La nouvelle de la mort du jeune Abdoulaye Diallo, un lycéen, défraie la chronique dans la préfecture de Gaoual, a appris Guineematin.com, de sources concordantes.

« Tout est parti le jeudi passé, lorsqu’une patrouille de la police a été aperçue du côté du fleuve Tominé, à la recherche de consommateurs de drogue (chanvre indien). Un groupe de présumés dealers, ayant aperçu le véhicule a pris peur et essayé de se sauver en traversant le fleuve. C’est ainsi que l’un d’entre eux, dans cette débandade, a été emporté par les eaux. Finalement, de recherche en recherche, le corps du jeune Abdoulaye Diallo, a été retrouvé sous le pont du fleuve Coliba. Les jeunes ont alors repêché le corps avant de l’envoyer devant le commissariat de police, vers 20 h, puis à la mosquée pour la prière avant de l’enterrer nuitamment. Ensuite, les jeunes mobilisés et révoltés se sont retournés au commissariat de police où ils ont tout cassé avant de mettre le feu », a confié à Guineematin.com, une source officielle, contée par un de nos reporters.

Aussitôt, des renforts venus de Boké et de Labé se sont rencontrés le dimanche à Gaoual et procédé à des arrestations. « Depuis hier, dimanche 24 février 2019, la ville de Gaoual est noire d’agents. Probablement, les meneurs et beaucoup de casseurs ont décidé de quitter les lieux, mais les enquêtes se poursuivent à la gendarmerie. Tout sera décanté », a expliqué notre source avant de déplorer un tel comportement dans cette ville arriérée du pays.

Selon de nombreux témoins, la vente et la consommation de drogue sont devenues monnaie courante dans cette préfecture, où la dépravation des mœurs, la délinquance et l’insécurité prennent le dessus sur la paix et la quiétude sociale, traditionnellement reconnues dans cette ville cosmopolite.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin