Un mort et 82 contacts de la fièvre LASSA en Guinée : entretien avec Dr. Sakoba Kéita (vidéo)

6 février 2019 à 21 09 54 02542
Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, la fièvre Lassa a fait en Guinée un mort (un homme de 35 ans en provenance de Kissidougou et qui est décédé le 29 janvier à Mamou) et 82 contacts (qui sont suivis), notamment 32 contacts à Kissidougou et 51 à Mamou. C’est l’annonce faite par le Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, qui a reçu un groupe de médias dont Guineematin.com ce mercredi, 06 février 2019.

Après le compte rendu de notre reporter, Guineematin.com vous propose la communication de Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire en vidéo :

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L’UFDG mobilise ses militants contre la reprise du vote à Matoto : vidéo

6 février 2019 à 21 09 38 02382

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le principal parti de l’opposition guinéenne est déterminé à mettre tout en oeuvre pour empêcher la reprise de l’élection du maire de Matoto, prévue demain, jeudi. Pour Dr Fodé Oussou Fofana et ses camarades de l’UFDG, Kalémodou Yansané a régulièrement été élu le 15 décembre 2018. Et, il n’est pas question de revenir sur ce vote…

Dans une déclaration faite dans l’après-midi de ce mercredi, 06 février 2019, au QG de l’UFDG, les proches collaborateurs de Cellou Dalein Diallo ont demandé à leurs militants, députés et autres de se mobiliser demain, jeudi, à la commune de Matoto pour s’opposer à ce qu’ils ont appelé « un hold-up électoral », et désigne déjà comme responsable de tout ce qui arrivera le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé.

A rappeler que c’est le secrétaire général de la commune de Matoto, monsieur Sékou Conté, qui a signé la lettre circulaire invitant les différents candidats (Kalémodou Yansané et Mamadouba Toss Camara) à la reprise du vote demain à partir de 10 heures.

Dans la matinée de ce mercredi, 06 février 2019, au cours d’un entretien téléphonique avec Guineematin.com, monsieur Mamadouba Toss Camara, le candidat du RPG arc-en-ciel (le parti au pouvoir), a dit être confiant de remporter cette élection où il jure détenir la majorité des 45 conseillers-électeurs. Le candidat du RPG arc-en-ciel a d’ailleurs recommandé à son adversaire, Kalémodou Yansané de modérer son langage et de se rappeler qu’à l’issue de cette élection des membres de l’exécutif communal, ils auront à collaborer pour le bien des citoyens de Matoto…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous et en vidéo, la déclaration de Fodé Oussou Fofana :

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Manque d’électricité : Taliby Sylla menace de résilier le contrat avec la société d’Abé Sylla

6 février 2019 à 20 08 32 02322
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique à Kaloum, ce 06 février 2019

Après Yéssoulou dans la préfecture de Coyah et Matoto, le ministre Cheick Taliby Sylla poursuit sa tournée dans les différentes installations de la Société des Eaux de Guinée (SEG) et de l’Electricité De Guinée (EDG). L’objectif est de faire une comparaison entre les informations remontées au niveau du département et la réalité du terrain, a appris un reporter de Guineematin.com qui a accompagné la délégation ministérielle.

Ce mercredi, 6 février 2019, le ministre de l’Energie et de l’hydraulique a visité les installations de la SEG à Démoudoula, la centrale thermique de Kipé (dans la commune de Ratoma) ; puis, les centrales de Kaloum 3 et 5.

Dr. Cheick Taliby Sylla à la station de pompage d’eau de la SEG à Démoudoula

A Démoudoula, dans la commune de Ratoma, le ministre a tenu à vérifier de plus près le fonctionnement de la station de pompage d’eau de la SEG ainsi que celui de quatre forages réalisés le long du fleuve. Non satisfait de la vétusté des installations et surtout du manque d’entretien, le ministre a parlé d’un résultat difficile à évaluer. « Les attentes ne sont pas réalisées. Dans l’ensemble, il y a un déficit de production ; mais, il y a un déficit de maintenance préventive et curative au niveau de la SEG », a dit le ministre, citant par exemple des pompes et des forages qui ne fonctionnent pas ainsi que des équipements d’asservissement devant aider à avoir suffisamment d’eau dans les domiciles des populations. Pour le ministre, dans cette zone, six forages avaient été installés en 2010 pour une production totale de 3 000 m3 d’eau pour desservir Kaporo rails, Kipé et garder de l’eau au niveau du réservoir de Koloma ; mais, relève-t-il, il n’y a même pas 800 m3 d’eau en 20 heures de pompage. « C’est vraiment très difficile puisqu’il y a des forages ici qui ne fonctionnent pas pour défaut de câble, pour d’autres les raisons ne sont pas connues », déplore le ministre.

Ainsi, cette sortie a permis au ministre Cheick Taliby Sylla de chercher les meilleures solutions pour pouvoir sortir la SEG des énormes difficultés auxquelles elle est confrontée. « Cela permettra d’améliorer non seulement la gestion technique, mais aussi la gestion financière de la SEG afin d’accomplir la mission que le chef de l’Etat nous a confiée », espère le chef du département de l’Energie et de l’Hydraulique.

Après Démoudoula, le ministre s’est rendu successivement à la centrale thermique de Kipé et de Kaloum 3 et 5.

Fatoumata Baldé, opératrice à la centrale thermique de Kipé

A la centrale thermique de Kipé, l’opératrice a expliqué aux journalistes le fonctionnement de la centrale thermique, notamment le démarrage des groupes et ses auxiliaires qui sont surveillés à partir d’une cabine. « A partir de cette cabine, nous pouvons contrôler même la température. S’il y a un problème, l’alarme fait signe ; et, nous informons le personnel qui doit s’en occuper », a indiqué Fatoumata Baldé, précisant que la centrale produit 50 Mégawatt qui fonctionne à l’aide du mazout et qui produit 11 kilovolts à la sortie. Ce qui est directement fourni à EDG qui est chargée de la transformation et de la distribution aux consommateurs.

Pourquoi la société « AISI » d’Abé Sylla a-t-elle refusé de respecter son contrat avec la Guinée ?

Contrairement à la centrale de Kipé, celle de Kaloum 3, gérée par la société privée « AISI » de monsieur Abé Sylla était loin de satisfaire aux attentes du Gouvernement. Et, le ministre Cheick Taliby Sylla n’a pas caché sa déception.
En réalité, la société « AISI » n’a pas respecté les termes du contrat, puisqu’elle devait restaurer la capacité nominale de la centrale pour fournir l’énergie aux populations guinéenne, surtout en période d’étiage. Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a évidemment déploré l’arrêt de la centrale pour des raisons parfois non justifiées. « Depuis la signature du contrat, en 2016, jusqu’à date, il y a encore des groupes qui n’ont pas été réhabilités ».

Face à cette situation, Dr. Cheick Taliby Sylla a annoncé une rencontre avec l’ensemble des producteurs pour une justification pouvant déboucher à une « renégociation ou une résiliation des contrats »…

Enfin, au niveau de la centrale Kaloum 5, exploitée entièrement et gérée par EDG, le ministre Taliby Sylla s’est réjoui du travail effectué, même s’il déplore une panne d’une pièce que les agents promettent de faire remplacer dans un délai de quatre semaines. « Nous vous donnons une semaine pour remplacer la pièce afin que la centrale puisse atteindre sa production normale », a insisté le ministre. A ce niveau, les travailleurs, par la voix de monsieur N’Fally Diaby, le chef du service de la centrale Kaloum 5, ont sollicité auprès du ministre le renforcement de leur capacité, surtout en matière de formation.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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TPI de Kankan : 170 dossiers jugés sur les 330 reçus en 2018

6 février 2019 à 19 07 31 02312

Les services publics continuent à livrer le bilan des activités réalisées au cours de l’année 2018. Pour la journée de ce mercredi, 06 févier 2019, les nouvelles autorités du Tribunal de Première Instance de Kankan ont livré les statistiques des dossiers jugés pendant l’année dernière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Aly Touré, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, trois cent trente (330) dossiers correctionnels et criminels y ont été traités. « Globalement, pour 2018 le tribunal de première instance de Kankan a reçu au total 330 dossiers, repartis entre les dossiers correctionnels et criminels. Parmi ces 330 dossiers, nous avons envoyé 135 dossiers en flagrant délit, 97 dossiers devant les juges d’instruction, 41 dossiers en citation directe, 4 dossiers sont partis devant le juge des enfants et 54 dossiers classés sans suite, c’est-à-dire les dossiers qui ne constituaient aucune infraction à la loi pénale », a dit l’ancien procureur de Mafanco.

