Vaccination contre la fièvre aphteuse : le ministre de l’élevage lance la campagne à Boké

24 mai 2019 à 17 05 12 05125

La campagne nationale de vaccination contre la fièvre aphteuse a été lancée ce vendredi, 24 mai 2019 à Denken, localité de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. C’est le ministre de l’Elevage, Roger Patric Millimono qui a présidé la cérémonie, en présence des autorités locales et des partenaires techniques et financiers, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Ansoumane Zito Coumbassa

Dans son discours de bienvenue, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a indiqué que la population de sa circonscription est à majorité agro-pastorale et l’élevage constitue la seconde activité après l’agriculture. Et selon lui, l’élevage à Kolaboui a été confronté à de sérieuses difficultés ces jours-ci, à cause de cette fièvre aphteuse. « La maladie à fièvre aphteuse a provoqué d’importantes pertes économiques au niveau des éleveurs à cause de sa contagiosité, des difficultés liées au traitement et de notre système d’élevage. Nous espérons qu’avec cette campagne de vaccination, qui est le seul moyen de lutte efficace contre la maladie, des milliers de bovins pourront être sauvés. Et que par conséquent, elle contribuera significativement au développement de l’élevage à Boké en général et particulièrement à Kolaboui », a-t-il dit.

Dr Doré Molou

De son côté, Dr Doré Molou, directeur national adjoint des services vétérinaires, a souligné que cette épidémie de fièvre aphteuse frappe le cheptel guinéen depuis mai 2018. A ce jour, dit-il, ce sont 27 préfectures qui sont touchées avec des taux élevés de mortalité et de morbidité. « Les répercussions économiques de cette maladie sont significatives. Cette crise sanitaire provoquée par la fièvre aphteuse a entraîné la fermeture des principaux marchés à bétail dans les zones affectées, la baisse considérable des superficies cultivées par les bœufs de labour, une perte économique estimée à plus de 2 milliards de nos francs.

Face à la gravité de la situation, le ministère de l’élevage a adressé une requête de financement à ses partenaires pour faire face en urgence et organiser la riposte. Cette requête a été favorablement accueillie par les partenaires et plusieurs activités ont été réalisées dont entre autres : les missions d’investigation et de diagnostic, qui ont permis de déterminer la stéréotype et la phylogénie du virus aphteuse ; l’élaboration du plan de riposte comportant 5 volets ; l’acquisition de 350 mille doses de vaccins polyvalents contre la fièvre aphteuse », a notamment indiqué le directeur national adjoint des services vétérinaires.

Dr Mohamed Hama Garba

Pour sa part, Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, a exprimé la satisfaction de son institution d’avoir été associée à toutes les étapes de ce processus de lutte contre la fièvre aphteuse dans notre pays. « En effet, dès l’éclatement des premiers foyers de la fièvre aphteuse, la FAO a été sollicitée pour apporter une assistance technique à la Guinée. C’est dans ce cadre que nos équipes techniques se sont mobilisées aux côtés de celles de votre département, pour produire tous les documents techniques qui soutiennent la recherche d’un tel financement. C’est ainsi qu’un plan d’urgence et un plan de contrôle ont été élaborés. Nous avons ensuite participé à vos côtés à toutes les phases de présentation et de validation des stratégies proposées », a-t-il rappelé.

Ibrahima Magazi

S’exprimant au nom de la Banque Mondiale en Guinée, Ibrahima Magazi a reconnu que cette maladie de fièvre aphteuse a eu de graves conséquences sur le cheptel guinéen (bovins, ovins et caprins), entraînant la perte de 880 têtes de bovins pour les éleveurs. Et, c’est ce qui a poussé son institution à mettre la main à la poche pour assister le gouvernement guinéen, précise-t-il. « Au regard de cette situation sanitaire préoccupante, la Banque Mondiale, à travers ces projets actifs, a accepté de financer le plan d’urgence pour un montant de 1 078 377 (un million soixante-dix-huit mille trois cent soixante-dix-sept) dollars dont 1 028 377 sur le projet REDISSE et 50 000 sur le PASAG pour aider le gouvernement dans les efforts de riposte à la maladie. Cet appui a servi à couvrir les activités de communication, de renforcement de la surveillance de la maladie, d’achat des vaccins, de suivi et supervision de l’opération de riposte et d’application des mesures de police sanitaire », a-t-il expliqué.

Patrick Millimono

Très satisfait de l’engouement des partenaires techniques et financiers que sont la Banque Mondiale et la FAO à accompagner la Guinée dans la lutte contre cette fièvre aphteuse, le ministre de l’élevage a dit son optimisme quant à l’éradication totale de cette maladie dans notre pays. « Cette maladie qui a été constatée en mai 2018, s’est propagée dans 27 préfectures de la Guinée avec des taux élevés de morbidité et de mortalité qui ont affecté près de 72 000 animaux exposés, 7467 cas de suspects et 871 animaux morts. C’est pourquoi, je demande aux éleveurs et leurs organisations professionnelles de se mobiliser pour conférer un succès éclatant aux opérations de vaccination contre la fièvre aphteuse qui, j’espère, sera un lointain souvenir », a dit Roger Patric Millimono.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Déguerpissement à Ratoma : « c’est un acharnement », dénonce un conseiller communal

24 mai 2019 à 16 04 25 05255

Les déguerpissements à répétition menés ces dernières semaines dans la commune de Ratoma ne laissent pas indifférents les autorités de cette collectivité de la capitale guinéenne. Mamadou Cellou Diallo, un conseiller à la mairie de Ratoma, dénonce un acharnement contre les habitants de cette commune. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com, ce vendredi, 24 mai 2019.

Quelques semaines après le drame de Kaporo-Rails et Kipé 2 ou au moins 1 204 familles ont été expulsées de leurs maisons qui ont été démolies, le gouvernement guinéen est entré en action à Dar es-salam. Toutes les maisons situées aux abords de la plus grande décharge publique de Conakry sont en train d’être démolies depuis hier jeudi, 23 mai 2019.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma

Une situation que Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma, observe avec beaucoup d’amertume. Il dénonce un acharnement contre les citoyens de sa commune. « On peut assimiler cela à un acharnement. Parce que Ratoma n’est pas la seule commune de Conakry où il y a des zones réservées, mais c’est la seule commune où à tout moment, l’Etat vient pour démolir. Il y en a qui me diront non ils ont sévi à Dabondy et ailleurs, mais à Ratoma c’est devenu vraiment très récurrent. La plaie de Kaporo-Rails n’est pas encore guérie, c’est une autre plaie qu’on est en train de provoquer à Dar es-salam. C’est vraiment déplorable ! » S’insurge cet élu local.

Il indique que la mairie de Ratoma a, pourtant, tenté d’éviter cet autre déguerpissement, mais en vain. « Nous avons été écoutés mais nous n’avons pas été entendus. Pour Dar es-salam, ils avaient appelé à une réunion entre le chef de quartier de Dar es-salam et la commune, ils ont présenté le projet. Mais, bien avant l’éboulement de 2017 qui avait causé 9 morts, ils avaient commencé à parler de déguerpir les citoyens de cette zone. Et le président de la délégation spéciale d’alors, avec le chef de quartier, avait soutenu que ce n’était pas la bonne solution.

La solution était qu’on déplace le dépotoir d’ordures et qu’on laisse les citoyens vivre là. Lorsqu’ils nous ont invités à la réunion, le ministère a dit que cela n’était pas possible parce qu’il y aurait un financement de la BID qui attendait et qu’on risquait de perdre. Apparemment, ici on accorde plus d’importance à l’argent qu’à la vie humaine », regrette Mamadou Cellou Diallo.

