Sangaréah (Pita) : arrestation d’un présumé voleur qui était recherché à Télimélé

25 mai 2019 à 5 05 23 05235

Amadou Barry, un présumé voleur bien connu des services de sécurité de Sinta, dans la préfecture de Télimélé, a été arrêté avant-hier, jeudi 23 mai 2019. Ce sont des citoyens qui ont mis main sur le jeune homme, accusé de vol de bétail, à Sangaréah, une sous-préfecture de Pita. Il a été conduit au commissariat urbain de Sinta d’où il s’est échappé récemment, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Joint au téléphone, le Lieutenant Pierre Béavogui, commissaire urbain de police de Sinta, a expliqué les circonstances de l’arrestation de ce voleur présumé. « C’est un récidiviste. Il a été arrêté pour la première fois dans une affaire de vol moto. Mais, il a réussi à s’enfuir. Quelques semaines après, il a volé du bétail qu’il est parti vendre dans la sous-préfecture voisine de Sangaréah, dans la préfecture de Pita.

C’est là-bas qu’il a été appréhendé par des citoyens grâce à la collaboration des présidents des coopératives des éleveurs de Sinta et de Sangaréah. Quand les jeunes de la localité l’ont arrêté, on nous a informés. Moi-même, je me suis rendu sur les lieux avec une équipe pour le récupérer. Actuellement, le nommé Amadou Barry, âgé de 25 ans, se trouve dans nos locaux. Après les enquêtes préliminaires, il sera déféré à la justice de Télimélé », a-t-il expliqué.

Ce responsable de la police de Sinta a salué le travail des citoyens de Sangaréah qui ont mis main sur ce jeune homme. Il en a profité pour appeler à une bonne collaboration entre les habitants de Sinta et ses services. « Nous demandons une franche collaboration entre la population et nous, entre les citoyens et les autorités des services de sécurité.

Ce qui reste clair, c’est qu’on ne peut pas travailler sans eux, ce sont eux qui nous fournissent des informations. Les malfrats se cachent dans les villages, dans les districts. Si les citoyens collaborent avec nous, nous pourrons effectivement dénicher tous les bandits à Sinta », estime le Lieutenant Pierre Béavogui.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

Lire

Kankan : reprise des travaux à l’usine de coton après quelques semaines d’inactivité

25 mai 2019 à 5 05 18 05185

Les activités ont repris hier, vendredi 24 mai 2019, à l’usine du projet coton de Kankan. Cette reprise fait suite à l’obtention du carburant dont la rupture avait causé l’arrêt des travaux dans cette usine, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après près de 20 jours d’arrêt, les moteurs de l’usine de coton située au quartier Kankan-Coura se sont remis en marche ce vendredi matin. Un ouf de soulagement pour les travailleurs de cette unité industrielle. « L’usine à bel et bien recommencé à fonctionner, le carburant est venu et tout est rentré dans l’ordre. Les transporteurs aussi ont été payés et le déchargement des camions dépendra de la cadence de l’usine », a expliqué Kaba Camara, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine du projet coton de Kankan.

Soulagement aussi des transporteurs de l’or blanc qui attendaient depuis trois semaines le déchargement de leurs camions et le payement de leurs frais de transport. Même s’ils n’ont pas pu débarquer encore tous leurs chargements, ils sont rentrés quand même en possession de leur dû, confirme Salla Kourouma, membre du syndicat des transporteurs, qui était en tête de peloton des négociations entre les transporteurs et les responsables de l’usine. « Ils ont été tous payés hier soir et on a commencé le déchargement des camions. Et, l’usine aussi a commencé à travailler, il n’y a pas plus aucun problème », a-t-il dit.

A rappeler que les activités de cette usine étaient arrêtées depuis le 05 mai 2019, en raison d’une rupture de carburant. Bloqués depuis deux semaines dans l’enceinte de l’usine, les transporteurs de coton ont manifesté le lundi, 20 mai dernier sur place. Ils exigeaient le déchargement de leurs camions et le payement de leur agent.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Symposium sur l’UA : COPE-Guinée décerne le prix du leader africain 2019 au président Al-Sissi

25 mai 2019 à 5 05 15 05155

Organisée par la coordination des organisations non gouvernementales pour la promotion de l’excellence (COPE-Guinée), la troisième édition du symposium international sur l’Union africaine s’est tenue hier, vendredi 24 mai 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry.

Ce symposium qui s’article sur « les réformes en cours au niveau de cette institution continentale et du rôle de son président en exercice » a connu la présence entre autres : des représentants des ambassades d’Egypte et du Sénégal en Guinée, des représentants des ministères guinéens de la coopération et du commerce et des cadres du PDG (le parti du président Ahmed Sékou Touré). Au cours de cette rencontre, le président égyptien et président en exercice de l’Union africaine, Abdel Fattah Al-Sissi, a été honoré du « prix du leader africain 2019 » par la COPE, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre

Fille de l’Organisation de l’Unité Africaine (créée le 25 mai 1963), l’Union africaine (créée le 09 Juillet 2002) compte aujourd’hui 54 pays membres. Et, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, est l’actuel président en exercice de cette institution continentale. C’est donc pour donner plus de visibilité aux réformes en cours au sein de cette institution que la COPE-Guinée a organisé cette troisième édition du symposium international de l’Union africaine. Un symposium au cours duquel le coordinateur de la COPE-Guinée, Paul Kamano, a loué les efforts du dirigeant égyptien pour donner plus d’indépendance à l’UA.

Paul Kamano

« En succédant en janvier 2019 au président Paul Kagamé à la tête de l’Union africaine, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a affiché l’ambition de mettre en pratique la difficile tâche de réformer l’Union africaine. Il fera de l’application des propositions une priorité, parallèlement aux questions d’ordre sécuritaire (…). Pour Abdel Fattah Al-Sissi, il faut en finir avec la dépendance financière. Parce que l’organisation est sous les feux des critiques à cause de sa dépendance à l’égard des bailleurs internationaux… Les réformes de l’institution sont importantes, mais elles ne doivent pas nous faire perdre de vue que les conflits africains ont évolué. Les nouvelles menaces telles que le djiadisme transnational et les réseaux criminels aggraves des conflits plus traditionnels… Ce symposium est la contribution de la société civile guinéenne, à travers COPE-Guinée, à faire bouger les lignes sur le continent africain. Il donne une direction stratégique qu’il juge utile pour l’épanouissement du continent », a indiqué Paul Kamano.

Par ailleurs, le coordinateur de la COPE-Guinée a déclaré que l’Afrique doit se retirer du traité de Rome qui institue la cour pénale internationale. « C’est une cour à sens unique qui n’emprisonne que les dirigeants africains. Il faut que pour garantir la sécurité des chefs d’Etats africains et leurs familles, si on souhaite l’alternance en Afrique, renoncer à des poursuites contre nos dirigeants, au risque de les voir se cramponner au pouvoir », a-t-il expliqué.

Au cours de ce symposium, la COPE-Guinée a décerné le « prix de leader africain 2019 » au président Abdel Fattah Al-Sissi.

C’est un manière de dire aux africains de trouver des solutions africaines aux problèmes africains, a précisé Paul Kamano.

Au nom de son président et président en exercice de l’Union africaine, El Sayed Nabil Morsi, adjoint du chef de mission à l’ambassade de l’Egypte en Guinée, a remercié COPE-Guinée pour ce geste en faveur du président Abdel Fattah Al-Sissi. Il a ensuite réitéré l’engagement de son pays à rechercher des solutions aux problèmes de l’Afrique.

El Sayed Nabil Morsi

« Nous croyons que les problèmes africains ne peuvent être résolus que par les africains. Et, nous ne ménagerons aucun effort dans la lutte contre le terrorisme qui reste une grave menace pour notre continent. Mais, cette lutte demande la collaboration de tous les Etats africains dans le domaine de la sécurité et la contribution des institutions religieuses sur tout le continent. Dans son soutien à ses frères et sœurs africains, l’Egypte a récemment apporté son assistance à nos frères de Mozambique, Malawi et Zimbabwe, après le passage de l’ouragan Idai, en apportant des tentes, des vivres et des médicaments », a dit le représentant de l’ambassade de Guinée à ce symposium.

En outre, El Sayed Nabil Morsi a indiqué que son pays encourage l’entrée en vigueur de l’accord de libre échange sur le continent africain. Un accord de libre-échange et d’intégration économique sur lequel pèse actuellement « un défi qui est le manque d’infrastructures durables ».

A noter qu’un film qui retrace le chemin parcouru (de 1963 à 2019) par l’UA (née en 2002 des cendres de l’OUA) a été projeté à l’intention du public.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire