Toss Camara devient maire de Matoto : ce qu’en dit son adversaire Kalémodou Yansané

7 février 2019 à 20 08 31 02312

De la consternation, c’est le sentiment qui prévaut ce jeudi, 07 février 2019 chez Kalémodou Yansané, suite à l’élection de Mamadouba Toss Camara comme maire de Matoto. En l’absence de son challenger de l’UFDG dont le parti a décidé de boycotter l’élection, le candidat du parti au pouvoir a été porté sans surprise à la tête de la plus grande commune de Guinée.

Peu après l’annonce du résultat de l’élection qui a eu lieu à huis clos, Kalémodou Yansané a réagi devant un groupe de médias, dont Guineematin.com, présent à son domicile. Il a indiqué qu’il reste et demeure le maire élu de Matoto et annoncé que son parti va saisir la justice pour faire annuler l’élection de Toss Camara, qu’il juge illégale.

Décryptage !

Nous n’avons pas été au vote d’aujourd’hui parce nous avons demandé au ministre de nous dire quel est l’objet de la réunion d’aujourd’hui, il a répliqué pour dire que l’objet de la réunion d’aujourd’hui c’est l’élection du maire. Nous, nous avons dit que le maire de Matoto a été déjà élu devant la presse (…) Deuxième chose, la loi prévoit que le vote soit convoqué par arrêté du ministre, mais c’est le secrétaire général qui a pris note pour convoquer les conseillers. Nous ne pouvons pas les suivre dans ça.

Nos lois ne sont pas faites pour s’amuser avec, ce n’est pas un mouchoir avec lequel on s’essuie. Et vous avez constaté que toute la presse qui a témoigné, le 15 décembre 2018 que j’ai été élu, n’a pas été autorisée à être dans la salle. À partir de là, ce n’est plus transparent. Qu’est-ce qu’on cache ? Et qu’est-ce qui s’est passé ? Les 14 élus de l’UFDG ne sont pas venus, celui du PEDN n’était pas là, celui du RPR est à Kamsar, il y a un qui est décédé, le deuxième du PUP n’est pas venu. Il y a d’autres partis qui n’étaient pas conviés, je ne citerai pas leurs noms ici, et il y a même des élus du RPG Arc-en-ciel qui n’étaient pas conviés.

Donc, dans la salle, il n’y avait plus de 15 personnes physiquement présentes. Est-ce que c’est ce que nous voulons pour la Guinée ? (…) Donc pour moi, cette élection ne compte pas. Je ne sais pas pour vous si sa compte, vous ne pourrez pas témoigner, c’est une élection publique et on empêche la presse de rentrer dans la salle. On ira au tribunal de Mafanco, et si on n’a pas gain de cause, on va saisir la Cour suprême pour illégalité de droit.

Fatoumata Djouldé Diallo Guineematin.com

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Tension sociale à Badougoula (Dougountounni) : le préfet de Mali en difficulté…

7 février 2019 à 20 08 23 02232

Au lendemain de l’affrontement qui a éclaté entre deux familles dans le district de Badougoula, relevant de la commune rurale de Dougountounni, le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré, déplore le non application de la décision de la Cour Suprême interdisant à la communauté villageoise d’exploiter le domaine agricole litigieux, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré, confirme que ce conflit domanial a été examiné jusqu’à la Cour Suprême qui a pris une décision portant interdiction de toute exploitation du domaine agricole objet du litige entre une famille et la communauté villageoise de Badougoula.

« Lorsque je me suis rendu sur le terrain pour transmettre la décision de la Cour Suprême à la communauté villageoise, les citoyens de la localité m’ont répondu qu’ils ne vont pas abandonner la plaine agricole tant que je ne leur donne pas une autre zone pour faire les cultures de subsistance. Quand, j’ai voulu quitter, ils m’ont pris en otage. Il a fallu que je leur dise que chacun n’a qu’à cultiver là où il a l’habitude de cultiver pour qu’on me laisse partir » a expliqué le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, la tension restait vive à Baadougoula où le chef district, le maire de la commune rurale de Dougountounni et le sous-préfet de la localité étaient pratiquement débordés dans l’après-midi de ce jeudi, 07 février 2019. Même que le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré, alors en mission dans une autre collectivité de la préfecture a été invité par les autorités locales de Dougountounni à retourner à Baadougoula pour leur prêter mains fortes en vue de rétablir le calme dans le village.

En attendant les résultats de cette mission attendue à Baadougoula à partir ce vendredi, 08 février 2019, il convient de s’interroger sur l’applicabilité de cette décision de la Cour Suprême quand on sait que cette plaine agricole est exploitée par la communauté villageoise depuis des siècles et des siècles.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fonctionnement de la chaîne pénale : le procureur de Kindia échange avec les OPJ sur la question

7 février 2019 à 20 08 11 02112

Le Procureur de la République de Kindia a organisé, ce jeudi 07 février 2019, une réunion d’échange et de concertation avec les Officiers de Police Judicaire de la région. La rencontre qui s’est tenue dans les locaux du TPI de Kindia, a porté sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale dans la région, a appris Guineematin.com, à travers un de ses correspondants à Kindia.

Mamadou Dian Bora Diallo

Près de 100 Officiers de Police Judiciaire venus des préfectures de Kindia, Télimélé et Forécariah ont pris part à cette rencontre, organisée dans les locaux du Tribunal de Première Instance de Kindia. Selon le Procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, il s’agit là d’un cadre de concertation que son Parquet a organisé pour renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale. « Et cela a été l’occasion pour nous d’échanger, puisque dans l’application de notre politique pénale, nous avons constaté qu’il y a des infractions qui se répètent de façon régulière maintenant à Kindia. C’est notamment les infractions de stellionat, d’occupation illégale des domaines, de rébellion, de viol, de coups et blessures volontaires. Donc il était important que les acteurs de la chaîne pénale que nous sommes, puissions échanger, se rappeler les règles fondamentales par rapport à la conduite, les articles appliqués à tenir quand ces infractions-là arrivent et quand ils sont saisis de ces infractions », a-t-il indiqué.

Le Procureur en a profité donc pour expliquer aux OPJ comment ils doivent procéder quand ils sont saisis de plaintes pour un certain nombre d’infractions qui sont récurrentes dans la région. « Quand je prends le cas de stellionat. Cela a été l’occasion de leur rappeler qu’il faut obligatoirement, quand ils reçoivent des plaintes ou des faits de stellionats, ou bien d’occupation illégale des domaines, de s’assurer de la question de propriété. Parce que quelqu’un ne peut pas venir dire qu’il porte plainte pour occupation illégale de domaine ou pour stellionat, sans être propriétaire de ce domaine ou de cette parcelle là pour laquelle il porte plainte contre autrui. Et quand nous prenons aussi le cas des infractions comme les viols, les coups et blessures volontaires, cela a été aussi l’occasion de rappeler aux OPJ qu’il faut nécessairement, obligatoirement un acte médical qui prouve cette infraction ».

Dian Bora Diallo espère qu’au sortir de cette rencontre, le fonctionnement de la chaîne pénale sera qualifié davantage dans les préfectures concernées.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Mobilisation des ressources locales : les révélations du maire de la CU de Pita

7 février 2019 à 20 08 01 02012
Amadou Oury Diallo, maire de la commune urbaine de Pita

Au cours d’une sortie médiatique à travers l’émission Hallen Fop Tour diffusée dans l’après-midi de ce jeudi, 07 février 2019 sur les antennes de la radio Espace Foutah, le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo a fait une révélation peu convaincante sur les montants que le secteur des transports terrestres verse mensuellement à sa collectivité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo, le syndicat des chauffeurs et mécanique générale qui gère les gares routières de sa ville versait jusqu’à une date récente la somme de 600.000 GNF (six cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Qu’il aurait une autre négociation pour que cette recette interne soit rehaussée pour l’exercice 2019 à 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens).

Répondant à une autre question d’un des animateurs de l’émission, le maire de Pita a poursuivi ses révélations en indiquant que le secteur des taxi-motos verse actuellement 400.000 GNF (quatre cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Pour dissiper la grande surprise du journaliste, le chef de l’exécutif communal s’est empressé de préciser que la ville de Pita compte environ 200 taxi-motos recensés par ses services.

« Même ce chiffre est à prendre avec des pincettes, parce que il y a des conducteurs qui abandonnent l’activité régulièrement et d’autres intègres. Je ne sais pas à ce jour si le nombre de 200 a augmenté entre-temps ou diminué » indique-t-il sans gêne.

Ces révélations du maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo ont surpris plus d’un citoyens de la localité et de nombreux observateurs connaissant cette ville située à environ 38 km du côté Sud de Labé.

Une surprise qui vaut son pesant d’or quand on sait que la ville de Pita a plusieurs lignes internes, nationales et internationales de transport terrestre. Chacune des 11 collectivités rurales de Pita a sa ligne à la gare routière de la commune urbaine de Pita. A cela, il faut ajouter les lignes à destination des autres grandes villes de la République de Guinée. Sans oublier celles de la Côte d’Ivoire, de la République sœur du Mali, de la Gambie, du Sénégal et particulièrement du marché hebdomadaire international de Diawbhé, dans la région de Kolda.

Si avec toutes ces potentialités, les autorités communales de Pita se font avoir par le syndicat des chauffeurs et mécanique générale en acceptant la modique somme de 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens) par mois, il faut mettre cet état de fait au compte de l’électoralisme qui caractérise généralement nos acteurs politiques qui prennent en otage nos collectivités locales.

En réalité, ils ne font aucun effort palpable pour améliorer les recettes internes en vue de garantir un développement local durable.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bureau de la mairie de Matoto : voici la liste complète des élus

7 février 2019 à 18 06 28 02282

Un an et trois jours après le scrutin du 04 février 2018, la mairie de Matoto a enfin son bureau exécutif. A l’issue d’une élection à huis clos et à sens unique, organisée ce jeudi, 07 février 2019, un bureau de huit (8) membres a été mis en place par les conseillers du RPG Arc-en-ciel et leurs alliés. Ce bureau est composé ainsi qu’il suit.

Maire : Mamadouba Toss Camara (RPG Arc-en-ciel) ;

Premier vice maire : Sakoba Keïta (l’UFR) ;

Deuxième vice maire : Ibrahima Sory Cissé (RPG Arc-en-ciel) ;

Troisième vice maire : M’Balou Fatoumata Camara (RDIG) ;

Quatrième vice maire : Mohamed Mômô Camara (RPG Arc-en-ciel) ;

Cinquième vice maire : El Hadj Bafodé Dramé (l’UFR) ;

Sixième vice maire : Siaka Traoré (RPG Arc-en-ciel) ;

Septième vice maire : Issiaga Baga Bangoura (PDG-RDA).

A noter que l’UFDG, qui a boycotté cette opération pour protester contre l’annulation de l’élection tenue le 15 décembre 2018 et remportée par son candidat, Kalémodou Yansané, ne reconnaît pas ce bureau exécutif. Le principal parti d’opposition du pays entend saisir la justice pour faire annuler cette élection.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Recrutement dans l’armée : grand engouement à Kankan

7 février 2019 à 17 05 22 02222

Le recrutement dans l’armée annoncé récemment par le gouvernement guinéen suscite un grand intérêt à Kankan. De nombreux jeunes de la ville souhaitent être parmi les prochaines recrues. Et, ils s’activent actuellement pour constituer les dossiers nécessaires pour postuler, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Suite au communiqué diffusé le 1er février 2019 sur les médias d’Etat par le ministère de la défense nationale, annonçant un recrutement au sein de l’armée guinéenne, de nombreux jeunes de la commune urbaine de Kankan se mobilisent pour déposer leur candidature. Depuis quelques jours, c’est la ruée vers les services d’Etat civil de la ville, où plusieurs citoyens se rendent pour réunir les dossiers requis pour postuler.

Chaque jour, près d’une centaine de personnes s’y rendent. Certains viennent pour confectionner les documents et d’autres pour les actualiser, avant d’aller déposer leur candidature auprès de la commission de réception, basée à la préfecture. Ils sont en grande majorité des chômeurs et espèrent pouvoir intégrer l’armée.

« Tout le monde sait qu’en Guinée, il n’y a pas d’emploi. Donc, quand on a suivi ce communiqué, on est obligé de venir déposer nos dossiers pour voir si on aura la chance d’être dans l’armée. C’est pourquoi, je suis venu chercher le certificat de nationalité et le casier judiciaire. Une fois que mes dossiers sont au complet, j’irai les déposer à la Préfecture », explique Laye Djédy Diallo, l’un des jeunes rencontrés sur les lieux.

Pour Mamadou Saliou Bah, étudiant au département Philosophie de l’Université de Kankan, c’est un devoir pour lui de servir la nation dans l’armée. « Je suis venu chercher mon certificat de nationalité et mon casier judiciaire. Je pense que c’est un devoir de servir l’Etat. Si l’Etat demande de recruter, je vois ça comme une opportunité pour moi de participer à faire du bien et participer au développement de la Guinée, en donnant ce que je peux physiquement et intellectuellement ».

Mais, au tribunal de première instance de Kankan, les choses sont loin d’être aisées pour certains. C’est notamment ceux qui sont nés à l’étranger et qui souhaitent avoir un casier judiciaire. « Ils m’ont dit qu’il faut que j’aille en Côte d’Ivoire où je suis né pour chercher le casier judiciaire. Pourtant, j’ai la nationalité guinéenne, ce n’est pas logique parce que je ne peux pas aller jusqu’en Côte d’Ivoire pour ça. Donc, ils doivent m’aider parce que j’ai la nationalité guinéenne et je suis diplômé aussi en Guinée », témoigne Cécé Moriba Haba.

A rappeler que la date limite du dépôt des dossiers est fixée au 02 mars 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Compensation des citoyens impactés par les projets de développement : ce que préconise le COD-DC

7 février 2019 à 17 05 11 02112

Le Collectif des ONG pour la Défense des Droits des Communautés (COD-DC) a organisé, ce jeudi 07 février 2019, à Conakry, un débat public sur le processus de déplacement, de compensation, d’indemnisation et de réinstallation des communautés impactées par les projets de développement. La démarche vise à encourager l’élaboration, avec toutes les parties concernées, d’un document national contraignant en la matière, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Comment amener les entreprises à prendre en compte le processus de déplacement, de compensation, d’indemnisation et de réinstallation des communautés impactées par les projets de développement ? C’est la question qui était au centre de ce débat public, organisé au Palais du peuple de Conakry par le Collectif des ONG pour la Défense des Droits des Communautés (COD-DC).

Sâa Pascal Teinguiano

Selon Sâa Pascal Teinguiano, coordinateur national du COD-DC, « la rencontre qui nous réunit aujourd’hui est l’une des activités phares du collectif. Parce que, nous avons eu des activités de collecte de données sur le terrain, des ateliers de restauration. Aujourd’hui nous pensons que, lorsque qu’on veut élaborer une norme nationale contraignante, il faut faire appel à toutes les parties prenantes qui sont les communautés, les entreprises, l’Etat et aussi les représentants du peuple qui sont les différents députés. C’est la raison pour laquelle, nous avons jugé nécessaire de les mettre ensemble, de débattre sur cet enjeu national qui est la question de compensation.

Parce que nous savons que les conflits sont récurrents en Guinée et tous ces conflits ont un lien avec la compensation. Il suffit juste de se référer aux zones de Boké, Siguiri et même en Forêt avec le cas de Diécké pour se rendre compte qu’il est aujourd’hui pressant d’avoir une norme nationale à laquelle tout le monde devrait se référer pour un meilleur développement de notre pays », a-t-il dit.

Poursuivant, Sâa Pascal Tenguiano a souligné que la Guinée ne possède pas d’une norme contraignante à laquelle toutes les entreprises peuvent se soumettre dans le cadre du respect de la compensation, de l’indemnisation et de la réinstallation des communautés. « Si ces communautés sont aujourd’hui victimes de ces réinstallations et déplacements involontaires, c’est parce que tout simplement, il n’y a pas une norme contraignante au niveau national à laquelle toutes les entreprises devraient obéir.

Ce qui fait que chaque entreprise a sa propre norme et nous, nous voulons qu’il y ait une norme à laquelle toutes les entreprises vont se soumettre puisque la loi n’est pas rétroactive. Désormais nous, nous luttons, nous allons faire des plaidoyers, des communications auprès de toutes les parties prenantes pour que, à court terme la Guinée ait sa norme pour protéger les droits des communautés. L’adoption d’une norme contraignante est l’objectif final visé par le collectif », a laissé entendre Sâa Pascal Tenguiano.

Cécé Noramou

Prenant part à ce débat public, Cécé Noramou, conseiller au cabinet du ministre des Mines et de la Géologie en charge des questions de compensation, justifie sa présence par le fait que « l’Etat n’a pas un document ou une loi qui règlemente la compensation et la réinstallation. Donc nous sommes conscients et c’est pourquoi le ministère des Mines a initié avec 10 autres départements, la mise en place d’une loi qui va venir combler ce vide afin que toutes les sociétés puissent s’inspirer de ces lois pour aller dans les questions de compensation et de réinstallation. Le ministère des Mines est là pour écouter les préoccupations des différents acteurs qui sont là et remonter ça au consultant qui est en train d’élaborer le document consensuel.

Il faut que ces recommandations qui vont aboutir à des lois soient prises en compte parce que ça va directement sur la vie des populations, ça concerne la vie des populations qu’on impacte. Et tant qu’on n’a pas la paix sur les sites miniers, sur les sites des projets, on n’aura pas la paix dans les activités minières. Il va de soi qu’on puisse nous intéresser cette fois à l’élaboration de ce document pour que son application soit réelle dans la mise en œuvre des questions de compensation », a dit le représentant du ministère des Mines et de la Géologie à cette rencontre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Matoto : voici la première réaction de Toss Camara, nouveau maire de la commune

7 février 2019 à 15 03 52 02522

Comme annoncé précédemment, les conseillers du RPG Arc-en-ciel et leurs alliés ont porté Mamadouba Toss Camara, le candidat du parti au pouvoir, à la tête de la commune de Matoto. Après son élection sans surprise, tenue à huis clos et sans adversaire, puisque l’UFDG a décidé de boycotter le vote, le nouveau maire de la plus grande de la commune de Guinée s’est exprimé devant les médias, dont Guineematin.com, évoquant ses sentiments et ses priorités.

Devant les micros et caméras des journalistes, empêchés d’accéder même à la cour de l’Etat civil de Matoto où l’élection a eu lieu, Mamadouba Toss Camara s’est dit animé d’un « sentiment de joie immense et de satisfaction ». Celui qui a été porté de force à la tête de la commune de Matoto, en a profité pour évoquer quelques-unes de ses priorités.

« Vous savez que Matoto a beaucoup comme priorités. La population de Matoto s’attend à beaucoup d’innovations. Mais la première priorité d’abord, c’est la quiétude sociale, la paix. Faire en sorte que les populations aient confiance à leurs nouvelles autorités communales. Il faut que cela soit vraiment réel.

Deuxième priorité, comme vous le savez, Matoto qui est la plus grande circonscription électorale du pays, est confrontée à l’insalubrité qui gangrène aujourd’hui cette commune. Il va falloir qu’on mette en place des stratégies appropriées avec des projets bancables pour que cela soit un souvenir lointain pour la population de la commune de Matoto.

En plus, Matoto n’a pas d’hôpitaux alors que nous avons des quartiers qui sont plus que la circonscription électorale de Kaloum. Donc vu la densité de la commune de Matoto, on a besoin de faire beaucoup dans ce domaine. Les jeunes aussi n’ont pas de lieux de divertissement. En tant que jeune, on va penser à ça et surtout à la formation et à l’autonomisation des jeunes », a annoncé le nouveau maire de Matoto.

