Décret : Mohamed Lamine Fofana nommé ministre de la justice

27 mai 2019 à 21 09 25 05255

C’est dans la soirée de ce lundi, 27 mai 2019, une semaine après la démission de maître Cheick Sako, que le président Alpha Condé a nommé Mohamed Lamine Fofana à la tête du Département de la Justice.

Jusque-là ministre conseiller à la présidence de la République chargé des Institutions républicaine, Elhadj Mohamed Lamine Fofana est souvent décrit comme un homme très rusé et calculateur, contrairement à maître Cheick Sako qui semblait tenir à marquer son passage par des actes positifs, même s’il n’a pas réussi à rassurer…

Ministre en charge des relations avec les institutions républicaines, Mohamed Lamine Fofana est ainsi chargé- cumulativement à son poste- d’assurer l’intérim du démissionnaire Cheick Sako jusqu’à la nomination de son remplaçant.

A suivre !

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Démission de Cheikh Sako : « c’est de la diversion », dit Souleymane Kéita du RPG/AEC

27 mai 2019 à 18 06 51 05515
Me Cheick Sako

La démission du ministre d’Etat, ministre de la Justice, maître Cheick Sako, alimente la chronique ce lundi 27 mai 2019. Pour Souleymane Keïta, conseiller chargé de mission à la présidence de la République et coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel, « c’est du plein droit de Cheick Sako de vouloir ne pas continuer à travailler avec le gouvernement actuel ». Il l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com, quelques heures après l’annonce de cette démission.

Dans son intervention, Souleymane Kéita a semblé banaliser la démission du ministre d’Etat. Selon lui, « c’est son droit de ne pas vouloir continuer à travailler avec le gouvernement actuel. Le président de la République a mis un gouvernement en place avec une feuille de route bien définie. Je pense que si, pour une raison ou pour une autre, un ministre se voit dans la difficulté d’aller au bout des objectifs qui lui ont été assignés dans sa lettre de mission, qu’il démissionne. Moi, je ne trouve pas de problème à cela… Mais, ce que je pourrais relever tout de suite, c’est que le président de la République a une mission claire. Et, tout haut cadre qui se voit dans l’impossibilité pour lui d’aller dans la mesure du possible vers l’objectif fixé en termes de résultats à atteindre, bien entendu il peut rendre le tablier et partir », a laissé entendre le coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel.

Parlant de l’intention nourrie par le président de la République de s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels et qui constitue une des raisons de la démission de Cheick Sako, ce cadre du RPG pense qu’à ce niveau, « ce n’est plus le ministre Cheick Sako qui parle. Dans ces conditions-là, c’est le politique qui parle. C’est une attitude que je pourrai considérer comme le fait de ne pas pouvoir s’assumer. Vous savez, le processus qui consiste aujourd’hui à vouloir débattre de la problématique de la nouvelle Constitution, mon parti, le RPG arc-en-ciel a déjà donné sa position. Maintenant, qu’un ministre nommé en fonction d’un certain nombre d’objectifs à atteindre, moi je pense que son travail serait de se consacrer sur l’exécution de sa feuille de route. Parce que, sa volonté ne compte pas quant à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ça ne relève pas de lui, il est simple citoyen. C’est au peuple de se prononcer sur cette question-là. Donc pour moi, si c’est la raison fondamentale de sa démission, puisque c’est ce que je viens d’apprendre, ça signifie seulement que c’est de la diversion. Parce que pour moi, ça signifie que c’est une façon de se trouver une place dans le cœur de l’opinion publique. Mais malheureusement pour lui, si c’est le cas, nous, nous sommes déterminés de toutes les façons à faire en sorte que la Guinée, pour une fois en tout cas depuis plusieurs années, va avoir l’occasion de se doter d’une nouvelle Constitution qui défie le temps et qui va garantir la stabilité de nos institutions et la continuité de l’Etat », soutient le conseiller chargé de mission à la présidence.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Démission de Me Cheick Sako : « c’est un bon symbole », dit Bill de Sam

27 mai 2019 à 18 06 36 05365
Me Cheick Sako

La vague de réactions se poursuit suite à la démission du ministre de la justice, maître Cheick Sako. L’ancien garde des sceaux a rendu le tablier pour marquer son opposition au projet de nouvelle constitution visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. « Un bon symbole » pour Bill de Sam, ancien rappeur devenu homme politique et membre du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC).

Ce responsable de l’Union des Forces Républicaines (UFR) se félicite de cette décision qui complique davantage la situation pour les promoteurs d’un troisième mandat et qui galvanise le FNDC dans son combat contre ce projet « maléfique ».

« J’avoue que c’est à la fois une grande surprise mais une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle parce que dans la mentalité collective, ce projet-là est soutenu par l’ensemble des ministres du gouvernement. Aujourd’hui, c’est clair qu’il y a des ministres qui ne soutiennent pas ce projet maléfique. Alors, le symbole ici c’est le fait que la personne censée valider en tout cas sur le plan national cette nouvelle constitution se soit retirée, en plus en disant qu’il n’a pas été associé à la rédaction de ce projet. C’est dire que quelque part c’est un hold-up, c’est un coup d’Etat qui se prépare.

Le garde de sceau le ministre de la justice n’a pas participé à la rédaction d’une nouvelle constitution, il n’a pas été consulté, il n’est pas d’accord ni pour une nouvelle constitution, ni pour une révision constitutionnelle et il a démissionné, donc pour nous c’est un bon symbole. C’est-à-dire qu’à partir de là, tous les ministres peuvent démissionner. D’ailleurs, il serait bien qu’ils démissionnent.

On s’est réjoui parce que même si c’est un fou ou un criminel, lorsqu’il arrête de tuer et qu’il passe aux aveux, il faut l’encourager. Maître Cheick Sako, peut-être qu’on peut le reprocher de tout, mais on ne pourra pas le reprocher d’avoir participé à la rédaction d’une nouvelle constitution qui n’est pas l’émanation du peuple de Guinée. Donc je pense que c’est une fierté aujourd’hui pour tout le monde de dire que le ministre de la justice guinéenne a démissionné il n’est pas solidaire à ce projet », a-t-il réagi.

