Journée de l’intégration africaine : ce que la JCI Conakry Trésor demande à la jeunesse africaine

25 mai 2019 à 22 10 08 05085

La Jeune Chambre Internationale Conakry Trésor, en collaboration avec d’autres organisations de la société de Guinée et du Mali, a célébré ce samedi, 25 mai 2019, le 56ème anniversaire de la création de l’OUA, devenue aujourd’hui l’Union africaine. Ces différentes structures ont organisé, à cet effet, un panel sur l’intégration africaine à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La journée mondiale de l’Afrique célèbre l’anniversaire de la signature des accords de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), le 25 mai 1963.C’est l’occasion pour chaque pays africain d’organiser des événements dans le but de favoriser le rapprochement entre les peuples africains. C’est dans ce cadre que la jeune chambre internationale Conakry Trésor a organisé ce panel sous le thème : « Quel modèle de jeunesse pour une Afrique émergente ? ».

Sékou Bérété

Selon les organisateurs de cette rencontre, le choix de ce thème vise à interpeller la nouvelle génération sur son rôle dans l’intégration africaine. « Pour que l’Afrique soit émergente, il faut une intégration politique, économique, il faut également renforcer l’intégration sociale parce que déjà dans certains pays, les populations se sentent en famille, je parle de la Guinée et du Mali. Nous jeunes, nous devons entreprendre des actions permettant à la jeunesse africaine d’agir ensemble, afin de répondre aux aspirations du bas peuple. La jeunesse ne doit pas être spectatrice du développement mais elle doit être le catalyseur du développement de l’Afrique à travers une intégration parfaite. C’est pourquoi nous avons organisé cette rencontre afin d’attirer l’attention de chacun sur son rôle à jouer pour une Afrique émergente », a indiqué Sékou Bérété, président exécutif 2019 de la jeune chambre internationale Conakry Trésor.

Mohamed Kaba

La JCI Conakry Trésor en a profité aussi pour présenter son projet dénommé « I AM AFRICA ». Mohamed Kaba est le directeur national de ce programme : « I AM AFRICA vise à inspirer et éduquer tous les africains dans la construction d’une Afrique nouvelle. Ce programme invite les africains à être la solution aux problèmes de l’Afrique, le continent ne peut aller de l’avant que lorsque les jeunes s’engagent à aller de l’avant.

Avec le projet I AM AFRICA, nous sommes là pour appeler à la jeunesse à passer à l’action parce que les mots sont bons mais l’action peut nous amener plus loin, peut nous amener encore plus loin, l’Afrique a besoin de sa jeunesse. Ce programme I AM AFRICA a tellement de sens que lorsque vous le prononcez, vous vous mettez à la place de l’Afrique. Il faut que la jeunesse se lève et s’engage pour son continent qui a tant besoin d’elle », a-t-elle expliqué.

Madina Dansoko Diallo

Présente à la rencontre, Madina Dansoko Diallo, directrice générale de Lella, entreprise spécialisée dans la production et la transformation de poulets de chair en Guinée, a laissé entendre que pour la réussite de l’Afrique, la jeunesse du continent doit travailler très dur et n’attendre rien de personne. « Dans ce monde rien est facile, il faut travailler très dur, il faut commencer petit pour grandir,

Tous ceux qui ont construit des villas, qui sont devenu très riches, ont commencé à la base. Il faut se remettre en question, il faut que le changement commence par nous-mêmes. L’acte de chacun de nous compte. Le peu que tu peux faire, fais-le très bien parce que aujourd’hui les gens ont le choix. On peut s’inspirer des autres pour changer les choses chez soi », a-t-elle exhorté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Disparition des 90 millions de dollars payés par Orange pour la 4G : Cellou Dalein flingue le gouvernement

