Soulagement à Mamou : le suspect n’est pas mort de la fièvre lassa (Hôpital)

9 février 2019 à 19 07 48 02482

C’est une bonne nouvelle pour les populations de la ville carrefour. Les résultats des analyses effectuées sur les prélèvements de la malade décédée dans la nuit du jeudi au vendredi 08 Février, à l’hôpital régional de Mamou, révèlent que cette patiente n’est pas morte de la fièvre lassa. L’information a été confirmée à Guineematin.com par le Docteur Kader Camara, Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, joint au téléphone dans l’après-midi de ce samedi, 09 février 2019.

« Négatif ! Les résultats sont négatifs. Le suspect qui a été évacué jeudi de Ouré-kaba et qui est décédé à une heure du matin à l’hôpital régional de Mamou n’est pas mort de lassa. C’est négatif ! Les résultats disent que c’est négatif », a dit avec insistance Docteur Kader Camara, sans pour autant dire de quoi cette femme qui vomissait du sang était finalement victime.

Rappelons que le lundi 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans, était venu de la préfecture de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le mardi 29 janvier) à l’Hôpital Régional de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Election de Toss Camara à Matoto : « c’est une grande victoire pour l’UFDG », dit Aliou Condé

9 février 2019 à 19 07 35 02352

L’élection de Mamadouba Tos Camara à la tête de la mairie de Matoto a dominé les débats à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG, tenue ce samedi, 09 février 2019, au siège du parti, à Conakry. Quasiment, toutes interventions ont été centrées sur le sujet. De l’honorable Aliou Condé à Docteur Fodé Oussou Fofana qui faisait office de président de séance, en passant par Ben Youssouf Keïta, Alpha Boubacar Bah et Kalémodou Yansané, tous ont dénoncé et condamné ce qui s’est passé à Matoto, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le député et secrétaire général du parti, honorable Aliou Condé qui a ouvert le débat. A l’entame de son intervention, l’opposant a présenté les faits comme étant une victoire pour l’UFDG. « Nous venons d’obtenir une victoire saluée par le monde entier ; mais, il faut savoir de quelle victoire il s’agit. Mais, soyez rassurés que c’est une grande victoire qu’on vient d’obtenir. On est sorti là où l’adversaire ne nous attendait pas. Ils ont été surpris par notre comportement », a-t-il annoncé aux militants massivement mobilisés.

Revenant sur les raisons de l’absence de leurs élus dans la salle du vote, le député a expliqué qu’ils ont tendu un piège au pouvoir, évitant ainsi de subir un crime qui serait passé à huis clos. « Ils ont déplacé la salle de la commune où devait se faire l’élection pour aller à l’immeuble de l’Etat civil. C’est un peu loin de la route, pensant que là-bas, ils pouvaient faire ce qu’ils veulent sur les militants de l’UFDG, sans témoins. C’est pour ça qu’on a déplacé. Il faut que vous le compreniez. Ils ont amené des policiers et des gendarmes sur toute la route ; entre la route et l’Etat civil, c’était plein de gendarmes et de policiers ; dans la cour de l’Etat civil également, plein de policiers et de gendarmes et à l’intérieur de la salle plein de policiers et de gendarmes. Pour lutter contre qui ?

Ils attendaient les militants de l’UFDG et sans témoins. Ils voulaient faire le crime sans témoins et c’est là où on les a pris au piège parce qu’on ne leur a pas donné l’occasion de faire ce crime », explique l’opposant qui assure que s’ils étaient venus, on allait les molester, arrêter, brutaliser, voire les tuer. « C’était la meilleure façon. Il fallait qu’on montre au monde entier le vrai visage de ce régime. Il fallait qu’il le voit, ce qui ne se fait nulle part ailleurs », ajoute Aliou Condé, qui relève plusieurs manquements pouvant amener le tribunal de Mafanco à annuler cette élection.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Election de Toss Camara à la mairie de Matoto : voici la position du PADES

9 février 2019 à 19 07 27 02272

Le PADES s’est prononcé sur l’élection contestée de Mamadouba Toss Camara à la tête de la mairie de Matoto. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, ce samedi 09 février 2019, ses responsables ont donné la position de la formation sur cette question qui suscite actuellement une vive polémique en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis trois jours maintenant, l’élection de Mamadouba Toss Camara du RPG Arc-en-ciel comme maire de la commune de Matoto fait objet de débats en Guinée. Car, l’UFDG, qui réclame toujours la victoire de son candidat Kalémodou Yansané à la première élection organisée le 15 décembre 2018 et annulée par le ministre de l’Administration du Territoire, ne reconnaît pas le nouveau maire élu.

S’exprimant sur cette polémique qui polarise actuellement les attentions dans le pays, à l’occasion de l’assemblée générale du PADES de ce samedi, 09 février 2019, madame Dédé Djoubaté, coordinatrice nationale des questions politiques du parti, a indiqué que le PADES n’est pas intéressé par cette question. « Les élections à Matoto, vraiment ça ne nous concerne pas, parce d’abord on n’a pas eu de conseiller, donc ça ne nous intéresse pas.

Les deux grands partis Le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG), ce sont eux qui sont en train de mélanger, parce qu’ils ont commencé le processus avec leur problème de consensus. C’est ce qui nous a amené à tout ça. Ils ont refusé de faire face à la loi. S’ils avaient accepté de travailler avec la loi, on ne serait pas là aujourd’hui. Mais, ça fait un an qu’on est sur une seule élection, et c’est la faute des deux grands partis », a-t-elle indiqué.

Cette rencontre hebdomadaire a été surtout consacrée au deuxième anniversaire de la création du PADES, parti dirigé par Dr Ousmane Kaba. Les responsables de la formation comptent se retrouvent avec leurs militants et sympathisants la semaine prochaine, pour célébrer cette date anniversaire. Mais en attendant, madame Dédé Djoubaté a évoqué brièvement le bilan de ces deux années d’existence. Un bilan qu’elle juge prometteur.

« Le premier bilan que je peux vous dire : on a été créé le 08 février 2017, et le 04 février 2018, nous sommes allés aux élections communales et communautaires. Mais, Dieu seul sait les tracasseries que nous avons rencontrées avec l’Administration. D’abord, ils n’ont pas reconnu notre dénomination PADES, il a fallu qu’on porte plainte contre le ministère de l’administration et du territoire pour que ce problème soit réglé. A une semaine des élections, on a accepté, mais ça aussi comment ?

Comme la CENI a dit qu’on peut créer des coalitions et il y a beaucoup de partis qui étaient venus pour qu’on se mette ensemble et on a dénommé cette coalition « Coalition PADES », c’est ainsi que nos dossiers sont passés et difficilement (…) Franchement, on n’a pas eu beaucoup de temps mais malgré tout, on a eu 84 conseillers sur toute l’étendue de territoire, hormis la zone spéciale de Conakry », a rappelé la coordinatrice nationale des questions politiques du PADES.

A noter que la célébration du deuxième anniversaire de la création du PADES est prévue le samedi 16 février prochain à Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Le CPUG tacle le RPG et l’UFDG : « quand on est voleur, le receleur aussi est voleur »

9 février 2019 à 19 07 21 02212

L’élection controversée de Mamadouba Toss Camara à la mairie de Matoto continue d’alimenter la chronique à travers la Guinée. Le parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG), à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 09 février 2019, a tiré à boulets rouges sur le RPG et l’UFDG, traités de tous les noms d’oiseau, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG, ce qui s’est passé à Matoto est la conséquence de la violation des lois par les deux principales formations politiques du pays, à savoir le RPG et l’UFDG. « Que ça soit le RPG, l’UFDG, ce sont d’abord des partis vieillissants. Ce sont des partis qui sont là pour leurs propres intérêts, ce sont des partis qui sont là contre le peuple de Guinée. Ce sont des partis qui ont trahi le peuple de Guinée. Lorsqu’il s’agit des deux intérêts, c’est-à-dire l’intérêt d’Alpha Condé est contre l’intérêt de Cellou Dalein Diallo, il est clair qu’Alpha Condé, s’il n’utilise pas la loi, utilise la violence ou la force publique. C’est ce qu’il a fait, tout ça, c’est illégal. Lorsqu’il s’agit des intérêts de Cellou Dalein, de l’UFR ou du RPG, même quand c’est contre les lois, ils le font… Pour moi, cette élection du maire de Matoto démontre encore une fois que ni le RPG, ni l’UFDG ne sont des partis qui doivent gérer notre pays. Parce que, tout ce qu’ils font, c’est illégal, tout ce qu’ils font, c’est contre la loi », a-t-il laissé entendre.

Plus loin, Dr Ibrahima Sakho accuse le RPG et l’UFDG d’être, respectivement, voleur et receleur. « L’UFDG se met d’accord avec le RPG pour violer la loi. Maintenant qu’on viole la loi contre l’UFDG et qu’on utilise la force publique pour installer un maire, l’UFDG n’a que ses yeux pour pleurer. Parce que tout simplement, quand on est voleur, le receleur aussi est voleur. C’est ce qui se passe dans notre pays. Il faut balayer ces deux partis qui ne sont pas là pour la Guinée, ils sont là uniquement pour leurs propres intérêts », réitère le président du CPUG.

Revenant sur le cas de Matoto, le président du CPUG a dit qu’il ne reconnait pas Mamadouba Toss Camara en qualité de maire élu. « Tout ce qui va contre la loi, je ne reconnais pas. Donc, le fait que Mamadouba Toss Camara soit maire, pour moi c’est illégal. Parce qu’il n’a pas été élu dans la forme démocratique, pour moi c’est une nomination illégale ».

En ce qui concerne l’éboulement survenu dans une mine d’or à Siguiri, et qui a fait 17 morts, le président du CPUG pense que « c’est quelque chose de très grave. C’est les conséquences de la gouvernance d’Alpha Condé et de son Premier ministre. Quand la jeunesse guinéenne n’a pas de travail, elle est contrainte de faire ce genre de travail, qui pour moi n’est pas adéquat, ils n’ont pas de matériels, ils n’ont absolument rien pour se protéger contre les différents dangers. Ils font ce qu’on appelle une exploitation sauvage qui amène à ce genre de drame. Ce qui est grave, nous avons eu ce drame de 17 morts », a-t-il regretté.

S’agissant de l’accident qui a couté la vie à plusieurs personnes à Koundara et les affrontements survenus entre deux villages dans la préfecture de Mandiana, Dr Ibrahima Sakho déplore le fait « qu’on n’a pas entendu la compassion d’Alpha Condé. On n’a pas entendu une seule fois une proposition d’aide financière aux différentes victimes. Tout ceci pour moi est intolérable et inacceptable ».

Parlant de la fièvre Lassa qui vient apparaître en Guinée, Dr Ibrahima Sakho soutient que son apparition « est la conséquence de la misère sociale que nos concitoyens guinéens vivent. Et si nous, nous ne faisons pas attention, cette fièvre-là sera pire qu’Ebola. Donc, il est important que le gouvernement de Kassory Fofana et le président Alpha Condé fassent des informations précises et constamment auprès de la population guinéenne qui, pour la majeure partie est analphabète ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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L’UFR s’attaque à ses grands : « c’est le RPG et l’UFDG qui sont en train de fatiguer le pays »

9 février 2019 à 18 06 55 02552

La controversée constitution de l’exécutif communal de Matoto n’a pas fini de polariser l’attention dans notre pays. Le premier vice maire de Matoto, élu sous la bannière de l’UFR (Union des Forces Républicaines), s’en est pris aussi bien à l’UFDG qu’au RPG Arc-en-ciel, ce samedi 09 février 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti. Sakoba Kéita accuse les deux partis politiques d’être à l’origine de la cacophonie qui a entouré cette élection, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Républicaines a consacré une grande partie de son temps de ce samedi à débattre sur cette « élection » qui a porté Mamadouba Toss Camara à la tête de la commune de Matoto. Sakoba Kéita, qui doit son poste de premier vice maire aux voix notables du RPG Arc-en-ciel, n’hésite pas à tacler son bienfaiteur.

Parlant de cette élection, Sakoba Kéita dira qu’il ya un véritable faux débat sur la question. Il accuse le RPG et l’UFDG d’être au centre de tous les maux qui tournent au tour de cette élection communale. « La loi a été votée par le RPG et l’UFDG concernant l’élection communale. Les deux partis ont applaudi sur tous les toits leur victoire. Nous, on était contre. On a dit que la loi là, elle n’est pas bonne. Aujourd’hui, s’il y a contentieux, qu’ils règlent ça. Les problèmes, c’est eux. Ce sont les deux partis. C’est eux qui sont en train de fatiguer le pays », a-t-il martelé.

Toutefois, Sakoba Kéita appelle tous les partis à tourner la page et à venir travailler pour l’intérêt de la commune de Matoto. « L’UFR est venue avec un programme, le RPG, et l’UFDG sont venus avec un programme. Moi, mon souhait est que nous nous retrouvions, qu’on expose nos programmes, voir ce qui est faisable à long, moyen et court terme. On travaille ensemble pour l’intérêt de la population de Matoto », a-t-il laissé entendre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kalémodou Yansané tance Bouréma Condé : « c’est un menteur, un malhonnête »

9 février 2019 à 18 06 16 02162

« Le ministre (Bouréma Condé : ndlr), je ne peux pas le qualifier autrement que de menteur. Il n’a pas eu l’honnêteté intellectuelle et morale de dire à l’opinion nationale et internationale que c’est un militant du RPG que lui, il a introduit frauduleusement dans la salle, qui était parmi les superviseurs qui est venu déchirer les 22 bulletins du RPG », telle est la réplique de Kalémodou Yansané de l’UFDG, suite à l’élection de son adversaire du RPG Arc-en-ciel, Mamadouba Toss Camara, à la tête de la mairie de Matoto.

S’exprimant devant de nombreux militants et responsable de son parti, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, ce samedi 09 février 2019, le député Kalémodou Yansané s’est montré très remonté contre le ministre Bouréma Condé qui a annulé l’élection du maire de Matoto, organisée le 15 décembre 2018 et qu’il avait remportée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège national du parti.

Connu pour être modéré, le député a sorti cette fois-ci ses gongs pour montrer sa détermination à en découdre avec le pouvoir afin, dit-il, de faire respecter la voix des urnes dans sa commune. Pour y parvenir, Kalémodou Yansané a annoncé qu’il fera appel à ses parents de la Basse côte pour tirer les leçons de ce qui s’est passé avant-hier à la mairie de Matoto.

« Nous allons inviter les soussous de la Basse côte à la maison. Nous allons parler de la Basse côte. On ne va pas accepter qu’on détruise la Basse Côte. La Basse Côte est une terre bénie. Nous allons réunir nos parents, on va se concerter, on va donner des conseils à tout le monde pour la paix, la démocratie et pour le développement », a-t-il annoncé.

Revenant sur ses échanges avec le ministre Bouréma Condé, le député s’est montré très amer. « J’ai écrit à Bouréma Condé pour lui dire qu’on est prêt à aller voter ; mais, pour les adjoints au maire, le maire est déjà voté et j’ai écrit en tant que maire de Matoto. Il se permet de répondre en me disant que je suis député ; mais, je fais usurpation de titre. C’est lui qui fait usurpation de titre parce qu’il s’est permis de dire qu’il annule une élection.

Il n’a pas eu l’honnêteté intellectuelle et morale de dire que c’est un militant du RPG qui a déchiré les bulletins du RPG. C’est une malhonnêteté de sa part. Je le dis publiquement. Tout le monde sait aujourd’hui que c’est Balla Moussa Kéïta du RPG qui a déchiré les bulletins du RPG. Le ministre, je ne pas le qualifier autrement que de menteur », insiste l’opposant.

Parlant de l’élection de Mamadouba Toss Camara, Kalémodou Yansané indique qu’en plus des 14 conseillers de l’UFDG, il y avait 12 autres élus qui étaient absents dans la salle où a eu lieu le vote. Et parmi les 12 absents, il a cité 6 du RPG Arc-en-ciel et 6 autres issus d’autres partis politiques. Loin d’abdiquer, il a prévenu le gouvernement face aux agissements du ministre de l’Administration du Territoire. « Si le gouvernement ne prend pas des dispositions pour rétablir l’ordre, c’est Bouréma Condé qui sera responsable de tout ce qui va arriver en Guinée », a-t-il dit.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Education : Aboubacar Soumah menace d’envahir l’école primaire de Jean Paul 2

9 février 2019 à 18 06 05 02052

Le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, menace d’envahir l’école primaire de Jean Paul 2, située au quartier Taouyah, dans la commune de Ratoma. Les enseignantes de cette école, de niveau maternel, seraient interdites d’accès des lieux depuis la suspension de la grève des enseignants. L’annonce en a été faite ce samedi, 09 février 2019, à l’occasion d’une assemblée générale du SLECG, tenue à son siège à Donka, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« La directrice de l’école primaire de Jean Paul 2 est allée recruter d’autres femmes dans le quartier pour remplacer ces enseignantes que voyez là. Pourtant, elles sont titulaires, engagées à la fonction publique. Elle a envoyé des policiers et des gendarmes à l’école là-bas pour empêcher à ces enseignantes d’accéder aux salles de classe. Les agents empêchent les titulaires de reprendre les cours parce qu’elles ont observé la grève », a révélé Aboubacar Soumah, face à une assistance médusée.

Devant cet état de fait, le secrétaire général du SLECG a dit son indignation tout en mettant en garde la responsable de ladite école. « Si d’ici à lundi, les femmes là ne reprennent pas, nous demanderons à tous les enseignants de débarquer dans son école. Je tiens sous la main comme ça, l’arrêté d’engagement de ces femmes là. S’ils veulent, ils n’ont qu’à déployer toute l’armée de cette école. Si le lundi, ces femmes-là ne reprennent pas, nous allons arrêter les cours dans tout Conakry le mardi pour nous rendre là-bas. Il ne faudrait plus qu’on se laisse faire », a lancé Aboubacar Soumah, sous un tonnerre d’applaudissements.

Par ailleurs, Aboubacar Soumah a rappelé que ladite école dépendait autrefois du ministère de l’Action Sociale. « Aujourd’hui, toutes les écoles maternelles sont au compte du Ministère de l’Education Nationale. C’est à ce titre que ces femmes-là sont allées en grève », a-t-il dit.

Nos multiples tentatives de joindre la responsable incriminée, entre 16h 34 et 17h 30, sont restées sans succès.

Au cours de cette assemblée générale, il a été également question des avancées enregistrées dans l’application du protocole d’accord liant le gouvernement au SLECG. Selon Aboubacar Soumah, le dégel des salaires des enseignants grévistes n’est pas appliqué à 100%. « J’ai reçu des appels de Conakry et de l’intérieur du pays comme Kissidougou, Gueckédou. Il y’en a qui parlent d’un mois, d’autres d’un mois. Mais, nous avons dit aux responsables du SLECG au niveau préfectoral ou communal de nous faire parvenir tous les cas pour qu’on s’en occupe. Nous avons aussi constaté que la prime de documentation n’a pas été payée pour les trois mois. Dès lundi, nous allons demander à l’inspecteur général du travail de régler la question ».

En outre, le secrétaire général du SLECG a fait l’état des mieux sur la mise en place de la commission interministérielle chargée du toilettage du fichier de la fonction publique. Selon lui, une commission paritaire composée de 20 membres, 10 pour chaque camp, a été mise en place, présidée par Dr Alpha Amadou Bano Barry, conseiller à la présidence chargé de l’enseignement supérieur. Il ajoute que 48 autres personnes ont été choisies dans les deux camps, soit 24 pour chaque camp, en vue de mener à bien la chasse aux fictifs. Le secrétaire général du SLECG a invité ses hommes à faire preuve de vigilance pour que tous les fictifs soient extirpés des rangs des enseignants. « C’est la condition pour obtenir nos 8 millions de FG ».

Pour finir, Aboubacar Soumah a dénoncé les actes d’engagement de jeunes gens à la fonction publique du ministre de tutelle, Billy Nankouman Doumbouya, qui a coopté ainsi plusieurs communicants du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628 17 99 17

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Faranah : le maire en guerre contre l’occupation anarchique des lieux publics

9 février 2019 à 17 05 49 02492
Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah

Le maire de la commune urbaine de Faranah entend mettre fin à l’occupation anarchique de la ville. C’est dans ce cadre qu’il a initié une opération de déguerpissement des occupants illégaux des voiries et autres espaces publics. L’autorité communale privilégie la voie pacifique pour amener les citoyens à libérer les lieux, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville.

Depuis belle lurette, la ville de Faranah fait face à une occupation anarchique. Les abords des routes ont été transformés en marché où viennent vendre plusieurs citoyens, ou en garage où stationnent de façon anarchique des engins roulants. Une situation qui a contribué à rétrécir davantage les routes et à rendre difficile la circulation à certains endroits, notamment au niveau du marché central de la ville.

Cette situation préoccupe aujourd’hui les nouvelles autorités communales de la ville, qui entendent remédier à ce problème. C’est ainsi que le conseil communal, à sa tête le maire, Oumar Camara, a initié une campagne de déguerpissement des occupants des emprises des voies publiques. Et, cette opération commence par la sensibilisation afin de faire comprendre aux occupants de ces endroits, la nécessité de libérer les lieux.

« Nous avons constaté que vraiment la route nationale est occupée par des commerçants, et même les quartiers sont occupés de façon anarchique par les gens. Le marché est complètement abandonné, les gens sont sortis occuper la route et même la devanture de l’hôpital régional de Faranah. Pour passer, c’est tout à fait un problème. Donc, après notre installation, on s’est dit que cette route-là est une route nationale et le grand marché qui est là a été rénové mais les gens l’ont abandonné carrément ; ils préfèrent rester sur la route, obstruer le passage aux gens.

Donc, nous avons pris la décision de libérer les lieux. Et pour cela, nous avons décidé de sensibiliser les femmes, les commerçants de rentrer dans le marché, occuper carrément l’enceinte du grand marché. Il y a bien sûr des réticences de la part de certains éléments mais pour le moment nous sommes en train de les sensibiliser parce que le changement de comportement n’est pas facile C’est pourquoi il y a une équipe qui est sur le terrain pour faire ce travail, explique Oumar Camara, le maire de Faranah, issu d’une liste indépendante.

Selon l’autorité communale, la mairie n’envisage pas pour l’instant de passer par la force pour déguerpir les occupants illégaux des voies publiques. Parce que, dit-il, « quoi qu’on fasse, c’est nos citoyens. Il faut leur faire comprendre la nécessité de quitter les lieux. Même si aujourd’hui on les faisait rentrer de force, s’ils ne trouvent pas la nécessité de rester dans le marché, ils vont ressortir. C’est pourquoi, il faut leur expliquer techniquement pourquoi nous sommes en train de faire cela. Il y a la réticence de certains mais on va régler petit à petit ces petits problèmes, le changement de comportement demande un certain temps ».

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

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Politique : voici pourquoi « le RPG gagne toutes les élections » » en Guinée, selon Lansana Komara

9 février 2019 à 16 04 23 02232

L’élection contestée de Mamadouba Toss Camara à la tête de la mairie de Matoto était le principal point à l’ordre du jour de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 09 février 2019. Les responsables et les militants présents célébré avec une grande joie « cette victoire » qui évite au parti présidentiel de perdre toutes les communes de la capitale guinéenne. Le ministre de l’enseignement technique, Lansana Komara, en a profité pour expliquer pourquoi « le RPG gagne toutes les élections » en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadouba Toss Camara

L’ambiance était festive au siège du RPG Arc-en-ciel, à Gbessia-Aéroport, ce samedi, à l’occasion de l’assemblée générale du parti au pouvoir. Les responsables et les militants et sympathisants de la formation politique se sont massivement mobilisés pour célébrer l’élection de leur candidat à la tête de la plus grande commune du pays. Après avoir bénéficié d’un accueil chaleureux de la part des siens, le nouveau maire de la commune de Matoto a remercié en tout premier lieu, le président de la République et les militants pour leur soutien à son élection à la tête de cette commune.

Ensuite, Mamadouba Toss Camara a promis de mouiller davantage le maillot afin que le RPG remporte la majorité des voix à Matoto lors des prochaines élections législatives. « Tout le monde s’est battu pour que la commune de Matoto soit dirigée par le candidat du RPG Arc-en-ciel que je suis. Dieu merci, nous avons remporté la victoire. La victoire acquise, maintenant nous devons nous battre pour que cette victoire du parti soit pérenne. Je promets d’être votre maire, mon bureau sera ouvert à tout le monde. Je prie tout le monde, levons nous comme un seul homme à l’occasion des prochaines élections législatives pour que ce qui nous est arrivé ne nous arrive plus jamais. Je vous dis que Toss est arrivé, Toss est à votre disposition. S’il est vrai qu’il (Alpha Condé) s’est battu pour nous durant tous ces huit(8) ans et que c’est nous qui devons l’aider à bien finir ce qui reste, nous devons nous lever dès maintenant pour faire le porte-à-porte », a dit Mamadouba Toss Camara, qui s’exprimait en langue nationale maninka.

Le maire contesté de Matoto a ajouté que du travail a été fait ; mais, il en reste encore : « tout le monde doit mettre en tête que pour que le nom d’Alpha Condé reste pour l’éternité en Guinée, tout le monde doit faire en sorte qu’on ait la majorité écrasante lors des prochaines élections législatives. Si nous avons la majorité absolue à l’Assemblée nationale, nous pourrons faire ce que nous ambitionnons de faire. Mais déjà, si le RPG a pu rafler 400 000 voix à Matoto lors des prochaines élections législatives, la majorité absolue que nous ambitionnons à l’Assemblée nationale, nous l’aurons. Parce que nous avons presque 500 000 électeurs. Donc, faisons tout pour avoir les 400 000 voix », a-t-il exhorté.

Lansana Komara

Au nom du RPG Arc-en-ciel, Lansana Komara, secrétaire administratif du parti, a félicité Mamadouba Toss Camara pour son élection à la tête de la mairie de Matoto. Le ministre en a profité pour exhorter les militants et responsables du parti à la base, à faciliter les missions de restructuration en cours actuellement à l’intérieur du pays. « Nous avons pris l’habitude de vous parler chaque semaine de la restructuration. Parce que nous avons engagé un vaste programme de restructuration de Conakry jusqu’au dernier village du pays. Vous n’êtes pas sans savoir que la force d’un parti politique, réside dans son degré d’implantation. Ce qui fait que depuis longtemps, le RPG Arc-en-ciel est le parti le plus structuré en République de Guinée. Vous pouvez le vérifier : au dernier village de la Guinée, vous trouverez une structure du parti. Et, c’est ce qui fait que nous gagnons toutes les élections. Le RPG gagne toutes les élections parce que c’est un parti national. Cet aspect échappe à beaucoup de personnes. C’est un parti national qui a ses structures dans tout le pays. Encore, nous voulons renforcer ces structures. La preuve est qu’aujourd’hui, nous avons la mairie de Gaoual. Nous voulons renforcer ces structures-là, c’est pourquoi les missions sont aujourd’hui à l’intérieur du pays pour mettre les structure de base », a dit Lansana Komara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mairie de Matoto : « l’élection de Toss sera invalidée… » Voici les raisons, selon Me Béa

9 février 2019 à 13 01 42 02422
Mamadouba Toss Camara a été imposé maire de Matoto par le pouvoir, le 07 février 2019

Comme annoncé précédemment, l’UFDG a saisi le Tribunal de Première Instance de Mafanco pour demander l’annulation de l’élection de Mamadouba Toss Camara à la tête de la mairie de Matoto. Le principal parti d’opposition du pays a introduit sa requête hier, vendredi 08 février 2019, lendemain de l’élection de l’exécutif de la mairie de Matoto. Et, les avocats de la formation politique se montrent confiants que cette fois, ils obtiendront gain de cause.

Maître Salifou Béavogui, l’un des membres du collectif d’avocats de l’UFDG, assure que le tribunal de Mafanco va, sans doute, annuler l’élection de Mamadouba Toss Camara. Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce samedi 09 février 2019, l’avocat a expliqué les raisons qui devraient amener la juridiction à prendre une telle décision.

« Le droit est de notre côté et nous pensons que la justice dira le droit. C’est une requête qui a été introduite conformément aux dispositions de l’article 114 du Code électoral. L’élection qui a été organisée le 07 février 2019 n’a pas été convoquée conformément aux dispositions de la loi, notamment l’article 132 du Code des collectivités locales. Au lieu d’être convoquée par un arrêté du ministre de l’Administration du Territoire, elle a été convoquée par une simple circulaire.

Ensuite, elle est contraire à l’arrêt de la Cour suprême. Cet arrêt avait quand même pris soin d’indiquer le tribunal qui est compétent pour examiner le recours en matière contentieuse électorale. Et, cet arrêt avait bien indiqué d’ailleurs que le tribunal de première instance est compétent, à l’exception de toute autre autorité administrative. Autrement dit, l’annulation de l’élection du 15 décembre 2018 qui avait été prononcée par le ministre de l’Administration du Territoire et qui avait fait l’objet d’un recours pour excès de pouvoir, était tout à fait contraire à l’article 114.

Pourtant, tout porte à croire que c’est sur la base de la décision du ministre que nous avons attaquée pour excès de pouvoir, que l’élection du 07 février 2019 a été organisée. Donc, la conséquence qu’il faut tirer de cela, c’est que cette élection sera invalidée sur la base de notre recours », a indiqué maître Salifou Béavogui.

A rappeler que le tribunal de première instance de Mafanco a trois jours, à compter du lundi prochain (11 février 2019) pour rendre sa décision…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Kindia : Abdoulaye Bah dévoile sa stratégie pour reconquérir la mairie (interview)

9 février 2019 à 12 12 00 02002
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Trois mois après l’élection contestée de Mamadouba Bangoura à la tête de la mairie de Kindia, le candidat de l’UFDG dans cette commune ne s’avoue toujours pas vaincu. Abdoulaye Bah, qui devait être le maire de Kindia (selon l’accord politique signé le 08 août 2018 qui était sensé sortir la Guinée de la crise post électorale) entend relancer la machine de la contestation pour « récupérer ce qui lui a été volé ». L’opposant l’a annoncé au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, évoquant aussi la stratégie qu’il compte mettre en œuvre pour se faire entendre.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait trois mois depuis que le doyen Mamadouba Bangoura a été élu maire de Kindia, même si vous contestez son élection. Dites-nous, c’est quoi l’actualité politique aujourd’hui à Kindia ?

Abdoulaye Bah : l’actualité politique à Kindia se résume cette fois-ci par les conséquences de cette mascarade électorale qui a eu lieu le 15 octobre 2018. L’équipe politique qui a été parachutée n’est pas en harmonie. Le soi-disant maire, Mamadouba Bangoura, est couché à la maison, le bureau est fermé et ça se comprend, c’est un papa de 89 ans qu’on a manipulé, emballé dans une entreprise qu’il ne peut pas contrôler. Les 5 faux vices maires ne sont pas en harmonie puisqu’à chaque fois qu’ils se rencontrent, c’est des disputes et des insultes. La raison est simple, c’est des gens qu’on a ramassé, rassemblé pour construire une équipe politique alors qu’ils n’étaient même pas dans le même parti politique, ils n’ont pas la même vision.

Conséquence ? L’administration communale est complètement paralysée. Bien évidemment, il y a des démissions, c’est celle du chef financier, monsieur Kaba Oury Dioubaté, qui est parti parce qu’il a compris que cette commune est complètement finie. Le reste des cadres ne vient pas parce qu’ils ne veulent être associés à l’image négative actuelle de Kindia. Donc, il n’y a pas de tête, il n’y a pas de travail et la population de Kindia a décidé de rejeter cette mairie qui n’émane pas de la volonté populaire. Puisqu’à Kindia, vous le savez, c’est l’UFDG qui a gagné haut la main. En plus, il y a eu les violences qui ont suivi l’installation, d’abord à l’intérieur de la commune puis à l’extérieur avec 95 boutiques pillées dont le contenu a été ramassé, plus de 100 personnes blessées à l’arme blanche, des arrestations, des véhicules caillassés, des maisons brisées et des motos brûlées.

Donc, Kindia est en deuil, Kindia est fâché, Kindia n’est pas content et également la population étant démocrate, a compris les principes de la légitimité populaire. Les ne peuvent pas supporter, accompagner et rester derrière une équipe qu’ils n’ont pas choisie et par conséquent, ils ne peuvent pas donner un rond à une équipe qu’ils n’ont pas choisie. Les taxes ne sont pas payées à Kindia. Personne ne paye à personne puisque la démocratie a été violée. Aujourd’hui, Kindia est malheureux, Kindia est abandonné, il est en déconfiture puisqu’il y a l’aspect physique de la préfecture. Cette ville qui était la plus propre de la Guinée, la circulation est anarchique, l’assainissement a été affecté, il y a des ordures partout et comme Conakry, on les brûle partout. Maintenant, il n’y a personne qui ramasse les ordures, il n’y a pas d’éboueurs, il n’y a pas de balayeuses, il n’y a pas de collecteurs. On a causé un tort immense à Kindia par le fait que ce gouvernement a décidé de voler la victoire d’un parti politique qui a gagné.

Guineematin.com : vous dites que le maire, Mamadouba Bangoura, est couché à la maison ; mais, récemment il a fait une sortie médiatique pour dire qu’il se porte à merveille et qu’il travaille avec une adhésion populaire à Kindia. Est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui qu’il faut tourner cette page de conquête de la mairie en acceptant d’aller travailler avec l’équipe mise en place pour le bonheur des populations ?

Abdoulaye Bah : non ! Nous ne pouvons pas, et ce n’est pas moi seulement, c’est Kindia. Si vous comprenez bien, c’est Kindia qui s’est levé contre cette fausse mairie. Lorsque les populations rejettent la mairie, elles ne viennent pas à la mairie. Les 46 chefs de quartiers et districts ne viennent pas à la mairie. Donc, les populations ne sont pas derrière cette fausse équipe. Bangoura a répondu à mes sorties médiatiques sur les conséquences catastrophiques du hold-up politique à Kindia. Evidemment, il donne l’impression que ça travaille alors qu’il ne fait rien, il est à la maison. Il est d’ailleurs à Foulaya chez son épouse et c’est là où il a reçu les médias qui ont relayé son interview. Une ville gouvernée se présente d’elle-même. Vous n’avez même pas besoin de parler, vous chef.

Dès que les gens viennent dans la ville, elle se montre. Ce n’est pas lui qui veut se défendre, c’est l’aspect de la ville à travers la population, l’assainissement, les activités politiques, économiques, culturelles et sociales. Ce qui n’est pas le cas. Je suis ici pour témoigner par rapport aux conséquences néfastes que ma ville, notre ville vit ; mais également la position responsable des populations de Kindia à refuser ce qui nous a été fait. Donc, ce n’est pas moi seul qui résiste ; mais, je suis aussi le porte-parole des sans voix. Puisque je suis l’acteur principal, celui qui a mené la liste de l’UFDG jusqu’à la victoire finale où on a obtenu 22.143 voix contrairement au RPG qui a eu difficilement 12.000 voix.