Cette démission aura-t-il une incidence sur la lutte engagée par le Front National pour la Défense de la Constitution ? « Ça n’enlève à rien notre énergie, mais ça nous réconforte dans notre position. ça veut dire que quelque part on n’est pas les seuls à penser cela. Ça veut dire que quelque part la justice est de notre côté. Moi je l’ai vu quand il a dénoncé le fait que les 7 opposants de la nouvelle constitution appartenant au FNDC ont été arrêtés et mal jugés, directement il a dit que ce n’est pas bon et après ils ont été libérés. J’ai commencé à sentir quelque chose. C’est-à-dire que c’est un désaveu du pouvoir en place et à partir de là s’il démissionne, franchement c’est une bonne chose », estime Bill de Sam.

Pour lui, cette démission du ministre de la justice est une grosse épine sous les pieds du régime qui veut se maintenir illégalement au pouvoir. « Un grand monsieur qui aurait pu si vous voulez donner raison à ces gens a, lui, jeté l’éponge avec de telles dénonciations. Maintenant ils n’ont plus d’arguments. Moi j’ai vu sur les réseaux sociaux quelqu’un dire qu’il a démissionné parce qu’on ne lui a pas donné 70 milliards pour le procès de 28 septembre, mais en réalité la justice n’a pas de prix. C’est des arguments fallacieux c’est-à-dire que maintenant là c’est la fuite en avant. Les gens du RPG devraient comprendre que ce n’est plus une histoire du RPG c’est une question de souveraineté nationale. Le président a fini de sacrifier son parti et on se laissera pas faire », promet l’opposant.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Kankan : 90 zébus saisis à Sabadou-Baranama et Boula (préfet)

27 mai 2019 à 18 06 30 05305

Le gouverneur de la région de Kankan a interdit, il n’y a pas longtemps, l’élevage des bœufs de la race zébu dans sa juridiction, toute en sommant les éleveurs de quitter la région sans délai. Selon le général Mohamed Gharé, cette décision se justifie par le fait que les zébus ravagent tout sur leur passage. Pour constater l’application de cette mesure, le préfet de Kankan a effectué une visite de terrain sur certaines zones concernées par l’ultimatum du gouverneur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant les risques d’affrontement entre agriculteurs et éleveurs à Kankan, le gouverneur a intimé l’ordre aux propriétaires de zébus d’évacuer la région. Mohamed Gharé avait donné des instructions aux différents préfets de veiller à l’application de cette décision.

A Kankan, la préfecture a pris à bras le corps le problème, notamment dans deux sous-préfectures, à savoir Sabadou-Baranama et Boula. Selon le préfet Aziz Diop, des informations en provenance de ces deux localités ont confirmé la présence massive des zébus et une forte dégradation de l’environnement. « Nous avons reçu des informations des citoyens qui nous ont signalé que si des mesures ne sont pas prises à Sabadou et Boula, l’écosystème risque d’être perturbé, parce qu’il y a eu ravage, une dégradation profonde de notre environnement. Les sous-préfets et maires ont reconnu la présence des zébus dans ces localités », a-t-il expliqué.

Aziz Diop, à la tête une d’une mission sécuritaire, composée de la police, la gendarmerie et de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS), a effectué un déplacement le 20 mai dernier dans ces deux localités. « Quand on est arrivé, on a constaté la présence des zébus. Mais, malheureusement, on a constaté que les autorités locales étaient aussi complices par rapport à la présence des zébus. Ils n’ont pas totalement quitté le pays, ils sont à l’intersection entre la Côte d’Ivoire, Mandiana et une partie du Mali. Les propriétaires ont même laissé derrière eux quelques têtes. Mais, il faut dire que c’est la sous-préfecture de Boula qui est l’épicentre de ces troupeaux. A Sabadou, on est satisfait des autorités », a fait savoir monsieur Diop.

Parlant des zébus que les éleveurs ont laissés derrière eux, le préfet a dit que des mesures ont été prises en rapport avec les bouchers de Kankan. « A Boula, les autorités ont pu réunir 90 têtes de zébus. J’ai demandé au service de l’élevage et à l’environnement de les mettre sous scellé et de les transférer à Kankan, pour les mettre à la disposition du comité des bouchers, parce que s’ils restent sans manger, ils risquent de mourir. Maintenant, comme c’est la fête qui s’approche, ces bœufs seront abattus, la viande sera vendue et l’argent sera mis au trésor public ».

Pour finir, le préfet de Kankan a laissé entendre qu’il n’y a pas eu d’arrestations. « La prochaine fois, avant d’aller, on ne va pas surprendre les gens. Ils vont les sensibiliser. Mais, quand on ira, on va arrêter les éleveurs et les complices, et les animaux seront saisis ».

Il faut signaler qu’Aziz Diop a dénoncé la complicité des agents de l’environnement, de l’élevage, les administrateurs territoriaux et le système de corruption générale qui entoure la présence des zébus à Kankan. Il a annoncé des mesures « contre les services techniques corrompus ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Démission de Me Cheick Sako : « c’est acte de patriote, d’homme responsable », Abdourahmane Sanoh

27 mai 2019 à 17 05 54 05545
Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et coordinateur du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC)

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la démission du ministre de la justice, maître Cheick Sako. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com peu après l’annonce de cette nouvelle, Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et coordinateur du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), s’est prononcé sur la question.

L’activiste de la société civile, connu pour son opposition au projet de troisième mandat envisagé par le pouvoir, a salué un acte patriotique d’un homme responsable et honnête. Il invite les autres membres du gouvernement à faire comme lui pendant qu’il est encore temps.

« Nous prenons acte de la démission de Me Cheick Sako et nous saluons le but pour lequel il a pris ses responsabilités face à la situation que traverse notre pays. Je crois qu’il faut reconnaître que c’est acte de patriote, d’homme responsable, d’honnêteté aussi. Nous pensons que c’est ce qu’il faut faire en pareilles circonstances, lorsqu’on n’est pas d’accord il faut en tirer les conséquences. C’est ce que maître Sako a fait et nous pensons que d’autres pourront suivre la voie qu’il a choisie pour éviter à notre pays une situation difficile, inutilement acceptable.

On est sûrs que d’autres pourront éventuellement suivre. C’est clair. Parce que c’est une situation insolite dans laquelle le président Alpha Condé se lance et il n’y a que lui qui croit à ce projet-là. Maintenant ceux qu’on entend gueuler ne parlent que pour tirer le maximum de profit de cette confusion qu’ils créent mais ça n’ira nulle part. Et nous pensons qu’il y a beaucoup d’autres personnes autour du président Alpha Condé qui prendront le chemin de maître Sako (…)

Chacun va assumer les conséquences de l’acte qu’il aura posé. Nous savons qu’il y a beaucoup de gens qui hésitent encore, il y a beaucoup qui sont prêts à le faire, nous voulons qu’ils le fassent pendant qu’il est encore temps comme Me Sako l’a fait. Ça ne sert à rien de le faire à la dernière minute parce que ça n’aura aucun effet. C’est maintenant ou jamais », a-t-il laissé entendre.

Propos recueillis par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Le maire de Siguiri accusé de favoritisme : les commerçants en colère

27 mai 2019 à 17 05 41 05415

Les marchands ont pris d’assaut le bloc administratif de la préfecture de Siguiri ce lundi, 27 mai 2019. Ils étaient là pour exprimer leur colère face à l’annulation du contrat de bail qui les lie à la mairie pour l’occupation des magasins construits lors de la fête tournante de l’indépendance, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bloc administratif de Siguiri a été le théâtre d’une manifestation des marchands de Siguiri mécontents de l’annulation du contrat de bail qui les lie à la mairie depuis plus de 10 ans. En effet, en 2008, 145 commerçants ont signé un contrat de bail de 20 ans avec feu Nanamoudou Magassouba, à l’époque maire de la commune, élu sous la bannière du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP).

Selon les informations confiées au reporter local de Guineematin.com, les contrats n’étant pas arrivés à terme, le gouvernement du professeur Alpha Condé a démoli les 145 magasins et construit 65 magasins. Le maire est accusé par les anciens locataires d’attribuer les magasins aux membres du bureau politique du RPG qui sont des commerçants au détriment des anciens locataires.

Balla Keita

Selon Balla Keïta, un des manifestants, « d’abord, j’ai acheté le terrain vide à 5 millions de FG, la place d’un magasin. Après, j’ai construit. J’ai signé avec le défunt maire un contrat de 20 ans. Cinq ans après, le gouvernement est venu démolir les lieux pour reconstruire des nouveaux à la place de nos magasins. Aujourd’hui, le maire prend ces magasins et donne aux membres du parti. Quand je suis venu le voir, il m’avait dit que je ne gagnerai pas les magasins parce-que je ne suis pas du RPG ».

Elhadj Moussa Oulen Koulibaly

Même son de cloche chez Elhadj Moussa Oulen Koulibaly, qui dénonce l’attitude du maire. « Moi, j’avais deux magasins. J’avais signé un contrat de bail de 20 ans avec la commune. A l’époque, c’était l’équipe de Nanamoudou Magassouba. Alpha Condé a démoli les magasins pour les reconstruire. Le maire prend ces magasins et donne aux membres du RPG qui ne sont même pas des commerçants », dénonce-t-il.

Selon un cadre de la commune urbaine de Siguiri, qui a requis l’anonymat, le maire a très mal agi dans ce dossier. « C’est l’un des plus mauvais travail. Il a travaillé seul dans cette affaire. D’abord, le contrat des anciens locataires n’était pas fini, ils ont déposé l’argent à la commune. Le gouvernement a déguerpi les 145 occupants pour construire 65 magasins. Il faut donner les magasins à ces anciens locataires au lieu de donner aux personnes qui ne sont même pas commerçants. Il dit que le contrat a été fait par le maire du PUP. Mais, lui avait bien travaillé à l’époque, il a attribué les magasins aux commerçants et non aux militants du PUP à l’époque », a rappelé le conseiller communal.

Les manifestants sont rentrés à la maison sans rencontrer le préfet. Ils ont promis de revenir demain mardi.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Bilan et perspectives du MASPFE : le grand Oral de la ministre Mariama Sylla

27 mai 2019 à 17 05 14 05145
Madame Diaby Hadja Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

La traditionnelle conférence de presse des membres du gouvernement se poursuit à Conakry. Ce lundi, 27 mai 2019, c’est la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (MASPFE) qui était devant les hommes de médias. Organisée dans un réceptif hôtelier de la capitale, madame Diaby Hadja Mariama Sylla a mis à l’occasion à profit pour parler du bilan de son département de 2011 à nos jours, avant d’annoncer les perspectives, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a commencé par faire un rappel historique des actions, acquis et limites de ce département durant les deux premiers régimes (Sékou Touré et Lansana Conté) avant de parler de ceux de la 3ème République à laquelle elle appartient. Parlant justement de la 3ème République, madame Diaby a dit qu’elle est totalement en rupture avec les deux précédentes Républiques. « En rupture totale avec les pratiques de gestion sous les Républiques précédentes, le MASPFE s’est résolument aligné sur la vision du président de la République qui recommande des réponses concrètes aux nombreuses difficultés de la population guinéenne, y compris les personnes handicapées, pour construire une Guinée débarrassée de la pauvreté et de toutes formes de vulnérabilité à l’horizon 2040.

Cette vision s’est traduite dans notre secteur par l’amélioration des conditions de vie de nombreuses personnes vulnérables, le respect du droit des personnes handicapées, âgées, des femmes et des enfants, le renforcement de leur résilience face aux chocs socio-économiques et collatéraux y compris les mutilations génitales féminines et les mariages précoces pour les filles. Elle prend également en compte leur réinsertion socioéconomique et la promotion de leur développement durable en cohérence avec l’esprit des lettres de mission du Gouvernement qui assignent principalement 5 priorités à mon département », a dit la ministre Hadja Mariama Sylla.

En outre, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a indiqué que les récentes réformes en matière de l’amélioration de la gouvernance et du renforcement institutionnel ont permis entre autres, « l’élaboration et l’adoption de la 1ère politique nationale de la protection sociale ; la mise en place du Programme des Plateformes Multifonctionnelles (PFM) pour les groupements de femmes ; l’engagement du processus de mise en place du Registre Social Unifié (RSU) ; la mise en place d’un centre de transit et d’un centre de prise en charge médicale des migrants ; la réhabilitation des travailleurs sociaux ; l’organisation du Forum Régional sur la Protection Sociale ; l’organisation du Forum International des Sourds », a-t-elle cité.

