La campagne de distribution gratuite du praziquantel et l’albendazole, des médicaments censés lutter contre la schistosomiase et les géo-helminthiases, aux enfants âgés de 5 à 14 ans, a créé une scène de psychose et d’incompréhension à Coyah ce lundi, 18 mars 2019. Plusieurs enfants ont été hospitalisés à l’hôpital préfectoral après avoir pris ces médicaments, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Coyah.

L’hôpital préfectoral de Coyah a enregistré une arrivée massive d’enfants, pour la plupart frappés de vertige, après avoir pris des comprimés antiparasitaires. Cette situation a entraîné une scène de panique au sein des populations de cette préfecture.

Mais, il n’ y a pas lieu de s’inquiéter, rassure le Docteur Conté Naby Youssouf, médecin chef des urgences à l’hôpital préfectoral de Coyah. Selon lui, « nous on a reçu des enfants, il paraîtrait qu’ils ont reçu des comprimés en guise de vaccination, des comprimés antiparasitant. Après, il y a d’autres qui n’ont pas pu supporter. Ils sont venus, on les a vus, on les a gardés pour quelques minutes, on leur a donné du jus.

Mais pratiquement, il n’y a rien, ils sont rentés. Ils étaient nombreux, il y a eu plus de 200 et quelques enfants ici. Parce que, quand l’un apprend que l’autre a envoyé son enfant à l’hôpital parce qu’ il a pris des comprimés, même si son enfant n’a rien, il va l’envoyer aussi à l’hôpital. Donc, ça a créé une panique généralisée ici. Mais Dieu merci, les gens ont compris que ce n’était rien », a-t-il expliqué.

Pour le chef des services urgences de l’hôpital préfectoral de Coyah, cette campagne de vaccination est comme les précédentes. Il estime donc que les enfants qui ont souffert des effets des produits étaient, soit malades, ou alors ils n’ont pas mangé avant de prendre les produits. « Ce sont des vaccinations qu’on a l’habitude de faire couramment. C’est purement antiparasitant.

Ce sont des enfants, peut-être, quand on leur donnait les comprimés, ils n’avaient pas mangé ou c’est des gens anciennement malades. Parce qu’on a testé deux cas, on a trouvé que c’est le palu. On les a mis sous perfusion, et ça va », a rassuré le médecin.

A noter que des situations similaires ont été également enregistrées dans d’autres localités, notamment Dubreka et Fria, ce lundi. Là-bas aussi, plusieurs enfants ont été hospitalisés après avoir pris ces produits antiparasitant.

De Coyah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments

Commentaires

Alpha Guineematin.com