le site en question, incriminant le ministre Moustapha Mamy Diaby dans une affaire de détournement d’un montant de 9 millions de dollars. Une affaire consécutive à des révélations faites par des médias sénégalais, repris par les trois organes incriminés, et faisant état d’un supposé détournement de fonds de 9 millions de dollars, saisis à Dakar, et qui appartiendrait au ministre Mamy Diaby.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Processus électoral : la CENI rencontre les partenaires techniques et financiers

25 mars 2019 à 17 05 52 03523

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit sa série de rencontres avec les acteurs du processus électoral. Après avoir échangé avec certains partis politiques pendant le weekend, l’institution en charge des élections a conféré ce lundi, 25 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de la place, avec les partenaires techniques et financiers et les ambassadeurs accrédités en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette série de rencontres vise à trouver des solutions sur un certain nombre de problématiques liés notamment « à la gestion des recommandations de la gestion de l’audit du fichier électoral, la problématique des remontées des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, l’utilisation des nouvelles technologies dans le processus électoral et le financement des partis politiques », apprend-on.

Après la rencontre, Me Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, a remercié ces institutions pour leur accompagnement par rapport aux différents processus électoraux que notre pays a connus. Selon lui, son institution a entrepris des concertations avec tous les acteurs du processus électoral y compris les partenaires bi et multilatéraux pour discuter avec eux d’un certain nombre de problèmes qui, au niveau de la CENI, doivent être abordés avant qu’on entame le processus d’organisation des élections législatives.

« Vous n’êtes pas sans savoir que nous nous préparons à aller à une retraite stratégique des activités de la CENI qui peuvent nous amener à la définition d’un chronogramme des élections. Donc, avant cela, nous avons entrepris de rencontrer tous les acteurs du processus électoral pour échanger avec eux sur un certain nombre de thématiques. Mais, il était libre aussi à tous les acteurs de venir avec leurs propres thématiques pour qu’on en débatte.

Comme ça, nous avons l’avis de chacun, les inquiétudes de chacun, les appréhensions, les questionnements. Nous faisons tout le tour et nous partons avec les problèmes et les solutions avec nous à notre retraite. A notre retour, après avoir débattu de toutes ces questions, nous allons proposer un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre-là que nous avons rencontré aujourd’hui les partenaires techniques et financiers et les ambassadeurs amis de la Guinée », a-t-il expliqué.

Pendant les débats, apprend-on, les partenaires techniques ont fait savoir qu’ils n’ont pas eu accès aux documents dont les points étaient inscrits à l’ordre du jour. Ce qui a fait qu’ils n’ont pas pu participer au débat comme il se devait. Là-dessus, le président de la CENI a indiqué « qu’il ne revenait pas à son institution de leur communiquer ce document. Il y avait une plateforme de discussion qui est le comité de suivi.

Malheureusement, qui ne s’est pas réuni depuis la sortie de la production finale du rapport de l’audit. Ce qui fait que nos partenaires, sans que nous, nous le sachions, n’avaient pas encore eu le rapport final de l’audit. Donc, ils ne pouvaient pas se prononcer sur une question dont ils ignoraient complètement le contenu », a précisé maître Salifou Kébé.

Cependant, à en croire les propos du présent de la CENI, « à notre entendement la rencontre a été fructueuse. Parce que nous avons besoin également des partenaires pour nous aider dans le plaidoyer sur un certain nombre de questions, notamment : l’utilisation de la technologie dans les élections en Guinée. Cela est très important et je crois que les partenaires ont été sensibles à cette question et les débats continuent ».

De son côté, Paul AMEGAKPO, représentant résidant du NDI (National Democratic Institute) a donné son avis sur la question de l’usage des nouvelles technologies pour les élections à venir. Pour lui, « le siècle actuel est un siècle de révolution technologique. Et, beaucoup d’opérations électorales se déroulent actuellement avec l’utilisation de nouvelles technologies. Pas seulement pour l’enrôlement biométrique des électeurs, mais aussi dans la gestion des opérations électorales le jour du scrutin, jusqu’à la proclamation des résultats.

Il faudrait alors capitaliser les bonnes pratiques d’autres pays, mais surtout la question de la technologie soulève la problématique de la confiance. Il faudrait alors amener les acteurs à adopter la plateforme technologique qui serait mise en place de sorte que tout le procédé, du début jusqu’à la fin, soit maîtrisé par les acteurs politiques, par la société civile et bien entendu par l’opinion publique », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Viol sur un bébé de 2 ans : une peine de 20 ans de prison requise contre Elhadj Koroma

25 mars 2019 à 17 05 06 03063

Dans les nombreux dossiers criminels en cours de jugement au Tribunal de Première Instance de Dixinn, les cas de viol figurent en bonne place. Les juges se montrent très stricts dans l’application de la loi face à de tels actes. C’est dans ce cadre qu’Elhadj Koroma, accusé de viol sur un bébé de deux ans, a comparu ce lundi 25 mars 2019. Le procureur a requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre l’accusé, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours des débats, Elhadj Koroma a systématiquement nié les faits.

La partie civile, représentée par Amara Conté, le papa du bébé, a expliqué les circonstances dans lesquelles il a retrouvé sa fille, âgée de 5 ans aujourd’hui. « C’est le mari de ma sœur qui a envoyé Elhadj pour qu’il vive avec nous. Il était 23 h quand Elhadj Koroma est venu frapper à la porte. J’ai ouvert, il est parti se coucher directement dans la chambre. Ce jour, ma fille et moi, nous sommes restés au salon.

C’est à 2 h du matin que j’ai entendu un énorme cri de ma fille qui m’a réveillé. Je ne l’ai pas trouvée à côté de moi. Je me suis dirigé vers la chambre. J’ai trouvé Elhadj arrêté, tout nu, à côté de ma fille qui était nue. Le pampers qu’elle portait était déchiré, éparpillé au sol. J’ai pris ma fille, qui pleurait à chaudes larmes, qui tremblait.

C’est ainsi que j’ai amené ma fille à l’hôpital. Ils ont confirmé qu’elle a été violée. J’ai voulu en finir avec Elhadj, mais les voisins m’ont dit de porter plainte. C’est ce que j’ai fait et on est ici aujourd’hui. Je veux que justice soit rendue », a dit le père de la victime.

Après les débats, on est passé aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

L’avocat de la partie civile, maître Frédéric Loua, a demandé réparation des préjudices causés par les actes de l’accusé et d’appliquer la loi qui s’impose.

Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye, a rappelé qu’après avoir commis le viol, il a été retrouvé une boisson alcoolisée et des comprimés aphrodisiaques dans les poches du pantalon d’Elhadj Koroma. « Monsieur le président, Elhadj Koroma s’est permis d’utiliser du beurre de karité pour faire sa sale besogne sur un ange ; oui, un ange. Parce que tous les bébés sont des anges. Il l’a violé.