Mamadouba Toss Camara promet également d’être le maire de tous les habitants de Matoto quelle que soit leur appartenance politique. Il entend même travailler en étroite collaboration avec l’opposition. « Comme le Président Alpha Condé a dit, nous devons mettre en tête que la commune est un véhicule à 4 roues. Il faut qu’il y ait toutes les roues pour qu’on puisse arriver à bon port.

Je leur tendrai la main (les conseillers de l’UFDG). Quelle que soit l’adversité, mais la population de Matoto désormais est en train de nous regarder avec leur rétroviseur. On est tenu vraiment de travailler main dans la main. Quels que soient les clivages politiques, c’est le bien-être et le bien vivre de la commune qui doit nous intéresser d’abord », a-t-il dit.

A rappeler que l’UFDG persiste et signe que c’est son candidat, Kalémodou Yansané, qui reste et demeure le maire élu de Matoto. Celui dernier avait remporté 23 voix sur les 45 votants à l’issue de l’élection tenue le 15 décembre 2018. Cette élection avait finalement été annulée par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, suite à la contestation du résultat par le RPG Arc-en-ciel.

Et l’UFDG, qui a dénoncé cette décision « illégale » de Bouréma Condé, a exprimé son opposition à toute reprise de l’élection du maire de Matoto. C’est pourquoi, les conseillers du principal parti d’opposition du pays ont boycotté l’élection organisée ce jeudi, 07 février 2019.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Appel à Manifestation d’Intérêt pour des Études Préliminaires : voici l’Appel d’offre

7 février 2019 à 15 03 31 02312

L’Unité de Gestion du Projet (UGP), qui relève du Projet Urbain Eau de Guinée (PEUG), lance un appel à Manifestation d’Intérêt pour des Études Préliminaires (EP). Il s’agit des Etudes d’Impact Environnemental Et Social (EIES), Etudes D’avant-Projet Détaillé (APS), Préparation des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), Assistance à la Passation des Marchés de Travaux, le Contrôle et la Supervision des Travaux de Pose Conduites Parallèles à la conduite DN 700 et remplacement des conduites en fonte grise et en amiante ciment à Conakry.

PUBLICATION D’ATTRIBUTION DE MARCHE

Objet : Études Préliminaires (EP), Etudes d’Impact Environnemental Et Social (EIES), Etudes D’avant-Projet Détaillé (APS), Préparation des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), Assistance à la Passation des Marchés de Travaux, le Contrôle et la Supervision des Travaux de Pose Conduites Parallèles à la conduite DN 700 et remplacement des conduites en fonte grise et en amiante ciment à Conakry.

Reference marche : N°2019/010/1/6/2/2/2/036

Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).

Mode de passation : Appel d’offre ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

Délai d’exécution : Dix-huit (18) mois excluant le délai d’approbation par le client et le bailleur de fonds.

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION.

  1. CONSULTANT / CABINET RETENU: 
Nom du Consultant/Cabinet retenu Score Technique Pondéré (80%) Score financier pondéré (20%) Scores Globaux Prix de l’offre négocié en Euro (Hors Taxes) incluant le droit proportionnel de 1.5%
1 Groupement GMP/AC3E/EWI MAROC 76,53 14,58 91,11 893 066
  • AUTRES CONSULTANTS / CABINETS EVALUES :
Nom des Consultants/Cabinets évalués Score Technique Pondéré (80%) Score financier pondéré (20%) Scores Globaux Montant de l’offre en Euro (Hors Taxes)
1 Groupement MERLIN/MERLIN AFRIQUE DE L’OUEST/WEST INGENERIE 70,00 14,55 84,55 881 905
2 CIRA SA 66,26 16,72 82,984 767 280
3 Groupement SCET TUNISIE/BETC SARL 62,66 20,00 82,66 641 451

NB : tout consultant qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 05 février 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir cet appel d’offre :


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Appel d’Offre National : Fourniture de matériels roulants

7 février 2019 à 15 03 14 02142

L’Unité de Gestion du Projet (UGP), qui relève du Projet Urbain Eau de Guinée (PEUG), lance un appel d’offre national pour la fourniture de matériels roulants : Deux (2) véhicules tout terrain (station wagon), un (1) Pick-up double cabines tout terrain 4×4, un (1) véhicule de ville et une (1) moto tout terrain, en faveur du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), constituée en deux (2) lots.

Objet : Fourniture de matériels roulants : Deux (2) véhicules tout terrain (station wagon), un (1) Pick-up double cabines tout terrain 4×4, un (1) véhicule de ville et une (1) moto tout terrain, en faveur du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), constituée en deux (2) lots.

Référence marche : N°2019/01/1/4/1/2/MEH.

Méthode de sélection : Sélection basée sur la qualité et le coût (SBQC).

Mode de passation : Appel d’offre ouvert – Appel d’Offre National (AON).

Délai de livraison : un (1) mois à compter de la réception de l’ordre de services de démarrage des prestations.

Durée de validité des offres : 120 jours.

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION :

Lot 1 : FOURNITURE DE DEUX (2) VEHICULES TOUT TERRAIN 4X4 (STATION WAGON)

  1. SOUMISSIONNAIRE(S) RETENU(S) : 
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX OFFERT PAR LE SOUMISSIONNAIRE RETENU EN GNF / HT PRIX FINAL EN GNF / HT
1 SGI AUTOMOBILES 882 198 380 882 198 380
  • AUTRES SOUMISSIONNAIRES EVALUES :
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS. PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS EN GNF / HT. PRIX EVALUES DES OFFRES EN GNF/HT.
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 934 248 000 934 248 000
2 ETB SARL 933 310 000 933 310 000
3 SAFEMIN SARL 494 860 660 494 860 660
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 85 000 USD 85 000 USD
  • SOUMISSIONNAIRES EVALUES DONT LES OFFRES ONT été REJETEES
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES OFFRES EN GNF / HT MOTIF(S) DU REJET
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 934 248 000 Quitus fiscal non fourni, autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre non fournie
2 ETB SARL 933 310 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre non fournie
3 SAFEMIN SARL 494 860 660 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fourni et garantie de l’offre fournie non conforme
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 85 000 USD Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre fournie non conforme

Lot 2 : FOURNITURE D’UN PICK-UP DOUBLE CABINES TOUT TERRAIN 4X4, UN VEHICULE DE VILLE ET UNE MOTO TOUT TERRAIN.

  1. SOUMISSIONNAIRE RETENU : 
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX OFFERT PAR LE SOUMISSIONNAIRE RETENU (S) EN GNF / HT PRIX FINAL EN GNF/HT
1 SGI AUTOMOBILES 651 525 420 651 525 420
  • AUTRES SOUMISSIONNAIRES EVALUES :
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES OFFRES EN GNF / HT PRIX EVALUES DES OFFRES EN GNF/HT
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 732 015 200 732 015 200
2 ETB SARL 699 748 000 699 748 000
3 SAFEMIN SARL 717 570 000 717 570 000
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 71 000 USD 71 000 USD
  • SOUMISSIONNAIRES EVALUES DONT LES OFFRES ONT été REJETEES
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS EN GNF / HT MOTIF(S) DU REJET
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 732 015 200 Quitus fiscal non fourni, autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre non fournie et les spécifications techniques non fournies pour certain items
2 ETB SARL 699 748 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre non fournie, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certains items.
3 SAFEMIN SARL 717 570 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fourni, garantie de l’offre fournie non conforme, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certain items.
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 71 000 USD Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre fournie non conforme, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certain items.

NB : tout soumissionnaire qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 05 février 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir cet appel d’offre :

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Contrefaçon de documents administratifs : des présumés faussaires jugés à Conakry

7 février 2019 à 13 01 55 02552

Cinq personnes ont comparu hier, mercredi 06 février 2019, devant le TPI de Kaloum. Le Capitaine Mohamed Lamine Yansané, Alhassane Diallo, Ousmane Camara, Mamadou Bouka Thiam, Kerfalla Camara sont poursuivis pour faux et usage de faux en écriture publique, usurpation de titres et de fonctions et complicité. Tous, ont plaidé non coupables, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est dans une concession appelée « Sonkaya » qui est collée au siège du tribunal de première instance de Kaloum que ces infractions pour lesquelles ces personnes sont poursuivies auraient été commises. Les prévenus se seraient livrés là à la fabrication de faux documents administratifs et privés. Informée de l’affaire, la direction centrale de la police judiciaire a interpelé en tout 16 suspects. Après ses enquêtes, la police a relâché 11 personnes, et les 5 autres ont été placées sous mandat de dépôt le 27 juin 2018.

A l’ouverture de leur procès, le chef de division investigations criminelles de la direction centrale de la police judiciaire, le commissaire Balla Conté, est venu expliquer les circonstances dans lesquelles ces prévenus ont été mis arrêts. « Après avoir reçu l’information selon laquelle les citoyens se livrent à la fabrication de faux documents dans la concession Sonkaya, j’ai aussitôt dépêché une équipe de policiers enquêteurs sur les lieux. Ceux-ci ont procédé à l’interpellation de ces 5 prévenus dans la concession de Sonkaya. Une concession qui est collée au tribunal de première instance de Kaloum. Ils ont été pris avec des actes administratifs, ainsi que tous les outils informatiques », a expliqué l’officier qui a planifié leur arrestation.

Cependant, les prévenus ont tous plaidé non coupables, rejetant les faits qu’on leur reproche. Leur avocat, maître M’Bomby Mara, a demandé au tribunal de les relaxer pour délit non constitué. « Il n’y a pas eu de preuves palpables à l’égard de ces prévenus. Et depuis l’ouverture de cette procédure, aucune partie civile ne s’est présentée à la barre. Cela veut dire qu’il n’y a pas eu de préjudice et les faits ne sont pas établis à leur égard. C’est pourquoi on vous demande de les relaxer purement et simplement pour délit non constitué », a plaidé maître Mara.

Mais, le procureur, lui, a estimé que les prévenus sont effectivement coupables des faits pour lesquels ils ont poursuivis. Ousmane Sankhon a fait savoir au tribunal que tout une panoplie de faux actes a été saisie sur les prévenus. Il s’agit, selon le procureur, de plans de masse, de titres fonciers, de timbres fiscaux, de cartes d’identité, de casiers judiciaires, d’actes et cachets de ministères et directions, de bulletins de paye pour toutes catégories de fonctionnaires.

Poursuivant, le représentant du ministère public souligne que des faux documents comme « des bulletins de notes de l’Université Kofi Annan de Guinée signés et cachetés par le fondateur, une attestation d’engagement à la fonction publique , un certificat de conduite, une quittance fiscale, un avis de recherche de la police, des cachets de juges, procureurs, greffiers et avocats, ont été retrouvés avec eux. Vu la gravité de ces infractions, je vous demande de les condamner à un an d’emprisonnement et à un million de francs guinéens d’amende chacun », a requis le procureur.

Le tribunal rendra son verdict dans cette affaire le 20 février 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Maire imposé à Matoto : un guinéen écrit au ministre Boureima Condé

7 février 2019 à 13 01 47 02472
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

La reprise du vote à la Mairie de Matoto organisée par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation pour départager le RPG (son parti) et l’UFDG (son opposition) se passe actuellement dans des conditions tristes et honteuses.

Une première élection, organisée le 15 décembre 2018, avait été sanctionnée par la victoire du candidat de l’UFDG avant qu’un responsable du RPG (Moussa Keita) se saisisse des bulletins de vote de son parti pour les déchirer vue que le vote virait au cauchemar pour son candidat.

Ceci rappelé, je m’en vais poser quelques questions au ministre Boureima Condé :

  1. Qu’est ce qui a fait que ce monsieur qui a déchiré les bulletins de vote du RPG s’est comporté de la sorte ?
  2. Lors que les forces de l’ordre l’ont arrêté et déposé dans un poste de police qui a donné ordre de le libérer ?
  3. Si c’était un responsable de l’opposition qui s’était comporté de la sorte, est-ce qu’il y aurait eu une reprise du vote ?
  4. Est-ce que ce monsieur allait être relâché dans les minutes qui ont suivi son interpellation ?
  5. Pour quoi dans une république normale on réquisitionne un si grand nombre de forces de l’ordre pour faire élire un maire d’une commune, fut-elle la commune de Matoto ?
  6. Est-ce-que aux yeux de l’opinion nationale et internationale ce dispositif de sécurité mis en place n’est pas une honte pour la Guinée ?
  7. Lors qu’à Kindia, les forces de l’ordre ont fait évacuer manu militari les conseillers de l’UFDG pour installer le nouveau maire, pour quoi vous n’avez pas pris une décision ou un acte pour faire reprendre le vote malgré qu’il y a eu perte en vie humaine?
  8. Pourquoi en Guinée, les autorités que vous êtes, vous ne voyez pas ce qui se passe au tour de nous et copier ce qui est bon ?
  9. En Côte d’Ivoire, au Sénégal et dans d’autres pays voisins une élection est une élection, on ne triche pas autant qu’en Guinée. Pourquoi ce qui se passe ailleurs ne vous inspire pas ?
    Je sais par avance que je n’aurai pas de réponses à cette série de questions, mais les autres notamment les guinéens réfléchis et les étrangers qui vivent chez nous comprendront que la Guinée est un pays à part.

