L’Union pour le Progrès de Guinée (UPG), parti politique créé par feu Jean Marie Doré, connaît une guerre de leadership qui le fragilise davantage. Jacques Gbonimy et Jean Alfred Mathos se disputent la présidence du parti depuis quelques jours.

Des sympathisants de monsieur Mathos, réunis au siège du parti ce mercredi, 13 mars 2019, au quartier Belle Vue, lui ont apporté leur soutien, dans son duel avec l’ancien membre de la CENI, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors d’un congrès organisé le 03 mars dernier à Conakry, Jacques Gbonimy a été élu à la tête de l’UPG. Le camp Jacques Gbonimy avait émis beaucoup de griefs contre monsieur Mathos, dont notamment son élection comme conseiller à la commune de Ratoma, sous les couleurs de l’UFR.

Au même moment, Jean Alfred Mathos se trouvait hors du pays. Une élection que ce dernier conteste, tout en se présentant comme étant le vrai président du parti.

Face à ses militants, le président « déchu » a réaffirmé son engagement à continuer le combat jusqu’à la fin de son mandat. « Je suis et demeure le seul président de l’UPG. La légalité appartient au bureau politique du parti. Nous avons été élus en 2016 pour 4 ans, le mandat est en cours. Je pense que cette légalité ne doit pas être ébranlée », lance Jean Alfred Mathos.

Parlant du congrès du 3 mars dernier, à l’issue duquel son challenger s’est déclaré président du parti, maitre Mathos a tenu à clarifier les choses. « Ce congrès était un congrès extraordinaire. Pour qu’il soit électif, il fallait aller avec tous les congressistes, pour que le quorum soit atteint. Cela n’a pas été le cas.

A mon élection, il y a eu 116 délégués, sur 124. Mais, à quelque fois, malheur est bon. Cette crise là va nous réveiller. Ce que je recherche aujourd’hui, c’est la légitimité et, cette légitimité, je l’ai avec la jeunesse et les femmes de l’UPG », martèle Jean Alfred Mathos.

En outre, Maître Mathos a fait savoir qu’aucune hypothèse n’est à écarter dans le règlement de ce différend. « Ce congrès qui a eu lieu, c’est un congrès qui ne répond à rien du tout. Nous allons utiliser les voix et moyens qui sont à notre disposition. Il y a la voix administrative et la voix judiciaire. Mais avant, déjà il y a la médiation qui est en cours. Si cela n’abouti pas, nous allons saisir la justice pour que la légalité soit respectée », a-t-il laissé entendre

De son côté, le responsable du bureau de la jeunesse de l’UPG, Tamba Moussa Kamano, au nom des jeunes du parti, a réaffirmé son soutien à Maître Alfred Mathos qui, selon eux, reste et demeure le seul président de l’UPG. « Après votre départ pour l’Europe, un groupe d’individus du bureau national a tenu un congrès le 3 mars 2019 à Conakry.

Nous constatons depuis ce temps une division au sein du parti. Nous, jeunes du bureau de la jeunesse du parti, disons non à l’ethnocentrisme, au régionalisme et disons non à la division du parti. Le bureau national de la jeunesse, par ma voix, réaffirme son engagement à vous soutenir pour la restauration de la démocratie.

Nous avons pour mission d’unifier le parti, d’honorer la mémoire de notre cher regretté, son excellence Honorable Jean Marie Doré. C’est pourquoi, le bureau national de la jeunesse a sollicité un congrès national après la fin de votre mandat, je précise bien, après la fin de votre mandat. D’ici là, nous sommes avec vous », a dit le jeune Kamano.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: (224) 623 53 25 04

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