Ce conseiller communal annonce tout de même que la mairie de la commune de Ratoma reste aux côtés des déguerpis pour leur apporter son appui. « Quand il y a eu cette histoire, ils ont proposé un dédommagement de 20 millions de francs guinéens mais les principaux concernés ont rejeté ces 20 millions. Le premier travail que nous (la mairie) on a fait à notre niveau, a consisté à faire un recensement de ceux qui vont être victimes de déguerpissement, et nous avons pensé à mettre en place une commission qui va se charger de s’occuper de cette crise. Actuellement, cette commission est en train de travailler avec les citoyens sur le terrain », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: 224 623 53 25 04

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Démolition à Dar-Es-salam : de nouveaux bâtiments ciblés par le Gouvernement

24 mai 2019 à 15 03 47 05475

C’est un fait nouveau et qui fait déjà grincer des dents ! Après avoir fini de démolir les anciennes maisons, cochées et supposées être proches de la décharge de la Minière, les agents du ministère de la Ville et de l’Aménagement du territoire, escortés par les forces de l’ordre, viennent de cocher plusieurs autres maisons environnantes, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur le terrain.

A peine avoir vu les machines destructrices se retirer, les citoyens de Dar-Es-Salam ont été surpris de voir les agents du ministère de la Ville, accompagnés des gendarmes, venir cocher de nouveaux bâtiments. Sur place, c’est la consternation. Des mères de familles pleurent et la tension est montée d’un cran.
Au moment où nous écrivions ces lignes, les opérations de démolition de ces nouveaux bâtiments ciblés n’ont pas encore démarré ; mais, la tension est perceptible entre populations et forces de l’ordre.

A rappeler que le ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma, s’est fait annoncer sur place depuis le début des opérations hier, jeudi 23 mai 2019. Mais, il n’a pour le moment pas osé y mettre le pied ! Peut-être qu’il est difficile, même à Ibrahima Kourouma de croiser le regard hagard de ces pauvres populations, rendues misérables par la gouvernance Alpha Condé…

Alpha Assia Baldé est à Dar-es-salam pour Guineematin.com

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Dr Abdourahmane Diallo, DG du Partenariat RBM (Roll Back Malaria) : le fils de son père !

24 mai 2019 à 13 01 09 05095

C’est toujours avec beaucoup de fierté qu’un père voit son fils embrasser son métier. Sékouba et Kabinet ont hérité de la voix mâle de l’illustre Sory Kandia Kouyaté ; le Général Sékouba du capitaine Doubani Konaté ; Elhadj Badrou de Thierno Abdourahmane Bah ; Julien de Mamadou Aliou Kéita Njoléa ; Abdourahmane de Docteur Mamadou Saliou Diallo et de Nénédio Souaré, infirmière d’Etat.

Le grand père et homonyme était aussi docteur, mais vétérinaire celui-là. Il a longtemps servi à Youkounkoun en pays Coniagui, et eut des fils remarquablement bien formés : Hadja Néné Gallé ; l’ingénieur des ponts et chaussées, Chérif ; l’administrateur civil, Saïkou Yaya, etc.

Comme on le voit, l’ancien ministre de la Santé de la République de Guinée est né et grandi dans la rigueur d’une éducation et une formation académique assidue estampillée d’excellence, même en dehors du pays où son expertise est sollicitée pour conduire des programmes et projets dans plusieurs pays à travers le monde.

C’est ce qui lui a valu d’arracher, au prix d’un concours auquel cinq cents candidats ont pris part, le poste de responsable de l’ONU-Palu, quelques mois seulement après son départ du gouvernement. Une récompense du mérite dans la perpétuation des valeurs de ces illustres cadres de sa famille paternelle et maternelle dont l’ancrage académique et sociologique en font le creuset de la préfecture de Mali.

Descendant du Kaldouyanké, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé, dont l’ardente braise est entretenue par son père, docteur Diallo à travers la fondation Abdourahmane, dégage le profil d’un cadre compétent doté d’une grande intelligence, courtois et humble qui a horreur des souverainetés excessives.

Cette histoire vécue le confirme. Un jour, alors qu’il était Ministre de la Santé, nous avons pris un vol d’Air France au départ de Paris pour Conakry, via Nouakchott, en Mauritanie. Au dessus du détroit de Gibraltar, une passagère arabe, voulant mettre son bébé dans le berceau, le fit maladroitement tomber. Des pleurs incessants s’en suivirent au point que l’équipage n’écarta pas l’idée de faire demi-tour pour atterrir dans la ville espagnole la plus proche. C’est en ce moment qu’une hôtesse commença à se demander s’il n y avait pas un médecin à bord. Je lui fis appel et lui indexa Abdourahmane, dont j’étais séparé de quelques fauteuils seulement en business.

J’ai dit à l’hôtesse que c’était le ministre de la Santé de la République de Guinée, de surcroit mon beau frère (cousin à ma femme), mais de ne pas lui dire qui était son informateur. L’hôtesse alla présenter ses civilités à Abdourahmane qui demanda qu’on lui amena le bébé, toujours en pleurs dont les parents étaient devenus anxieux.

Alors, Abdourahmane tint tour à tour les bras du bébé, le secoua et le posa sur ses genoux. Le bébé arrêta de pleurer et se mit à jouer et nous continuâmes le vol sur Nouakchott où le couple devait descendre avec beaucoup de compliments adressés à Abdourahmane. L’hôtesse me remercia et c’est à travers ces lignes qu’Abdourahmane saura que c’était bien moi l’informateur.

Peut être que la chance d’Abdourahmane, c’est d’être parmi les héritiers d’une longue tradition de la présence de l’école française dans Mali, voulue et surtout entretenue par un chef charismatique, clairvoyant et visionnaire, Thierno Chérif Yembéring. Ce chef de canton, tout comme Alpha Saliou Porédaka (Mamou), avait très tôt compris qu’il fallait aller apprendre à « souder le bois au bois », comme l’a écrit cheik Hamidou Kane, dans son roman « l’Aventure ambiguë ».

C’est pourquoi, Yembéring et Porédaka portèrent le nom flatteur de « quartier Latin » du Fouta Djallon et l’illustrèrent par le mariage entre le brillant Boubacar Telli Diallo et Nénan Kadiatou Sampiring Diallo.

Ils prirent d’assaut, par centaines, l’école française et furent des cadres dans tous les domaines de la vie nationale : le ministre des travaux publics, Cellou Bamba ; le brillant magistrat, Abdoul Ghadiri Wora, docteur Souleymane ; l’ingénieur, Alimou Diallo ; les cousins d’Abdourahmane : Mamadou Saliou ; Aissatou Tidiane, docteur et fonctionnaire internationale ; Binta Tidiane, Ousmane Hafia, l’autre Abdourahmane, la liste est longue de ces fils et filles des cantons de Dougountouny, Yembéring et Madina Wora, à aristocratie régnante Kaldouyanké dont les compétences avérées font l’unanimité, contrairement à bien des cantons du Fouta Djallon.

Et ce n’est pas tout, car Abdourahmane a tété le savoir au sein d’une mère issue d’une prestigieuse famille maraboutique : les Souaré. Celle du Premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré ; du ministre et ancien basketteur international, Ousmane Souaré ; de l’inspecteur des douanes, Minkael Souaré, en alliance familiale avec les Tounkara, celle du ministre des Sports du triplé du Hafia77, Manma Tounkara, des Sacko et des Dieng, la descendance du chef de canton de mali-centre, Alpha Mamadou Cellou Dieng, le père de l’historien-archéologue Ousmane Dieng, et grand père maternel du cardiologue, le professeur Dadhi Baldé. Non loin de là, Somba, le village du boxeur-député Lansana Béa Diallo.

La caravane du savoir prend tout Mali, jusqu’à Donghel Sigon, Salambaldé, Fougou, Hidaya, Lébékeré et Balaki.