Poursuivant, la ministre Hadja Marima Sylla a fait savoir que des efforts aussi été faits par le gouvernement de la 3èmeRépublique dans le domaine de l’autonomisation des personnes vulnérables et la lutte contre les inégalités sexistes et les violences basées sur le genre. « De 2011 à nos jours, plus de 500 milliards de francs guinéens distribués aux femmes sous forme de crédit revolving à travers les institutions de micro finances en particulier les MUFFA ; la réadmission des produits des femmes de Guinée à l’exportation aux USA dans le cadre de l’AGOA (African Growth Opportunity) ; la construction de 11 centres d’autonomisation modernes ; 100 ordinateurs offerts par le ministère des Télécommunications et de l’Economie Numérique dans le cadre de l’initiative présidentielle de renforcement des capacités des femmes ; 110 ordinateurs et accessoires par la société IT House, fruit de la diversification du partenariat public-privé ; 15 centres d’autonomisation modernes ont été construits et équipés, où 3000 filles sont en cours de formation et 5300 jeunes filles déjà formées et constituées en GIE ont bénéficié d’accompagnement », a notamment vanté la ministre.

S’agissant des perspectives, Hadja Mariama Sylla a dit que son département ambitionne de faire « une extension de la couverture sociale à l’ensemble de la population guinéenne à travers une politique nationale de protection sociale, développement et coordination de toutes les initiatives concourant à la protection sociale ; la promotion des droits, autonomisation et réintégration socio-économique des couches vulnérables y compris les mendiants ; la promotion d’une croissance économique inclusive ; le développement du leadership des couches vulnérables notamment des femmes en vue de leur meilleur positionnement dans les instances et les postes de prise de décisions », a annoncé la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Démission du ministre de la justice : ce qu’en dit Sékou Koundouno du FNDC

27 mai 2019 à 16 04 14 05145
Me Cheick Sako

Comme nous l’annoncions précédemment, le ministre guinéen de la justice a annoncé ce lundi, 27 mai 2019, sa démission du gouvernement. Me Cheick Sako justifie sa décision par son opposition au projet de nouvelle constitution visant à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé. Depuis, les langues se délient, notamment au sein de la classe politique guinéenne mais aussi de la société civile.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée et membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Sékou Koundouno, s’est réjoui d’une décision « hautement patriotique ». L’activiste de la société civile invite les autres membres du gouvernement à suivre l’exemple de Me Cheick Sako.

« C’est une démission hautement patriotique dans la mesure où sa démarche corrobore avec le respect de tout ce qui régit le fonctionnement de notre Etat. Au niveau du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), nous estimons que c’est un projet suicidaire qui a une dimension antidémocratique et qui va sans doute contribuer à créer une déstabilisation sociale et politique de notre pays.

Nous prenons acte que le ministre Cheick Sako se soit démarqué de cette démarche et nous lançons un appel aux autres qui sont encore dans le navire de quitter. Parce que quand le peuple aura fini de déjouer ce putsch constitutionnel, la purge sera de tous ceux qui sont du côté de monsieur Alpha Condé. Ils seront arrêtés, leurs biens seront saisis et ils seront jugés et condamnés conformément aux dispositions constitutionnelles.

Comme vous le savez, ils sont dans une démarche de parjure. Ils sont en train de fomenter une conspiration contre le souverain peuple de Guinée. Alors, nous restons aux aguets et disons que cette démission ne fait que galvaniser le sentiment du peuple et le FNDC qui se préparent avec toutes les stratégies constitutionnelles à sauvegarder les acquis démocratiques chèrement acquis par le peuple de Guinée au prix de sa vie. »

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Démission de Cheick Sako : « ça montre que la situation est devenue dangereuse »

27 mai 2019 à 16 04 00 05005

Après la démission du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Maître Cheick Sako, les réactions fusent de partout en Guinée. A l’Union des Forces Républicaines (UFR), l’on soutient que cette démission prouve que le régime du président Alpha Condé « s’est totalement décrédibilisé ». Tel est le point de vue exprimé dans l’après midi de ce lundi, 27 mai 2019, par le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, joint au téléphone par un de nos reporters.

« Je vous dis tout simplement Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). Cette démission est significative parce que cela veut dire que ce régime-là est un régime qui s’est totalement décrédibilisé. Parce, on n’a pas idée qu’un ministre de la justice, garde des sceaux, et ministre d’Etat, puisse démissionner, compte-tenu même de ses liens particuliers avec le président de la République », a dit d’entrée de jeu l’honorable Ibrahima Bangoura.

Dans sa lettre de démission, Cheikh Sako a dit ne pas avoir été mis au courant de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et qu’il ne peut s’associer à une telle initiative de révision constitutionnelle. Pour le vice-président de l’UFR, c’est une bonne chose que le maître Cheick Sako ait pris la mesure des risques liés à cette idée de nouvelle Constitution. «Cette démission montre que la situation est devenue dangereuse pour nous les guinéens. Nous devons être conscients de cela. Ce qu’ils sont entrain de poursuivre comme voie, c’est une voie calamiteuse pour notre pays », a-t-il laissé entendre.

Pour finir, Elhadj Ibrahima Bangoura a dit qu’il y a plusieurs facteurs qui ne militent pas aujourd’hui en faveur du régime Alpha Condé pour solliciter un autre mandat. Il a notamment cité la question de l’insalubrité qui n’a pas trouvé encore de solution avec les ordures qui commencent à tuer des citoyens, le mauvais état des routes, le panier de la ménagère, les détournements de deniers publics…

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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3ème mandat : le FNDC demande aux autres ministres de suivre l’exemple de Cheick Sako

27 mai 2019 à 15 03 47 05475

Le Front National pour la Défense de la Constitution prend acte de la démission du Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Maitre Cheick SAKO. Parmi les raisons invoquées par le Ministre SAKO figure son opposition à une modification ou changement de la Constitution guinéenne qui vise à permettre à Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir au-delà de 2020.

Cette décision salutaire du Ministre vient confirmer les soupçons portés contre le Président de la République à vouloir modifier ou changer la constitution pour se maintenir au pouvoir à vie.

En tout état de cause, le FNDC se félicite du sens élevé de la responsabilité qui caractérise cette décision hautement symbolique d’un des ministres parmi les plus importants de la République de Guinée.

Cela vient confirmer, si besoin y est, la justesse du combat que nous menons pour le respect de l’ordre constitutionnel et la défense des acquis démocratiques chèrement conquis par le vaillant peuple de Guinée.

Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel aux autres membres du Gouvernement et ceux des Institutions de la République pour qu’ils se désolidarisent de ce projet maléfique de troisième mandat.

Nous appelons également le peuple de Guinée à l’union sacrée pour déjouer les manœuvres éhontées des promoteurs de ce projet ignoble qui n’honore pas la Nation guinéenne.

Conakry, le 27 mai 2019

La Coordination Nationale

Le chargé des Operations

Ibrahima DIALLO

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Démission de Cheick Sako : l’opposition l’accueille « avec beaucoup de soulagement »

27 mai 2019 à 15 03 17 05175
Cheick Sako

Peu après son annonce, la démission du ministre d’Etat de la justice suscite déjà des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé par Guineematin.com, le député uninominal de Labé et membre du bureau exécutif de l’UFDG, Cellou Baldé, salue cette décision et s’attend à ce que d’autres hauts responsables de l’Etat lui emboitent le pas.

Hon. Cellou Baldé

« Au niveau de l’opposition et du Front National pour la Défense de la Constitution, nous croyons en cette démission. Nous l’accueillons avec beaucoup de soulagement parce que ça nous conforte dans notre position. Nous avons toujours dit que les cadres du gouvernement et même des gens au niveau du RPG Arc-en-ciel, ne partagent pas tous cette initiative suicidaire de monsieur Alpha Condé de doter la Guinée d’une nouvelle constitution en violation flagrante de celle en vigueur et des lois de la République.

Je crois que Cheick Sako a vu juste et il a tiré les conséquences. Et, le contenu de quelques lignes de sa lettre de démission qu’il a décliné en dit long. Monsieur Sako a dit que c’est par rapport à l’initiative de révision constitutionnelle dont il ne partageait pas et il a été carrément écarté de l’équipe qui a rédigé la nouvelle constitution. En tant que ministre de la Justice, garde des sceaux, il ne peut plus continuer à s’associer à cette gouvernance.

Par ailleurs, nous avons des informations, de sources concordantes, comme quoi, beaucoup de ministres de la République ne sont pas d’accord avec cette initiative dangereuse du président de la République. Nous attendons dans les prochains jours ou semaines que d’autres ministres jettent également l’éponge et nous attendons également que d’autres responsables même des institutions de la République interpellent davantage le Prof. Alpha Condé par rapport à cette initiative que nous jugeons dangereuse pour la République de Guinée », a dit l’opposant.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Casse de Kaporo rails et Kipé 2 : la ministre Mariama Sylla dénonce un « délai insignifiant »

27 mai 2019 à 14 02 56 05565

La ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a regretté le cours délai accordé aux déguerpis de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dar-Es-Salam par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire avant de casser leurs bâtiments. Hadja Mariama Sylla plaide également pour le dédommagement des victimes. Elle l’a dit ce lundi, 27 mai 2019 à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« J’exprime ma solidarité à ces populations par rapport à ce qui leur arrive. Parce que le délai qu’on leur a accordé est un délai insignifiant, c’est-à-dire que c’est un délai qui est très court. Par rapport à cette situation, vous savez que nous avons des travailleurs sociaux. On a mis les travailleurs sociaux sur le terrain pour qu’ils puissent, sur le plan psycho-social, accompagner ces familles qui ont été victimes de ces opérations de déguerpissement. Mais malheureusement, les populations n’ont pas voulu recevoir ces travailleurs sociaux », a notamment dit Hadja Mariama Sylla.

Par ailleurs, la ministre s’est réjouie de l’annonce faite par le gouvernement de dédommager les victimes, notamment celles de Kaporo Rails et Kipé 2. « Je salue l’initiative de monsieur le président de la République d’accompagner ceux qui détiennent des documents, tels que des titres fonciers. Sinon moi, je suis solidaire de ce qui leur arrive et je leur exprime ma compassion », a dit Hadja Mariama Sylla.

Sur d’autres aspects de sa communication, la ministre est revenue sur les difficultés auxquels son département est confronté. « Les réelles faiblesses de mon département, c’est la faible perception de la mission de mon département par les communautés. On pense toujours que c’est le ministère qui est chargé de la mobilisation sociale. L’autre faiblesse est le budget alloué à mon département, est faible par rapport à tout ce que nous avons comme mission et objectifs à atteindre. L’autre chose, c’est par rapport au manque de siège. Nous n’avons pas un siège pour le département, les structures sont éparpillées à travers la ville. Aussi, nous communiquons moins. Donc, je salue aujourd’hui que ce ministère soit doté d’un conseiller en communication. Mais, vous savez que la communication suscite de gros moyens et nous sommes à moins d’un pour cent du budget national. L’autre faiblesse, c’est l’ameublement, surtout au niveau des structures déconcentrées et ça, on n’est pas représenté. C’est difficile. Le ministère se résume à un seul directeur…».

Pour faire face aux défis qui assaillent le département, Hadja Mariama Sylla plaide pour plus de ressources. « Je plaide à ce que nous ayons des ressources substantielles… C’est pourquoi on a opté pour la stratégie du faire-faire. Nous voulons, dans les prochains jours, meubler le cadre organique de notre département. Nous travaillons dans ce sens-là avec le ministère du budget et de la fonction publique ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Malapouya (Boké) : un responsable local dénonce les chinois qui appauvrissent les citoyens

27 mai 2019 à 14 02 38 05385

La sous-préfecture de Malapouya, dans la préfecture de Boké ressent fortement aujourd’hui les impacts de l’exploitation minière dans la région. Les travaux de construction du chemin de fer Dapilon-Télimélé qui traverse cette localité ont causé beaucoup de dommages à la population locale, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial sur place.

Sadjo Compo, chef du secteur Momolabé, l’un des secteurs de Malapouya, constate aujourd’hui avec beaucoup d’amertume les dégâts causés par ces travaux, réalisés par le consortium SMB. Il accuse les chinois qui exécutent ces travaux non seulement d’appauvrir les citoyens mais aussi de polluer l’environnement.

