A l’image de certains de ses collègues du gouvernement, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, était face à la presse ce lundi, 18 mars 2019. La démarche visait à présenter le bilan du département pour les huit dernières années et d’annoncer les perspectives. La rencontre s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ses propos, Moustapha Naïté a commencé par faire l’état des lieux du réseau routier guinéen sous les deux premières républiques, de 1958 à 2010. « Sous la première République, de 1958 à 1984, le réseau routier laissé par l’administration coloniale, à la prise en main de notre pays, est passé de 10 143 kilomètres à 12 753 kilomètres de routes inventoriées (toutes catégories).

Les grandes voiries urbaines bitumées, environ 40 kilomètres ; routes nationales bitumées, 1124 kilomètres ; routes en terre moderne, 262 kilomètres ; routes en terre, 11 327 kilomètres ; les ponts sur les routes régionales 2660 mètres-linéaires ; les grands ouvrages 970 mètres-linéaires et les bacs fluviaux et maritimes 28 unités. Il ressort de cette période qu’en 1984, 60 % du réseau routier était dégradé.

Sous la deuxième République, de 1984 à 2010, le réseau routier a connu aussi un développement et a bénéficié de deux grands projets, notamment le troisième projet de la Banque mondiale ; ce qui explique des semi-réhabilitations ; et le quatrième projet qui a eu à reconstruire des infrastructures importantes, dont 1253 kilomètres », a-t-il indiqué.

Paradoxalement, poursuit le ministre, à la fin de 2010, le réseau routier guinéen présentait un taux de dégradation très élevé. « A l’avènement du professeur Alpha Condé, donc de la troisième République, plus de 81% du réseau routier revêtu était en mauvais état et une bonne partie en dégradation avancée.(…)

En 2010-2011, le président de la République a réhabilité environ 2377 kilomètres de routes nationales bitumées, revêtue plus de 81% en mauvais état ; 146 kilomètres de voiries urbaines bitumées, et 5045 mètres linéaires d’ouvrages de franchissements et environ une densité routière de 3, 1 kilomètres sur 100 kilomètres carré, alors que la moyenne dans la sous-région est de 5 kilomètres sur 7 kilomètres carré ».

Face à l’urgence qui s’imposait à l’arrivée du président de la République, Moustapha Naïté a dit qu’une nouvelle stratégie a ainsi été adoptée par le gouvernement pour la réhabilitation et la réfection de nouvelles routes. « Cette renaissance a demandé beaucoup d’investissements engagés ou mobilisés depuis 2011. Au moins, 2 milliards 200 millions de dollars ont été investis dans le développement des infrastructures routières sous la Troisième République.

Les différents ministres en charge des Travaux Publics ont mis au cœur de la stratégie l’emploi des jeunes. Sans se tromper, l’on pourra dire que plus de 320 000 emplois temporaires directs ont été pourvus depuis 2011, uniquement avec les travaux routiers. Ce chiffre est forcément en deçà de la réalité économique engendrée par la politique des grands travaux lorsqu’on sait que sur le long des axes, objet des travaux, se développe une économie locale… ».

Pour ce qui est des perspectives du département des Travaux Publics, Moustapha Naïté a annoncé que d’importants chantiers sont en vue. « Nous avons réhabilité et/ou reconstruit et ou les travaux sont encore en cours ou vont démarrer pour certains plus de 2000 kilomètres de routes nationales dont : réhabilitation de la route nationale Dabola-Kouroussa-Coyah-Friguiagbé ; Friguiagbé-Souguéta ; Mamou-Labé ; Kankan-Mandiana.

Et, en termes de reconstruction vous avez : Coyah-Mamou-Dabola ; Dabola-Cisséla-Kouroussa ; Kissidougou-PKA 63-Gueckédou ; Gueckédou-Kondébadou ; Coyah-Farmoriah », a annoncé le ministre des Travaux Publics.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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