C’est donc ces terres labourées par la charrue de l’histoire, ensemencées des graines du pouvoir et du savoir qui sont celles de l’éminent médecin et fonctionnaire du Système des Nations Unies. Abdourahmane Diallo, un des guinéens qui fait merveilleusement bien la fierté de la Guinée. Peut-être, comme le président Abdou Diouf, il n’a jamais traversé la rue pour acheter une miche de pain chez le boutiquier. Il tient une planchette du coran sur les genoux un livre dans les bras ou encore une plume dans l’encrier.

Rien à dire. Quand on a tété le savoir au sein et à la barbe de si valeureux parents, appartenant à deux emblématiques familles, on ne peut faire autrement ni être autre chose que soi-même.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

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Conakry : une délégation libérienne chez le ministre de la Défense nationale

24 mai 2019 à 13 01 07 05075

Dans la matinée de ce vendredi, 24 mai 2019, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, a reçu une délégation libérienne.

Porteuse d’un message du président Georges Weah, cette délégation était conduite par Nathaniel F. McGill, ministre chargé des Affaires présidentielles, et comprenait entre autres le chef d’Etat-major général des armées du Libéria.

Les deux personnalités ont mis l’occasion à profit pour discuter du renforcement de la coopération entre les Républiques sœurs du Libéria et de la Guinée, notamment dans le cadre de la sécurité transfrontalière et du partage de renseignements.

Dr. Mohamed Diané (entouré de ses proches collaborateurs) a assuré ses hôtes de la disponibilité de la Guinée à travailler en étroite collaboration avec les autorités libériennes dans différents domaines d’intérêts communs.

Le ministre libérien en charge des Affaires présidentielles a, pour sa part, rappelé les liens historiques qui unissent son pays à la Guinée depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine. Il a indiqué que le Libéria, reconnaissant, reste et demeure un partenaire fiable de la Guinée.

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Les dérives d’un pouvoir en perdition !

24 mai 2019 à 12 12 49 05495

Par Fodé Mohamed Soumah, président du parti GéCi : Encore une fois, les autorités guinéennes retombent dans ce qu’elles savent faire de mieux. C’est-à-dire détruire à tout-va, et/ou déplacer les problèmes, car dans l’incapacité de les résoudre. Cette frénésie aveugle et les nombreuses actions improvisées se transforment allégrement en un cynisme édulcoré de manipulation/prostitution politicienne, afin de détourner les esprits des priorités existentielles.
Aujourd’hui, la mal gouvernance institutionnalisée sonne le glas d’un pouvoir à bout de souffle, empêtré dans la spirale des malversations financières, le détournement des deniers publics, le trop-plein de désespérance sociale…
Ce pouvoir a montré ses limites, et cherche à protéger ses intérêts à travers la pérennisation du système en place. D’où les tentatives de renouvellement de bail.
Les images de la casse parlent d’elles-mêmes. On y voit les traces d’un Etat opportuniste, et la main invisible de fonctionnaires véreux, qui permettent aux populations d’habiter où elles veulent/peuvent.
Pour l’heure, les drames se multiplient avec des familles dispersées, des milliers d’emplois perdus, des enfants scolarisés en vacances forcées, l’insécurité, l’insalubrité… En toute impunité, et en l’absence d’un réel contrepouvoir.
Au vu des opérations en cours à Dar es Salam, et après avoir transformé la zone Kaporo rails-Kipé 2 en no man’s land, quel est le prochain écran de fumée ?
Fodé Mohamed Soumah
Président de la Génération Citoyenne « GéCi »

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Alexandre Brégadzé nommé le Chef de la Représentation de la Compagnie RUSAL en Guinée

24 mai 2019 à 12 12 37 05375

Communiqué : Conakry, le 24 mai 2019. – RUSAL, un des plus grands producteurs d’aluminium au monde, annonce la nomination d’Alexandre Brégadzé en tant que Chef de la Représentation de la Compagnie en Guinée.

Avant de rejoindre RUSAL, Alexandre Brégadzé avait exercé les fonctions de l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Guinée du 9 mars 2011 au 22 mars 2019. C’est au cours de l’exercice de ces fonctions que le Centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS) avait été construit et intégralement équipé en pleine épidémie Ebola en Guinée dans la région de Kindia en 2015 avec sa participation active. Les investissements de RUSAL dans la construction du CREMS se sont élevés à plus de 10 mln de dollars américains. Actuellement les recherches post-enregistrement du vaccin contre la maladie à virus Ebola « GamEvakCombi » de conception russe sont en cours de finalisation au sein du CREMS.

Dans ses fonctions du Chef de la Représentation de RUSAL en Guinée Alexandre Brégadzé prévoit de se concentrer sur les objectifs visant à assurer un fonctionnement efficace des activités de la Compagnie en Guinée.

« Les axes prioritaires de ma mission en Guinée en ma nouvelle qualité porteront sur la finalisation des travaux de réhabilitation et sur le lancement de la deuxième ligne de production de l’usine de FRIGUIA, ainsi que le développement du projet de bauxite DIAN-DIAN dans la région de Boké. Pour ce qui est du développement durable en Guinée, les projets prioritaires pour RUSAL sont ceux dans les domaines d’éducation, de santé, d’accès de la population guinéenne à l’eau potable de qualité » – a noté Alexandre Brégadzé. La Compagnie poursuivra son programme d’envergure « Bourse RUSAL-2018 » : tous les boursiers guinéens (101 personnes) sont déjà arrivés en Russie et suivent leur formation avec succès dans des Universités de différentes villes. Aussi, cette année RUSAL prévoit de finaliser le programme de recherches scientifiques post-enregistrement du nouveau vaccin russe contre la maladie à virus EBOLA, qui sont menées par des spécialistes russes et guinéens au CREMS.

Information sur la Société :

Un des plus importants investisseurs étrangers en Guinée, RUSAL opère dans le pays depuis 2001. En Guinée RUSAL possède la Compagnie de Bauxites de Kindia (CBK), ainsi que le Complexe d’alumine de FRIGUIA. De surcroit, RUSAL poursuit la réalisation du projet d’exploitation du plus important gisement de bauxites au monde Dian-Dian se trouvant dans la région de Boké. Le volume des réserves prouvées de ce gisement représente 564 mlns de tonnes.

Communiqué transmis par le service de Communication de RUSAL en Guinée

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Gouvernance Alpha Condé, 3ème mandat : Dr Amadou Diallo de l’UFDG à Guineematin

24 mai 2019 à 12 12 25 05255
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a évoqué plusieurs questions liées à l’actualité nationale. L’opposant a dénoncé le projet de nouvelle constitution annoncé par le pouvoir et qui vise à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, qu’il accuse d’être « l’incarnation même de la mal gouvernance ». Il a parlé aussi du combat du FNDC qu’il pense être en mesure de barrer la route à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la première partie de cette interview.

Décryptage !

Guineematin.com : comment on peut vous présenter ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : je suis Dr Alpha Amadou Diallo, chirurgien des hôpitaux. J’exerce actuellement à l’hôpital de Versailles comme chirurgien urgentiste. Je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG, militant engagé et très prompt au combat pour le changement en Guinée.

Guineematin.com : justement, il y a un combat aujourd’hui en Guinée, celui de la lutte contre un changement de constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Parlez-nous de ce combat qui est porté par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont est membre l’UFDG.

Dr. Alpha Amadou Diallo : vous savez, en Guinée, on a une multitude de partis politiques avec des méthodes différentes de combat ayant tous pour objectif de gérer l’Etat. Chaque parti a son leader, ses militants et sa propre ligne. Cette différence a permis à monsieur Alpha Condé de jouer entre les différentes formations politiques, les différentes ONG pour avoir la possibilité d’imposer cette dictature que nous connaissons aujourd’hui. Pour réunir toutes ces différences, on a jugé utile de créer le front national pour la défense de la constitution qui réunit toute la Guinée : des partis politiques, la société civile, des syndicats, des défenseurs des droits humains, des artistes, des leaders d’opinion. C’est la nation guinéenne qui s’est constituée dans ce front pour pouvoir amener la Guinée à une alternance démocratique acceptée de tous.

Guineematin.com : malgré la naissance de ce front, le pouvoir compte bien organiser un référendum pour changer l’actuelle constitution afin d’offrir un nouveau mandat au président Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel s’est prononcé officiellement sur la question samedi dernier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : la sortie du RPG Arc-en-ciel est tout à fait logique. Mais, le RPG doit savoir qu’il est un parti politique qui doit survivre après Alpha Condé, normalement si c’est un parti républicain. Ce parti doit être en mesure de survivre à la dictature de monsieur Alpha Condé. Même le RPG a tout à gagner si Alpha Condé quitte le pouvoir dans les normes démocratiques. Si par malheur, le RPG s’accroche à maintenir Alpha Condé au pouvoir, c’est à son détriment. Puisqu’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas un problème de partis politiques, mais un problème national. Alpha Condé, avec sa mal gouvernance, est l’incarnation de toute la gabegie, toute cette flopée d’immigrés de nos jeunes à travers le désert et de la méditerranée. Actuellement, la jeunesse guinéenne est la première demandeuse d’asile politique à travers le monde. Que ça soit en France ou ailleurs.

C’est notre jeunesse qui est en train de fuir notre pays puisque tout simplement, la référence nationale, le socle national de l’économie est complètement bafoué. Alpha Condé est l’incarnation même de la mal gouvernance. Donc, le RPG n’a rien à gagner à ce qu’Alpha Condé reste au pouvoir. Le RPG, dans sa constitution même, doit être en mesure de renouveler les générations dirigeantes de son parti. Maintenant, si un monsieur de 85 ans révolus se maintient au pouvoir avec le symbole de la destruction massive comme outil de gestion, je ne vois pas quel intérêt un parti comme le RPG peut se permettre de s’admirer cette mal gouvernance.

Guineematin.com : quand vous dites que c’est au détriment du RPG si le président Alpha Condé décide de se présenter pour un nouveau mandat, en quoi cela peut être défavorable au RPG ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : Alpha Condé, je vous l’ai dit, en tant qu’individu exerçant le pouvoir de la République est l’incarnation même de la mal gouvernance. Aujourd’hui, on n’a pas d’eau et on n’a pas d’électricité. Tous les partis politiques, les ONG ont dénoncé les marchés de gré à gré. Prenez l’exemple des mines. On parle aujourd’hui d’un scandale géologique, c’est vrai, mais il n’y a aucune retombée économique sur le pays. Sidya Touré l’a dit, le président Cellou Dalein l’a dit et tous les ténors de l’opposition l’ont dénoncé. Il n’y a pas de retombées économiques de l’exploitation minière en Guinée.

Guineematin.com : je reviens sur ma question. Quand vous dites que c’est au détriment du RPG si président Alpha Condé tente de s’accrocher au pouvoir, que risque concrètement le parti au pouvoir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : pour remonter l’histoire, le PDG RDA qui a incarné l’indépendance en 1958 a favorisé l’émergence de Sékou Touré. Celui-ci a imposé en Guinée une dictature sanguinaire qui a duré 26 ans. Conséquence, après sa disparition, le PDG a disparu, il ne s’est pas remis de ses cendres. Et le PUP aussi, Conté a bien géré la Guinée, il a permis une transition pacifique après cette dictature sanglante, mais avec le référendum constitutionnel qui lui a permis de rester au pouvoir, la conséquence a été cette gabegie qui a mis son parti sur le banc des accusés. Sinon, le PUP était un parti national. Donc, si le RPG aujourd’hui, avec toute cette gabegie de monsieur Alpha Condé se permet d’accompagner cette mascarade constitutionnelle, c’est une façon de dire que ce parti n’a aucun avenir politique en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, est-ce que vous pensez que le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé va aboutir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé est nuisible à tout sens de progrès. Si monsieur Alpha Condé dans sa démarche pense pouvoir prendre tout le peuple de Guinée en otage pour pouvoir se maintenir, il se trompe. Si son entourage ne lui dit pas la vérité, il le fait croire que la Guinée va se soumettre à ça et qu’avec les PA il va mater toutes les velléités de contestation, il se trompe. Il ne va pas le réussir. Je vous le dis, monsieur Alpha Condé n’a aucune possibilité, que ça soit l’argent, l’armée ou bien des autres forces de défense et de sécurité, rien lui permettra de réussir à se maintenir au pouvoir. Donc, il est seul contre tous.

Guineeatin.com : il n’est pas seul contre tous parce qu’il a au moins son parti politique et ses militants avec lui.

Dr. Alpha Amadou Diallo : il faut voir ce qui se passe avec le RPG. On ne va pas focaliser notre interview sur le RPG qui est censé être un parti national. Maintenant, s’il est un parti ethnique, fasciste, à lui d’accompagner monsieur Alpha Condé. Mais, à mon avis, le RPG a tout intérêt à exister pacifiquement avec les autres formations politiques de notre pays.

Guineematin.com : vous dénoncez la mauvaise gouvernance du président Alpha Condé, et cela a été quelque peu confirmé par un récent rapport du FMI. Quel est votre commentaire sur ce rapport qui accable vraiment la Guinée ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : le rapport n’accable pas la Guinée mais il accable Alpha Condé. C’est Alpha Condé qui dispose des ressources du pays à sa guise avec ses amis. Lui-même a dit qu’il sert les amis d’abord. L’affaire de Bolloré est là en suspens et il y a plein de scandales dedans ; l’affaire du port est là, etc. Il y a un syndicaliste qui est maintenant député qui se bat pour que la vérité sorte, mais la machine de l’Etat qui est à la disposition d’Alpha Condé permet d’étouffer certaines choses. Et, un jour ça va ressortir. Monsieur Alpha Condé a une gestion calamiteuse où les ressources économiques et sociales sont disloquées.

Vous voyez vu par exemple des syndicats qui ont organisé une bataille rangée la dernière fois au palais du peuple. C’est le pouvoir qui organise ça. Sinon, personne ne peut venir s’en prendre à monsieur Soumah qui a montré sa capacité de mobilisation, sa capacité syndicale face à une dictature pareille qui ne veut pas entendre raison. Donc, actuellement je ne vois pas par quel moyen, Alpha Condé va se maintenir au pouvoir contre le peuple de Guinée.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous rassure tant ? Quels sont les moyens en votre possession pour barrer la route à un troisième mandat pour Alpha Condé ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : c’est très simple. Avant, je vous l’ai dit que c’était difficile de s’unir. Maintenant, des gens qui ne pensaient pas et ne défendaient pas la même chose se sont retrouvés. Ce n’est pas pour être président ou pour ceci, c’est pour défendre notre constitution. Ce qui nous permet de vivre ensemble, d’avoir la justice, la liberté, c’est la constitution. Et c’est ce qu’Alpha Condé veut fouler aux pieds. Maintenant, les moyens sont les ressources humaines qui sont le peuple. Le front ne signifie pas l’UFDG, l’UFR, ou un autre parti, c’est toute la nation guinéenne qui est concernée. Ce n’est pas une question d’ethnie ou de parti politique, mais c’est toute la nation qui se mobilise pour faire front contre une dictature sanguinaire et sanguinolente qu’incarne monsieur Alpha Condé.

Guineematin.com : au niveau du FNDC, on parle du peuple. Au niveau du RPG aussi, on parle du peuple. Finalement, le peuple c’est qui ? Est-ce que vous voyez la population se lever pour vous accompagner dans la lutte contre ce 3ème mandat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : ce sont les forces vives de la nation qui constituent le front. Que ça soit les partis politiques, les syndicats, les ouvriers, les agriculteurs de Yomou, de Koundara, etc. tous sont concernés. Maintenant avec quelle méthode ? Alors, actuellement, il y a eu des fédérations du FNDC partout, même dans les villages. Il s’agit de venir expliquer à la population qu’est-ce que c’est que la constitution. C’est un outil du vivre ensemble. Voilà monsieur Alpha Condé veut s’accaparer aujourd’hui de cet outil pour tailler une constitution sur mesure, pour rester et maintenir un clan au pouvoir. Avec cette histoire de vice-présidence, c’est lui qui va désigner le vice-président. S’il est élu et son vice-président est élu, en cas de vacance du pouvoir, c’est le vice-président qui va prendre le pouvoir. Donc, c’est une façon de confisquer le pouvoir en Guinée.

Guineematin.com : en dénonçant ce projet de nouvelle constitution, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a reconnu avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001 qui a permis au président Lansana Conté de briguer un troisième mandat. Cette sortie du chef de file de l’opposition guinéenne a suscité beaucoup de bruit à Conakry parce qu’il semble s’opposer aujourd’hui à ce qu’il a fait hier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : revenons d’abord à monsieur Lansana Conté qui n’avait pas de diplôme d’université comme le prétend monsieur Alpha Condé. C’est un soldat patriote qui est venu prendre le pouvoir le 03 avril 1984. C’est une histoire récente de la Guinée. Il a fait une transition pacifique avec son discours-programme du 22 décembre 1985. Il a orienté politiquement et économiquement la Guinée vers le libéralisme économique et politique où chaque citoyen est libre de créer son parti. Donc, monsieur Lansana Conté a une légitimité. Deuxièmement, à l’issue de ce pouvoir militaire, il a créé un conseil national de transition qui fait office de parlement. Ce parlement a préparé une constitution qui a été soumise à un référendum. C’est ce référendum qui a mis en place une constitution qui a donné naissance aux différentes institutions de façon pacifique.

Il s’est avéré que cette constitution ne verrouillait pas la limitation des mandats. Elle disait seulement deux mandats mais ne disait pas consécutifs ou non. Au terme de ça, des gens mal intentionnés se sont mobilisés pensant qu’en maintenant Lansana Conté sur place, ils pouvaient prendre la relève après. C’est des ambitions politiques personnelles. Par contre, monsieur Lansana Conté n’avait violé aucune loi à l’époque pour changer la constitution. Les bons esprits, dont mon père (Elhadj Boubacar Biro Diallo) qui était, à l’époque, président de l’Assemblée nationale, l’avaient conseillé de ne pas aller au-delà de ses deux mandats, de respecter et de passer le relai. Mais, d’autres n’ont pas entendu ça de bonnes oreilles.

Guineematin.com : vous avez parlé jusque-là de Lansana Conté, mais pas de Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’UFDG, et qui était à l’époque ministre de Lansana Conté. Il avait, alors, soutenu le projet de troisième mandat pour Lansana Conté. Aujourd’hui, il s’oppose à un projet similaire pour Alpha Condé. Pourquoi cela ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : d’abord, je vous dis que monsieur Lansana Conté avait toute la légitimité qu’il faut pour modifier la constitution. En plus, cette constitution ne verrouillait pas le nombre de mandats présidentiels. C’était extensible et il pouvait revenir. Or, avec cette nouvelle constitution, on dit qu’on vient vers une 4ème République, monsieur Alpha Condé ne sera pas concerné puisque la constitution sur laquelle il a juré, avec laquelle il a géré le pays, puisque tous les actes de la République, il les fait au nom de la constitution, tous les décrets, toutes les décisions font allusion à la constitution. Même les contrats qu’il est en train de signer, il les signe au nom de la constitution. Donc, il ne peut pas dire aujourd’hui que cette constitution n’est pas bonne.

Et cette constitution, contrairement à celle de 2001, a mis un verrou sur le nombre de mandats présidentiels, elle a dit deux mandats non renouvelables. Donc, si Alpha Condé tente de changer cette constitution pour briguer un nouveau, il s’engage dans une logique de parjure. Et quand il se met dans l’illégalité, toutes les options sont sur la table.

Guinnematin.com : y compris un coup d’Etat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : non ! Personne ne parle de coup d’Etat ici. Ce qu’il faut savoir, le peuple est souverain. On ne va pas empêcher le peuple de sortir dans la rue pour dire non, on ne veut pas d’une nouvelle constitution. Il ne s’agit pas de dire que nous, on va faire ce qu’on veut, les gens vont sortir manifester pour soutenir un 3ème mandat. Ceux qui vont sortir pour contester ce 3ème vont être jetés en prison ou violentés par les forces de défense et de sécurité. De toutes les façons, ce débat n’existe pas. Le FNFC est là pour verrouiller ce débat. On a autre chose à faire. Par exemple, on a les élections locales où les conseils des quartiers et les conseillers régionaux ne sont pas installés. Pourquoi ne pas terminer le processus électoral là, faire les élections législatives et présidentielles avant de parler d’un référendum constitutionnel ? Puisque parler de ce référendum, c’est aller du coq à l’âne. Monsieur Alpha Condé n’a pas achevé le processus électoral local et il veut aller à un processus électoral national.

Guineematin.com : l’argument des promoteurs d’une nouvelle constitution, c’est que l’actuelle constitution n’a pas été approuvée par le peuple, elle a juste été promulguée par le président de la Transition, le général Sékouba Konaté, alors qu’elle devait être soumise à un référendum. N’est-ce pas là un argument solide ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : cette constitution a été adoptée par le CNT qui était un organe consensuel qui faisait office de parlement. Le RPG était là, tous les partis politiques, les syndicats, la société civile et les leaders religieux. Il fallait sortir de la situation du 28 septembre qui a été un massacre que personne ne veut juger puisque tout simplement les complices ou les coupables sont encore dans la gouvernance de monsieur Alpha Condé. Il fallait sortir de là, et pour le faire, il fallait mettre une constitution en place mais limitant le nombre de mandats présidentiels. Une fois que le président a terminé son mandat, quelle que soit la République, il n’est plus concerné par une candidature présidentielle.

Aujourd’hui, si le RPG dit que cette constitution est mauvaise, ce que l’élection d’Alpha Condé est mauvaise, toutes les décisions qu’il a prises jusqu’à maintenant n’ont pas une légitimité. Donc, monsieur Alpha Condé doit savoir qu’à l’issue de ses deux mandats, il doit organiser des élections démocratiques et passer le relais. Personne ne va lui chercher des poux sur la tête, personne ne va venir le perturber. Si son rêve c’est d’être Mandela ou autre, il pourra le faire. A ce moment-là, il aura cette légitimité.

A suivre !

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Fraude pour 2 joueurs du Syli Cadet : et si la fuite venait du différend entre Bantama et Antonio ?

24 mai 2019 à 12 12 10 05105
Le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, et le président de la Féguifoot, Mamadou Antonio Souaré, au stade de Nongo

Comme on le sait, le syli de Guinée a joué la finale de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans contre les Lions Indomptables du Cameroun (vainqueurs), le dimanche 28 avril dernier en Tanzanie. Après ce brillant parcours, les jeunes Guinéens ont été triomphalement accueillis à Conakry le mardi 30 avril 2019.

Sanctions de la CAF contre les 2 joueurs guinéens

Mais, la joie des Guinéens s’est estompée quelques jours après leur accueil à Conakry, quand les sanctions de la CAF, prises le 12 mai, ont été révélées. On apprendra alors que le Syli va perdre sa deuxième place et doit restituer la médaille d’argent obtenue lors du tournoi cadet. Nos cadets sont également disqualifiés de la coupe du monde de sa catégorie, prévue au mois de novembre prochain au Brésil. La Guinée est également bannie des deux prochaines éditions de la CAN U17. Les deux joueurs concernés sont interdits d’exercer toute activité liée au football pour une période de deux ans. Comme cela ne suffisait pas, la Fédération Guinéenne de Football est sanctionnée d’une amende de 100 mille dollars US.

Finalement, beaucoup de Guinéens se demandaient comment cela a pu être possible, qui a fraudé pour nos deux compatriotes et qui a vendu la mèche à nos concurrents sénégalais et à la CAF… Est-ce le différend à peine voilé entre le ministre guinéen des Sports et le président de la fédération guinéenne de football qui aurait permis cette fuite ?

Guineematin.com vous propose le regard de cet ancien fonctionnaire qui estime peu probable que le comité exécutif de la CAF désapprouve le jury disciplinaire.

Alors qu’ils n’ont pas encore fini de célébrer les héros de la Tanzanie, rentrés triomphalement au pays, voilà que les Guinéens sont contraints de vivre dans l’attente insoutenable de la validation des sanctions prises par le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) par le comité exécutif, les jours à venir.

Encore que cette attente pourrait être écourtée si d’aventure le TAS (Tribunal Arbitral du Sport), auprès duquel la fédération sénégalaise a également porté plainte, arrivait à rendre son verdict qui, rappelons-le, est sans appel.

Comme on le voit, en cent ou en mille, le vaillant syli national cadet est dans la tourmente et la Guinée, ce grand pays de football, sous les feux des projecteurs de l’actualité dans un sens absolument négatif.

Tout cela par la faute de l’administration de notre football dont le récidivisme est avéré dans la fraude sur l’âge des joueurs des catégories inférieures.

Feu Aboubacar Baratte Camara avait été radié du football pour les mêmes faits, et Aly Altafini Bangoura suspendu dans le sulfureux dossier dit « Yali Yali ». Deux anciens secrétaires généraux de la Fédération Guinéenne de Football, qu’un troisième, Ibrahima Blasco Barry, aurait pu suivre n’eut été sa parfaite maitrise des dossiers face au Sénégal encore lors des phases qualificatives du CHAN (Championnat d’Afrique des Nations) 2016 au Rwanda.

Dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais le feuilleton de la CAN des Cadets en Tanzanie, la Fédération Guinéenne de Football a filé du très mauvais coton en se rendant coupable de falsification de l’état civil des joueurs Ahmed Tidiane Kéita et Aboubacar Conté afin qu’ils puissent prendre part à deux compétitions différentes. C’est un délit constitué, aggravé par la complicité du Ministère de la Sécurité, dont les services ont écrasé les premiers passeports émis en 2017 pour le tournoi du Japon et fait émettre de nouveaux pour celui de la Tanzanie en 2019.

La Fédération Guinéenne de Football n’est également pas dédouanable à cause de la mauvaise gestion de ce dossier une fois que celle du Sénégal a saisi la CAF par une plainte pour demander la disqualification du syli cadet.

La panafricaine du football déboutera la fédération sénégalaise pour manque de preuves suffisantes, mais tout en s’intéressant à la piste japonaise, la seule pouvant conduire à la vérité, surtout que l’article 32 des textes régissant la CAN des Cadets stipule « quelque soit la source ».

Au lieu de s’intéresser aussi à cette importante piste japonaise par tous les bouts de sentiers possibles, la Fédération Guinéenne de Football s’est complu dans un triomphalisme excessif en se payant la tête des sénégalais par des moqueries abusives à la limite de l’arrogance. Pendant ce temps, ces derniers s’attelaient à réunir les preuves qu’ils obtiendront finalement et vont saisir du coup le TAS.

Des indiscrétions révèlent que le président de la CAF, le malgache Ahmad Ahmad aurait, au cours d’une rencontre à Dar-Es-Salam avec le président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souaré, signifié à ce dernier que si le japon arrivait à fournir les preuves demandées, la CAF allait réexaminer la plainte du Sénégal. Cette rencontre se serait déroulée avant la finale que le Syli Cadet disputait, donc avec une sorte de « sursis ».

A partir de ce constat, on peut être tenté de croire que la CAF est restée dans la logique du Droit en soumettant la plainte du Sénégal contre la Guinée, tout comme d’ailleurs toutes les autres plaintes de certains matchs de la ligue des champions, notamment au jury disciplinaire pour examen et sanctions.

Conviée à l’audience délibérante de ce jury pour se défendre des accusations portées contre elle par son homologue du Sénégal, la Fédération Guinéenne de Football a brillé par son absence et attend que les sanctions tombent pour se livrer à un lynchage médiatique de la Fédération Sénégalaise et de son président, Maitre Augustin Senghor, de la CAF et de son président, Ahmad Ahmad.

Nulle part, elle ne fait mention du grave délit de falsification d’état civil des joueurs dont elle s’est rendue coupable, qui humilie le pays et ternie son image. Le ridicule ne tuant pas, voilà qu’elle commet, selon elle, un pool d’avocats pour la défendre et qui serait déjà au siège de la CAF, au Caire, alors qu’aucun membre du jury disciplinaire n’y réside et que tous les membres de la CAF, à l’exception de ceux du siège administratif, vivent dans leurs pays et ne viennent au Caire que pour des réunions programmées d’avance. Cela est valable même pour le président de la CAF.

Il n’est pas de coutume que le comité exécutif de la CAF désapprouve ses commissions qui constituent chacune dans son domaine ses précieux outils de travail. Pas sûr que la Guinée fasse exception.

Les faits sont têtus, les fautes extrêmement graves qu’elles interpellent la Fédération Guinéenne de Football à assumer sa responsabilité dans les lourdes sanctions dont l’effectivité de l’application n’est plus qu’une question de jours.

Il n’y a donc pas lieu de faire de la polémique et de la controverse, comme ce fut le cas lors du vote pour l’attribution de la coupe du monde 2026 à Moscou. Mamadou Antonio Souaré avait voté pour le trio Etats Unis-Canada- Mexique, contre le Maroc, un pays frère et ami avant de se rebiffer et accuser la machine. Il sera confondu par la FIFA qui sortira un communiqué pour rappeler l’excellente qualité et la performance de ses machines de vote.

Retournons à Dar-Es-Salam, pour évoquer cette fameuse piste japonaise que la Fédération Guinéenne de Football mais aussi le Ministère des Sports auraient pu explorer en remontant l’information aux plus hautes autorités du pays afin que la question soit gérée par les voies politiques économiques et diplomatiques aussi. Peut-être que la plainte du Sénégal aurait pu bénéficier du même traitement avec plus de célérité, de respect et de considération au regard de l’Histoire, de la Géographie et la communauté de destin entre nos deux pays.

Le professeur Alpha Condé aurait pu régler la question avec son petit frère, Macky Sall, tout comme l’implication de la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura dont le mari est guinéen, aurait amené la fédération sénégalaise à renoncer à sa plainte malgré les preuves irréfutables en sa possession.

Malheureusement, depuis la mise en place du comité de pilotage de la CAN 2025, dont Bantama Sow a pris la présidence, prenant ainsi la place d’Antonio Souaré, relégué au poste de 2ème vice-président, les deux hommes sont à couteaux tirés. Tous deux présents à Dar-Es-Salam, ils se sont affrontés par courtisans interposés, alors qu’une synergie d’actions entre le Ministre des Sports et le président de la Fédération aurait facilité les échanges dans la résolution des problèmes sur place et la remontée de ceux plus épineux au président de la République ou au Premier Ministre dont ils ont tous la proximité.

