Déguerpissement à Kaporo Rails : « c’est soit la prison ou la mort qui me feront quitter ma maison »

20 février 2019 à 21 09 15 02152

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a entamé hier, mardi 19 février 2019, le déguerpissement des occupants du centre directionnel de Koloma. Un endroit qui touche une partie de Koloma et une autre de Kaporo Rails et qui, officiellement, doit abriter les sièges des ministères et de certaines institutions nationales.

Mais, sur le terrain, ce déguerpissement est naturellement accueilli avec beaucoup de peine. Les citoyens concernés dénoncent « une injustice pure et dure » d’autant plus que le gouvernement n’a prévu aucune mesure d’accompagnement pour eux. C’est le cas de Thierno Sadou Barry qui est appelé à quitter sa maison, où il habite avec sa famille. Ce dernier fustige les agissements des autorités guinéennes et annonce qu’il ne quittera pas sa maison. Il s’est confié à Guineematin.com pour parler de sa peine et de sa consternation.

Décryptage !

Guineematin.com : une mission du gouvernement guinéen est venue aujourd’hui pour mettre des croix sur votre maison, vous annonçant que vous devez déguerpir les lieux dans un bref délai. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Thierno Sadou Barry : c’est avec beaucoup de peine, parce que c’est de l’injustice ça. Une injustice pure et dure. En 2016, le Président Alpha Condé est venu à Kaporo Rails avec le ministre Bah Ousmane, il nous a dit qu’il est conscient que le premier déguerpissement qui a eu lieu sous le régime du Général Lansana Conté a été fait pour des raisons purement politiques et que c’est à cause d’eux les opposants d’alors que ce déguerpissement a été fait. Parce que le pouvoir d’alors se disait que Kaporo Rails est un fief de l’opposition. Le Président Alpha Condé nous a dit qu’il est conscient de cela et que pendant le temps que lui il passera au pouvoir, personne ne sera déguerpi de cette manière.

Il nous a assuré que si l’Etat a besoin de récupérer un domaine qui est occupé par des citoyens, il va faire en sorte que ces citoyens-là soient dédommagés convenablement avant d’être déguerpis. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire de ces déclarations du chef de l’Etat qu’on est en train de voir à Kaporo Rails. Aujourd’hui, des gens sont venus dans notre quartier avec 8 pick-up de gendarmes pour mettre des croix sur nos concessions. Ils nous ont dit de libérer les lieux parce que c’est une zone réservée.

Moi, je suis vraiment étonné parce que je ne m’attendais pas du tout à cela, étant donné que le Président de la République en personne est venu jusqu’ici pour nous rassurer que personne ne sera désormais déguerpis dans ces conditions-là. Pour moi, le respect de la parole donné est sacré. Qui qu’on soit, on doit tâcher de respecter la parole donnée. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui à Kaporo Rails.

Guineematin.com : que comptez-vous faire maintenant ?

Thierno Sadou Barry : personnellement, je vais dire au Président de la République, à son gouvernement, à la communauté nationale et internationale, que je ne quitterai pas chez moi, parce que je n’ai nulle part ailleurs où aller. Je ne quitterai ici que si et seulement si on me dédommage convenablement. Quand on nous dit que c’est une zone réservée, je vais dire que de Coléah jusqu’à l’aéroport, c’est une zone réservée mais personne ne parle de ça. C’est chez nous ici qu’on vient toujours pour casser nos maisons, si on parle, on nous frappe et on retire nos biens. C’est nous qui subissons toujours toutes sortes d’exactions.

Mais cette fois, pour ma part en tout cas, moi Thierno Sadou je ne suis pas prêt à accepter cette injustice. Je suis prêt à aller en prison mais pas à quitter ici. Si on va en prison, c’est soit on sort après ou on meurt en prison. Ils peuvent bien sûr me tuer mais ils ne peuvent pas m’envoyer en enfer. Donc, je vais sortir d’ici peut-être pour aller en prison ou pour aller au cimetière, ça c’est possible, mais pas pour aller ailleurs. Je ne vais quitter ma maison que pour aller en prison ou au cimetière. Ça, vous pouvez en être certains.

Guineematin.com : selon les autorités, ici c’est une zone réservée et que les gens se sont installés là illégalement. Quand vous êtes venu ici, ne saviez-vous pas que c’est une zone réservée ?

Thierno Sadou Barry : je vais vous dire que cette zone n’était pas une zone réservée au départ. C’est un décret du Président Lansana Conté qui a fait d’ici une zone réservée. J’ai même la copie de ce décret que je suis allé chercher à l’Assemblée nationale. Si ma mémoire est bonne, il a pris ce décret en 1988. Mais, déjà, des gens habitaient ici. Donc, on a fait d’ici une zone réservée alors que des gens avaient déjà occupé la zone. En plus, si c’était vraiment une zone réservée, pourquoi alors les autorités du pays ont accepté de lotir la zone et d’y envoyer l’eau courante et le courant ?

Le Président Alpha Condé lui-même sait très bien qu’ici, ce n’était pas une zone réservée. C’est à cause de lui Alpha Condé, Bâ Mamadou et Siradio Diallo que Lansana Condé avait décidé de déguerpir les gens à Kaporo Rails en 1998. Maintenant, si lui aussi il vient au pouvoir et veut faire la même chose que par le passé, c’est dommage. Je vais seulement lui rappeler que ce qui était au temps de Sékou Touré, ce n’est pas ce qui était au temps de Lansana Conté ; ce qui était au temps de Lansana, n’était pas au temps de Dadis Camara ; et ce qui a été au temps de Dadis Camara, n’est pas aujourd’hui à son temps, lui Alpha Condé.

Je le prie de revoir sa façon de faire et de ne pas écouter ses ennemis. Parce que je pense que ce sont ses ennemis qui sont en train de le guider vers le mauvais chemin. Qu’il s’ache qu’il ne peut pas chasser quelqu’un de chez lui et vouloir être ami à ce dernier. Ce n’est pas possible. Quand vous me chasser de chez moi, je ne vais jamais vous aimer et je ne vais même pas aimer quelqu’un qui vous aime. Je vais lui dire aussi qu’on n’a pas besoin de faire la campagne quand on est au pouvoir. Si vous faites la campagne et vous réussissez à vous faire élire, vous n’avez plus besoin de faire la campagne. A ce moment, c’est votre travail qui fera la campagne pour vous.

Aujourd’hui, on a 8 pick-up de gendarmes qui sont là pour nous intimider, pour nous chasser de chez nous, comme ça est-ce que je vais aimer le pouvoir. J’ai 3 épouses et 10 enfants. Si on vient me chasser d’ici avec ces gens-là, je vais aimer ce pouvoir ? Je dis non. Il faut qu’on se dise la vérité. Et la vérité, c’est que c’est de l’injustice que le gouvernement est en train de faire à Kaporo Rails. Une injustice que moi je ne suis pas prêt d’accepter, je le répète.

Je rappelle que j’ai confectionné des briques cuites pour pouvoir acheter ce terrain. J’ai construit une case ici, après je suis sorti du pays. Je suis allé à l’étranger pour chercher de l’argent et j’ai envoyé l’argent pour qu’on construise cette maison pour maison.

Guineematin.com : il y a déjà les occupants des abords de la route qui sont en train d’être déguerpis depuis hier. Après eux, ça sera les concessions dont la vôtre. Vous, vous dites que vous ne quitterez pas votre maison, qu’allez-vous faire alors si les machines arrivent avec les agents de sécurité pour démolir ici ?

Thierno Sadou Barry : comme je l’ai dit, ils vont peut-être nous prendre pour nous envoyer en prison ou bien nous tuer tous avant de démolir notre maison. Ce sont les deux options qui s’offrent au gouvernement : nous arrêter et nous envoyer en prison ou tuer. A part cela, nous ne quitterons pas notre maison. Que cela soit entendu et compris.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628124362

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Mines et Géologie : l’ANIGEM a désormais un nouveau bureau

20 février 2019 à 20 08 29 02292

L’Association Nationale des Ingénieurs Géologues et des Mines de Guinée (ANIGEM), a organisé ce mercredi, 20 février 2019, sa toute première assemblée générale élective. Ce congrès a été organisé dans un réceptif hôtelier de Conakry, en présence des représentants du gouvernement, de la société civile et de Fadi Wazni de la SMB, parrain de l’association. Il a abouti à la mise en place d’un bureau exécutif composé de 21 membres, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Outre les observateurs et la commission d’organisation, cette élection a connu la présence de 91 personnes, tous membres de l’ANIGEM. A l’issue de ce scrutin, co-présidé par l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré et Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOCS-G), c’est Morciré Sylla, ingénieur géologue, qui a été porté à la tête de l’organisation.

Morciré Sylla

Dans son discours, le nouveau président de l’ANIGEM a dit sa reconnaissance à ses camarades pour la confiance portée en sa personne pour diriger l’organisation. Mesurant l’immensité de la tâche qui attend son équipe, monsieur Sylla a promis de travailler au bénéfice de tous les acteurs qui évoluent dans le domaine minier. « Les priorités, comme cela est dit dans les objectifs de notre association, il s’agit d’abord de battre le rappel de tous les professionnels Mines et Géologies et professions affiliée, pour que nous nous retrouvions, afin qu’on puisse parler d’une même voix. Ensuite, nous allons procéder à la tenue d’un registre qui va regrouper tous les professionnels avec niveaux de compétences, et aussi des indications sur les adresses pour qu’en cas de besoin, on puisse contacter les intéressés. Nous allons également faire en sorte que la profession puisse se déclarer sur les grandes questions nationales, que ça soit soumis à notre association ou bien que l’association même s’autosaisisse », a annoncé le président de l’ANIGEM.

En outre, Morciré Sylla a dit que son association va travailler en synergie avec les sociétés minières implantées en Guinée. « Avec les sociétés minières, il faut dire déjà, nous allons ouvrir des fenêtres pour les sociétés minières. Puisque la plupart des travailleurs de ces sociétés minières sont des gens supposés normalement appartenir à l’ANIGEM, c’est-à-dire des géologues et des mineurs. Alors, nous allons travailler de commun accord avec eux pour réaliser leur projet mais aussi, pour faire en sorte que les objectifs poursuivis par l’Etat guinéen puissent être atteints en termes de développement durable et responsable».

Fadi Wazni

De son côté, monsieur Fadi Wazni, président du Conseil d’Administration du Consortium SMB-Wining, a dit sa joie d’avoir été honoré pour parrainer cette première réunion de l’ANIGEM. Pour lui, d’énormes efforts ont été faits cers dernières années dans la gouvernance minière. « Aujourd’hui, la bauxite guinéenne est devenue la plus importée en Chine ; plus de 60% des importations chinoises sont d’origines guinéenne, contre zéro il y a trois (3) ans. Mais, pour que ce miracle ait lieu, il a fallu au départ qu’on libéralise le domaine et qu’on libère le cadastre minier. Ce qui a été fait par le ministre Ibrahima Soumah. Je dois vous remercier parce que j’ai aussi beaucoup d’admiration pour les ingénieurs, les ingénieurs sont des bâtisseurs, le monde a été construit par les ingénieurs ».

Par ailleurs, le parrain de la cérémonie a dit que d’énormes défis restent à relever dans le secteur des mines en Guinée, notamment chez les géologues. « Nous avons des défis, vous avez des défis. Premièrement, en ce qui vous concerne, c’est-à-dire il faut absolument insérer l’ensemble des ingénieurs guinéens dans les projets miniers et ça, dès le premier jour. Donc, il faut qu’on ait une tendance naturelle dans le département d’insérer les ingénieurs dès le début. Et pour cela, il y a que deux (2) conditions : la première condition, c’est la compétence technique, académique ; et la deuxième, c’est les qualités humaines, c’est-à-dire l’honnêteté et la sincérité. Par la création de cette association, nous allons veiller à ce que le niveau de nos ingénieurs soit en adéquation avec la puissance économique minière de notre pays. Et pour cela, le Consortium SMB-Winning UMS prend l’engagement solennel devant vous que nous allons donner un appui financier permanant et continu pour la formation de nos élites et la formation de nos ingénieurs », a promis Fadi Wazni.

Diakité Wahab

Au nom du ministre des Mines et de la Géologie, monsieur Diakité Wahab, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD), a dit son espoir de voir se perpétuer les œuvres déjà entreprises dans le secteur. « J’ose espérer que la jeune génération s’inspirera des exemples de nos devanciers pour mettre en œuvre les reformes ardues qui ont été initiées et entreprises sous la troisième République pour faire de ce secteur la véritable locomotive de transformation structurelle de l’économie nationale. Je convie ceux qui sont élus et tous les autres de la profession à plus de cohésion, d’unité dans l’action, d’entente pour mieux organiser et dynamiser la profession. Ceci permettrait à la corporation de s’insérer dans le tissu économique du pays. Le ministère des Mines et de la Géologie pour sa part avait besoin d’interlocuteurs légitimes, de représentants émanant des Mines, Géologie et professions annexes avec qui l’administration minière va échanger sur la question minière dans laquelle les locaux, les nationaux, doivent réellement s’insérer et prendre part ».

A noter que le mandat du bureau exécutif de l’ANIGEM est de quatre (4) ans, renouvelable.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Déguerpissement à Kaporo rails : « j’ai perdu ici une dépense de 20 millions »

20 février 2019 à 20 08 21 02212

L’opération de déguerpissement de Kaporo rails, dans la commune de Ratoma, a été lancée ce mercredi, 20 février 2019, par le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma. Plusieurs conteneurs ont été démolis par des machines pilotées par des gendarmes venus sécuriser les lieux. Les populations de cette zone ont dénoncé cet état fait après avoir subi de lourdes pertes, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à l’aide de bulldozers, accompagnés de gendarmes, que cette opération s’effectue à Kaporo rails, autrement appelé Centre Directionnel de Koloma.

Mais, les populations qui habitent là depuis des dizaines d’années n’ont pas apprécié cet acte du ministre de la ville et de l’aménagement. Sur les lieux, on remarque plusieurs victimes en train de ramasser les feuilles ailles de tôles de leurs conteneurs, ateliers et boutiques.

Alimou Sao

Parmi eux, maitre Alimou Sao, soudeur de profession, qui dénonce la perte de 20 millions de FG d’investissement. « C’est mon atelier qui se trouvait ici. Ils sont venus hier, sans nous donner un préavis de quitter les lieux. Nous n’avons pas où aller. J’ai perdu ici une dépense de 20 millions de FG. Vraiment, on ne sait pas comment faire ».

Saran Kourouma

De son côté, Saran Kourouma, gérante d’un restaurant à Kaporo rails, a confié au reporter de Guineematin.com que ce déguerpissement a bloqué sa source quotidienne de revenus. « On avait un restaurant ici, mon mari et moi. C’est ici qu’on gagnait notre dépense de famille, que ce soit dépense de maison, frais de scolarité de nos enfants, on gagnait tout ici. Nos maris n’ont pas de bon travail et le gouvernement vient nous fatiguer ici. On a fait assez de dépenses ici. On demande au Gouvernement qu’il nous aide. Si non, nous sommes foutus à jamais puisque, nous n’avons nulle part où aller », s’est lamentée la malheureuse.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Déguerpissement à Kaporo rail : désemparées, les victimes disent leur déception

20 février 2019 à 20 08 07 02072

Le gouvernement guinéen, à travers le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vient de mettre sa menace de déguerpissement des habitants de Kaporo rail à exécution. Dans la journée de ce mercredi, 20 février 2019, cette opération de déguerpissement a concerné les propriétaires des kiosques et des baraques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une vaste campagne de déguerpissement qui vient de débuter ce mercredi, 20 février 2019 dans le quartier Kaporo rail, commune de Ratoma. Toutes les habitations et autres édifices privés se trouvant sur le site du centre directionnel de Koloma seront démolis.

Cette opération de déguerpissement, lancée par l’État, constitue une surprise aux dires de certaines victimes qui ont été interrogées par nos reporters.

Moundjour Diallo

Trouvé en train de rassembler des planches en bois, Mamadou Moundjour Diallo, maitre menuisier a dit avoir été pris au dépourvu. « On n’a pas où aller déposer nos objets qui sont là, car on habite loin. Pour avoir des places, c’est difficile, nous sommes là en train de penser où aller, mais on ne sait pas. C’est hier qu’ils sont passés dire qu’on allait démolir les kiosques et autres ateliers. Mais, je n’étais pas là. J’ai trouvé qu’ils ont marqué tout. J’ai appris qu’ils ont donné un délai de quatre jours aux propriétaires de maison. Mais, nous qui détenons les ateliers et autres là, ils nous ont dit de les enlever. Donc, la machine est venue pour démolir ».

Abraham Bauret

Abondant dans le même sens, Abraham Bauret, une autre victime soutient que cette opération de déguerpissement a été une surprise. « Ça a été une surprise, parce que c’est hier qu’on a vu au moins 17 pickups de gendarmes pour nous dire de quitter les lieux. Ils n’ont pas donné un préavis aux occupants. On ne sait plus où il faut partir. C’est ici qu’on trouve le manger de la famille », s’est-il plaint.

Mamadou Billo Bah

Pour sa part, Mamadou Billo Bah, qui gérait un garage sur les lieux, a déploré la façon dont l’opération se passe. « Ils ont dit qu’ils allaient nous déguerpir, mais aucune n’était fixée pour ça. Nous connaissons tous que ce domaine est pour l’État, c’est pourquoi nous ne sommes pas contre. On est un peu fâché parce qu’on n’a pas où aller. Si l’État trouvait un lieu pour nous, ça allait être mieux. Quand-même, ils n’ont pas donné un préavis, mais j’ai vu les croix sur les kiosques et les bâtiments ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Déguerpissement à Kaporo-rails : « on n’est pas du tout content du gouvernement » (victimes)

20 février 2019 à 18 06 36 02362

L’opération de déguerpissement au centre directionnel de Koloma, au quartier Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, entamé hier, s’est poursuivie ce mercredi, 20 février 2019. C’est une initiative du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire qui dit être entrain de récupérer les domaines de l’Etat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette vaste opération de déguerpissement a été lancée hier mardi à Kaporo rails. Ce mercredi, 20 février 2019, aux environs de 11 heures, l’équipe de la gendarmerie chargée de l’exécution du programme a investi les lieux concernés pour démolir les réalisations faites dans le domaine.

Après avoir dégagé hier les garagistes, situés non loin du centre commercial Prima Center, aujourd’hui, c’est au tour des riverains de la route Kipé-Bambéto, en face de la radio Lynx FM, de recevoir les engins lourds pour ledit déguerpissement. Des hangars et des conteneurs ont été démolis

D’autres conteneurs ont été démontés par leurs propriétaires.

Interrogés par notre reporter, plusieurs habitants de la zone disent être surpris et choqués par cette action du gouvernement.

Madame Sacko Sita, une des victimes du déguerpissement, n’a pas caché sa colère. « Vraiment, on n’est pas content du gouvernement. Chaque année, c’est comme ça il se comporte. Ça fait maintenant trois ans de cela que les gendarmes sont venus casser ici. Quand ils ont cassé, on n’a rien compris. On avait une vaste cour ici, mais ils sont venus tout enlevé. Au niveau de l’ambassade, ils ont cassé là-bas, mais ils n’y ont rien mis. S’ils veulent construire quelque part, ils n’ont qu’à construire là-bas d’abord avant d’aller ailleurs. On est fatigué de ça. On en a marre. Trop c’est trop. Cette fois-ci, on nous dit de quitter dans 72 heures. Où va-t-on aller ? On peut faire quitter des gens comme ça sans les dédommager et les recaser ? L’autre fois, le président a dit que s’il veut casser le coin, il va nous montrer où aller. Mais, c’est le contraire qu’on voit. On ne pardonne pas ça au gouvernement. C’est du péché, ce qu’il nous a fait », a lancé la bonne femme.

Pour sa part, Gilbert Alexandre, un autre habitant des lieux craint les conséquences de ce déguerpissement. « Nous avons une maison de trois pièces ici. Le gouvernement s’apprête à détruire ça. Où va-t-on aller alors qu’on n’a pas les moyens. On sait aussi qu’il y a beaucoup de familles qui n’ont pas les moyens. Où iront toutes ces familles ? Chez nous ici, il y au moins 15 jeunes, dont trois diplômés sans emploi, plus les élèves et étudiants. Comment va-t-on faire ? Où va-t-on se loger ? Comment ces gens vont étudier? L’Etat est en train de favoriser le banditisme, puisque les gens n’ont pas où se loger, ils n’ont pas de quoi manger. C’est vraiment dommage », s’est plaint Gilbert Alexandre.