25 mai 2019 à 18 06 58 05585

Après quelques semaines d’absence au siège de son parti, Cellou Dalein Diallo a présidé ce samedi, 25 mai 2019, l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG. A cette occasion, le chef de file de l’opposition guinéenne a évoqué plusieurs sujets d’actualité, dont celui de la disparition des 90 millions de dollars versés à l’Etat guinéen par la société de téléphonie mobile Orange pour l’acquisition de la 4G. Il accuse le gouvernement d’avoir voulu utiliser cet argent pour battre campagne en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Cellou Dalein Diallo, cette situation vient prouver davantage la corruption et la dilapidation des ressources de l’Etat qui caractérisent la gouvernance du régime Alpha Condé. « Ils ont fini de dilapider les ressources du pays et ont été épinglés par le Fonds Monétaire International. 90 millions de dollars qui n’avaient pas été versés au compte du trésor. Le Fonds monétaire a dit : on a appris que ce montant est payé, où est-il ?

Ils (les gouvernants, ndlr) n’ont pas osé dire tout de suite parce que cet argent était sans doute destiné à financer la promotion du 3ème mandat. C’est lorsque la presse et l’opposition en ont parlé, ils ont dit : on a versé au niveau d’un autre compte et les procédures sont en cours pour le ramener au trésor. Pourquoi on n’a pas versé directement au trésor ? », S’interroge-t-il, sous les ovations de ses militants.

L’opposant estime d’ailleurs que ce montant est peu par rapport aux nombreux autres que l’Etat capte notamment dans l’exploitation des ressources minières du pays. « Ils ne font que s’enrichir et ils n’ont pas pitié du pauvre citoyen guinéen, de la jeunesse qui n’a pas d’emploi, des femmes qui souffrent et n’ont pas d’eau. Aujourd’hui, s’ils disent qu’il faut qu’on continue malgré le halte de la constitution, c’est parce qu’ils veulent continuer à dilapider les ressources, à s’enrichir », soutient Cellou Dalein Diallo.

Face à l’augmentation de la quantité de bauxite exportée par notre pays et le niveau de paupérisation des guinéens, le président de l’UFDG se pose assez de questions. « Il (Alpha Condé, ndlr) est très fier de dire : nous exportions 15 millions de tonnes de bauxite, aujourd’hui nous sommes à 50 millions, mais où va cet argent ? Est-ce que les conditions de vie ont changé ? Est-ce qu’on assaini la ville aujourd’hui ? Est-ce que les salaires ont augmenté proportionnellement ? Est-ce que les élèves sont dans des classes beaucoup plus confortables ? Est-ce que le guinéen assure ses deux ou trois repas par jour ? »

C’est pourquoi, le chef de file de l’opposition guinéenne réitère son appel à la mobilisation de ses militants pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. « Soyez prêts, Alpha est prêt parce qu’autour de lui, malgré toutes les prises de position, il veut passer outre. Il faut qu’il nous trouve sur son chemin parce que nous avons le soutien de tout le peuple de Guinée. C’est tout le peuple qui sera dehors parce qu’on veut mettre fin à cette misère imposée et qui ne se justifie pas compte tenu des richesses du pays et surtout des flux importants de ressources qu’on a enregistrés ces derniers temps », a-t-il dit.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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N’zérékoré : la mairie en guerre contre l’insalubrité

25 mai 2019 à 18 06 51 05515
Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de Nzérékoré

Le maire de N’zérékoré, en compagnie de plusieurs cadres de la commune, a lancé ce samedi, 25 mai 2019, une campagne d’assainissement de la ville. Initiée par les autorités communales, cette opération vise à rendre propre la capitale de la Guinée forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au niveau du tas d’immondices situé à la rentrée du quartier Tilépoulou que cette campagne d’assainissement a été officiellement lancée par le Moriba Albert Délamou, en présence des conseillers et cadres de la commune, des autorités du quartier ainsi que de nombreux habitants de N’zérékoré. « Depuis notre installation à la tête de la mairie de N’zérékoré, nous avons mis dans notre feuille de route l’assainissement de la ville, surtout la disparition totale des tas d’immondices et l’octroi de poubelles aux différentes familles de la commune. C’est pourquoi, lors du dernier conseil, nous avons dit qu’il faut débarrasser la ville de N’zérékoré de tous les tas d’immondices possible. Et, ce tas d’ordures que vous voyez devant vous, est là depuis des années. Donc, il faudrait que nous fassions en sorte que ses tas d’immondices quittent la ville pour le dépotoir », a déclaré le maire.

Après avoir dégagé cette montagne d’ordures, les autorités communales ont offert des poubelles aux habitants du quartier Tilépoulé. Des habitants que le maire appelle à maintenir un environnement sain. « Je veux que les populations de Tilépoulou, à l’image de celles d’autres quartiers, acceptent de mettre leurs ordures dans les poubelles qu’on va leur donner dans leurs domiciles. Et j’en appelle aussi aux PME, qu’elles viennent pour qu’on puisse faire des partenariats de façon à ce que ces PME soient dans nos quartiers pour débarrasser de nos quartiers des tas d’immondices », a lancé Moriba Albert Délamou.

Mamady Bérété

Présent sur les lieux, Mamady Bérété, chef de quartier adjoint de Tilépoulou, a salué cette initiative de la mairie. « Les ordures là, il y a plus de 12 ans qu’elles étaient là. Donc, si nous voyons aujourd’hui notre maire, Moriba Albert Délamou, en train d’enlever ces ordures ici, cela nous va droit au cœur. Et si les bennes finissent de ramasser ces ordures, le bureau du quartier envisage de mettre les jeunes à contribution pour surveiller l’endroit afin que les gens ne déposent plus d’ordures ici », a promis ce responsable local.

Djara Damey

De son côté, Djara Damey, un citoyen de Tilépoulou qui habite non loin de l’endroit où se trouve cette montagne d’ordures, s’est dit satisfait de cette initiative de la mairie. « Quand ils vont enlever ces ordures ici, nous allons désormais bien dormir et bien respirer, et nous serons en bonne santé. Parce qu’actuellement, il y a trop de moustiques chez nous en raison de la présence de cette montagne d’ordures à côté de notre concession.

Cela nous donne souvent des maladies. Parfois même, les gens venaient déposer les ordures derrière ma fenêtre. C’est d’ailleurs à cause de ces ordures que j’ai arrêté de vendre des aliments chez moi. Sinon, c’est ce que je faisais ici. Je suis donc très content de cette initiative et je remercie sincèrement la mairie pour cela », a dit ce citoyen.

Selon les autorités communales de N’zérékoré, cette campagne d’assainissement va toucher les 22 quartiers de la ville.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Le PADES prévient : « le 3ème mandat est un produit extrêmement toxique…»

25 mai 2019 à 18 06 50 05505

La lancinante question d’une nouvelle Constitution pour permettre à Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée au-delà de 2020 est sur toutes les lèvres. L’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi 25 mai 2019 n’a pas échappé à cette règle. Le président de la séance, Mohamed Kaba a dit tout le mal qu’il pense de cette idée qui divise dans notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, « en déclarant officiellement son implication d’accorder un troisième mandat à Alpha Condé, le RPG vient de montrer quelque chose à la face du monde. Son incapacité à trouver en son sein des cadres capables d’assurer une alternance en République de Guinée et sa panique face au FNDC qui lutte contre la modification de la Constitution visant à confisquer le pouvoir sont les preuves que le parti au pouvoir est paniqué », soutient monsieur Kaba, longuement applaudi par ses militants.

Par la même occasion, le coordinateur administratif du PADES a fustigé le comportement de certains cadres qui se prenaient hier pour des démocrates, mais qui font aujourd’hui la promotion d’une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat. « L’actuelle Constitution a été votée par les représentants du RPG d’alors, qui ont participé activement à la mise en place de cette Constitution. Aujourd’hui, nous sommes surpris du retournement de veste qu’ils font en rejetant cette même Constitution qu’ils défendaient hier pour accorder une présidence à vie au chef de l’Etat ».