On a passé trois mois d’observation, parce qu’on travaillait sur cette période qui est pour nous très cruciale pour voir jusqu’où cette équipe illégale et illégitime qui a été installée en violation de la loi pouvait être capable de quelque chose. Mais, ils n’ont rien pu faire et ça prouve que Kindia est mature et mûr sur le plan politique parce que la démocratie met l’accent sur la légalité ; mais, aussi sur la légitimité qui est fondée sur la reconnaissance légale des populations vis-à-vis de cette mairie. Donc, monsieur Bangoura, alité à la maison, s’il dit qu’il gouverne, c’est dommage parce que ça ne reflète pas la vérité, ni la réalité.

Guineematin.com : nous avons appris que vous avez porté l’affaire devant la justice qui tarde à trancher. Dites-nous exactement où se situe le dossier ?

Abdoulaye Bah : le dossier n’a pas été touché. Il y a plus de deux semaines, notre avocat, maître Salif Béavogui, était à Kindia pour vérifier au niveau de la justice, la suite donnée à nos plaintes puisqu’il y en a plusieurs. Il y a une plainte politique sur la base de l’article 114 du Code des Collectivités qui dit que les contentieux qui naissent des élections communales sont réglés au niveau du tribunal de première instance du ressort. Nous sommes légalistes et républicains, nous respectons la loi. Et lorsque cette mascarade a eu lieu le 15 octobre, notre avocat a décidé automatiquement de porter plainte au niveau de la justice le 18 octobre 2018. Nous avons ici la copie de cette requête en annulation de l’élection du 15 octobre 2018 adressée à monsieur le président du tribunal de première instance de Kindia le 18 octobre 2018.

Jusqu’à présent, et c’est malheureux pour la Guinée, il se targue d’être un patron. Un juge qui refuse de juger une affaire politique, surtout pour laquelle il est chargé de juger par la loi. Donc, la requête est pendante, nous demandons expressément à monsieur Amady Cheick qui est le président du tribunal de première instance de Kindia d’examiner notre requête qui a été déposée dans le temps. Il avait trois jours pour examiner la requête et décider, nous sommes aujourd’hui à près d’une année après le dépôt de cette requête, rien n’est encore fait. Le juge doit juger puisque c’est son travail. Notre avocat est en déplacement ; mais, nous avons décidé que si dans quelques jours, monsieur Amady Cheick ne nous appelle pas pour trancher le dossier, nous allons porter plainte contre lui auprès du conseil supérieur de la magistrature qui est l’instance juridictionnelle compétente pour juger les magistrats qui dénient la justice.

Puisque ça, c’est un déni de justice, c’est un refus de juger. Or, le juge doit juger et dire le droit. Il est magistrat diplômé pour ça, il est formé et a été nommé pour ça. Donc, il n’a pas le droit de négliger la plainte d’un citoyen. Ça, c’est la première démarche qu’on va entamer contre monsieur Amady Cheick. La deuxième, il n’est pas exclu que nous saisissions, sur la base des conventions sous-régionales, la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja (Nigéria). Vous savez, dans ces conventions sous-régionales, les droits politiques, civils, économiques et culturels des citoyens sont garantis. Et, la Guinée étant membre de cette communauté sous-régionale, a signé ces conventions. Si elle ne respecte pas, nous connaissons l’existence de cette convention, donc on va pouvoir aller se plaindre au niveau de cette juridiction pour violation des droits politiques et civils.

Je crois qu’à Kindia, sur la base de nos preuves, si le juge a le courage de juger, cette élection sera annulée parce qu’il y a eu beaucoup de violations. D’abord, on n’a pas été convoqué par une lettre d’invitation : la loi prévoit que le délégué national invite les conseillers élus par une lettre officielle. On a été invité que par la voix radiophonique. Ensuite, l’élection qui aurait dû se faire dans la salle de délibération de la commune a été déplacée dans la salle de prière. Enfin, la loi prévoit que l’élection soit affichée dans les 24 heures s’il y a élection. Malheureusement, il n’y en a pas eu.

Sans compter la violation de l’accord politique qui nous restituait d’emblée Kindia malgré les supputations, les avis et opinions non fondés parce que nous, on était sincères en signant cet accord. Nous avons tous ces éléments déposés devant le juge avec les avocats qui vont défendre et on va gagner sûrement à Kindia. A défaut, la Guinée risque d’être condamnée pour avoir violée les lois politiques, civiles, garantissant la Constitution guinéenne ; mais également par les conventions sous-régionales, notamment de la CEDEAO.

Guineematin.com : vous continuez toujours à vous battre pour la reconquête de cette maire ; mais, est-ce qu’au-delà de cette plainte, vous avez d’autres stratégies pour gagner cette bataille ?

Abdoulaye Bah : je ne peux pas dévoiler toutes les stratégies puisque nous sommes en politique. Vouloir le faire, c’est offrir le plateau à notre adversaire qui se demande qu’est-ce qu’on va faire. Ça, c’est sur le plan de la légalité. Et le juge de Kindia est en train de commettre une infraction. La stratégie qu’on a décidé de mettre en mouvement, c’est cette stratégie de communication après une période d’observation portant sur 3 mois (du 15 octobre jusqu’à la mi-janvier) qui a porté également sur les conséquences que j’ai décrites : la mairie en déconfiture, le maire alité, le conseil en débandade, l’administration communale rejetée carrément, même les naissances ne sont pas déclarées au niveau de cette maire, il y a eu recul au point que les populations ne veulent pas avoir un papier qui vient des mains des personnes qui ont été imposées à Kindia par la force, c’est le sommet de la résistance.

Il n’y a pas de déclarations de naissances comme avant parce que les gens estiment que cette mairie est la mairie de ceux qui ont utilisé les armes contre eux. Donc, notre stratégie est celle de la communication en vue d’informer qu’à Kindia, les gens ne sont pas prêts à accepter cela et ils n’accepteront jamais. La seconde stratégie qui est la suite logique de la communication, c’est de rappeler le juge à l’ordre pour qu’il bouge. A défaut, son syndicat, le conseil supérieur de la magistrature va devoir être saisi, il va le convoquer pour demander pourquoi il ne veut pas juger une affaire que relève de sa compétence. Troisièmement élément dans l’affaire judiciaire, c’est la justice de la CEDEAO parce qu’on ne peut pas aller à la Cour suprême du fait qu’on n’a pas un jugement.

Pour que la Cour suprême soit saisie, il faut qu’il y ait un jugement de première instance au cours duquel, il y aurait eu un appel et puis un pourvoi en cassation. Donc, à ce niveau on ne peut pas utiliser les voies de juridictions nationales ; mais, les voies supranationales, en l’occurrence la Cour de justice de la CEDEAO qui peut être saisie parce qu’elle est compétente lorsque les droits politiques, économiques, civils, sociales et culturels d’un citoyen de l’espace CEDEAO sont violés. Voilà pour le moment ce que nous menons comme stratégie, le reste viendra en fonction des résultats qu’on obtiendra de cette communication et du judiciaire.

Guineematin.com : sur le plan national, l’actualité est dominée aussi par le débat persistant autour d’un éventuel troisième mandat pour le Président Alpha Condé. De plus en plus de voix s’élèvent au sein de la mouvance présidentielle pour parler de la nécessité de revoir notre constitution pour permettre au chef de l’Etat de rester au pouvoir au-delà de 2020. Quel est votre regard sur la question ?

Abdoulaye Bah : ce n’est pas compliqué. Ceux qui font la promotion d’un 3ème mandat inexistant dans la constitution guinéenne ignorent qu’ils sont en Guinée et que la Guinée n’est pas un pays de désordre. C’est pays à respecter, à admirer, un pays dont les lois doivent être respectées. En Guinée, il n’y a pas un 3ème mandat, encore moins un 4ème mandat. Il y a 2 mandats qui sont prévus dans l’article 27 de la constitution guinéenne. Constitution qui a permis à monsieur Alpha Condé d’être Président, même si les élections de 2010 et de 2015 laissent à désirer. Bref, toujours est-il que c’est cette constitution qui a permis à monsieur Alpha Condé d’être au pouvoir et d’y rester. Et c’est sur cette constitution il a prêté serment de respecter et de faire respecter la constitution elle-même et les lois de la République. Ça, c’est des choses vis-à-vis desquelles on ne peut pas tenter autre chose.

Guineematin.com : mais vous savez que notre constitution actuelle a été élaborée par le Conseil National de la Transition (CNT) et elle n’avait pas été soumise au vote populaire quand même. N’est-ce pas là un argument solide pour les promoteurs d’une modification constitutionnelle ?

Abdoulaye Bah : alors, pourquoi attendre 8 ans ou 9 ans pour se lever et dire que cette constitution qui l’a aidé à être élu n’était pas bonne ? S’il était vraiment légaliste, préoccupé pour une constitution qui n’a pas fait objet du verdict populaire, il aurait, dès la première année ou la deuxième année, demandé aux populations de changer. Rien ne l’en empêchait ; mais, pourquoi attendre qu’il soit en fin de mandat pour toucher une constitution ? Cela donne à réfléchir. La pirogue qui vous a aidé à arriver sur l’autre rive ne doit pas être déclarée mauvaise. La femme que vous avez épousée en connaissance de cause et qui vous a fait des enfants, vous ne pouvez pas vous levez un bon matin pour dire que vous vous êtes trompé de femme.

D’ailleurs, ce n’est pas monsieur Alpha Condé qui le dit d’abord, il ne faut pas l’accuser. Ce sont les promoteurs du 3ème mandat inexistant. Je renvoie ces gens qui ignorent que la Guinée a une constitution à l’article 27 qui dit que le mandat présidentiel se limite à deux. Maintenant, les deux mandats font partie des éléments d’intangibilité prévus dans l’article 154 de la constitution qui dit que la Guinée est une République comme forme de l’Etat, on ne peut pas la prendre comme un royaume comme le Maroc ou comme un empire comme le Japon. La forme de l’Etat, de la République, on ne la change pas. Le caractère laïc de la Guinée est intouchable. Il n’y aura jamais en Guinée un Etat islamique ou un Etat catholique. Donc, il n’y a pas une religion d’Etat comme au Maroc ou en Algérie ou bien en Iran. Egalement, les deux mandats prévus à l’article 27 ne sont pas à toucher.

Tout guinéen qui devient Président n’a droit qu’à deux mandats parce qu’il est dit : en aucun cas, pour aucune raison quelconque, on ne peut toucher aux deux mandats. C’est parce qu’on veut donner la chance à d’autres guinéens ou guinéennes de devenir Président. Monsieur Alpha Condé n’est pas le seul fils de la Guinée à vouloir être le Président de la Guinée et servir la nation. Donc, ce mandat limité a une raison. Ce que les enfants du pays peuvent compétir pour arriver au sommet de la nation et servir. Personne ne peut se prévaloir d’être supérieur aux autres et considérer ceux-ci comme des inférieurs. Donc, l’affaire de 3ème mandat, c’est des gens qui parlent parce qu’ils ne savent pas qu’il y a un dispositif au sein de la constitution qui dit qu’il n’y a que deux mandats.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fièvre Lassa : ce tweet de Sidya Touré qui fait le tollé sur la toile

9 février 2019 à 11 11 58 02582

Au moment où les autorités annoncent 82 cas de contacts liés à la fièvre de Lassa, recensés à Mamou et Kissidougou, Sidya Touré de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a fait tweet qui continue de faire des vagues. L’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat écrit : « et la fièvre Lassa et le virus Ebola sont des maladies liées à l’extrême pauvreté. Le retour de cette fièvre hémorragique dans nos murs est la preuve que notre pays s’enfonce, de plus en plus, en tout cas, dans les zones rurales dans la misère absolue », avec le hashtag La médiocrité est notre ennemi.

De nombreux internautes ont réagi à cette prise de position. Une majorité s’en prend à l’ancien Premier ministre, accusé d’être « complice » de la gouvernance actuelle de la Guinée.

Répondant à ce tweet, Ibrahim Ibn Ahmad s’en est pris à Sidya Touré, l’accusant de faire preuve d’hypocrisie. « Mais, vous soutenez toujours ce régime, donc arrêtez de faire semblant ».

Même son de cloche chez Ibrahim Prince Djal : « on ne peut aimer quelque chose et son contraire. Vous faites des accords avec la mouvance pour agrandir la médiocrité et en même temps vous dénoncez les actes ignobles de la mauvaise gouvernance ».

Pour sa part, Ibrahima Sory Camara invite le président de l’UFR à clarifier sa position sur l’échiquier politique national. « Monsieur Touré, merci de clarifier votre position par rapport à ceux qui accentuent cette pauvreté. Vous êtes de l’opposition ou de la mouvance ? Jusqu’à date, vous ne faites qu’accompagner le pouvoir à nous appauvrir ».

De son côté, Diallo Sékou H.B met en doute la crédibilité de Sidya Touré. « Vous avez encouragé cette médiocrité en étant Haut Représentant et maintenant vous le soutenez dans l’élection des maires. La crédibilité de vos propos…. ».

Contrairement aux précédents intervenants, Bakram2 KEBE félicite le président de l’Union des Forces Républicaines. « Tout à fait ! Ils nous conduisent vers une paupérisation, 83 cas déjà signalés. Ça craint vraiment ! Merci d’alerter toujours la situation alarmante de notre pays ».

