Kaporo-rails : « je préfère mourir avant de sortir de ma maison » (Elhadj Sadou Bary)

22 février 2019 à 21 09 43 02432
Elhadj Sadou Barry, habitant de Kaporo rails

Une vaste opération de déguerpissement a débuté depuis quelques jours à Kaporo rails, dans la commune de Ratoma. Après la démolition des kiosques et baraques sur le site, ce sera au tour des concessions de recevoir les bulldozers. Les victimes de cette opération de déguerpissement crient à la surprise et ne savent plus à quel saint se vouer. Elhadj Sadou Barry, rencontré par deux reporters de Guineematin.com ce vendredi, 22 février 2019, a dit qu’il préfère mourir sous les décombres de sa concession que de quitter les lieux.

Guineematin.com : comment comprenez-vous le déguerpissement qui vient de débuter à Kaporo rail où vous habitez ?

Elhaj Sadou Barry : je ne suis pas tellement content et ensuite je ne suis pas à l’aise. Le gouvernement guinéen peut faire des zones réservées, mais là où les gens n’habitent pas. Et nous, on habitait ici avant que ça ne soit une zone réservée. Donc, à l’heure actuelle, moi je ne suis pas content et je ne suis pas en bonne santé. Pourquoi, l’Etat n’a pas pitié des citoyens, il regarde son intérêt personnel seulement. Je suis venu ici depuis 1990. Sans mentir, j’ai acheté mon terrain en 1990. J’ai confectionné les briques pour quelqu’un afin d’avoir l’argent pour acheter mon terrain. Parce que, je ne voulais rester dans la maison de quelqu’un. Lorsque j’ai quitté le Libéria à cause de la rébellion, j’ai décidé de ne plus quitter la Guinée. Les gens qui m’ont vendu le terrain étaient là depuis 1960. Donc en 1970, ça a trouvé que beaucoup de personnes étaient déjà installées ici. Maintenant lorsque j’ai acheté le terrain, j’ai construis une maison traditionnelle, parce que je n’avais pas de moyens en ce moment. C’est là que je suis resté jusqu’à j’ai eu la chance d’aller à l’extérieur, gagner l’argent et venir construire une maison pour remplacer celle traditionnelle. Lorsqu’ils avaient commencé à démolir Kaporo rails en 1998, Alpha Condé lui-même avait dit que c’est à cause d’eux. J’ai le papier où tous les partis politiques d’alors ont signé pour dénoncer la démolition de Kaporo rail. Il y avait l’UNR, PRP, RPG, UPG. Avant, il n’y avait pas de démocratie, si aujourd’hui Alpha Condé est devenu président de la République et il ne pense pas à nous, c’est vraiment bizarre.

Guineematin.com : en 2015, le président Alpha Condé était venu vous voir à Kaporo. Qu’est-ce qu’il vous avait dit en ce moment ?

Elhadj Sadou Barry : lorsqu’il est venu ici en 2015, il a dit qu’ils avaient gâté Kaporo rail à cause d’eux et que lui, il ne va plus démolir la maison de quelqu’un. Il a même regretté pourquoi on avait démoli la maison des gens. Il avait promis qu’il allait recaser les gens et que nous qui avions eu la chance de rester, nous allions continuer à rester ici, car on est chez nous. Moi, je reste sur cette position jusqu’à présent. A notre surprise, avant-hier, les gendarmes sont venus pour cocher ma maison. Ça a été une surprise pour moi après le passage du président de la République. Je crois que le président de la République devait réfléchir bien, parce qu’il a dit quelque chose et son contraire. Moi-même, je ne peux pas le faire. Même pour déloger un locataire, il faut lui donner un avertissement, à plus forte raison moi qui suis le propriétaire de la maison. Si l’Etat a besoin d’ici, il y a la manière, mais pas utiliser la force. Il doit penser que le pouvoir n’est pas éternel, aujourd’hui il peut m’enfermer, il peut démolir notre maison mais un jour, je ne serai pas content, mon fils ne sera pas content. A l’heure actuelle, l’étude de mes enfants est presque menacée, parce qu’il y avait la grève et que les cours ont repris, voilà on vient pour nous déguerpir. Mes enfants risquent de faire une année blanche. Le président de la République doit se mettre à notre place. Si c’était lui, comment il allait faire ?

Guineematin.com : en achetant le terrain, est-ce que vous avez obtenu toutes les pièces légales ?

Elhaj Sadou Barry : oui, j’ai obtenu toutes les pièces légales. La première pièce légale que j’ai eue, c’est la donation. Ça a trouvé qu’ici était déjà loti, ils ont mis le courant, l’eau et les routes. Ici était Kipé II, ce n’était pas Kaporo rail.

Guineematin.com : vous avez dit que vous n’étiez pas concerné par le premier déguerpissement de 1998, est-ce que c’est à grâce à vos papiers ?

Elhaj Sadou Barry : ils avaient cassé Kaporo rails jusqu’à un certain niveau et ma maison n’avait pas été touchée. Un journ la femme de Conté passait ici, elle a dit ce n’est pas ce qu’elle a entendu. C’est le même jour qu’ils ont arrêté de casser les maisons. Si Lansana Conté faisait quelque chose de mal, c’est à cause de son entourage et c’est la même chose pour le président actuel Alpha Condé. Le président ne doit pas écouter son entourage, il doit penser à la réalité du terrain parce qu’Alpha Condé est informé plus que tout le monde.

Guineematin.com : le ministre de l’habitat et de l’aménagement était venu voir les habitants, comme vous avez trouvé cela ?

Elhaj Sadou Barry : j’ai entendu qu’il est venu ici. J’ai appris qu’il était venu dire qu’il allait casser les baraques, parce qu’ils pensent que les bandits sont dans les baraques. Mais, nous ne sommes pas des bandits, on habite ici depuis 30 ans. J’ai eu des enfants ici et des petits enfants. Donc, nous ne sommes pas des bandits, même les lois disent que là où quelqu’un est resté pendant 20 ans, 25 ans ou 30 ans, on ne peut plus l’enlever.

Guineematin.com : vous êtes sommés de quitter les lieux, avez-vous des voies de recours ?

Elhaj Sadou Barry : on n’a pas de recours, je n’ai pas de moyens et je suis handicapé (monsieur est un manchot, ndlr). Pour mes recours, ce sont les médias qui sont mes armes. J’utilise les médias pour montrer à l’opinion nationale et internationale, de parler au président de la République de chercher les moyens pour dédommager les citoyens. Ils ne peuvent pas nous intimider, même si c’est dans un pays sauvage pour déguerpir quelqu’un on peut le faire par une autre manière. On ne peut venir aujourd’hui et dire aux gens de quitter demain. On quitte pour aller où ? Moi j’ai dix enfants avec moi, avec trois femmes. Si on dit de quitter cette maison, on va aller où ? Au cimetière ? On n’a pas d’arme avec nous sauf seulement la presse qui peut nous aider. Je suis handicapé, mais je ne vais pas mendier, je me débrouille pour nourrir ma famille. Donc, si on quitte cette maison où on va aller ? Ils ne pensent même pas à ça, sauf nous intimider.

Guineematin.com : est-ce que vous allez accepter de quitter les lieux ?

Elhaj Sadou Barry : je ne vais pas accepter aujourd’hui, demain ou jusqu’à la fin de ma vie. Si le bulldozer vient ici, il va démolir la maison avec moi. Je ne vais pas sortir d’ici car je n’ai pas où aller. Je vais prendre toute ma famille pour rentrer dans la maison et que le bulldozer va démolir la maison avec nous et on nous enterre là-bas. Chacun de nous va porter le linceul et on se couche. Si on quitte ici, on va aller où ? Aller à Sékhoutouréyah pour dormir ? Je jure entre moi et Dieu, je préfère mourir avant de sortir de ma maison. Parce que je ne peux pas sortir ici avec les enfants pour aller dans la rue. Je demande à tout le monde de dire au président Alpha Condé de trouver solution à notre problème. Ce n’est pas difficile à régler, on ne veut pas des grands étages. On veut des terrains et de l’argent avec lequel on peut reconstruire nos maisons. On ne dit au président de nous donner du travail, on lui demande de nous dédommager. Parmi nous, il y a des maisons confisquées, il y a des propriétaires de maison qui ne bénéficient du prix de loyer que les gens paient. Cinq bâtiments sont confisqués par la gendarmerie et c’est à eux qu’on paie la location de ces maisons. On n’a pas de droit d’aller récupérer notre argent. On construit une maison pour avoir un bénéfice, mais c’est le contraire. Celui-là qui n’a pas construit, c’est lui qui tire profit des locations. Ici, les grades sont plus forts que les lois. Il n’y a aucune loi qui dit que quelqu’un peut quitter sa maison sans remboursement.

Interview réalisée par Siba Guilavogui et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Vers la libération de Bakayoko ? Le Procureur requiert son acquittement

22 février 2019 à 21 09 27 02272
Abdourahmane Bakayoko, ancien journaliste et homme politique

L’ancien journaliste et homme politique, Abdourahmane Bakayoko, condamné en première instance pour viol sur une étudiante, a comparu à la Cour d’Appel de Conakry, où le dossier est entrain d’être examiné. Le Procureur général, Baila Diallo, a requis l’acquittement du controversé Bakayoko «pour infraction non établie », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abdourahmane Bakayoko, ancien journaliste et président du parti Les Démocrates Guinéens a été poursuivi pour viol sur une étudiante, du nom de Diallo Aissatou. Cet acte aurait eu lieu à son domicile, au quartier Ratoma-Bonfi, le 13 avril 2014. Au tribunal de Dixinn, l’accusé a été reconnu coupable et condamné, le 19 juin 2017, à 5 ans de réclusion criminelle et un mandat de dépôt décerné contre lui à l’audience. Depuis cette date, il est en détention à la maison centrale de Conakry.

Après avoir interjeté appel, Abdourahmane Bakayoko a comparu ce vendredi 22 février 2019. Une audience essentiellement consacrée aux réquisitions du procureur général et aux plaidoiries des avocats de la défense.

Après avoir longuement relaté les faits, le procureur a demandé à la Cour d’acquitter Abdourahmane Bakayoko pour infraction non établie. « Bakayoko est humilié, détruit dans cette affaire. Cette femme l’a traîné. Depuis le cabinet d’instruction, mademoiselle Aissatou Diallo ne s’est pas présentée. La fille a porté plainte tout simplement parce qu’elle a sollicité certains services qui n’ont pas été honorés par Bakayoko. Elle a demandé à Bakayoko de payer les frais de sa scolarité, de lui payer un téléphone et Bakayoko n’a pas honoré ces engagements. C’est ainsi qu’elle a porté plainte et cela, deux jours après l’acte de viol, selon elle. Donc, on vous demande de l’acquitter pour infraction non établie », a requis le procureur général, Baila Diallo.

S’engouffrant dans cette brèche, la défense, par la voix de maître Mohamed Abou Camara, dit qu’il n’y a aucun élément qui prouve qu’il y a eu viol. « Les faits de viol ne sont pas établis. Bakayoko a été victime de ses positions politiques. C’est pourquoi, on vous demande de l’acquitter par manque d’élément de preuves », a-t-il plaidé.

L’’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue les prochains jours.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 664 413 227/620 589 527

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Guinée : le projet de loi de finances 2019 a un déficit de près de trois mille milliards

22 février 2019 à 20 08 59 02592

Le comité d’analyse et de recherche syndicale de Guinée (CARES-GUINÉE) vient de rendre public le résultat de son analyse sur la loi de finance exercices 2019 en Guinée. Dans une déclaration ce vendredi, 22 Février 2019, ce comité a jeté un regard peu élogieux sur ladite loi de finances initiale 2019 qui présenterait des insuffisances dans son élaboration, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la bourse du travail.

Selon le comité d’analyse et de recherche syndicale de Guinée, les dépenses et les recettes de la loi de finances 2019 sont évalués de manière forfaitaire. Et, le solde du projet de ladite loi de finances dégage un déficit évalué à 2.980.551.331.000 GNF. « Soit un déficit de 13, 35% », a précisé Karifa Sacko, le coordinateur de CARES-GUINÉE.

Dans sa déclaration de deux pages, le comité d’analyse et de recherche syndicale de Guinée, a rappelé que le projet de loi de finances 2019 se présente comme suit : 19.332.078.848.000GNF en recettes et 22.312.630.179.000GNF en dépenses. Mais, soutient le coordinateur Karifa Sacko, ce projet de loi de finances connait des insuffisances dans son élaboration.

« Le volet de recettes au 30 juin : les recettes ont été exécutées à hauteur de 41,16%. La recette fiscale à 42,09% ; les dons, legs et fonds de concours à 5,76% ; les autres recettes à 120,25%. Ce dernier cas prouve à suffisance que les prévisions ont été sous-évaluées », a dit Karifa Sacko dans sa lecture.

Le CARES-GUINÉE révèle aussi que la majeure partie des sociétés d’Etat et établissements publics produisant des biens et services ne participent à l’effet de la mobilisation des recettes. Et, la taxe sur la vente des produits miniers n’est pas payée par certaines sociétés.

« L’impôt sur le patrimoine n’est pas recouvré au niveau de droit mutation, succession, autres droits d’enregistrement, les amendes et pénalités, le droit d’immatriculation et d’inscription foncière. La taxe sur la vente des produits miniers n’est pas payée par certaines sociétés telles que la société minière de Boké… », a dénoncé le coordinateur Karifa Sacko.

Au nombre des recommandations formulées, le comité d’analyse et de recherche syndicale de Guinée demande entre autres qu’on fournisse la liste des entreprises par types de minerai exploité, les zones d’exploitations, les quantités produites et le total des paiements effectués à l’Etat.

