Présidentielle au Sénégal : les observateurs de la CEDEAO et l’UA saluent le « calme et la sérénité » du scrutin

25 février 2019 à 23 11 55 02552

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, après la présidentielle d’hier, dimanche, au Sénégal, l’heure est à la présentation des rapports d’observation électorale. Dans la soirée de ce lundi, 25 février 2019, la mission d’observation électorale de la CEDEAO et celle de l’Union Africaine ont rendu public leurs rapports d’observation sur la présidentielle, rapporte un des envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Teranga.

Selon Thomas Boni Yayi, la mission de 115 membres de la CEDEAO qu’il préside a constaté que toutes les dispositions légales sont respectées dans les 13 des 14 départements visités dans le pays pendant ce scrutin. « Ce que nous retenons d’une manière générale, il y avait un personnel qui sait ce qu’il faut faire, c’est-à-dire largement formé. La manière de donner les informations aux électeurs est un acquis. On a vu les représentants des candidats dans les bureaux. Par rapport à la sécurité, lors de nos discussions avec certains candidats à la veille des élections, ils avaient des préoccupations. Mais, sur le terrain, ce que nous pouvons rapporter aujourd’hui, c’est que cette mission a noté une présence effective des agents de sécurité dans la plupart des bureaux de vote avec un nombre variant entre 2 et 8. On a vu aussi certaines patrouilles de sécurité à quelques endroits. Ce qui est important et qu’il faut noter, c’est que les agents étaient à l’extérieur de la salle où se déroulait le vote », a-t-il salué.

Poursuivant, l’ancien président du Benin a dit que le vote au Sénégal s’est déroulé dans une atmosphère paisible et calme. « Aucun incident majeur ne m’a été confirmé ou observé dans les bureaux de vote visités pouvant compromettre la transparence, la sincérité et la crédibilité de ce scrutin. Cette observation a été partagée de façon unanime lors de la réunion de concertation que nous avons tenue ce matin. Sur cette base-là, le scrutin du 24 février n’a enregistré aucun incident pouvant entamer la transparence, la sincérité et la crédibilité de ce scrutin », a-t-il dit avec insistance.

Abondant dans le même sens, Albert Pahimi Padacké, ancien Premier ministre du Tchadien et président de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine au Sénégal a dit que son équipe d’observation (composée de 26 membres, vient de 26 pays). Et que de leur rapport d’observation, à part quelques dysfonctionnements mineurs constatés, les élections se sont passées dans les conditions les meilleures. « La présidentielle du 24 février 2019 en République du Sénégal est intervenue dans un contexte politique et électoral tendu, laissant craindre légitimement des risques de violences aggravées. La mission d’observation de l’Union Africaine a relevé avec satisfaction que malgré un tel risque, le scrutin s’est déroulé dans le calme et la sérénité, preuve encore une fois de la maturité du peuple et des acteurs politiques sénégalais qui honore notre continent ».

Par ailleurs, monsieur Albert Pahimi Padacké a fait quelques recommandations à l’ensemble des acteurs du processus électoral. « Au gouvernement, aller plus loin dans les réformes institutionnelles électorales en vue de mieux se conformer à la Charte Africaine pour la Démocratie, les Elections et la Gouvernance (CADEG) et au protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance … A l’administration électorale, mettre en place un système d’identification des membres des bureaux de vote afin de mieux les distinguer des autres acteurs du bureau de vote et permettre ainsi une meilleure orientation des électeurs. A la CENA (Commission Electorale Nationale) de continuer à exercer pleinement les prérogatives qui leur sont dévolues par la loi électorale en vue de garantir le bon déroulement et la transparence de toutes les consultations. Aux acteurs politiques de participer au dialogue politique et à la concertation permanente sur le cadre légal relatif aux élections, en particulier concernant la Loi sur le parrainage et la structure de l’OGE (Organe de Gestion des Elections) afin de parvenir à des dispositions consensuelles propices à la tenue d’élections apaisées », a notamment souhaité le président de la commission d’observation électorale de l’UA.

De Dakar, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Déguerpissement de Kaporo-rails : l’opposition dénonce « une situation de détresse humanitaire »

25 février 2019 à 22 10 08 02082

Réunie au quartier général de l’UFDG, à Hamdallaye CBG, l’opposition républicaine s’est exprimée ce lundi, 25 Février 2019, sur le déguerpissement en cours à Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma. Les opposants aux régimes d’Alpha Condé ont fait une déclaration dans laquelle ils expriment leur compassion aux populations de Kaporo-rails tout en dénonçant « un déguerpissement sauvage et injuste… qui a pour conséquence de plonger les citoyens dans un drame humanitaire », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans cette déclaration de deux pages, lue par Boubacar Siddighy Diallo, le président de l’Union pour un mouvement populaire, l’opposition républicaine rappelle aussi qu’il est du devoir de l’Etat d’assurer la protection des personnes et des biens. C’est pourquoi, les opposants appellent surtout au « sens de responsabilité » du président de la République afin, disent-ils, de surseoir à l’exécution de ce déguerpissement et à la quête d’une solution qui intègre les dimensions sociales, humaines…

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration de l’opposition républicaine sur le déguerpissement de Kaporo-rails.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Gaaual : la police accusée de la mort d’un « dealer » dans le Tominé

25 février 2019 à 21 09 57 02572

La nouvelle de la mort du jeune Abdoulaye Diallo, un lycéen, défraie la chronique dans la préfecture de Gaoual, a appris Guineematin.com, de sources concordantes.

« Tout est parti le jeudi passé, lorsqu’une patrouille de la police a été aperçue du côté du fleuve Tominé, à la recherche de consommateurs de drogue (chanvre indien). Un groupe de présumés dealers, ayant aperçu le véhicule a pris peur et essayé de se sauver en traversant le fleuve. C’est ainsi que l’un d’entre eux, dans cette débandade, a été emporté par les eaux. Finalement, de recherche en recherche, le corps du jeune Abdoulaye Diallo, a été retrouvé sous le pont du fleuve Coliba. Les jeunes ont alors repêché le corps avant de l’envoyer devant le commissariat de police, vers 20 h, puis à la mosquée pour la prière avant de l’enterrer nuitamment. Ensuite, les jeunes mobilisés et révoltés se sont retournés au commissariat de police où ils ont tout cassé avant de mettre le feu », a confié à Guineematin.com, une source officielle, contée par un de nos reporters.

Aussitôt, des renforts venus de Boké et de Labé se sont rencontrés le dimanche à Gaoual et procédé à des arrestations. « Depuis hier, dimanche 24 février 2019, la ville de Gaoual est noire d’agents. Probablement, les meneurs et beaucoup de casseurs ont décidé de quitter les lieux, mais les enquêtes se poursuivent à la gendarmerie. Tout sera décanté », a expliqué notre source avant de déplorer un tel comportement dans cette ville arriérée du pays.

Selon de nombreux témoins, la vente et la consommation de drogue sont devenues monnaie courante dans cette préfecture, où la dépravation des mœurs, la délinquance et l’insécurité prennent le dessus sur la paix et la quiétude sociale, traditionnellement reconnues dans cette ville cosmopolite.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Dakar : réaction de certains sénégalais au lendemain de la présidentielle

25 février 2019 à 21 09 34 02342

Les 6,7 millions d’électeurs sénégalais étaient convoqués aux urnes dimanche, 24 février 2019, pour élire leur prochain président de la République. Au lendemain du scrutin, de nombreux sénégalais ont exprimé leur avis sur la nature dont le vote s’est déroulé.

Interrogés par Guineematin.com, ces sénégalais ont dit leur satisfaction de voir ces élections se dérouler dans de bonnes conditions avant d’inviter leurs compatriotes au calme et à la sérénité en attendant la proclamation des résultats définitifs.

Décryptage !

Henri Pouye

Selon Henri Pouye, citoyen sénégalais, résidant au quartier Keur Masare, commune de Pikine, « les élections se sont très bien passées, les sénégalais sont sortis massivement, le vote s’est déroulé normalement. Mais, il y a l’opposition qui crie au scandale (rires…). On va voir ce que ça va donner. Moi, de toutes les façons, je souhaite que les sénégalais attendent que les résultats sortent. Je leur demande de rester calmes et d’accepter le président qui sera proclamé vainqueur. D’après ce que le candidat Macky Sall a dit dans la campagne, j’espère qu’il sera en mesure de le faire. Si c’est lui qui remporte l’élection, je souhaite qu’il fasse mieux qu’au premier mandat ».

Samba Sow

Pour Samba Sow, citoyen sénégalais résidant au quartier Yimbeul, commune de Pikine, « les élections se sont très bien passées. L’opposition nous désole, parce que nous avons gagné, le président Macky Sall a gagné. Ce que nous voulons, c’est la paix au Sénégal. Le Sénégal est un modèle de démocratie, je ne veux donc pas que l’opposition soit celle qui va gâter cela. J’appelle les citoyens au calme. Déjà, la justice va rendre compte de tous les résultats d’ici une semaine ».

Salifou Baldé

Salifou Baldé, citoyen sénégalais résidant au quartier SICAP M’Bao, commune de M’Bao dit avoir effectué son doit civique. « Je suis allé voter le matin. J’ai trouvé que tout était calme, les gens étaient en train de voter calmement. On attend les résultats. Je pense que les élections se sont bien passées, parce qu’on n’a pas eu de bagarre. Le seul problème, ce sont les résultats qu’on a commencé à attendre, ça ne nous convient pas. Parce qu’on a entendu des résultats programmés par le pouvoir. Des résultats donnés dans le seul but de proclamer Macky Sall vainqueur. Pour preuve, on a suivi le Premier ministre dire que le président Macky Sall a obtenu déjà plus de 50% des voix. Donc, les populations ne sont pas d’accord avec ces résultats donnés par le Premier ministre. Il n’est même pas habilité à le faire. Mon candidat, c’est Ousmane Sonko, s’il arrivait à être élu, je pense que le Sénégal irait beaucoup mieux. Mais, si toutefois il n’est pas élu, j’attendrais la prochaine élection ».

Bocar Coulibaly

Par contre, Bocar Coulibaly, résidant au quartier Pat D’oie, commune de Grand Yoff, ne voit pas mal l’annonce faite par le Premier ministre. « La présidentielle s’est bien passée, les gens ont massivement voté. Je n’ai entendu aucune bagarre dans la commune de Grand Yoff. Le Premier ministre a donné les résultats sortis des urnes. C’est un Premier ministre, c’est un citoyen comme les autres. Si tu calcules bien, tu verras que les résultats donnés par le Premier ministre sont ceux issus des urnes. Donc, Macky Sall a gagné cette élection présidentielle. Ce que je demande aux citoyens sénégalais, c’est de se calmer et attendre les résultats définitifs ».

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Dakar : des citoyens réagissent à la déclaration du Premier ministre Dionne

25 février 2019 à 20 08 44 02442

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre sénégalais a provoqué une vive polémique et même tension au sein de la classe politique du pays. Cela, suite à sa sortie, dimanche soir, dans laquelle il a annoncé la réélection du président sortant, Macky Sall, dès le premier tour.

Cette déclaration du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a irrité les candidats et les autres responsables des partis politiques de l’opposition, qui ont condamné une tentative de manipulation. Un des envoyés spéciaux de Guineematin.com au Sénégal a interrogé quelques habitants de Dakar sur cette polémique qui occupe la Une des médias du pays, nous vous proposons ci-dessous leurs réactions.

Décryptage !

Baba Diagne : je pense que c’est une position partisane que le Premier ministre a exprimée. Il y a une structure autonome qui est chargée de publier les résultats des élections au Sénégal, donc on doit attendre les résultats globaux que cette structure va publier pour savoir qui a gagné. Et, c’est seulement après la publication de ces résultats qu’on saura s’il y a un deuxième tour ou pas. Pour l’instant, ceux qui parlent n’expriment que des positions partisanes qui peuvent être fausses.

Cheick Sarr

Cheick Sarr : vous savez que les protagonistes sont comme ça. Chacun a son staff et son quartier général. Ils se retrouvent au quartier général pour recueillir les résultats qui leur sont remontés par leurs représentants dans les bureaux de vote. Maintenant, compte tenu de ça, ils peuvent en déduire quelque chose. Donc, à mon avis, et d’après les résultats que j’ai entendus dans la presse, le président Macky Sall est largement en tête, même si je ne connais pas quand même le pourcentage. Il appartient à la commission nationale de recensement des votes de le confirmer. En tout cas, moi je ne trouve aucun problème dans cette sortie du Premier ministre.

Makaty Fall

Makaty Fall : ma réaction c’est de dire qu’il y a un cadre légal et réglementaire qui précise les autorités habilitées à délivrer les résultats provisoires et définitifs. De mon point de vue, toute autre déclaration est une déclaration politique qui n’a pas de valeur juridique. Maintenant, à mon avis, les états-majors politiques sont libres de dire qu’ils ont gagné, cela n’engage qu’eux. Mais, les citoyens doivent écouter les structures habilitées à donner les résultats officiels. On a une commission nationale de recensement des votes, on a des commissions départementales, il y a le conseil constitutionnel.

Donc, moi je ne suis pas offusqué que des états-majors politiques fassent des déclarations de ce genre. Je pense que les Sénégalais sont suffisamment matures pour résister aux manipulations et je suis certain que nos institutions vont valablement rendre compte de ce qui s’est passé dans les urnes. Nos institutions sont suffisamment fortes pour faire face à ce genre de situations et donner les vrais résultats sortis des urnes.

Propos recueillis à Dakar par Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Kiridi poursuit Kalla au tribunal : le ministre a-t-il détourné 11 milliards ?

25 février 2019 à 20 08 36 02362

Onze milliards de francs guinéens ! C’est le montant que le ministre Naby Youssouf Kiridi Bangoura aurait détourné quand il a brièvement trôné à la tête du Département de l’Agriculture (entre le 14 septembre et le 27 décembre 2017, lorsqu’il a assuré l’intérim entre les ministres Jacqueline Sultan et Mariama SOGUIPAH Camara), si on croit au site Guineelive.

Justement, le ministre Secrétaire Général de la présidence de la République conteste cette accusation et va même au-delà. Kiridi Bangoura a porté plainte contre l’Administrateur du site qui est également un journaliste de la radio nationale (RTG), aujourd’hui accusé de diffamation.

