Education : les cours exécutés à 90,32% au lycée du 02 Octobre (Proviseur)

19 mai 2019 à 13 01 14 05145

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), à travers une lettre circulaire, a décidé de prolonger l’année scolaire dans les écoles publiques jusqu’au 30 juin 2019. La démarche vise à permettre de continuer les cours en vue de rattraper le temps perdu lors des 3 mois de grève du Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée.

Au lycée du 02 Octobre, dans la commune de Kaloum, les cours sont en voie d’achèvement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Finir les programmes scolaires avant le 30 juin 2019, telle est la préoccupation actuelle des responsables des établissements scolaires, des enseignants et même des élèves. Au lycée du 2 Octobre, situé à quelques pas du MENA, les cours ont connu de grandes avancées.

Mahamadou Diallo

Selon Mahamadou Diallo, proviseur de cet établissement public, les cours ont un taux de réalisation de 90%. « Ici, les cours se déroulent très bien. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes à 90.32% de réalisation. Au début du moi de juin, le programme sera bouclé et le temps qui reste sera consacré aux différentes révisions », a-t-il laissé entendre.

La mesure qui reporte la date de l’arrêt des cours pour le 30 juin est bien accueillie par le proviseur du lycée du 02 Octobre. Pour Mahamadou Diallo, c’est une occasion pour tous les acteurs de l’éducation de se repositionner afin de préparer plus sereinement les évaluations finales et les examens nationaux. « Le report de l’arrêt des cours au 30 juin nous réjouit beaucoup plus. Puisque cela va permettre aux professeurs de tester les élèves et de préparer davantage les candidats aux examens nationaux. Cela permettra également aux candidats de revoir les leçons », a fait savoir Mahamadou Diallo.

Cheick Barry

Pour sa part, Cheick Barry, professeur d’Economie au lycée du 02 Octobre, a fait savoir que ses cours sont exécutés à plus de 80%. « J’ai 8 groupes pédagogiques : 3 en terminale, 2 en 12ème et 3 en 11ème année. J’ai beaucoup avancé sur les programmes. Actuellement, je suis à 83. 87% de réalisation de mes programmes en 12ème et 11ème. En Terminale, je suis à 80.65%. Je compte finir mes programmes d’ici à la première semaine du mois de juin », a-t-il dit.

S’agissant des préparatifs pour les examens, Cheick Barry est revenu sur la stratégie qu’il compte utiliser pour les candidats au baccalauréat. « Après le bouclage du programme, nous devons revenir. Mais cette fois-ci, ça sera pour les cours de révision. Faire des cours de révision intenses. Il sera donc question de travailler sur les anciennes épreuves des baccalauréats et cela, de l’année 2000 jusqu’à maintenant. Il y a déjà beaucoup de sujets qui sont identifiés. Donc, cela permettra à tous les candidats de maîtriser toutes les techniques afin de mener à bien leurs épreuves de baccalauréat ».

Selon des informations fournies par le proviseur, le lycée du 2 Octobre compte 10 310 élèves, dont plus de 600 candidats au baccalauréat pour la session 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Un jeûneur peut-il faire du sport ? « Ça peut entraîner une crise cardiaque », dit un médecin

19 mai 2019 à 13 01 01 05015

Faire du sport est une activité recommandée à tous. Selon les spécialistes, les activités sportives peuvent permettre de lutter contre plusieurs maladies. Mais, comme toute règle, celle-ci a également une exception. C’est en tout cas ce qu’a confié à un correspondant de Guineematin.com à Labé, Dr Mamadou Cellou Diallo, médecin en service dans une clinique privée de cette ville.

Il explique qu’il n’est pas judicieux de s’adonner beaucoup à la pratique du sport lorsqu’on est à jeûne. Car, souligne le médecin, cela risque d’entraîner des crises cardiaques pouvant conduire à la mort.

« En ce qui concerne le sport, chacun doit le faire en fonction de ses capacités. Mais pendant le Ramadan, vu qu’on ne mange pas pendant toute la journée et qu’on fournit beaucoup d’efforts en faisant le sport, cela peut avoir des conséquences néfastes pour l’organisme. Car le fait de pratiquer le sport peut entraîner une perte énorme d’énergie. C’est pourquoi, il faudrait que les gens qui le font trouvent l’équilibre entre l’apport énergétique et la perte énergétique. Mais, c’est vraiment contre indiqué à un moment donné de faire du sport quand on est à jeûne. Parce qu’en le faisant, c’est tous les muscles qui travaillent, et ils ont besoin de beaucoup d’oxygène et d’énergie.

Et si on est à jeûne, l’apport est peu par rapport à la demande. C’est ce qui amène même certaines complications chez des sportifs qui sont à jeûne. Ils peuvent tomber en syncope au cours de l’activité sportive ou faire une crise cardiaque qui peut entraîner même la mort. Le mieux, si le sportif ne peut pas arrêter, il faut trouver l’équilibre. C’est à dire que si d’habitude le sportif courait 10 kilomètres lorsqu’il mangeait, il doit faire 5 kilomètres ou en deçà pendant le Ramadan », conseille Docteur Mamadou Cellou Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kankan et Kouroussa : Moustapha Naïté satisfait de l’évolution des travaux routiers en cours

19 mai 2019 à 11 11 33 05335

Dans le cadre de la mission de suivi des travaux routiers lancés par le Chef de l’Etat en décembre dernier, le ministre des Travaux Publics a visité hier, samedi 19 mai 2019, les chantiers de la voirie urbaine de Kankan, celle de Kouroussa et la route nationale Kouroussa-Cisséla-Dabola. A l’issue de sa tournée dans ces différents chantiers, Moustapha Naïté s’est dit satisfait de ce qu’il a constaté sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial sur place.

Le ministre et la délégation qui l’accompagne ont commencé leur visite par le chantier de la voirie urbaine de Kankan. Moustapha Naïté s’est entretenu avec les responsables de la société Guiter SA, société en charge de ces travaux. Il s’est ensuite rendu à Kouroussa où il a également visité les travaux de bitumage des voiries urbaines de cette ville, avant de mettre le cap sur le chantier de la route nationale Kouroussa-Cissela-Dabola. Partout, le ministre a fait son constat sur le terrain et a écouté les entreprises en charge d’exécuter les travaux.

Ibrahima Pépé Traoré

A Kouroussa, Ibrahima Pépé Traoré, directeur technique et chargé des opérations de BEGEC-Travaux, l’entreprise en charge du bitumage de 15 kilomètres de voiries de cette ville, est revenu sur le taux d’exécution actuel des travaux. « Nous sommes entre 50 et 60% d’exécution par endroits hormis les travaux de bitumage qui sont en cours. Des difficultés, il y en avait au départ, parce que c’est la voirie urbaine : il fallait dégager l’emprise, il fallait par endroits demander excuses aux uns et aux autres pour pouvoir enlever les baraques et les maisons qui sont dans le décor, mais à présent tout va bien », a-t-il dit.

Parlant du tronçon Kouroussa-Cissela, dont son entreprise et celle de HENAN CHINE sont chargées de co-exécuter les travaux, Ibrahima Pépé Traoré a indiqué que là aussi, les choses évoluent très bien, soulignant qu’ils sont à la phase d’installation. « Nous sommes dans la base vie logistique, où vous avez constaté que l’installation de la base vie est presqu’à 100%. Et, vous avez constaté un peu à la rentrée de Kouroussa où on est en train de construire le logement plus les bureaux de la mission de contrôle ; et derrière, 14 kilomètres après Cissela, nous avons comme installation, l’exploitation de la carrière de concasseur. C’est les travaux préparatoires, nous sommes à la phase d’installation. Les travaux proprement dits débuteront bientôt. Mais, tous les moyens sont réunis pour que nous exécutions dans le délai requis », a-t-il rassuré.

Deng Xiaolei

De son côté, Deng Xiaolei, directeur de projet China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), entreprise en charge des travaux du tronçon Cissela-Dabola, a dit que les travaux de l’ombre sont presqu’arrivés à terme et que son entreprise va bientôt démarrer les travaux proprement dits. « C’est notre entreprise qui prend en charge la réhabilitation de la route Dabola-Cissela. Nous avons terminé l’installation de la base vie et notre premier lot de matériels arrivera avant la fin du mois, les autres machines arriveront le mois prochain. Et, notre personnel principal est déjà sur place », a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre des Travaux Publics a dit qu’au regard de ce qu’il a vu sur le terrain, ses impressions sont bonnes. Il est rassuré quant à la réalisation à date des travaux des différents chantiers visités.

Moustapha Naïté

« En ce qui concerne la voirie urbaine de Kouroussa, de 15 kilomètres, nous avons constaté effectivement que les travaux de fondation ont commencé à peu près à 60% et les travaux d’assainissement aussi sont en cours. Donc, on peut noter une certaine satisfaction quant aux travaux en cours au niveau de Kouroussa. Par rapport au projet de la route nationale numéro 2 qui va de Kouroussa à Dabola, les deux entreprises adjudicateurs HENAN CHINE et CCECC, nous avons constaté effectivement l’installation de bases vies, ce qui est très encourageant. Aussi, l’identification des carrières est déjà faite, et la mobilisation des équipements en cours.

Nous avons demandé à l’entreprise d’accélérer la cadence pour que d’ici la fin de la saison des pluies, qu’ils puissent commencer de façon plus pressante. Les missions de contrôle sont en négociation maintenant, nous allons bientôt finaliser le contrat des deux missions de contrôle et elles seront aussi en place avant la fin de la saison des pluies pour que les travaux démarrent en termes de terrassement. Mais d’ici, il a été demandé aux entreprises d’entretenir la route, de maintenir la route pour le trafic, ce qui est déjà une obligation contractuelle. Donc, nous sommes satisfaits de l’évolution de ce tronçon qui est financé par la Banque Islamique de Développement et le gouvernement guinéen », a dit Moustapha Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Inondation meurtrière à Dabondy 3 : ce qu’en dit le maire de Matoto

19 mai 2019 à 11 11 14 05145
Mamadouba Tos Camara, maire de la commune de Matoto

Le maire de la commune de Matoto, Mamadouba Tos Camara, a pris une part active dans la recherche des personnes tuées par les eaux de ruissellement et les ordures dans la nuit du vendredi au samedi, 18 mai 2019. L’autorité communale a regretté ce drame avant de pointer du doigt la responsabilité des citoyens dans cette situation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le maire, il a été l’un des premiers à avoir été informés de ce drame. Mamadouba Tos Camara dit avoir aussitôt pris des dispositions pour tenter de sauver les victimes. « J’ai été informé vers les 3 heures du matin de cette inondation. La première des choses, j’ai interpellé tous les services de sécurité, la protection civile, la Croix-Rouge, de venir en urgence pour sauver la vie des êtres humains. C’est ce qui fut fait. Sur place il y a eu 2 morts, et 3 disparus. Mais ils ont retrouvé les 2 autres. A présent, les 4 corps sont sous la glace à l’hôpital Ignace Deen.

Depuis hier nuit jusqu’au maintenant, je suis sur le terrain. Parce que nous sommes là auprès des citoyens. C’est nous qui devons recueillir leurs impressions et remonter à nos chefs hiérarchiques. C’est pourquoi maintenant on a envoyé 10 camions et des machines pour enlever non seulement les ordures qui sont dans les caniveaux mais aussi les ordures qui sont sur les artères principales » a-t-il déclaré.

Mais, le maire de Matoto estime que les citoyens ont bien une part de responsabilité dans cette situation. Cela, dit-il, à travers la construction anarchique. « C’est que j’ai déploré, j’ai compris que nous les citoyens, nous sommes responsables de tout ce qui se passe. Parce que les constructions anarchiques, c’est nous qui les faisons et on ne respecte pas les principes et les critères de l’habitat.

Donc, aujourd’hui j’ai constaté qu’il y a même des logements qui sont construits sur les caniveaux, qui empêchent complètement l’évacuation de l’eau. Vous le savez comme moi la pluie qui tombe, personne ne connait le danger qu’elle va causer », a souligné Tos Camara.

A noter que jusque dans la soirée de ce samedi, quatre personnes tuées ont été retrouvées. La cinquième est toujours portée disparue.

Saidou Hady Diallo et Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : le courant électrique cause d’importants dégâts à Kaporo Cité

19 mai 2019 à 11 11 10 05105

Un incendie d’origine électrique s’est produit dans la soirée d’hier, samedi 18 mai 2019 à Kaporo Cité, un quartier de la commune de Ratoma. Le feu, causé par un court-circuit, a fait d’importants dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cet incendie est survenu dans un bâtiment R+1. Selon les informations recueillies sur place, le feu s’est déclaré à l’extérieur de la maison, au niveau d’un fil de liaison, au moment de l’arrivée du courant électrique. Il s’est ensuite propagé pour atteindre l’immeuble, consumant la plupart des biens qui se trouvaient à l’intérieur.

Maïmounatou Diallo

Sous le choc et dépassée par l’ampleur des dégâts enregistrés, Maïmounatou Diallo, membre de la famille victime, a accepté de témoigner au micro de Guineematin. « L’incendie ne s’est pas produit devant moi. J’étais à l’école, lorsque je revenais, j’ai vu la fumée qui se dégageait de notre cour. Arrivée chez nous, j’ai vu des sapeurs-pompiers et j’ai demandé à ma maman et elle m’a dit qu’il y a incendie dans notre maison. Mon petit frère m’a dit que la fumée a commencé dans notre chambre. C’est à ce moment qu’il est parti informer notre maman qui était en train de faire la cuisine.

Informé, le vigile est monté voir et il a trouvé que le feu avait déjà complètement pris la maison. On a presque tout perdu, notre papa a perdu tous ses documents. Actuellement il est en Chine pour une formation, c’est un médecin. Nous étions là avec nos frères, nos oncles, nos tantes et notre maman qui a perdu ses habits. Ma sœur aussi a perdu ses habits, moi ma chance est que je ne laisse pas mes habits en haut. Dieu nous aidés parce qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine », a-t-elle témoigné.

Grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers de la société LAGUIPRESS et l’aide des voisins, le feu a été circonscrit. Ce qui a permis de limiter les dégâts.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dabondy (Matoto) : Ordures et eaux de ruissellement sèment la mort

19 mai 2019 à 6 06 38 05385

Les populations de Conakry se sont réveillées hier, samedi 18 Mai 2019, avec une triste nouvelle : la mort de quatre enfants à ‘’Mackiyah Touré’’, dans le quartier Dabondy 3. Âgées de 3 à 17 ans, les victimes ont trouvé la mort dans les eaux de ruissellement qui ont résulté de la pluie qui s’est abattue dans la nuit sur la capitale guinéenne.

Ces eaux ont drainé des tas d’ordures qui ont fini dans les concessions où dormaient des familles entières. La puissance de ces eaux a même fait céder les murs de certaines maisons, ont constaté les reporters de Guineematin.com qui se sont rendus sur les lieux.

Forte mobilisation des jeunes et des agents des forces de l’ordre, des cris mêlés à des pleurs, des tas d’ordures posés çà et là sur la chaussée et devant les concessions, de la boue, des eaux de ruissellement, des murs de certaines maisons par terre, des meubles trempés… ‘’Mackiyah Touré’’ se trouve dans la désolation.

Dans la nuit du vendredi au samedi, ce secteur a enregistré une inondation qui a couté la vie à quatre personnes. Une cinquième victime est encore portée disparue. Elle a été drainée par le courant d’eau de ruissellement mêlé aux ordures.

