Le Procureur de la République de Kindia a organisé, ce jeudi 07 février 2019, une réunion d’échange et de concertation avec les Officiers de Police Judicaire de la région. La rencontre qui s’est tenue dans les locaux du TPI de Kindia, a porté sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale dans la région, a appris Guineematin.com, à travers un de ses correspondants à Kindia.

Mamadou Dian Bora Diallo

Près de 100 Officiers de Police Judiciaire venus des préfectures de Kindia, Télimélé et Forécariah ont pris part à cette rencontre, organisée dans les locaux du Tribunal de Première Instance de Kindia. Selon le Procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, il s’agit là d’un cadre de concertation que son Parquet a organisé pour renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale. « Et cela a été l’occasion pour nous d’échanger, puisque dans l’application de notre politique pénale, nous avons constaté qu’il y a des infractions qui se répètent de façon régulière maintenant à Kindia. C’est notamment les infractions de stellionat, d’occupation illégale des domaines, de rébellion, de viol, de coups et blessures volontaires. Donc il était important que les acteurs de la chaîne pénale que nous sommes, puissions échanger, se rappeler les règles fondamentales par rapport à la conduite, les articles appliqués à tenir quand ces infractions-là arrivent et quand ils sont saisis de ces infractions », a-t-il indiqué.

Le Procureur en a profité donc pour expliquer aux OPJ comment ils doivent procéder quand ils sont saisis de plaintes pour un certain nombre d’infractions qui sont récurrentes dans la région. « Quand je prends le cas de stellionat. Cela a été l’occasion de leur rappeler qu’il faut obligatoirement, quand ils reçoivent des plaintes ou des faits de stellionats, ou bien d’occupation illégale des domaines, de s’assurer de la question de propriété. Parce que quelqu’un ne peut pas venir dire qu’il porte plainte pour occupation illégale de domaine ou pour stellionat, sans être propriétaire de ce domaine ou de cette parcelle là pour laquelle il porte plainte contre autrui. Et quand nous prenons aussi le cas des infractions comme les viols, les coups et blessures volontaires, cela a été aussi l’occasion de rappeler aux OPJ qu’il faut nécessairement, obligatoirement un acte médical qui prouve cette infraction ».

Dian Bora Diallo espère qu’au sortir de cette rencontre, le fonctionnement de la chaîne pénale sera qualifié davantage dans les préfectures concernées.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin