Elhadj Ibrahima Bangoura

On assiste ces derniers temps à un ballet d’anciens chefs d’Etats en Guinée. Après Abdoulaye Wade (Sénégal) et François Hollande (France), c’est Nicolas Sarkozy qui est attendu très prochainement dans la capitale guinéenne.

Interrogé à ce sujet, ce mercredi 20 février 2019, par un reporter de Guineematin.com, le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura pense que cela peut avoir plusieurs interprétations, d’autant plus que rien ne filtre des entretiens en Alpha Condé et ses hôtes.

Selon Elhadj Ibrahima Bangoura, « ces visites d’anciens chefs d’Etat peuvent avoir plusieurs interprétations, soit pour des raisons personnelles, les gens viennent en consultation auprès du chef de l’Etat qui a besoin peut-être de leur expertise. On peut le penser ainsi, même si nous ne sommes pas dans les secrets des initiés de la présidence de la République. On peut placer ces visites dans ce cadre là, parce que rien ne filtre. Et, nous n’avons pas une crise immédiate en vue dans le pays. La crise imminente n’est pas là. Et, s’il y a crise, ce ne sont pas ces personnalités qui se déplacent. Il y a d’autres structures au niveau sous-régional ou continental ou des Nations Unies qui se déplacent », a dit le vice-président de l’Union des Forces Républicaines.

Toutefois, si ces anciens présidents sont en Guinée pour inviter Alpha Condé à favoriser l’alternance en 2020, Elhadj Ibrahima Bangoura trouve que ce serait une très bonne initiative. « Je pense que si c’est dans ce cadre-là, ces visites-là sont bienvenues. Un bon conseil est toujours bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution. Les peuples de l’Afrique de l’Ouest sont allergiques à ce qu’on touche à leur Constitution. Je pense qu’un troisième mandat sera difficilement accepté dans le pays aujourd’hui. Si ces anciens chefs d’Etat sont là dans ce cadre, c’est bienvenu, parce que nous n’avons pas besoin de crise chez nous. Les guinéens n’ont pas besoin d’une crise », a dit avec insistance ce proche de Sidya Touré.

En ce qui concerne la violente attaque contre le cortège du chef de file de l’opposition, samedi dernier, par des véhicules blindés de la CMIS (Compagnies Mobile d’Intervention et de Sécurité), l’honorable Ibrahima Bangoura s’est dit choqué. « Ça, c’est une faute. Il faudrait que nos forces de sécurité apprennent à être des forces républicaines. Ce ne sont pas des forces qui sont là pou agresser les citoyens, à plus forte raison une personnalité politique de la stature d’Elhadj Cellou Dalein. Cela a choqué plus d’un. Personnellement, j’ai été choqué ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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