Dans la matinée de ce lundi, 25 février 2019, c’est cette affaire était parmi celles qui étaient affichées au rôle du tribunal de première instance de Mafanco où le puissant ministre Secrétaire Général de la présidence de la République s’est confié pour régler son compte au journaliste.
Les plaintes portées contre les journalistes, notamment pour des faits de diffamation, sont devenues récurrentes en Guinée. Des infractions qualifiées de délit de presse et portées devant les juridictions compétentes. C’est dans ce cadre que notre confrère, Almamy Kalla Conté, fondateur du site d’informations, a comparu ce lundi 25 février 2019 au tribunal correctionnel de Mafanco, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce journaliste et fondateur du site Guineelive est poursuivi pour diffamation à l’encontre du ministre d’Etat, ministre secrétaire à la présidence, Naby Yousouf Kiridi Bangoura. En effet, sur ce site en ligne, notre confrère a fait état d’un présumé détournement de 11 milliards de Francs Guinéens au ministère de l’Agriculture que Kiridi Bangoura a géré à un moment donné. C’est ce qui lui a valu d’être trimballé en justice par le tout puissant ministre d’Etat

L’audience de ce lundi a été consacrée à la fixation de la consignation pour la procédure.
La procureure, Joséphine Loly Tinguiano, va demander de fixer le montant de la consignation à 5 millions de francs guinéens.

Une caution que les conseils du prévenu trouvent dérisoire. Maître Salifou Béavogui, avocat du journaliste, va solliciter de fixer la caution à 100 millions de francs guinéens. « Ce n’est pas m’importe quel homme qui a trimballé ce journaliste en justice. Il s’agit de Naby Yousouf Kiridi Bangoura, ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence. Il a suffisamment de moyens. Donc, fixez la caution à 100 millions de francs guinéens », a demandé l’avocat de la défense.

Prenant la parole, les conseils de la partie civile, ont demandé de fixer la caution à un million de francs guinéens.

Finalement, la présidente du tribunal, madame Djénabou Donghol Diallo, va fixer la caution à un million de francs guinéens, avant de renvoyer le dossier au 11 mars 2019 pour le payement de la caution et l’ouverture des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527 /664 413 227

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Installation des conseils de quartiers, des communes et des régions : les exigences de l’opposition

25 février 2019 à 19 07 54 02542

L’inachèvement de l’installation des conseils communaux et le déguerpissement en cours à Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, étaient au menu de la réunion de l’opposition républicaine, tenue ce Lundi, 25 Février 2019, au quartier général de l’UFDG, à Hamdallaye CBG.

La rencontre s’est déroulée à huis clos. Et, dans son compte rendu devant la presse, le porte-parole du jour, Boubacar Siddighy Diallo, président de l’Union pour un mouvement populaire, a évoqué « des difficultés » dans la mise en place des exécutifs communaux et dénoncé « des incidents malheureux de Kaporo-rails», rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Vous savez que depuis un an nous avons passé les élections. Les exécutifs communaux n’ont pas encore été totalement installés. Et, jusqu’à présent il y a des difficultés parce que nous avons des réclamations dans certains endroits où le droit n’a pas été dit, les procédures n’ont pas été respectées et nous avons été victimes de vol à l’arraché », a entamé Boubacar Siddighy Diallo.

Parlant des conseils de quartiers et ceux des régions, le président de l’union pour un mouvement populaire a expliqué « qu’il y a des accords qui ont enfanté une loi qui a fait l’objet de modification de la loi électorale où les quartiers doivent être installés après les installations des exécutifs communaux. Ce, en fonction du prorata obtenu par chaque formation qui a été partie prenante aux élections ».

Ce qui, de l’avis de Boubacar Siddighy Diallo, « n’a pas été fait ». Et, poursuit le président de l’union pour un mouvement populaire, « nous attendons que l’Etat s’exécute dans les plus brefs délais et conformément à la loi. Et, aussi, la mise en place des conseils régionaux. Sur ce point, nous insistons et nous demandons à ce que le gouvernement, particulièrement le ministre de l’administration du territoire et toutes les parties prenantes puissent s’engager dans cette dynamique ».

Concernant le deuxième point qui était au menu de cette rencontre, notamment le déguerpissement en cours à Kaporo-rail, le porte-parole de l’opposition républicaine a dénoncé « des incidents malheureux que nous vivons aujourd’hui, quotidiennement, à Kaporo-rails ».

Pour le président de l’union pour un mouvement populaire, « depuis quelques jours, les citoyens de Kaporo-rails vivent le stress, le traumatisme qui a conduit aujourd’hui l’opposition républicaine à faire une déclaration ». Une déclaration dans laquelle les opposants au régime d’Alpha Condé ont exprimé leur compassion aux populations victimes de déguerpissement dans ce quartier.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Injures et incitation à la violence ethnique : Cheick Affan de nouveau au tribunal

25 février 2019 à 19 07 31 02312

Cheick Ahmed Fofana, communément appelé Cheick Affan, a de nouveau comparu devant le Tribunal de Première Instance de Mafanco ce lundi, 25 février 2019. Cheick Affan est poursuivi pour incitation à la violence ethnique et régionaliste, et injures publiques. Des propos tenus au plus fort de la crise post-électorale de l’année dernière et qui visaient Abdoulaye Bah et Ousmane Gaoual Diallo, tous cadres de l’UFDG, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dès l’ouverture de l’audience, l’avocat du prévenu, maitre Lanciné Sylla, a soulevé une exception d’inconstitutionnalité relative à la loi sur la cybercriminalité. Une loi spéciale qui s’applique aux infractions pour lesquelles Cheickh Affan est poursuivi. Une exception qui doit être soumise à la Cour Constitutionnelle avant tout débat de fond.

L’avocat de la de la partie civile, maître Salifou Béavogui, ne s’est pas opposée à cette demande de ses contradicteurs.

Dans la foulée, le tribunal va renvoyer le dossier au 4 mars pour permettre à la Cour constitutionnelle de statuer sur l’exception soulevée par la défense.

A la fin de l’audience, maitre Lanciné Sylla a expliqué le motif de sa demande. « Notre Client est poursuivi sur la base de l’article 31 de la Loi sur la Cybercriminalité. Cet article 31, dans les éléments constitutifs de l’infraction, fait état de l’ordre et de la sécurité publique. Mais, cet article ne donne aucune définition de la notion d’ordre public et de sécurité publique par rapport à cette infraction. Or, cette notion est floue. Même les juristes publicistes ne sont pas d’accord sur une seule définition. Chacun y va de sa définition. Si on doit amener le juge à entrer en condamnation sur la base d’un tel texte, sans lui préciser le sens de ce que recouvre l’ordre public et la sécurité publique, et on lui laisse le soin de procéder ainsi, c’est comme si on lui donnait le pouvoir de se comporter en législateur. Or, seul le législateur doit définir les éléments constitutifs d’une infraction. Donc nous, nous relevons que la Constitution a été violée en ces articles 7 et 9. Des articles qui disposent que chacun est libre de croire, de penser, de manifester ses opinions, ses idées, à travers la parole, l’écrit et les images. C’est ce qu’il reproche à notre client. Si maintenant, on estime que cela est de nature à porter atteinte à l’ordre public, qu’on nous dise qu’il s’agit de quel ordre public? Quelle est la définition de l’ordre public que le législateur de la Loi sur la Cybercriminalité retient. Rien n’est dit. Et, il faut éviter l’arbitraire. Donc, du coup, sur le fondement de l’article 96 de la même Constitution, nous avons soulevé l’exception d’inconstitutionnalité. En raison de l’exception qui est soulevée, il serait important que ce texte parte devant la Cour constitutionnelle pour que cette Cour puisse examiner la question d’inconstitutionnalité que nous soulevons. Si elle est fondée, alors les dispositions sur la base desquelles notre client est poursuivi seront nulles. Au contraire, si elle est conforme à la Constitution, alors les débats vont se poursuivre ici. Pour se faire, à compter de la date de la décision qui sera entreprise ici, la Cour constitutionnelle à un délai de 15 jours pour se prononcer à partir du moment où il recevra le dossier ».

Il est a rappelé qu’aux audiences précédentes, Cheick Affan avait reconnu avoir proféré, par vidéos, des injures à l’encontre de monsieur Abdoulaye Bah et du député Ousmane Gaoual Diallo, des responsables de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne, au lendemain des élections locales du 04 févier 2018.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Présidentielle au Sénégal : la CNRV annonce la publication des résultats jeudi ou vendredi

25 février 2019 à 19 07 14 02142

Comme annoncé précédemment, la commission nationale de recensement des votes du Sénégal a tenu une conférence de presse dans l’après-midi de ce lundi, 25 février 2019. Mais, contrairement à ce qui avait été dit un peu plus tôt dans la journée, il n’a pas été question de publier les premiers résultats du scrutin du dimanche. La commission a juste annoncé le début de ses travaux et la publication des résultats provisoires dans trois à quatre jours.

Très attendue, en raison de la confusion et la tension qui règnent depuis dimanche soir au Sénégal, cette première sortie de la commission nationale de recensement des votes, n’a pas connu de véritables annonces. Beaucoup s’attendaient à la publication des premiers résultats officiels, mais rien n’en a été. Le président de cette commission, Demba Kandji, s’est contenté d’expliquer les méthodes de travail de la CNRV.

« Les seuls documents sur lesquels nous pouvons, avec pertinence, travailler, doivent nous provenir des 45 départements que couvrent nos commissions départementales de recensement des votes. Ce sont des PV qui sont à la disposition de nos magistrats et des membres de la commission qui représentent les candidats. Mais je voudrais insister pour vous dire que la commission nationale, seule, a le pouvoir de redresser et d’annuler.

Les chiffres qui nous parviennent peuvent être redressés s’il y a des erreurs et peuvent faire l’objet d’annulation s’il y a un motif. La commission départementale, contrairement à nous, ne peut faire que redresser des erreurs, s’il y en a », a-t-il dit.

Le magistrat indique que sa commission a déjà reçu les PV de plusieurs départements, précisant que son travail commence ce lundi et qu’il se fera dans la plus grande transparence, avec la participation effective des représentants des candidats à toutes les étapes du processus.

Interrogé sur la sortie du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et la polémique que cela a suscitée, Demba Kandji a rappelé qu’il y a des institutions qui sont habilitées à publier les résultats et que c’est seulement à ces résultats que les gens doivent se fier. Toutefois, le juge ne condamne pas les politiques qui se font une guerre des chiffres.

« Je ne les condamne pas. Ils sont dans leur rôle, moi je suis dans le mien. Ils sont dans leur rôle parce que c’est des politiques. Moi je suis juge, chargé de compiler et de proclamer les résultats, a-t-il répondu, ajoutant que les résultats provisoires de cette élection présidentielle seront publiés jeudi ou vendredi prochain.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 00221 78 386 27 97

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Labé : une mère célibataire condamnée à 16 ans de prison pour infanticide

25 février 2019 à 19 07 06 02062

Les audiences criminelles se poursuivent au tribunal de Première Instance de Labé avec des fortunes diverses pour les accusés. Dans la journée de ce lundi, 25 février 2019, une mère célibataire, répondant au nom de Maimouna Sow, a été reconnue coupable d’infanticide et condamné à seize (16) ans de prison ferme, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Maimouna Sow, âgée de 20 ans, est originaire de la sous-préfecture de Yembéring, dans la préfecture de Mali. Elle est accusée d’avoir tué son nouveau-né avant d’emballer le corps dans un sachet plastique pour le jeter dans une fosse sceptique. Les faits se sont produits le 6 janvier 2019 au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. Mais, c’est seulement le 12 janvier que Maimouna Sow a été mise aux arrêts par la police.

Appelée à la barre, l’accusée a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés. Elle s’est défendu en ces termes : « ce n’est pas vrai. Lorsque j’ai accouché, j’ai trouvé que c’était un mort-né, car l’enfant saignant par le nez. C’est en ce moment que j’ai emballé le corps dans un sac en plastique et je l’ai mis sous mon lit. Et, c’est le lendemain que je l’ai jeté dans la fosse sceptique. Je regrette ce que j’ai fait. C’est Satan qui m’a poussé à le faire », a-t-elle expliqué.

Prenant la parole, Patrice Koïvogui a invité l’accusée à dire toute la vérité dans cette affaire, car il y va de son intérêt. Mais, Maimouna Sow a toujours campé sur sa position.

Après d’intenses débats entre l’avocat de la défense et le Procureur, la séance a été momentanément arrêtée, pour une vingtaine de minutes, avant de passer aux réquisitions et plaidoiries.

Après la délibération, le tribunal, par la voix du juge Laye KOUROUMA, a déclaré Maimouna SOW coupable de meurtre d’un nouveau né, âgé de moins de deux mois. Elle a été condamnée à 16 ans de prison, conformément aux articles 114, 116, 206 et 209 du code pénal et 548 du code de procédure pénale.

L’accusée a 15 jours pour faire appel de cette décision.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un homme se tue à l’aide d’un fusil artisanal

25 février 2019 à 19 07 00 02002

Un homme âgé de 40 ans s’est donné la mort à l’aide d’un fusil artisanl dans la matinée de ce lundi 26 février 2019, au quartier Gonia, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Thierno Alimou Bah, vendeur de téléphones au grand marché de la ville, souffrait d’une dépression mentale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’acte s’est passé au quartier Gonia dans la matinée de ce lundi. Selon nos informations, Thierno Alimou Bah a mis fin à ses jours dans sa chambre. Il souffrait d’une dépression mentale depuis bientôt deux ans. C’est après avoir accompagné ses enfants à l’école qu’il s’est enfermé dans sa chambre et s’est donné la mort à l’aide d’un fusil artisanal, de fabrication locale.