Mais, qui pourrait accepter de tolérer un tel comportement ? La place de Koroma est dans un centre de détention qu’on appelle maison centrale et dans le quartier des condamnés criminels de la maison centrale de Conakry ou de toute autre maison centrale du territoire national. La personnalité de cet individu ne dégage aucun remord. Vous avez suivi, pendant son interrogatoire, rien ne s’est dégagé de son visage. Il a eu la même attitude constante.

Il serait grave que vous ne preniez pas des mesures rigoureuses contre de pareils individus. Son acte a heurté toute la population. Au moment des faits, Elhadj Koroma était dans un état d’ébriété manifeste. Je requiers de le retenir dans les liens de la culpabilité et de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans », a demandé le procureur.

De son côté, l’avocat de la défense, maître Abou Camara, a trouvé sévère cette réquisition du ministère public. Il a ensuite soulevé le manque de preuves formelles contre son client. C’est pourquoi, maître Camara va demander au juge de renvoyer son client des fins de la poursuite pour infraction non constituée.

L’affaire a été renvoyée au 1er avril 2019 pour décision être rendue.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél:224623532504

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Sortie ratée d’Alpha Condé : ce qu’en disent certains citoyens de Conakry

25 mars 2019 à 16 04 34 03343

Le passage du président Alpha Condé au siège du RPG Arc-en-ciel, hier dimanche 24 mars 2019, ne laisse personne indifférent. Le président de la République a invité « à être prêt à l’affrontement », tout en estimant qu’on ne peut lui interdire de consulter le peuple, faisant sans doute allusion à une modification de la Constitution.

Au lendemain de cette sortie, l’on a enregistré une vague de réactions aussi bien des acteurs politiques et sociaux que des citoyens ordinaires. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, ce lundi 25 mars 2019, quelques citoyens de Conakry ont donné leur position face aux propos tenus par le président Alpha Condé.

Pour Alhassane Barry, domicilié à Cosa, dans la commune de Ratoma, le président de la République ne devrait pas toucher à la Constitution. « Je dirais au président Alpha Condé de ne pas toucher à la Constitution guinéenne sur laquelle il a juré lors de ses deux prestations de serment. Il n’a qu’à la laisser telle qu’elle est, organiser des élections, pour qu’un autre aussi vienne continuer.

Comme ça, il bénéficiera de l’honneur dont ont bénéficié les autres présidents ayant respecté leurs constitutions. C’est ce que nous citoyens nous lui demandons. Dans les autres pays où la démocratie est beaucoup avancée, les présidents sont respectés. Donc, il n’a qu’à faire comme eux, pour devenir ce qu’ils sont.

Qu’il ne dise pas qu’il va changer la Constitution, si non il va tuer plus que ce que Moussa Dadis a tué.

S’il demande à ses militants d’être prêts à l’affrontement, ce qu’il veut, c’est de mélanger les citoyens guinéens. Maintenant, c’est les guinéens qui savent s’ils doivent s’unir ou non, parce qu’à lui seul il ne peut rien contre nous si nous sommes unis. S’il passe au forcing pour charger la Constitution, le jour qu’ils vont procéder à la mise en place, tous les citoyens vont aller les trouver où ils changent la constitution, régler leur compte sur place. Mais en attendant cela, nous supplions le président Alpha Condé de bien vouloir ne pas toucher à la Constitution pour qu’il sorte par la grande porte », conseille Alhassane Barry.

Pour sa part, Issa Mara, Sociologue de formation rencontré à Cosa, a dit que le président de la République a le droit de consulter le peuple. Mais, à quelle fin ? « Alpha Condé va consulter le peuple. Mais, sur quelle question va-t-il le consulter ? C’est ça le problème. Est-ce que la question pour laquelle il veut consulter le peuple est légale ou illégale ? Si la question est légale, en dehors de ce qu’il soit le président de la République, tout le monde a droit de consulter le peuple dans le bon sens. Ça, c’est le premier aspect.

Le second aspect, il a dit à ses militants se préparer à l’affrontement. La Guinée ne se résume pas à ses militants. Le militantisme, c’est le noyau dur du parti. Donc, c’est le noyau de son parti qu’il conseille, comme pour tous ceux qui veulent barrer la route à une prochaine candidature pour Alpha Condé, qu’ils agissent contre ces gens.

Donc, c’est ce qui veut dire, c’est la lute des contraires dans l’esprit de la loi. Il est de la mouvance, ses militants sont là, l’opposition aussi a ses militants. D’ailleurs, il y a très longtemps que cette lutte a commencé… et de la part de la mouvance, et de la part de l’opposition. Mais, nous attendons la suite de la situation ».

De son côté, Baldé Abdourahmane, marchand de profession, ne cache pas sa surprise devant les propos présidentiels. « La sortie du président Alpha Condé nous a surpris. Ça nous a surpris parce qu’un président de la République ne doit pas se rendre au siège de son parti. Il est président de tous les guinéens. Qu’on le veuille ou pas, il l’est. Même s’il était venu par la force.

Mais, il nous a créés des soucis hier, en disant d’être prêts pour le combat. Tous les guinéens doivent être prêts, mais pas pour un affrontement. Quel affrontement ? C’est très difficile même à le dire, parce qu’aujourd’hui, si tu regardes dans nos familles, toutes les ethnies s’y retrouvent », a fait remarquer monsieur Baldé.

La mésaventure que Blaise Compaoré a connue au Burkina Faso devrait inspirer le président Alpha Condé, soutient Sékou Bamba, entrepreneur résidant à Matoto. « Si vous voyez que le président Blaise Compaoré est parti, c’est qu’il a voulu modifier la constitution. C’est imprudent quand-même. Le mieux pour lui, c’est faire les deux mandats et quitter. Il sortira par la grande porte.

La Constitution dit que c’est deux mandats. Donc, c’est dangereux pour lui d’aller au delà. Tenir des propos comme ça par un chef d’Etat, ce n’est pas bon pour la quiétude sociale. C’est un désastre. Même dans son propre camp, les gens n’accepteront pas ça ».

Selon Emile Lamah, électricien de profession, « si le président dit que rien ne peut l’empêcher de demander au peuple ce qu’il veut, ce n’est que son avis qu’il a exprimé. C’est le peuple qui connait ce qu’il va dire, ce n’est pas lui qui le sait, ce n’est pas lui qui va décider à la place du peuple. Si le peuple veut, la Constitution va être révisée. S’il ne veut pas, elle ne va pas être révisée…Mais, c’est normal de consulter le peuple, puisque c’est lui qui décide et non le président de la République ».

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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L’UFDG répond à Alpha Condé : « il ne mérite pas d’être un chef d’État »

25 mars 2019 à 15 03 57 03573

La vague de réactions se poursuit suite au discours musclé tenu par le président Alpha Condé hier, dimanche 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. Discours dans lequel le chef de l’Etat guinéen a invité les jeunes de son camp à se tenir prêts pour « l’affrontement ». L’UFDG a convoqué une réunion ce lundi pour se pencher sur cette situation.

Le principal parti d’opposition du pays dénonce des propos très graves et estime que le Professeur Alpha Condé ne mérite d’être président de la Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Démocratiques de Guinée semble prendre très au sérieux les propos tenus par le président de la République, qui s’exprimait devant des militants réunis au siège du RPG Arc-en-ciel. Le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo a convoqué une réunion extraordinaire pour parler de cette sortie d’Alpha Condé. « Vous avez suivi hier, les propos de monsieur Alpha Condé au siège de son parti. L’UFDG, en tant que parti d’opposition, nous avons considéré que ces propos sont tellement graves que ce matin nous avons convoqué une réunion extraordinaire.

Nous avons repassé le discours de monsieur Alpha Condé, nous avons regardé ce qu’il a dit dans ce discours. Nous considérons qu’à partir de cet instant, monsieur Alpha Condé ne mérite plus d’être un président de la République. Quand un président de la République parle d’affrontement, encourage l’affrontement entre ses militants et les autres, nous disons que c’est très grave », a déclaré Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, au sortir de la rencontre.

L’UFDG soutient donc la position des Forces Sociales de Guinée, qui ont appelé à la publication du bulletin médical du président de la République, pour que la population sache s’il jouit encore de toutes ses facultés mentales. « Est-ce que le président Alpha Condé est dans un état normal ? Nous pensons absolument qu’il faut que le bulletin de santé de monsieur Alpha Condé soit publié pour qu’on se rende compte si on est gouverné par quelqu’un qui est normal. Parce qu’on ne peut pas être président de la République et se comporter comme ça », indique Fodé Oussou Fofana.

L’opposant rappelle d’ailleurs que le président de la République n’a pas le droit de se rendre au siège d’un parti politique, à plus forte raison tenir de tels propos. C’est pourquoi, l’UFDG estime que « le procureur de la République devait, dès aujourd’hui, se saisir de cette situation. Ça interpelle tout le monde, ce n’est même pas politique. Nous sommes tous concernés parce que monsieur Alpha Condé, personne ne sait ce qu’il veut.

Mais, un chef d’État ne peut pas tenir des propos comme ça. Ça nous a choqués, ça nous a complètement déçus et je pense que la Guinée ne mérite pas ça. Alpha Condé a prouvé au monde entier qu’il ne mérite pas d’être un chef d’État. Je pense qu’il est arrivé au pouvoir par hasard, c’est dommage et c’est triste pour le peuple de Guinée ».

A noter que l’opposition républicaine dont fait partie l’UFDG organise une retraite demain mardi à Kindia. Elle va profiter de cette occasion pour publier une déclaration commune sur cette sortie du président Alpha Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Festival des arts et du rire de Labé : « il y aura plus de 100 festivaliers, dont Sidiki et Souké »

25 mars 2019 à 15 03 05 03053

C’est sous le thème « Eco-rire » que va se tenir la 4ème édition du festival des arts et du rire de Labé dans la période du 10 au 15 avril 2019. Une rencontre pendant laquelle le public aura la chance de découvrir les célèbres humoristes Burkinabé, Sidiki et Souké de la série Les Bobodiouf.

C’est du moins ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com l’organisateur de cet événement, Mamadou Thug. Avec cet artiste-comédien, il a été question de plusieurs aspects liés à cet événement qui connaîtra la participation de très nombreux invités venus de la Guinée et d’autres pays de la sous-région ouest-africaine.

Guineematin.com : votre structure Soudou Dardja Productions organise, en avril prochain, la 4ème édition du festival des arts et du rire de Labé. Parlez-nous de cet événement.

Mamadou Thug : le festival des arts et du rire de Labé va se tenir du 10 au 15 avril dans le Fouta Djallon. Cette année, la ville invitée, c’est Mamou. C’est pourquoi, la clôture se tiendra à Mamou. En termes de thématiques, on a travaillé déjà pour les festivals précédents avec des thèmes comme : taxi moto, parce qu’il y avait beaucoup d’accident ; on a parlé de livres, parce que Conakry était Capitale Mondiale du Livre avec Harmattan Guinée ; nous avons parlé tout dernièrement de l’immigration clandestine avec Gohou Michel. Cette année, nous allons parler de l’environnement, parce que pour nous aujourd’hui, notre environnement a été détruit.

Pour ça, il faut qu’il y ait des têtes d’affiche, des artistes pour parler de l’environnement afin qu’il y ait le reboisement. C’est pourquoi, la thématique de cette année, c’est Eco-rire. En d’autres termes, certains disent les écologues du rire. La 4ème édition, qui se tiendra cette année à Labé et à Mamou, réunit plus de deux cent festivaliers, dont des artistes et des journalistes qui vont parler de l’environnement, de spectacle, de formation, discuter autour des panels afin de faire comprendre aux gens l’importance de notre environnement, l’importance d’un arbre et de mieux respirer autour des arbres.

Moi, je suis spécialiste peut-être à faire rire les gens ; mais, on va prendre des spécialistes, qui s’y connaissent pour parler de l’environnement. Peut-être, nous sommes une icône ; mais, on a la possibilité, avec le concours d’autres personnes, de parler de l’environnement pour donner des informations, donner des sketchs en parlant de l’environnement à notre façon pour qu’on retrouve du rire.

Guineematin.com : à part le rire, est-ce qu’il y a d’autres expressions culturelles sont programmées pour ce festival ?

Mamadou Thug : au-delà des humoristes, puisque c’est un festival du rire, il y a aussi d’autres arts qui vont s’exprimer. Cette année, nous aurons Lama Sidibé de la musique pastorale qui va jouer le 13 avril à Labé et le 14 à Mamou. Prenons les Zawagui, elles iront en masse et avec du live, elles vont jouer sous la coordination du Prince de Galaxi Prod. Elles vont jouer le 11. Et, ce même 11, nous avons Karim Soulay qui jouera. Le vendredi, au-delà de l’humour, nous avons la dame du Mandingue, Yéli Guinée, qui joue excellemment du balafon et il y l’artiste Fadjidi qui jouera avec nous.

A côté de tout cela, il y aura un défilé de mode. J’attends le retour d’Alpha O, mais déjà nous avons la confirmation de Sogoré création qui est avec nous et qui a fait des belles tenues. Aujourd’hui, on a envie de montrer aux gens, que ça soit en terme de défilé de mode, en terme de musique avec les artistes cités, en terme d’humour dont Sidiki et Souké qui nous viennent du Burkina Faso, Mamadou Thug de Guinée, Sow Pedro de la Guinée, Pothiol, Diallo cravate, Kévin Soko, Douras, bref une trentaine comédiens et de troupes artistiques dont la compagnie Les messagers du temps, la troupe Etoile Africaine de Guinée qui existe depuis plus de 20 ans et qui a fait beaucoup de chose dans la ville de Labé.

L’année passée, c’est cette compagnie qui a gagné le prix Hadja Zénab Koumanthio. C’est le jeune Thierno Mamou qui a gagné le prix Sow Baïlo. Cette année, dans le cadre de l’innovation, on a mis le prix Aboubacar Souaré qui est aussi un grand soutien du festival où on va décerner le prix, parce que c’est un homme de poésie. Donc, aujourd’hui, ce festival est devenu grand.

Même si de l’autre côté, on a le soutien institutionnel de l’Etat sans son soutien financier, on dit Dieu merci. Aujourd’hui, même si on n’a pas un sponsor qui dit voilà on vous donne tel montant afin que vous parliez de nous, on a quand même un grand soutien, notamment les médias guinéens dont vous guineematin.com, et ça fait plaisir.

Guineematin.com : habituellement, on voyait des artistes ivoiriens et autres. Est-ce qu’ils seront là ou bien il y d’autres nationalités à part les Bobodiouf ?

Mamadou Thug : pour les trois premières éditions, c’est des comédiens ivoiriens qui étaient invités, dont Daïco, qui est le parrain du festival et qui a quitté Conakry le lundi passé. Il ne sera pas là cette année. Aujourd’hui, il faut changer de tendance. Sidiki et Soukè sont aujourd’hui très influents et très aimés. En tant que président des associations des troupes artistiques de Guinée qui font beaucoup plus le cinéma bien que moi je fais le théâtre, aujourd’hui, mon souci c’est d’aider ces compagnies qui font du cinéma à avoir une ouverture vers le Burkina.

De l’autre côté, le Burkina est aussi cette nation qui est menacée par le réchauffement climatique et tant d’autres choses. Pour le Mali, ce n’est pas un artiste qui vient ; mais, un directeur de festival qui va venir en Guinée pour prendre aussi d’autres artistes, d’autres comédiens guinéens pour les amener au mois de mai au Mali. Aujourd’hui, nous avons invité le Sénégal où nous sommes partenaires avec Foniké production qui qui organise une grande édition au stade Iba Mar Diop, qu’on appelle la Guinée chez vous.

On a envie qu’ils découvrent d’autres artistes ici et qu’ils les envois vers Dakar. Du côté de la Gambie, nous avons aussi un jeune très chaud et qui fait le Bobo Dimoh, il viendra. Eux tous joueront à Labé. Aujourd’hui, notre mission, en tant que direction de Soudou Dardja Prod, c’est d’aider, être un pont pour permettre à d’autres artistes d’avoir une certaine visibilité. Vous qui êtes avec nous durant tout ce temps, lors de nos festivals, vous avez fait des articles où vous avez parlé des artistes dont on ne parlait pas.

C’est ça, notre rôle c’est d’aider et demain à travers un article de Guineematin on va retrouver un artiste comme Kévin Soko, Oka Yao, qui est un artiste ivoirien et qui est venu se confié à Soudou Dardja pour faire de la comédie. On paye même la formation pour certaines personnes. Celui qui a eu le prix Sow Baïlo, on a été le pont pour que Gohou Michel le promette de venir au parlement du rire. Encore une fois, notre rôle c’est d’être un pont entre les artistes et vous hommes de médias et entre eux et les autres promoteurs de festival pour qu’on les invite.

On ne peut pas, chaque année inviter que la Côte d’Ivoire. Il faut varier. Si non, cette année, la France était invitée. Mais, on n’a pas eu un grand soutien, un grand accompagnement, si non l’éminent comédien français d’origine camerounaise, Saïdou Abacha, devrait être là. Malheureusement, comme on n’a pas eu le soutien nécessaire, on n’a pas pu gérer. Nous fonctionnons avec nos propres moyens pour payer les billets d’avion des artistes, les logements…

Guineematin.com : à l’entame, vous avez dit que vous n’avez eu aucun soutien financier de la part l’Etat. On a envie de savoir, comment faites-vous pour déplacer et entretenir tous ces artistes ?

Mamadou Thug : aujourd’hui, je le dis à qui veut l’entendre, moi je peux être pauvre ; mais, ce que je fais n’est pas pauvre. Je l’ai dit depuis que le festival a démarré, on a eu quelques petits soutiens, mais, les premiers moyens de nos festivals dépendent des moyens de Soudou Dardja qu’on a dans notre compte. Par exemple, les années précédentes, j’étais ambassadeur de la farine Bravo. Ils m’ont payé des millions de francs guinéens. C’est mon argent ; mais, j’ai pris pour investir dans le festival.

Quelqu’un qui te donne pour un ambassadeur plus de 70 millions GNF et tu prends tu réinvestis dans un festival, c’est un plus. Tu pouvais faire peut-être du pacha, puisque c’est ton argent ; mais, pour nous, on a envie de donner de la visibilité à la culture et au métier qu’on a choisi parce qu’aujourd’hui, si tu me demandes la profession, je dis que je suis artiste-comédien. Depuis 2018, je suis ambassadeur d’une société de téléphonie et c’est cet argent que j’ai pris pour investir dans mon festival. C’est cet argent que j’ai pris pour payer le billet d’avion de Gohou ainsi que son cachet.

Donc, il faut oser dire haut ce que les gens pensent bas. Parlant de l’Etat, aujourd’hui, on aurait aimé que l’Etat nous dise par exemple : nous vous accompagnons dans le cadre institutionnel ; mais, on vous prend 30 chambres d’hôtel parce que vous recevez plus de 100 personnes ; on vous donne deux, trois ou quatre billets d’avion, on met à votre disposition un bus qui vous permettra de voyager de Conakry jusqu’à Labé, jusqu’à la fin du festival. On peut ne pas avoir directement de l’argent ; mais, le ministère de la Culture a au moins des bus.

Ça, c’est un soutien qui diminue un peu le budget qu’on est censé faire. L’année passée par exemple, Hadja Halimatou nous a aidés à avoir une 4X4, où était Gohou, et un bus. C’est un soutien, il faut oser le dire. Il faut oser dire ce que les gens t’apportent. C’est pourquoi je dis aujourd’hui, si le ministre Bantama Sow accepte, par sa gentillesse, de reconnaître le festival et de signer les satisfecits des festivaliers, c’est un plus. Aujourd’hui, au aurait aimé que chaque année, qu’il fasse le déplacement, comme l’a fait précédemment monsieur Siaka Barry. Il est venu personnellement soutenir le festival, même si du côté financier il n’a pas donné.

C’est le moment aussi de dire merci à monsieur Damantang qui s’est déplacé lors de la 2ème édition. Ce sont des signes qui donnent du poids à un festival. Les sponsors dont tu as déposé des demandes et qui n’ont pas répondu, ça va leur dire, même si nous on ne vient pas, voici le ministre de la Culture qui est là.

Il a pris ses moyens pour aller à Labé soutenir le festival. Ça aussi, c’est un grand soutien parce que ce n’est pas nous qui payons son carburant et son logement, c’est de son gré qu’il est parti. Donc, nous disons merci pour ce soutien institutionnel. Mais, à côté de ça, on aurait aimé aussi avoir un soutien financier.

Guineematin.com : vous parlez d’environnement cette année. Est-ce que vous avez sollicité un appui du ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts ?

Mamadou Thug : on a adressé une correspondance au département de l’environnement, en la personne du ministre Oyé Guilavogui. On aurait aimé qu’il soit impliqué lui-même et qu’il vienne voir ce qu’on est en train de faire en tant qu’artiste pour accompagner l’environnement. Aujourd’hui, je ne veux pas qu’on continue à utiliser les artistes pour parler de la paix seulement, il faut qu’on touche aussi les autres thématiques qui assaillent notre pays telles que l’environnement, les accidents avec les motos taxi, parce que c’est avec nos propres moyens que nous avons formé 200 conducteurs de motos taxi à Labé.

Par le biais de la communication, nous passons des spots dans les médias d’ici et à Labé pour mieux informer autour de ça. Certes, ce festival est domicilié à Labé ; mais, aujourd’hui, c’est toute la Guinée qui bénéficie. C’est pour vous dire que notre objectif c’est de faire de l’humour une vie, faire de la culture un environnement où on peut tirer profit, de faire de ce métier une profession. Déjà, on a réussi à créer une relève. C’est très important. Donc, parlant de soutien, je souhaite que vraiment les autorités soutiennent institutionnellement, mais aussi financièrement…

Guineematin.com : revenons sur le thème que vous avez choisi cette année. Quel est le message fort que vous allez véhiculer ?

Mamadou Thug : on a envie de dire aux gens que chacun d’entre nous a la possibilité de planter un arbre. Que chacun d’entre nous peut faire de ça un devoir. Nous, nous avons des amis qui ont une initiative que j’apprécie beaucoup, même si on n’est pas ensemble. Par exemple, que chaque personne qui dépense un gâteau pour faire un anniversaire, qu’il plante un arbre. Ça, c’est une bonne politique. Nous aujourd’hui, on veut des domaines à reboiser.

On peut faire peut-être prendre nos moyens, acheter des arbres et les planter pour créer un environnement, juste parce que quand il n’y a pas d’arbre, il n’y pas d’eau et quand, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de vie. Voilà un message qu’il faut donner. Pour nous, l’environnement est une chose qui nous est chère.

En tant qu’artiste, je n’ai peut-être pas les moyens ; mais, quand je parle, les gens peuvent m’écouter et prendre cela en considération. C’est pourquoi, j’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin pour dire à ceux qui m’écoutent, qu’il faut qu’on s’attaque à la protection de l’environnement. Et, la meilleure façon de le protéger, c’est de planter des arbres.

Guineematin.com : pourquoi c’est toujours Labé qui abrite votre festival ?

Mamadou Thug : pourquoi pas Labé ? C’est là la question aussi. Le festival est le festival des arts et du rire, il est domicilié à Labé. Si non, la 1ère édition a été jouée à Timbi-Madina qui n’est pas dans Labé. Parallèlement, cette année par exemple, la ville invitée c’est Mamou et la clôture, c’est à Mamou aussi. L’année prochaine, ça peut être Kankan, ça peut-être N’zérékoré ou bien Kindia.

C’est ce que j’ai dit aux autorités de Labé, les autorités de Mamou, au lieu d’aller signer des partenariats entre la mairie de tel et de tel, il faut même que les maires s’invitent entre eux. J’ai demandé par exemple au maire de Labé d’inviter celui de Mamou, au préfet de Labé d’inviter celui de Mamou, pour qu’il y ait l’ouverture à Labé et la clôture à Mamou avec une synergie d’actions entre les autorités. L’idée, c’est ça. Mais nous, en tant qu’artiste, on va perler de l’environnement.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Mamadou Thug : c’est de dire à tous ceux qui nous suivent que chacun peut soutenir le festival. Toi par exemple qui es fils de Labé, tu n’as pas 10.000 GNF pour donner ; mais, tu as une maison, tu peux dire : tenez ma clé pour les trois nuitées que vous passez à Labé, restez-là. Vous ne pouvez pas peut-être avoir les moyens pour avoir 50 ou 100 chambres d’hôtel ; mais, vous pouvez loger une troupe-là. Ou bien, on peut dire, j’ai la possibilité d’offrir un sac de riz ou bien un bidon d’hui, parce que quand il y a 100 personnes et plus, des journalistes et des artistes, les gens vont manger.

On peut même dire : j’ai ma voiture, mettez les gens là, partez et revenez après. Je vous offre 20 litres de carburant, etc. C’est ça qu’on appelle aider le festival. Donc, j’ai envie de dire aux gens que chacun peut aider pour la réussite du festival. On peut même se dire : moi, je vais payer mon transport pour aller à Labé ou bien à Mamou pour assister au festival. Je suis à Labé, je n’ai pas la possibilité d’aider ; mais, je prends 20.000 GNF, j’achète le ticket et je rentre suivre les artistes qui ont payé des billets d’avion pour venir jusqu’à Labé.

C’est ce que j’ai envie de dire à ces millions de personnes qui suivent votre plateforme ou bien qui vont lire cet article. Je profite de l’occasion pour demander à toutes les populations de Mamou et de Labé de sortir massivement pour vivre le festival du 10 au 15 avril. Au-delà de Labé et de Mamou, nous allons faire un passage touristique à Dalaba, à la villa touristique avec tous les festivaliers où on va offrir gratuitement des spectacles de théâtre. Il y a aussi des spectacles en off qu’on va offrir dans les espaces publics, dans les écoles, etc.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Élections législatives : le CPUG se réjouit d’une annonce faite par la CENI

25 mars 2019 à 13 01 47 03473

Le parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG) a tenu son assemblée générale hebdomadaire le samedi, 23 mars 2019, à son siège à la Minière. L’annonce faite par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), qui s’est dite capable d’organiser les élections législatives en 2019, a été débattue ainsi que d’autres sujets d’actualité, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’organe de gestion des élections en Guinée a déclaré au cours d’une rencontre avec des acteurs politiques, être capable d’organiser les élections législatives cette année (2019). Une bonne nouvelle pour les responsables du parti CPUG, à l’image de Jean Léno, secrétaire général adjoint du parti.

« On a une bonne nouvelle de savoir que la CENI est dans ses capacités, selon les calculs, de pouvoir organiser les élections législatives cette année. Nous devons user de tous les moyens légaux afin que l’État puisse accompagner le déroulement de cette échéance qui n’a que trop retardé », a-t-il dit.

En outre, Jean Léno a condamné avec la dernière énergie la mort de deux jeunes vendredi à Lansanayah Barrage, dans un accident causé par un véhicule de l’armée. « C’est des faits qui sont devenus récurrents en Guinée. On voit régulièrement les forces de l’ordre prendre le sens contraire de la circulation pour se frayer de la voie en temps normal. S’ils sont en situation de mission urgente, on peut bien le comprendre. Mais, ce n’est pas tout le temps qu’ils sont en mission urgente.

Le parti condamne avec la plus forte énergie cet acte. D’abord, c’est le code de la route qui a été violé et puis il y a eu des pertes en vie humaine. Le parti CPUG appelle les autorités à appliquer la loi sur les fautifs », a lancé le secrétaire général adjoint du parti dirigé par Dr Ibrahima Sakho.

Par ailleurs, Jean Léno s’est exprimé sur la mobilisation du peuple algérien contre le président Abdelaziz Bouteflika. Un exemple à suivre, selon lui, pour le peuple de Guinée.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620213977/662730531

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Sortie ratée d’Alpha Condé : « il sera combattu avec la dernière énergie », prévient Cellou Baldé

25 mars 2019 à 12 12 34 03343

La sortie du président de la République au siège du RPG Arc-en-ciel, appelant les jeunes à se tenir prêt à l’affrontement, passe mal dans l’opinion. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, ce lundi, 25 mars 2019, Mamadou Cellou Baldé de l’UFDG, du principal parti de l’opposition, dénonce une trahison du peuple de Guinée par le numéro un guinéen.

Le député, Mamadou Cellou Baldé, assistant du vice-président de l’UFDG chargé des affaires politiques et coordinateur des fédérations de l’intérieur, met ces déclarations au compte de la suite logique des violences connues par la Guinée ces dernières années.

Pour Cellou Baldé, « cette sortie du désormais militant du RPG Arc-en-ciel est un parjure, c’une trahison à l’endroit du peuple de Guinée. Nous l’avons dit et répété, depuis que monsieur Alpha Condé est au pouvoir, il ne fait que violer la Constitution, violer les lois de la République. Et aujourd’hui, il va jusqu’à demander un affrontement entre les citoyens guinéens, entre le peuple de Guinée. Je crois que c’est la plus haute trahison qu’on peut enregistrer durant son mandat.

Mais, nous l’avons dit, toutes les violences qui ont été commises en Guinée pendant les manifestations, la déclaration de monsieur Alpha Condé aujourd’hui nous conforte dans notre position, que toutes les contre-manifestations enregistrées dans les violences politiques en Guinée, ont été suscitées par monsieur Alpha Condé. Tous les assassinats des militants de l’opposition, lors des manifestations politiques, ce discours nous indique clairement que c’est monsieur Alpha Condé qui les a suscités », lance-t-il.

Toutefois, Cellou Baldé dira que le peuple de Guinée, étant mûr, n’en arrivera pas à un affrontement. « Le peuple de Guinée est un peuple mature, un peuple responsable. Le président de la République doit être convaincu que, dans une convergence totale, toutes les filles et tous les fils de Guinée vont se mobiliser pour se dresser contre ce 3ème mandat, pour se dresser contre ses velléités de 3ème mandat.

Je crois, il l’a dit lui-même, il a ôté son manteau de président de la République, il prend le manteau de militant du RPG Arc-en-ciel, qu’il soit convaincu qu’il sera combattu en tant que tel, avec toute la rigueur qu’il y a et avec la dernière énergie », prévient le député uninominal de Labé.

Selon lui, les propos du président Alpha Condé sont très graves et interviennent dans un contexte sou-régional marqué par des violences intercommunautaires. « Nous venons de vivre un massacre au Nord Mali où plus de 135 personnes, ressortissants d’une même communauté, ont été massacrées par des personnes non encore formellement identifiées.

Si un peu plus de 48 heures après, le président de la République de Guinée, pays le plus proche de la République du Mali, au lieu d’appeler son peuple à un deuil national pour compatir à ces massacres-là, demande à ses militants d’être prêts à l’affrontement, d’affronter le peuple de Guinée, je crois que monsieur Alpha Condé incite tacitement à la haine et à la violence en Guinée. Il incite tacitement à une guerre civile dans notre pays », dénonce-t-il.

Pour finir, Cellou Baldé pense qu’au regard du caractère des propos du président de la République, « ce qui devait être engagé, c’est de déchoir monsieur Alpha Condé de son mandat de président de la République. Il ne peut pas être deux personnes en même temps. Monsieur Alpha Condé a un mandat de 5 ans qu’il n’a pas encore terminé.

Un président de la République qui dit aujourd’hui qu’il ôte le manteau de président de la République pour porter le manteau de militant du RPG, pour demander que les guinéens s’affrontent, je crois que ce qui devrait être engagé, c’est que monsieur Alpha Condé soit déchu de son mandat. Il doit aussi être poursuivi devant les juridictions nationales et supranationales.

C’est un appel que je vais lancer à l’ensemble des forces vives de la nation : les organisations de la société civile, les associations des jeunes et des femmes, les acteurs politiques, les sages, tout le monde dans ce pays doit se mobiliser, se préparer, que dans une convergence totale, qu’on se batte contre monsieur Alpha Condé, le désormais militant du RPG Arc-en-ciel pour l’empêcher de brûler notre toit commun, qui est la Guinée ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : « c’est symptomatique de l’état de la Guinée », dit Sidya Touré

25 mars 2019 à 12 12 10 03103

Les réactions fusent de partout au lendemain de la visite que le président Alpha Condé a effectuée hier, dimanche 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. Visite au cours de laquelle, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours musclé, s’en prenant violemment à certaines personnes et appelant les jeunes de son camp à rester prêts à aller à « l’affrontement ». Parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette sortie du chef de l’Etat guinéen, on note celle de Sidya Touré. Le président de l’UFR s’est exprimé sur son compte Twitter sur la question.

« Un PR qui appelle à l’affrontement dans son pays, c’est symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui. Quant au débat, on y souscrit à condition qu’il soit télévisé en direct : thèmes : leadership, bilan de gouvernance et corruption. Merci pour l’appréciation de la constitution », a écrit Sidya Touré.

Et, comme d’habitude, ce Tweet de l’opposant a suscité de nombreuses réactions, dénonçant le discours du président de la République et s’opposant à toute idée de modification de la Constitution actuelle.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les commentaires de quelques internautes.

Bangoura Khamè : au moins on est d’accord avec lui sur l’appréciation de la Constitution. Si elle interdit d’insulter le président, elle demande aussi de partir après deux mandats présidentiels.

Touré Ibrahima Sory : nous sommes pour un affrontement oui, mais qu’il soit intellectuel. Genre un débat télévisé et en direct. Comme ça, chacun saura qui est qui et qui a fait quoi.

Moussa Konaté : c’est lamentable et désolant de voir le PR en militant de plus, on a qui comme PR du peuple ?

Bah Mamadou Mouctar : il ne va jamais oser de faire un débat télévisé avec ses trois concurrents directs à savoir Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté.

Kader Fofana : c’est peut-être l’insouciance, l’irresponsabilité d’un gouvernant. Ou peut-être une certaine ruse, de l’intimidation qui n’a pas de sens parce que nous n’allons reculer pour rien face à son projet antidémocratique. Vive la Guinée ! Vive l’UFR ! Ensemble nous vaincrons !

Ahamad Mohamed : mon boss, affrontement n’est pas forcément violence (affrontement d’opinions, d’idées, de conviction). Le statut qui vous place devant les autres est votre humanisme et votre sens élevé de maintien de la paix.

Espoir Perdu : si la Constitution interdit les injures à l’égard des dirigeants comme il le dit, alors faudra passer le même sur la limitation du nombre de mandat puisque là aussi c’est dans la Constitution.

Alpha Diallo : il n’y a pas lieu de débattre avec lui, étant donné que son mandat arrive à terme et la Constitution qu’il cite lui interdit de briguer un autre mandat présidentiel.

Abdoulaye Sylla : un signal fort. Le peuple doit être endurant et têtu face à ce régime.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Faya Millimono répond à Alpha Condé : « pousser les jeunes à l’affrontement fait de lui un chef de gang »

25 mars 2019 à 11 11 44 03443

La sortie du président Alpha Condé au siège du RPG, hier dimanche, 24 mars 2019, suscite l’indignation des acteurs politiques et de la société civile guinéenne. Alpha Condé a invité les jeunes du parti à se tenir prêts à l’affrontement. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, au lendemain de cette sortie controversée, Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral, trouve ces propos scandaleux.

Dr Faya Millimouno ne va pas du dos de la cuillère en dénonçant ces propos du président Alpha Condé. « Alpha Condé est convaincu que son projet ne peut pas passer. Donc, il est très nerveux. Et, ce n’est pas sa nervosité qui va nous arrêter de poursuivre la préservation des acquis démocratiques dans notre pays. Pousser les jeunes à l’affrontement, pousser les militants à l’affrontement, fait de lui désormais un chef de gang et non un chef d’Etat. Nous prendrons toutes les dispositions pour arrêter cela », soutient l’opposant.

Pour Faya Millimono, le président Alpha Condé a franchi le rubicond. « Comme les Forces Sociales l’ont dit, nous allons vérifier son état de santé mentale. Parce qu’on ne peut pas se faire le luxe d’être dirigés par quelqu’un qui pourrait avoir des problèmes de ce genre. On va requérir qu’il soit livré son bilan médical pour qu’on soit sûr que le pays ne sera pas en danger. Parce que, quand un président de la République appelle à l’affrontement, c’est qu’il a franchi une limite qu’il ne devait jamais franchir.

S’il croit aussi que ces genres de déclarations peuvent brûler la Guinée, c’est lui qui aura besoin de ses jambes quand le moment va arriver. Il n’a qu’à prendre le pas, il saura effectivement que le peuple ne laissera pour personne l’acquis qu’il a eu au prix de son sang, au prix de sa vie », averti le président du BL.

Dans les déclarations tenues au siège du RPG Arc-en-ciel, Alpha Condé s’en est pris à Abdourahmane Sanoh de la PCUD (Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement) qu’il accuse d’être « un petit bandit ». Pour le président du BL, « ce n’est pas le langage d’un président de la République. Encore une fois, il a démontré que les guinéens doivent prendre très au sérieux le fait qu’il ait un bilan complet de son état de santé ».

Enfin, l’opposant a minimisé la menace faite par Alpha Condé de traquer et traduire en justice ceux qui vont l’insulter. « Il croit que même le militant du RPG est protégé ? Je crois que le manteau qu’il a porté hier n’était pas le manteau d’un président de la République. Un président de la République qui appelle à l’affrontement, le lendemain il devait être chassé ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Le RPG perturbé ? « Mon nom figurait sur l’une des listes des comités de base », dit Baba Fofana de l’UFR

25 mars 2019 à 11 11 18 03183

La coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines de Siguiri a tenu son assemblée générale hebdomadaire hier dimanche, 24 mars 2019, à son siège au quartier Pontbada, dans la commune urbaine de Siguiri. Le coordinateur, Baba Fofana, a déclaré que le RPG Arc-en-ciel est perturbé, appelant les militants et sympathisants de son parti à la vigilance, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est par des mots de compassion à l’endroit des victimes du déguerpissement à Kaporo Rails, Kipé 2 et une partie de Koloma 1 (Conakry) que la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri a ouvert son assemblée générale. Une action du gouvernement que Baba Fofana, le président de séance, a dénoncé avec vigueur.

« Nous sommes dépassés par le dégât que le régime d’Alpha est en train de faire, c’est un régime sans cœur. Comment ils peuvent déguerpir des centaines de citoyens guinéens sans aucune mesure d’accompagnement ? Nous demandons à nos frères de Kaporo Rails de se remettre à Dieu, il va trancher bientôt », a dit le coordinateur de l’UFR à Siguiri.

Selon monsieur Fofana, tout cela prouve que nous vivons dans une atmosphère de fin de règne. « Nous sommes à la fin du régime, les signes le montrent déjà : déguerpissement sans logique, l’ingratitude du régime. Aujourd’hui, le président se plaît à dire qu’il n’y a pas de cadres dans ce pays. Il oublie que ce sont ces mauvais cadres qui lui ont donné le pouvoir. Il a utilisé l’honorable Savané (député de Siguiri, ndlr) et l’a traité de tout », a-t-il dénoncé.

Pour finir, Baba Fofana estime que le RPG est complètement paniqué. « Il faut être très vigilant. C’est la fin du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. Ils sont perturbés, ils n’ont plus de militants. Au cours de leur restructuration, moi Baba Fofana, mon nom figurait sur une des listes des comités de base. C’est-à-dire qu’ils n’ont plus de militants mais aussi ils sont perturbés », soutient-il.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un éboulement fait un mort à Balato

25 mars 2019 à 10 10 21 03213

Un éboulement est survenu hier, dimanche 24 mars 2019, à Balato, district relevant de la sous-préfecture de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri. Il a coûté la vie à un homme d’une quarantaine d’années, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est dans une ancienne mine d’or appelée Laminibè que cet éboulement est survenu dans la matinée d’hier dimanche. Abou Kourouma, 42 ans, s’est retrouvé coincé dans le trou. Il a fallu de longues heures de recherche pour que son corps soit retrouvé dans la soirée.

Alpha Diallo, agent de la Croix-Rouge locale, regrette l’attitude des mineurs qui s’obstinent à aller travailler dans les anciennes mines d’or jugées risquées. Et cela, malgré les multiples éboulements mortels enregistrés dans ces mines.

« Malgré toutes les sensibilisations, les jeunes prennent toujours le risque pour descendre dans les trous les plus risqués par ce qu’ils pensent que l’or se trouve en abondance dans les anciens trous. Cet éboulement s’est produit à 10 heures du matin, mais c’est seulement à 19h30 que le corps de la victime a été retrouvé », a-t-il indiqué.

Le corps d’Abou Kourouma a été ramené dans son village à Tökounoun, dans la préfecture de Kankan, où il sera inhumé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : la CIDT réunit les fils et filles de Télimélé autour du football

25 mars 2019 à 10 10 08 03083

La cellule technique de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), fidèle à sa vocation, organise un tournoi de football inter sous-préfectoral à Conakry qui regroupe 10 équipes. La compétition, démarrée avant-hier samedi 23 mars 2019, est dotée du trophée feu Amadou Katoumba Barry et se tient au terrain unité de Nongo.

La démarche vise à raffermir les liens d’amitié et de solidarité entre les fils et les filles de Télimélé, mais aussi les amener à s’impliquer davantage dans le développement de la préfecture, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Ibrahima Sory Diallo, secrétaire général de la CIDT, a indiqué que ce tournoi a pour objectif de « raffermir les liens d’amitié et de solidarité entre les ressortissants de Télimélé et environs, se trouvant à Conakry. Feu Amadou Katoumba Barry a été un personnage qui a marqué toute une génération à Télimélé. D’abord, en tant que footballeur, sportif de haut niveau et enseignant.

Ensuite, directeur préfectoral de la jeunesse de Télimélé, Gaoual et Labé, avant d’être secrétaire général chargé des collectivités de Kindia. Et donc, c’est bien naturellement pour cette raison que les ressortissants que nous sommes, ont décidé de lui rendre un hommage ainsi que tous ses coéquipiers qui ont hissé haut les couleurs de notre préfecture au niveau national », a-t-il indiqué.

Poursuivant, monsieur Diallo a rappelé que la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) a été créée en août 2013 à Bruxelles et elle rassemble à ce jour une vingtaine de représentations à l’étranger. « La CIDT a à son actif, depuis 2013, la structuration de plusieurs associations de ressortissants de Télimélé ; la lutte contre la maladie à virus Ebola ; un don d’un conteneur de matériel médical ; la construction de deux écoles à Télimélé, précisément à Konkouré et à Wobhèrè qui sera livré bientôt ;

La rénovation de deux (2) postes de santé à Sinta et à Bourouwal, précisément à Ninguéthèrè ; l’organisation de deux (2) forums internationaux, en 2013 à Bruxelles et en 2015 à Télimélé ; l’organisation des semaines d’amitié et de solidarité scolaires ; la construction de six (6) cabines de toilettes publiques à Télimélé ; plusieurs formations en techniques de recherche d’emploi. Et donc, pour cette année, sont inscrits au programme, justement l’organisation de ce tournoi, une formation en entrepreneuriat en direction des jeunes », a-t-il fait savoir.

S’exprimant au nom de toute la famille, Mohamed Barry, frère de feu Amadou Katoumba Barry, a remercié les organisateurs de ce tournoi pour avoir donné le nom du tournoi à son grand frère. « C’est un acte qui nous a marqués. Nous avons compris que notre frère a beaucoup fait pour la préfecture de Télimélé. Si tous les ressortissants de Télimélé, à l’intérieur comme à l’extérieur, décident d’organiser ce tournoi pour notre frère, ça nous réjouit à plus d’un titre.

Nous remercions tous les ressortissants, amis et sympathisants de Télimélé pour l’effort qu’ils ont fourni pour organiser ce grand tournoi ici à Conakry entre toutes les sous-préfectures de Télimélé pour honorer notre grand-frère. Ça nous encourage, nous ses frères, à faire mieux que lui pour notre préfecture », a dit Mohamed Barry.

Pour sa part, Elhadj Mamadou Alpha Bah, secrétaire à l’information et à la communication du bureau des ressortissants de Télimélé, au nom d’Elhadj Souleymane Bah dit S-Bah, président de ladite association, a remercié les organisateurs pour cette belle initiative. Selon lui, le bureau des ressortissants, dont la CIDT est partie intégrante, est en train de fournir d’énormes efforts pour le développement de Télimélé. « C’est avec l’appui du bureau des ressortissants qu’on a eu les 10 kilomètres de goudron à Télimélé ; c’est avec son appui qu’on a eu le déblocage des sept (7) milliards de francs guinéens pour l’adduction de Télimélé.

C’est avec son appui aussi qu’on est en train de développer certains projets à Télimélé, notamment la finition de la construction du collège franco-arabe. Nous voulons juste vous dire que nous sommes ensemble, nous remercions la coordination internationale des ONG pour l’initiative prise. (…) Ce que nous allons vous dire, c’est de prendre le travail au sérieux, l’éducation. C’est la clé de la réussite.

Comme disait Hô Chin Minh, vous pouvez libérer un pays avec des ignorants, mais vous n’allez jamais développer un pays avec des ignorants. Donc, c’est pour vous dire, vous jeunes de Télimélé, nous vous encourageons à l’étude, à la formation, au perfectionnement », a-t-il exhorté.

A noter que 10 équipes prennent part au tournoi à élimination directe. En match d’ouverture, l’équipe de Bourouwal-Sounkin a battu son homologue de la commune urbaine. Après avoir fait jeu égal 0-0, l’équipe de Bourouwal l’a emporté à l’épreuve des penaltys et se qualifie pour le tour suivant.

Pour la journée d’hier dimanche, deux matchs étaient au programme. Santou a éliminé Sinta aux tirs au but, et Gougoudjé a battu Daramagnaki sur le score de 2 à 1.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tolo : (Mamou) : lancement des travaux de construction de 225 salles de classes

25 mars 2019 à 8 08 40 03403

Grâce à la coopération allemande, la Guinée va bénéficier bientôt de 225 nouvelles salles de classes. La cérémonie de lancement officiel des travaux a eu lieu dans la localité de Tolo, relevant de la préfecture de Mamou. Elle a réuni des membres du gouvernement, les autorités localités et les partenaires au développement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont les préfectures de Mamou, Faranah et Kissidougou qui vont bénéficier de ces nouvelles salles de classes. Leur réalisation s’inscrit dans le cadre du projet Promotion de l’Éducation de Base en Guinée. A l’occasion de la cérémonie de lancement officiel de ces travaux qui a eu lieu dans la sous-préfecture de Tolo, le maire de cette commune rurale de Mamou a exprimé sa joie et sa satisfaction de voir sa localité faire partie des bénéficiaires de ce projet.

« Au nom de la population de Tolo et à mon nom personnel, nous vous disons merci. Merci de votre soutien pour l’éducation de nos enfants. Des enfants qui constituent le socle du développement. A mon avis, l’éducation de nos enfants est aujourd’hui la chose la plus importante pour le changement positif de notre cher pays. Nous vous donnons notre engagement inconditionnel pour la réalisation de ce projet », a dit Elhadj Thierno Maadjou.

Cette cérémonie a été présidée par le ministre de L’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, accompagné de son homologue du Commerce, Boubacar Barry, et de nombreux responsables du système éducatif guinéen. Le ministre a remercié la coopération allemande pour son appui au système au éducatif guinéen. « Le lancement des travaux de 225 nouvelles salles de classes dans les préfectures de Faranah, de Kissidougou et de Mamou vient poursuivre cet appui de nos amis allemands.

Cet investissement nouveau, offrira l’opportunité aux enfants des communautés bénéficiaires d’avoir accès à l’école. C’est pourquoi, j’invite les populations à faciliter la réalisation des travaux et une fois ces écoles achevées, à inscrire tous les enfants en âge d’être scolarisés, notamment les filles.

Pour ma part, je voudrais rassurer les heureux donateurs que mon département ne ménagera aucun effort pour préserver ces acquis en rendant les salles de classes fonctionnelles par la mise à disposition d’enseignants qualifiés et en nombre suffisant. Je témoigne ici la satisfaction du gouvernement pour la bonne conduite du précédent projet et je lui demande d’observer la même rigueur dans la mise en œuvre du présent projet dans les délais contractuels », a dit Mory Sangaré.

Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com
Tél : 625 69 89 19

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