CARES-GUINÉE demande également qu’on exige aux établissements publics de verser leurs excédants d’exploitation au trésor public et qu’on exhibe le montant réel versé par l’autorité de régulation des postes et télécommunication autre du projet de loi de finances 2019.

A noter que le comité d’analyse et de recherche syndicale de Guinée est un outil au service du mouvement syndical guinéen qui œuvre depuis six (6) ans sur les questions de politiques économiques assortis sous forme de priorité de recherches syndicales. Et, récemment, le CARES-GUINÉE a été classé 1er au niveau des huit (8) pays de la région francophones au niveau du CSI-Afrique.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Matoto : voici ce que compte faire le nouveau maire, Toss Camara

22 février 2019 à 16 04 14 02142

Le conseil communal de Matoto, avec à sa tête Mamadouba Toss Camara, a été installé ce vendredi, 22 février 2019. La cérémonie s’est tenue dans les locaux de l’Etat civil en présence du représentant du gouvernorat de la ville de Conakry, Koidouze Toupou, du secrétaire général des affaires religieuses, Aly Jamal Bangoura, et du président du Conseil d’Administration de la LONAGUI, Ibrahima Kalil Konaté, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une salle archicomble que s’est tenue la cérémonie d’installation du conseil communal de Matoto. Koidouze Toupou, chef de cabinet au gouvernorat de la ville de Conakry, a procédé à l’installation de Mamadouba Toss Camara dans ses nouvelles fonctions. « En exécution des instructions de monsieur le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation et, conformément aux résultats du scrutin de mise en place des bureaux exécutifs communaux, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, je déclare Mamadouba Toss Camara installé dans ses fonctions de maire de la commune de Matoto ».

Dans son discours, Sékou Conté, secrétaire général de la commune, a invité le nouveau maire, Mamadouba Toss Camara, à œuvrer pour le bien de Matoto. « Je suis rassuré que Matoto a la chance et je suis rassuré que Matoto a gagné. Je voudrais, en cette circonstance, vous le confier. Un chef est un bébé, il ne peut pas connaitre la différence entre l’eau et le feu. C’est vous qui êtes les plus intelligents. L’intelligence qui l’anime, c’est l’énergie de sa jeunesse, la vigueur qui l’anime, c’est le dynamisme de l’élan qu’il veut donner à la commune de Matoto. Il est venu, pas avec les bagages spécifiques, mais il est venu pour connaitre la vie d’une autre façon, comment gérer les hommes, les sages, ses frères, les pères, les mères et les sœurs, et surtout, comment triompher, comment honorer la jeunesse qui lui lance aujourd’hui un défi, parce qu’il est le premier jeune de cette commune. Jeune, pas parce qu’il est maire, mais depuis que l’histoire de la commune de Matoto nous ait été léguée, Matoto n’a pas connu de plus jeune que ce monsieur-là », a-t-il dit.

Pour sa part, le nouveau maire, Mamadouba Toss Camara, a remercié le président Alpha Condé ainsi que les militants du RPG Arc-en-ciel, sa formation politique, mais aussi ses collègues conseillers pour la confiance placée en lui pour diriger la plus grande commune du pays. Conscient du défi qui l’attend, Mamadouba Toss Camara a laissé entendre que « notre travail sera caractérisé par la lutte que nous mènerons immédiatement sur certains chantiers. Au titre de ces urgences, nous pouvons citer entre autres : la question de l’insalubrité et les problèmes sanitaires, l’amélioration des conditions de travail de l’administration à la base, l’aménagement et la modernisation de nos marchés ainsi que leur gestion, l’amélioration de la sécurité de nos concitoyens et de leurs biens, l’éducation, le soutien à l’artisanat, la formation pour une meilleure employabilité des jeunes, l’identification et l’aménagement des espaces de sports et de loisirs, l’appui aux associations et groupements féminins pour leur accessibilité au crédit MUFFA et autre institutions de financement, l’aménagement des débarcadères », a cité Mamadouba Toss Camara.

Cette cérémonie d’installation a pris fin par la remise du cachet, de la clef du véhicule de fonction et du code des collectivités locales à Mamadouba Toss Camara.

A noter qu’aucun élu issu des rangs de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, n’a pris part à cette installation.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Ligue 1 de Football : Le Horoya et le CO de Coyah corrigent leurs adversaires

22 février 2019 à 15 03 11 02112

Les matches du championnat national de Ligue 1 de football se poursuivent dans différents stades du pays. Deux clubs ont corrigé leurs adversaires du jour hier, jeudi 21 février 2019. Le Horoya AC et le Club Olympique de Coyah, ont frappé respectivement le Santoba et le Gangan FC de Kindia, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Opposé au Santoba de Conakry, au compte d’un match en retard de la 6ème journée, le Horoya AC n’a pas fait de détails face au Santoba, corrigé sur le score de 4 buts à 1. La rencontre s’est jouée au stade du 28 septembre de Conakry.

Absent du classico guinéen contre l’AS Kaloum, le capitaine du Horoya AC, Ocansey Mandela, a été auteur d’un doublé, aux 22ème et 29ème minutes de la première période. Il sera imité plus tard par le camerounais, Dipita Ebélé Francis, qui va également marquer par deux fois. Le Santoba a sauvé l’honneur par Yaghouba Gnagna Barry sur penalty. Le score en restera là. Le Horoya se rapproche de ses adversaires (2ème avec 17 points et 6 matches en retard) alors que Santoba perd du terrain (6ème avec 17 points et un match en moins).

L’autre rencontre de la soirée mettait aux prises le Club Olympique de Coyah au Gangan FC de Kindia au stade de la mission. Cette rencontre de la 13ème journée a vu le club de Coyah écraser son adversaire du jour sur le score de 4 à 1. Un bon réveil pour l’équipe de Coyah (3ème avec 17 points), récemment puni par le Hafia FC sur le score de 4 à 0. Le Gangan de Kindia cale à la 9ème place avec 14 points et un match en moins)

Le choc de cette journée est prévu ce vendredi, 22 février 2019, au stade du 1er Mai de Boké, entre le Wakriya AC de Boké (12ème avec 12 points) et le Hafia FC (leader au classement avec 21 points et un match en moins).

Le Hafia FC, triple champion d’Afrique, voit se rapprocher le Horoya, qui pourrait reprendre la tête du classement.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Installation du conseil communal : « il n’y aura pas de partis politiques à Ratoma » (Maire)

22 février 2019 à 13 01 17 02172
Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma

Un peu plus de deux mois après l’élection de l’exécutif communal de Ratoma, le conseil a enfin été installé ce vendredi, 22 février 2019. Organisée dans l’enceinte de la mairie, la cérémonie a été présidée par le conseiller juridique du gouvernorat de la ville de Conakry, en présence des travailleurs de la commune et de nombreux invités a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’élection de l’exécutif communal de Ratoma a eu lieu le samedi 15 décembre 2018. C’est seulement ce vendredi que le conseil a été installé. La cérémonie a regroupé beaucoup de monde dans les locaux de la commune au quartier Taouyah. Sur les 45 conseillers que compte Ratoma, 36 ont pris part à la cérémonie. Sur les 9 non-présents, 5 sont en mission, 1 est malade et 3 sont absents, a-t-on appris sur place.

Siba Zogotamou

Dans son discours, le président de la séance, Siba Zogotamou, conseiller juridique du gouvernorat de Conakry, a dit : « en exécution des instructions de monsieur le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation et conformément à la session de la mise en place des exécutifs communaux, tenus le 15 décembre 2018, et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je déclare installés dans leurs fonctions respectives, le maire, les vices maires et les conseillers de la commune de Ratoma. A eux tous, mes félicitations et encouragements. Par ma voix, monsieur le gouverneur de la ville de Conakry, président du conseil de ville de Conakry, vous rassure de sa disponibilité entière à jouer pleinement me rôle qui lui est dévolu et répondra constamment à vos sollicitudes pour le développement de votre commune ».

Souleymane Taran Diallo

Pour sa part, le maire de la commune de Ratoma, Souleymane Taran Diallo, a aussitôt tenue la main à tous les conseillers, toutes obédiences confondues, pour servir les populations qui les ont élus. « A partir d’aujourd’hui, et pour les cinq prochaines années, nous allons travailler pour les habitants de Ratoma qui nous ont élus, qui nous ont plébiscité. Je tiens à préciser ici, qu’à la commune de Ratoma, il n’y aura pas de partis politiques. Je vous le promets, nous allons travailler tous ensemble, autant que faire se peut. Avant aujourd’hui, nous avons tendu les bras à tout le monde pratiquement, nous avons rendu visite à certains, nous avons appelé d’autres qui n’étaient pas du même parti politique que nous, pour leur dire je souhaite que nous travaillions ensemble. En réalité, cela ne voulait pas dire que je voulais que vous votiez forcément pour moi le jour de l’élection. C’est que, au delà de l’élection, au delà de ce jour, je voulais tendre la main pour que nous travaillions ensemble. Parce que je sais, je suis convaincu, archi-convaincu que si nous ne mettons pas ensemble, nous ne pourrons pas réussir », a averti le maire.

En outre, Souleymane Taran Diallo a laissé entende que son souhait est de faire de la commune de Ratoma une vitrine. « Parlons nous, critiquons positivement pour que la commune de Ratoma soit une vitrine, ou plus précisément, pour Ratoma soit une vitrine. C’est ce que je souhaite et je sais que vous tous, vous souhaitez cela, pour que nous soyons cités en exemple ».

La cérémonie a pris fin par la remise des symboles : le cachet, les clés du bureau et de la voiture de service.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.om

Tél. : 628 17 99 17

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Présidentielle sénégalaise : en Guinée, 2 981 électeurs qui sont attendus dans 11 bureaux de vote

22 février 2019 à 12 12 48 02482
Doudou Bangoura, président de la DECENA-Guinée

Comme on le sait, c’est après-demain, dimanche 24 février 2019, que les sénégalais se rendront aux urnes pour élire leur président de la République. En république de Guinée où il y a une forte communauté sénégalaise, le scrutin se prépare activement.

Trouvé à l’ambassade du Sénégal en Guinée par un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce vendredi, 22 février 2019, monsieur Doudou Bangoura, le président de la Délégation Extérieure de la Commission Électorale Nationale Autonome (DECENA-Guinée) a annoncé onze (11) bureaux de vote dont 5 dans la capitale guinéenne, Conakry, un bureau à Labé, un à Kankan, un à Banankoro (dans la préfecture de Kérouané), un à Kindia, un Fria et un autre à Kamsar (dans la préfecture de Boké).

« La majeure partie des votants (87%) sont concentrés à Conakry où on a ouvert 5 bureaux de vote. Un premier bureau de vote qui aura 600 électeurs ; le deuxième, 598 électeurs ; le troisième bureau, 597 électeurs ; le quatrième, 598 électeurs ; et, le dernier, 205 électeurs », a dit monsieur Doudou Bangoura. Ainsi, il y a un total de 2 981 électeurs inscrits sur la liste avec près de 94% ont déjà reçu leur carte d’électeur, a indiqué le président de la Délégation Extérieure de la Commission Électorale Nationale Autonome (DECENA-Guinée).

Par ailleurs, Doudou Bangoura a rappelé que la Délégation Extérieure de la Commission Électorale Nationale Autonome (DECENA-Guinée) n’organise pas les élections ; mais elle supervise et contrôle les élections pour qu’il y ait une transparence dans le processus. « Cette structure a été mise sur pied depuis le 07 mars 2018 à travers un arrêté de la CENA (Commission Électorale Nationale Autonome) numéro 017 du 07 mars 2018. L’équipe a prêté serment au niveau de madame l’ambassadeur du Sénégal en Guinée », précise le président de la DECENA-Guinée.

A noter que les cinq bureaux de Conakry seront tous installés à l’école primaire du Centre dans la commune de Kaloum.

Enfin, rappelons que les Sénégalais auront à choisir ce dimanche entre cinq candidats pour la magistrature suprême. Le président sortant, Macky Sall, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, l’ancien ministre Madické Niang, l’ancien inspecteur des impôts Ousmane Sonko et El Hadji Sall.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Bilan des ministres des Mines et des Transports : le RGD dénonce des incohérences

22 février 2019 à 12 12 11 02112

Le passage des ministres Abdoulaye Magassouba des Mines et de la Géologie et Aboubacar Sylla des Transports devant les médias pour présenter le bilan de leurs départements respectifs n’a pas été du goût des responsables du parti RGD (Rassemblement Guinéen pour le Développement) de l’ancien ministre Me Abdoul Kabélé Camara. C’est du moins ce qu’a fait savoir Nouhan Traoré, deuxième porte-parole dudit parti. Il l’a dit à l’occasion d’une conférence de presse organisée hier, jeudi 21 février 2019, dans les locaux du cabinet de l’ancien ministre, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon le RDG plusieurs incohérences ont été relevées entre ce que disent les ministres et la réalité constaté. « Il y a des incohérences quant à la conformité des actions prioritaires qui se dégagent du Plan National de Développement Economique et Social (PENDES) d’une part, et l’incohérence entre les avancées alléguées et les réalités du terrain, d’autre part», a dit le porte-parole du RGD.

Citant le cas du ministère des mines par exemple, Nouhan Traoré ne comprend pas le silence du ministre Abdoulaye Magassouba sur les textes d’application du code minier, le renforcement des capacités de suivi de l’application de ce code en instituant une inspection et des contrôles périodiques de la mise en œuvre des engagements des différents acteurs, la mise e œuvre des mesures relatives aux relations communautaires et du contenu local… « Les explications du ministre indiquent clairement que le département des mines et de la Géologie s’est écarté de la mise en œuvre du PNDES dans son volet minier ».