Sadjo Compo

« Je vois la peine de mes concitoyens qui sont en train de perdre leurs plantations qui leur permettaient de s’alimenter paisiblement. Je vois la pollution de notre marigot dont l’eau n’est plus utilisable ni pour la consommation ni pour la lessive. Mais je n’y peux rien », regrette ce responsable local.

Le chef de secteur dit n’avoir jamais été consulté par rapport à ces travaux. Et quand il a tenté de s’intéresser au dossier, il s’est heurté à l’attitude méprisante des chinois à son égard. « Le jour où ils sont venus pour le recensement des propriétaires de plantations, je me suis adressé au chinois en ma qualité de chef de secteur. Il m’a répondu qu’il ne connaît pas un chef en Guinée à part Alpha Condé, et qu’il n’a à consulter ou à rendre compte qu’à ce dernier », révèle Sadjo Compo.

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Accident mortel à la T6 : avis de recherche

27 mai 2019 à 14 02 25 05255

Ce monsieur a subi un accident hier, dimanche 26 mai 2019, à T6. Malheureusement, il n’avait sur lui aucune pièce pouvant aider à son identification. Actuellement, son corps se trouve à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen.

Pour plus d’informations, prière de contacter un des numéros suivants : le 622343321 ou le 622111333

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Contre le 3ème mandat : voici la lettre de démission de Cheick Sako

27 mai 2019 à 13 01 53 05535

Ainsi, Alpha Condé et Kassory Fofana cachaient cette importante information aux Guinéens depuis déjà une semaine ! C’est le 20 mai que le ministre Cheick Sako a annoncé sa démission de quitter l’Alpha-gouvernance parce qu’il ne peut pas cautionner une modification ou un changement de la Constitution de notre pays dans l’unique but d’offrir un pouvoir à vie au président actuel…

« Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement », a écrit le ministre démissionnaire.

Après Khalifa Gassama Diaby et maître Cheick Sako, à qui le tour ?

Attendons de voir !

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Pouvoir à vie pour Alpha Condé ? Le ministre de la justice démissionne

27 mai 2019 à 13 01 32 05325

L’information a été rendue publique ce lundi 27 mai 2019, par nos confrères de Jeune Afrique. Maitre Cheikh Sakho, jusque-là ministre d’Etat, ministre de la Justice a décidé rendre le tablier. Sa démission a été présentée au président Alpha Condé depuis le 20 mai dernier, ajoute la même source.

Parmi les raisons de ce départ du gouvernement de maitre Cheikh Sakho, figure notamment son opposition à une modification de la Constitution guinéenne qui vise à permettre à Alpha Condé à continuer à diriger la Guinée au-delà de 2020.

Selon nos confrères, Cheikh Sako a adressé sa lettre de démission à Alpha Condé depuis le 20 mai 2019. « Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement », écrit Cheick Sako.

Maitre Sako occupait ce poste depuis l’année 2014. Cette démission intervient à un moment où les supporters du président Alpha Condé font des pieds et des mains pour pousser leur champion à continuer à diriger la Guinée au-delà de ses mandat légaux. De nombreux autres guinéens sont aujourd’hui opposés à cette idée et la résistance est entrain de s’organiser lentement mais sûrement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Madina Guilédji (Koumbia) : un seul enseignant titulaire pour 6 classes

27 mai 2019 à 13 01 17 05175

Le secteur éducatif se porte très mal dans la sous-préfecture de Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual. La plupart des écoles de cette zone sont en manque d’enseignants. C’est le cas de l’école primaire de Madina-Guilédji où un seul enseignant titulaire est présent pour 6 groupes pédagogiques, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Créée en 1946, cette école élémentaire ne manque pas de salles de classe encore moins de logements pour les enseignants. Mais, ce sont les enseignants eux-mêmes qui manquent. Pour les 6 groupes pédagogiques que compte l’établissement, il y a un seul enseignant titulaire qui est également le directeur de l’école.

Thierno Oumar Diallo

« A l’école primaire de Madina, nous étions deux enseignants titulaires : madame Mahawa Camara et moi. Mais, cette dame est absente de l’école pour des raisons de famille depuis les vacances. Elle est venue vers la fin décembre 2018, me dire qu’elle est malade. Elle est rentrée à Boké. Elle est revenue en janvier 2019 pour solliciter un congé de maternité. Et en mars, j’ai appris qu’elle a accouché de jumeaux », explique Thierno Oumar Diallo, le directeur de l’école.

Avec le départ de cette dame, le directeur se partageait les cours avec deux enseignants recrutés et payés par la communauté. Il prend en charge les 5ème et 6ème années pour une centaine d’enfants et les deux autres s’occupent respectivement des 3ème et 4ème années et des 1ère et 2ème années. Mais, ces deux dernières classes ont fini par être fermées en avril dernier suite au retrait d’un des contractuels communautaires. « Pour combler le manque d’enseignants dans cette école, nous avons contacté Yéro Mambi, un enseignant à la retraite, (un natif de la localité et ancien DSEE), qui a demandé un million par mois. Mais nous avons vu que les parents ne pouvaient pas le payer à ce prix.

Yéro Mambi

Finalement, nous avons demandé aux parents de trouver 7 mille francs par élève et par mois. Ce qui fait 700 mille francs comme salaire mensuel de Yéro Mambi. Et le second communautaire, Thierno Sadou Koulibaly est payé à 500 mille francs le mois. Mais dans le paiement, il arrive du retard dans la mobilisation des montants. Donc, le premier montant est toujours reparti entre les deux et le reste est payé au fur et à mesure. Mais, en avril dernier, après la collecte, nous avons constaté que l’argent n’a pas été au complet. Yéro Mambi a exigé d’avoir ses 700 mille qui ont été difficilement réunis.

Thierno Sadou Koulibaly aussi est venu dire que tant qu’il n’a pas l’argent au complet il ne rentrera pas en classe. Il a reçu 300 mille. Il restait 200 mille. Finalement, il a quitté. Et, nous sommes allés un peu partout pour chercher un enseignant pour son remplacement, mais en vain », a indiqué, a indiqué le directeur de l’école primaire de Madina Guilédji.