Mamadou Aliou Bah

Interrogé sur les circonstances du drame, son frère a confirmé le problème mental qui tracassait le défunt. « Ce matin, j’ai parlé avec mon jeune frère concernant la vente de sa moto. Donc, si l’intéressé amenait le reste de l’argent, il allait donner la moto pour qu’on aille à Faranah pour son traitement, parce qu’il était mentalement dérangé. Chaque trois mois, il partait à Faranah pour prendre ses produits. Et tout dernièrement, il a décidé qu’on aille ensemble. Et, c’était aujourd’hui qu’on devait partir à Faranah pour son traitement. J’étais à l’attente de ce dernier et mon frère est allé accompagner ses enfants à l’école. C’est à son retour de l’école qu’il s’est enfermé dans sa chambre et s’est donné la mort. Les voisins sont venus m’informer que mon jeune frère s’est donné la mort avec une arme de fabrication locale au niveau de son cou », a expliqué Mamadou Aliou Bah.

Cécé Laurent loua

Le chef de quartier de Gonia, Cécé Laurent Loua, a expliqué ce qu’il a fait après avoir été informé. « J’ai été informé par les citoyens que quelqu’un s’est fusillé dans mon quartier. Rapidement je me suis rendu sur les lieux et effectivement, j’ai vu le corps du jeune ensanglanté. Immédiatement, j’ai informé les autorités. Et quand ils sont venus, après leur investigation, le maire m’a laissé les consignes de rester et de suivre la suite », a dit le chef de quartier.

À noter que le corps du défunt, Thierno Alimou Bah, a été remis à sa famille par les autorités pour son inhumation. Il laisse derrière lui une veuve et 4 enfants.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kamsar : le nouveau maire appelle à l’unité des conseillers

25 février 2019 à 18 06 53 02532

Quelques semaines après l’élection de l’exécutif communal de Kamsar, dans la préfecture de Boké, le nouveau maire de la commune rurale se dit conscient des défis qui l’attendent. Pour arriver à les relever, Bocar Morin Camara invite tous les conseillers à une synergie d’actions dans tout ce qui doit être entrepris. Il l’a dit ce lundi 25 février 2019, dans un entretien exclusif accordé à un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bocar Morin Camara

Bocar Morin Camara, a été élu récemment maire de la commune rurale de Kamsar. Dans l’entretien accordé à notre reporter, l’élu sous la bannière de l’UFDG invite les membres du conseil communal à privilégier les intérêts de la commune de Kamsar. « À mes collègues conseillers, je demande de renforcer le tissu social. Nous n’appartenons plus à un parti politique ou à un autre. Nous sommes désormais dans la même maison et nous sommes les élus de la communauté. Nous devons œuvrer dans l’intérêt général de Kamsar », a-t-il laissé entendre.

S’agissant des activités prioritaires, Bocar Morin Camara attend la première session des conseillers pour définir un plan d’action et un calendrier de réalisation des activités. Mais, dans cette localité minière, la population manque presque de tout. « Quand on voit l’état des routes de Kamsar, c’est franchement très malheureux. Elles sont abandonnées à elles-mêmes. Il y a aussi des zones qui n’ont pas d’écoles. Dans le cadre de la sécurité, je demande à chacun de mettre la balle à terre. Il faudrait, si tout va bien, qu’on crée une sécurité communale pour la sauvegarde de la commune mais aussi de l’intérêt de la population », a dit Morin Camara.

Pour ce qui est du manque d’eau et d’électricité, le nouveau maire s’est montré clair. « Pour l’électricité et l’eau, c’est difficile. À l’atelier de Conakry, avec le président de la République, on nous a dit qu’il y a des projets inéligibles. Ça veut dire que c’est l’Etat qui peut traiter ce genre de problèmes. C’est le cas de l’électricité et l’eau. C’est que nous pouvons faire, c’est de trouver des puits améliorés et c’est dans notre programme, parce qu’il y a des zones où il n’y en a pas. C’est le cas de Binarin-Botini, Couffin, et même Taigbé n’a pas d’eau potable. À Hamdallaye aussi, il n’y a pas d’eau et pourtant le tuyau qui conduit l’eau passe par ce village pour les cités de Kamsar ».

Précisons que depuis l’élection du bureau de l’exécutif communal de Kamsar, les conseillers ne sont pas encore installés dans leur fonction. Les travaux sont bloqués pour le moment.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Assassinat de Mohamed Ghussein : de lourdes peines de prison requises contre les présumés auteurs

25 février 2019 à 18 06 18 02182

Le procès des accusés dans le meurtre de Mohamed Ghussein, froidement assassiné il y a cinq ans dans son domicile, au quartier Minière, a connu son dernier virage ce lundi, 25 février 2019, avec les plaidoiries et réquisitions. Au banc des accusés du tribunal criminel de Dixinn, quatre (4) individus sont poursuivis pour assassinat et complicité, non-assistance à personne en danger, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un crime qui avait ému de nombreux guinéens. Mohamed Ghussein, chargé de communication au ministère de l’Economie et des Finances, avait été assassiné le 26 novembre 2013 dans sa maison. Le pauvre avait succombé suite à des coups de marteau, de hache et de bâtons. Puis, le ou les auteurs de son assassinat avaient mis son corps dans le coffre de sa voiture dans le garage.

Aussitôt, Mamadou Djouma Bah, majordome de la victime ; Samuel A James, gardien d’une concession voisine ; et Mohamed Camara, accusé d’avoir aidé l’auteur du crime à s’enfuir, sont mis aux arrêts par les services de sécurité. Quant à Mamadou Yéro Talla Diallo, fils adoptif de Mr Ghussein et présumé assassin, il est parvenu à disparaitre dans la nature.

Après les enquêtes, ces quatre individus sont inculpés d’assassinat et complicité, de non-assistance à personne en danger. Les trois ont comparu à la barre ce lundi.

Dans ses réquisitions, le procureur, Daouda Diomandé, est revenu brièvement sur les circonstances dans lesquelles Mr Ghussein a trouvé la mort. « Mr Yéro Talla est venu remettre une somme d’argent à Mr Mamadou Djouma Bah pour qu’il aille acheter du pain. Il est parti, il a fait des heures au dehors. Quand il est rentré, ses enfants, présents sur les lieux, lui ont dit avoir entendu du bruit à l’étage. Au lieu d’aller vérifier ce qu’il y avait, Mamadou Djouma Bah est resté chez lui, parce qu’il savait ce qui se passait. Si non, il devrait aller voir ou se demander pourquoi il n’a pas retrouvé Yéro Talla qui lui a dit d’aller acheter le pain pour le lui remettre. Il ne l’a pas fait, parce qu’il sait ce qui s’est passé. C’est lui qui sait si réellement il était parti chercher du pain. L’auteur de cet assassinat, c’est Mr Mamadou Yéro Talla Diallo, qui est entré dans la maison de Mr Ghussein. Il l’a assassiné de la manière la plus horrible et son complice, c’est Mamadou Djouma Bah, qui lui a laissé toute la latitude afin de commettre ce crime », a expliqué le procureur.

Devant cet état de fait, Daouda Diomandé va demander au juge de sévir. « Le ministère public requiert qu’il vous plaise, Mr le président, de retenir Yéro Talla dans les liens de la prévention d’assassinat, de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité et de décerner un mandat d’arrêt contre lui. En ce qui concerne Mr Mamadou Djouma Bah, qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de complicité d’assassinat et de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans. Quant à Mr James, il faut retenir que les enfants de Mamadou Djouma sont partis l’informer qu’il y avait des cris chez eux. Mais, Mr James a refusé d’aller voir ce qui se passait. C’est pour cela que je vous demande de le retentir dans les liens de la prévention de non-assistance à personnes en danger et de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle. Concernant Mr Mohamed Camara, qui a hébergé Mr Yéro Talla dans sa maison, qui était blessé au bras sans se poser de questions, qui a fourni les moyens avec lesquels Mr Yéro Talla à fui le pays, je vous demande de le retenir dans les liens de la prévention de recel de malfaiteurs et de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 5 ans », a requis le procureur.