Selon des indiscrétions, des journalistes présents sur place auraient tenté une médiation entre Bantama Sow et Antonio Souaré qui débouchera sur le déplacement du premier à l’hôtel du second, alors que c’est l’inverse qui est de règle. Rien n’y fit.

Plusieurs sites ont relayés des propos prêtés à Antonio Souaré, dont sa démission du comité de pilotage. Une information qu’il va démentir par la suite.

A moins d’un mois de la CAN Sénior en Egypte, cette atmosphère délétère pourrait entamer le moral des joueurs et compromettre leurs bonnes performances.

Alors, la question que certains observateurs se posent aujourd’hui est celle de savoir si tout cela n’était qu’une question d’égo entre d’une part, les Ministres des Sports Sanoussy Bantama Sow et Mattar Ba, les présidents de fédérations, Mamadou Antonio Souaré et maitre Augustin Senghor.

FICHE SIGNALETIQUE :

1/Sanoussy Bantama Sow : Ministre de la Culture des Sports et du Patrimoine Historique, fidèle parmi les fidèles lieutenants et jeune loup du président de la République, le professeur Alpha Condé membre influent du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel.

2/Matar Ba : fidèle parmi les fidèles lieutenants et jeune loup du président Macky Sall, membre influent du parti APR au pouvoir.

Les deux hommes ont eu des échanges au vitriol, même par médias interposés, concernant la co-organisation de la CAN 2025. Depuis, leurs relations se sont fortement refroidies et cet état participe négativement à l’actuelle tension footballistique entre la Guinée et le Sénégal.

Cette tension est encore plus vive entre Antonio Souaré et Augustin Senghor à cause de la forte personnalité des deux hommes et leurs ambitions de faire partie du gratin des dirigeants du football africain et international. Pour l’heure, le sénégalais a pris une longueur d’avance sur le guinéen avec son entrée remarquable au comité exécutif de la CAF, au compte de la zone ouest A, en remplacement du guinéen Almamy Kabélé Camara, frappé par le non cumul de mandats CAF-FIFA.

Pour sa part, Antonio Souaré, membre de la commission du statut du joueur de la FIFA, pense que son heure a sonné mais devra attendre 2020 pour tenter de se porter candidat, forcément au compte de la zone A pour éventuellement remplacer le libérien Moussa Bility, tombeur du malien Amadou Diakité en mars 2017 à Addis-Abeba.

FICHE SIGNALETIQUE :

1/Mamadou Antonio Souaré : richissime homme d’affaires, PDG de sociétés, propriétaire-refondateur du Horoya AC, président de la Fédération Guinéenne de Football, membre de la commission interclubs de la CAF, membre du statut du joueur de la FIFA, deuxième vice-président du comité de pilotage de la CAN 2025.

2/Maitre Augustin Senghor : maire de Gorée, vice-maire de Dakar, président de l’US Gorée, président de la Fédération Sénégalaise de Football, président de l’UFOA, avocat au barreau de Dakar, vice-président de la commission juridique de la CAF, membre du comité exécutif de la CAF.

A y réfléchir et à voir de plus près, on peut bien se hasarder à tirer la conclusion que derrière le football, sa folle passion et ses fortes émotions, se cachent des intérêts personnels qui ne doivent absolument pas avoir raison de la fraternité guinéo-sénégalaise.

Affaire à suivre !

De Thiaroye (Dakar), Moussa Sow, fonctionnaire à la retraite

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Inauguration du projet de construction d’un centre clinique pour VIH/Sida à Dubréka

24 mai 2019 à 10 10 47 05475

Communiqué : Son Excellence Monsieur Hideo Matsubara, Ambassadeur du Japon en République de Guinée, Son Excellence Monsieur Livio Spadavecchia, Ambassadeur de la République Italienne, Monseigneur Javier Camañes Fores, Chargé d’affaires de la nonciature Apostolique, Docteure Dado Sy Gnakassi, Représentante d’ONUSIDA en Guinée, Madame Cristina Cannelli, Directrice du projet DREAM de Sant’Egidio et Monsieur Alsény Bangoura, Maire de Dubréka, ont inauguré le Projet de construction d’un centre clinique pour VIH/SIDA à Dubréka.

C’est un projet d’un montant cent cinq mille huit cent quatre-vingt-dix-sept dollars US (105 897 USD), soit environ neuf cent vingt-deux millions de Francs Guinéens (922 000 000 GNF), réalisé en partenariat avec la communauté de Sant’Egidio ACAP.

La Guinée s’est engagée à atteindre le contrôle de l’épidémie VIH/SIDA avant 2030 à travers l’augmentation des tests de dépistage et du nombre des personnes vivant avec le VIH/SIDA sous traitement. Afin d’élargir la couverture géographique et de rendre les soins accessibles au plus grand nombre, la Communauté de Sant’Egidio a lancé le programme DREAM en Guinée en 2004, qui s’occupe actuellement de 3 700 personnes.

La commune de Dubréka compte encore peu de services sanitaires, alors que le nombre de personnes atteintes du VIH traitées par DREAM y est de plus de 200 patients. Le projet a permis la construction d’un bâtiment comprenant 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin et 6 latrines, ainsi que la réalisation d’un forage. Les équipements et matériels, de même que le terrain, seront fournis par Sant’Egidio.

La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH / SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5 000 résidents cibles en bénéficient.

Par ce projet, le Japon poursuit son appui financier et technique au secteur de la santé (Gestion des maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH / sida). C’est ce type de projets d’amélioration des conditions de base des populations que la Conférence de Tokyo sur le Développement de l’Afrique, TICAD, a défini comme un axe essentiel de la coopération Japon-Afrique.

Conakry, le 23 mai 2019

Communiqué transmis par le service de communication de l’ambassade du Japon en Guinée

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Guinée : les huissiers se tournent vers Alpha Condé pour la signature de leur statut

24 mai 2019 à 10 10 36 05365
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

Après avoir observé deux semaines de grève générale, les huissiers de justice de Guinée se sont réunis à Conakry, hier, jeudi 23 mai 2019. La démarche visait à faire le bilan de la grève en cours et de mettre en œuvre de nouvelles stratégies pour arriver à leurs fins. Ils comptent sur les avocats, les notaires et commissaires priseurs pour paralyser l’appareil judiciaire, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En grève depuis le 13 mai dernier, les huissiers de justice de Guinée n’en démordent pas. A l’occasion de leur assemblée générale de ce jeudi, les huissiers de justice ont fait le bilan de leur mouvement, globalement satisfaisant, ont-ils fait savoir.

Selon le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), maitre Sory Daouda Camara, le mouvement a été régulièrement suivi par les huissiers de justice. « Depuis le début de ce débrayage, le mouvement a été régulièrement suivi par l’ensembles des huissiers de justice, exception faite de quelques 2 ou 3 cas d’indélicatesse que nous avons relevés à l’assemblée. Ces cas ont été dénoncés, fustigés. Et notre conseil de discipline a été chargé de statuer sur leurs cas. Sinon dans l’ensemble, le mouvement a été bien observé et le mouvement continu son cours normal. Et c’est le lieu de féliciter l’ensemble des huissiers de justice de Guinée pour l’observation de ce mouvement… »

Massivement mobilisés, les huissiers ont flétri le comportement de certains de leurs camarades qui n’ont pas voulu respecter le mot d’ordre de grève et promis des sanctions. « Nous avons tiré des leçons pour que des cas d’indélicatesse ne soient plus répétés par d’autres huissiers de justice. Parce que les premiers qui l’ont essayé, ils vont être sanctionnés. Des mesures vont être proposées par le conseil de discipline au bureau, les sanctions vont être prononcées, cela servira d’exemple pour que dans le futur d’autres ne reprennent pas la même erreur » a fait remarquer maitre Sory Camara.