Par ailleurs, Mohamed Kaba dit être convaincu qu’il y a des hommes et des femmes au RPG qui n’accepteront jamais qu’on mette les acquis démocratiques en péril. « Nous sommes convaincus que les vrais militants du RPG, je ne parle pas des opportunistes de la 25ème heure, mais les vrais militants du RPG, qui se sont battus depuis 40 ans pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée, ne vont pas accepter cela. Ils ont rejeté le Koudéisme, ils ne vont pas accepter de mettre en danger notre cohésion sociale, notre démocratie et notre sérénité », conseille-t-il aux militants originels du parti au pouvoir.

Plus loin, le président de la séance a laissé entendre qu’une modification de la Constitution ou une nouvelle Constitution va engendrer beaucoup de conséquences et affectera négativement le décollage économique de la Guinée. « Le troisième mandat est un produit toxique pour la Guinée. Extrêmement toxique, quelque soit l’emballage dans lequel on va le mettre. C’est un produit que les guinéens ne veulent pas, parce que ce n’est pas un bon produit pour la Guinée. C’est un produit qui fait régresser la Guinée… »

Abordant la situation économique du pays, Mohamed Kaba souligne que la Guinée est confrontée à la mauvaise gestion du régime Alpha Condé. « Aujourd’hui, le vrai problème de la Guinée n’est pas d’ordre constitutionnel, mais plutôt un problème économique, un problème de gestion pour améliorer les conditions de vie des populations, assurer la justice à tout le monde, créer des infrastructures pour que les citoyens vivent en paix. Dieu nous a dotés de toutes les richesses, mais malheureusement nous sommes dans un pays où les citoyens souffrent de plus. Ce n’est pas la Constitution qui va assurer tout cela, mais la qualité de la gouvernance. »

En outre, le coordinateur administratif du PADES a exprimé son regret devant les détournements de fonds du régime en place. « Il a fallu qu’une mission du FMI vienne en Guinée pour nous faire savoir que 90 millions de dollars, payés dans le cadre de la 4G, ne sont pas arrivés dans les caisses de l’Etat. Aujourd’hui, le ministre de tutelle a beaucoup de difficultés et c’est maintenant qu’il se met à justifier. Pourquoi nous cacher cette opération ? Compte tenu de ces facteurs, le Fond Monétaire International nous classe aujourd’hui comme un pays qui n’est pas sérieux », a-t-il déploré.

Parlant de l’insalubrité dans la capitale, le PADES a critiqué le manque de stratégie du gouvernement pour assainir proprement Conakry. « Aujourd’hui, il y a un nouveau meurtrier en Guinée, qui opère devant nos autorités, un meurtrier qui dicte sa loi sur toute l’étendue du territoire. Ce meurtrier s’appelle ordures, qui continue à tuer des citoyens. Il faut une solution structurelle. Nous invitons le gouvernement à revoir cette situation ».

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Cambriolage du siège de www.c24news : le communiqué de l’AGUIPEL

25 mai 2019 à 18 06 12 05125

L’Association Guinéenne de la Presse en Ligne –AGUIPEL – a appris avec beaucoup d’indignation le cambriolage du siège du site d’informations générales www.c24news.info, sis à Bambéto, dans la journée du vendredi 24 mai 2019.

Ce cambriolage est déplorable d’autant que les auteurs ont profité du départ des journalistes à la mosquée pour défoncer les portes, emportant avec eux plusieurs ordinateurs de grande valeur et d’importantes sommes d’argent.

L’AGUIPEL apporte tout son soutien à la rédaction de www.c24news.info en ces circonstances difficiles.

L’AGUIPEL condamne avec la dernière énergie ce vol qui constitue une tentative de musèlement de la presse. Elle encourage les autorités compétentes saisies à tout mettre en œuvre pour arrêter les auteurs et les traduire devant la Justice.

Conakry, le 25 Mai 2019

L’AGUIPEL

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Cambriolage du siège de C24News : un vigile mis aux arrêts par la gendarmerie

25 mai 2019 à 18 06 06 05065
Thierno Boubacar Diallo, PDG du site C24News.infos

Le siège de nos confrères du site C24News.infos, situé à quelques pas du carrefour de Bambéto, dans la commune de Ratoma, a été cambriolé dans l’après-midi d’hier, vendredi 24 mai 2019. Les indésirables visiteurs ont emporté des ordinateurs et une importante somme d’argent, en francs guinéens et en devises étrangères, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Thierno Boubacar Diallo, PDG du site C24News.infos, les malfaiteurs ont profité de la prière de vendredi pour casser les portes des bureaux, situés au 5ème étage de l’immeuble. « Quand je suis revenu de la RTG, le vigile a ouvert la porte, je suis rentré pour garer ma voiture. Je suis monté à mon bureau où j’ai fait au-moins 15 minutes. J’ai pris mes ablutions avec mon collègue Bachir. C’est ainsi qu’on a quitté dans les bandes de 13 heures 35 à 45 minutes. On est allé à la mosquée de Bambéto pour effectuer la prière en laissant toujours le vigile là-bas. On a pris 10 à 15 minutes au maximum. A notre retour, on a constaté que la porte principale n’était pas fermée, celle de mon bureau également. Mais, je précise que le vigile était toujours à la porte », a-t-il expliqué.

Parlant des objets emportés par les malfrats, Thierno Boubacar Diallo dit ne pas retenir avec exactitude tout ce qui a été emporté. « Pour le moment, je ne peux pas vous dire tout ce que j’ai perdu. Mais, tout ce que je peux vous dire, c’est que personnellement, dans mon bureau, j’avais deux ordinateurs portatifs (un ordinateur MAC I5 et un ordinateur HP). Dans les tiroirs, il y avait une somme de 2000 à 2500 euros, et des passeports. Mais, ils n’ont pas touché à mes passeports et à ceux de mes petits frères. Aussi, il y a une somme de 5 millions de francs guinéens quelque part que j’avais gardé pour la dépense de l’entreprise. Il y avait aussi une somme d’un million et quelques de francs guinéens sur la table parce que j’étais en train de préparer la dépense de la semaine. Et mon collègue Bachir aussi avait dans son bureau une somme de 3 mille Euros qu’il avait gardé dans une enveloppe avec 4 passeports : le passeport de son petit frère, sa femme, celui de la petite sœur à un de ses amis et son passeport qui contenait même des visas. Aussi, son ordinateur portable MAC I5 a été emporté », a-t-il indiqué.

Dès après ce cambriolage, notre interlocuteur dit avoir immédiatement pris un certain nombre de dispositions pour retrouver les auteurs des faits. « La première des choses que nous avons faite, c’est d’alerter le propriétaire du bâtiment, on lui a dit que nous avons été victimes de vol. Il est venu constater lui-même. Il a appelé le responsable de la société de gardiennage. Celui-ci aussi est venu faire le constat. Après, on a porté plainte contre le propriétaire du bâtiment, parce que c’est lui qu’on connait, la société de gardiennage a été recrutée par lui. Donc lui aussi, il a porté plainte contre la société au niveau de la gendarmerie de Kipé. Eux aussi, ils ont délégué deux de leurs agents qui sont venus faire le constat et sont partis avec le vigile qui était de garde ce jour », a-t-il fait savoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise de carburant à Kankan : la mairie prend une mesure inédite

25 mai 2019 à 17 05 57 05575

La crise de carburant qui frappe la ville de Kankan depuis plusieurs jours perdure et inquiète plus d’un. Face à cette situation, le maire de cette commune urbaine a pris des mesures drastiques. Mory Kolofon Diakité a déployé des hommes dans les stations-service de la ville pour surveiller les pompistes qu’ils accusent d’être à l’origine de cette crise, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cela fait 5 jours que la crise dure. La plupart des stations-service restent fermées et celles qui sont ouvertes peinent à satisfaire la forte demande. Beaucoup de citoyens sont obligés d’aller au marché parallèle pour avoir de l’essence, mais à un prix fixé au gré des vendeurs. Pourtant, il n’y a pas de pénurie d’essence à Kankan, selon Mory Kolofon Diakité, le maire de la ville. Pour lui, cette crise est créée et entretenue par les pompistes dans les stations-service.