De son côté, Me Barry, l’avocat de la défense, va juger trop sévère les réquisitions du procureur d’autant plus qu’elles ne sont basées sur aucune preuve, selon lui. Il va d’ailleurs plaider l’acquittement de ses clients qui ont passé beaucoup de temps en prison.

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue très prochainement.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : (224) 623 53 25 04

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Présidentielle sénégalaise : la mission de la CEDEAO s’apprête à livrer son rapport

25 février 2019 à 18 06 00 02002

Au lendemain de l’élection présidentielle sénégalaise, les missions d’observation électorale s’activent pour livrer leurs rapports sur le scrutin. Dans la soirée de ce lundi, 25 février 2019, la Mission d’Observation Electorale de la CEDEAO va donner son tout premier rapport sur le processus électoral en cours dans le pays de la Téranga, rapporte Guineematin.com à travers un de ses envoyés spéciaux.

Aux yeux de l’opinion, l’élection présidentielle s’est déroulée dans l’ensemble dans le calme et la sérénité. Les sénégalais sont désormais à l’attente des résultats officiels, même si le pouvoir a déclaré Macky Sall vainqueur dès le premier tour avec un score de 57%.

Mais, en attendant les résultats officiels, les missions d’observations électorales s’apprêtent à rendre publique leurs rapports d’observation. La mission de la CEDEAO présidée par Thomas Boni Yayi, ancien président du Benin, a déjà convoqué la presse dans un réceptif hôtelier de Dakar. La démarche vise à partager avec les médias sur le contenu de son rapport d’observation sur cette présidentielle.

Selon nos informations, la mission d’observation de l’Union Européenne rendra son rapport demain mardi.

À suivre !

De Dakar, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. (00221) 78 169 09 46

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Industrie et PME : Tibou Kamara dresse le bilan de son département et annonce les perspectives

25 février 2019 à 17 05 29 02292

Les membres du gouvernement continuent de dresse le bilan de leurs départements respectifs avant d’annoncer les perspectives. C’est dans cette dynamique que le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, était face aux journalistes ce lundi, 25 février 2019. On notait la présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé, Amara Somparé, Kiridi Bangoura, Rachid N’Diaye, Aboubacar Sylla, Albert Damantang Camara et Ismaël Dioubaté, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Dans son exposé, le ministre d’Etat, Tibou Kamara, est revenu sur le processus d’industrialisation de la Guinée depuis la première République jusqu’à nos jours. Un processus qui, selon lui, a connu des hauts et des bas. Pour ce qui est de la première République, de 1958 à 1984, il a rappelé que cette époque était caractérisée par la main mise totale de l’Etat sur la quarantaine d’unités industrielles créées. « Cela a eu pour conséquences par exemple, la création de l’emploi pour les diplômés, la transformation des produits locaux ; mais aussi des faiblesses comme le système centré de gestion administrative et financière et surtout le manque de résultats », a dit le ministre.

Pour ce qui de la 2ème République (1984 à 2010), Tibou Kamara a mentionné le libéralisme économique avec le désengagement de l’Etat de tout ce qui est activité de production et de commercialisation. Et, les points faibles auront été surtout la cession des unités industrielles à des promoteurs en manque d’expérience ou la vente de certains actifs sans procéder à des études fiables. « Cela a conduit à la faillite des entreprises et au démantèlement de certaines autres. C’est un désastre».

Parlant de la troisième République, qui commence en 2011 avec l’arrivée au pouvoir du Président Alpha Condé, le ministre d’Etat s’est surtout exprimé en termes de chiffre. Selon lui, de 3 avant 2010, on est arrivé à 9 actuellement pour les industries métalliques. De 1 avant 2010, on est à 5 actuellement pour les industries de ciments. De 1 avant 2010 on est à 3 actuellement pour les minoteries. De 1 avant 2010, on est arrivé à 6 actuellement pour les industries plastiques. Pour ce qui est des savonneries, ont passé de 1 avant 2010, à 4 actuellement.

Selon Tibou Kamaran, les autres acquis des gouvernements Alpha Condé auront été la formation de 730 gestionnaires d’entreprises, de gestion financière et comptable…; la signature de contrats de sous-traitance avec certaines sociétés minières ; la création d’un répertoire de 1500 PME identifiées dans divers secteurs de l’économie ainsi que l’acquisition du complexe immobilier de Petit Simbaya, abritant la Direction nationale des PME, le Centre d’Appui aux PME (CAPME) et le projet de renforcement de la compétitivité des PME (PRECOP). « Ces multiples réalisations ont eu comme forces, entre-autres, l’amélioration du climat des affaires, la sécurisation juridique des zones industrielles, la mise en place de plusieurs politiques sectorielles, le renforcement de l’appui à l’investissement privé national et étranger, celui de la concurrence et des échanges commerciaux, la mise à disposition par l’agence d’assistance intégrée aux entreprises, sous forme de révolving de 11 milliards 211 millions de GNF à 560 micros entreprises pour une création de 2124 emplois, etc. »

S’exprimant sur les perspectives de son département, Tibou Kamara a annoncé la promotion du partenariat public-privé pour l’aménagement et l’exploitation des parcs industriels ainsi que le centre pilote de technologies industrielles ; l’opérationnalisation du fonds de développement industriel et des PME ainsi que l’Agence d’Aménagement des Zones industrielles ; l’équipement des laboratoires de l’Institut guinéen de normalisation et de métrologie ; la poursuite du processus de labellisation en indication géographique d’autres produits guinéens, etc.

Bref, le ministre s’est félicité de l’amélioration du climat des affaires sous le règne du Président Alpha Condé. « Aujourd’hui les investisseurs se bousculent à notre porte parce que les conditions de confiance, de sécurité ont été créées sous l’impulsion du Président de la République », a-t-il laissé entendre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kaporo rails : « nos maisons sont menacées, nos mères et nos femmes n’ont plus de marché… »

25 février 2019 à 15 03 45 02452

Depuis quelques jours, des engins lourds sont en action au quartier Kaporo rails, dans la commune de Ratoma. Sur ordre du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, Dr Ibrahima Kourouma, des bâtiments sont entrain d’être démolis sur les lieux sous l’œil impuissants des populations de Kaporo-rails.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 25 févier 2019, la jeunesse de Kaporo rails a dénoncé cette situation avant de lancer un appel au président Alpha Condé qui avait promis en mai 2016, de se pencher sur le cas Kaporo-rails.

Voici le contenu de cette déclaration, lue par Mamadou Saidou Diallo :

« C’est avec une vive émotion que la jeunesse de Kaporo-Rails a assisté, le mardi 19 février 2019, au débarquement d’un détachement de la gendarmerie dans ce quartier martyr, jadis calme. L’étonnement était d’autant plus grand que parmi les visiteurs se trouvaient le général Ibrahima Baldé, haut commandant de la gendarmerie nationale et le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma.

Le même jour, l’équipe de l’habitat, escortée par plusieurs pick-up de la gendarmerie, a marqué au rouge les kiosques, les garages et autres baraques. Cette campagne a été curieusement élargie aux habitations. Pourtant, lors de son passage dans le quartier le 2 février, le ministre Ibrahima Kourouma avait signifié aux autorités et à la population de Kaporo rails que le déguerpissement ne concerne que les kiosques et les garages.

Le mercredi 20 février, l’opération de déguerpissement a commencé par les kiosques et baraques et, en une heure, le marché Habbiba a été démoli. La haine n’épargne même pas les arbres et les installations électriques. Depuis lors, nos pères et mères vivent dans l’angoisse la plus totale.

Malgré cette situation déplorable, les sages ont appelé les jeunes et les femmes à ne pas recourir à la violence. Pendant ce temps, le contingent de la gendarmerie a continué à assiéger le quartier comme si nous étions en temps de guerre.

Pourtant, lors de sa visite à Kaporo-Rails le 4 mai 2016, le président Alpha Condé déclarait, je cite : il est du pouvoir du gouvernement de déguerpir des citoyens, mais cela se fait dans des conditions démocratiques, c’est-à-dire dans le respect des personnes et de leurs biens. En cas de nécessité de service et d’utilité publique, on peut déguerpir des citoyens, mais pas de façon sauvage, comme cela a été fait à Kaporo rails.

Il a poursuivi en affirmant : nous voulons dire à Kaporo rails, que toute la Guinée a été peinée de ce qui s’est passé ici. Mais, nous devons nous tourner vers l’avenir. Ensemble, nous devons fermer cette plaie et faire en sorte que les gens de Kaporo rails, qui ont été déguerpis, soient rétablis dans leurs droits.

Le chef de l’Etat est allé jusqu’à demander pardon à la population, un fait rare dans l’histoire de la Guinée : donc, je dois présenter des excuses aux citoyens de Kaporo-Rails, parce qu’ils ont été injustement agressés. Même si l’Etat avait le droit de déguerpir, il fallait respecter leur dignité et leurs droits. Nous allons faire en sorte que cette dignité et ces droits soient respectés.

Nous pensons que la parole d’un président de la République est sacrée, elle ne devrait pas être souillée par des cadres, quelque soit leur rang.

Cette campagne est une violation systématique de la Constitution guinéenne, en son article 13, qui stipule que « le droit de propriété est garanti. Nul ne peut être exproprié, si ce n’est dans l’intérêt légalement constaté de tous et sous réserve d’une juste et préalable indemnité ». Ce droit est aussi garanti par l’article 534 du code civil et les articles 54 et 55 du code foncier et domanial.

Aujourd’hui, c’est un nouveau drame qui se joue à Kaporo-Rails, 21 ans après la tragédie provoquée par le régime Conté. Plusieurs milliers de familles sont affectées. A ce jour, le recensement est en cours pour vous fournir toutes les statistiques.

Il y a suffisamment d’espaces vides à Kaporo-Rails qui auraient pu servir de lieux d’implantation de l’administration publique. Mais hélas, on veut tout raser. Au nom de quoi ?

Nous nous adressons au président de la République, qui est le président de tous les guinéens. Aujourd’hui, nous nous sentons étrangers dans notre propre pays. Nos maisons sont menacées, nos mères et nos femmes n’ont plus de marché et nos petits frères, qui étudiaient dans les écoles privées, ont maintenant un avenir incertain, car certains de leurs établissements sont dans le viseur du pouvoir. Nous demandons au président Alpha Condé d’user de tout son pouvoir pour éviter un deuxième KAPORO-RAILS.

Nous sommes étonnés du silence coupable des institutions de la République, des organisations de la société civile et les organisations de défense des droits de l’Homme.

La jeunesse de Kaporo-Rails reste et demeure attachée à la paix. Elle rappelle seulement que cette paix ne se construit pas dans l’injustice.

Vive la population de Kaporo-Rails !

Vive l’égalité entre les guinéens !

Je vous remercie ! »

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Présidentielle au Sénégal : les premiers résultats attendus cet après-midi

25 février 2019 à 15 03 20 02202

Les premiers résultats de l’élection présidentielle d’hier, dimanche 24 février 2019, au Sénégal seront connus ce lundi. La commission nationale de recensement des votes s’apprête à tenir une conférence de presse pour annoncer les premiers résultats partiels et provisoires de ce scrutin. Cette conférence se tiendra au Palais de Justice de Dakar. Vous pourrez la suivre en direct sur la page Facebook de Guineematin.com avec un de nos envoyés spéciaux au Sénégal.

Avant la publication de ces résultats, la confusion et la tension règnent actuellement au Sénégal suite à la sortie du Premier ministre dimanche soir. Mahammed Boun Abdallah Dionne a déclaré que le président sortant, Macky Sall, a été réélu dès le premier tour avec au minimum 57% des voix. Ce qui a irrité l’opposition, qui crie à une tentative de manipulation.

Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont tenu une conférence de presse tard dimanche à Dakar pour dénoncer les « résultats préfabriqués » et appeler les Sénégalais à se préparer pour un deuxième tour qui « est inévitable ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Le centre russo-guinéen d’épidémiologie, construit par RUSAL et Rospotrebnadzor, a reçu un nouveau laboratoire mobile et des consommables

25 février 2019 à 14 02 19 02192

Moscou, 22 février 2019 – RUSAL (code commercial à la bourse de Hong Kong est 486, à la bourse de Moscou est RUAL), l’un des plus grands producteurs d’aluminium du monde, et Rospotrebnadzor (Service fédéral de surveillance dans la sphère de sécurité des droits des consommateurs et la prospérité humaine de la Fédération de Russie) annoncent le transfert d’un laboratoire mobile et des consommables pour la recherche scientifique en vue de prévenir les maladies particulièrement dangereuses au Centre russo-guinéen d’épidémiologie et de prévention des maladies infectieuses.

Le transfert du laboratoire s’inscrit dans le cadre de la coopération russo-guinéenne pour lutter contre les maladies infectieuses. Cette action bénéficie du soutien du Gouvernement de la Fédération de Russie. Le nouveau laboratoire mobile améliorera l’efficacité du travail du Centre russo-guinéen d’épidémiologie et de prévention des maladies infectieuses, créé sur la base du centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS). Le CREMS a été construit et entièrement équipé par RUSAL dans la région de Kindia en 2015 pendant le pic de l’épidémie d’Ebola pour lutter contre la propagation de cette maladie mortelle en Guinée.

L’investissement de RUSAL dans la construction du CREMS était de plus de 10 millions de dollars américains.

En 2017, dans le cadre du partenariat public-privé entre RUSAL et Rospotrebnadzor, une partie de la structure du CREMS a été transformée en un complexe de laboratoire moderne, permettant dans des conditions stationnaires d’effectuer des tests de laboratoire avec un haut niveau de protection. Le travail sur la réorganisation d’une partie des locaux a été effectué par RUSAL dans le plus bref délai, en tenant compte de toutes les normes internationales et des recommandations des principaux ingénieurs et scientifiques du Rospotrebnadzor. RUSAL a également fourni une assistance clé pour la livraison et l’installation d’équipements de haute précision conçus pour ce laboratoire pesant plus de 50 tonnes.