Après ce constat, les huissiers ont décliné les nouvelles stratégies à prendre pour que leurs revendications soient satisfaites, notamment la fin des tracasseries et la prise en compte de leur statut particulier. Dans ce cadre, ils comptent sur les avocats et autres auxiliaires de justice pour paralyser l’appareil judiciaire. « Nous allons adresser des courriers officiels aux autres auxiliaires de justice à savoir : les avocats, les notaires ainsi que les commissaires priseurs pour demander leur accompagnement ».

En outre, les huissiers comptent sur le président Alpha Condé pour que leur situation change. « Nous avons estimé d’aller plus loin en essayant de rencontrer monsieur le Président de la République. Il est le président de tout le monde. Il n’est pas exclu que le projet de statut supposé être sur sa table pour signature ne soit même pas là-bas. Parce que nous avons eu quelques indiscrétions selon lesquelles le projet ne se serait pas retrouvé à la présidence. Donc, nous allons vérifier à la source pour voir si l’indifférence, c’est au niveau de monsieur le président de République, où alors ce sont les autorités, les cadres autour de la présidence qui ont, par inadvertance ou par négligence, gardé ce dossier dans un tiroir », a expliqué Sory Daouda Camara.

Parmi les nombreuses stratégies proposées, les huissiers ont écarté l’hypothèse d’une marche pacifique, de criante de se faire réprimer. « La question de projeter une marche a été proposée, mais lorsque cette question fut mise au vote, la majorité s’est prononcée contre pour ne pas être réprimé par les forces de l’ordre », a fait savoir le président de la CNHJG.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Problème d’héritage à Conakry : deux frères battent leur propre sœur

24 mai 2019 à 10 10 15 05155

Trimballés en justice par leur sœur, Sékou Abdoulaye Touré et son jeune frère Mohamed Alkaly Touré ont comparu ce Jeudi, 23 Mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Ces deux jeunes hommes sont poursuivis pour coups et blessures volontaires et injures publiques. Des faits qu’ils auraient commis sur la personne de leur propre sœur M’Ballou Fatoumata Touré. Une attitude qui a été fustigée par le ministère public qui a finalement requis un an de prison ferme et une amande d’un million de francs guinéens contre les prévenus, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Visiblement très détendus et arborant un large sourire à chaque intervention du ministère public, Sékou Abdoulaye Touré et Mohamed Alkaly Touré ont plaidé non coupable des faits qui leur sont reprochés. Cependant, ils ont admis avoir eu quelques altercations avec leur sœur, M’Ballou Fatoumata Touré.

« J’étais en train d’accrocher la porte du petit magasin. Elle est venue s’agripper à cette porte pour l’arracher… Elle est tombée toute seule. Je ne l’ai pas battue, ni injuriée. Elle a même battu ma mère devant moi, mais je n’ai pas réagi » a expliqué Sékou Abdoulaye Touré.

Sur la même lancée, Mohamed Alkaly Touré a indiqué qu’il n’a jamais battu et blessé sa sœur. Cependant, il a reconnu l’avoir prise au collet. « J’étais vraiment sur mes nerfs », s’est-il justifié.

Dans cette affaire, il s’agit surtout d’un problème d’héritage d’une concession familiale. A force de querelles et de mésentente, Madame M’Ballou Fatoumata Touré aurait saisi un notaire et assigné ses deux frères en liquidation partage. Mais, selon le ministère public, Sékou Abdoulaye Touré et Mohamed Alkaly Touré se sont opposés. Et, malgré cette opposition des frères Touré, un acte de partage a quand même été établi. C’est ainsi qu’à la date du 05 Mars dernier, Madame M’Ballou Fatoumata Touré s’est rendue sur la parcelle qui lui aurait été donnée dans l’acte de partage pour jeter des ordures. « Elle a été désagréablement surprise par ses frères qui ont estimé qu’elle n’a pas le droit de prévaloir à quelque chose dans cette concession. Ils ont estimé qu’elle n’est pas héritière au même titre qu’eux. Ils l’ont agressée et blessée comme l’attestent les pièces versées au dossier de la procédure », a expliqué le ministère public.

Pour sa défense, Mohamed Alkaly Touré a indiqué que ce n’était pas la première fois que sa sœur jetait des ordures dans cet endroit de la concession. « À chaque fois, on nettoie, mais elle vient toujours verser les ordures là-bas », a-t-il dit.

Appelée à la barre, M’Ballou Fatoumata Touré a déclaré que c’est son frère Sékou Abdoulaye Touré qui l’a d’abord giflée. « Il a ensuite appelé notre petit frère (Mohamed Alkaly Touré) en renfort. Ce dernier est venu m’agresser… », a-t-elle précisé.

Dans ses réquisitions, le ministère public a fustigé le comportement des prévenus à l’égard de leur sœur et l’air désintéressé qu’ils ont fait montre devant le tribunal durant toute l’audience de ce Jeudi. Il a également requis une condamnation des frères Touré.

« Il est clair que les prévenus sont auteurs des faits qui leur sont reprochés. Mais, ils n’ont aucun regret. Vous avez vu monsieur le président, depuis le début de cette audience, les prévenus n’ont cessé de rire devant votre tribunal. Vous avez également vu qu’ils ont fait preuve d’un mépris total à l’égard de leur sœur. Et, puisque la tolérance du juge encourage le caractère criminel des gens, je vous prie de retenir les prévenus dans les liens de la prévention. Et, pour la répression, (…) vous les condamnerez à un an de prison ferme et au payement d’une amande d’un million de francs guinéens », a requis le procureur audiencier.

De son côté, le conseil de la partie civile a demandé 25 millions de francs guinéens à titre de réparation du préjudice subi par sa cliente. Car, précise-t-il, « madame M’Ballou Fatoumata Touré a souffert moralement et physiquement des agissements des deux prévenus ».

Le tribunal a finalement mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le Jeudi prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Soutien au Syli national : la contribution du gouverneur et du préfet de Labé

24 mai 2019 à 9 09 42 05425

La campagne de collecte de fonds en faveur du Syli national qui doit participer à la prochaine CAN de football a été officiellement lancée hier jeudi, 24 mai 2019. C’est le préfet et le gouverneur de Labé qui ont donné le ton en apportant leur part de contribution, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la salle de conférence de la préfecture de Labé que la cérémonie de lancement de cette campagne a eu lieu. L’objectif est de mobiliser des fonds pour soutenir la participation de l’équipe nationale de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football, prévue du 21 juin au 19 juillet prochain, en Egypte.

C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a été le premier contributeur. Il a offert un montant de 1 000 000 (un million) de francs guinéens. Le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, lui a emboité les pas en contribuant à hauteur de 200 000 (deux cent mille) francs.

Le préfet en a profité pour s’adresser à la commission chargée de collecter les fonds. « Je voudrais que chacun sache que ce que vous représentez est apolitique. Le Syli national est une institution autour de laquelle, nous nous retrouvons tous. Que personne dans un manteau de partisan ne puisse vous détourner du travail qu’on vous a confié. La Guinée est qualifiée pour la coupe d’Afrique des nations, c’est une très bonne chose. Et c’est certain, notre soutien s’en ressentira.

Quand vous sillonnerez la ville, dans les différentes entreprises que vous visiterez, nous passerons notre mot à chacun pour qu’ils vous accueillent. Quel que soit le montant qu’ils vous donnent, sachez que cela sera donné du fond du cœur. Ici à la préfecture, nous avons trouvé un montant que nous allons mettre dans cette caisse. Et nous espérons que cette caisse sera très grosse à la fin. Tout ce qui sera fait, c’est pour soutenir le Syli national. Vous expliquerez cela aux citoyens », a dit le préfet.

A l’issue de cette campagne, les fonds collectés seront mis à la disposition de la Fédération Guinéenne de Football.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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