Un citoyen honnête

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Matoto : Mamadouba Toss Camara imposé maire de la commune

7 février 2019 à 13 01 35 02352
Mamadouba Toss Camara, imposé par le régime Alpha Condé à la tête de la mairie de Matoto

C’est une élection qui fait honte à la démocratie guinéenne ! Alors qu’il avait été battu par son challenger, Kalémodou Yansané, il y a un mois et trois semaines (le 15 décembre 2018), Mamadouba Toss Camara, le candidat du parti d’Alpha Condé, est en train d’être imposé à la tête de la plus grande commune de la République de Guinée.

Selon nos informations, il n’y avait dans la salle aujourd’hui que les conseillers du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, et leurs alliés pour ce fameux vote où les postes sont partagés avant… En plus des quatorze conseillers de l’UFDG, un autre élu aurait décidé de boycotter cette mascarade électorale où on a éloigné les journalistes le plus loin possible…

Et, selon des conseillers du parti d’Alpha Condé, Mamadouba Toss Camara aurait déjà été élu par les 30 conseillers (sur les 45 élus dans cette commune) réunis dans la salle de l’état-civil de la commune de Matoto.

Malheureusement, un des conseillers du parti présidentiel et ancien maire de Matoto, Mohamed Koumandian Kéïta, est décédé quelques heures seulement avant cette élection. Paix à son âme et visiblement aussi à celle de la démocratie dans ce pays où il n’y a plus aucun moyen pour s’opposer aux désidérata d’un régime qui a criminalisé toutes les formes de manifestation de l’opposition, de la société civile et s’oppose aussi fermement au travail des médias… Jusqu’à quand ?

A suivre !

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Retard de l’installation du conseil communal de Ratoma : les récriminations d’un élu

7 février 2019 à 12 12 41 02412

Le bureau exécutif du conseil communal de Ratoma a été élu depuis le 15 décembre 2018. Mais, de cette date à nos jours, ledit bureau n’a toujours pas été installé. Une situation qui intrigue de nombreux citoyens, y compris certains conseillers qui expriment leur incompréhension devant cet état de fait. C’est le cas de Mamadou Cellou Diallo, conseiller élu de Ratoma, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.

Les problèmes qui entourent l’élection communale du 04 février 2018 continuent d’occuper le devant de la scène. Pour ce qui est de la commune de Ratoma, malgré l’élection de l’exécutif communal, le conseil n’a toujours pas été installé. Une situation qui suscite des interrogations à un moment où les défis s’amoncellent.

Mamadou Cellou Diallo

Interrogé sur cette question, Mamadou Cellou Diallo, conseiller élu de Ratoma, n’a pas caché son incompréhension. « C’est un recul de la démocratie. On ne sait pas c’est quelle sorte de démocratie Alpha Condé est entrain de nous servir. On ne peut comprendre qu’une élection qu’on a organisé depuis une année et que je le processus soit loin de finir. C’est un sentiment d’incompréhension qui m’anime. Cela dénote de l’échec du gouvernement à organiser une élection dans les délais. Pour le cas spécifique de Ratoma, nous attendons que le conseil exécutif prenne fonction. Nous avons saisi le gouverneur de la ville de Conakry, pas par courrier mais verbalement, pour l’interpeller sur la question, en présence du ministre à la présidence, Alhassane Condé. On a attiré leur attention sur le fait qu’à Ratoma nous n’avons pas encore pris fonction »

A la question de savoir ce qui pourrait expliquer ce retard dans la prise de fonction de l’exécutif communal de Ratoma, Mamadou Cellou Diallo di ne pas en connaître les raisons officielles. « Mais, nous pensons que c’est lié à la situation à la commune de Matoto. Les autorités avaient voulu que l’élection se passe au même jour, c’est-à-dire le 15 décembre, à Matoto et Ratoma. Ça s’est très bien passé à Ratoma. Mais à Matoto, ça s’est passé dans les conditions que nous savons tous. Je pense que dans l’entendement du ministre, il préfère attendre pour Ratoma jusqu’à ce que la situation se règle à Matoto. Cela n’engage que nous qui le disons ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Reprise de l’élection à Matoto : la presse indésirable

7 février 2019 à 11 11 39 02392

Comme annoncé précédemment, la reprise de l’élection de l’exécutif communal de Matoto est prévue ce jeudi, 07 février 2019. Et cette fois, l’opération devrait vraisemblablement se passer à huis clos. Car, la presse n’a pas accès même à la cour de l’Etat civil de Matoto où aura lieu l’élection.

C’est une élection à sens unique qui se prépare à la mairie de Matoto. L’UFDG, qui continue de s’opposer à la reprise de l’élection du maire, remportée par son candidat Kalémodou Yansané, le 15 décembre 2018, a déjà annoncé qu’elle ne prendra part à cette opération. C’est donc le RPG Arc-en-ciel et ses alliés seulement qui devraient participer au vote et se partager les postes.

Et cette fois-ci, cela devrait se passer loin des micros et caméras. Car, l’accès de la cour même de l’Etat civil de Matoto où l’élection est prévue, est interdit à la presse. Certainement, les journalistes payent ainsi les frais d’avoir annoncé la victoire de Kalémodou Yansané de l’UFDG à l’élection du 15 décembre dernier. Ce jour-là, plusieurs médias, certains images à l’appui, ont annoncé que le candidat de l’UFDG est élu maire de Matoto après le décompte qui lui avait donné 23 voix sur les 41 votants.

Ce résultat avait été aussitôt contesté par le RPG Arc-en-ciel, dont un membre s’est levé pour déchirer les bulletins du candidat du parti au pouvoir. Quelques heures après, le ministre de l’Administration du Territoire a annoncé l’annulation de l’élection et sa reprise à une date ultérieure. Et, même si la Cour suprême a déclaré cette décision du ministre illégale, Bouréma Condé a décidé de faire reprendre l’élection pour permettre sans doute à Mamadouba Tos Camara du RPG Arc-en-ciel de prendre la tête de la mairie de la plus grande commune du pays.

A suivre !

De Matoto, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Guinée : les travailleurs de Novotel GHI Conakry sans salaire

7 février 2019 à 11 11 12 02122

Finies les heures de gloires pour le Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI), plus connu sous le nom de Novotel. Ce complexe hôtelier qui a été, à un moment donné, le leader du secteur en Guinée, traverse actuellement des moments difficiles. Moments difficiles en tout cas pour les travailleurs, qui n’ont pas reçu leurs salaires depuis deux mois, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Ils sont 160 environ, les employés du Novotel de Conakry. Selon des témoins qui nous ont parlé sous anonymat, tous n’ont pas reçu leurs salaires des mois de décembre et janvier passés. « Depuis que l’ancien directeur de l’hôtel a quitté, il n’a pas été remplacé. Donc, c’est une grande pagaille qui est là. Ça fait deux mois que les travailleurs n’ont pas été payés. Il s’agit des mois de décembre 2018 et de janvier 2019. Depuis que Capi (NDLR : Ibrahima Capi Camara, nommé Directeur Général de l’Office guinéen de la publicité, le 30 juin 2018) a quitté, il n’a pas légué la gestion. Mais, c’est le Directeur Administratif et Financier (DAF) nommé, Mohamed Keïta, et le trésorier du nom de Mamadou Konaté qui gèrent en toute opacité », explique notre source.

Et, ce n’est pourtant pas l’argent qui manque, ajoute un autre. Même si l’hôtel Novotel a souffert de la concurrence de plusieurs hôtels de luxe construits ces dernières années à Conakry, nous sources assurent qu’il continue de générer une importante manne financière. Car, en plus des clients ordinaires, cet hôtel reçoit aussi des clients qui y sont logés par l’Etat. Et, ce sont des montants faramineux qui sont versés au niveau des responsables de l’hôtel. « Vous savez, quand l’Etat envoie des hôtes, c’est lui qui paie. L’Etat a payé récemment 1 milliard 50 millions de francs guinéens. Ça, c’est pour une première fois.

Une deuxième fois encore cinq cent millions (500 000 000) de francs guinéens. A part ces montants, l’hôtel génère de l’argent parce qu’il y a tout le temps des cérémonies ici, des chambres sont permanemment occupées. Bref, il y a des activités dans l’hôtel. Donc, c’est juste qu’il y a une mauvaise gestion. Ce sont les deux responsables qui se partagent l’argent, je parle du DAF et du trésorier », confie ce dernier.

L’autre inquiétude des travailleurs du GHI Novotel, c’est que le complexe hôtelier doit de l’argent à certaines pharmacies. Ce qui fait que les employés ne peuvent plus prendre des médicaments au nom de l’hôtel. En plus, des vols sont enregistrés très souvent au sein du complexe hôtelier. « Juste un exemple, il y a un employé qui était en congé et qui est venu voler un frigo à l’hôtel. On l’a pris à 4 heures du matin. Sans oublier aussi que la boutique de monsieur Diallo Sadakadji (un homme d’affaires) a été cambriolée ici. Une valeur de 400 millions de francs guinéens a été emportée dans sa boutique. Jusqu’à présent, personne n’en parle ».

Interrogé sur cette situation, Mamadou Konaté, le trésorier du Novotel, reconnaît que les travailleurs n’ont pas perçu leurs salaires des deux derniers mois. Mais, il nous a renvoyé vers le DAF : « je ne suis pas gestionnaire, il y a des gens qui gèrent. Moi, je suis juste le trésorier. C’est le directeur financier qui gère actuellement l’hôtel », a-t-il précisé.

Bien qu’étant nommé directeur général de l’OGP (Office Guinéen de la Publicité), Ibrahima Capi Camara ancien directeur du GHI Novotel est toujours en rapport avec l’administration dudit hôtel. Car son remplaçant n’a pas été nommé encore. Joint au téléphone par Guineematin.com, Capi Camara a reconnu aussi que les travailleurs ne sont pas payés depuis deux mois. Cependant, il dit s’être retiré de la gestion directe de l’hôtel depuis le 07 juillet 2017, laissant une délégation de pouvoirs à monsieur Mohamed Keïta qui est le DAF.

« C’est effectif, les travailleurs ne sont pas payés. Mais, l’argent auquel vous faites allusion (1 milliard 50 millions et 500 millions), si j’ai bonne connaissance, je crois que c’est la présidence qui avait payé. Moi-même j’avais fait des démarches pour que cet argent-là soit payé. Et après bon, je ne sais pas comment ça a été dépensé. Bon, il faut dire qu’au moment où je quittais la masse salariale faisait les 300 et quelques millions par mois. S’ils ont eu un milliard, et vous enlever 600 millions il va rester 400 millions. Mais, ils avaient aussi des dettes fournisseurs d’après ce que je sais.

Moi-même en partant déjà, il y avait déjà un peu de dettes fournisseurs. Mais, moi je m’arrangeais toujours avec les gens, je continuais à payer au fur et à mesure, on les payait. Mais la priorité quand même étant les salaires, et avec deux mois d’arriérés de salaire, j’ai recommandé et ils ont suivi la recommandation, ils ont payé octobre et novembre. Et après, il est resté le mois de décembre », a-t-il expliqué.

En outre, le directeur de l’OGP reconnaît que l’hôtel reçoit des clients même si ce n’est pas à l’image des autres hôtels de la place. « Moi-même où je suis, je continue à leur envoyer des clients. Le peu de clients qui viennent, je les envois avec le paiement par l’OGP. C’est ma façon de les aider », a indiqué monsieur Capi Camara.

Alors, s’il est évident que l’hôtel reçoit des clients et que la présidence a versé plus d’1 milliard 500 millions de francs guinéens récemment, pourquoi les travailleurs du GHI Novotel ne sont toujours pas payés ? Des gens profitent-ils pour se remplir les poches sur le dos des travailleurs de l’hôtel ? Nous avons vainement essayé de joindre Mohamed Keïta, le Directeur Administratif et Financier de l’hôtel pour avoir des réponses à ces interrogations.

A noter que depuis le départ du groupe Accor, le GHI Novotel est géré par les nationaux. Et avec un accord trouvé entre l’Etat et la direction, l’hôtel ne paie ni eau, ni électricité.

Affaire à suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mise en place du Conseil de la société civile de Salambandé (Mali) : des irrégularités dénoncées

7 février 2019 à 10 10 45 02452

Dans une correspondance adressée le mardi, 05 février 2019, au président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile (CP-OSC) de Mali, le président de l’Association des Ressortissants de Madina Salambandé (ARMASDEV), Mouctar Diallo dénonce des irrégularités dans le processus de mise en place du Conseil Sous-préfectoral des Organisations de la Société Civile (CS-OSC) et met en cause le superviseur préfectoral qui a dirigé les travaux, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le plaignant, Mouctar Diallo, candidat malheureux au poste de président du conseil sous-préfectoral des organisations de la société civile de Madina Salambandé, relevant de la préfecture de Mali, le superviseur préfectoral, Cellou Barry et les autorités locales (sous-préfet et maire de la commune rurale) « ont mis à l’écart les associations et groupements évoluant dans la commune Rurale de Madina Salambandé. En effet, la mission et les élus ont entretenus des longues discussions autour de cette installation et ils ont fini par trouver un arrangement sur le choix du vice-président du district de Koyah, proche du Maire pour présider le conseil et qui n’appartient à aucune structure évoluant dans la sous-préfecture » peut-on lire dans le courrier de protestation adressé au président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Mali.