En ce qui concerne l’évolution des programmes dans son école, monsieur Diallo souligne que « nous ne pensons pas finir le programme avec le retard accusé pendant la grève et la situation des classes multigrades. Nous sommes entre 55% et 65% des programmes en moyenne. Et vu le temps qui nous reste, je ne pense pas qu’on puisse l’achever. Mais nous faisons ce que nous pouvons pour sauver les enfants », a-t-il laissé entendre.

Joint au téléphone sur cette situation, le Délégué Scolaire de l’Enseignement Elémentaire (DSEE) de Koumbia, Mamadou Abdoulaye Diakhaby, a souligné que le manque d’enseignants n’est pas propre seulement à Madina Guilédji. C’est un problème général à Koumbia voire dans tout Gaoual. « Nous avons pour les 43 écoles primaires de Koumbia, un manque de 21 enseignants. Et, 5 écoles sont actuellement fermées faute d’enseignants. Et la situation des classes multigrades n’est pas seulement observée à l’école de Madina. Seules les écoles de Bembéla et Dara Bowé font l’exception. Et chacune d’elle compte 2 enseignants communautaires », a-t-il dit.

Face à cette situation qui menace sérieusement l’éducation des enfants de la localité, l’association des parents d’élèves et amis de l’école de Madina Guilédji, (APEAE), les ressortissants de cette localité à Conakry (ADEMA) et ailleurs ainsi que la direction de l’école, ont tenu une réunion d’urgence le 9 mai dernier, en vue de trouver une solution aux problèmes décrits plus haut. Il a été décidé de saisir les autorités en vue de trouver au moins deux enseignants titulaires à l’ouverture des classes prochaine et de procéder à l’immédiat, à la mobilisation des efforts pour la reprise des cours en 1ère et 2ème années.

Aux dernières nouvelles, la correspondance destinée au Préfet de Gaoual est déjà arrivée dans les mains du sous-préfet de Koumbia et celle adressée au directeur préfectoral de l’éducation a été remise au DSEE de Koumbia. Du côté des autres acteurs à la base, il a été procédé au recrutement d’un enseignant communautaire pour essayer de combler le vide créé par Thierno Sadou Koulibaly.

De retour de Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bobo Denken salué à Malapouya : « tous les Guinéens devraient l’imiter »

27 mai 2019 à 13 01 14 05145

L’opérateur économique, Elhadj Mamadou Bobo Denken Diallo, s’est forgé une grande réputation Malapouya, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de la ville de Boké. Avec les actions humanitaires qu’il a réalisées dans cette localité, le président de la chambre nationale d’agriculture est vu aujourd’hui comme un modèle, une référence sur place.

Au micro d’un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette commune rurale, Mamadou Saliou Compo, un habitant du village Kambaki, a appelé tous les Guinéens y compris le président de la République, à prendre l’exemple de Bobo Denken.

« Je demande à tous les Guinéens de travailler comme Bobo Denken Diallo. Il est entré dans notre sous-préfecture, Malapouya, il a procédé au reprofilage de toutes nos routes qui étaient difficilement praticables. Aujourd’hui, entre Denken et Malapouya, tu peux rouler, les yeux fermés. Il vient aussi dans nos localités pour nous débarrasser de la misère en nous offrant de l’argent et des denrées. Donc, j’invite tous les Guinéens à faire comme Bobo Denken. Même le président Alpha Condé doit l’imiter », a dit le jeune homme.

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : les tradi-praticiens dénoncent « le mépris et la répugnance » dont ils sont victimes

27 mai 2019 à 10 10 43 05435

La Fédération Guinéenne des Associations de Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FEGAGTH) interpelle le président Alpha Condé sur les difficultés qu’elle rencontre en ce moment. Ces tradi-praticiens dénoncent notamment « le mépris et la répugnance » dont ils font l’objet malgré leur reconnaissance officielle. Ils l’ont fait savoir avant-hier, samedi 25 mai 2019, à travers une conférence de presse organisée à Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son exposé, Tamba Joseph Millimouno, secrétaire général de la fédération, a fait lecture de plusieurs courriers échangés d’une part, entre son organisation et certaines institutions républicaines, entre la fédération et le gouvernement d’autre part.

Revenant sur le contenu d’une des correspondances adressées au Médiateur de la République, Tamba Joseph Millimouno a dit que « le ministère de la Santé est le département de tutelle qui exerce un droit de contrôle sur les activités des tradi-praticiens dans un cadre de partenariat dans la couverture sanitaire du pays. Cependant, il a été donné à la fédération tout au long de ces dernières années, de constater que malgré sa reconnaissance légale, elle fait l’objet de mépris et de répugnance de la part des cadres en charge de la Division Médicale Traditionnelle du département de la santé (refus catégorique de financement des projets déposés, fausses promesses de financement malgré les fonds alloués aux tradi-praticiens par l’Etat et les bailleurs de fonds, retentions de correspondances, refus de communication…). Cette situation n’a pas découragé la fédération qui est toujours parti vers eux, dans le cadre d’atteindre les objectifs contenus dans son plan stratégique quinquennal d’activités ».

Par ailleurs, Tamba Joseph Millimouno a fait savoir que les nombreuses démarches menées par son organisation sont restées infructueuses. « Nous avons décidé de mener cette démarche pour une fois encore montrer au gouvernement que les efforts que nous sommes en train de faire sont vains, et encore réitéré notre engagement auprès d’eux pour leur dire que nous sommes toujours prêts à faire notre travail. Et aussi leur dire que la fédération a plusieurs difficultés. Nous avons mené plusieurs démarches auprès du gouvernement, notamment auprès du ministère de tutelle, auprès de l’ancien Premier ministre, tout comme auprès du nouveau. Mais, il n’y a pas eu de suite favorable. C’est pourquoi nous organisons ce point de presse pour rappeler encore au gouvernement nos préoccupations afin que ce gouvernement, en l’occurrence le président de la République s’intéresse à cette fédération. Puisque, c’est lui seul qui peut aider cette fédération à être opérationnelle », a dit le secrétaire général de la fédération.