De son côté, I’am black and proud GN ironise sur le rôle des politiciens qui, selon lui, sont à la base de la souffrance du peuple. « Même vous les politiciens de ma Guinée, vous êtes des maladies, vous êtes plus dangereux qu’Ebola ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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HOROYA AC VS FC PLATINUM du Zimbabwe : voici comment se procurer des bracelets

9 février 2019 à 11 11 48 02482

A L’OCCASION DU MATCH RETOUR COMPTANT POUR LES MATCHES DE GROUPE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINÉE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT AU FC PLATINUM DU ZIMBABWE CE MARDI 12 FÉVRIER A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU SAMEDI 09 FÉVRIER 2019, AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUS À 5.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
LES SECTEURS 4 – 5 – 6 SONT VENDUS A 15.000 GNF

RENDEZ VOUS A PARTIR DU SAMEDI 09 FEVRIER AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS ACCES A LA RENCONTRE.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Violences au stade de Télimélé : des sanctions contre Loubha et Lélou

9 février 2019 à 10 10 45 02452

La Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) a tranché suite aux violences survenues récemment au stade omnisport de Télimélé. La Ligue a sanctionné aussi bien le Loubha FC de Télimélé que le Lélou FC de Lélouma. Si Louceny Bangoura, sociétaire de Lélou FC, à l’origine de l’incident du 27 janvier dernier, écope d’une suspension de deux saisons, les deux clubs subissent des sanctions pécuniaires, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La LGFP n’est pas allée du dos de la cuillère pour sanctionner les comportements antisportifs constatés à Télimélé en marge de la 8ème journée du championnat national de Ligue 2. L’expulsion de Louceny Bangoura à la 92ème minute de jeu, entre Loubha FC et Lélou FC, a été à la base des violences alors que le score en était à égalité 1 à 1 entre les deux formations.

Dans sa décision, la Ligue annonce que Lélou FC remporte le match sur tapis vert sur le score de 3 à 0. En plus, Lélou FC est condamné au payement d’une amende deux (2) millions de francs guinéens suite au comportement antisportif de son joueur, Louceny Bangoura. Ce dernier est suspendu pour deux saisons à compter de la 11ème journée du championnat de Ligue 2.

Quant à la formation de Loubha FC, pour mauvaise organisation du match, la LGFP lui inflige une amende de trois (3) millions de francs guinéens. Le club devra également rembourser tous les matériels cassés (chaises et caméras de CIS Médias) à l’occasion de ces incidents.

En outre, le Loubha FC ne va plus jouer à domicile. Pour la suite de la saison, l’équipe de Télimélé recevra ses adversaires au stade Fodé Fissa sa Kindia.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Télimélé : le mouvement G7+ UFDG et la mairie s’unissent pour assainir la ville

9 février 2019 à 7 07 30 02302

Le mouvement G7+ UFDG, en collaboration avec les autorités communales, a lancé hier, vendredi 08 février 2019, une campagne d’assainissement de la ville de Télimélé. Ils ont mobilisé un groupe de jeunes volontaires pour débarrasser la ville de ses ordures. Ces deux partenaires comptent pérenniser cette action pour donner à la commune urbaine une image rayonnante, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le lancement de cette campagne a mobilisé une cinquantaine de jeunes, membres du mouvement G7+ UFDG, les autorités communales et plusieurs citoyens de la ville. Habillés aux couleurs de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, qui dirige la mairie de Télimélé, ils se sont donné rendez-vous au niveau du carrefour Gasoil, où ils ont entamé les travaux. Ils ont assaini le marché central de la ville et les abords de route.

Lamarana Diallo

Selon Mamadou Lamarana Diallo, président du mouvement de G7+ UFDG, antenne Télimélé, il s’agit là d’un acte citoyen qui vise à maintenir un environnement sain et propre dans la ville. « Avant tout, je remercie toutes les personnes qui composent le mouvement G7+ UFDG, je remercie aussi toute la population de Télimélé qui nous permis de réaliser cet acte citoyen comme on la voulu. Nous nous sommes fixés plusieurs objectifs, parmi lesquels, rendre la ville de Télimélé propre.

C’est pour cette raison que nous sommes là ce matin. Nous comptons pérenniser cette action pour que Télimélé une ville rayonnante. C’est vrai que cette tâche n’est pas aisée, mais nous allons nous donner la main pour y arriver. Nous demandons un appui aux bonnes volontés pour nous aider à avoir des matériels d’assainissement », indique le responsable local de ce mouvement de soutien à l’UFDG.

Et, cette action est accueillie par les autorités communales de Téliméle qui placent l’assainissement au centre de leurs préoccupations. Le maire de la ville, Younoussa Goulgoul Diallo, salue un engagement patriotique et un esprit citoyen des jeunes de Télimélé.

Younoussa Goulgoul Diallo

« Je suis vraiment comblé de joie et de satisfaction pour cette maturité des jeunes de Télimélé, réunis en mouvement de soutien aux actions salvatrices de la commune urbaine de Télimélé. Ce vendredi 08 février 2019, avec l’appui de G7+ UFDG, nous avons fait le lancement de la campagne d’assainissement pour montrer à tout le monde que la ville est à assainir. Je remercie humblement le mouvement G7+ UFDG pour cet esprit citoyen. Nous allons nous réunir en conseil pour trouver un jour consacré à l’assainissement de la ville », a dit l’autorité communale.

Les habitants de la commune urbaine de Télimélé ont salué aussi cette initiative, à laquelle ils adhèrent fortement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel. 622525250

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Incendie à Mamou : un atelier et plusieurs conteneurs calcinés

9 février 2019 à 7 07 01 02012

Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré dans un atelier de menuiserie, situé à environ 50 mètres du gouvernorat de Mamou, dans le quartier Almamyah Terrain. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorée, mais les dégâts matériels sont importants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le feu s’est déclaré la nuit du vendredi vers une heure du matin. Et, un atelier de menuiserie, deux conteneurs d’alimentation générale et deux autres conteneurs contenants des pièces de moto et des pneus de véhicule en vente, ont été touchés par les flammes.

« Lorsque je rentrais chez moi à 20 heures, rien ne présageait qu’il y aurait eu du feu ici. C’est vers 1 heures du matin qu’on m’a appelé au téléphone pour me dire que mon conteneur a pris feu. Immédiatement, je suis venu sur les lieux. Il n’y avait pas le courant ; mais, le feu était puissant. On osait à peine s’approcher des conteneurs qui brûlaient. Les gens, notamment les taxi-motards et les voisins, sont venus nous aider. Malgré le fait qu’il faisait nuit, ils ont puisé et apporté de l’eau pour éteindre le feu. C’est à 2 heures 20’ qu’on a réussi à maîtriser les flammes », a expliqué Abdoulaye Barry, l’une des victimes.

Selon ce mécanicien qui est aussi le propriétaire du conteneur de pièces, certains objets ont été sauvés de la furie des flammes, tandis que le reste a complètement été calciné.

« Comme les conteneurs étaient très chauds, on n’a pas pu sauver grand-chose. Ce conteneur là par exemple était plein. Et, rien n’a été sauvé. Tout son contenu est parti en fumée. On n’a pas encore évalué les dégâts ; mais, les pertes sont énormes », a dit Abdoulaye Barry avec une voix tremblante.

A l’atelier de menuiserie, c’est la désolation. Des lits, des armoires et plusieurs autres meubles ont été complètement calcinés. Le maître menuisier, Ibrahima Diallo, indique que la plus part des objets brûlés dans son atelier étaient des commandes de clients.

« Il ne reste plus rien ici. Tout a été consumé. Tout ce qui était là appartient à des clients qui ont fait des commandes. Certains nous avaient déjà donné de l’argent. Maintenant, il n’y a plus rien ici. C’est difficile pour nous, parce qu’on n’a pas les moyens de rembourser nos clients », a-t-il expliqué.

A noter que c’est le troisième incendie d’origine inconnue qui a été enregistré depuis le début de cette semaine dans la commune urbaine de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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