Pour soutenir ses accusations, le jeune Mouctar Diallo cite l’Association des Ressortissants de Madina Salambandé pour le Développement (ARMASDEV), l’Association Pottal Fii Bhantal Salambandé (PFS), le Groupement Agroforestier de Méré (GAFM), le Groupement Fotten Gollen Marwata (GFGM), le Groupement Haldi Fotti Abadiada (GHFA) et le Groupement Fotti Fooli Kansalaa (GFFK), comme seules organisations de la société civile évoluant dans la localité.

« Nous vous rappelons que ses associations ont contribué pour le développent de Salambandé au cours de l’exercice 2018 à hauteur 60 000 000 GNF repartis entre l’assistance de la commune et les parents d’élèves pour les enseignants communautaires, l’achat du matériels pour la réparation des routes et l’achat d’un microscope pour le centre de santé. Pour cet exercice 2019 ces ONG comptent multiplier ses efforts pour un montant compris entre 300 000 000 GNF à 500 000 000 GNF pour la rénovation de la grande mosquée de Madina Salambandé. Nous sollicitions que vous intervenez pour rétablir les associations dans leurs droits et faire respecter la loi » a-t-il ajouté dans sa correspondance.

Interrogé par Guineematin.com dans la matinée de ce jeudi, 07 février 2019, le chargé de la formation et de la recherche du conseil préfectoral des organisations de la société civile (CP-OSC) de Mali, Cellou Barry qui a supervisé les travaux d’installation de ce démembrement à Madina Salambandé a donné une autre version.

« J’ai supervisé les travaux à Balaki et à Salambandé. Nous avons fait l’étape de Balaki le samedi. Je suis arrivé à Madina Salambandé à 21 heures. Le lendemain matin, nous avons commencé les travaux à 10 heures, dans la cour de la résidence de monsieur le sous-préfet. Près de 200 personnes ont répondu à notre invitation. Après avoir expliqué aux participants c’est quoi la société civile, qui doit être dans le bureau et qui ne doit pas être dans le bureau, nous avons vidé les cadres de l’administration et les représentants des partis politiques. Nous avons compté la population électorale. Nous avons procédé au vote. Quatre personnes se sont portées candidates au poste de président du conseil sous-préfectoral dont le plaignant Mouctar Diallo. Le premier candidat, Ibrahima Péri Diallo est passé avec 73 voix 121 suffrages valablement exprimés. Mouctar Diallo qui est le seul à savoir manipuler l’outil informatique dans le coin a échoué. Maintenant, dans l’unanimité, la population électorale a proposé de le mettre au poste de coordinateur technique local en raison de ses compétences en informatique. Mais, il a décliné l’offre en disant que c’est le poste de président qui l’intéressait » a conclu le superviseur préfectoral.

C’est quand même contradictoire que la société civile qui a organisé son congrès au domicile du sous-préfet dise que les autorités locales n’ont pas influencé le vote.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Reprise du vote à Matoto : un important dispositif sécuritaire ce matin à la mairie

7 février 2019 à 9 09 44 02442

Sauf changement de dernière minute, la reprise de l’élection de l’exécutif de la commune de Matoto sera organisée dans la matinée de ce jeudi, 07 février 2019. Pour la circonstance, un important dispositif sécuritaire a été mis en place aux abords de la mairie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

La journée d’aujourd’hui s’annonce décisive à l’occasion de l’élection du bureau de la commune de Matoto. Pour éviter toute perturbation, des agents en grand nombre (policiers et gendarmes) sont déployés aux abords de la mairie. Du rond-point de la Tannerie jusqu’au siège de la mairie, ce sont les policiers qui sont visibles.

Pour la reprise de cette élection, ce n’est plus la salle de conférence, comme le 15 décembre dernier, qui reçoit les conseiller. L’élection est prévue à l’état civil de Matoto.

A rappeler que l’UFDG, qui revendique le poste de maire, a appelé ses militants et responsables à la mobilisation pour empêcher la reprise de cette élection que les opposants jurent avoir déjà gagné à la loyale.

À suivre !

De Matoto, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Kassory Fofana à Norassoba : ce qu’a dit le PM aux citoyens…

7 février 2019 à 9 09 06 02062

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre guinéen s’est rendu hier, mercredi 06 février 2019, à Norassoba, sous-préfecture de Siguiri où 17 personnes ont péri dans un éboulement survenu le dimanche, 03 février dans une mine d’or. A la tête d’une forte délégation gouvernementale, Ibrahima Kassory Fofana est allé présenter condoléances du Président de la République et de son gouvernement aux familles endeuillées et à toute la population locale.

Le chef du gouvernement guinéen a regretté ces pertes en vies humaines, déplorant les conditions dans lesquelles cet éboulement est survenu. Il a également rassuré les citoyens que des mesures seront prises pour éviter de telles situations à l’avenir, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri. « Pour des raisons indépendantes de sa volonté, le Président de la République n’a pas pu venir. Il m’a demandé de venir présenter ses condoléances, partager avec les familles éplorées leur douleur.

Et surtout, exprimer aux populations de Norassoba, la nécessité de veiller aux mesures de sécurité préliminaires requises pour leur travail d’or. Parce que c’est un excavateur qui n’est même pas immatriculé dans la région qui a été utilisé dans des conditions sombres pour faire des tranchées sur beaucoup de mètres. Et c’est là où l’éboulement est intervenu. Nous exprimons nos sentiments de compassion et nous réaffirmons, en tant que gouvernement, notre engagement à faire en sorte que des mesures de sécurité, de protection soient prises de manière à éviter que des situations comme ça n’arrivent dans le pays.

Nous rassurons la population que les autorités, notamment à travers les ministres des Mines et de la Géologie, de l’Administration du Territoire et la Décentralisation, de la Sécurité, vont prendre des mesures pour éviter la récidive d’une telle situation à l’avenir », a déclaré le Premier ministre guinéen.

A rappeler que trois personnes ont été interpellées suite à cet éboulement. Il s’agit du propriétaire de l’excavateur utilisé pour faire les tranchées et deux autres responsables de la mine où l’éboulement s’est produit. Ces trois suspects se trouvent actuellement au commissariat central de Siguiri qui cherche à situer les responsabilités sur ce drame.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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