Parmi ces dossiers, un peu plus de la moitié ont connu un jugement, a précisé Aly Touré. « Voici l’état des jugements par rapport à ces 330 dossiers : on a pu juger 170 dossiers, 132 sont en instance de jugement, bien entendu il y a des dossiers criminels qui sont devant les juges d’instruction qui ne peuvent pas être jugés directement, ils sont en attente. Par rapport au nombre de dossiers reçus et ceux jugés, vous vous rendrez compte qu’on est à un taux de réponse pénale de 56%. C’est-à-dire qu’on a dépassé la moyenne de jugement de dossiers qu’on a reçu. Les 56% sont relatifs, parce que jusque maintenant là, on est en train de juger ces dossiers ».

En outre, le procureur a fait savoir que 177 personnes sont détenues. « Sur les 330 dossiers, vous allez comprendre simplement qu’il y a 177 qui sont détenues. 331 personnes sont libres, mais sous procédure. Donc, le total de la population criminelle du tribunal de première instance, c’est 508, sur les 508 personnes nous avons 478 hommes, 30 femmes et 25 mineurs. Parmi la population détenue, sur les cent soixante dix sept (177), cent soixante treize (173) sont des hommes, quatre (4) sont des femmes, 10 sont des mineurs. Sur les 331 personnes libres, 305 sont des hommes, 26 sont des femmes et 15 sont mineurs. Vous comprendrez que la population criminelle des hommes à Kankan est 94, 9%. La population criminelle des femmes est 5, 90%. Donc, il y a un grand écart de différence entre les hommes et les femmes dans la commission de l’infraction. Donc, on remarque que les hommes sont beaucoup plus en conflit avec la loi que les femmes » A-t-il dit.

Pour ce qui est des mineurs, Aly Touré a fait savoir que parmi les 25 concernés, « ceux qui sont dans tranche d’âge de 17 et 18 ans sont au nombre de 18 personnes. Les reste ont 15 et 16 ans ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Dougountounni (Mali) : un blessé dans un affrontement entre deux familles de Baadougoula

6 février 2019 à 19 07 07 02072

Une personne dont l’identité n’a encore pas été révélée a eu une blessure à la tête suite à un affrontement entre deux familles dans le district de Baadougoula, relevant de la commune rurale de Dougountounni, située à environ 82 kilomètres au côté Sud-Ouest du chef-lieu de la préfecture de Mali, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon des témoignages confirmés par le sous-préfet de la localité, Ibrahima Sory Keïta qui s’est rendu à Baadougoula avec un détachement des services de maintien d’ordre, l’incident a vite été maitrisé et que le calme est revenu dans la localité où on déplore un seul cas de blessé. La victime aurait été touchée à la tête par un projectile. L’intéressé dont l’identité n’a pas encore été révélée à la presse a été admis, dans un premier temps au poste de Santé de la localité où il a reçu les premiers soins.

« Nous nous apprêtons à le référer au Centre de Santé de Dougountounni pour une mesure de sécurité. Je pense que cette blessure n’est pas grave, mais puisque je ne suis pas spécialiste, je ne peux pas vous dire davantage sur son état » a confié le sous-préfet de Dougountounni, Ibrahima Sory Keïta.

Rappelons que cet affrontement signalé à Badougoula, dans la commune rurale de Dougountounni, a éclaté autour d’un conflit domanial portant sur une zone agricole qui date de plusieurs années maintenant. L’affaire a été traitée par les juridictions de la République jusqu’à la Cour Suprême où pratiquement un ménage a eu raison sur le village. C’est l’application de cette décision de justice qui se heurte à une farouche résistance populaire.

A l’époque, le gouverneur Sadou Keïta avait pris une option conforme aux réalités du terrain. Ce qui a permis de maintenir la paix et la quiétude sociale dans la zone jusqu’à la fin de son séjour à la tête du gouvernorat de la Région Administrative de Labé.

Même qu’un huissier de justice qui s’était rendu sur le terrain pour exécuter cette décision de justice en faveur d’une famille aux préjudices de la communauté a finalement a passé un sale quart d’heure au milieu de la population locale. Il aura fallu une prompte intervention du gouverneur de région et ses services pour que cet huissier de justice sorte de Baadougoula saint et sauf.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mutilations génitales féminines : près de 4 millions de filles exposées (Nations Unies)

6 février 2019 à 18 06 57 02572

Le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a célébré ce mercredi, 06 février 2019, la journée internationale contre les mutilations génitales féminines. C’est le palais du peuple de Conakry qui a servi de cade à la cérémonie, présidée par la première dame de la République, en présence de plusieurs personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée internationale contre les mutilations génitales féminines est célébrée cette année sous le thème « traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030 ».

Ce thème constitue un puissant moyen pour les Etats de faire des plaidoyers interpellant les décideurs politiques et les leaders communautaires à plus d’engagements et d’actions en faveur de l’abandon des mutilations génitales féminines, a-t-on appris.

Mme Diaby Mariama Sylla

Dans son discours, madame Diaby Mariama Sylla, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a dit que « le phénomène de pratiques traditionnelles néfastes, notamment l’excision, constitue des formes de violences parfois tolérées par les traditions et les cultures qui sévissent dans la plupart de nos pays, contrairement aux obligations qui découlent des droits humains et aux besoins de développement des femmes et des filles. La République de Guinée est particulièrement affectée par cette pratique au regard de l’ampleur et du caractère endogène du phénomène. Selon les chiffres à date, nous sommes à près de 97%. Je le dis, parce que des efforts ont été fournis, beaucoup d’efforts. Et si on pouvait reprendre les enquêtes, il va sans dire que la Guinée ne serait pas devant le peloton au niveau de la sous-région dans le domaine de cette pratique ».

Ensuite, madame Diaby Mariam Sylla a annoncé l’organisation d’une quinzaine qui consistera à faire des séries d’activités. « Celles-ci seront orientées en direction des décideurs à tous les niveaux, les composantes communautaires, les élèves, les parents d’élèves, mais surtout les femmes, en vue de susciter leur engagement aux actions de promotion et de protection des droits des femmes en général et en particulier l’abandon des mutilations génitales féminines. Un accent particulier sera mis sur la concertation avec les professionnels et auxiliaires de la justice en vue d’identifier les voies et moyens visant à renforcer l’application de la loi », a-t-elle expliqué.

Mme Condé Hadja Djéné Kaba

Présidant cette cérémonie, la Première Dame de la République, Hadja Djènè Kaba Condé, a rappelé que la Fondation PROSMI qu’elle dirige s’inscrit dans le cadre de la promotion et de la protection des droits des femmes et des filles. « J’invite toute la communauté nationale et internationale afin qu’elles unissent les forces en vue d’apporter une réponse commune offrant aux femmes et aux jeunes filles une réelle protection de leur droit et de leur santé. En collaboration avec le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance et tous les partenaires associés, la Fondation PROSMI appuiera la quinzaine du 06 février à travers des actions visant à réaliser pleinement le potentiel de ces couches vulnérables », a promis la première dame.

Dr Mohamed Hanna Garba

De son côté, Dr Mohamed Hanna Garba, représentant par intérim du Système des Nations Unies en Guinée, a transmis le message d’Antonio Guteres, secrétaire général des Nations Unies à l’occasion de la célébration de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines. « Le secrétaire général des Nations Unies, monsieur Antonio Guteres, a adressé un message circonstanciel à toutes les nations du monde ce 06 février et je cite : les mutilations génitales féminines constituent une forme odieuse de violation des droits fondamentaux des femmes et des filles dans le monde. Il s’agit d’un déni de leur dignité, d’une mise en péril de leur santé et d’une source de douleur et de souffrance inutile risquant même de se traduire par leur mort. Les mutilations génitales féminines trouvent leurs origines dans les inégalités et les déséquilibres des pouvoirs entre hommes et femmes. Situation renforcée par le peu de possibilités offertes aux filles et aux femmes de réaliser pleinement leurs potentiels et leurs droits. Environ 200 millions de femmes et de filles font aujourd’hui l’objet de cette pratique dangereuse et chaque année, près de 4 millions de filles y sont exposées. Les objectifs de développement durable prônent l’élimination des mutilations génitales féminines d’ici 2030. L’ONU s’associe aux acteurs mondiaux, régionaux et nationaux pour soutenir les initiatives globales et intégrées visant à la réalisation de cet objectif. La lutte contre les mutilations génitales féminines loge également au cœur des efforts que nous menons dans le cadre de l’initiative SPOT LIVE, lancée en partenariat avec l’Union Européenne pour mettre fin à toutes les formes de violence allant contre les femmes et les filles ».

Il faut rappeler que le Parlement des Enfants de Guinée a aussi promis de se battre pour juguler le phénomène des mutilations génitales féminines dans notre pays.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Accident de la circulation à N’Zérékoré : un taxi-motard tué par un camion-benne

6 février 2019 à 18 06 41 02412

Un accident de la circulation s’est produit ce mercredi, 06 février 2019 au niveau du pont reliant les quartiers Bellevue et Dorota 2, sur la nationale N’Zérékoré-Lola, dans la commune urbaine. C’est un jeune motard d’une trentaine qui a été percuté par un camion-benne, trouvant la mort sur place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est un camion-benne en partance pour la ville qui a fauché un jeune motard. La victime s’appelle Nestor Camara, marié à une femme et père de trois enfants.

Interrogé par notre reporter, Niankoye Haba, témoin oculaire de la scène, a expliqué ce qui s’est passé. « Je partais pour la ville. Arrivé sur le pont, j’ai vu deux motards venir de la ville et qui se suivaient, l’un derrière l’autre. Celui qui était derrière a voulu dépasser son ami. Mais, il a cogné le guidon gauche de la moto de Nestor Camara. Et, il ne s’est pas arrêté quand Nestor est tombé. Il se trouve qu’au même moment, un camion partait pour la ville à vive allure. Il n’a pas pu s’arrêter malgré nos cris. Le camion lui a marché dessus et il est mort sur place. Son corps a été transporté à l’hôpital ».

Cette version des faits a été confirmée par la police routière, qui soutient que le conducteur du camion n’était pas sur sa ligne. Il a été arrêté et se trouve actuellement dans les locaux de la police. Son véhicule a été aussi arraisonné, précise la sécurité routière.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Le Balai Citoyen chez le ministre Taran Diallo : communiqué

6 février 2019 à 18 06 33 02332

Dans la journée de ce mercredi, 06 février 2019, les dirigeants de la Cellule nationale du Balai Citoyen ont été reçus par le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Elhadj Mamadou Taran Diallo.

Au sortir de la rencontre, cette organisation de la société civile a produit un communiqué dont Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité :

Dans cadre de l’évaluation périodique du partenariat de collaboration entre le ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale et la Cellule Balai Citoyen, Messieurs :

  • Mamadou Taran Diallo, Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale ;
  • M’Famara Camara, Directeur National de la Citoyenneté ;
  • Sékou Koundouno, Administrateur Général de la Cellule Balai Citoyen ;
  • Salia Camara, Administrateur Technique de la Cellule Balai Citoyen ;
  • Loïc Gustin, Responsable des programmes de le Cellule Balai Citoyen ;
    se sont rencontrés, ce mercredi 06 février 2019 au sein du ministère, afin de faire le point concernant les activités en cours et aborder les perspectives éventuelles.
    Cette rencontre fut également l’occasion pour les membres de la Cellule Balai Citoyen de présenter trois nouvelles initiatives en faveur des jeunes sur lesquelles ils travaillent actuellement et comptent associer le ministère.
    Après avoir eu l’opportunité d’exposer ces projets au Ministre et au Directeur National de la Citoyenneté, le Ministre dans sa communication en réponse a tout d’abord félicité et encouragé la Cellule pour le travail abattu sur le terrain et les perspectives en cours dans les axes gouvernance et citoyenneté et les a encouragés à continuer cette collaboration qui cadre étroitement avec la préoccupation du gouvernement dans le PNDS. Il a ensuite ajouté que son ministère est un espace pour toutes les organisations de la société civile afin de construire le citoyen d’aujourd’hui et de demain, un espace de gestion des conflits, un espace de concertation aves les acteurs sociaux et politiques, etc. Il a aussi insisté sur la nécessaire rigueur et fermeté dans la mise en œuvre correcte et efficiente des perspectives en cours.
    Globalement, Monsieur le Ministre et le Directeur National de la Citoyenneté se sont montrés très satisfaits et enthousiastes quant aux futures activités présentées et ont réaffirmé leur engagement et volonté de poursuivre leur collaboration avec la Cellule. Des échanges ultérieurs sont à prévoir afin de progresser vers la matérialisation des trois projets présentés qui, notons-le, seront entièrement financés sur fonds propres de la Cellule Balai Citoyen et appuyés techniquement par le ministère.

Fait à Conakry, le 06 février 2019

Cellule de communication du Balai Citoyen

Saloum Condé

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Éboulement à Siguiri : une enveloppe de 79 millions pour les victimes de Norassoba

6 février 2019 à 18 06 10 02102

Suite à l’éboulement survenu dimanche dernier, dans la mine d’or de Daman Ouri, dans le district de Fradjani, sous-préfecture de Norassoba, le Premier ministre s’est rendu sur les lieux ce mercredi, 06 février 2019. Le drame, qui a coûté la vie à 17 orpailleurs, a ému toute la Guinée. Ibrahima Kassory Fofana, accompagné de certains membres du gouvernement, est venu présenter les condoléances aux familles éplorées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ibrahima Kassory Fofana était en compagnie du ministre de l’Administration du Territoire, le général Boureima Condé ; du ministre du Budget, Ismaël Dioubaté ; du Secrétaire Général du gouvernement, Sékou Kourouma ; du ministre conseiller à présidence, Mady Kaba Camara et des autorités locales.

C’est le Général Boureima Condé qui a pris la parole, en langue Maninka, pour présenter les condoléances aux familles fortement éprouvées par cette hécatombe. « Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, ni le Président ni le gouvernement, n’a fait une nuit de sommeil. C’est pourquoi, il a dépêché son jeune frère, son Premier ministre et les ministres, pour venir présenter ses condoléances à la communauté de Norassoba », a expliqué le ministre.

Par ailleurs, Boureima Condé a présenté une somme d’argent destiné à venir en aide aux familles qui ont perdu des bras-valides dans ce drame. « Le président nous a donnés cinquantaine (50) millions de francs guinéens ; le premier ministre, vingt cinq (25) millions ; votre frère Sékou Kourouma, deux (2) millions ; et le ministre de la jeunesse et l’emploi jeunes, deux (2) millions. Nous prions pour le repos de leurs âmes », a dit le ministre de l’Administration du territoire.

De la place publique, la délégation s’est dirigée au vestibule de Norassoba où elle a présenté, au nom du président de la République, une enveloppe. « Le président nous a donnés cette enveloppe pour le doyen ».

Du vestibule, la délégation a pris congé de Norassoba pour mettre le cap sur Conakry.

De Norassoba, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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L’UFDG contre la reprise du vote à Matoto : voici l’intégralité des propos de Fodé Oussou

6 février 2019 à 17 05 39 02392

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a décidé d’organiser à nouveau l’élection de l’exécutif communal de Matoto. Dans une déclaration rendue publique dans l’après-midi de ce mercredi, 06 février 2018, Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a demandé à tous les députés, les responsables et militants du parti, de se mobiliser demain jeudi au siège de la mairie dès 07 heures du matin, pour empêcher cette élection.

Guineematin.com vous propose ci-dessous, l’intégralité de ses propos :

Dr. Fodé Oussou Fofana

« Peuple de Guinée, hier mardi, 05 février 2019, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a adressé un courrier au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, monsieur Boureima Condé pour le rappeler qu’il n’a pas le droit et qu’il n’a pas le pouvoir d’annuler une élection communale, conformément à la décision de la Cour suprême. Je tiens à rappeler, que le 15 décembre 2018, l’élection communale a eu lieu à Matoto. Concernant le poste de maire, monsieur Kalémodou Yansané a gagné, il a eu 23 voix sur 45. Ces voix ont été comptées trois fois. A notre grande surprise, monsieur le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, d’une façon unilatérale, a pris la décision d’annuler cette élection.

Nous avons suivi la cour suprême qui l’a débouté. Parce que, le Procureur de la République a dit clairement, qu’il n’a pas le droit d’annuler une élection. Aujourd’hui, à notre grande surprise, nous recevons un courrier du ministre de l’Administration du Territoire disant que demain jeudi, 07 février 2019, à 10 heures, qu’il va installer l’exécutif communal de Matoto, c’est-à-dire l’élection du maire et des maires adjoints.

En ce qui nous concerne, monsieur Kalémodou est élu maire de Matoto. Pour nous, il est non négociable. Nous ne participerons à aucune élection concernant le poste de maire.

Nous comprenons dès aujourd’hui que le ministre Boureima Condé reste droit dans ses bottes. Il fait de la provocation, il a l’impression qu’on n’est plus dans une République, qu’on est dans la jungle et que lui, en tant que ministre, il peut faire ce qu’il veut. Nous ne pouvons pas l’accepter. Il faut qu’il comprenne que nous UFDG, nous ne participerons pas à une élection concernant le poste de maire.

Voilà ce que nous allons faire à partir de maintenant. Nous avons déjà commis des avocats, pour attaquer cette décision de monsieur le ministre convoquant l’élection de demain. Deuxièmement, nous ne participeront pas à cette élection et nous avons demandé à tous nos conseillers, de ne pas se présenter à la commune de Matoto. Nous ne sommes pas concernés par cette élection. Et, je voudrais profiter de cette occasion, pour demander à l’ensemble de nos militants, de nos sympathisants de Conakry, de se mobiliser à partir de 07 heures du matin à la commune de Matoto, pour empêcher ce que nous appelons cette mascarade électorale.

Nous disons et nous restons droits dans nos bottes, comme monsieur Boureima Condé, comme il veut de la provocation, puisqu’il veut nous provoquer, puisqu’il veut prouver qu’il fait ce qu’il veut dans ce pays. Parce que la preuve est donnée, jusqu’aujourd’hui, la commune de Ratoma n’est pas installée parce que lui Boureima Condé, il décide de ne pas installer le maire de Ratoma.

Donc nos militants, nous vous demandons dès demain matin à 07 heures, de se retrouver à la commune de Matoto. Les députés, les militants, l’ensemble des responsables du bureau exécutif, de se retrouver à la commune de Matoto, pour empêcher ce que nous appelons un holdup électoral. Nous disons, trop c’est trop. Monsieur Boureima Condé trouvera devant lui des gens engagés comme lui, parce qu’il veut le désordre, il sera responsable de ce qui adviendra ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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82 contacts de Lassa recensés : les précisons de Dr Sakoba Kéita

6 février 2019 à 17 05 19 02192
Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire

Les autorités guinéennes ont annoncé le weekend dernier la découverte d’un cas de fièvre lassa à Mamou. Le porteur du virus, un homme de 35 ans en provenance de Kissidougou, en est décédé, le 29 janvier dernier à Mamou. Depuis, l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) a pris les devants, pour parer à toute éventualité de la propagation de la maladie, qui se manifeste par une hémorragique virale aiguë. Dans un entretien accordé à un groupe de médias, dont Guineematin.com, le Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’ANSS, est revenu sur les mesures prises pour faire face à la maladie.

Selon Dr Sakoba Kéita, « dès l’annonce de la confirmation, nous avons pris assez de mesures. Il y a un communiqué du gouvernement qu’on a diffusé partout, nous avons convoqué une réunion extraordinaire de crise pour décider des actions à prendre avec les partenaires (élevage et de l’environnement) et les départements. On a activé nos équipes préfectorales d’alerte et de riposte de l’épidémie de Mamou et de Kissidougou qui se sont mises en œuvre pour rechercher s’il y a d’éventuels cas cachés et d’identifier tous les contacts. Les équipes avaient déjà des équipements nécessaires pour pouvoir investiguer et isoler tous les cas et on essaye de réactiver nos centres de traitements épidémiologiques »

Pour ce qui est des préfectures ciblées par les investigations et recherches des traces de cette maladie, Dr Kéita a parlé de celles du sud de la Guinée, allant de Faranah jusqu’à Lola. S’agissant du nombre de cas détectés dans le pays, le directeur de l’ANSS, a rassuré les guinéens. « Pour le moment, il y a un seul cas, c’est la victime qui est décédée à Mamou. Mais, ils ont pu recenser en tout 82 contacts qui sont suivi, notamment 32 à Kissidougou et 51 à Mamou. Aucun de ces contacts n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa. La fin du suivi de ces contacts est le 22 février prochain. Pour le moment, on ne peut pas affirmer si c’est un cas isolé ou si c’est une épidémie. C’est le résultat de l’investigation en cours, qui va finir le samedi prochain, qui va nous dire est-ce qu’il s’agit d’une épidémie ou d’un cas isolé. Il y aura le porte-à-porte dans les localités de Kissidougou et de Mamou afin d’éclairer la lanterne des populations et essayer de voir s’il n’y a pas d’autres cas secondaires ».

Dr. Sakoba Kéita

Pour lutter contre la fièvre lassa, Dr Sakoba Keita a fait savoir que l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire dispose déjà d’un stock de produits qui est utilisé dans les zones de Kissidougou et Mamou. « La RIBAVIRINE est le médicament de prédilection, surtout au début de cette maladie. Heureusement, on avait un stock qui était pré-positionné dans la région de Faranah. Une équipe est déjà à Kissidougou avec le produit pour traiter tout cas éventuel. On pourra les acheminer à Mamou. On a commandé un autre stock d’urgence pour tout le pays et, si tout va bien, nous l’aurons d’ici le début de la semaine prochaine. Nous avons également envoyé des produits contre les rats pour pouvoir dératiser toutes les habitations de nos contacts des cas suspects dans les localités de Kissidougou et Mamou. En plus, on a tiré des documentations pour nos agents de santé afin de leur permettre d’avoir une large information sur cette maladie. Cette fois-ci, on a les moyens pour pouvoir circonscrire cette maladie », rassure-t-il.

Selon nos informations la fièvre Lassa est une maladie qui se manifeste généralement par la fièvre avec des maux de gorge. Elle peut entraîner des douleurs au niveau abdominal, de la tête, parfois de vomissements et la diarrhée provocant des douleurs au niveau des muscles et, vers la phase tardive, des saignements s’installent le plus souvent au niveau du nez et par les orifices naturels. Elle est transmise par les rongeurs (petites souris avec de multiples mamelles).

Pour prévenir la fièvre Lassa, il faut, entre-autres, lutter contre les rats, se laver les mains, manger des aliments chauds, laver proprement les ustensiles de cuisine.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. :+224623532504

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Fodé Oussou énervé : « Boureima Condé sera responsable de tout ce qui se fera demain à Matoto »

6 février 2019 à 15 03 55 02552
Dr. Fodé Oussou Fofana

La décision est prise ! Les conseillers de l’UFDG ne seront pas à la commune de Matoto demain, jeudi 07 février 2019, pour la reprise de l’élection des membres de l’exécutif communal. L’annonce a été faite dans l’après-midi de ce mercredi au QG de l’UFDG par Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti de l’opposition guinéenne.

Selon Fodé Oussou Fofana, aucun conseiller de l’opposition ne sera dans la salle de la mairie de Matoto où l’élection a été perturbé le 15 décembre dernier par Moussa Keita du RPG arc-en-ciel, lorsque Kalémodou Yansané a battu son challenger du parti présidentiel, Mamadouba Toss Camara avec un score de 23 voix sur les 45 conseillers.

Par contre, l’UFDG invite tous ses députés, les responsables du parti, les militants et tous les citoyens épris de paix, de justice et de démocratie à noircir Matoto de monde demain « dès 7 heures » pour barrer la route à ce que le parti de Cellou Dalein Diallo appelle le hold-up électoral préparé par le régime Alpha Condé.

Risques d’affrontements

Personne ne doute des risques d’affrontements liés à ce bras de fer entre le pouvoir qui tient à mettre son candidat à la tête de la plus grande commune de la République de Guinée et l’opposition qui jure d’avoir déjà conquis à la loyale la commune de Matoto. Mais, Fodé Oussou Fofana, qui n’écarte justement pas des possibilités de trouble, rend d’avance responsable de tout ce qui arrivera le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le Général Boureima Condé.

En attendant, le vice-président de l’UFDG annonce que les avocats de son parti vont attaquer le courrier d’invitation des conseillers à l’élection du maire et de ses adjoints, estimant que les seules élections à organiser dans la commune de Matoto sont celles des vices-maires, Kalémodou Yansané étant déjà élu maire, le 15 décembre 2018…

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Velléités de modification de la Constitution : la PJDD dénonce et met en garde

6 février 2019 à 15 03 08 02082
Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD

Il y a quelques jours, la plateforme nationale du mouvement citoyen Ma Cause a suscité le débat sur ce qu’elle appelle « les faiblesses et insuffisances » de l’actuelle Constitution guinéenne. La démarche vise à jeter un regard critique sur ladite Constitution, à un moment où la question du 3ème mandat pour Alpha Condé fait rage en Guinée.

Cette attitude de la plateforme nationale du mouvement citoyen Ma Cause n’est pas du goût de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen pour la Démocratie et le Développement (PJDD). Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce mardi 5 février 2019, Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD, dénonce ce comportement et met en garde les promoteurs du 3ème mandat.

Guineematin.com : aujourd’hui, la question de la modification de la Constitution guinéenne revient au devant de la scène, même au niveau de certaines structures de la société civile. Comment percevez-vous ce débat ?

Ibrahima Aminata Diallo : depuis la sortie médiatique de l’ambassadeur de la Russie en Guinée, parlant de la modification de la Constitution, en disant qu’elle n’est pas le Coran ni la Bible, on s’est indigné. Nous avons compris qu’il y a des manœuvres derrière cette idée. Dans notre position, nous restons fermes. Nous sommes une structure qui veut l’alternance en 2020. On n’est contre qui que ce soit, mais nous sommes pour qu’il y ait l’alternance afin que la Guinée décolle, que notre pays devienne une nation démocratique à l’image de certains pays voisins. C’est ce que nous voulons pour la Guinée… Les jeunes qui s’agitent actuellement dans ce cadre là, qu’ils essayent de comprendre que l’histoire va les rattraper tôt ou tard. Je m’adresse ici à ces jeunes qui ont organisé un atelier à Sheraton, c’est eux qui savent d’où vient l’argent pour ça, pour dire qu’ils vont enlever les débats sur la Constitution dans les cafés pour les envoyer sur la place publique pour demander l’avis des citoyens. Ça ne relève de leur compétence.

Guineematin.com : qui est derrière cette annonce ?

Ibrahima Aminata Diallo : c’est Ma Cause. C’est une nouvelle structure qui a son siège à Taouyah, dirigée par Cheikh et Alhassane Camara. C’est des gens avec qui nous étions dans les Forces Sociales. Aujourd’hui, la vérité est entrain de triompher pour nous dire qu’ils font partie des gens qui ont étouffé les Forces Sociales. Ils avaient des agendas cachés, ils travaillaient dans l’ombre et ont fait échouer cette dynamique des Forces Sociales que nous avons créées en 2018 autour de la réduction du prix du carburant à 8 mille francs guinéens à la pompe. Donc, ça ne relève pas de leur domaine pour parler d’un débat autour de la Constitution pendant qu’il y a une assemblée nationale même si elle est caduque. Ce que les députés n’ont pas fait durant leur mandat, ce n’est pas une structure qui vint de naître, si ce n’est pas une manipulation, qui peut se lever… C’est parce que Cheikh est un conseiller spécial de Damaro (chef de la majorité présidentielle au parlement, ndlr). Et nous, on n’est pas politique.

Guineematin.com : vous soupçonnez donc le parti au pouvoir d’être derrière ce mouvement ?

Ibrahima Aminata Diallo : ils sont derrière ce mouvement, parce que ces jeunes n’ont pas cet argent là. Je le dis haut et fort. Cheik et Alhassane n’ont pas l’argent pour louer Sheraton. On leur a donné de l’argent. Mais, qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas manipuler les patriotes. Tous les jeunes guinéens patriotes, personne n’est contre le président Alpha Condé. Personnellement, j’ai beaucoup d’estime pour lui, mais c’est tant qu’il est légaliste, tant qu’il respecte la loi. Les deux mandats qu’il a, chapeau pour ce qu’il est entrain de faire pour la Guinée. Mais pour l’instant, nous demandons humblement l’alternance en 2020, peu importe celui qui va venir au pouvoir.

Guineematin.com : par rapport à la Constitution guinéenne, on sait qu’elle a été adoptée par le CNT (Conseil National de la Transition) en 2010. Est-ce que ceux qui veulent lancer un débat sur cette constitution n’ont pas raison de le dire ?

Ibrahima Aminata Diallo

Ibrahima Aminata Diallo : mais c’est circonstancielle. Vous savez, à l’époque, on était face à une situation de danger. Il fallait sauver d’abord le pays. Si un tel scénario arrive, moi j’aurais souhaité qu’on l’adopte par référendum dès le début, dès l’élection du président de la République en 2010 et ne pas attendre à la dernière minute, au moment où le président de la République tient des discours pour dire dans cinq ans la Guinée sera le pays le plus électrifié d’Afrique. Ce qu’on n’a pas fait en 10 ans… Tout cela montre qu’il y a une intention derrière de tels propos. Il ne l’a pas dit ouvertement. Mais, nous sommes aussi réfléchis. Moi, je demande à ces jeunes du mouvement Ma Cause, qui sont entrain de passer dans les communes pour prendre l’opinion des gens autour de la Constitution que ce n’est pas leur domaine. Ils ne sont pas spécialistes en la matière. Et, la rédaction d’une Constitution ne demande pas qu’une simple organisation de la société civile vienne brandir ça pour dire ce que nous avons trouvé d’anormal. Il n’appartient pas à un groupe d’individus manipulés de chercher à modifier la Constitution. Je pense que nous voulons la stabilité. Nous qui œuvrons pour la démocratie sans violence, notre position, nous défendons des valeurs, nous voulons qu’il y’ait l’alternance en 2020.

Guineematin.com : au regard de tout ce qui est entrepris par Alpha Condé aujourd’hui en termes d’infrastructures routières, de barrages hydroélectriques ou d’hôtels, n’y a-t-il pas nécessité de lui laisser le temps de finir ça avant de passer la main ?

Ibrahima Aminata Diallo : au Sénégal, le président Abdoulaye Wade avait commencé l’aéroport Blaise Diagne, c’est Macky Sall qui l’a achevé. Le pouvoir, c’est la continuité, il ne se résume pas à un individu. Si ton œuvre est bien réfléchie, ton successeur va l’achever. On ne va pas remettre en cause tout ce que le professeur Alpha condé a fait. Tous les acquis seront conservés et là où ça n’a pas marché, on va essayer d’améliorer. Ce n’est pas Alpha Condé qui va finir ça, c’est la volonté du prochain gouvernement qui continuera son œuvre. D’ailleurs, il peut prétendre faire ça, mais Dieu seul sait. On nous parle de Souapiti ou autre. Mais, on a vu Kaléta avec l’obscurité qui est notre quotidien aujourd’hui. Déjà, c’est un échec pour le cas de Kaléta. On nous a dit que la solution de Kaléta c’est Souapiti. Peut-être qu’on nous dira que la solution de Souapiti aussi, ce sera Foumi ou Amaria. On ira jusqu’à quand ? Moi, je voudrais que le président Alpha Condé devienne le premier président à organiser des élections transparentes, à passer la main, pour qu’il rentre définitivement dans l’histoire de la Guinée. Il y a plein d’exemples : le Sénégal, la Benin, le Ghana, l’Afrique du Sud, et tant d’autres pays. Pourquoi notre pays veut toujours faire exception à la règle ? Dans la sous-région, il y a la stabilité par ce que la culture de l’alternance est acceptée.

Guineematin.com : si malgré tout, le président Alpha Condé tentait de faire un 3ème mandat en modifiant la Constitution, à quoi pourrait-on s’attendre au niveau de la PJDD ?

Ibrahima Aminata Diallo : à la PJDD, nous allons montrer notre volonté. Nous userons de toutes les voies légales pour montrer au président Alpha Condé que nous ne sommes pas d’accord pour la modification, surtout de l’article 157 de la Constitution qui est intangible. C’est cadenassé et c’est clair là-dessus. Qu’il y ait référendum ou ordonnance, peu importe la méthode. Il s’est battu pendant 40 ans, c’est pour qu’il y ait alternance.

Guineematin.com : un message à l’endroit des regroupements qui appellent à revoir la Constitution de 2010 ?

Ibrahima Aminata Diallo : tous ceux qui s’agitent là, ils n’ont qu’à continuer. Je pense que Ma Cause, ils sont entrain de passer à côté. Mais, à la PJDD, nous restons légalistes. Nous ne sommes pas contre un régime ni contre un individu. Mais, nous n’accepterons pas une modification de la Constitution pour un 3ème mandat. Nous demandons humblement au président de la République, à tous ceux qui sont épris de paix, de justice d’essayer de faire comprendre au président que ce n’est pas la solution. Si non, on sera dans l’instabilité et rien ne marchera. Je profite pour dire que l’installation des PA et tant d’autres, ce n’est pas la solution. On doit conjuguer les mêmes efforts, parce que la paix ce n’est pas le silence forcé ; la paix, ce n’est pas un décret. La paix, c’est le respect des lois, c’est la justice, la lutte contre la corruption et contre l’impunité…

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Délestages électriques à Labé : les raisons, selon EDG

6 février 2019 à 14 02 21 02212

Depuis plus d’un mois, la desserte du courant connaît une nette dégradation à Labé. En raison des délestages électriques, une bonne partie de la ville est plongée chaque jour dans le noir. Cette situation préoccupe aujourd’hui plus d’un et suscite débats et interrogations sur place. Des interrogations auxquelles un responsable local d’EDG, rencontré par un correspondant de Guineematin.com à Labé, a tenté de répondre.

C’est en décembre dernier que les habitants de la commune urbaine de Labé ont constaté une dégradation considérable de la desserte du courant électrique. Désormais, ils ont rarement de l’électricité dans leurs foyers, et le peu de courant qu’ils reçoivent, vient parfois tard la nuit. Et cela, avec une faible tension ne pouvant pas faire fonctionner les appareils à usage domestique. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Nous avons posé la question à Oumar Baïlo DIENG, le directeur technique de l’EDG de Labé.

Oumar Bailo DIENG

« C’est effectif, le délestage est devenu récurrent ces derniers temps. Mais, sachez que nous sommes soumis à un programme qui est national et qui est ficelé à partir de Conakry. Nous n’avons pas une maîtrise parfaite de ce programme. Compte tenu aussi de certains facteurs techniques au niveau de la sous station de Labé, on nous dit que la température est élevée. Et si la température devient énorme, ça affecte les équipements. Maintenant, pour ne pas endommager les équipements, on s’est proposé de faire un délestage interne à Labé. Comme on a trois départs à Labé, on déleste toujours un départ par soirée pour sauver les équipements », explique ce responsable de l’Electricité de Guinée à Labé. Il rassure toutefois les citoyens que son service est en train de travailler pour chercher à réduire les délestages.

A noter que ces délestages électriques interviennent à un moment où la plupart des poteaux installés dans le cadre de l’éclairage public et qui sont alimentés par l’énergie solaire ne fonctionnent plus, faute d’entretien. Ce qui plonge la ville dans le noir et expose davantage les citoyens au banditisme.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kalémodou appelle à la mobilisation :  » s’ils font le forcing… »

6 février 2019 à 14 02 08 02082

La reprise de l’élection à la mairie de Matoto, initialement prévue ce mercredi, 06 février 2019, a finalement été reportée à demain, jeudi 07 février à partir de 10 heures. Kalémodou Yansané, qui se considère comme étant le maire élu, a dit avoir adressé une correspondance au ministre Boureima Condé pour savoir s’il s’agit de la reprise de l’élection du maire ou des vices maires. Le candidat de l’UFDG a également envoyé un message fort à ses militants.

Guineematin.com vous propose l’intégralité de ses propos :

« Je m’adresse en première ligne aux citoyens de Matoto, les citoyens avec lesquels j’ai partagé au moins 25 ans de ma vie ici. Nous partageons les mêmes peines, nous partageons les mêmes souffrances, nous partageons les mêmes bonheurs. Je m’adresse aussi aux militants de l’UFDG et aussi à la presse. Cette presse qui a couvert un 15 décembre 2018, l’élection de l’exécutif communal de Matoto. Cette presse qui a été la première à annoncer que Kalémodou Yansané a gagné.

Aujourd’hui, on veut mettre en cause cette élection. On n’est pas d’accord. Nous avons été élus devant cette presse régulièrement : 23 voix sur 45. Un militant du RPG s’est levé, mécontent du résultat, a déchiré les bulletins du RPG devant tout le monde. Nous ne pouvons pas reprendre l’élection en ce qui concerne le maire, le maire est déjà élu, la presse est témoin de ça. Je voulais remercier les militants de l’UFDG qui se sont spontanément mobilisés ce matin pour m’accompagner. Je parle des militants de l’UFDG et surtout les militants de Matoto, tous bords confondus. Ceux qui sont là, c’est sûr ce n’est pas seulement les gens de l’UFDG, c’est toutes obédiences confondues : il y a des Soussous, des Malinkés, des Forestiers, des Guerzés, tout le monde est là aujourd’hui.

Je voudrais donc vous remercier pour cette mobilisation et je vous invite à la paix. Ne provoquer personne, nous sommes dans le domaine de la loi. Lorsque nous avons vu que nos droits étaient brimés, on a saisi la Cour Suprême qui a dit que le ministre de l’Administration du Territoire n’a pas le droit de suspendre, d’annuler ou de valider une élection. Il a simplement le rôle de convoquer le corps électoral. J’ai envoyé un courrier hier au ministre pour lui dire, s’il veut convoquer le corps électoral, on attend l’arrêter dans lequel il sera stipulé l’objet pour lequel le vote sera consacré. Si c’est pour élire le maire, le maire est déjà élu le 15 décembre 2018. Vous êtes tous au courant de ça. Si c’est pour élire les vices maires, on est prêt à tout moment pour venir compétir pour les adjoints au maire.

Donc, je demande à tout le monde de rentrer un à un tranquillement. Certains vont essayer de vous provoquer, ne répondez pas aux provocations. Si vous provoquez, ça sera un alibi pour dire on reporte, pour dire on annule. Celui qui a déchiré nous a provoqué, c’est ce qui nous a mis dans tout ça aujourd’hui. S’il n’avait pas provoqué, s’il n’avait pas déchiré, on ne serait pas dans tout ça aujourd’hui. C’était déjà terminé. Vous rentrez tranquillement à la maison, vous restez mobilisés. Ne provoquez personne. Ils vont vous provoquer, c’est pour trouver des alibis. Nous sommes dans un pays où les règles de jeu sont très claires.

Nous sommes déterminés à respecter et à faire respecter les règles, en tout cas en ce qui concerne la mairie de Matoto. Nous sommes prêts à tout compromis en ce qui concerne l’élection de Matoto, pour vue qu’il y ait la paix à Matoto. Vous restez mobilisés, s’ils font le forcing là-bas, nous, on ne fera pas de forcing. Masi, on sera là pour faire en sorte que les règles soient respectées ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél 621 09 08 18

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A M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique : Lettre ouverte

6 février 2019 à 13 01 33 02332
Mamadou Alpha Ghadiry Diallo

Par Mamadou Alpha Ghadiry Diallo, Enseignant-chercheur à l’ISSMV de Dalaba : « La dernière grève des assistants a démontré sans ambigüité que l’avenir de l’enseignement supérieur de notre pays repose sur ces jeunes enseignants-chercheurs, les négliger dans vos prises de décision est contre-productif ; je vous en conjure Mr le Ministre. Il serait judicieux de trouver une solution honorable pour amener ces jeunes courageux à quitter le grade d’Assistant pour le grade de Maitre-assistant d’ici 2022 »

Monsieur,

Nous avons suivi, à travers les médias, votre conférence de presse du lundi, 4 février 2019 avec beaucoup de sagesse et d’espoir. A travers cette communication, nous avons compris que vous êtes en train de ferrailler dur pour que nos universités puissent jouer dans la cour des grandes écoles du monde. C’est un défi, nous le reconnaissons, mais c’est surtout pour les jeunes enseignants-chercheurs un signe d’espoir. Il m’a paru opportun d’apporter ma contribution dans votre combat de faire de l’université un acteur majeur de notre développement.

Monsieur le Ministre, l’arrêté portant sur le recrutement des assistants et des attachés de recherche dans les différentes Institutions d’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (IESRS) est tombé à pic au moment où la gestion de nos universités laisse à désirer sur le plan académique, managérial et financier. Nous assistons à un recrutement excessif de jeunes enseignants sans aucune perspective pour leur formation. A Travers cette décision courageuse vous avez apporté une bouffée d’oxygène dans le cadre de l’amélioration de la qualité des enseignements et de la recherche dans nos universités. Beaucoup de cadres vous ont précédé dans ce Département, mais aucun d’entre eux n’a eu le courage de mettre fin à cette manière de faire qui dure depuis plus de 30 ans.

Monsieur le Ministre, nous aspirons à devenir un pays émergent dans un avenir proche. Cette émergence ne se fera pas sans un investissement conséquent dans le domaine de la science, de la technologie et de la recherche. Nous devons investir sur le capital humain pour promouvoir notre émergence. La formation des formateurs doit être une priorité pour vous. Les jeunes enseignants-chercheurs, recrutés ces dernières années avec les diplômes de Licence et rarement de Master, forment la majorité du personnel chargé des cours dans nos institutions d’enseignement supérieur. Parmi ces assistants, il y’a des enseignants qui ont fait plus de 30 ans de carrière sans augmenter en grade. Le recrutement des enseignants se faisait sans aucune politique de formation des formateurs. C’est une injustice qui mérite une réparation.

La dernière grève des assistants a démontré sans ambigüité que l’avenir de l’enseignement supérieur de notre pays repose sur ces jeunes enseignants-chercheurs, les négliger dans vos prises de décision est contre-productif ; je vous en conjure Mr le Ministre.

Il serait judicieux de trouver une solution honorable pour amener ces jeunes courageux à quitter le grade d’Assistant pour le grade de Maitre-assistant d’ici 2022. Pour solutionner définitivement ce problème de grade, je vous suggère de :

 prendre un arrêté courageux pour attribuer le grade de Maitre-assistant a tous ceux qui ont enseigné pendant plus de vingt ans à titre honorifique;

 créer des écoles doctorales dans tous les domaines pour permettre aux assistants d’obtenir ce grade sans quitter le pays d’ici 2022, afin qu’ils puissent faire face au reclassement par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ;

 conditionner l’obtention de ce grade à la publication de quatre articles scientifiques dont deux à l’international d’ici 2022.

Monsieur le Ministre, pour une mesure d’urgence, mettre en application l’une de ces suggestions me parait meilleure que de faire revenir des enseignants-chercheurs retraités qui ne savent même pas comment allumer un ordinateur à plus forte raison préparer une diapositive. Je vous supplie d’éviter le maximum possible d’écouter cette vieille communauté d’universitaires et de chercheurs qui, au crépuscule de leurs vies continuent toujours de dire, à qui veut l’entendre, qu’ils sont « irremplaçables ».

Abandonnez l’éducation de la nation dans les mains des bailleurs de fonds est une erreur. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous contenter des bourses octroyées par les institutions et les pays amis. Peut-être convient-il de ficeler un contrat du genre « Mines contre formation » à l’image de « Mines contre Infrastructures » avec les différents partenaires au développement pour accélérer la formation des formateurs.

Monsieur le ministre, à l’instar de votre collègue du Ministère de la Justice, l’amélioration des conditions de vie des enseignants-chercheurs devrait être l’une de vos priorités. Vous connaissez mieux que quiconque que le salaire des enseignants-chercheurs guinéens est très bas par rapport à ceux de la sous-région. Ces salaires dérisoires encouragent toutes les formes de corruption, de détournement et de mauvaise gestion.

Certains enseignants sont obligés de pratiquer une activité parallèle pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Ces activités de survie varient en fonction des zones géographiques. Les enseignants se trouvant dans les grandes villes, se mettent à la disposition des écoles et universités privées pour survivre. Pour le reste des enseignants, surtout ceux qui servent dans les Préfectures, les activités de survie vont de l’agriculture au petit commerce.

La fuite des cerveaux est inéluctable et elle continuera à affaiblir notre système éducatif si la tendance ne change pas. La revalorisation du statut des enseignants doit être votre cheval de bataille. C’est la seule solution pour attirer davantage de professeurs de rang magistral dans nos universités. Nous pensons que c’est votre devoir en tant que banquier, de mettre fin à cette gestion opaque du budget alloué aux différentes institutions d’enseignement supérieur.

Mr le Ministre, le sport universitaire est une très bonne chose pour la santé de nos étudiants « un esprit sain, dans un corps sain ». Mais en orientant une partie de nos maigres ressources vers le sport universitaire, nous sacrifions la formation et la qualification de nos jeunes étudiants. Au moment où notre population s’interroge sur la pertinence de l’université au regard du chômage qui frappe nos diplômés, notre priorité doit être de former des « têtes bien faites » au service de la nation.

A mon humble avis, mettre les universités en compétition dans le cadre de la recherche, en organisant annuellement une grande conférence scientifique ou toutes les institutions d’enseignement et de recherche sont conviées ; Faire face à l’absence de connexion internet, au faible équipement de nos bibliothèques et de nos laboratoires me semble plus approprié.

Monsieur le ministre, ne vous arrêtez pas à mi-chemin en vous contentant de quelques reformes, gravez votre nom à jamais dans les annales de l’histoire de l’Enseignement Supérieur de notre pays. Vous êtes l’homme de votre peuple parce que tout simplement vous êtes un homme de votre temps.

Mr le Ministre pour finir, je dois paraphraser le savant burkinabé Joseph Ki-Zerbo « Sur toutes ces questions, nous avons déjà produit des Himalaya de résolutions et des rivières de salive. Ce qu’il nous faut maintenant, ce sont des actions concrètes ».

En espérant que vous tiendrez compte de mes suggestions, je vous prie monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

Mamadou Alpha Ghadiry Diallo

Enseignant-chercheur à l’ISSMV de Dalaba

Email : alphalingui@yahoo.fr

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Kankan : la maison des associations et ONG répond au préfet, Aziz Diop

6 février 2019 à 12 12 54 02542

La vague de réactions se poursuit au sujet de la récente sortie médiatique du Préfet de Kankan, qui s’est prononcé en faveur d’un 3ème mandat pour le Président de la République. La maison régionale des associations et ONG de Kankan s’est prononcée sur la question hier, mardi 05 février 2019. Ces acteurs sociaux dénoncent une insulte à l’égard du peuple de Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Les jeunes de Kankan sont prêts à accompagner le président Alpha Condé pour un troisième mandat », voilà ce qu’a affirmé récemment Aziz Diop. Le Préfet de Kankan a fait cette déclaration sans consulter les jeunes au nom desquels il a parlé. Et, cette sortie irrite certains jeunes de la ville, réunis au sein de la maison régionale des associations et ONG de Kankan. Ces derniers désavouent l’autorité préfectorale et condamnent fermement ses propos.

« Vous savez que la Guinée vient d’amorcer un processus de démocratisation très, très sensible, donc il est inconcevable qu’un ancien membre de la société civile, qui n’est personne d’autre que monsieur Aziz Diop, se permette de faire la promotion d’un troisième mandat. Cela ne va pas avec les valeurs de la démocratie. C’est une insulte vis-à-vis de la population guinéenne, la société civile et la Guinée de façon générale.

Ce n’est pas digne d’un Préfet, ce n’est pas digne d’un ancien collaborateur de la société civile. C’est une manière de tuer la jeune démocratie guinéenne, mais aussi une manière d’étouffer l’avenir de la jeunesse guinéenne et d’étouffer l’alternance. Une manière de confisquer l’avenir d’une jeunesse ambitieuse, une jeunesse qui rêve d’aller loin », a déclaré Moussa Kaba, le coordinateur régional de cette plateforme.

D’ailleurs, la maison régionale des associations et ONG de Kankan ne compte pas se limiter à de simples dénonciations. Elle entend poursuivre aussi tous les promoteurs d’un troisième mandat devant la justice. « Dans les jours à venir, la maison des associations et ONG de la Guinée en général compte faire des déclarations, mais au-delà de ces déclarations, nous allons engager un processus de plaintes contre les promoteurs d’un troisième mandat. Parce que tout simplement la constitution guinéenne est claire, il ne faudrait pas que l’on vienne tuer notre jeune démocratie », a annoncé Moussa Kaba.

Il faut souligner qu’en dehors de ces associations et ONG, plusieurs jeunes rencontrés dans les rues de Kankan, se montrent opposés à une modification de la Constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De, Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Détournement de deniers publics : Paul Moussa et Inza Bayo déboutés…

6 février 2019 à 12 12 13 02132
Paul Moussa Diawara poursuivi pour un détournement d’environ 40 milliards de GNF

La Cour d’Appel de Conakry a débouté Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, poursuivis pour détournement de fonds et complicité, de leur demande de récusation du juge Ibrahima Kabélé Bangoura. Les deux anciens responsables de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) sont aussi condamnés au payement d’une amende d’un million de francs guinéens chacun, a appris Guineematin.com d’un des avocats de l’Agence Judiciaire de l’Etat, ce mercredi, 6 février 2019.