Pour sa part, Mamady Daman Traoré, président de la FEGAGTH, a sollicité l’implication personnelle du chef de l’Etat pour sortir son organisation des difficultés qu’elle traverse. « Aujourd’hui, la fédération guinéenne des associations des guérisseurs traditionnels souffre énormément. Nous vous demandons, monsieur le président de la République, votre implication en faveur de notre fédération et cela dans le cadre de l’amélioration, non seulement des conditions de travail de la fédération, mais encore de la santé des populations. On a monté assez de projets importants dans ce sens qui sont acceptés par l’OMS, la CEDEAO et le département de la Santé, mais la réalisation tarde encore à se faire. Donc, nous souhaiterions avoir un contact direct avec le président de la République, soucieux du bien être de la population guinéenne pour échanger avec lui afin qu’il soit mieux informé du fonctionnement de la fédération et la situation réelle des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée », a sollicité Mamady Daman Traoré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224)622919225 / 666919225

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Risque d’inondation à Sogbè (Kankan) : Guiter SA sort de son silence et apporte des précisions

27 mai 2019 à 10 10 25 05255

On vous annonçait récemment que le quartier Sogbè, dans la commune urbaine de Kankan, fait face à un sérieux risque d’inondation pendant la saison pluvieuse qui commence. Dès la tombée des premières pluies, une mare d’eau s’est formée dans cette localité, causant d’importants désagréments aux habitants et à ceux qui travaillent dans le voisinage. Une situation dont le chef de quartier a imputé la responsabilité à la société Guiter SA, en charge des travaux de bitumage des voiries urbaines de Kankan.

Et, cette accusation ne laisse pas indifférents les responsables de Guiter SA. Mamady Condé, responsable des travaux de la voirie urbaine de Kankan, a accordé une interview à Guineematin.com sur la question. Il a démenti les propos du chef de quartier, apportant des précisions sur cette situation.

Décryptage !

Guineematin.com : le chef de quartier de Sogbè vous accuse d’avoir mal travaillé dans cette localité parce que vous n’avez pas construit des caniveaux pour évacuer les eaux de ruissellement. Quelle est votre réaction face à cette accusation ?

Mamady Condé : nous, on ne se défend pas, nous ne pouvons que dire la réalité parce que qui se défend se reproche de quelque chose. On était sur le terrain en train de travailler tranquillement lorsqu’un groupe de jeunes est venu nous dire d’arrêter les travaux, parce que ces travaux-là ne les convenaient pas, c’était au mois de janvier.

Guineematin.com : pourquoi ils vous ont demandé d’arrêter les travaux ?

Mamady Condé : selon eux, c’est parce qu’il y a une quantité importante d’eau qui vient du marché et qui n’a pas où aller, donc ils nous ont demandé de faire un travail contractuel. Pourtant, nous on n’a pas l’ordre des services du ministre, d’intervenir ainsi, surtout un travail qui a de l’impact sur la population. Vous savez que l’entreprise est privée, elle n’a pas le droit d’aller faire certains travaux publics sans l’autorisation du ministère.

Guineematin.com : alors, est ce que les machines de Guiter SA sont passées sur la partie qui fait objet de polémique ?

Mamady Condé : bien sûr ! On était prêt à faire le bitumage dans les règles de l’art, mais malheureusement, les jeunes du quartier, en compagnie du chef de quartier, sont venus nous menacer, que si on ne quitte pas ils vont brûler nos machines. On a donné toutes les explications possibles pour leur dire de nous laisser travailler, et après, s’il y a autre chose à faire, on peut négocier auprès des autorités. Donc vu la façon dont ils sont venus faire peur à la mission de contrôle, alors elle a demandé à l’entreprise d’arrêter les travaux parce qu’elle ne veut pas cautionner les violences.

Guineematin.com : vous dites que vous étiez prêts à bitumer la zone inondée, mais les gens dénoncent surtout le fait que vous n’avez pas construit de caniveaux. Ils disent que si vous bitumez la route sans mettre des canaux d’évacuation des eaux de ruissellement, cela peut causer des inondations.

Mamady Condé : on peut bien sûr bitumer la partie sans faire de caniveaux. Je dis bien que le caniveau qu’ils demandent est un exutoire qui est perpendiculaire à cette route. Il quitte le marché Sogbè pour traverser cette route et aller vers la mosquée « Sounna » pour joindre le grand caniveau qui va vers Sansangbéré.

Guineematin.com : maintenant que le problème se pose sur le terrain : les eaux stagnantes fatiguent les gens, qu’est-ce que vous pouvez faire face à cette situation ?

Mamady Condé : cela fait deux fois, lorsque le directeur national des voiries urbaines monsieur Conté était venu, nous sommes de Kankan, on l’a pris ce jour pour aller lui montrer le lieu. Après la réunion qu’on a eue avec les autorités, on est inquiet parce que ces eaux stagnantes ne sont pas bonnes pour la population. On lui a montré les lieux pour qu’il puisse faciliter le dossier afin que nous intervenions, mais il a dit qu’il va aller informer le ministre. Tout récemment, quand le ministre Naïté est venu à Kankan, la visite de cette partie ne faisait pas partie de son agenda, mais par rapport à cette malheureuse situation, on lui a demandé d’aller voir le lieu lui-même pour qu’il puisse prendre une décision.

Il a été déçu lorsqu’il a vu la mare. Il a dit comment se fait-il qu’un X ou Y vienne parler de trucs techniques comme s’il n’y avait pas d’autorité. Après, il nous a demandé quelle est la solution, on lui a dit que c’est la continuation des exutoires qui vont jusqu’à Sansangbéré, mais il faut un avenant (…) Vu l’enjeu de déplacer ceux qui sont à l’aval, il a dit qu’il va discuter avec nous pour voir comment faire afin de soulager les citoyens, parce que c’est vraiment ça notre souci.

Guineematin.com : le chef de quartier de Sogbè a révélé que lorsque le problème s’est posé, Guiter a dit qu’elle n’a pas de solution maintenant parce qu’elle n’a pas de financement, et que même les travaux déjà réalisés c’est vous-mêmes qui les avez financés. C’est vous qui préfinancez les travaux ou bien vous avez reçu le financement de l’Etat ?

Mamady Condé : tous les travaux publics sont financés par l’Etat, il y a quand même ce que Guiter fait et que les autres ne font pas. On travaille, après on se met à réclamer notre argent. Et parfois, on n’est obligé d’arrêter les travaux parce qu’il n’y a pas de payement.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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