Concernant le ministère des transports, le porte-parole du RGD estime que le ministre Aboubacar Sylla a renvoyé plusieurs actions prioritaires de son département dans le volet perspectives. C’est notamment le cas de l’extension de la capacité du port autonome de Conakry, le développement des débarcadères maritimes et fluviaux, le développement des infrastructures et services de transport terrestres, fluviaux et aériens.

Selon Nouhan Traoré, seul le PNDES devrait servir de guide aux différents ministres. « C’est ce PNDES qui pouvait faire éviter à la Guinée le pilotage à vue dans la gestion des affaires publiques parce qu’il faut se méfier d’un pays où les affaires publiques sont gérées suivant les humeurs du jour ou des désidératas des autorités. Il faut se méfier d’un pays où les affaires publiques sont conduites en faisant prévaloir les agendas politiques sur les considérations techniques », a conseillé le porte-parole du RGD.

Face à cette situation, le conférencier a invité les autorités à l’application effective du PNDES par l’ensemble des départements, au renforcement des capacités institutionnelles des départements concernés et à l’appropriation nationale du PNDES.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Installation du conseil communal : K au carré et Jamal Bangoura à Matoto

22 février 2019 à 10 10 44 02442

C’est ce vendredi, 22 février 2019, que le conseil communal de Matoto va être installé pour un mandat de cinq ans. La cérémonie va se dérouler dans les locaux de l’État civil où Mamadouba Toss Camara avait été désigné maire par les partisans du pouvoir, sous haute surveillance policière et à l’absence des médias et des conseillers de l’opposition.

En attendant la cérémonie officielle, la salle est déjà remplie de militants du RPG arc-en-ciel et des invités.

Venu pour son installation, Mamadouba Toss Camara est accompagné de l’ancien ministre Ibrahima Kalil Konaté, actuellement président du Conseil d’administration de la LONAGUI et de monsieur Aly Jamal Bangoura Secrétaire Général aux Affaires religieuses

À suivre !

De Matoto, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Présidentielle au Sénégal : Wade renonce à la violence et décide de bouder le scrutin

22 février 2019 à 10 10 22 02222
Me Abdoulaye Wade, ancien président du Sénégal

Dans une déclaration qu’il a publiée hier, jeudi 21 février 2019, l’ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, a annoncé qu’il renonce à son appel à brûler le fichier électoral lors du scrutin présidentiel dans son pays. Il indique qu’il n’ira pas voter et appelle les militants de son parti à ne participer à ce « simulacre d’élection », a appris Guineematin.com à travers ses envoyés spéciaux à Dakar.

« Dans ces conditions, il va de soi que je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection », a dit Abdoulaye Wade.

Toutefois, même s’il les appelle à bouder le scrutin, l’ancien président de la République ajoute qu’il ne va pas condamner les militants de son parti qui iront voter pour trois des quatre candidats de l’opposition.

« Je peux comprendre tous ceux qui parmi nous pensent qu’ils pourront défaire Macky SALL en soutenant un des candidats de l’opposition (Idrissa SECK, Ousmane SONKO ou Issa SALL), même si ce n’est pas la position du parti. Nous nous retrouverons après l’élection pour en faire le bilan et mieux armer notre parti », précise-t-il.

Quant à sa décision de renoncer à la violence le jour du scrutin, Abdoulaye Wade l’explique par l’intervention des chefs religieux et de certains chefs d’Etats voisins. « J’ai fait la concession, à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’états voisins, d’opposer une résistance, somme toute ferme, mais pacifique, à ce qui apparaît comme une élection truquée dès le départ.

Mais personne ne doit douter que lorsque tous les Sénégalais comprendront que cette élection mascarade n’est qu’une énorme farce de mauvais goût de Macky SALL pour organiser sa réélection, le peuple souverain se dressera pour organiser une véritable élection présidentielle », a-t-il dit.

A rapper que l’ancien président sénégalais avait appelé les Sénégalais à envahir les bureaux de vote le jour du scrutin et incendier le fichier électoral pour empêcher la « mascarade électorale » organisée par le président sortant, Macy SALL, candidat à sa réélection. Suite à cet appel, plusieurs personnalités, dont le président guinéen, Alpha Condé, ont mené une médiation afin d’éviter que le Sénégal ne sombre dans le chaos.

Le chef de l’Etat guinéen a invité Abdoulaye Wade à Conakry pour le convaincre à renoncer à une telle démarche. Les leaders religieux du Sénégal se sont également impliqués dans ce sens.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tel : 00221 78 169 09 46

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Amadou Diallo (BBC) sur sa sortie de la Guinée : « à l’aéroport, mon garçon de 3 ans ne devait pas me saluer »

22 février 2019 à 9 09 40 02402
Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Guineematin.com vous propose aujourd’hui la quatrième partie de notre interview avec le célèbre journaliste Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans cette partie, notre confrère explique pour la première fois comment il a réussi à sortir de la Guinée après le massacre du 28 septembre 2009, alors qu’il était recherché par le CNDD, la junte militaire qui était au pouvoir à Conakry. Il a évoqué également sa vie dans la capitale sénégalaise d’où il a couvert l’actualité guinéenne pendant quatre mois avant l’ouverture du bureau de la BBC.

Décryptage !

Guineematin.com : au lendemain du massacre du 28 septembre 2009, vous avez fait un reportage mémorable qui a été diffusé par la BBC, dans lequel on entendait même le crépitement des armes au stade. Ce reportage vous a causé des soucis. Qu’est-ce qui s’est passé au juste ?

Amadou Diallo : ce qui s’est passé, en fait, quand ce reportage a été diffusé, la junte était agacée. Au niveau de la garde présidentielle, ils se sont dits : « il faut le trouver, on a entendu ce qu’il a fait ». Les menaces, ça fusait. Je pense que certains étaient chargés de me retrouver et j’ai reçu beaucoup d’appels de la part des amis.

Guineematin.com : des proches du régime ?

Amadou Diallo : des proches du régime, parfois des militaires.

Guineematin.com : pour vous dire que vous étiez en danger ?

Amadou Diallo : pour me dire que j’étais en danger, de quitter la maison. Effectivement, j’étais en danger parce que même mes enfants ont reçu des appels d’autres militaires avec lesquels ils sympathisaient et qui leur ont dit : « dites à votre papa de quitter la maison, il est en danger ». Donc, les appels téléphoniques, ça fusait et j’ai reçu plusieurs appels de personnalités qui me connaissaient. J’ai résisté pendant un temps ; mais, un jour, j’ai reçu un appel à 23 heures. Le monsieur, c’était un ami, il me dit : « tu es encore à la maison ? » J’ai dit « oui je suis à la maison ». Il a dit : « il faut quitter ». Dix minutes plus tard, il rappelle en disant : « encore à la maison » ? J’ai dit « oui ! Je suis là ». Il a dit : « il faut quitter » ; et, cette fois, il a parlé avec beaucoup d’autorité. J’avais résisté jusque-là.

Guineematin.com : et la famille était là avec vous ?

Amadou Diallo : oui ! La famille était là ! Madame le savait et même mes enfants le savaient parce qu’eux-mêmes, ils ont reçu des appels d’amis à eux et qui sont des militaires, qui leur ont dit de dire à leur papa de quitter. Tous savaient que j’étais menacé et que par ricochet, la famille était menacée. Madame, les enfants, tout le monde le savait. Et, lorsqu’à 23 heures ce jour-là j’ai reçu ces appels persistants de cet ami, un ancien ministre du Général Lansana Conté, madame m’a pris dans sa voiture et je suis allé passer le reste de la nuit chez un ami. Je précise que c’est ce ministre, à l’époque en fonction, qui m’avait confirmé dans la nuit du 22 décembre 2008, la mort du Général Lansana Conté. Il sortait d’une réunion de crise dans le bureau de l’ancien président de l’Assemblée nationale, feu Aboubacar Somparé. A partir de ce jour, j’étais dans la clandestinité et cela a duré un mois. Madame a pu gérer toute cette situation de crise, de tension, parce que j’étais même avec ma maman qui était âgée de presque 90 ans et qui ne devait pas savoir que son fils était en danger. C’était à mon épouse de gérer tout ça, et elle a géré avec beaucoup de sang-froid, de bravoure ; et, honnêtement, je lui tire le chapeau parce que ce n’était pas évident. Il y avait les enfants, il y avait ma maman. Les enfants étaient petits en ce moment et c’était assez difficile. Pendant un mois, j’étais dans la clandestinité avant que la BBC ne décide de faire quitter toute la famille pour le Sénégal. Il fallait donc partir ; mais, partir par la route, c’était dangereux, à l’aéroport, c’est dangereux. Par quel chemin ? Et, finalement, la BBC et la famille, nous avons décidé de passer par l’aéroport. De prendre le risque, mais de passer par l’aéroport.

La famille est partie en première position ; et, moi, je suis venu après la famille. Les consignes étaient fermes : la famille et moi, on ne devait pas se regarder, ni se saluer. J’avais mon dernier garçon qui avait 3 ans à qui on avait dit : « si papa arrive à l’aéroport, tu ne dois pas le toucher, tu ne dois pas le regarder » parce qu’on ne devait pas savoir que j’étais sur le point de sortir du pays avec ma famille. Il y a cette image qui m’est restée parce que quand je suis arrivé à l’aéroport, j’ai vu toute la famille, mais à distance. Le petit garçon m’a vu, il me regardait, mais il ne me disait rien. Honnêtement, cette image m’est restée. Souvent, quand j’en parle, j’ai les larmes aux yeux. Mon petit garçon de 3 ans qui ne devait pas saluer son papa, qui ne devait pas approcher son papa à l’aéroport parce qu’il ne fallait pas qu’on comprenne. Imaginez, lorsque je suis arrivé à l’aéroport, mon petit garçon, quand il m’a vu, s’est approché de sa maman pour dire doucement « maman, papa est arrivé ! » et sa maman lui rappela la consigne : « tu sais que tu ne dois pas approcher, ni parler à ton papa » et le petit, malgré son très très jeune âge, a respecté la consigne, il n’avait que trois ans…

Vous savez, les aéroports sont souvent remplis d’agents de renseignement, surtout à l’époque. Les consignes étaient fermes : la famille fait ses formalités à part et je fais mes formalités à part. Et, si je suis arrêté, la famille doit continuer sa route quelle qu’en soit la situation. C’était ça les consignes et elles étaient fermes. Même si j’étais arrêté, la famille ne devait pas se retourner pour dire mon papa ou mon mari a été arrêté. Heureusement, là aussi, Dieu était avec moi. A l’aéroport, j’avais juste mon sac de reporter, la famille était avec le reste des bagages. J’étais simplement habillé comme quelqu’un qui était venu pour se promener à l’aéroport. Je rencontre là un militaire du CNDD que je connaissais et qui me connaissait aussi.

Celui-ci, lorsqu’il m’a vu, il a dit : « monsieur Diallo, vous voyagez » ? J’ai dit : « écoutez, je vais à un séminaire à Dakar ». Il m’a répondu : « Ah, monsieur Diallo, mais vous partez avec beaucoup de nos images ». J’ai dit « non ! Je n’ai pas d’images ; je vous dis que je pars pour un séminaire et je ne pars avec rien. Je vais à un séminaire, c’est pour trois jours et je suis de retour ». Mais, je crois que c’est une chance parce que ce militaire, en fait, ne faisait pas partie du cercle des décideurs. Il ne faisait pas partie du cercle de ceux qui me cherchaient, c’est-à-dire la garde présidentielle. C’était un simple militaire ; et, je crois qu’il m’appréciait bien.

Lorsque la famille m’a vu en train de parler avec ce militaire, elle était perturbée. Et, donc, j’ai fait les formalités assez rapidement et j’ai retrouvé la famille dans la salle d’attente. Et, là aussi, je ne devais pas parler avec la famille, on ne devait pas se rapprocher. Et puis, après, évidemment, on a tous embarqué. C’est à l’intérieur de l’avion que les retrouvailles ont eu lieu entre la famille et moi. C’est là où les enfants sont venus vers moi, c’est là où madame est venue vers moi et tout le monde a poussé un ouf de soulagement. On est arrivé à Dakar ; et, évidemment, la BBC avait pris toutes les dispositions pour l’accueil. Mais, il restait Mouctar qui est resté en Guinée. Il ne fallait pas que moi je dise que je suis arrivé à Dakar parce que Mouctar était en Guinée. Ça pouvait l’empêcher de sortir.

Donc, j’ai gardé le silence jusqu’à ce que Mouctar vienne me retrouver à Dakar. C’est en ce moment qu’on a demandé à un ami qu’on a en commun en Guinée, de diffuser l’information qu’on a quitté. Sinon, j’avais juste cet ami et mon frère aîné qui savaient que je devais quitter le pays. Personne ne savait que je devais quitter la Guinée à part cet ami qui est encore en Guinée pour lequel j’ai beaucoup d’admiration et de respect et mon frère aîné. Une semaine après mon arrivée, Mouctar m’a retrouvé à Dakar. On a dit en ce moment à cet ami : « écoutes, tu peux diffuser l’information que nous avons quitté le pays ».

Guineematin.com : et depuis, vous êtes à Dakar ?

Amadou Diallo : depuis, je suis à Dakar parce qu’entretemps, la BBC avait décidé de délocaliser le service français qui est revenu à Dakar. C’est pour cela que la BBC m’avait dit : « étant donné la situation en Guinée et l’impossibilité pour toi de travailler dans ces conditions, le danger auquel tu es exposé, parce que là c’est ta vie maintenant qui est menacée, tu viens à Dakar et lorsque le bureau va être installé, tu vas travailler là ». J’ai fait quatre mois à Dakar avant que le bureau ne commence à fonctionner. Et, donc, à partir de Dakar, je couvrais l’actualité en Guinée pendant ces quatre mois. J’avais tout ce qu’il me fallait pour couvrir l’actualité : j’avais une ligne téléphonique qui m’avait été installée, je pouvais appeler n’importe qui en Guinée, 24h/24, j’avais la télévision guinéenne, j’avais internet chez moi et je pouvais aller sur les sites internet guinéens voir ce qu’ils disent de la situation politique guinéenne.

Le plus important, c’est que j’avais les contacts parce que je suis venu avec tous mes carnets de contacts et tous mes téléphones portables. Et, donc, vous savez ce qui fait le journaliste, ce sont ses contacts. Alors, j’avais tous mes contacts en plus de ce confort que la BBC avait créé pour que je puisse prendre contact avec le pays ; appeler n’importe qui pour vérifier une information, pour contrebalancer une information. J’avais donc la possibilité de toucher toutes mes sources en Guinée. Des sources auxquelles j’avais confiance. Et, ces sources étaient aussi bien au niveau de la police, au niveau de la gendarmerie, au niveau de l’armée, de la société civile, des personnes anonymes, etc. Et, j’avais la possibilité de les joindre. Donc, j’ai pu couvrir pendant quatre mois l’actualité en Guinée, en étant à Dakar avant que le bureau du service français de la BBC ne commence à travailler. Et puis, quand l’installation est terminée, j’ai commencé à travailler là. Depuis, je suis à Dakar avec ma famille.

A suivre !

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Présidentielle au Sénégal : l’opposition dénonce « des manipulations douteuses » et met en garde

22 février 2019 à 9 09 40 02402

A la veille de la présidentielle de dimanche, la tension monte un peu plus au Sénégal. Et pour cause, l’opposition dénonce des problèmes qui pourraient « plonger le pays dans des lendemains incertains ». C’est « le Pôle des 4 », composé des opposants Idrissa Seck, Madické Niang, Ousmane Sonko et Issa Sall qui a tiré la sonnette d’alarme à travers une déclaration parvenue aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Les opposants s’insurgent notamment contre le tripatouillage du fichier électoral et préviennent que si rien n’est fait pour juguler les menaces, ils y feront face. Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de leur déclaration.

Déclaration du « Pôle des 4 »

Mesdames et Messieurs les journalistes, bonjour.

Merci d’être venus répondre à notre invitation.

C’est à notre corps défendant, que nous vous convions à une conférence de presse à 24 heures de la clôture de la campagne électorale et à 48 heures du jour du scrutin.

Mais, il nous faut encore alerter, nous n’avons cessé d’ailleurs d’alerter l’opinion nationale et internationale relativement aux dérives du pouvoir en ce qui concerne le processus électoral au Sénégal, entaché d’irrégularités depuis le référendum de mars 2014.

Nous voulons aujourd’hui toucher du doigt, les problèmes, qui le jour du scrutin ou au lendemain du scrutin seraient sources de tension dans le pays et pourraient nous plonger dans des lendemains incertains.

Notre alerte s’adresse particulièrement aux parties prenantes à l’élection (CENA, Conseil Constitutionnel, observateurs nationaux et internationaux).

Nos plénipotentiaires ont d’ailleurs rencontré ce 20 février 2019 les observateurs de l’Union Africaine et leur ont fait part de nos préoccupations.

Si rien n’est fait pour juguler les menaces, qu’on ne vienne pas nous dire, après le scrutin, la fameuse phrase ‘’ Il n’y a pas eu d’irrégularités susceptibles d’entacher la sincérité ou la transparence de l’élection’’. Il y aura bien élection non transparente et nous ferons face.

I-QUID DU FICHIER ELECTORAL ?

Jusqu’à ce jour, l’article L. 48 du code électoral qui permet à tout parti politique d’avoir un droit de regard et de contrôle sur le code électoral n’a pas été respecté.

Néanmoins, conformément aux dispositions de l’article L 11 du code électoral, le fichier a été remis aux candidats en version électronique et en version papier le 4 Février 2019.

Ce document nous a permis de constater plusieurs incohérences et omissions douteuses.

A-LES MANIPULATIONS DOUTEUSES DU FICHIER ELECTORAL

Après analyse par nos experts de différents documents, un ajout d’environ 31500 inscrits a été effectué.

Il s’y ajoute :

6.682.075 électeurs fixés par arrêté 20025 du 24 Aout 2018 pour le compte du parrainage

6.683.043 électeurs dans le fichier en notre possession et remis officiellement par la Direction Générale des Elections,

Soit une augmentation encore de 968 électeurs après la fermeture de la période de révision exceptionnelle des listes électorales.

B-DES OMMISSIONS VOLONTAIRES ET FRAUDULEUSES

La non-conformité entre le fichier physique et le fichier électronique avec un certain nombre de centres de vote et de bureaux de vote qui n’existent que sur le fichier électronique et non sur le fichier papier a été identifié, alors que le fichier en papier fait office de listes d’émargement des électeurs votants le jour du scrutin !

A l’étape actuelle de nos investigations, les exemples suivants sont décelés :

· Département de Guédiawaye

Commune de Medina Gounass :

Le problème concerne ici la totalité des électeurs du Centre de vote de l’école primaire Medina Gounass.

Commune de Golf Sud :

La totalité des électeurs des BV 9 et 10 et une partie des électeurs du BV 8 dans le centre de vote du Lycée des Parcelles Assainies sont concernés.

· Département de Mbour

Commune de Mbour :

4 centres de vote sont touchés par ces manquements :

  1. Ecole Badara SARR
  2. Ecole Hamadou Lô
  3. Ecole Cheikh Demba NIANG
  4. Ecole Diamaguene 2

· Italie

14 villes manquent dans la circonscription de MILAN

19 Villes omises dans la circonscription de ROME

Nb : Les listes complètes de ces villes sont disponibles

II-La Confection abondante et sélective de duplicatas et les déplacements massifs des électeurs de l’opposition

A-LES ENSEIGNEMENTS FACHEUX DU PARRAINAGE :

· L’identification à priori des électeurs potentiels de l’opposition avec la violation du secret du vote par l’application du parrainage unique assorti de menaces judiciaires en cas d’inscription sur deux ou plusieurs listes (Article L.68)

NB : Disposition non appliquée et sans explication jusqu’à présent !

