Avant même l’augmentation du prix du carburant, annoncée par le gouvernement, les habitants de Labé achètent l’essence déjà beaucoup plus cher que prévu. Fixé à 9.000 francs à la pompe, le litre de carburant est vendu aujourd’hui à 15.000 francs au marché noir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors que le gouvernement n’a annoncé aucune date pour procéder au réajustement du prix du carburant à la pompe, une véritable spéculation est en cours à Labé. Ce dimanche, 30 mai 2021, les habitants de la ville se sont réveillés avec une crise de carburant. Toutes les stations-service sont fermées, laissant le monopole de la vente de l’essence au marché noir. Une aubaine pour les acteurs de ce marché parallèle, qui fixent les prix à leur guise. Une situation que déplore Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé.

Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé

« J’ai quitté Saala Ndouyébhé pour venir chercher du carburant en ville, parce qu’il n’y a pas de station-service là-bas. Mais je suis venu trouver que toutes les stations sont fermées. Après avoir fait un tour dans la ville, j’ai décidé de me tourner vers le marché noir, parce que j’ai un programme urgent. Et j’ai acheté le litre d’essence à 15.000 francs au marché noir. C’est vraiment décevant de constater une telle situation, car le gouvernement n’a même pas annoncé d’abord l’augmentation du prix du carburant. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui en profitent pour faire de la spéculation », regrette ce citoyen.

Ce conducteur de taxi moto observe aussi cette situation avec beaucoup d’amertume. « La situation me dépasse. Le litre de carburant se vend à 15.000 francs au marché noir. Cela ralentit nos activités parce que nous, on n’a pas augmenté les frais de transport par tronçon. Je demande au gouvernement de faire vite une déclaration pour situer les gens sur cette affaire de carburant », a-t-il lancé.

A noter que certaines stations-service de la ville ont repris le travail ce lundi matin, en vendant le litre d’essence au prix normal (9000 francs). Les usagers d’engins roulants font la queue pour être servis.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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