Labé : une femme blessée par balle, son argent emporté par des inconnus

22 mars 2019 à 19 07 19 03193

Une femme, âgée d’une quarantaine d’années, répondant au nom de Rachel Yaradouno, a été blessée par balle par des inconnus au quartier Kouroula, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2019, alors que la pauvre revenait de son lieu de travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’insécurité est toujours d’actualité dans la commune urbaine de Labé. Madame Rachel Yaradouno, gérante d’un bar, a été agressée aux environs de 4 heures du matin dans la nuit du vendredi. Les auteurs de l’attaque lui ont tiré dessus avant de lui enlever une importante somme d’argent, a-t-on appris.

Selon un membre de sa famille, rencontré à l’hôpital régional de Labé, l’attaque est survenue au moment où la dame rentrait chez elle, après avoir travaillé dans son bar. Les assaillants, après lui avoir tiré dessus au niveau des jambes, ont emporté le sac contenant la recette journalière, ajoute notre source.

Interrogé sur les conditions dans lesquelles Rachel Yaradouno a été admise à son service, Docteur Sékou Bah, médecin en service à la traumatologie de l’hôpital régional de Labé, explique : « c’est dans les environs de 4 heures du matin qu’on nous a fait parvenir une blessée. Selon la patiente, elle a été victime d’un coup de fusil à Kouroula. A son arrivée, on a constaté effectivement qu’elle avait des blessures au niveau des jambes et du pied gauche.

Immédiatement, nous avons fait les premiers soins et nous avons demandé qu’elle fasse la radiologie. Ce matin, elle a fait la radio où nous n’avons pas vu des lésions osseuses. Elle est hospitalisée et poursuit son traitement. Quant à son pronostic vital, il n’est pas en danger », rassure le médecin.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un conducteur de moto taxi a été mis aux arrêts par les services de sécurité. Il est soupçonné de complicité avec les auteurs de cette attaque.

Cette situation relance à nouveau les débats sur l’insécurité dans la commune urbaine de Labé où les attaques à main armée se multiplient.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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Elections législatives : le président de la CENI veut que le processus soit informatisé

22 mars 2019 à 19 07 02 03023

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la CENI poursuit sa série de rencontres, entamée hier jeudi, avec les acteurs politiques guinéens. Pour la journée de ce vendredi, 22 mars 2019, l’Organe de Gestion des Elections (OGE) s’est entretenue avec la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD). Selon maître Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des élections législatives prochaines.

Dans son intervention, Me Amadou Salifou Kébé a indiqué que les échanges de ce vendredi ont porté notamment sur les thèmes concernant l’organisation des élections. « En fait, c’est de venir discuter de nos problèmes, écouter les leur et débattre, quelles sont les solutions que nous allons adopter pour avancer ensemble.

Vous savez, sans concertation, le processus électoral n’avance pas. Donc, nous avons pu faire le choix de la concertation, de la discussion, pour pouvoir s’entendre sur le minimum que nous pouvons faire et trouver des solutions idoines pour la bonne organisation des élections, surtout les élections législatives à venir », a-t-il expliqué.

Parlant des problèmes qui ont été soulevés lors des échanges, le président de la CENI indique qu’il y a eu par exemple le rapport d’audit du fichier électoral qui a fait ressortir un ensemble de recommandations qui doivent être prises en compte. « Nous en avons discuté avec les acteurs et nous continuons à discuter avec les autres acteurs.

Il y a également la participation des acteurs, des éléments politiques dans les structures de la CENI en partant des démembrements jusqu’aux comités et cellules que nous mettons en place sur le terrain pour aider à faire avancer le processus électoral.

Nous avons fait le plaidoyer pour que les acteurs qui vont être choisis, les éléments que les acteurs vont nous envoyer, soient des gens qui savent lire et écrire au-moins et qui comprennent le processus électoral. C’est un des problèmes que nous avons. Sur le terrain, on nous envoie souvent des gens qui sont assez peu compétents ou assez peu lettrés en français pour comprendre ce dont nous parlons ».

En outre, maître Amadou Salifou Kébé a réaffirmé son souhait de passer du manuel à la technologie lors des prochaines élections. Cela permettra, précise-t-il, de sécuriser davantage les données. « Il n’y a pas de détails parce qu’il n’y a pas de technologies utilisées dans les élections dans notre pays. En dehors de la consolidation du fichier électoral, qui est protégé par un système informatique, aucun autre système n’est utilisé dans le processus électoral.

Que ça soit la remontée des données lors du recensement des électeurs, de l’enrôlement des électeurs, jusqu’à la remontée des résultats des votes, aucune technologie n’est utilisée. C’est le document physique que nous prenons souvent pour traverser toute la Guinée, venir jusqu’à Conakry parfois pour les déposer.

Nous voulons trouver un palliatif à cela. Soit, utiliser les deux systèmes : le physique et l’informatique, ou en tout cas, trouver un système qui garantirait l’intégrité des résultats jusqu’à la base de Conakry pour la fiabilité de tout cela », indique-t-il.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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EP de Kipé 2 : la Fondation Orange Guinée et Wafrica offrent des kits numériques aux élèves

22 mars 2019 à 18 06 40 03403

La Fondation Orange Guinée, en collaboration avec l’ONG Wafrica, a offert des kits numériques aux élèves de l’école primaire Kipé 2, dans la commune de Ratoma. La cérémonie de remise a eu lieu ce vendredi, 22 mars 2019, dans l’enceinte dudit établissement. C’était en présence des donateurs, de plusieurs cadres et enseignants de l’établissement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’offre de ces kits par la Fondation Orange Guinée s’inscrit dans le cadre de l’exécution des programmes de l’école numérique. Une démarche qui vise à améliorer la formation des enfants bénéficiaires.

Pour Amina Boukali, secrétaire générale de la fondation Orange Guinée, ce kit va permettre aux enfants d’accéder au monde numérique et de trouver toutes les informations liées à leurs programmes scolaires. « Ce kit est composé de 50 tablettes, 2 serveurs Raspberry et tous les matériels nécessaires pour permettre aux enfants d’accéder au monde du numérique et à plus de 45 000 ouvrages grâce justement à ces Raspberry au centre desquels nous téléchargeons, nous embarquons des contenus éducatifs.

Ils n’ont pas besoin de se connecter au réseau Orange Guinée, ils sont autonomes. Le circuit est fermé, ils se connectent en classe et suivent les instructions du répétiteur, donc de leur enseignant, sur les différentes matières : que ce soit la Géographie, l’Histoire, en tout cas toute matière utile dans le cadre des programmes scolaires », a-t-elle expliqué.

A la question de savoir si ce programme de parrainage des écoles va s’étendre sur d’autres écoles du pays, madame Amina précise : « nous avons commencé ce programme il y a deux ans. L’école de Kipé est la 50ème école. Plus de 30 mille élèves sont touchés grâce à ce programme-là. Nous en avons énormément à l’intérieur. Je crois que c’est la 3ème école à Conakry, nous sommes en Forêt, en Haute Guinée, au Fouta et en Basse Guinée. Donc, le programme suit son cours ».

En outre, la secrétaire générale de la fondation Orange Guinée a donné d’utiles conseils aux responsables de l’école bénéficiaire. « Ce que nous demandons au corps enseignant, c’est de préserver le kit, qu’il reste donc à l’école, à des classes biens définies, afin de permettre justement à ces élèves de se familiariser avec les outils, mais encore que le corps enseignant soit à l’aise avec.

Une fois qu’ils sont familiarisés, nous venons en année deux, densifier le programme. Donc, après la phase pilote on densifie, on regarde le résultat, comment ça se passe et ensuite, on donne d’autres kits suivants le besoin des établissements », a précisé Amina Boukali.

Madame Hann Fatou Souaré, directrice exécutive de l’ONG WAFRICA Guinée, a remercié la fondation Orange Guinée avant de revenir sur le motif de ce don en kits numériques. « Je tiens à remercier la Fondation Orange Guinée pour ce don qu’elle vient d’offrir aux élèves de l’école primaire Kipé 2. Un don de 50 tablettes qui permettront aux enfants de se connecter et d’avoir accès à beaucoup de livres et d’autres matériels éducatifs et ludiques. On espère que cela va améliorer le niveau des enfants.

Nous, notre ONG œuvre déjà depuis trois ans dans cette école. On a un programme avec les filles et les enseignantes, les filles en difficultés avec des soutiens scolaires et on essaie de renforcer les capacités des maitresses sur ce qu’on appelle la pédagogie active. Tout pour améliorer la scolarisation de la fille.

Et, comme on travaille avec la fondation Orange Guinée sur ce qu’on appelle la maison digitale à Coyah pour l’instant, où on aide aussi des femmes dans les milieux semi-ruraux à s’autonomiser, à s’outiller en alphabétisation et sur d’autres questions, notamment sur les Violences Basées sur le Genre et c’est pourquoi nous avons saisi la Fondation Orange Guinée qui a certains objectifs communs avec nous, afin de doter cette école aussi en outils numériques », a fait savoir la directrice exécutive de Wafrica Guinée.

Pour sa part, Amadou Dia, délégué scolaire adjoint de Kipé, a remercié les deux fondations pour ce geste qu’il a qualifié de magnanime. Pour lui, « contribuer à l’éducation des enfants, c’est contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la société. L’éducation est l’un des premiers besoins d’un peuple. Pour qu’il soit fort, il faut l’éducation.

Et pour cela, nous remercions, au nom de la DCE de Ratoma et au nom des responsables de l’école primaire Kipé 2, les deux fondations qui ont bien voulu offrir ces kits numériques aux élèves de cette école. Nous souhaitons que ce geste se multiplie dans toutes les écoles du pays », a-t-il dit.

Sékou Keita, élève en classe de 6ème année, un des bénéficiaires de ce don, s’est dit satisfait de ce don et promet d’en faire bon usage. « Je suis très heureux de recevoir ce don de la part d’Orange. Je vais me servir de cette tablette pour découvrir beaucoup d’informations », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Journée mondiale de l’eau : voici la déclaration d’Elhadj Alpha HANN, président du PNEGUI

22 mars 2019 à 18 06 05 03053

Mesdames et Messieurs, acteurs du secteur de l’eau

La célébration de la journée mondiale de l’eau m’offre l’occasion de souhaiter joyeuse fête à tous les acteurs du secteur de l’eau et du développement de manière globale.

A titre de rappel, permettez moi d’indiquer que la Journée mondiale de l’eau a pour objectif d’attirer l’attention de tous, décideurs et acteurs, sur l’importance de l’eau et de promouvoir la gestion durable des ressources en eau douce.

L’origine de cette journée remonte en 1992 lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) qui a recommandé qu’une journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce.

Pour mettre en oeuvre cette décision, l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie le 22 décembre 1992 a adopté la résolution A/RES/47/193 déclarant le 22 mars 1993 première journée mondiale de l’eau.

La résolution a recommandé aux Etats membres de consacrer cette journée à des activités de sensibilisation et d’information du public sur les enjeux du secteur de l’eau et la nécessité de sa promotion et de sa protection. Les activités concernent notamment l’organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires ou expositions.

Cette journée est également une occasion d’apprendre davantage, de disséminer l’information en vue de contribuer au changement attendu dans la gestion des ressources en eau.

Le thème de cette année 2019 est : « Ne laisser personne de côté ». Son choix repose sur un contexte marqué par l’adoption en septembre 2015, à l’unanimité par les 193 États Membres de l’Assemblée générale des Nations Unies y compris la Guinée du document intitulé Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ».

Au travers de ce plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité, les États Membres ont résolu d’« éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », de prendre des mesures audacieuses et porteuses de transformation pour « engager le monde sur une voie durable, marquée par la résilience » et de veiller à « ne laisser personne de côté ».

Mesdames et Messieurs, acteurs du secteur de l’eau,

La célébration de cette fête intervient à un moment où le secteur des ressources en eau de la Guinée est confronté à d’énormes défis. Il s’agit par exemple de la pollution des eaux, l’agression des cours d’eau et surtout des têtes de source, la déforestation à grande échelle, la faible coordination de la gestion du secteur, et la faiblesse des investissements.

S’agissant de l’accès à l’eau potable, les populations de certains quartiers de Conakry et de l’intérieur du pays font face à d’énormes difficultés. Par exemple, les femmes et les enfants sont obligés de passer des heures à la recherche de l’eau au niveau des quelques forages et des bornes fontaines existants dans leurs quartiers.

Cette situation est préjudiciable au développement économique et social de notre pays. C’est pourquoi, le gouvernement doit intensifier ses efforts pour améliorer la desserte en eau de la population.

De même, la situation des têtes de source des principaux cours du pays notamment le Konkouré, le Niger et le Sénégal est très inquiétante en raison des actions de l’homme. Une mission déployée au Fouta Djallon par le Partenariat National de l’Eau de Guinée a permis de relever la nécessité de mener des actions fortes pour la protection de la tête de source du fleuve Konkouré, et cela eu égard à son importance dans la production d’électricité en Guinée.

En ce qui concerne la déforestation, le Partenariat National de l’Eau invite les principaux acteurs de prendre des initiatives solides et urgentes pour endiguer ce phénomène. En effet, il n’est pas rare de constater sur nos principaux axes routiers de nombreux camions chargés de charbon, souvent en provenance des principaux bassins versants du pays.

Cette situation, si elle n’est pas corrigée, pourrait négativement impacter les ressources en eau. C’est pourquoi, j’en appelle à la mobilisation de tous pour inverser la tendance.

Un autre défi à relever reste la mobilisation de tous pour une gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Comme vous le savez, plusieurs acteurs interviennent en ce qui concerne l’eau, il s’agit par exemple des ministères de l’hydraulique, de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage, … D’où la nécessité de mettre tous autour de la table pour améliorer la gestion de l’eau.

A ce jour, et fort heureusement la politique nationale de l’eau a été adoptée. Sa vulgarisation doit être faite dans l’ensemble du pays pour faire comprendre à tous les orientations nouvelles en matière de gestion des ressources en eau.

Pour sa part, le PNEGUI demeure engagé à contribuer largement à ce travail aux côtés de son partenaire stratégique, le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique. Il demeure aussi déterminé à poursuivre la promotion de la GIRE afin que tous profitent de nos ressources en eau et qu’on parvienne à booster le développement économique et social de notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer mon intervention sans appeler les acteurs du secteur de l’eau à resserer les rangs autour du PNEGUI pour promouvoir le débat et les actions autour des ressources en eau guinéennes.

J’appelle également les partenaires techniques et financiers à accompagner davantage le secteur de l’eau et surtout le PNEGUI en vue de favoriser son développement pour le bien de la Guinée.

Vive le PNEGUI!
Vive la coopération Internationale!
Vive la Guinée!
Ensemble pour une gestion intégrée et durable des ressources en eau

Je vous remercie

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Fibre optique, 4 G d’Orange : voici les précisons de Mamy Diaby du Backbone National

22 mars 2019 à 17 05 45 03453

Le directeur général adjoint de la Société de Gestion et d’Exploitation du Backbone National (SOGEB) s’est exprimé ce vendredi, 22 mars 2019, sur les conditions dans lesquelles la société Orange a acquis la licence d’exploitation de la 4 G et le niveau de la pause de la fibre optique. Mamy Diaby, le DGA de la SOGEB, a vanté les mérites de la Guinée dans ce domaine, comparé à d’autres pays de la sous région, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Invité ce vendredi de l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace FM, Mamy Diaby a fait une comparaison sur le coût de la licence entre la Guinée et les autres pays. « Vous savez, dans une licence, ça fait appel à trois critères : une licence a un coût, une licence a une durée, une licence a des exigences qui sont inclues dans un cahier de charges… D’abord, nous avons une population de 12 millions d’habitants, nous avons un cout de la Licence de 90 millions de dollars sur 10 ans.

Donc, 90 millions de dollars, représentent 52, 2 milliards de francs CFA. Si je le ramène à l’année, donc je divise 52,5 milliards sur 10 ans ; ça fait 5, 25 milliards par an. Divisons-le par 12 millions de guinéens. Avec 12 millions d’habitants, soit 5,25 milliards de francs CFA par an sur la durée de la licence pour un ratio de 437, 5 FCA pour chaque habitant, si l’on fait un partage.

Contrairement à la Côte d’Ivoire, qui a signé une convention de 100 milliards de francs CFA sur 15 ans, avec une population de 24 millions d’habitants, soit 6, 66 milliards de francs CFA avec un ratio 277,7 francs CFA. La Guinée a vendu à 1,57 le coût de la Côte d’Ivoire sans tenir compte du coût du nombre d’habitants », a expliqué le DGA de la SOGEB

Sur la pose de la fibre optique, Mamy Diaby a dit que le déploiement de ces câbles se fera sur une distance de 4 500 kilomètres. Elle est déployée aujourd’hui à hauteur de 90%. Ce qui veut dire que si nous mettons en service les tronçons qu’ils ont déjà livrés, nous allons résorber la demande à hauteur de 90%. Donc, cette fibre optique, nous l’avons déployée dans tous les huit gouvernorats, toutes les 33 préfectures », a-t-il précisé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mafanco : Mouctar Diallo remet un financement de 200 millions GNF aux jeunes

22 mars 2019 à 17 05 16 03163

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue d’appuyer les jeunes de Guinée à travers le financement des projets générateurs de revenus. C’est dans ce cadre que Mouctar Diallo a été reçu ce vendredi, 22 mars 2019, par les populations du quartier Mafanco, dans la commune de Matam. Le ministre a saisi l’occasion pour remettre la somme de 200 millions de francs Guinéens en faveur des projets initiés par les jeunes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour la jeunesse de Mafanco. La remise de ce financement de 200 millions de francs guinéen s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des jeunes pour des projets générateurs de revenu. Deux autres projets ont été soumis au chef du département de la jeunesse, à savoir un projet d’installation d’un pressing moderne et la construction d’une maison des jeunes.

Dans son discours, le ministre Mouctar Diallo a réaffirmé son engagement à accompagner les jeunes en vue de leur permettre de sortir de leurs difficultés. « Nous sommes heureux de vous dire que nous allons financer ces projets et nous allons nous battre pour la construction de la maison des jeunes. Nous avons pu mobiliser 200 millions de francs guinéen pour le financement de projets générateurs de revenus et nous sommes en discussion avancée avec les partenaires pour la construction de la maison des jeunes.

Un terrain a été identifié grâce à vous, obtenu et nous avons adressé un courrier à la mairie de Matam. Et donc, c’est pour vous dire que ce projet aussi est en bonne voie. Nous sommes à votre disposition pour financer vos activités génératrices de revenus et nous sommes prêts à vous accompagner dans vos différentes initiatives », a promis le ministre de la jeunesse.

Par ailleurs, Mouctar Diallo a salué la bravoure de la jeunesse guinéenne qui se bat pour le développement de notre pays. « C’est pourquoi, dit-il, nous sommes à votre disposition. Et, la jeunesse de Mafanco a une particularité, elle est une jeunesse voisine du président de la République. C’est une chance exceptionnelle, c’est une particularité qui doit être transformée en opportunité pour la jeunesse et pour l’ensemble du quartier ».

Pour sa part, Mohamed Lamine Fernandez, au nom de la jeunesse de Mafanco, a remercié le ministre de la Jeunesse pour son soutien avant de demander son appui pour l’émergence du quartier. « Monsieur le ministre, la population de Mafanco vous demande une doléance, de tout faire afin que Mafanco ait une maison des jeunes digne de nom. Je voudrais à présent demander votre soutien inconditionnel et indéfectible à nos initiatives afin de permettre leur ascension parmi tant d’autres », a-t-il sollicité.

La cérémonie a pris fin par la visite du site où la maison des jeunes sera construite.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Condamnation de Grenade : l’UFDG dénonce l’acharnement du régime Condé sur un citoyen

22 mars 2019 à 17 05 05 03053

Après son arrestation et sa détention arbitraires, Monsieur Boubacar DIALLO vient d’être injustement condamné à dix (10) ans de détention criminelle avec une période de sûreté de cinq (5) ans. La Direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) exprime toute sa solidarité à son vaillant et loyal militant et, en même temps, dénonce et condamne solennellement l’acharnement injustifié sur ce jeune homme innocent et sur les autres militants de l’opposition par une Justice aux ordres.

Cette condamnation intervient en dépit des efforts déployés par les Avocats qui n’ont pas manqué de démontrer pendant tout le procès, l’absence de preuves sur la culpabilité de Boubacar DIALLO et la violation systématique du formalisme procédural, protecteur des libertés individuelles.

Depuis le début de l’affaire, on assiste à un enchaînement de manipulations conduisant à ce qu’il faut bien appeler une dénaturation de la justice tant la procédure suivie est en contrariété avec ce qu’on est en droit d’attendre d’une justice indépendante et impartiale. En effet, les conditions d’arrestation et de détention de Boubacar DIALLO, le refus de prendre en compte l’annulation de la procédure engagée contre lui par la Chambre d’Instruction de la Cour d’appel de Conakry, l’expiration du mandat de dépot, la primauté de la loi sur toute autre considération, sont autant d’éléments constitutifs de la violation des droits de la défense et du droit à un procès juste et équitable.

La parodie de justice à laquelle nous avons assisté le 19 mars 2019 déshonore la Guinée. Dans un État de droit, la justice est le dernier rempart contre l’arbitraire. Malheureusement, cette justice chargée de veiller au respect des droits et de garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives s’est muée en une justice à deux vitesses qui garantit l’impunité totale pour les affidés du pouvoir, et organise des procès biaisés et expéditifs contre les partisans de l’Opposition.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

Fait à Conakry, le 21 mars 2019

La Direction nationale de l’UFDG

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Siguiri : le parquet veut collaborer avec la société civile pour limiter les infractions à la loi

22 mars 2019 à 15 03 43 03433

Le Parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri continue sa série de rencontres avec les différentes couches sociales de la ville. Après les sages, les brigades de surveillance, les huissiers, le procureur de la République, Alghassimou Diallo, était en conclave avec les acteurs de la société civile, ce vendredi 22 mars 2019. Les échanges ont porté sur la collaboration que le Parquet compte avoir avec ces acteurs sociaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Le procureur de la République de Siguiri entend œuvrer pour faire en sorte que cette ville soit une cité où la loi est respectée, où les infractions de toutes sortes sont très rares. C’est pourquoi, outre la répression du banditisme et la criminalité, Alghassimou Diallo veut s’attaquer aux racines des problèmes. D’où ces rencontres avec les couches sociales de la ville.

Pour ce qui est de la société civile, le Parquet souhaite collaborer avec elle pour empêcher la commission de certaines infractions. « La société civile a une vocation apolitique, une vocation qui veut que la société civile soit une structure de veille, une case de veille et une structure avant-gardiste. La collaboration qui doit exister entre votre structure et la justice, c’est ce qui sera au centre de cette rencontre.

Je veux que nos échanges tournent autour de cette collaboration puisque dans beaucoup de préfectures, les procureurs que nous sommes, nous nous appuyons plus sur la société civile pour la prévention des infractions à la loi pénale, c’est à dire la sensibilisation que vous devez faire pour qu’il y ait moins d’infractions.

Ensuite, la sensibilisation que vous devez faire pour qu’il y ait moins de conflits communautaires. Cette sensibilisation, vous devez la faire en principe au niveau des écoles et les autres lieux publics. Parce que la plupart des infractions à la loi pénale, sont des œuvres des jeunes.

Bien entendu, je n’occulte pas le fait que certains vieux commettent des infractions à la loi pénale. Ici, j’ai même vu des imams qui commettent des infractions à la loi pénale. Donc, si le dialogue est permanent entre nous et la ligne est bien tracée, nous pouvons s’appuyer sur vous pour réussir en grande partie la mission régalienne pour laquelle nous sommes là », a déclaré le procureur Alghassimou.

Les activistes de la société civile présents à rencontre ont salué cette initiative et promis de collaborer avec le Parquet pour l’atteinte de ses objectifs.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Éliminatoires CAN/2019 : voici les affiches de la dernière journée et les nations déjà qualifiées

22 mars 2019 à 14 02 33 03333

La 6ème et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 de football se joue à partir de ce vendredi, 22 mars 2019. Dix (10) places sont à prendre à l’occasion de cette journée. Les affiches Cameroun-Comores, Burundi-Gabon, RDC-Liberia, Bénin-Togo ou encore Libye-Afrique du Sud seront décisives. De son côté, la Guinée qui est déjà qualifiée et qui est assurée de terminer première de son groupe, se déplacera en Centrafrique juste pour remplir les formalités.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le programme complet de cette dernière journée des éliminatoires de la CAN Egypte 2019.

Vendredi 22 mars

13h, Malawi-Maroc, à Blantyre (groupe B)
15h, Nigeria-Seychelles, à Asaba (groupe E)
17h, Botswana-Angola, à Francistown (groupe I)
17h, Burkina Faso-Mauritanie, à Ouagadougou (groupe I)
17h, Soudan-Guinée équatoriale, à Omdurman (groupe A)
18h15, Tunisie-Eswatini, à Radès (groupe J)
19h45, Algérie-Gambie, à Blida (groupe D)

Samedi 23 mars

13h, Burundi-Gabon, à Bujumbura (groupe C)
15h, Cameroun-Comores, à Yaoundé (groupe B)
15h30, Niger-Egypte, à Niamey (groupe J)
16h30, Guinée-Bissau-Mozambique, Bissau (groupe K)
16h30, Zambie-Namibie, à Lusaka (groupe K)
17h, Côte d’Ivoire-Rwanda, à Abidjan (groupe H)
18h, Ghana-Kenya, à Accra (groupe F)
19h, Mali-Soudan du Sud, à Bamako (groupe C)
19h, Sénégal-Madagascar, à Thiès (groupe A)

Dimanche 24 mars

13h, RD Congo-Liberia, à Kinshasa (groupe G)
13h, Zimbabwe-Congo, à Harare (groupe G)
14h, Centrafrique-Guinée, à Bangui (groupe H)
15h, Bénin-Togo, à Cotonou (groupe D)
15h, Cap-Vert-Lesotho, à Praia (groupe L)
15h, Tanzanie-Ouganda, à Dar es Salam (groupe L)
17h, Libye-Afrique du Sud, à Sfax (Tunisie), (groupe E)

  • Les qualifiés avant cette 6ème journée : Algérie, Côte d’Ivoire, Egypte (pays-hôte), Ghana, Guinée, Kenya, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Nigeria, Ouganda, Sénégal et Tunisie.

Toujours en course : Cameroun, Comores, Gabon, Burundi, Bénin, Togo, Gambie, Afrique du Sud, Libye, Zimbabwe, Liberia, RD Congo, Congo Brazzaville, Angola, Burkina Faso, Guinée Bissau, Namibie, Mozambique, Lesotho, Tanzanie, Cap Vert.

  • Les éliminés : Guinée Equatoriale, Soudan, Malawi, Soudan du Sud, Seychelles, Ethiopie, Sierra Leone, Centrafrique, Rwanda, Botswana, Niger, Eswatini (ex-Swaziland), Zambie.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sidya Touré aux membres de la CENI : « qu’ils se mettent à la hauteur pour mériter notre confiance »

22 mars 2019 à 13 01 18 03183

La CENI poursuit sa série de rencontres entamée hier, jeudi 21 mars 2019, avec les acteurs de la classe politique guinéenne. Après le camp Faya Millimono et l’opposition républicaine hier, la commission électorale échange en ce moment 12h55 avec une délégation de la COD, une autre coalition regroupant des partis d’opposition, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A la tête de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD), Sidya Touré est l’un de ceux qui ont pris part à cette rencontre. Et, le président de l’UFR a été le premier à sortir de la salle alors que les travaux se poursuivent encore.

Des travaux qui portent sur un certain nombre de problématiques liées notamment à la gestion des recommandations de l’audit du fichier électoral, la problématique des remontés des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, et le financement des partis politiques.

Au sortir de la salle, Sidya Touré s’est prêté aux questions des journalistes. « Nous sommes venus d’abord écouter, ensuite participer. Nous avons tous travaillé en un temps record pour essayer d’étudier les propositions qui nous ont été faites. Ensuite, nous avons d’autres sujets que nous comptons aborder. Mais au-delà de tout, il y a la problématique qui est celle de savoir quelle va être réellement la qualité de cette CENI.

Parce qu’elle commence à discuter avec vous, au dernier moment, les résultats sont éparpillés partout (…) Donc, la CENI doit se mettre au-dessus. Vous avez vu les sanctions qui ont été prises récemment de la part des Etats-Unis à l’encontre du Congo Kinshasa ? (…)

Nous devons faire en sorte que ceux qui composent la CENI, notamment son président, qu’ils se rendent compte que c’est une institution et qu’ils se mettent à la hauteur de cette institution-là pour mériter notre confiance, c’est ce qui est important. Les détails techniques, tout le monde sait faire ça.

La condition, c’est qu’on veuille le faire, que nous soyons suffisamment intègres et surtout patriotes pour savoir que le rôle d’une institution comme ça, c’est pour sortir du processus électoral et que me moins de gens puisse contester. Si ce n’est pas le cas, elle aura raté sa mission », a fait observer Sidya Touré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Iboun Conté prévient : « si quelqu’un parle au nom de l’AGEPI, on va l’ester en justice »

22 mars 2019 à 12 12 06 03063

A travers un congrès extraordinaire, tenu il ya deux jours, Alpha Abdoulaye Diallo a été porté à la tête de l’AGEPI (Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante). Une élection que conteste Moussa Iboun Conté, celui qui se dit « président légal et légitime » de la structure. Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, dans l’après-midi d’hier jeudi, 21 mars 2019, Moussa Iboun Conté soutient qu’il n’y a pas eu de congrès. Il n’exclut pas de porter plainte contre toute personne qui va parler au nom de l’AGEPI.

Guineematin.com : certains membres de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante ont organisé un congrès au cours duquel Alpha Abdoulaye Diallo a été élu à la tête de cette structure. Quelle est votre réaction?

Moussa Iboun Conté : écoutez, il n’y a pas eu de congrès au niveau de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante. Si vous avez suivi le déroulement de l’actualité concernant l’AGEPI, vous auriez dû franchement le relever. Mais, il faut rappeler qu’il n’y a pas eu de congrès parce que deux individus, à savoir Ibrahima Kalil Sylla et André Morel Gaston, ont soustrait et utilisé frauduleusement l’entête de l’AGEPI. Ils ont usurpé les fonctions et les titres du président de l’AGEPI.

Ils ont fait circuler l’entête en son nom, appelant les gens au congrès avec des documents anonymes. Ces pièces ont été interceptées, réunies et transmises à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). Donc, sur cette base-là, le lieutenant-colonel Almamy Kalla Conté au niveau de la DPJ a adressé des mandats d’arrêt contre ces deux individus. Et, on devrait les présenter hier à 10 heures. Mais, avec la médiation de la Haute Autorité de Communication (HAC), à travers son chargé de mission, monsieur Condé, ces individus n’ont pas pu être mis à la disposition de la DPJ.

Donc, pour nous, jusqu’à preuve du contraire, au regard des statuts et des règlements intérieurs de l’AGEPI, il n’y a pas eu de congrès. Parce que les statuts sont clairs, pour que le congrès soit convoqué, il faut que cela émane de la demande des membres statutaires à jour de leur cotisation et sur la base du président de l’association.

Guineematin.com : dites-nous, qu’est-ce-qui ne va pas réellement au sein de cette structure ? Pourquoi ce congrès a été anticipé ?

Moussa Iboun Conté : non, il n’y a pas eu de congrès anticipé. Je voudrais qu’on s’entende sur les termes. Il y a un amalgame dans ce pays. On pense que tous ceux qui sont détenteurs de journaux sont membres de l’AGEPI. Non ! Ceux qui sont membres de l’AGEPI, si vous avez remarqué, tous les grands journaux n’étaient pas là-bas. Parce qu’ils savent le contenu des statuts et des règlements intérieurs de l’AGEPI.

Donc, ceux qui étaient là-bas, il y avait des imprimeurs et même des metteurs en pages. Eux, ils pensent qu’ils sont membres de l’AGEPI. Non. Ils ne sont pas membres de l’AGEPI. Et si vous regardez la liste, vous l’analysez très bien, vous ne verrez pas des patrons des grands journaux tel que l’Observateur, le Lynx, la Lance, l’Indépendant, le Diplomate et autres. Vous ne les verrez jamais. Ce sont des jeunes gens qui sont arrivés par effraction dans le métier, qui pensent qu’ils vont réussir dans le mensonge et dans la fausseté. Ça ne marchera pas.

On a demandé à ce que les gens se regroupent, qu’ils fassent des groupements d’intérêts économiques. Comment quelqu’un peut monter un journal, il est à la fois directeur de publication, rédacteur en chef, secrétaire général de rédaction, reporter et agent commercial. Vous avez vu ça dans quel pays du monde? On serait même obligé de demander aux écoles qui forment les journalistes de fermer. Parce qu’il n’y aura pas de débouchées si une seule personne peut faire 5 à 10 boulots. Donc, il y a eu un minimum de critères qu’on a mis en place.

Ceux qui s’agitent-là voulaient que la subvention soit repartie sur la base de 8 mois. Mais, on ne peut pas accepter ça. L’année, c’est 12 mois. Si on dit que les gens vont commencer à travailler en janvier et cesser de travailler au mois d’août, les quatre mois de pause, le journal papier va disparaitre. Et, j’ai été très clair, ce n’est pas à ma présence à l’AGEPI que le journal papier va disparaitre. Et ce monsieur, Alpha Abdoulaye Diallo, il a quitté l’AGEPI depuis 2005. Quand Yacine a refusé de le mettre président par intérim, il a mis Tibou Kamara à sa place.

Depuis, il a quitté l’AGEPI et il n’a jamais réintégré l’AGEPI. Je le défie de montrer un document de sa réintégration. Donc, pour nous, jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas eu de congrès à l’AGEPI. Au moment opportun, à la fin du mandat qui arrive à terme, le 17 septembre 2020, on va convoquer un congrès régulier et moi je ne suis pas candidat à ma succession, parce qu’on a dit que c’est un mandat unique de 5 ans et non renouvelable.

Guineematin.com : face à une telle situation, que comptez-vous faire ?

Moussa Iboun Conté : pour les voies de recours, hier (mercredi 20 mars 2019) il y a un huissier qui était parti là-bas faire un acte. Donc, nous attendons, si l’un d’entre eux parle au nom de l’AGEPI, on va l’ester en justice. Il va nous dire sur quoi il se fonde pour parler au nom de l’AGEPI. Et, notre mandat court encore. Et, nous sommes censés prendre des dispositions contre les individus qui agiront au nom de l’AGEPI. D’ailleurs, il y a deux d’entre eux qui vont être déférés devant le parquet, à savoir Ibrahima Kalil Sylla et André Morel Gaston.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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AGEPI : « on va faire en sorte que l’association retrouve ses lettres de noblesse »

22 mars 2019 à 12 12 06 03063

Il y a deux jours, Alpha Abdoulaye Diallo, patron de l’hebdomadaire d’informations générales Le Populaire, a été porté à la tête de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI). Un congrès extraordinaire que conteste aujourd’hui, Moussa Iboun Conté, le président « sortant », dont le mandant n’aurait pas expiré. Malgré la naissance de ce bras de fer, le nouvel élu semble avoir tourné la page et fixe déjà le cap.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, hier jeudi 21 mars 2019, Alpha Abdoulaye Diallo a décliné ses priorités.

Guineematin.com : expliquez nous dans quelles conditions le congrès qui vous a porté à la tête de l’AGEPI a eu lieu

Alpha Abdoulaye Diallo : le congrès s’est passé dans les conditions prévues par les textes et règlements régissant le fonctionnement de l’association. Et, au cours d’une assemblée extraordinaire convoquée par les membres de l’AGEPI, ça s’est bien passé. Pas hors de Conakry, mais au musée national de Sandervalia.

Guineematin.com : cependant, cette élection est ouvertement contestée par Moussa Iboun Conté qui soutient mordicus qu’il n’y a pas eu de congrès et qu’il est toujours le président de l’AGEPI

Alpha Abdoulaye Diallo : c’est tout à fait normal. En démocratie, on peut toujours contester une élection. Comme vous le savez, ce sont les suffrages exprimés par nos membres qui sont les plus importants. C’est la confiance placée en nous par nos membres qui est la plus importante. Nous prenons acte de toutes les déclarations de monsieur Iboun Conté, l’ancien président. Nous n’avons pas pour le moment de commentaires à faire là-dessus. Parce que nous sommes en démocratie.

Guineematin.com : pensez-vous que ce congrès qui s’est tenu en l’absence de Moussa Iboun Conté est légal ?

Alpha Abdoulaye Diallo : ce n’est pas une question à laquelle moi je peux répondre. Je m’excuse, mais je ne répondrai pas à cette question.

Guineematin.com : à votre avis, pourquoi le congrès a été anticipé alors que le mandat de Moussa Iboun Conté court toujours ?

Alpha Abdoulaye Diallo : je vous réponds directement pour dire que l’AGEPI est la plus veille association de presse de ce pays. L’AGEPI a des statuts et règlements intérieurs qui sont publics. Les statuts et règlements sont disponibles dans toutes les institutions de la République. Ils sont disponibles partout. Et dans les statuts, il est prévu que le mandat d’un président de l’AGEPI est de 3 ans, renouvelable.

Nulle part dans les statuts officiels de l’AGEPI, on ne parle pas des statuts manigancés en catimini entre copains et coquins. Mais, les statuts officiels reconnus par tout le monde dans ce pays prévoient 3 ans. Cela voudrait dire que le mandat de l’équipe sortante est arrivé à sa fin en septembre 2018. D’où l’appel à ce congrès extraordinaire.

Guineematin.com : quelle nouveauté comptez-vous maintenant apporter au sein de l’AGEPI ?

Alpha Abdoulaye Diallo : notre première mission, c’est de ramener la tranquillité, la discipline au sein de l’association. C’est de faire en sorte que l’association retrouve ses lettres de noblesse, que l’association retrouve sa place dans l’espace médiatique guinéen, que l’association retrouve son image qui a été écornée par toutes les querelles, les procès en justice que nous avons enregistrés durant ces dernières années. Nous sommes sur ce chantier là.

Nous allons travailler là-dessus avec notre équipe, nous allons aider l’AGEPI à laver le linge sale en famille et à retrouver l’image qu’elle mérite en Guinée. Parce qu’elle est la première association créée ici dans ce pays dans les années 1990 qui a été toujours à l’avant-garde de lutte pour la démocratisation dans ce pays. Comme vous le savez, l’AGEPI a été pionnière dans la libéralisation des ondes. L’AGEPI ne mérite pas d’être une association où les membres se distribuent des coups de poing. C’est notre mission.

Et, avec l’aide de tout le monde, nous sommes convaincus que nous allons mettre fin à toute cette pagaille. Je suis un connaisseur de la maison, j’étais là, avant aujourd’hui. J’ai été vice-président, j’ai été président intérimaire, jusqu’à ce que moi-même j’ai rendu démission pour céder la place à un autre. Après moi, il y a eu élection, un président est venu, il a géré.

Un autre président est venu dans les conditions que tout le monde connait. Et aujourd’hui, les électeurs ont décidé de changer la situation pour remettre de l’ordre dans la maison. Et mission m’a été confiée de redonner à l’AGEPI la place qu’elle mérite dans l’espace médiatique guinéen. C’est ce que je suis en train de faire et ça sera mon cheval de bataille.

Entretien réalisé par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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MINISTERE DE L’UNITE NATIONALE : l’échec n’est pas une fatalité (Par Alexis Lamah)

22 mars 2019 à 11 11 01 03013

Depuis quelques jours, dans quelques médias de la place et via les réseaux sociaux, on assiste à un débat tout aussi subtil qu’insidieux et fallacieux sur le leadership à la tête du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté. En filigrane, on établit un parallèle entre le ministre sortant et celui entrant. Démarche légitime et compréhensible en somme. Si ce n’était que dans la comparaison, certains font dans des raccourcis, alors que chez d’autres, les biais sont si évidents qu’il est à se demander s’ils ne cachent pas des desseins inavoués.

Pourtant, ma conviction, c’est qu’autant Kalifa Gassama Diaby a montré la force de ses convictions, autant Mamadou Taran Diallo, à peine arrivé voilà bientôt trois mois, peut marquer son passage à la tête de ce département ministériel par les actes qu’il sera amené à poser. Ce, même s’il est évident que l’un et l’autre n’auront pas la même démarche.

Deux événements isolés ont particulièrement attiré mon attention. D’abord, il y a quelques semaines, dans une émission d’une des radios guinéennes, il avait été prophétisé que le budget du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté serait revu à la hausse, maintenant que le ministre qui « gênait » est parti. Eh bien, il n’en est rien. Je peux d’autant l’affirmer que j’ai moi-même procédé au rapprochement des chiffres.

Et le moins qu’on puisse dire est que le résultat est sans appel. Dans la loi des finances rectificative (LFR) 2018, la dotation du ministère était de 8.714.062.000 GNF ; dans la loi des finances initiale (LFI) 2019, le même ministère est doté d’un budget de 7.420.520.000 GNF ; Il en découle qu’au lieu de croître, le budget a plutôt baissé de 1.293.442.000 GNF.

Le second événement est en rapport avec la déclaration des biens du nouveau ministre. Sur une radio de la place et les réseaux sociaux, j’ai entendu et lu que Mamadou Taran Diallo ne s’était pas conformé à l’article 36 de la constitution relatif à la déclaration des biens des hauts commis de l’Etat avant leur entrée en fonction. Personnellement, je me pose toujours la question de savoir d’où vient une telle allégation.

Parce qu’elle est contraire au contenu du récépissé de déclaration de biens n° 27 du 4 décembre 2018 du Greffe de la Cour Constitutionnelle et du rapport des investigations menées par la Cellule le Balai citoyen qui s’est particulièrement intéressée à cette dimension. Comme par enchantement ! En effet, dans ledit rapport, au rang n°22 de la liste des membres du gouvernement Kassory Fofana ayant fait la déclaration des biens, figure Mamadou Taran Diallo. Et il est confirmé qu’il l’avait faite le 4 décembre dernier.

Les attaques personnalisées malveillante sont, à l’évidence, des auto-défenses, manœuvres, diversions et fuites en avant dilatoires face à la démonstration probante de l’inexactitude des commentaires sur l’augmentation du budget et celle sur la déclaration des biens.
Comme je le disais tout au début, ces événements en apparence anodins, peuvent ne pas être si isolés, l’un de l’autre.

En tout cas, en ce qui me concerne, ils sont plus ou moins en rapport avec la tendance décidément trop forte de faire la comparaison entre les deux ministres. Ce qui à priori n’a rien de mauvais. Tout au contraire, c’est un exercice qui devrait rappeler au nouveau ministre la tâche qui l’attend. Cependant, Mamadou Taran Diallo, tout en ne négligeant pas ce débat, ne devrait néanmoins pas en être l’esclave, au point d’oublier l’essentiel. Et l’essentiel, c’est quoi ?

C’est, dans le respect de la discipline gouvernementale, s’attacher méthodiquement et avec toute la lucidité requise à atteindre les objectifs qui lui sont assignés dans les attributions du ministère et sa lettre de mission. En gros, il doit veiller à poser des actes et à produire des résultats dans le cadre de la promotion de la citoyenneté et de la consolidation de l’unité nationale.

Pour cela, il est libre de choisir sa démarche et son approche. Il n’est pas obligé de dénoncer les tares sur la « place publique ». On n’attend pas et on ne devrait pas attendre de lui qu’il fasse comme…Il doit rester lui-même et demeurer fidèle à ce qu’il est. In fine, seul son bilan comptera. Tout le reste, ai-je envie de dire, relève de la distraction et du superflu.

Alexis Lamah, depuis Angers

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Politique sociale : la SMD offre des équipements au Tribunal de Faranah

22 mars 2019 à 10 10 45 03453

Fidèle à sa politique sociale, la SMD (Société Minière de Dinguiraye) a procédé à une remise d’un don de matériels informatiques au Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah, ce jeudi 21 mars 2019. C’est devant les autorités communales et les citoyens que cette remise a eu lieu dans les locaux dudit tribunal, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La SMD continue son offensive vers les préfectures de l’intérieur du pays. C’est dans cette dynamique qu’elle a offert un don de matériels informatiques et accessoires au Tribunal de Première Instance de Faranah. D’une valeur de 60 millions 310 mille francs guinéens, ce don est composé de deux (2) ordinateurs, deux (2) imprimantes Canon, une photocopieuse, deux panneaux solaires avec accessoires.

Selon maître Ibrahima Kadiatou Camara, avocat à la Cour, directeur des Affaires Juridiques et Relations Publiques de la Société Minière de Dinguiraye (SMD) à Léro, « il est de l’intérêt de la SMD, à l’image de toutes les sociétés minières, de contribuer au développement de la République de Guinée, mais aussi à côté du gouvernement guinéen.

Alors, nous avons visité ce tribunal, nous avons vu les conditions dans lesquelles ces magistrats sont en train de travailler, dans l’absence totale d’électricité et de matériel informatique. Les jugements qui sont rendus, les manuscrits sont saisis dans des cybers et, donc en dehors du tribunal.

Ce qui comporte un risque de manipulation sans compter que dans l’obscurité, les magistrats ne peuvent pas travailler. Donc, c’est pour palier à cette insuffisance que la SMD, à travers mon initiative, a accepté d’accompagner le tribunal en apportant cette assistance en panneau solaire pour éclairer le tribunal, mais aussi en matériel informatique : des ordinateurs, des imprimantes et une photocopieuse pour faciliter leur travail et espérer améliorer le fonctionnement du TPI de Faranah », a dit maître Ibrahima Kadiatou Camara.

Il rappelle que le TPI de Faranah n’est pas le premier d’ailleurs à bénéficier d’un appui de la SMD. « Nous ne sommes pas à notre première action. Nous avons apporté des assistances au tribunal TPI de Siguiri, à la Justice de Paix de Dinguiraye, à la Cour d’Appel de Kankan, et en 2019, nous continuons avec le tribunal de Faranah », a souligné le directeur des Affaires Juridiques et Relations Publiques de la SMD.

Mamoudou Lébéré Baldé, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a dit sa satisfaction devant ce geste magnanime. « Par rapport à la réception de ce don de la part de la SMD, c’est un sentiment de joie, de satisfaction qui m’anime. Je me réjouis à plus d’un titre d’avoir reçu ce matin ce matériel venant de la SMD.

Quand on est arrivé, vous connaissez l’état des lieux de ce tribunal. Nous, on s’est dit qu’on ne peut pas rester comme ça sans travailler et heureusement comme vous l’avez constaté, on a fait les couches de peinture pour un peu harmoniser l’hygiène de notre travail.

Par après, on a pensé également à ces ordinateurs. Maintenant, comme on a un ami qui est avocat aussi, il est le directeur du département juridique de la SMD, il est venu nous rendre visite. Immédiatement, on lui a posé le problème. On s’est dit, est-ce qu’avec la SMD on peut soit procéder à la rénovation de nos logements ou qu’est-ce que la SMD peut faire pour le tribunal de Faranah ?

Il nous a répondu que Dinguiraye relève de la région administrative de Faranah, mais c’est Dinguiraye qui est prioritaire par rapport aux redevances. Comme ça, on ne peut pas élargir ça au niveau de la population de Faranah.

Mais, comme Dinguiraye fait partie de la région administrative de Faranah, et lui comme il a un petit budget, il pourra voir tout ce qu’il pourra faire pour nous… Franchement, si on a reçu ça aujourd’hui ici, ça ne peut que nous réjouir davantage et on promet qu’on va en faire bon usage et on va se battre pour l’amélioration de notre travail, parce que la justice doit être autonome et cette autonomie, c’est pour pouvoir gérer tous les actes du tribunal.

Vous avez vu tout dernièrement même avec l’affluence qui était là pour le recrutement au niveau de l’armée et on était obligé soit de recruter des gens ou aller chez les prestataires privés pour pouvoir faire nos actes. Ce n’est pas bon, ce n’est pas commode. Mais, avec cela, certainement on pourra améliorer nos conditions de travail en tant que magistrats, et satisfaire les citoyens qui bénéficient des actes qui sortent du tribunal », a dit le procureur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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Kindia: plus de 8 tonnes de produits périmés incinérés par les autorités

22 mars 2019 à 9 09 44 03443

La section préfectorale de contrôle de qualité de Kindia, les autorités administratives et communales, les chefs des services de défense et de sécurité ont procédé hier, jeudi 21 mars 2019, à l’incinération de produits périmés. Ce sont 8,2 tonnes de produits « toxiques et impropres à la consommation » qui ont été brûlés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette opération a eu lieu dans la forêt classée de Fotongbé, située à quatre (4) kilomètres de la commune urbaine. Mamadou Adam Diallo, chef section office de contrôle de qualité de Kindia, est revenu l’origine des produits incinérés. « Dans le cadre de ses activités sur le terrain, la section de contrôle de qualité de Kindia a mené des opérations de contrôle des produits et marchandises qui font l’objet de transaction commerciale dans les différents marchés des communes, urbaine et rurales, dans la préfecture de Kindia.

Ces opérations de contrôle ont porté notamment sur les magasins de stockage, des détaillants des boutiques, des étalagistes et des marchands ambulants. Ces actions de grande envergure ont abouti à la saisie d’importants lots de produits et marchandises impropres à la consommation humaine », a expliqué monsieur Diallo.

En ce qui concerne le type de produits et les objectifs visés, le chef section office de contrôle de qualité de Kindia a donné les détails suivants : « il s’agit entre autres, de jus de toutes sortes, de produits pharmaceutiques, de produits cosmétiques, de l’alimentation générale (biscuits, beurre, fromage, yaourt, lait, huile), de boissons alcoolisées, etc. L’ensemble de ces produits saisis est estimé à 8,2 tonnes.

La présente opération d’incinération va permettre à la population de se débarrasser de ces produits toxiques qui sont impropres à la consommation humaine. En plus de la sensibilisation, la section du contrôle de qualité est déterminée à poursuivre de telles opérations de contrôle pour retirer les produits impropres à la consommation humaine au bénéfice de la population toute entière ».

La cérémonie a été présidée par Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Kindia. Il a remercié la section pour le travail abattu. « Je voudrais, au nom de monsieur le préfet, vous remercier très sincèrement pour le travail que vous êtes en train de mener quotidiennement sur le terrain.

Cela est un résultat très positif. Car, ce que nous voyons devant nous constitue un poison pour les citoyens de Kindia. Alors, c’est le lieu de vous remercier et de vous encourager d’avoir toujours un regard sur ce qui se passe autour de nous dans les marchés… »

Pour sa part, Fodé Kazaly Keïta, substitut du procureur près le Tribunal de Première Instance de Kindia, s’est réjoui de cette opération. « Qui parle d’incinération suppose que cela se rapproche des produits impropres à la consommation. Le but est la protection de la population, parce que nos marchés regorgent assez de produits périmés.

Cette opération nous rassure en tant que représentant du ministère public. Cela va être un moyen d’informer la population et les opérateurs économiques aussi concernés qu’à Kindia, ce service est à pied d’œuvre pour l’éradications des produits périmés dans le marché », a souligné monsieur Keïta.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628516796

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Humanitaire : l’UFDG évacue Aïssatou Bella pour des soins en Tunisie

22 mars 2019 à 8 08 43 03433

Comme l’a promis Cellou Dalein Diallo il y a environ une semaine, l’UFDG a évacué Aïssatou Bella Diallo, jeune fille défigurée par une grenade lacrymogène des forces de l’ordre qui réprimaient une manifestation d’habitants de Kipé 2, protestant contre la démolition de leurs maisons la semaine dernière. Le principal parti d’opposition de Guinée a décidé d’envoyer la jeune fille en Tunisie pour des soins plus appropriés, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Aïssatou Bella Diallo a quitté Conakry dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 22 mars 2019, pour Tunis. En plus de sa famille, la patiente a été accompagnée à l’aéroport international de Conakry-Gbessia par une délégation de l’UFDG, dont Maladho Diallo et Elhadj Saïdou Baldé, respectivement trésorier national et chargé des affaires sociales du parti du principal parti d’opposition du pays.

Selon Maladho Diallo, ce geste de l’UFDG et son leader Cellou Dalein Diallo est purement humanitaire. « Vous savez que Aïssatou Bella a été défigurée suite à une bombe lacrymogène. Elle avait été admise à l’hôpital Donka. Malheureusement, au niveau de Donka, il n’y a pas de services adéquats pour le traitement. Le président Cellou Dalein a pris des renseignements au Sénégal, au Maroc et en Tunisie. Et en fin de compte, nous avons compris que la Tunisie répondait mieux par rapport au traitement qu’elle devait suivre.

C’est ainsi que nous avons mobilisé les moyens qu’il faut. Nous avons acheté les billets d’avion non seulement du papa et de la fille, mais aussi du médecin qui doit accompagner la petite. Après les billets d’avion, il y a la prise en charge à la clinique là-bas. Donc là aussi, nous avons mobilisé l’argent qu’il faut par rapport aux premiers soins. Cela dit, nous allons les accompagner la fille jusqu’au bout.

Parce qu’après le traitement de la plaie, il faut que la petite subisse la chirurgie esthétique pour retrouver son nez. Déjà nous sommes aux alentours de 100 millions de francs guinéens en termes de montant engagé pour le traitement de Aïssatou Bella », a indiqué le trésorier national de l’UFDG.

Dans la famille de la jeune fille, c’est naturellement la joie et la satisfaction. Son père, Alpha Oumar Diallo, a vivement remercié l’UFDG et son président Cellou Dalein Diallo pour ce geste humanitaire. « Nous sommes très heureux de cette action du président de l’UFDG. Nous prions Dieu que nous arrivions dans les meilleures conditions et que ma fille puisse recouvrer sa santé.

Nous prions Dieu que l’UFDG, que le président Cellou Dalein Diallo atteigne ses objectifs. A Donka, les médecins ne s’occupaient que très peu de ma fille. Nous y avons passé près d’une semaine, mais le traitement de ma fille laisse à désirer. Donc, j’espère qu’en Tunisie, ça sera tout le contraire », a dit le papa de la victime.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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