« On était au nombre de huit dans la maison lorsque l’eau y est entrée. On a tenté d’ouvrir la porte ; mais, elle était bloquée par les ordures. Les murs de la maison sont ensuite tombés sur mes enfants. J’ai perdu mes trois enfants et ma petite fille. Il y a aussi la fille de mon voisin qui est portée disparue. Elle a été drainé par l’eau », a expliqué Mohamed Sylla, le visage larmoyant.

Selon les informations, la cinquième victime (celle qui est portée disparue) s’était agrippée à la main de sa maman, qui a tenté de lui tirer du courant d’eau, en vain. « Sa mère l’a observée disparaître dans les eaux. Elle a voulu suivre son enfant ; mais, son mari l’a retenue pour empêcher qu’elle soit aussi drainée par les eaux », a témoigné un voisin de la famille victime.

Très choqués par ce drame, les jeunes et les femmes du quartier se sont ligués contre Alhassane Yatara, leur chef de quartier dont ils dénoncent l’inertie face aux problèmes du quartier, notamment l’insalubrité. « Notre chef de quartier est un incapable. Il ne fait jamais face aux problèmes qui se posent dans ce quartier. On veut qu’il soit changé », disent les jeunes de Dabondi.

D’ailleurs, il a fallu une ‘’escorte’’ de la notabilité du quartier pour que monsieur Alhassane Yatara se fraye un chemin et aller présenter ses condoléances aux familles des victimes de l’inondation. « Chef de quartier, zéro ! A bas le populisme », scandaient alors les jeunes et les femmes derrière leur chef de quartier qui n’a pas pris la peine de répondre.

Même l’arrivée du maire de Matoto, Mamadouba Toss Camara, sur les lieux n’a pas apaisé les cris et les slogans hostiles à monsieur Alhassane Yatara. Il a fallu une tendre diplomatie pour que Mamadouba Toss Camara lui-même puisse se promener et faire son constat des dégâts causés par l’inondation.

« Moi qui suis la première autorité de la commune, je suis sur pied depuis 2 heures du matin. J’ai redéployé tous les services de sécurité, la croix rouge, la protection civile, parce que nous avons le souci de nos citoyens… J’ai déjà demandé aux camions de venir ramasser les ordures » a essayé de convaincre Mamadouba Toss Camara.

Et, un jeune de répondre dans la foulée : « qu’est-ce qui fait croire que ce n’est pas du populisme que vous êtes en train de faire ? »

« Non, non ! Mon frère, tu as fini ? La mairie a été installée quand ? C’est ma première fois de venir ici. Et, je vais trouver des solutions à vos problèmes », réplique le maire de Matoto, tout en citant des actes d’assainissement qu’il dit avoir déjà posés à la T1, à ANTA et Sangoyah.

« On n’a pas de dirigent dans ce quartier », répond un autre jeune, soutenu par des cris assourdissant de ses amis.

Il a fallu l’annonce de la venue du président de la République à Dabondi 3 pour que les jeunes reviennent à de meilleurs sentiments. Mais, à la place du président Alpha Condé, c’est le Premier ministre, Kassory Fofana qui s’est rendu sur les lieux. Ce dernier a aussi essuyé la colère de certaines femmes qui scandaient en langue soussou : « Yêee mouna ! Têee mouna ! Mou tôrô gbé (il n’y a pas de courant, il n’y a pas d’électricité. On souffre ici) ».
A suivre !

De retour de Dabondy, Mamadou Baïlo Keïta et Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kaporo-Rails : les déguerpis mettent en garde les sociétés qui voudraient s’installer dans la zone

19 mai 2019 à 6 06 07 05075

Dans une déclaration publiée ce samedi, 18 mai 2019, le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse annonce l’intention de l’Etat d’installer des multinationales et des ambassades dans les zones déguerpis. Ces citoyens qui ont été illégalement spoliés de leurs terres et dont les maisons ont été démolies, mettent en garde tous ceux qui veulent s’installer sur les lieux.

Ils annoncent des campagnes de boycott des sociétés concernées mais aussi des poursuites judiciaires contre tous ceux qui vont s’installer dans la zone. Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de leur déclaration.

Collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Déclaration

Le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé2 et Dimesse porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le gouvernement guinéen est en voie de céder les domaines spoliés aux citoyens à des multinationales et des sociétés privées.

Selon des informations en notre possession, la société de téléphonie mobile Orange-Guinée est en tête de liste. D’autres entreprises comme Emirates, des multinationales turques, Guicopress et Total sont sur le point de s’installer sur la zone sinistrée. Depuis quelques jours, des chinois font le tour de la zone dans le but d’occuper les espaces « libérés ». Le patron de Prima center aurait payé plusieurs milliards de francs pour procéder à l’extension de son centre commercial.

Le collectif des victimes du déguerpissement, invite les différentes entreprises citées à mettre fin à leur mutisme sur cette question. Pour ce qui est du cas d’Orange Guinée, le ministre de la ville, Ibrahima Kourouma, a déclaré à Enta devant des médias ce qui suit : « C’est vrai que les choses évoluent avec eux. Mais on a été très clair avec Orange. Nous déguerpissons les populations et le même mois les travaux doivent commencer. Donc il faut que les gens comprennent qu’on ne va pas faire des déguerpissements pour laisser les places libres. » Fin de citation !

Si Orange Guinée matérialise ce deal avec le pouvoir guinéen, nous demanderons aux 19 mille 219 victimes de la casse et tous leurs sympathisants de mettre leurs puces dans les poubelles car on ne peut pas enrichir ceux qui ont contribué à nous appauvrir. En plus, nous engagerons des poursuites judiciaires contre toutes les entreprises qui investiront sur nos domaines.

Dans cette course folle à l’accaparement de cette zone, des ambassades sont également citées. C’est le cas de l’Iran, des Emirats-Arabes-Unis, du Brésil, du Vatican, du Nigeria, du Liban. A ces ambassades, il faut ajouter les futurs bureaux du système des Nations-Unies.

Investir sur les ruines de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, c’est s’engager dans une longue et coûteuse procédure judiciaire qu’il faut éviter à tout prix. Car tôt ou tard justice sera rendue.

Je vous remercie !

Le collectif !

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Recrutement dans l’armée : des candidats de Siguiri dénoncent corruption et injustice

19 mai 2019 à 5 05 07 05075
Faux documents

Les candidats malheureux au recrutement dans l’armée dans la préfecture de Siguiri sont en colère. Deux jours après la publication des résultats dudit test, ces jeunes gens accusent la commission préfectorale de recrutement d’avoir fait dans la corruption et l’injustice, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont au total deux cents (200) candidats qui ont été retenus pour le recrutement dans l’armée dans la préfecture de Siguiri. De nombreux autres jeunes, non admis audit concours, sont remontés contre les organisateurs. Les candidats malheureux dénoncent la corruption et l’injustice qui, selon eux, ont caractérisé ce concours.

Selon Mamady Diaman Diawara, « on ne comprend pas ce résultat. Moi, j’ai bien travaillé, à commencer aux exercices physiques jusqu’au test écrit. Ce résultat est résultat de l’argent, les admis ont payé de l’argent à la commission. Il faut aller voir les résultats, tu trouveras des noms qui n’ont même pas fait le concours. En plus, il a été dit de prioriser les jeunes de la préfecture. Mais, le résultat qui est là, tu ne trouveras pas trente jeunes de Siguiri. Ils sont tous venus d’ailleurs. Nous, nous sommes des jeunes volontaires évoluant dans les brigades de surveillance de la vile depuis trois ans. On a des diplômes, mais aucun n’a eu. Nous voulons les vrais résultats, si non nous passerons à la vitesse supérieure ».

Même son de cloche chez un autre candidat, qui a préféré s’exprimer sous anonymat. « C’est vraiment de l’injustice. Les autorités nous avaient promis que nous serions recrutés au moment venu dans l’armée. Nous voilà, travailler pendant trois ans volontairement comme surveillants de la ville. Après, ils prennent de l’argent avec d’autres. C’est de l’injustice », a dénoncé le jeune homme.

Toutes nos tentatives pour joindre la commission préfectorale sont restées vaines.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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