Aujourd’hui, ce laboratoire de Rospotrebnadzor, créé sur la base du centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS), en collaboration avec l’Institut de recherche biologique de la Guinée (IRBAG, Kindia) fait partie du centre de Recherche scientifique russo-guinéen d’épidémiologie et de prévention des maladies infectieuses. Il n’a pas d’équivalent dans la région de l’Afrique de l’Ouest en termes d’utilisation des technologies de pointe et de sécurité biologique. Le travail du nouveau laboratoire mobile transféré au Centre russo-guinéen d’épidémiologie permettra de diagnostiquer rapidement les infections particulièrement dangereuses, ce qui permettra au système sanitaire national de lutte contre les épidémies de la République de Guinée de se retrouver à un niveau jamais atteint auparavant.

La participation de RUSAL à la lutte contre le virus Ebola en Guinée

Au cours de l’épidémie d’Ebola en avril 2014, RUSAL l’une des premières sociétés étrangères en Guinée, a acheté et remis au ministère de la santé de la République de Guinée un lot de médicaments et de produits de prévention sanitaire. Depuis août 2014 et jusqu’à nos jours, RUSAL contribue au fonctionnement des activités de la brigade spéciale antiépidémique (BSAE) du Rospotrebnadzor, déployée en Guinée. Le travail de la BSAE de Rospotrebnadzor, en collaboration avec RUSAL, a apporté une contribution significative à la victoire sur la plus grande flambée de fièvre Ebola de l’histoire en Guinée. À l’heure actuelle, sur la base de ses complexes mobiles, on continue d’étudier les caractéristiques de la propagation des infections naturelles dangereuses (Ebola, Lassa, fièvre jaune, paludisme, fièvre du Nil occidental, etc.), de développer et d’essayer de nouveaux outils de diagnostic et de prévention des infections dangereuses.

En réalisant les tâches du partenariat public-privé, RUSAL a organisé en Guinée des séminaires scientifiques suivi de pratiques avec la participation des principaux scientifiques de la Fédération de Russie comme l’académicien Victor Maleev et le professeur Constantin Zhdanov (Ministère de la Défense de Russie). La Compagnie a également contribué à la participation des représentants russes aux travaux des congrès scientifiques internationaux (Malabo, Conakry, Kindia, Moscou, Genève).

Sur ordre du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, suite à la demande du président de la République de Guinée Alpha Condé en fin 2014 et avec le soutien de RUSAL, un vaccin anti Ebola nommé « GamEvac Combi » a été développé. « GamEvac Combi » a été créé au Centre fédéral de recherche en épidémiologie et en microbiologie N.F. Gamaleya du Ministère de la Santé de la Fédération de Russie.

En décembre 2018, RUSAL et le Ministère de la Santé de la Fédération de Russie ont annoncé l’achèvement de la vaccination contre le virus Ebola en République de Guinée. Deux mille personnes ont reçu le vaccin GamEvac Combi dans le cadre d’études post-enregistrement menées en Guinée sur la base du CREMS.

La présence de RUSAL en Guinée

RUSAL travaille en République de Guinée depuis 2001, étant l’un des plus grands investisseurs étrangers dans ce pays. En Guinée, RUSAL possède la compagnie des bauxites de Kindia (CBK), ainsi que le complexe de bauxite et d’alumine Friguia. En outre, RUSAL continue à réaliser un projet d’exploitation du plus grand gisement de bauxite dans le monde Dian-Dian dans la région de Boké. Le volume des réserves prouvées de ce gisement est de 564 millions de tonnes.

Informations sur la société

RUSAL (www.rusal.ru) est le leader mondial du secteur de l’aluminium. En 2017, la société représentait environ 5,8% de la production mondiale d’aluminium et 6,3% de la production mondiale d’alumine. La société emploie environ 62 000 personnes. RUSAL est présent dans 20 pays du monde sur 5 continents. La société vend ses produits principalement sur le marché européen, en Amérique du Nord, en Asie du Sud-Est, au Japon, en Chine et en Corée. Les actions ordinaires de RUSAL sont négociées à la bourse de Hong Kong (code commercial 486) et à la bourse de Moscou (code commercial RUAL).

Fin

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Attaque à main armée à Kankan : un militaire tué, plus de 5 millions de FG emportés

25 février 2019 à 12 12 56 02562

Un groupe d’hommes armés a pris d’assaut une station d’essence située au quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, tuant le militaire en charge de la sécurité des lieux. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 25 février 2019, aux environs de 4 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la station service du quartier Bordo, sur la route nationale Kankan-Kissidougou, qui a reçu la visite de ces individus armés et non encore identifiés. Le bilan de l’attaque fait état d’un mort et de plus de 5 millions de francs guinéens emportés par les assaillants.

Sur les lieux, l’on pouvait constater ce lundi matin des vitres cassées, des traces de sang sur le sol, les pare-brises d’un camion endommagées.

Selon les informations recueillis sur place, c’est le gardien de la station, du nom de Daniel Kö, qui a été tué par les malfaiteurs. Il s’agit d’un sergent chef en service à la garnison militaire de Kankan, poignardé par les assaillants alors qu’il était en plein sommeil.

La même source ajoute que les indésirables visiteurs ont cassé les fenêtres du bureau du pompiste de la station pour se sauver avec une somme de 5 million 500 mille francs guinéens.

Tôt le matin, le commissaire central de la police s’est rendu sur place pour le constat. Sans se prêter aux questions de la presse, il a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Le corps de la victime se trouve à la morgue de l’hôpital régional de Kankan.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com
Tél : 628 17 99 17

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Mines d’or de Siguiri: deux éboulements font deux morts à Kintinian

25 février 2019 à 12 12 49 02492

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et le nombre élevé de victimes, l’exploitation artisanale de l’or, notamment dans les mines interdites, continue d’endeuiller des familles à Siguiri. Deux éboulements distincts, survenus le samedi dernier, 23 février 209, ont fait deux morts dans le district de Fatöya, relevant de la commune rurale de Kintinian, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier éboulement a coûté la vie à un homme aux environs de 12 heures dans une mine d’or appelée Boukêdan. Le drame a coûté la vie à un certain Dramane Condé, âgé de 30 ans, un célibataire sans enfants, originaire de la préfecture de Kouroussa.

Le deuxième éboulement s’est produit dans la mine d’or de Soloni, dans le même district de Fatöya. Il a coûté la vie à Froï Cherif, âgé de 37 ans, marié et père de quatre enfants. Selon nos informations, la victime est originaire de la préfecture de N’zérékoré.

Interrogé sur ces deux accidents, Abdoulaye Camara, membre de la Croix Rouge locale, a confirmé l’information. Selon lui, « nous avons enregistré une série d’éboulements hier à Fatöya qui ont coûté la vie à deux personnes. Au moment où on était dans la mine de Boukêdan pour extraire du trou une victime, un autre éboulement est survenu à Soloni qui a également coûté la vie une autre personne ».

Les deux victimes, Dramane Condé et Froï Cherif, ont regagné leurs dernières demeures.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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