· La notion de parrainage hors région utilisée comme arme pour rejeter un grand nombre de parrains et éliminer 22 candidats à l’élection présidentielle et qui risque de la même manière d’empêcher à ces mêmes électeurs de voter le jour du scrutin,

· la création de plusieurs nouveaux centres de vote sous le prétexte fallacieux de rapprocher les électeurs de leurs adresses électorales sans leurs avis dans les zones ou le candidat se sait faible. Exemple dans la commune de Touba Mosquée (278.834 électeurs) dans le département de Diourbel avec 08 nouveaux centres de vote qui polarisent plus de 50.000 électeurs et dont la majorité attendent leurs duplicatas,

· et durant la même période, le candidat sortant convoie le jour au vu et au su de tout le monde, des centaines de leurs militants avec une forte coloration ethnique pour une production sélective et partisane de duplicatas,

· le déplacement inexpliqué de 244 électeurs des pays de la Scandinavie pour les contraindre à aller voter aux Pays Bas sur un trajet de 15h de route alors qu’il existe un bureau en Suède ; le même procédé étant utilisé au niveau de la France et partout ailleurs dans la diaspora.

III-Le positionnement du département de Podor (22 communes) comme le cœur de la machine de fraude du candidat sortant

· 141.215 électeurs 2012 répartis dans 221 centres de vote et 389 bureaux de vote
· 207.955 électeurs en 2019 répartis dans 238 centres de vote et 480 bureaux de vote

· Une augmentation exponentielle de 66.740 électeurs répartis dans 17 nouveaux centres de vote et 91 nouveaux bureaux de vote en 7 ans !

Cas de la petite commune de BOKEDIALOUBE de l’ex ministre de l’Intérieur avec ses 27.539 habitants

· 13.261 personnes ayant 18 ans et plus (Chiffre de l’ANSD)

· 18.337 électeurs en 2019, soit un surplus de 5076 électeurs transférés avec des personnes dont la plus part proviennent des pays frontaliers et qui ont eu à obtenir leurs actes de naissance grâce aux nombreuses audiences foraines très fréquentes dans cette localité du Nord.

Nous demandons aux Observateurs nationaux et Internationaux, à la CNA, aux Juridictions impliquées dans l’élection présidentielle de :

  1. Chercher à demander une explication à l’évolution du nombre d’inscrits dans le fichier entre la période du 23 Aout 2018 et le 4 Février 2019 alors que la révision des listes électorales était déjà close,
  2. Demander l’explication sur la réparation des omissions volontaires dans le fichier électoral ( qui fera office de listes d’émargement pour les représentants des candidats dans les BV),en mettant à la disposition des observateurs la bonne version complète du fichier à titre comparatif et leur permettre en cas de manquement de palier sans délai ce préjudice
  3. S’assurer que le fichier électoral et la carte électorale qui serviront d’outils de travail au Conseil constitutionnel, juge des élections, soient identiques à ceux donnés aux candidats pour juguler surtout l’existence d’éventuels bureaux fictifs
  4. Exiger la liste complète de tous les électeurs déplacés pour motif de rapprochement à leurs adresses électorales et ayant bénéficier de duplicatas ; et renseigner de manière chiffrée sur l’état de production et de mise à disposition de ces duplicatas à leurs ayants-droits
  5. permettre aux électeurs déplacés très loin de leurs lieux de vote (Les 244 électeurs de la Scandinavie) de voter exceptionnellement dans un bureau crée à cet effet dans leurs pays de résidence afin de leur éviter 15 heures de route vers les Pays Bas
  6. ouvrir une enquête pour élucider les incohérences notées dans l’évolution de l’électorat de la commune de Bokedialoube et le nombre impressionnant de nouveaux actes de jugement de naissance dans toutes les communes frontalières du Nord du pays
  7. rendre transparent le dispositif de délivrance des ordres de mission avec l’implication des mandataires des candidats et des observateurs et rendre publique la liste des concernés. TOUS LES ORDRES DE MISSION DEVRONT ETRE EPINGLES AUX PROCES-VERBAUX DEPUIS LES BUREAUX DE VOTE
  8. s’accorder sur les modalités pratiques d’encadrement réglementé du vote de tout électeur détenteur de sa carte d’identité CEDEAO, avec les indications d’un centre et d’un bureau de vote et dont le nom ne figure pas sur la liste d’émargement de ces dits lieux
  9. S’assurer de la disponibilité de TOUT le matériel électoral (bulletins, urnes, isoloirs, encre indélébile, et tous les autres accessoires)
  10. enfin, la récusation de la présence de tout représentant du Ministère de l’Intérieur dans les commissions de recensement de votes et exigeons l’application à la lettre des dispositions réglementaires de l’article LO.138 du code électoral.

Nous n’allons pas conclure sans dire que nous avons été informé d’éventuelles tentatives de sabotages du vote le 24 février 2019 dans le département de Mbacké et plus précisément à Touba. Les mêmes actes pourraient être perpétrés à Dakar.

Nous demandons au Ministre de l’intérieur et au Haut Commandant de la Gendarmerie en zone rurale de prendre leur responsabilité pour sécuriser le vote.

Par ailleurs une stratégie de mise en retard du déploiement du matériel électoral est en train d’être orchestrée dans les régions de Dakar, Thiès et Ziguinchor.

De Dakar, Sénégal, Alfa Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : 00221781690946

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Energie : Ibrahima AB Sylla, PDG d’AISI, Confère avec le Ministre Taliby Sylla

22 février 2019 à 9 09 17 02172

Profondément conscient de l’importance stratégique de son département dans le développement de la Guinée et sachant pertinemment qu’il ne peut en aucun moment échapper à la vigilance du citoyen guinéen préoccupé par les questions énergétiques.

Dernièrement, le chef du département de l’Energie et de l’hydraulique, Docteur Cheick Taliby Sylla, prompt et alerte est allé sur le terrain, non pas pour attirer les projecteurs, mais tout simplement, pour mieux informer le public, la population guinéenne, nos partenaires au développement sur l’action gouvernementale dans le secteur de l’eau et de l’électricité.

C’est dans cet élan, que des constats non reluisants ont été faits sur certains sites de productions énergétiques. Pour mieux comprendre le déficit de production énergétique constaté sur celui de Kaloum III à Tombo, Commune de Kaloum, aujourd’hui, à 11 heures 30 minutes, entourer de ses principaux collaborateurs associés de façon collégiale aux décisions majeures de son département, le Ministre de l’Energie a reçu en audience le Président Directeur Général de AISI, Monsieur Ibrahima AB Sylla, pour une réunion d’explication.

Après avoir posé le diagnostic, Docteur Cheick Taliby Sylla dira à ses interlocuteurs que la situation actuelle est préoccupante et qu’il était temps d’y remédier et de trouver très rapidement une solution. D’ailleurs, il mentionnera en substance que dans ce genre de situation d’urgence :

« Il faut regarder la Guinée en face pour trouver des solutions durables ».

Quant aux dirigeants de la Compagnie AISI, ils se sont engagés à travailler le plus rapidement possible pour parer au déficit de production de courant constaté sur le site d’EDG.

Les deux parties se sont résolument engagées à travailler dans une synergie constante afin d’atténuer et arrêter les délestages sur les réseaux électriques d’EDG.

Par l’Unité Fonctionnelle d’Information et de Communication du MEH

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