TERMES DE RÉFÉRENCES FOURNITURE ET INSTALLATION DE SYSTÈMES DE SÉCURITÉ DANS LE BÂTIMENT DE COLÉAH

8 février 2019 à 21 09 01 02012
  1. Introduction :

MTN Guinée est une compagnie de téléphonie mobile filiale du groupe MTN. Elle s’est installée en Guinée depuis 2006, de cette date à nos jours, elle soustraite beaucoup de ses activités annexes avec des prestataires locaux et étrangers. Cela lui permet de se concentrer sur l’essentiel de ses activités. MTN cherche un prestataire capable d’installer les systèmes de sécurité dans le bâtiment qui lui servira de siège sis à Colèah.

  • OBJECTIF :

Les présents termes de références ont pour objet le recrutement d’un prestataire spécialisé dans l’installation et l’opérationnalisation de systèmes de sécurité (Accès au bureau, vidéo surveillance, temps de présence et sécurité incendie).  

  • OBJECTIFS SPECIFIQUES            

Il s’agit principalement de la fourniture, de l’installation et de l’opérationnalisation des systèmes ci-après :

  •  Accès au bureau par badges magnétiques sécurisés et personnalisés ;  
  • Vidéo surveillance ;
  • Gestion de temps de présence des employés et ;
  • Détection de fumées.    
  • RESULTATS ATTENDUS

MTN attend du prestataire la fourniture, l’installation et l’opérationnalisation des systèmes susmentionnés.

  • DESCRIPTION DES TRAVAUX ET SPECIFICATIONS

Le prestataire installera ces quatre systèmes et liera chacun d’eux à un ordinateur de gestion pour le stockage de l’historique des évènements pour au moins une année avec possibilité de transférer lesdites données sur un support mobile. Les systèmes doivent comprendre tous les accessoires nécessaires à leur fonctionnement normal.

  • Chaque porte magnétique sera munie de deux lecteurs de proximité, d’un groom ferme porte de 500Kgs, d’un bouton de déverrouillage avec clef et d’une ventouse de 500Kgs tous reliés aux accessoires adéquats.
  • Une caméra dôme 1200 lignes doit être placée au niveau de chacune des portes magnétiques d’accès ainsi qu’au niveau du portail près de la guérite de surveillance, toutes reliées à un ordinateur de stockage de leurs différentes prises d’images. Cela doit se faire de manière que les agents de vidéo surveillance soient capables de visionner en temps réel la prise d’images de chacune des caméras.
  • Trois lecteurs biométriques seront placés à l’entrée principale près des vigiles. Ils seront reliés à un ordinateur de stockage et de traitement d’information. 
  • Les détecteurs de fumées seront placés de sorte à couvrir tous les locaux, ainsi que le déclencheur manuel, des sirènes intérieures et sirène avec flash tous reliés à des accessoires adéquats. 

NB : une visite de site est obligatoire pour chaque prestataire intéressé.

  • Offre technique :

L’offre technique devra contenir les éléments suivants :

  • Devis quantitatif des matériels et équipements à utiliser ;
  • Spécifications techniques des matériels et équipements du devis quantitatif ;  
  • Références du prestataire (expériences et travaux similaires en cours d’exécution).
  • Qualifications et expériences des membres de l’équipe d’intervention. 
  • Organisation de l’équipe d’intervention et sa supervision. (MTN Guinée se réserve le droit d’apprécier et d’approuver la proposition).
  • Formation de l’équipe de gestion du client (MTN) sur l’opérationnalisation des systèmes.
  • Disponibilité de pièces de rechange pour les entretiens et les réparations.

NB1 : Le bâtiment concerné est un immeuble de R+4 avec 15 portes d’accès à partir de l’extérieur dont deux au rez de chaussée (voir plans détaillés en annexes).

NB2 : Les travaux doivent être réalisés dans un délai d’un mois à compter de la date de notification d’adjudication de marché tenant lieu de notification de démarrage des travaux.  

  • Offre financière :

Le prestataire intéressé soumettra son offre financière sous forme de devis estimatif avec une lettre de soumission précisant le montant total par système.

Validité des offres : Le prestataire reste engagé par son offre pendant une durée de 90jours. 

  • Critères d’évaluation :

Le prestataire sera choisi par une Commission. La notation des offres sera sur 100 points suivant la répartition indiquée dans le tableau ci-dessous :

N0

Catégorie

Poids

Description

1

Références du Postulant

20%

Le prestataire devra accompagner son offre de la liste de ses références (travaux similaires réalisés au cours des 3 dernières années en précisant les années, les noms des clients, les montants et les moyens de vérification)

3

Méthodologie et Planning d’exécution des travaux

20%

Proposer une méthodologie d’intervention sur l’ensemble des véhicules y compris ceux de l’intérieur du pays,

4

Spécifications techniques des matériels et équipements proposés  

20%

Le prestataire précisera les spécifications techniques des matériels et équipements proposés ainsi que leur garantie  

5

Termes et conditions de payement

40%

Accepter les modalités de paiement. Le travail se fera sur préfinancement : 80% du payement sera effectué environ 30 jours après la réception provisoire et 20% environ 30 jours après la réception définitive.

Total

 

100%

 

  • Soumission des offres :

Le/la prestataire devra proposer une offre technique et une offre financière.

Les offres devront être présentées en trois (3) exemplaires : un original et deux copies.

  • Une première enveloppe fermée, portant la mention « offre technique », le nom du prestataire et contenant l’offre technique ;
  • Une deuxième enveloppe fermée portant la mention « offre financière », le nom du prestataire et, contenant la lettre de soumission et le devis estimatif en HT et TTC ;
  • Une troisième enveloppe (contenant les deux enveloppes fermées) portant la mention : « CONSULTATION POUR LA FOURNITURE ET L’INSTALLATION DE SYSTEMES DE SECURITE ».
  1. Date et lieu de dépôt des offres

Les offres devront être déposées Dans l’urne à la Direction Financière de MTN Guinée (6ème étage) de l’immeuble abritant le siège MTN à Almamya Commune de Kaloum ou contacter le Procurement M. CHERIF +224 664 222 648

La date limite de dépôt des offres est fixée au mardi, 19 Février 2018 à 15H30. Toute offre parvenue après la date limite et l’heure indiquées sera considérée irrecevable.

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TERMES DE RÉFÉRENCE FOURNITURE ET INSTALLATION DES MEUBLES AU NOUVEAU SIÈGE DE MTN A COLEAH

8 février 2019 à 20 08 51 02512
  1. Introduction :

MTN Guinée est une compagnie de téléphonie mobile filiale du groupe MTN. Elle s’est installée en Guinée depuis 2006, de cette date à nos jours, elle soustraite beaucoup de ses activités annexes avec des prestataires locaux et étrangers. Cela lui permet de se concentrer sur l’essentiel de ses activités. MTN cherche un fournisseur capable de fournir des meubles de son nouveau siège sis à Coleah Lamsenbouyi conformément au plan d’occupation.

  • OBJECTIF :

Les présents termes de références ont pour objet le recrutement d’un fournisseur spécialisé dans l’ameublement bureautique (conception, fabrication et installation des meubles de bureau).

  • OBJECTIFS SPECIFIQUES            

Il s’agira principalement pour le fournisseur de proposer le design des meubles qu’il installera au cas où il sera l’adjudicataire. Par ailleurs, il proposera également un plan d’achat et d’enlèvement des anciens meubles de l’ancien bureau conformément à l’achèvement de l’installation des nouveaux meubles.

  • RESULTATS ATTENDUS

MTN attend du fournisseur la fourniture et l’installation des nouveaux meubles conformément au design fait suivant le plan d’occupation et l’achat et l’enlèvement des anciens meubles.

  • DESCRIPTION DES TRAVAUX ET SPECIFICATIONS

Le fournisseur proposera à MTN un design des meubles à fournir conformément au plan d’occupation des locaux. Le fournisseur adjudicataire confectionnera et installera les meubles conformément au design approuvé. L’installation des meubles se fera par palier dans le nouveau bâtiment et permettra le déménagement progressif du personnel. L’enlèvement des anciens meubles se fera suivant le déménagement du personnel dans le nouveau bâtiment.    

NB : une visite de site est obligatoire pour chaque fournisseur intéressé.

  • Offre technique :

L’offre technique devra contenir les éléments suivants :

  • Devis quantitatif des meubles ;
  • Spécifications techniques des matériaux de confection ;  
  • Références du fournisseur (expériences et travaux similaires en cours d’exécution).
  • Qualifications et expériences des membres de l’équipe d’intervention. 
  • Organisation de l’équipe d’intervention et sa supervision. (MTN Guinée se réserve le droit d’apprécier et d’approuver la proposition).
  • Disponibilité de pièces de rechange pour les entretiens et les réparations.

NB1 : Le bâtiment concerné est un immeuble de R+4 avec open spaces ( plan détaillé en annexe est à retirer à la direction financière de MTN ).

NB2 : Les travaux doivent être réalisés dans un délai de deux mois à compter de la date de notification d’adjudication de marché tenant lieu de notification de démarrage des travaux.  

  • Offre financière :

Le fournisseur intéressé soumettra son offre financière sous forme de devis estimatif avec une lettre de soumission précisant le montant total.

Validité des offres : Le fournisseur reste engagé par son offre pendant une durée de 90 jours. 

  • Critères d’évaluation :

Le prestataire sera choisi par une Commission. La notation des offres sera sur 100 points suivant la répartition indiquée dans le tableau ci-dessous :

N0

Catégorie

Poids

Description

1

Références du Postulant

20%

Le prestataire devra accompagner son offre de la liste de ses références (travaux similaires réalisés au cours des 3 dernières années en précisant les années, les noms des clients, les montants et les moyens de vérification)

3

Méthodologie et Planning d’exécution des travaux

20%

Proposer une méthodologie d’intervention sur l’ensemble des véhicules y compris ceux de l’intérieur du pays,

4

Spécifications techniques des matériels et équipements proposés 

20%

Le prestataire précisera les spécifications techniques des matériels et équipements proposés ainsi que leur garantie 

5

Termes et conditions de payement

40%

Accepter les modalités de paiement. Le travail se fera sur préfinancement : 80% du payement sera effectué environ 30 jours après la réception provisoire et 20% environ 30 jours après la réception définitive.

Total

 

100%

 

  • Soumission des offres :

Le/la prestataire devra proposer une offre technique et une offre financière.

Les offres devront être présentées en trois (3) exemplaires : un original et deux copies.

  • Une première enveloppe fermée, portant la mention « offre technique », le nom du prestataire et contenant l’offre technique ;
  • Une deuxième enveloppe fermée portant la mention « offre financière », le nom du prestataire et, contenant la lettre de soumission et le devis estimatif en HT et TTC ;
  • Une troisième enveloppe (contenant les deux enveloppes fermées) portant la mention : « CONSULTATION POUR LA FOURNITURE ET L’INSTALLATION DES MEUBLES ».
  1. Date et lieu de dépôt des offres

Les offres devront être déposées Dans l’urne à la Direction Financière de MTN Guinée (6ème étage) de l’immeuble abritant le siège MTN à Almamya Commune de Kaloum ou contacter le Procurement M. CHERIF +224 664 222 648

La date limite de dépôt des offres est fixée au mardi, 19 Février 2018 à 15H30. Toute offre parvenue après la date limite et l’heure indiquées sera considérée irrecevable.

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Assassinat d’un prédicateur saoudien à Mandiana : l’ouverture du procès prévu le 12 février

8 février 2019 à 20 08 33 02332

Un peu plus d’un an après l’assassinat d’un prédicateur saoudien dans la préfecture de Mandiana (en Haute Guinée), l’accusé va enfin s’expliquer devant la justice. Selon le procureur de la République de Kankan, le procès de l’assassin présumé va s’ouvrir le mardi 12 février 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors qu’elle semblait être passée aux oubliettes, l’affaire de l’assassinat du prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, à Kantédougou-Balandou, dans la sous-préfecture de Mandiana, sera enfin jugée à Kankan. C’est Aly Touré, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, le procès de l’accusé qui est détenu à Kankan, va s’ouvrir le 12 février 2019. Elle sera jugée avec plusieurs autres dossiers.

« A Kankan, on a identifié six (6) grands dossiers qui ont polarisé l’attention des citoyens et qui ont ébranlé fortement l’ordre public dans les localités de Kankan. Nous avons le dossier de l’assassinat du prédicateur saoudien ; nous avons l’assassinat d’un des présumés auteurs de l’assassinat du saoudien ; il y a également le dossier de la tentative de meurtre d’un jeune dans la commune de Kankan qui a été déplacé sur un moto taxi (Ils ont voulu lui donner la mort, heureusement il s’est défendu), ce dossier-là fait partie ; il y a un dossier de viol collectif sur mineure ; il y a un autre dossier d’association de malfaiteurs, de vol en main armée qu’on va juger », a-t-il indiqué.

A rappeler que c’est le mardi 16 janvier 2018 que le prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, a été tué par balle par des Donzos à Kantédougou-Balandou, dans la préfecture de Mandiana, où il était en tournée pour parler de l’islam. Moussa Kanté, âgé de 27 ans, accusé d’être son assassin, a été arrêté et conduit à Kankan où il est détenu depuis, au même titre que celui qui avait tué le chef des Donzos de la localité, en guise de représailles à l’assassinat du religieux saoudien.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Le Balai Citoyen chez le ministre de la Jeunesse : communiqué

8 février 2019 à 20 08 18 02182

Dans le cadre de l’évaluation périodique du partenariat de collaboration entre le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune et la Cellule Balai Citoyen, Messieurs :

  • Mouctar Diallo, Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune ;
  • Sékou Koundouno, Administrateur Général de la Cellule Balai Citoyen ;
  • Salia Camara, Administrateur Technique de la Cellule Balai Citoyen ;
  • Loïc Gustin, Responsable des programmes de la Cellule Balai Citoyen ;
    se sont rencontrés, ce vendredi 08 février 2019 au sein du ministère, afin de faire le point concernant les activités en cours et aborder les perspectives éventuelles.
    Comme cela fut le cas quelques jours plus tôt avec le Ministre en charge de la Citoyenneté, cette rencontre fut l’occasion pour la délégation de la Cellule Balai Citoyen de présenter ses nouvelles initiatives en faveur de la jeunesse sur lesquelles elles travaillent actuellement et comptent associer le ministère.
    À la suite de cette présentation, le Ministre exprima toute la sympathie qu’il a pour la société civile et souligna que ce ministère était aussi leur maison. Il fit part de son souhait d’examiner les possibilités de partenariat pour contribuer à la promotion et à l‘épanouissement de jeunesse. Il insista sur sa volonté d’en faire des acteurs majeurs et des leaders pour le développement du pays. Thématique abordée de façon frontale par le Balai Citoyen, il reconnut que la promotion de la citoyenneté était un élément indispensable pour contribuer à l’avancée du pays. Il poursuivit que la jeunesse doit, selon lui, être une alternative pour un futur meilleur mais aussi représenter une ressource active dans le présent et qu’il est essentiel d’œuvrer à l’avènement de jeunes non seulement exigeants vis-à-vis de l’Etat et de sa gouvernance, mais aussi vis-à-vis d’eux-mêmes et de ce qu’ils peuvent apporter à la société.
    Le ministre s’est montré très enthousiaste quant aux initiatives présentées et ayant comme ambition de contribuer à renforcer le sens civique des jeunes. Il en profita pour souligner qu’il y a un besoin réel, au-delà de la formation théorique ou technique, de développer le sens morale et civique. Il vit aussi dans une des initiatives une opportunité pour créer une dynamique d’émulation positive permettant d’enrayer un certain esprit d’assistanat et de repos sur les possibilités de pistonnage sur lesquels semblent parfois se reposer les jeunes pour réussir.
    En bref, le Ministre se montra très ouvert. Il réitéra qu’il sera toujours là pour les jeunes et a tenu à rassurer ses invités de la disponibilité de son Ministère pour toutes actions allant dans le sens de la promotion de la jeunesse pour une Guinée stable et prospère.
    Enfin, la rencontre se conclut par les félicitations de l’Administrateur Général de la Cellule Balai Citoyen concernant la déclaration sur l’honneur des biens de Monsieur le Ministre. Cet acte, certes obligatoire, n’a pas encore été réalisé par l’ensemble du public y étant pourtant contraint et il était à souligner l’exemplarité en la matière du Ministre et la publication très prochaine d’un rapport d’audit citoyen sur la déclaration sur l’honneur des biens.
    Conakry, le 08 février 2019
    Cellule de communication
    Saloum Condé
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Présentation des personnes dites de « grande intégrité » : le discours du ministre de la citoyenneté

8 février 2019 à 19 07 47 02472
Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, 12 personnes dont des anciens ministres du Général Lansana Conté, ont été présentées ce vendredi, 8 février 2019, au palais du peuple. Appelées « personnes réputées de grandes intégrité », ces compatriotes du troisième âge sont sensés aider à la réconciliation nationale.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours du ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté à l’occasion de cette cérémonie de présentation :

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation,

Honorables Députés,

Monsieur le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Guinée,

Distingués Mesdames et Messieurs Personnalités Réputées de Grande Intégrité (PRGI),

Mesdames et Messieurs,

La cérémonie qui nous réunit ce matin, vendredi 08 février 2019, revêt un intérêt capital pour le gouvernement en général et mon département en particulier du fait de l’utilité et de l’actualité de ce projet d’appui au dialogue et participation politiques inclusifs dont l’objectif vise à soutenir un dialogue permanent et à promouvoir une inclusion politique et sociale à travers la facilitation de Personnes Réputées de Grande Intégrité (PRGI).
Les résultats attendus sont des consensus politiques des leaders sur les questions nationales et des solutions non violentes usitées pour le règlement des conflits du fait de l’amélioration du climat de confiance entre les citoyens et les députés.

Le projet est un mécanisme privilégié de prévention et de règlement de conflits mettant fin au recours à « l’importation » de négociateurs étrangers en cas de conflits. Ainsi, la nouveauté est le choix par la classe politique parlementaire guinéenne d’éminents acteurs locaux appelés à faire la facilitation pour qu’ainsi, des guinéens plaident, négocient et solutionnent consensuellement et directement entre eux les conflits pour le bien de ce qu’ils ont de plus cher en commun à préserver : la paix et le développement de la Guinée.

Les résultats des études sur les conflits en Guinée indiquent qu’ils ont des causes politiques, économiques et sociales.

Les conflits politiques, particulièrement ceux liés aux élections, sont les plus prégnants. Les élections divisent parce que, au lieu d’être un outil citoyen de choix des dirigeants par la consultation et la concertation, elles sont dévoyées et dénaturées, parfois et dans certains endroits, en moyens de confrontation et de violence.

Je le dis souvent, la Guinée est une famille où le dissensus entre la Guinée d’en haut (élite intellectuelle, politique, administrative et financière) dans la conquête, la conservation du pouvoir, la redistribution de la richesse nationale ébranle souvent le consensus, la quiétude de la Guinée d’en bas (Guinéens moyens, guinéens lamda) dans sa quête du quotidien et l’aspiration au bien-être. Il faut agir pour que le dissensus ne soit pas porteur de division et de troubles.

L’objectif poursuivi par ce projet est en parfaite concordance avec les directives de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé pour le recours aux dialogues politiques pour la préservation de la paix dans le pays.

C’est en cela que je salue ici le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) pour cette noble initiative et je remercie, par la même occasion, le système des Nations Unies pour tout l’accompagnement qu’il ne cesse d’apporter à la Guinée.

Chères PRGI, je voudrais vous féliciter pour la confiance placée en vous par vos compatriotes sur la base que « l’intégrité engendre la crédibilité » comme l’écrivait Wayne Cheng. Au regard du parcours de chacune de vous je n’ai aucun doute quant à votre volonté et votre capacité à être à la hauteur de cette estime placée en vous. Votre mission est à la fois noble, exaltante et délicate car vous aurez en charge de ramener au tour de la table des personnes opposées tantôt, de concilier des intérêts assez divergents souvent.

Mais la mission devrait être facile du fait que les parties aux conflits sont celles, les partis politiques en général, qui vous ont investi leur confiance en vous choisissant comme Personnes Réputées de Grande Intégrité.

Logiquement, leurs portes vous resteront ouvertes, vos actions soutenues et respectées dans le règlement consensuel, en priorité, des conflits politiques latents et pendants. Dans ce sens, respectées Personnalités Réputées de Grande Intégrité (PRGI), les Guinéens attendent et espèrent beaucoup de vous des résultats immédiats. A vous maintenant d’être à la hauteur de leurs attentes et de leur prouver la justesse de vos choix respectifs.

Par ma voix, le Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, ancrage institutionnel du projet au niveau du gouvernement, vous rassure de tout son accompagnement et sa disponibilité pour la réussite du présent projet.
Je ne saurais terminer cette allocution, sans adresser à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Alpha CONDE, un hommage mérité pour sa vision éclairée et sa volonté hautement exprimée d’inscrire la préservation de la paix et de l’unité nationale comme priorité majeure dans l’action gouvernementale.

Personnalités Réputées de Grande Intégrité (PRGI), excellente réussite dans votre mission,

Vive le système des Nations Unies,

Vive la République de Guinée.

Conakry, le 08 février 2019

Mamadou Taran Diallo

Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale

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Bilan de la gendarmerie de Siguiri en 2018 : 683 personnes déférées en justice

8 février 2019 à 18 06 42 02422

La gendarmerie départementale de Siguiri a publié, ce vendredi 08 février 2019, le bilan de ses activités au cours de l’année 2018. C’était à l’occasion d’un point de presse animée par son commandant, le Lieutenant-Colonel Lah Moussa Traoré. L’officier a présenté 683 cas de délits et de crimes que ses services ont déférés devant la justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com

« Comme vous le savez tous, Siguiri est l’une des préfectures du pays les plus peuplées. Et partout où la population est dense, l’insécurité y est. En 2018, notre service a déféré 683 personnes au tribunal. Ces cas sont repartis ainsi qu’il suit : 126 cas de vols ; 99 cas de coups et blessures volontaires ; 34 cas d’abus de confiance ; 85 cas de menaces de mort ; 81cas de destruction de biens privés ; 16 cas de rébellion ; 16 cas d’injures publics et 21 cas de détention illégale d’armes à feu, dont trois personnes sont des étrangers », a indiqué le commandant de la gendarmerie départementale de Siguiri.

Le Lieutenant-Colonel Lah Moussa Traoré en a profité pour évoquer quelques difficultés auxquelles la gendarmerie départementale de Siguiri est confrontée. Des difficultés qui, selon lui, compliquent son travail. « Nous avons des sérieux problèmes. L’instruction est secrète mais là où la gendarmerie est logée, n’est pas approprié. Nous sommes exposés. Mais aussi, nous n’avons pas d’effectifs », a-t-il expliqué, sollicitant un plus grand accompagnement de l’Etat pour permettre à ses services d’être plus efficaces sur le terrain.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Fièvre Lassa, incendie mystérieux, braquage… Les citoyens de Mamou dans la psychose

8 février 2019 à 18 06 36 02362

Depuis quelques jours, les populations de Mamou ne dorment plus tranquillement. En plus de la détection d’un cas confirmé de fièvre de lassa dans cette préfecture, deux incendies mystérieux et un braquage à main armée (qui a fait un mort et un blessé) plongent les citoyens de la ville carrefour dans une psychose, a appris un reporter de Guineematin.

En fin de semaine dernière, les autorités sanitaires de la Guinée ont annoncé la détection d’un cas de fièvre lassa, une maladie hémorragique virale contagieuse, dans la préfecture de Mamou. En provenance de Kissidougou et âgé de 35 ans, le patient avait été admis le 28 janvier dernier à l’hôpital régional de Mamou pour des soins. Il est décédé le lendemain dans ce centre hospitalier.

Depuis l’annonce de cette nouvelle, les populations de la ville carrefour vivent avec la peur au ventre. Ils redoutent surtout une propagation de la maladie. Ce qui pourrait entraîner une épidémie de fièvre lassa dans cette préfecture.

Le lavage des mains (disparu depuis la fin de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée, en décembre 2015) revient peu à peu dans les habitudes. Certains citoyens s’abstiennent maintenant de serrer la main à d’autres pour éviter une contamination par les fluides corporelles.

« Les autorités sanitaires disent que c’est un cas qui a été détecté d’abord, mais il faut que nous prenions nos précautions. Avec tout ce que j’ai entendu sur la maladie, je refuse actuellement qu’on me serre la main », a confié Amadou Diallo, un diplômé sans emploi.

Dans sa dernière sortie médiatique, le directeur général de l’ANSS (agence nationale de sécurité sanitaire), Docteur Sakoba Keïta, a annoncé que 82 contacts ont été recensés dans les préfectures de Kissidougou (31) et Mamou (51 contacts). « Ces contacts sont actuellement suivis. Aucun d’eux n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa », a rassuré docteur Sakoba Keïta.

Mais, 51 contacts est déjà un nombre « suffisamment élevé » pour les populations. Surtout que les rongeurs peuvent transmettre la fièvre de lassa à l’homme à travers les fluides corporels (urine, sang, selles, etc).

En plus, un autre cas suspect (non confirmé) de la fièvre lassa a également été enregistré hier, jeudi 07 Février, dans la sous-préfecture de Ouré-kaba. La femme malade (dont l’identité n’a pas été révélée) a été évacuée à l’hôpital régional de Mamou pour une prise en charge. « Elle est malheureusement décédée à une heure du matin », a confié Docteur Kader Camara, le directeur général dudit hôpital.

Cependant, une autre mauvaise nouvelle vient d’accentuer la peur des citoyens de la ville carrefour. Il s’agit notamment de deux cas d’incendies d’origines inconnues enregistrés en deux jours à Petel 1, un quartier situé au nord dans la commune urbaine de Mamou. Le premier (survenu le lundi 05 Février 2019) a fait d’importants dégâts matériels, le second (survenu le Mercredi 06 Février dernier) a fait moins de dégâts.

Les thèses de court-circuit et de feu de cuisine étant écartées (parce que les victimes de ces incendies jurent qu’il n’y avait pas de courant dans tout le quartier et aucun feu n’était allumé dans leurs concessions au moment des incendies), les populations privilégient l’hypothèse « d’incendies mystérieux ». Certaines personnes vont jusqu’à attribuer ces incendies à des « Djinns en colère », qui se vengeraient après la coupe, en début de cette semaine (le lundi 05 Février 2019), des branches d’un vieux baobab dans ce quartier. D’où la psychose à Petel 1, où chacun redoute chaque jour que sa maison ne prenne feu.

« Depuis qu’ils ont coupé les branches du baobab qui se trouve au niveau du pont, ça ne va pas ici (à Petel 1). Il y a eu deux incendies d’abord. Les gens redoutent encore d’autres incendies. Vous savez que les vieux baobabs regorgent souvent des djinns. Et, je crois que ce sont les djinns qui sont en colères. Donc ils se vengent en incendiant des maisons », a expliqué Ramatoulaye Bah, une habitante de Petel 1.

Des citoyens de Mamou qui ont joint Guineematin.com au téléphone ce vendredi, 08 Février 2019, parlent aussi d’un autre incendie à Almamyah Terrain. Là, « c’est un atelier menuiserie situé non loin du gouvernorat qui a pris feu ». Il n’y a eu aucune perte en vie humaine, mais nos sources parlent de « dégâts matériels importants ».

En plus de la fièvre de lassa et les incendies « mystérieux », c’est un braquage à main armée qui accentue la psychose. Un braquage survenu le Mercredi, 06 Février dernier, à Diarabaka. Les assaillants ont ouvert le feu sur un véhicule Renault 21, à bord duquel se trouvaient une dizaine de passagers. Cette attaque qui réveille les vieux démons (les braquages à main armée souvent enregistrés sur les quatre axes routiers menant à la ville carrefour et qui font « la réputation de Mamou » ailleurs), a fait un mort et blessé. Les assaillants ont aussi emporté des numéraires et plusieurs objets de valeur.

« Pour le moment, on n’a pas pu évaluer tout cela, mais nous vous reviendrons pour donner plus de détails », a dit le procureur de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, tout en annonçant l’ouverture d’une enquête pour vol à main armée, associations de malfaiteurs et détention illégale d’armes.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Affaire déguerpissement à Kipé 2 : la décision de la justice attendue dans 3 semaines

8 février 2019 à 18 06 02 02022

Le procès opposant les citoyens menacés de déguerpissement à Kipé 2 à l’Etat guinéen, va s’achever sans connaître de débats proprement dits. Ce vendredi, 08 février 2019, le tribunal de première instance de Dixinn, en charge du dossier, a ordonné la clôture des débats après l’étude des pièces fournies par les parties. La juridiction a renvoyé l’affaire au premier mars prochain pour la délibération, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Il faudra encore trois de patience pour les habitants de Kipé 2, dans la commune de Ratoma, menacés de déguerpissement par le gouvernement guinéen, pour être situés sur le sort qui leur est réservé par la justice. Après de multiples reports, dus à l’absence de l’Etat, visiblement en manque d’arguments pour justifier sa décision de déguerpir ces citoyens sans aucune mesure d’accompagnement, le dossier a été appelé ce vendredi par le tribunal de Dixinn, en présence des conseils de l’agent judiciaire de l’Etat et ceux des citoyens.

Et, la présidente du tribunal a décidé de mettre le dossier en délibéré pour décision être rendue le 1er mars 2019. Car, même s’il n’y a pas eu de débats proprement dits, la juridiction a eu suffisamment du temps pour étudier les pièces fournies par les différentes parties. Et pour maître Paul Yomba Kourouma, l’un des avocats des 225 familles menacées de déguerpissement, il n’y a pas de doute que la décision qui sera prise par la justice sera à l’avantage de ses clients.

« Aujourd’hui, l’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 1er mars 2019. Les débats sont déclarés clos dans cette affaire. Cela, à la suite des observations du ministère public qui est censé être le représentant de l’Etat dans cette affaire. Lequel a attesté que la propriété querellée est bien celle des occupants qui sont nantis du titre de propriété dûment délivré par l’Etat lui-même. Et que le décret produit par le ministère de la ville est sans effet à l’égard des occupants de Kipé 2 en ce qui concerne le centre directionnel de Koloma.

Donc, les signaux de la victoire sont apparents dans cette affaire. La grande visibilité que le ministère public a eue dans cette affaire, la loyauté, la force de caractère et le courage, ont prouvé dans cette affaire, qu’il est vraiment le gardien de la légalité. Les faits sont criards, patents, et ne sauraient être autrement interprétés qu’en faveur des occupants actuels qui, juridiquement sont bien nantis des documents », a-t-il déclaré.

L’avocat précise que si, toutefois, l’effet contraire se produisait le 1er mars prochain, cette « décision sera censurée par une juridiction plus intelligente, qui infirmera la décision en question. Parce que l’Etat n’a aucun argument solide pour justifier sa décision de déguerpir des citoyens légalement installés et qui disposent de tous les documents nécessaires, attestant qu’ils sont propriétaires légaux des lieux », a laissé entendre maître Paul Yomba Kourouma.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

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Fièvre lassa en Guinée : un autre suspect meurt à l’hôpital de Mamou

8 février 2019 à 17 05 41 02412

Une femme présentant des signes annonciateurs de la fièvre lassa a été admise hier, jeudi 07 février 2019, à l’hôpital régional de Mamou. Cette suspecte dont l’identité n’a pas encore été révélée au grand public est décédée quelques heures après sa prise en charge au centre de traitement des maladies épidémiologiques dudit hôpital.

Si le résultat des analyses de laboratoire concluent à la fièvre lassa, ce cas porterait à deux, en moins de deux semaines le nombre de personnes mortes par suite de cette maladie hémorragique qui peut être transmise à l’homme par les rongeurs.

Selon des informations confiées à Guineematin.com ce vendredi, ce cas suspect a été signalé à Ouré-Kaba, une sous-préfecture située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou. La femme (dont l’identité n’a pas été révélée) vomissait du sang. Elle a été évacuée à Mamou où il a été admis au centre de traitement des maladies épidémiologiques sis à l’enceinte de l’hôpital régional.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le directeur général de l’hôpital régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, a confirmé ces informations tout en ajoutant que des prélèvements ont déjà été acheminés à Coankry pour des analyses de laboratoire afin de savoir s’il s’agit, oui ou non, de la fièvre de lassa.

« Effectivement, hier (Jeudi), nous avons été interpellés par nos agents sur le cas d’un malade qui est à Ouré-kaba. Et, qui serait suspect de la fièvre lassa. Parce qu’il vomissait du sang. Immédiatement, une équipe a été mobilisée. Nous sommes allés chercher le malade. De là-bas (Ouré-kaba) même, des prélèvements ont été effectués et acheminés à Conakry en vue d’avoir des résultats », a expliqué Dr Kader Camara, ajoutant que toutes les dispositions étaient déjà prises à l’hôpital régional de Mamou pour accueillir le patient.

« Dès qu’il (le malade) est arrivé à l’hôpital régional, vers 16 heures, poursuit Dr Kader Camara, la prise en charge a commencé par le traitement prescrit à cet effet. Très malheureusement, à une heures du matin, il a rendu l’âme. Actuellement, nous sommes à la phase du traitement du corps pour un enterrement sécurisé », a indiqué le médecin, joint au téléphone par Guineematin.com un peu plutôt, dans la journée de ce vendredi.

Concernant les résultats des prélèvements qui ont été envoyés à Conakry, le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou indique qu’il faut attendre au moins 6 heures pour avoir les résultats du laboratoire. Cependant, avant l’arrivés des résultats, précise Dr Kader Camara, « On ne peut dire qu’il s’agit de la fièvre lassa. Mais, c’est quand même un suspect qui présente les signes de ladite maladie ».

Le 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a déjà été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans était venu de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le 29 janvier) à l’hôpital régional de Mamou. Et, selon les autorités sanitaires de la Guinée, 82 contacts ont été recensés dans les préfectures de Kissidougou et Mamou. « Ces contacts sont actuellement suivis. Aucun d’eux n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa », a rassuré le directeur général de l’ANSS (agence nationale de la sécurité sanitaire), Docteur Sakoba Keïta, qui a reçu des journalistes cette semaine.

Mais, pour le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, « aucun des contacts recensés à Mamou n’a de lien avec le patient venu de Kissidougou et qui est décédé par suite de fièvre lassa ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée : que faire face au régime Alpha Condé ?

8 février 2019 à 15 03 18 02182

Le président actuel de la Guinée est le premier à arriver au pouvoir par les urnes. Avant lui, la Guinée avait subi deux longues dictatures et une transition militaire. Aujourd’hui, les Guinéens ne savent ni jusqu’à quand durera le régime Alpha Condé, ni comment s’en débarrasser… Son deuxième et dernier mandat constitutionnel se termine en 2020. Mais, le chef de l’Etat actuel laisse déjà transparaître une volonté de s’accrocher au pouvoir pour le temps qui lui reste à vivre…

Ahmed Sékou Touré, le syndicaliste devenu président éternel…

Arrivé au pouvoir à l’issue du référendum gaulliste du 28 septembre 1958, Ahmed Sékou Touré, le premier président de la Guinée indépendante, n’a quitté la tête du pays qu’à sa mort. C’était le 26 mars 1984 dans un hôpital de Cleveland aux Etats-Unis. Pendant de longues et très pénibles années de dictature, il avait fait assassiner plusieurs milliers de Guinéens et contraint d’autres à s’exiler pour continuer à vivre, notamment la classe intellectuelle qu’il haïssait et accusait de vouloir de « son pouvoir ».

26 ans après l’indépendance du pays, la Guinée a célébré, dans la joie, la mort de son premier président comme une libération ; surtout une semaine après la mort de « l’éternel Grand Syli », lorsque les militaires ont décidé de prendre les destinées du pays avec à leur tête un colonel de l’armée, un certain Lansana Conté, alors chef d’Etat-major de l’armée de terre.

Après le pouvoir révolutionnaire, teinté d’errements et de faux complots, la Guinée a pris le chemin de la réconciliation avec ses fils. Lansana Conté a appelé les Guinéens (y compris les exilés) à rentrer au pays. Le nouvel homme fort du pays a exhorté au pardon et prôné la réconciliation en vue de se tourner vers le développement. Il a ouvert les marchés à la concurrence et permis aux Guinéens de vivre heureux chez eux. Le chef de l’Etat de l’époque avait tellement voulu bien faire qu’il avait même prôné le multipartisme avant le discours de François Mitterrand à la Baule. D’anciens opposants condamnés à mort ont regagné le pays et animé des partis d’opposition sur le territoire national. Ce qui était impensable sous Sékou Touré…

Mais, Lansana Conté sera assailli de critiques acerbes et de traîtrise par ceux qui ont la boulimie du pouvoir et certains de ses proches collaborateurs qui servaient en réalité ses adversaires ! On reverra d’ailleurs ces derniers, après la mort du « Général-Président » aux côtés du pire adversaire de ce dernier. Aujourd’hui, certains n’hésitent même plus à qualifier ce dernier de meilleur président de la Guinée, alors que sous Conté les mêmes traitaient Alpha Condé d’ennemi de la République…

Le 21 décembre 2008 (soit 24 ans après son accession à la magistrature suprême, le 03 avril 1984), le deuxième président de la Guinée indépendante quitte le pouvoir parce qu’il a aussi quitté ce bas-monde ! Malgré tous les hold-ups électoraux, tous les massacres de manifestants, notamment lors des mouvements sociaux de 2006 et 2007, le Général-Président Lansana Conté ne pouvait rien devant Azraël, l’ange de la mort ! Le père de la démocratie guinéenne et du libéralisme économique, le président paysan, le Séné Samon, le Président-Paysan s’en est finalement allé en silence…

Son corps aurait même senti dans la « chambre froide » de la morgue avant son enterrement, si on en croit les révélations du capitaine Moussa Dadis Camara dont le passage à la tête de la Guinée n’a essentiellement été marqué que par les Dadis – Show et surtout le massacre du 28 septembre 2009. Plus de 150 Guinéens seront tuées au stade et des centaines de femmes violées, ce 28 septembre, pour avoir exigé du chef de la junte militaire d’organiser l’élection présidentielle et de passer le témoin à son remplaçant comme il l’avait promis à sa prise du pouvoir, le 23 décembre 2008. Plus de dix ans après, on refuse toujours de rendre justice pour ces victimes comme si Alpha Condé et ses ouailles avaient quelque chose à se reprocher dans ces crimes…

Finalement, ne pouvant même pas boucler une année à la tête du pays, le capitaine Moussa Dadis Camara que certains surnommaient déjà « Moïse », l’envoyé de Dieu pour sauver le peuple de Guinée, est trahi et remplacé par son ministre de la Défense et « homme de confiance », un certain Sékouba Konaté qu’il avait entre-temps élevé au grade de Général ! L’homme qui menaçait de se présenter si les politiciens n’arrêtaient pas la provocation s’en est tiré avec une balle dans la tête. Son garde-de-corps qui lui a tiré dessus s’est fait aider pour fuir le pays, même si on a longtemps fait semblant de le chercher…

Après son hospitalisation au royaume chérifien, Dadis Camara est toujours officiellement « en convalescence » à Ouagadougou, dans le pays des Hommes intègres ! Ses multiples tentatives de rentrer à la maison se sont toutes soldées par un échec, même par la voie politique. Le capitaine Dadis s’est même vu obligé de contourner Conakry pour se rendre aux obsèques de sa chère maman à Nzérékoré, sa ville natale. L’ancien chef de la junte militaire apprendra à ses dépens que certains Guinéens se plaisent à « revendre » la proximité et la confiance quand on les leur accorde et que ce qu’ils disent de toi en face peut souvent contraster avec ce qu’ils pensent réellement de toi et qu’ils ne diront qu’après ton départ. Sékou Touré était le libérateur, le plus grand démocrate et meme l’homme-peuple ; il a fallu sa mort et le coup d’Etat de la bande à Conté contre son régime pour qu’on apprenne que le camarade révolutionnaire était en réalité un dictateur, un sanguinaire, excuser du peu, ainsi de suite. Après Conté, Dadis et Konaté, c’est le tour d’Alpha Condé d’être le plus grand démocrate, l’homme de la paix, le plus bon, le plus beau … Le messie.

Ainsi, parmi ceux qui ont jusque-là dirigé notre cher pays, si quelqu’un peut se targuer d’avoir accompli sa mission avant de partir, c’est bien le malheureux Sékouba Konaté ! Lui qui a cloué au Bukina Faso Dadis Camara qui lui faisait entière confiance, est revenu organiser l’élection présidentielle pour faire gagner son candidat, Alpha Condé. Même s’il avait versé ses premières larmes de regret en 2010 lorsque Sidya Touré avait organisé les femmes de Kaloum contre lui après la publication des résultats contestés du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010, il n’a réellement manifesté son mécontentement qu’après avoir goûté au supplice de l’exil. En fin 2010, naïf, El Tigre s’imaginait même devenir le ministre de la Défense du nouveau président, «démocratiquement élu», à qui il a été heureux de transférer les armoiries de la République…

Et, vint Alpha Condé !

Parmi les 24 candidats à la présidence de la République, le 27 juin 2010, Alpha Condé (qui avait récolté moins de six cent mille électeurs) était le seul opposant à avoir combattu tous les régimes qui se sont succédé à la tête de la République de Guinée depuis l’indépendance. Ainsi, même s’il avait totalisé 1 062 549 voix (ayant ainsi 39,72 % au premier tour) sur les 2 675 320 votants pour les 24 candidats, Cellou Dalein Diallo devait accepter sa défaite au second tour et laisser Alpha Condé goûter au pouvoir, avaient estimé bon nombre de Guinée. Surtout que l’ancien Premier ministre de Lansana Conté était le moins âgé et que le maximum pour un président de la République avait été verrouillé à dix ans (deux fois 5 ans). Après le discours d’acceptation de sa défaite à Dixinn, le Pr. Ibrahima Fall, Co-président du Groupe international de contact sur la Guinée avait été très inspiré pour consoler le challenger d’Alpha Condé : « la victoire n’est que différée » !

Seulement, peu après son arrivée à la tête du pays, l’ancien opposant historique s’est attaché les services des mêmes qu’il disait combattre quand il était dans l’opposition. Sa gouvernance tangue et rime avec favoritisme, corruption, impunité, manipulation… Les caisses de l’Etat et les décrets lui attirent le soutien du plus grand nombre. Désormais, ce ne sont pas ses initiatives qui sont accompagnées ; mais, chacun suit son parent, sa relation, qui suit à son tour un décret ou un marché. Finalement, le réseau se consolide et s’accapare de tout. On a même envie d’arrêter le temps pour mieux se partager les biens et privilèges de l’Etat. Mais, puisque le temps ne s’arrête pas, on veut augmenter celui initialement limité par la Constitution. Pour ce faire, on tue (déjà plus de cent manifestants), on militarise les quartiers qu’on dit habités par les adversaires du régime, on vole des PV et impose des élus. Par la force, on obtient ainsi ce qu’on n’a pas avec les décrets et les billets de banque. Mais, jusqu’à quand ?

Nous sommes malheureusement face à la fin de la démocratie en République de Guinée. Même si les opposants continueront à se présenter et présenter des candidats aux différentes élections, il faut dorénavant se résoudre que l’élection ne pourra plus rien contre le régime Alpha Condé. Ce qui s’est passé hier, jeudi 07 février 2019 à Conakry, prouve qu’il ne suffit plus d’être plus audible face aux citoyens pour espérer vaincre le régime actuel. Il faudrait peut-être se purifier, faire face au Tout Puissant et prier de vivre et d’être élu quand Dieu décidera de rappeler à Lui le Professeur-Président.

Il est important de rappeler qu’après avoir été vaincu le 15 décembre dernier par le vote des 45 conseillers élus le 04 février 2018, Mamadouba Toss Camara a été imposé hier à la tête de la commune de Matoto. S’il a officiellement bénéficié du vote de 30 conseillers et que les opposants étaient absents, la vérité est que le pouvoir a usé de sa position dominante pour imposer son homme. Il d’abord saboté le vote du 15 décembre, via un certain Moussa Keita, avant d’annoncer son annulation et sa reprise. Et, ce jeudi, 07 février 2019, l’absence des conseillers de l’opposition n’était pas la seule anomalie. Le siège de la commune ressemblait à tout sauf un lieu où se déroulait un vote : les lieux ont été quadrillé par des agents des forces de l’ordre et tous les représentants des médias éloignés le plus loin possible pour ne rien filmer ou enregistrer. Ce n’est qu’après avoir terminé de distribuer les rôles que les cameras ont été invitées à filmer l’installation du « nouveau maire ».

Bref, après avoir empêché toute forme de manifestation dans ce pays, le Gouvernement actuel nous oblige ainsi de faire le deuil de la démocratie… En attendant, les chercheurs de postes et de privilèges se surpassent de superlatifs pour nommer qui mieux mieux le Professeur-Président. L’ancien geôlier de Lansana Conté (qu’on accusait d’avoir été attrapé en caftan marocain dans sa fuite à Piné ayant des devises étrangères et un téléphone satellitaire avec lequel il était accusé de parler avec des rebelles se trouvant de l’autre côté de la frontière, en décembre 1998) est aujourd’hui décrit comme étant un homme patient qui a su attendre son heure depuis plus de quarante ans, un homme qui disait ne pas vouloir tuer ses militants…

Quand Dieu sauvera-t-Il le peuple de Guinée ?

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Election de Toss Camara à Matoto : l’UFDG introduit une requête en annulation au TPI de Mafanco

8 février 2019 à 14 02 54 02542
Dr. Fodé Oussou Fofana

« C’est la seule chose qui nous reste à faire… Même un juge inféodé au pouvoir a tous les arguments qu’il faut pour annuler cette prétendue élection de Mamadouba Toss Camara. Si le juge de Mafanco ne le fait pas, ce sera terminé ! Et, là, tout peut arriver… », a notamment lancé Dr. Fodé Oussou Fofana, qui a annoncé au téléphone de Guineematin.com que leurs avocats avaient introduit une requête en annulation de l’élection d’hier.

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, dans la journée d’hier, jeudi 07 février 2019, c’est sous haute sécurité et à l’absence des médias déployés en nombre sur place que le régime Alpha Condé a décidé d’imposer Mamadouba Toss Camara à la tête de la commune de Matoto par une élection très contestée, à l’absence des opposants, notamment de Kalémodou Yansané qui avait remporté l’élection à la tête de la mairie le 15 décembre dernier (avec 23 voix sur 45).

Ce vendredi, 08 février, les avocats de l’UFDG ont déposé une requête en annulation au tribunal de première instance de Mafanco, qui est territorialement compétent pour connaître de ce dossier.

Selon Dr. Fodé Oussou Fofana, son parti réclame l’annulation de l’élection d’hier, la validation de l’élection du 15 décembre 2018, qui avait porté Kalémodou Yansané à la tête de la commune afin d’ouvrir l’élection des vices-maires. Si tel n’est pas le cas, l’opposant promet que « la commune de Matoto sera ingouvernable »…

Afin, le vice-président de l’UFDG estime que « la mascarade qui s’est passée hier à Matoto est la pire chose de tout ce que le président Alpha Condé a fait depuis qu’il est au pouvoir. Cela va gravement ternir son image dans l’histoire de la Guinée et on citera ce cas comme exemple de mauvaises pratiques dans une élection en Afrique et dans le monde ». Pour Fodé Oussou Fofana, le débat qui s’ouvre avec ce cas n’est pas entre l’UFDG et le RPG ou bien entre Kalemodou Yansané et Mamadouba Toss Camara. « Il s’agit de la démocratie tout court et de l’avenir de la Guinée », dit-il, demandant à toutes les consciences de se réveiller et de voir plus loin que les différences que les uns peuvent avoir avec les autres ».

A suivre !

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Dégradation de l’environnement à Siguiri : des cadres corrompus dénoncés

8 février 2019 à 14 02 40 02402

Zone aurifère par excellence, la préfecture de Siguiri subit aujourd’hui de plein fouet les conséquences de l’exploitation minière. Son environnement est fortement dégradé et les cours d’eau tendent tous à disparaître. Et, selon des informations recueillies par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, cette situation est entretenue par certains responsables locaux de l’environnement, corrompus.

Si l’exploitation de l’or à Siguiri rapporte de l’argent, il n’en demeure pas moins qu’elle engendre de graves conséquences sur l’environnement. Aujourd’hui, les températures sont régulièrement très élevées, les terres, autrefois cultivables, sont détruites et les cours d’eau sont en train de tarir l’un après l’autre. Dans certaines localités reculées de la préfecture, les citoyens sont obligés de parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau à boire.

Selon des spécialistes, cette situation s’explique en grande partie par l’utilisation de produits chimiques dans les mines d’or. A ce sujet, ce sont les orpailleurs étrangers qui sont pointés du doigt. Mais, eux aussi, accusent les responsables en charge de l’environnement. C’est le cas d’un mineur Burkinabé que nous avons rencontré à Maléyah, localité située 80 km de la ville de Siguiri, où la nature est complètement dévastée.

Il indique que les cadres du secteur leur demandent de payer de l’argent pour pouvoir utiliser les produits chimiques dans les mines. « On m’avait chassé ici pour une première fois. Quand je suis revenu, j’ai négocié avec les services de l’environnement. J’ai payé une somme de 15 millions de francs pour commencer le travail, je ne suis pas le seul à payer de l’argent, tous les étrangers payent », explique-t-il.

Interrogé sur la question, le Caporal Ibrahima Sory, conservateur de la nature à Maléyah, rejette toute responsabilité. « Je suis un simple agent de terrain et non un décideur. Quand on me dit d’aller prendre une chose, je le fais. Moi, j’agis sous l’ordre de mes chefs qui sont aux bureaux. Vous pouvez aller les interroger, mais ne me créez pas de problèmes », répond-t-il sèchement.

De son côté, le directeur préfectoral de l’environnement, des eaux et forêts, reconnaît avoir appris cette nouvelle. Mais, Aboubacar Sidiki Keïta dit n’être pas bien situé pour l’instant sur cette question. « C’est une situation qui me fatigue aujourd’hui, j’ai appris comme vous que les orpailleurs étrangers sont de retour à Siguiri et qu’ils utilisent les produits chimiques.

Et, on m’a dit qu’ils sont en complicité avec certaines autorités. Mais, vous savez que moi, je suis coordinateur de la section de l’environnement et des eaux et forêts, je ne suis pas sur le terrain. Je suis en train quand même de mener des enquêtes là-dessus », a dit ce responsable.

A noter qu’en plus de l’exploitation minière, la préfecture de Siguiri est confrontée aussi à la coupe abusive du bois. Toutes choses qui contribuent à dévaster la nature.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Le PEDN dément Toss Camara : « notre conseiller n’a pas pris part à l’élection »

8 février 2019 à 14 02 32 02322
Mamadouba Toss Camara

Au sortir de la salle où il a été porté à la tête de la mairie de Matoto, Mamadouba Toss Camara a annoncé devant la presse, que seuls les conseillers de l’UFDG n’ont pas pris part au vote, tenu à huis clos. Il a déclaré que 31 conseillers sur les 45 que compte la mairie ont participé à l’élection et que 30 ont voté pour lui, et l’autre a fait un bulletin nul. Mais, l’UFDG a aussitôt démenti cette version en soulignant qu’en plus de ses 14 conseillers, les élus d’autres partis n’étaient pas présents dans la salle.

Et, le PEDN de Lansana Kouyaté aussi vient de démentir le nouveau maire de Matoto. Selon Faya François Bourouno, le porte-parole de cet autre parti d’opposition, le conseiller élu de la formation politique à Matoto n’a pas pris part à l’élection organisée hier, jeudi 06 février 2019. Il indique ce dernier ne se trouve même pas en Guinée actuellement.

« Monsieur Bangaly Kourouma, conseiller élu du PEDN à la mairie de Matoto, est au Canada, donc il n’a pas pris part à cette élection. Ce qui s’est passé à Matoto hier, est un rejet de la démocratie dans le pays. Je crois qu’il y a lieu de tirer les leçons de tout ce qui s’est passé ces dernières années pour que vraiment une véritable lutte soit engagée. Une lutte dépersonnalisée, mais une lutte très objective. Parce que ce qu’on est en train de vivre, c’est comme s’il ne sert à rien de parler maintenant d’élection dans ce pays.

Les citoyens ne peuvent pas fournir tous les sacrifices, consentir tous les efforts, les partis politiques se mobilisent, et après on fait dérouter ce choix des citoyens, on confie à quelqu’un qui n’a pas la légitimité requise pour diriger, pour assumer un poste électif. Soit on en démocratie, soit un est dans un autre mode de gouvernance. Il faut qu’on le dise clairement aux guinéens », a réagi François Bourouno.

Pour ce responsable du Parti de l’Espoir pour le Développement National, il n’y avait même pas besoin de reprendre l’élection du maire. Pour lui, Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG, a remporté l’élection organisée le 15 décembre 2018 et c’est lui qui devait être le maire de Matoto. « Il y a eu une élection, tout le monde a vu les preuves, on a su tout ce qui s’est passé. On n’a pas compris pourquoi revenir sur des processus qui ne tiennent pas la route, qui sont complètement en déphasage avec le contenu de notre cadre juridique en matière d’organisation des élections dans notre pays. C’est pourquoi nous disons, soit on choisit d’aller sur des principes démocratiques où c’est la volonté du peuple qui doit s’exprimer, qui doit être respectée, ou alors on choisit d’aller vers un autre mode de désignation de nos responsables.

Comme ça, on rassure au-moins les Guinéens sur l’option qui est choisie et on maintient la quiétude dans le pays. (…) La seule chose qu’on peut dire à toute la classe politique entière, surtout à la classe politique de l’opposition, sans que ça ne soit destiné à un seul parti politique, c’est que les compromis et le dialogue sont possibles en démocratie. Mais si on n’est plus en démocratie, nous pensons que tout processus de dialogue n’a plus son sens. Donc, il est important qu’on tire les leçons de ce qui se passe et de ce qui s’est passé durant toutes les dernières années pour que nous assumions notre choix d’être opposants », a-t-il dit.

François Bourouno estime qu’il n’est d’ailleurs même pas important qu’on élise désormais des conseillers communaux et des vices maires.Et pour cause, il cite une récente décision du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé. Décision qui vise, selon lui, à faire en sorte que les mairies soient inféodées au ministère. « La grande question que les gens ne posent pas aujourd’hui d’ailleurs, c’est : est-ce que ça a du sens à avoir des maires dans nos communes et ou à avoir des exécutifs communaux dans nos communes ? Il y a un courrier du ministre de l’Administration du Territoire qui dit que dans toutes les communes, il n’y a que le maire, le secrétaire général et le receveur communal qui doivent avoir des bureaux dans les locaux de la commune.

Donc, même les adjoints n’ont pas droit à un bureau pour travailler dans la commune. Il dit que c’est au besoin que les maires adjoints et les autres conseillers doivent venir à la commune. Dans quel pays alors on est ? Pourquoi on élit tous les conseillers ? Ce qui remet en cause tous les efforts qu’on est en train de consentir-là. Donc, on se casse la tête pour dire qu’on est maire, on est vice maire, mais ça n’a pas de sens. Parce que tout ce qui est fait là, c’est pour que l’Administration du Territoire ait une suprématie de contrôle sur le fonctionnement des exécutifs communaux », a laissé entendre monsieur Bourouno.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Incendie à Dabondy : 5 blessés et des dégâts matériels importants

8 février 2019 à 14 02 11 02112

Un incendie provoqué par une bougie a ravagé une maison et son contenu dans la nuit du jeudi à ce vendredi 08 janvier 2019, au quartier Dabondy, dans la commune de Matoto. Cinq personnes ont été également blessées par les flammes dont une femme qui se trouve dans un état critique, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La faible desserte de la capitale Conakry en courant électrique en ce moment, pousse certains habitants à recourir aux vieilles habitudes. C’est-à-dire, allumer une bougie pour éclairer la maison la nuit. C’est ce qu’a fait une famille résidant au quartier Dabondy, dans la nuit d’hier jeudi à ce vendredi. Malheureusement, les 5 personnes qui étaient dans la maison se sont toutes endormies, laissant la bougie allumée.

Cela a provoqué un incendie qui a failli les emporter. Il a fallu la mobilisation des voisins pour les sauver. Sâa Léno, enseignant et membre du bureau du SLECG, est l’un des premiers secouristes. « C’est vers minuit passé qu’un enfant de 4 ans a réveillé son père pour lui de sortir. Vu l’embêtement que le garçon faisait, le papa s’est levé et il est sorti. Il a vu le feu sortir de la maison, c’est lui qui a maintenant crié pour réveiller tout le monde. On est venu mais c’était impossible de casser la porte parce que c’était très chaud et on voyait le feu sortir.

On a décidé de casser le mûr pour pouvoir sortir les personnes qui étaient à l’intérieur. Juste quand on les a fait sortir, on les a envoyés directement à l’hôpital Ignace Deen. Les victimes sont au nombre de cinq personnes. Jusqu’au moment où on quittait l’hôpital, vers les 5 heures du matin, aucun d’entre eux ne parvenait à parler. C’est l’état de la mère de famille qui nous inquiète maintenant là parce que son cas était critique. Mais pour le moment, il n’y a pas de mort », a témoigné l’enseignant.

Trouvé au CHU Ignace Deen par le reporter de Guineematin.com, Mohamed Sankhon, le père de famille qui était absent au moment du drame, a laissé entendre que « c’est les voisins qui m’ont appelé de venir à la maison. Arrivé sur les lieux, ils m’ont dit de me rendre directement à l’hôpital Ignace Deen où se trouvent les membres de ma famille. Du coup, j’ai perdu conscience. Quand je me suis retrouvé, j’ai constaté que tous les biens qui se trouvaient dans ma maison sont partis en fumée », a dit Mohamed Sankhon, caméraman de profession.

Nos efforts pour s’enquérir de l’état de santé des cinq blessés auprès des médecins de l’hôpital Ignace Deen sont restés vains.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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L’élu du RPR à Matoto répond à Toss Camara : « Je n’ai pris part à aucune élection »

8 février 2019 à 12 12 20 02202

Les réactions continuent de se faire entendre suite à l’élection de Mamadouba Toss Camara à la tête de la mairie de Matoto. Plusieurs partis d’opposition sortent pour démentir la version du nouveau maire qui a laissé entendre que 31 conseillers ont pris part à l’élection et que 30 ont voté pour lui. En plus de l’UFDG dont les 14 élus ont boycotté le vote, le PEDN a indiqué que son conseiller n’a pris part ni de près ni de loin à cette élection. Et le RPR, parti membre de l’opposition républicaine, vient de lui emboiter les pas. Le président et le conseiller élu de la formation politique, interrogés par Guineematin.com, ont tous les deux assuré que leur parti n’a pas participé à cette élection.

« Comme vous le savez, moi je suis en partenariat avec l’UFDG, je suis membre de l’opposition républicaine. Je ne fais pas la politique comme le font nos aînés aujourd’hui : un pied dedans, un pied dehors. J’ai dit à mon élu, pour ne rien au monde, je ne peux trahir pour le moment notre partenariat avec l’UFDG. Donc, consigne a été donnée par le parti, que nous devons voter pour le candidat de l’UFDG. Donc, le 15 décembre 2018, nous avons voté pour le candidat de l’UFDG. Quand il a été question de reprendre, je me suis déplacé pour aller voir Elhadj Cellou Dalein Diallo, Chef de file de l’opposition, pour lui dire que si c’est pour reprendre le vote pour l’élection du maire, nous ne prendrons pas part.

Si c’est pour les autres vices maires, là on peut prendre part. Et, j’ai même donné consigne à mon élu de ne pas rentrer dans la salle. Donc mon conseiller Ansoumane Fofana n’est pas rentré dans la salle hier, il n’a pas fait de procuration. La consigne qui a été donnée par le parti, il l’a respectée. D’ailleurs pour votre information, il était à Kamsar au moment où cette élection a eu lieu », a indiqué Diabaty Doré, le président du RPR.

Ce dernier se dit déçu donc du comportement du RPG Arc-en-ciel. « On ne peut pas se battre pour lutter contre les pratiques anciennes depuis au temps du Général Lansana Conté qu’on traité de toute sorte, et aujourd’hui, le soi-disant démocrate qui est venu en 2010 au pouvoir, se met à foutre en l’air les valeurs de la République. Comme disait Yayi Bony, la démocratie c’est un voyage où il n’y a pas de destination finale.

Le plus important, c’est de faire chaque jour un pas en avant. Mais au moment où les autres font un pas en avant chaque jour, nous on fait cinq pas en arrière. Moi je me dis que nous ne sommes pas aujourd’hui dans un Etat démocratique. La démocratie en Guinée a reculé. Hier, ce qui s’est passé à Matoto, ce n’est pas une élection. C’est le pouvoir qui a pris un décret pour nommer Mamadouba Toss Camara », a-t-il estimé.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Ansoumane Fofana, conseiller élu du Rassemblement Pour la République (RPR), a confirmé les propos du président du parti. « J’étais à Kamsar, je suis rentré hier à 20 heures. Je n’ai pris part à aucune élection et je n’ai fait aucune procuration. Je ne savais même pas si l’élection allait se tenir hier ou avant-hier. Ce que je sais, c’est que j’ai participé à une élection le 15 décembre dernier que je reconnais », a-t-il dit.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : Rusal/CBK remet un chèque de près de 3 milliards aux autorités pour le développement local

8 février 2019 à 9 09 48 02482
Cérémonie de remise du chèque ce jeudi au préfet de Kindia par les autorités de Rusal/CBK

Dans la journée de ce jeudi, 07 février 2019, la société Rusal/CBK a remis aux autorités de Kindia un chèque d’un montant de près de trois milliards de francs guinéens, représentant sa contribution au développement local de la préfecture au titre de l’année 2016. La cérémonie de remise du chèque a été organisée au chef-lieu de la préfecture, en présence des autorités préfectorales, des sous-préfets, des élus locaux et de quelques citoyens, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans son discours de bienvenue, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré a salué la société Rusal/CBK pour son appui en faveur des populations de sa préfecture. Pour lui, cette remise de chèque pour le développement local de Kindia au titre de l’exercice 2016 est la parfaite illustration de la coopération entre la Guinée et la Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK). Une relation, souligne-t-il, qui est basée sur le principe « gagnant-gagnant ».

En outre, N’Fansoumane Touré s’est dit fier que les contributions de la société Rusal/CBK puissent combler les contraintes liées au développement de sa zone de juridiction. « C’est le lieu de rappeler que la cérémonie qui nous réunit vient clôturer le protocole de remise proprement dit. Car, déjà, les fonds de contribution au développement en question ont fait l’objet de virement dans les comptes desdites communes et mis à disposition à d’autres bénéficiaires retenus lors de la réunion extraordinaire du mardi 18 décembre 2018 qui a regroupé les autorités préfectorales et tous les membres statutaires du CPD », a dit le préfet. N’Fansoumane Touré a précisé que plusieurs actions ont déjà été réalisées dans les différentes localités grâce à ces fonds.

Au nom des populations de Kindia, le préfet a magnifié les relations entre les chefs d’Etat guinéen, le Professeur Alpha Condé, et russe, monsieur Vladmir Poutine. Il a rassuré que la gestion des fonds ne souffrira d’aucune entorse et que le climat de paix et de collaboration entre la société et les populations sera garantie.

Saluant les autorités et l’ensemble des populations de Kindia pour leur présence à la rencontre, le Directeur Général de Rusal-Guinée, Pavel Vassiliev a, quant à lui, expliqué que depuis plus de 17 ans, la compagnie Rusal est restée comme étant l’un des meilleurs investisseurs en Guinée ; car, dit-il, elle offre des milliers d’emplois aux guinéens. « Au fil des ans, la compagnie Rusal a investi des centaines millions de dollars dans l’économie de la Guinée », explique-t-il.

Parmi les réalisations de la compagnie, le DG de Rusal-Guinée a cité la construction et l’équipement des écoles, des centres de santé, des points d’eau, des lieux de culte qui ont émergé dans plusieurs villages et l’électrification des centaines de maisons…

Au nom de ses collègues, le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, a remercié les responsables de la société Rusal pour leur appui constant au développement local de la préfecture. « Nous avons toujours salué les efforts gigantesques dirigés vers nos collectivités. Aujourd’hui, c’est un autre jour de joie pour nous et pour l’ensemble de nos populations », s’est-il félicité.

Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : présentation des personnes dites « de grande intégrité » pour « la réconciliation »

8 février 2019 à 8 08 09 02092

Sauf changement de dernière minute, 12 personnes dites de « grande intégrité » seront présentées dans la matinée de ce vendredi, 8 février 2019, au Palais du peuple, précisément dans la salle des actes, a appris Guineematin.com, auprès des autorités de l’Assemblée nationale.

La cérémonie devrait être présidée par le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Claude Kory Kondiano. Et, parmi les officiels attendus, on cite le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo, et le ministre de l’Administration du territoire et la décentralisation, le Général Bouréma Condé.

A en croire nos sources, l’opération sera inscrite dans le cadre de la mise en application du rapport de la commission provisoire de réflexion pour la réconciliation nationale, dirigée par l’Imam de la grande mosquée de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, et de l’Archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Koulibaly.

Cette liste de douze personnalités regroupe plusieurs anciens ministres. Il s’agit des professeurs Salifou Sylla, Maurice Zogbelémou, Ousmane Souaré, des Dr Makalé Traoré et Saran Daraba Camara, du planificateur Goudoussy Baldé, de la pharmacienne Dr Nathaly Fazie, de l’ activiste de la société civile Zeinab Traoré, de la bio-chimiste Hawa Dramé, de l’officier à la retraite, Lt Col Sékou Camara, de l’économiste Daouda Touré et de l’ambassadeur pour la paix, Elhadj Djériba Diaby.

Ils ont bureau composé d’un président, le Pr Saklifou Sylla, d’une Vice-présidente, Dr Saran Daraba Camara, pharmacienne, des deux rapporteurs, Dr Makalé Traoré, juriste et du Pr Maurice Zogbélémou, également juriste. Le conseil technique est assuré par le planificateur Goudoussy Baldé.

Ce bureau est assisté d’un Conseiller technique principal, le journaliste et ancien ministre Justin Morel Junior.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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