Il y a de cela un mois, les avocats de Paul Moussa Diawara et d’Inza Bayo avaient demandé la récusation du juge en charge du dossier, alors que l’on s’acheminait vers les plaidoiries et réquisitions. La Cour d’Appel, saisie à cet effet, avait demandé, le 17 janvier dernier, au juge Ibrahima Kabélé Bangoura de surseoir à la suite du procès au tribunal correctionnel de Kaloum jusqu’à ce qu’elle statue sur la question.

Me Lancinet Sylla

Finalement, la Cour d’Appel a débouté les deux prévenus, poursuivis dans une affaire de détournement de près de 40 milliards de francs guinéens. Selon maitre Lanciné Sylla, un des avocats de l’Agence Judiciaire de l’Etat, qui y avait vu des manœuvres dilatoires, « Paul Moussa Diawara et Inza Bayo ont été déboutés à travers une ordonnance rendue par la Cour d’Appel qui a jugé mal fondée la demande de récusation du juge en charge du dossier. Ils sont également condamnés au payement d’une amende d’un million de francs guinéens chacun ».

Une information confirmée à notre reporter par le Procureur Ousmane Sankhon du tribunal de première instance de Kaloum.

Cette décision de la Cour d’Appel a pour conséquences la reprise du procès dans les prochains jours. A un moment donné, le juge Ibrahima Kabélé Bangoura avait déclaré les débats clos dans ce dossier. C’est au moment où l’on s’apprêtait à passer aux réquisitions et plaidoiries que les avocats des deux prévenus avaient introduit une requête en récusation du juge.

Désormais, les yeux sont tournés vers le parquet de Kaloum qui va fixer la date de la reprise du procès. L’on se devrait passer aux réquisitions et plaidoiries. Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, respectivement anciens directeur général et comptable de l’Office Guinéen de Publicité, risquent gros dans cette affaire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Matoto : l’exécutif communal sera élu demain, jeudi

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C’est finalement à demain, jeudi 07 février 2019, que l’élection des membres du bureau de la commune de Matoto a été reportée, a appris Guineematin.com du secrétaire général de la commune Sékou Conté qu’on joint au téléphone.

Depuis le 15 décembre 2018, date du premier rendez-vous, les citoyens de Matoto attendent la fin du contentieux qui a suivi l’élection locale du 04 février 2018. Et, en attendant d’avoir la liste complète des membres de l’exécutif communal, la tension est vive entre les deux principaux adversaires. L’UFDG jure que « l’élection de Kalemodou Yansané ne sera pas remise en cause » ; tandis que le RPG arc-en-ciel tient à la reprise de ce vote…

A suivre !

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« Mémoires d’une Rescapée de la Dictature de Sékou Touré », par Mme Maréga

6 février 2019 à 11 11 58 02582

Un nouveau livre consacré au régime Sékou Touré vient de paraître dans le paysage littéraire guinéen. Intitulée « Mémoires d’une Rescapée de la Dictature de Sékou Touré », l’œuvre est de madame Maréga Maïmouna Bâ. L’auteure a présenté ce livre le samedi dernier, 02 février 2019, à Conakry, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

L’ouvrage comporte 205 pages, reparties en 15 chapitres. Il a été écrit par madame Maréga Maïmouna Bâ, l’une des premières pharmaciennes d’Afrique noire francophone, dont le mari a été arrêté et exécuté sous le régime de Sékou Touré.

Dans cette œuvre, l’auteure fait un témoignage sur ce qu’a été le régime de Sékou Touré, premier président de la Guinée indépendante. « C’est un témoignage qui vient démentir les fausses accusations. Ce livre est un témoignage qui va permettre aux guinéens de savoir ce qui s’était passé.

Parce que moi, j’étais partout. J’étais une amie d’André, madame Touré. Je partais à la présidence ; quand j’accouchais, elle venait me voir. Nous étions amies à l’école. Donc, je voulais qu’on sache exactement pour les histoires de complot. Les gens n’ont pas voulu. Ils ont toujours dit que les Guinéens sont des bandits, il faut quelqu’un comme Sékou Touré pour les tenir. Tout le monde était d’accord pour travailler, se mettre ensemble, travailler et réussir », a déclaré madame Maréga Maïmouna Bâ.

Mais, bien qu’elle soit amie à l’épouse du président Sékou Touré, l’auteure dit qu’elle n’a pas été épargnée par la dictature du régime. « Je suis rescapée parce que j’ai fui par la Sierra-Leone, le Libéria et ensuite la Côte d’Ivoire. En plus, tout mon entourage a été tué, sauf moi. Tout le monde sait que le régime de Sékou Touré, c’était de la dictature. Je devais produire ce livre depuis près de 20 ans, mais je n’ai pas eu le temps. J’ai voulu, à travers ce livre, montrer que même étant une seule fille, on peut s’en sortir comme un homme », a-t-elle dit.

Ce livre a été édité par Harmattan Guinée. Selon Sansy Kaba Diakité, directeur de cette maison d’édition, il a accepté d’éditer l’oeuvre « parce que c’est un livre d’actualité. La Guinée a 60 ans d’existence, les Guinéens doivent écrire pour permettre à ce pays de se réconcilier avec lui-même. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est la diffusion. Je voudrais vous rassurer que ce livre sera disponible dans toutes les librairies de Guinée, pour que les Guinéens puissent savoir ce qui s’est passé dans notre pays. C’est extrêmement important.

Bamako a aujourd’hui la photo, parce que les Maliens l’ont voulu. Abidjan a pris le rire, ils ont aussi la musique. Ouagadougou a le cinéma, Dakar a l’art. Brazzaville a autre chose, Niamey va avoir la mode. Conakry veut le livre. On aura le livre si tous les Guinéens acceptent de se donner la main et d’aller vraiment vers cet objectif. En 1958, la Guinée a dit non, parce que tous les Guinéens étaient unanimes. Je pense que pour le livre, vous allez vous associer à tous les professionnels du livre de Guinée, pour que cet objectif soit atteint », a-t-il dit.

Le professeur Djibril Tamsir Niane, qui a préfacé le livre, a estimé que cette œuvre occupera une place de choix dans l’espace littéraire guinéen. « Dans la littérature de douleur produite par les Guinéens en vue de dénoncer et fustiger les crimes et atrocités perpétrés sous le régime de Sékou Touré, l’ouvrage de madame Maïmouna Bâ Maréga, Mémoires d’une Rescapée de la Dictature de Sékou Touré occupera d’emblée une place de choix.

C’est d’abord l’œuvre d’une femme, elle appartient à la première génération de jeunes filles qui ont fréquenté l’école, fréquenté le collège. Elle a été la première bachelière guinéenne. Elle suit un enseignement supérieur et elle obtient le diplôme de pharmacie. C’est donc l’œuvre d’une intellectuelle qui a été frappée au cœur et on s’attendait à une réaction tôt ou tard de celle-ci », a fait remarquer le célèbre écrivain.

Le ministre de la Justice a pris part à la dédicace de ce livre, même s’il dit être venu à titre privé à cause de ses liens amicaux avec certains fils de l’auteure. Me Cheick Sako a salué le travail de Maïmouna Bâ qu’il qualifie d’un devoir de mémoire. « Je voudrais préciser que l’œuvre de madame Maréga, est un devoir de mémoire et cela manque beaucoup dans notre pays. Il est important que dans ce pays, les écrits restent. C’est un devoir de mémoire, compte tenu de l’histoire douloureuse de notre pays de 1958 jusqu’à maintenant. Et je pense que madame Maréga, vous avez donné de la voie.

J’espère pour ma part, que d’autres vont suivre cette voie, pour que la réalité de l’histoire de ce pays soit quelque chose de réel, soit quelque chose de palpable et qui soit connue également par tous les Guinéens. Au-delà de ce que le professeur Djibril Tamsir Niane vient de dire, le devoir de mémoire pour tous les Guinéens sans exception, est une nécessité absolue pour que ce pays puisse se réconcilier avec lui-même », a dit le garde des Sceaux.

A noter que ce livre qui est déjà disponible dans toutes les librairies du pays, est vendu à 150 mille francs guinéens.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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