De son côté, Mamadou Macka Diallo, propriétaire d’une boutique, reproche le gouvernement de n’avoir pas informé les habitants à temps et affirme n’avoir aucun autre choix que de quitter. « Le gouvernement ne nous a pas informés à temps. C’est seulement hier à 14 heures qu’ils sont venus nous dire qu’ils vont casser ici aujourd’hui à 11 heures. Je n’ai rien d’autre à faire que de quitter. C’est pourquoi je suis venu faire sortir ma marchandise avant qu’ils ne viennent. Mais, vous avez vu, ils ont cassé ma boutique », a-t-il dit.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Attaque du cortège du chef de file de l’opposition : Cellou Dalein porte plainte contre la sécurité

20 février 2019 à 18 06 01 02012

Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, a saisi la justice guinéenne par une plainte datant du lundi 18 février 2019, suite à l’attaque dont a été victime son cortège le samedi dernier. Une plainte contre les agents de sécurité X a été déposée au tribunal de Première Instance de Dixinn, pour « coups et blessures, tentative s’assassinat et destruction de biens », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFDG s’engage dans une nouvelle bataille judiciaire. Son retour mouvementé le weekend dernier, marqué par l’agression de son cortège des véhicules blindés de la CMIS (Compagnie d’Intervention et de Sécurité) y est pour quelque chose. Très choqué par cet acte, Cellou Dalein Diallo a porté plainte au parquet du Tribunal de Première Instance de Dixinn par le truchement de maitre Thierno Souleymane Baldé, un des membres du collectif d’avocats de l’UFDG.

La plainte est arrivée ce mercredi 20 février 2019 au parquet de Dixinn.

Désormais, les yeux sont tournés vers le procureur, Sidy Souleymane N’diaye, qui devrait tout mettre œuvre pour retrouver les auteurs de ces faits pour qu’ils répondent devant la justice. Un autre défi que devrait facilement relever le brillant procureur de Dixinn.

Alpha Mamadou Diallo pour guineematin.com

Tél : 628 1799 17

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Communiqué : les opérations de recensement fiscal exercice 2019 débutent le 04 mars

20 février 2019 à 17 05 55 02552

Les autorités des impôts sous le leadership de la tutelle, le ministère du budget, marquent de nouveau un pas de géant vers là dématérialisation de l’administration fiscale.

Dans un communiqué rendu public, ce mercredi 19 mars, le ministère du budget, annonce le lancement officiel de la campagne de recensement fiscal pour l’exercice 2019.

Cette opération qui devrait se dérouler sur toute l’étendue du territoire national, devrait commencer le 04 mars 2019 précise, le communiqué

Par ailleurs, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, note dans ledit communiqué, que tout payement de taxes et d’impôts, doit être fait par les moyens en vigueur.

Ces moyens, a mentionné le ministre, ce sont les banques et le mobile money.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué :

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UFR : Saïkou Yaya Barry remplace Baïdy Aribot au poste de secrétaire exécutif

20 février 2019 à 16 04 23 02232
Hon. Saïkou Yaya Barry, nouveau secrétaire exécutif de l’UFR

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) fait le ménage au sein du bureau exécutif du parti. Désormais, c’est Saikou Yaya Barry qui prend les rênes du secrétariat exécutif du parti républicain, en remplacement de Baïdy Aribot, copté par Alpha Condé comme deuxième vice gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR, « le président Sidya a annoncé ça ce mercredi, 20 février 2019. C’est une décision du bureau exécutif. Il n’ya pas de problème avec Baïdy Aribot. En fait, il y a des incompatibilités avec son poste de deuxième vice-gouverneur de la Banque Centrale. Le poste qu’il occupe est un poste extrêmement important. Donc, il est tout à fait normal qu’il soit dessaisi de sa responsabilité de secrétaire exécutif ».

De nombreuses voix font état de divorce entre Baïdy Aribot et l’UFR. Mais, pour le vice-président du parti républicain, « il reste toujours membre du bureau exécutif de l’UFR. Vous savez, nous sommes en période de rassemblement. Donc, quand il y a des incompatibilités, on essaye de restructurer. C’est tout à fait normal. Donc, c’est sans acrimonie », a laissé entendre ce proche de Sidya Touré.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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13ème journée de Ligue 1 : les coachs de Gangan FC et de Coyah affichent leurs ambitions

20 février 2019 à 15 03 59 02592

Le Club Olympique de Coyah reçoit le Gangan FC de Kindia, demain jeudi, au compte de la 13ème journée et dernière journée de la phase aller du championnat national de Ligue 1 de football pour la saison 2018-2019. En prélude à cette confrontation, les entraîneurs des deux formations ont animé une conférence de presse ce mercredi, 20 février 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre du championnat national de Ligue 1 est prévue au stade de la Mission, à Kaloum. Elle oppose deux formations qui occupent le milieu du tableau au classement, 8èmes avec 14 points chacune.

A l’occasion de cette conférence de presse, les entraîneurs des deux formations ont chacun dit ses ambitions de remporter la partie pour se repositionner au classement.

Pour Seydou Dabo, entraîneur adjoint du Club Olympique de Coyah, cette rencontre doit être comme un réveil, après la débâcle de 4 à 0 enregistrée récemment contre le Hafia FC. « Nous sommes conscients de l’enjeu de cette rencontre. Il nous fallait remobiliser la troupe, c’est ce que nous avons fait. Nous voulons vraiment avoir ce résultat pour mieux se repositionner au classement avant la pause », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Mamadou Samba Diallo, communément appelée Sam, entraîneur du Gangan FC de Kindia, compte rester sur la dynamique de la victoire. « Nous avons envie de remporter ce duel contre le Club Olympique de Coyah, parce qu’il nous faut prendre des points pour enchaîner et mieux se classer. Mais, nous devons être sereins et concentrés pour faire le résultat », a dit l’ancien coach du Fello Star de Labé.

Le coup d’envoi de ce match est prévu à 16h TU au stade de la mission à Kaloum.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sarkozy et Hollande chez Alpha : « un bon conseil est bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution »

20 février 2019 à 15 03 50 02502
Elhadj Ibrahima Bangoura

On assiste ces derniers temps à un ballet d’anciens chefs d’Etats en Guinée. Après Abdoulaye Wade (Sénégal) et François Hollande (France), c’est Nicolas Sarkozy qui est attendu très prochainement dans la capitale guinéenne.

Interrogé à ce sujet, ce mercredi 20 février 2019, par un reporter de Guineematin.com, le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura pense que cela peut avoir plusieurs interprétations, d’autant plus que rien ne filtre des entretiens en Alpha Condé et ses hôtes.

Selon Elhadj Ibrahima Bangoura, « ces visites d’anciens chefs d’Etat peuvent avoir plusieurs interprétations, soit pour des raisons personnelles, les gens viennent en consultation auprès du chef de l’Etat qui a besoin peut-être de leur expertise. On peut le penser ainsi, même si nous ne sommes pas dans les secrets des initiés de la présidence de la République. On peut placer ces visites dans ce cadre là, parce que rien ne filtre. Et, nous n’avons pas une crise immédiate en vue dans le pays. La crise imminente n’est pas là. Et, s’il y a crise, ce ne sont pas ces personnalités qui se déplacent. Il y a d’autres structures au niveau sous-régional ou continental ou des Nations Unies qui se déplacent », a dit le vice-président de l’Union des Forces Républicaines.

Toutefois, si ces anciens présidents sont en Guinée pour inviter Alpha Condé à favoriser l’alternance en 2020, Elhadj Ibrahima Bangoura trouve que ce serait une très bonne initiative. « Je pense que si c’est dans ce cadre-là, ces visites-là sont bienvenues. Un bon conseil est toujours bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution. Les peuples de l’Afrique de l’Ouest sont allergiques à ce qu’on touche à leur Constitution. Je pense qu’un troisième mandat sera difficilement accepté dans le pays aujourd’hui. Si ces anciens chefs d’Etat sont là dans ce cadre, c’est bienvenu, parce que nous n’avons pas besoin de crise chez nous. Les guinéens n’ont pas besoin d’une crise », a dit avec insistance ce proche de Sidya Touré.

En ce qui concerne la violente attaque contre le cortège du chef de file de l’opposition, samedi dernier, par des véhicules blindés de la CMIS (Compagnies Mobile d’Intervention et de Sécurité), l’honorable Ibrahima Bangoura s’est dit choqué. « Ça, c’est une faute. Il faudrait que nos forces de sécurité apprennent à être des forces républicaines. Ce ne sont pas des forces qui sont là pou agresser les citoyens, à plus forte raison une personnalité politique de la stature d’Elhadj Cellou Dalein. Cela a choqué plus d’un. Personnellement, j’ai été choqué ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Visite d’anciens présidents en Guinée : ce qu’en dit Dr Faya du Bloc libéral

20 février 2019 à 13 01 00 02002
Dr. Faya Millimono, président du Bloc Libéral

L’ancien président Français, Nicolas Sarkozy, est attendu à Conakry entre jeudi 21 et vendredi 22 février. Cette visite va intervenir quelques jours après celles de François Hollande et Abdoulaye Wade, respectivement anciens président de la France et du Sénégal, le weekend dernier. Même si peu de choses ont filtré jusque-là de ces rencontres, Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral, pense que ces visites serviront à Alpha Condé de revoir sa copie par rapport à la modification de la Constitution. Il l’a dit à un reporter de Guineematin.com ce mercredi, 20 février 2019.

On assiste à un ballet d’anciens chefs d’Etats en ce moment à Conakry. François Hollande et Abdoulaye Wade seront suivis très prochainement par Nicolas Sarkozy. Selon Dr Faya Millimouno, président du BL, « sur ces visites, il faut procéder par vaudou pour savoir qu’est-ce qu’il faut dire par rapport à cela ».

Cependant, le leader du BL constate que « ce sont des anciens présidents, qui sont amis à l’actuel président de Guinée, qui a des intentions de tripatouiller la Constitution pour se maintenir au pouvoir. On ne peut parler que par hypothèses. L’hypothèse qu’on peut se faire, c’est en tenant compte de ce que le même Hollande avait conseillé au président Blaise Compaoré du Burkina Faso en lui proposant même un poste à la tête de la francophonie, mais de ne pas toucher à la Constitution de son pays pour se maintenir au pouvoir. Celui-là n’a pas entendu le conseil. Blaise est aujourd’hui en exil ».

En outre, Dr Faya Millimouno espère que ce ballet des anciens présidents auprès d’Alpha Condé « est pour lui dire clairement que son temps tend vers la fin, et que, s’il veut donner un sens au combat qu’il a mené pendant tant d’années, c’est de ne pas penser ni de proposer une nouvelle Constitution, ni de modifier la Constitution actuelle ».

Pour Dr Faya, « si la Constitution guinéenne mérite d’être modifiée, le prochain président le fera. Et, la modification qui se fera ne s’appliquera pas non plus à ce prochain président guinéen. C’est comme ça qu’une république marche. Et, nous espérons qu’il va entendre ces conseils. S’il ne les entend pas, il les entendra autrement aussi », prévient-il.

A la question de savoir à quoi on pourrait s’attendre si Alpha Condé s’entêtait à modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir, Dr Faya pense que le scénario burkinabé ne sera pas à écarter. « S’il n’entend pas les conseils, il les entendra comme Blaise Compaoré les a entendus », martèle-il.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation contre les délestages électriques : le siège d’EDG à Nongo saccagé

20 février 2019 à 11 11 53 02532

Une nouvelle manifestation contre les délestages électriques a eu lieu dans la soirée du mardi, 19 février 2019, à Nongo, dans la commune de Ratoma. Les manifestants, révoltés par le manque de courant, sont allés saccager le siège d’EDG situé dans le quartier, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les mouvements de protestation contre les délestages électriques se propagent dans la commune de Ratoma (Conakry). Après Lambanyi, Kobaya et Sonfonia entre autres, c’est au tour de Nongo de se faire entendre. Plusieurs habitants de ce quartier sont descendus dans la rue mardi soir pour dénoncer le manque de courant dans leurs foyers. Ils ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur la route pour empêcher la circulation.

Ils s’en sont pris ensuite au siège de l’Electricité De Guinée (EDG), situé dans ce quartier. Le local a été sérieusement endommagé par les manifestants, en colère.

« Hier soir, aux environs de 20 heures, plusieurs personnes sont sorties ici pour manifester contre le manque de courant dans notre quartier. Personnellement, je n’ai pas participé à la manifestation mais j’observais la situation parce que j’habite au bord de la route. Après avoir barricadé la route, certains, cailloux et bâtons en mains, sont allés s’attaquer au siège de l’EDG qui se trouve juste au bord de la route. Ils ont cassé les vitres et les fenêtres. Les gens étaient très en colère parce que nous recevons des factures élevés mais le courant ne vient pas régulièrement. Moi, j’ai fait deux jours sans pouvoir réviser la nuit parce qu’il n’y a pas de courant », témoigne Alhassane Camara, élève de 10ème année.

D’autres témoins indiquent que c’est l’intervention des forces de l’ordre qui a permis de limiter les dégâts. Les agents de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants et libérer la route qui était complètement barricadée.

Même s’il reconnaît que les délestages sont récurrents dans la zone, le chef du secteur Monèyah où la manifestation a eu lieu, déplore l’attitude des manifestants. « « Moi j’ai entendu les enfants dire : on n’a pas de lumière. Mais, par mesure de sécurité, je ne suis pas sorti parce que je ne connaissais pas l’état d’âme des enfants qui manifestaient. J’avais peur qu’on m’attaque. Et, peu après, j’ai entendu des coups de feu. C’était les forces de l’ordre. Mais, pour moi, cette manifestation n’est pas bonne. Ce que les enfants ont fait n’est pas normal, ce n’est pas recommandé. Le manque de courant, ce n’est pas à Nongo seulement, c’est partout à Conakry. Aujourd’hui c’est Nongo, demain c’est Kaporo », a dit Aboubacar Soumah.

A rappeler que la desserte du courant électrique a connu une nette dégradation à Conakry depuis plusieurs semaines. Les responsables d’EDG et ceux du ministère en charge de l’énergie ont expliqué que cette situation est due à la baisse du niveau de l’eau dans les barrages hydroélectriques.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Kankan : à quand le procès de Mohamed Gharé, Aziz Diop et du sous-préfet de Bâté Nafadji ?

20 février 2019 à 11 11 19 02192

Les conflits domaniaux sont récurrents dans la région de Kankan et les protagonistes font souvent recours à la justice pour chercher à résoudre le différend. Quelques fois, les autorités administratives s’en mêlent et sont souvent accusées de parti pris. C’est dans ce cadre que le gouverneur et le préfet de Kankan ainsi que le sous-préfet de Bâté Nafadji sont poursuivis par deux citoyens dans un problème domanial rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Où en est-on dans le procès intenté contre le gouverneur et le préfet de Kankan ainsi que le sous-préfet de Bâté Nafadji ? Mohamed Gharé, Aziz Diop et Moussa Souaré, respectivement, sont visés par une plainte formulée par deux citoyens de Bâté Nafadji, en l’occurrence Billyma N’Faly Keita et Mamady Keita.

Les trois responsables administratifs avaient été cités à comparaître au tribunal de première instance de Kankan pour réponde des faits d’atteinte à la liberté individuelle et entrave aux mesures d’assistance, lors d’un conflit domanial qui a opposé des citoyens des districts de Salimoussaya et de Madina, dans la sous-préfecture de Bâté Nafadji.

Mais, les trois prévenus avaient brillé par leur absence les 02 et 23 juillet 2018 au tribunal de première instance de Kankan. Le dossier avait été renvoyé.

Lors de sa prise de fonction, le vendredi 7 septembre 2018, le nouveau procureur du tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, avait promis de faire juger ce dossier.

Mais, le mardi 30 octobre 2018 lors de l’audience, le tribunal a constaté que la citation concernant ce dossier a été mal servie aux. Par conséquent, il a déclaré nulle la dite citation.

Interrogé à ce sujet, le procureur Aly Touré a fait une mise au point. « Quand je suis venu lorsqu’on s’est installé, j’ai fait programmer ce dossier pour le jugement. Parce que, que je vous rappelle que c’est une action qui a été initiée par les victimes. Notre loi permet à certaines victimes d’infractions, de contourner même le procureur de la République et de saisir directement le tribunal pour voir leurs affaires examinées, sous réserve de certaines conditions. Et, ils ont respecté ces conditions, l’affaire a été portée devant le tribunal et l’avocate était présente en personne. En tant que représentant du ministère public, c’est moi qui ai assuré le procureur de la République. A l’audience, nous avons remarqué dans ce dossier que l’huissier qui a travaillé, qui a signifié les actes de procédure avait très mal travaillé. La forme dans laquelle les actes ont été servis était vicieuse. En droit, la forme commande le fond, si la forme est vicieuse, on n’examine pas le fond. La loi dit que l’huissier doit servir les actes de procédure à la personne même de celui qui est concerné. Mais dans cette affaire, je dis clairement ce qui s’est passé, l’huissier a servi les actes aux secrétariats des différentes personnes. Ce qui n’est pas normal. Si vous voulez écrire au gouverneur et au préfet vous l’envoyez dans leurs secrétariats. Mais, si c’est une affaire qui concerne sa propre personne, pas l’administration, il faut toucher sa propre personne, il ne faut pas aller vers son secrétariat », a expliqué Aly Touré, lors de son passage dans l’émission A l’horizon des actualités sur la radio Horizon FM de Kankan.

Selon lui, si la forme du dossier est rectifiée, rien n’empêchera le tribunal de revenir sur le jugement de ce dossier et faire comparaître les trois administrateurs territoriaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Lancinet Keïta, fédéral de l’UFDG à Siguiri : « ceux qui disent que l’UFDG est un parti ethnique… »

20 février 2019 à 11 11 07 02072

La récente sortie de Cheick Oumar Magassouba, secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, qui a annoncé sa démission, secoue la formation politique dans la préfecture. Les autres responsables locaux du principal parti d’opposition du pays ont réagi à cette sortie au cours de leur assemblée générale hebdomadaire, tenue hier, mardi 19 février 2019, dans le quartier Siguirikoura 2. Ils ont dénoncé une tentative de déstabilisation et appelé leurs militants à ne pas se laisser distraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Après une dizaine d’années passées comme secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, Cheick Oumar Magassouba a annoncé sa démission. Il justifie son départ par le fait que le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, est un parti ethnique. Une sortie qui n’a pas laissé indifférents les autres responsables de l’UFDG dans la préfecture. Lancinet Keïta, le secrétaire fédéral par intérim du parti, parle d’une tentative de démobilisation.

« Restons mobilisés pour la victoire en 2020. Pour nous démobiliser, les détracteurs qualifient notre parti comme un parti des peulhs. L’UFDG n’est pas un parti ethnique, c’est un parti national qui rassemble tous les Guinéens sans distinction. Ceux qui disent que l’UFDG est un parti ethnique, qu’ils apportent leur preuve. Leur objectif, c’est de nous démobiliser mais ils se trompent », a-t-il déclaré devant les militants et sympathisants de l’UFDG, qui ont pris part à l’assemblée générale du parti du mardi, 19 février 2019.

Et pour démentir leurs « détracteurs », les responsables de l’UFDG à Siguiri ont présenté une vingtaine de jeunes qui auraient quitté le RPG Arc-en-ciel pour rejoindre l’UFDG. « Nous connaissons maintenant la vérité. Nous avons compris que le bonheur de ce pays est dans les mains de Cellou Dalein Diallo. C’est pourquoi, nous sommes venus adhérer à ce grand parti aujourd’hui. Nous étions tous dans le RPG Arc-en-ciel, aujourd’hui nous avons décidé de rejoindre l’UFDG », a dit Ousmane Condé, le porte-parole des jeunes adhérents.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Amélioration des services de la SEG : la direction générale offre 200 motos aux agents de terrain

20 février 2019 à 10 10 55 02552

La direction générale de la Société des Eaux de Guinée (SEG) vient d’offrir 200 motos à ses agents de terrain de Conakry et de l’intérieur du pays. D’un coût total d’environ 1 milliard 500 millions de francs, ce don permettra de faciliter le déplacement des agents de la SEG pour aller faire leur travail sur le terrain. La cérémonie de remise de ces motos aux bénéficiaires a eu lieu hier, mardi 19 février 2019, au siège de la société à Almamya, dans la commune de Kaloum, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Mamya Kourouma

Dans son discours de circonstance, madame Mamya Kourouma, directrice générale des moyens généraux de la SEG, a commencé par rappeler que lors de la cérémonie de clôture du budget pour l’année 2019, les directeurs et les responsables de la production ainsi que la direction clientèle, se sont engagés devant la direction générale, à travailler pour l’atteinte des objectifs si les moyens étaient mis à leur disposition.

C’est ainsi que la direction générale s’est engagée, à son tour, à les accompagner sur tous les plans. « Aujourd’hui, c’est chose faite, car la direction générale vient d’acheter 200 motos pour l’amélioration des conditions de travail. Ceci est un acte majeur, car il s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des collaborateurs. Nous remercions vivement la direction générale et nous invitons les collaborateurs à en faire un bon usage », a-t-elle lancé.

Ouo Ouo Koulémou

De son côté, Ouo Ouo Koulémou, Directeur Général de la clientèle de Conakry, a dit que quand il s’est agi de planifier les motos, les délégués pour la zone de Conakry ont dit qu’ils voulaient cette fois-ci des motos de marque TVS. Alors, ce message a été transmis au directeur général, qui a pris la décision de satisfaire cette sollicitation des agents, se félicite-t-il. « Je voudrais au nom des collaborateurs qui ont voulu cette qualité de moto vous dire merci, monsieur au directeur général. Ces motos ont été planifiées dans le cadre de la mise en œuvre de notre budget qui inclut tous les objectifs de l’année 2019.

Ces objectifs ont été déclinés au niveau de chaque agence, service commercial. Je voudrais vous rassurer ici que ces motos généralement appelées moyens de déplacement sont pour nous des outils de travail et que nous allons les utiliser de manière à améliorer nettement nos résultats. Ces motos seront suivies pour leur vie physique et pour leur utilité dans le cadre de nos activités », a-t-il promis.

Arafan Mamoudou Camara

Comme son prédécesseur, Camara Arafan Mamoudou, Directeur Général de la clientèle de l’intérieur du pays, s’est réjoui aussi de ce geste de sa direction générale. « Ces motos vont nous permettre d’améliorer nos qualités de service. Ces 65 motos nous permettront de respecter le planning de nos différentes activités. C’est un moment pour nous et tout le personnel de l’intérieur, de remercier très vivement le directeur général et ses adjoints pour cet accompagnement. J’ai la conviction que vous ne serez pas déçus.

Car, ce geste va se traduire par l’amélioration de nos qualités de service. Nous vous en remercions infiniment monsieur le directeur général. J’interpelle tous les collaborateurs de l’intérieur, à utiliser ces outils à bon escient, car ces outils nous ont été donné pour une orientation, rendre service à nos populations », a exhorté monsieur Camara.

Mamadou Djouldé Diallo

De son côté, le Directeur Général de la SEG, Mamadou Djouldé Diallo, a rappelé que lorsque le budget de l’exercice 2019 a été établi, « parmi les moyens d’accompagnement et les prérequis nécessaires à l’atteinte des résultats, il a été formulé plusieurs demandes, notamment la fourniture de 200 motos aux collaborateurs aussi bien de Conakry que des villes de l’intérieur.

Les 200 motos seront destinées à nos releveurs, à nos agents de stations, à nos équipes de maintenance et à nos chimistes itinérants qui veillent en permanence sur la qualité de l’eau, tant à Conakry que dans les villes de l’intérieur. Donc, grâce à la parfaite collaboration et au partenariat que nous avons avec la société TOPAZ, que je voudrais ici féliciter, nous avons fait cette opération de fourniture de 200 motos à travers simplement nos bons de commandes acceptés à 90 jours », a dit le DG de la SEG.

Poursuivant, Mamadou Djouldé Diallo a souligné que ce sont des motos de grande endurance que les agents de la SEG vont utiliser dans le cadre de la satisfaction des abonnés de la société. « Il a été possible d’avoir ces moyens, parce que tout cela a été acheté grâce à nos ressources internes, sur un appui personnel de monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé. Je voudrais en votre nom, le remercier une fois encore très sincèrement pour cet acte qui nous galvanise et qui nous rassure par rapport au soutien de l’Etat au secteur de l’eau.

Chers collaborateurs, au-delà de ces motos, au moment où je vous parle, dans le cadre de l’accomplissement de notre budget et de la qualification de nos services, sur un de nos sites, on est en train de débarquer au-même moment 10 mille compteurs d’eau pour les clients ; 10 mille robinets avant-compteurs pour les coupures commerciales pour les clients indélicats et 10 mille robinets après-compteurs pour permettre les fermetures quand il y a une anomalie à l’avale dans le consommation du client », a notamment fait remarquer monsieur Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Collège Coléah : des disparités dans le niveau d’exécution des programmes

20 février 2019 à 10 10 54 02542
Fodé Kaba Konaté, principal du collège Coléah

Après la suspension de la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), les cours se déroulent normalement dans les écoles publiques du pays. Les statistiques dans l’exécution des programmes connaissent une certaine évolution, même si elles sont mitigées. C’est le cas du collège Coléah, dans la commune de Matam, où certains professeurs sont en avance sur d’autres, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La reprise des cours dans les écoles guinéennes a été effective au lendemain de la signature du protocole d’accord entre le gouvernement et le SLECG. Et jusque-là, élèves et professeurs se donnent rendez-vous dans les salles de classe pour rattraper le temps perdu.

Interrogé ce mardi, 19 février 2019, par un de nos reporters, Fodé Kaba Konaté, principal du collège Coléah est revenu sur l’évolution des cours dans son école. « Si nous prenons les 10èmes années, par matière, en Biologie, parce que le professeur n’a pas observé la grève, à l’heure-là, il est à 52, 60% d’exécution du programme. En Mathématiques, c’est à 22, 75% ; en Chimie, on est à 35, 14%. Pour le cas du Français, c’est à 22, 72% ; en Anglais, dans les deux promotions, c’est à 12, 52%. Quant à la Géographie, le professeur aussi n’a pas observé la grève, donc il est jusqu’à 55% d’exécution du programme. En Histoire, le professeur est presqu’à 28, 12 %. En Physique, en réalité, la promotion des 10èmes années, parce que lui, il était dans la grève, il est dans l’exécution de 11, 15%. »

Fodé Kaba Konaté

En ce qui concerne les cours de rattrapage au collège Coléah, le principal a dit qu’ils sont en train d’être exécutés par beaucoup d’enseignants. « Si nous prenons le cas de Mikael par exemple, qui est le professeur de Français, il est beaucoup avancé pour le programme d’exécution des cours de rattrapage. En mathématique aussi. Beaucoup de matières en tout cas sont programmés pour qu’on puisse vraiment rattraper le temps », a-t-il dit.

En outre, Fodé Kaba Konaté a précisé que dès la reprise des cours, certains professeurs ont suivi le rythme des enseignants contractuels et d’autres ont carrément recommencé les cours. « Il y avait des titulaires qui sont venus, qui ne voulaient plus sentir les contractuels. Donc, les cours donnés par eux, il y a d’autres qui les ont repris carrément. Certains, par leur intelligence, ont compris que les contractuels ont suivi le programme. Eux, ils ont continué. Donc, c’est un peu mélangé », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Evolution des cours : voici l’état des lieux au lycée Senghor et au Collège Yaguine et Fodé

20 février 2019 à 10 10 53 02532

Après trois mois de perturbation des cours dans les écoles guinéennes, l’heure est au rattrapage du temps perdu. Au lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya et au collège Yaguine et Fodé, dans la commune de Matoto, élèves, enseignants et responsables s’activent à combler le vide créé par la grève du SLECG, lancée le 3 octobre dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aloko Doré

Selon Aloko Doré, le principal du collège Yaguine et Fodé, sur les 51,61% prévus, le taux de réalisation se situe entre 45,16% et 48,39 %, soit un écart qui varie entre 3, 22% et 6,45 % pour tous les niveaux confondus.

Parlant de l’Etat d’avancement des cours, Aloko Doré se dit satisfait de la façon dont les choses se passent. « C’est vrai qu’il y a eu des perturbations dans beaucoup d’écoles. Mais, chez nous ici, heureusement qu’il n’y en a pas eu. Sur les 57 professeurs que j’avais, 5 seulement ne venaient pas. On s’est donné les mains pour que tout se passe bien. Et les cours ont été donnés de façon normale », a expliqué monsieur Doré.

Au lycée Léopold Sedar Senghor, ex lycée Yimbaya, sur les 52,39 % prévus, le taux de réalisation est de 48,85%, apprend-on.

Selon le censeur du lycée, Mohamed Kanko Keita, son école est confrontée à un manque d’effectifs en ce moment.

Mohammed Kaki Keita

« Nous avons quelques difficultés depuis le début de l’année. Nous sommes en manque d’un certain nombre de professeurs, notamment un professeur de Chimie, un professeur de Physique, un professeur de Français. Si nous avons des difficultés aujourd’hui, c’est ça. Moi-même, je donne des cours de Français à la place du professeur de Français. Certains contractuels continuent à venir, mais d’autres ne viennent plus. Au départ, on était à 67 contractuels qui étaient avec nous. Mais aujourd’hui, on n’a pas plus de 10. Tous les autres là sont partis », s’est-il plaint.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Exécution des programmes scolaires : l’état des lieux dans certaines écoles de Ratoma

20 février 2019 à 10 10 37 02372
Amara Balato Keïta, proviseur du lycée Kipé

Un peu plus d’un mois après la fin de la grève des enseignants qui a durement affecté l’année scolaire en cours, quelle est la situation qui prévaut dans les écoles ? Pour tenter d’avoir une réponse à cette question, un reporter de Guineematin.com a fait un tour dans certaines écoles de la commune de Ratoma.

Lorsque les cours ont repris normalement dans les écoles du pays le 13 janvier 2019, les responsables d’écoles tout comme les enseignants avaient un véritable défi. Celui de faire en sorte que les programmes d’enseignement puissent être achevés avant la fin de l’année et que les élèves assimilent les cours. Environ 5 semaines plus tard, Amara Balato Keïta, le proviseur du lycée Kipé, reste confiant. Il assure que la grève déclenchée en début d’année par le SLECG n’avait pas affecté son école et qu’aujourd’hui l’exécution des programmes va bon train.

Amara Balato Keïta

« Les cours fonctionnent normalement ici, la grève n’a pas affecté les programmes d’étude dans mon école. Les cours ne se sont pas arrêtés ici. Après la grève nous n’avons pas repris les cours, nous les avons continués. J’ai dit à mes enseignants de venir régulièrement à l’école, on ne reviendra pas sur les cours déjà dispensés. Les cours ont continué chez moi. En ce qui concerne l’état d’avancement des programmes, si nous prenons par exemple la classe de Terminale Sciences Mathématiques, nous sommes à 45,22% ; Sciences Expérimentales, nous sommes à 35,53% ; Sciences Sociales 41,99%. Pour toutes les disciplines, on peut être à 38% du taux d’exécution », souligne-t-il.

Le proviseur reconnaît cependant, qu’il y a un retard au niveau de l’exécution des programmes dans son école et que « beaucoup d’efforts restent à fournir pour la suite ». C’est pourquoi, dit-il, « nous avons mis en place des cours de rattrapage. Grévistes et non-grévistes sont unanimes du retard des programmes, ils ont décidé de faire des cours de rattrapage. C’est-à-dire, chacun va se donner à fond pour que nos élèves aient le niveau de l’année. Et, je suis sûr que cela se fera. Mes enseignants sont à féliciter », a dit le proviseur du lycée Kipé.

Simity Kaly Bah

Le constat est le même au collège Kipé. Là aussi, Simity Kaly Bah, directeur des études chargé de la 9ème et de la 10ème année, parle d’un programme spécial visant à rattraper le temps perdu en début d’année. « Nous sommes à la troisième semaine des cours de rattrapage, qui se tiennent de 15h à 17h30. Un grand retard avait été constaté mais qui a été finalement comblé au fur et à mesure que les cours de rattrapage s’effectuent. Actuellement, on est dans les 38%. On doit atteindre 50%. On a presque 10% de retard. Cet écart sera comblé dans la quatrième semaine. Il y en a même qui veulent donner les cours pendant les jours de repos. Nous sommes certains que le vide sera comblé », promet-il.

Issa Kouyaté

Par contre, au lycée 2 de Lambanyi, pas besoin d’organiser des cours de rattrapage. Car, l’école est déjà en avance dans l’exécution des programmes, selon son proviseur, Issa Kouyaté. « Nous sommes à un pourcentage qui a été déterminé autour de l’établissement du calendrier scolaire. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes à 58% du taux d’exécution dans toutes les disciplines. Parce qu’il n’y a pas eu de retard ici, notre école n’a pas observé la grève. Nous allons continuer avec la même mobilisation des professeurs pour que nous puissions terminer les programmes avant la fin de l’année scolaire », rassure le proviseur.

Pour l’heure, aucune date n’a encore été annoncée pour la tenue des compositions de fin d’année et des examens nationaux. Ces évaluations devraient certainement être programmées en fonction du niveau d’évolution des programmes d’enseignement dans les écoles.

Mohamed DORE pour Guineeamatin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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