Mory Kolofon Diakité, maire

« Il n’y a pas de crise d’essence à Kankan, c’est les pompistes qui veulent en créer. C’est eux qui servent les bidons et les motos des gens qu’ils connaissent, ceux-là vont vider les bidons et motos pour revenir encore. Bien sûr, il y avait trois jours de retard dans l’approvisionnement de carburant mais cela n’a jamais été le cas à Kankan. Parce que le jour même de la crise, on a mis 80 mille litres d’essence et 80 mille litres de gasoil à la disposition de la population de Kankan », souligne le maire.

Le maire de Kankan dénonce un vaste réseau de trafic illégal de carburant qui s’étend jusqu’au-delà de nos frontières. « On ne peut pas accepter que des individus prennent l’essence de Kankan et l’envoyer à la frontière pour faire la spéculation au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, où le prix d’essence a augmenté. J’ai fait un communiqué dans les medias, pour dire aux gens de ne pas servir les bidons et les fûts, parce que j’ai des preuves tangibles de l’exportation d’une quantité énorme d’essence hors de Kankan. Maintenant, si les pompistes et gérants s’entêtent et qu’ils continuent à servir les bidons et les fûts, ça c’est un mépris de l’autorité », a dit le maire.

Pour mettre fin à cette situation, Mory Kolofon Diakité a pris un certain nombre de dispositions, dont la surveillance des stations-service. « Nous avons envoyé des surveillants dans toutes les stations de la commune urbaine pour contrôler les pompistes et les gérants. Moi-même je suis à la station sur la nationale Kankan-Siguiri comme ça », a-t-il laissé entendre.

A noter que litre d’essence qui coûte officiellement 9500 francs est vendu aujourd’hui à 12 000 francs au marché parallèle, communément appelé marché noir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Déguerpissement à Dar-es-Salam : « c’est de la haine », dit Cellou Dalein

25 mai 2019 à 17 05 46 05465

Le déguerpissement des populations riveraines de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, est mal perçu par le chef de fie de l’opposition guinéenne. Cellou Dalein Diallo a fustigé le comportement impitoyable de l’Etat qui n’a aucun projet à réaliser sur les sites déguerpis. Le président de l’UFDG l’a dit ce samedi, 25 mai 2019, à l’occasion de l’assemblée générale de son parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé plusieurs semaines à l’étranger, Cellou Dalein Diallo a présidé l’assemblée générale de l’UFDG de ce samedi. Pendant son discours, le chef de file de l’opposition a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment le déguerpissement des populations riveraines de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma.

Selon lui, « on continue de détruire alors qu’il n’y a eu aucun projet sur les sites. La cité Douane, la cité police, c’est pour l’Etat. Il y a combien d’années c’est détruit ? Mais, attendez au moins d’avoir un projet concret de mise en valeur des sites et prenez les dispositions pour indemniser et aider les déguerpis. Mais non, c’est la haine. Du côté de Dar-es-Salam, ils ont commencé des destructions massives sans avoir pris nécessairement aucune disposition. C’est comme si on a une armée d’occupation. Aucune pitié pour les citoyens. Un pauvre citoyen de Dar-es-Salam qui passe toute ta vie à attendre une maison, l’Etat prend sa force pour détruire, sans t’aider à t’installer. C’est incroyable », a-t-il laissé entendre.

Pour Cellou Dalein Diallo, le devoir de son parti est de promouvoir la tolérance, la fraternité entre les fils du pays. « Dieu a voulu qu’on soit tous des guinéens, nous avons le devoir de nous entraider, d’être tolérant les uns vis-à-vis des autres pour que nous vivions dans la concorde, dans la fraternité, dans la solidarité », a lancé l’opposant.

Il faut rappeler que selon les informations dont dispose Guineematin.com, ce sont au total 282 bâtiments qui ont été démolis, 2 249 citoyens touchés par la casse de Dar-es-Salam. Parmi eux, on dénombre 545 élèves, dont 108 candidats aux différents examens. Il y a également deux (2) mosquées, un (1) cimetière, une (1) clinique et une (1) école Franco-arabe de 183 élèves, dont 78 filles qui sont affectés. A ces chiffres vont s’ajouter des dizaines d’autres bâtiments qui ont été cochés hier vendredi par les agents du ministère de la Ville.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : voici pourquoi le RPG veut proposer une nouvelle Constitution

25 mai 2019 à 17 05 27 05275

L’idée d’une nouvelle Constitution préoccupe le RPG Arc-en-ciel, qui continue à vanter « la nécessité de l’adopter », même si de nombreux guinéens y sont carrément opposés. L’assemblée générale du parti au pouvoir, tenue à son siège ce samedi 25 mai 2019, a essentiellement tourné autour de cette idée. La rencontre a été présidée par Alhassane Diakité, membre du Bureau Politique National du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG et
Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC), a justifié les raisons qui ont poussé le RPG arc-en-ciel à soutenir le projet d’une nouvelle Constitution. « Il est du devoir du président de la République, élu par le peuple de Guinée, de soumettre à sa population le projet de nouvelle Constitution. Ce projet de loi, le peuple appréciera, le peuple dira s’il adhère ou non. C’est pourquoi, il y a plusieurs mois qu’en République de Guinée, des citoyens ont manifesté leur désir, leur volonté que la Guinée soit dotée d’une nouvelle loi. Vous-même vous le constatez, çà et là, Kindia, dans toutes les préfectures : Fria, Coyah, des maires des communes de la Forêt, des maires des communes de la Haute Guinée, les citoyens se sont manifestés partout pour dire oui à une nouvelle Constitution. Un parti politique, son rôle principal, c’est l’encadrement des masses populaires. Et la direction nationale, est chargée d’appliquer naturellement cette orientation. Il faut qua la direction soit en phase avec le peuple, parce que le peuple a un besoin pressant. C’est pour cette raison que la direction nationale du parti a lu la semaine dernière sa déclaration solennelle et au cours de laquelle cette volonté s’est exprimée pour dire que le RPG adhère à ce que le peuple demande, parce que le peuple et le RPG sont en phase », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, M’Bany Sangaré accuse la Constitution issue de la transition de 2010 d’être en déphasage avec les réalités de la Guinée actuelle. « Pour ne vous donner que deux exemples : notre parti, le RPG arc-en-ciel, est un parti panafricain. Le peuple de Guinée, depuis 1958 jusqu’aujourd’hui, est solidaire aux objectifs majeurs du panafricanisme. Tous les projets africains, le peuple de Guinée est membre à part entière. Cette loi d’aujourd’hui, n’a pas été capable de tenir compte de cette aspiration du peuple de Guinée. Deuxième raison, quand nous prenons l’organisation des élections législatives en République de Guinée, notre Assemblée nationale comporte 114 députés. Dans la répartition de ces 114 députés, la Constitution actuelle ne tient pas compte du partage équitable des quotas en fonction des tailles des circonscriptions que notre pays connait. Si vous prenez l’exemple des préfectures de Siguiri et de la commune de Kaloum, Kaloum n’a que 40 mille ou 50 mille électeurs, alors que Siguiri a à peu près 400 mille à 500 mille électeurs. Et Kaloum a deux députés, Siguiri a deux députés. Voilà des incohérences qui ont été relevées par la direction nationale du parti pour dire oui, c’est logique qu’une nouvelle Constitution soit en Guinée parce que le peuple le veut, le peuple en a besoin », a-t-il ajouté.

Dr Hady Barry

S’exprimant sur les injures et menaces qui fusent de partout contre le projet de nouvelle Constitution en Guinée, Dr Hady Barry, secrétaire général du ministère de la Coopération, a invité les opposants au projet d’instaurer un débat d’idées et d’éviter les injures. « Au jour d’aujourd’hui, je crois que la personne la plus indiquée par les lois de la République de Guinée pour demander au peuple de Guinée s’il voulait changer la Constitution, c’est bien celui qui a été élu au suffrage universel par le peuple souverain de Guinée. Alors, ce que je demanderai à tous ceux qui sont contre une nouvelle Constitution, c’est d’arrêter d’insulter, d’arrêter de faire des intimidations, d’arrêter de proférer des malédictions. Parce qu’on a appris que si tu insultes quelqu’un et qu’il ne te réponde pas, l’injure va faire le tour de la terre pour revenir là où l’injure était sortie. Si tu profères des malédictions contre quelqu’un, si la personne ne répond pas, la malédiction fera le tour de la terre, pour revenir rentrer dans la maison là où la malédiction avait été proférée », a-t-il prévenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Inondation meurtrière de Dabondy 3 : voici l’identité des cinq (5) victimes

25 mai 2019 à 15 03 23 05235

Comme annoncé dans un précédent article, le corps de la 5ème victime de l’inondation de Dabondy 3, dans la commune de Matoto, a été découvert sous le pont de Dabondy au niveau de l’autoroute Fidèle Castro. La victime, du nom de Bountouraby Sylla, âgée de 17 ans, élève en classe de 9ème année, était portée disparue depuis une semaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la nuit du vendredi au samedi, 18 mai 2019, des forets pluies ont charrié des ordures au quartier Dabondy 3, envahissant des concessions et entrainant la mort de 5 personnes. La dernière victime, emportée par les eaux alors qu’elle tentait de sauver un bébé de 3 ans, a été finalement retrouvée hier vendredi.

Dans la matinée de ce samedi 25 mai 2019, un reporter de Guineematin.com s’est rendu à Dabondy 3. Mohamed Sylla, père de famille, encore sous le choc, en a payé un lourd tribut. Il a perdu quatre membres de sa famille dans ce drame, trois de ses fils et un de ses petits-fils.

Interrogé, monsieur Sylla a donné l’identité des 5 victimes :

« Il y a Bountouraby Sylla, âgée de 17 ans qui était portée disparue, mais retrouvée hier vendredi 24 mai 2019. Elle a été enterrée. Elle faisait la 9ème année.

Il y a son jeune frère, Amadou Sylla qui était âgée de 14 ans. Il était en classe de 8ème année.

Il y a Abdoulaye Sylla, âgé de 5 ans, qui faisait la maternelle.

Il y a ma petite-fille, Mariama Ciré Touré, qui était âgée de 3 ans, non scolarisée.

La 5ème victime, c’est Mama Adama Soumah, âgée de 3 ans, fille de Saïdouba Soumah, qui est notre voisin ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Télimélé : Donso, la rivière qui n’aime pas les étrangers

25 mai 2019 à 14 02 19 05195

Sa dernière victime s’appelle Mamadou Diallo, un menuisier originaire de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Il a été emporté par les eaux le mercredi dernier, 22 mai 2019, alors qu’il se baignait en compagnie d’un groupe de jeunes de Péguety-Santou.

Le nombre croissant « d’étrangers » qui trouvent la mort soit par accident sur le pont ou durant les baignades mérite qu’on se pose des questions sur la nature mystique de cette grande rivière qu’on traverse à la rentrée du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou, à 35 kilomètres de Télimélé ville.

Bien que cela ne soit pas propre à la seule rivière de Donso, cette appellation « Kankiran » qui signifie malle cantine, est conçue dans son contexte linguistique normal comme étant un espace à dimensions variables qui peut contenir une certaine quantité d’habits ou d’objets divers.

Mais, dès lors que le terme s’extirpe de la littérature populaire consacrée pour définir la profondeur d’un endroit précis de la rivière Donso, l’interprétation devient simple et révèle l’aspect mystique du lieu, surtout quand la victime sent une sorte de force invisible la propulser vigoureusement dans les ténèbres du « Kankiran » sans qu’il ne puisse opposer aucune résistance.

Les génies du « Kankiran » aiment se délecter de ceux qui, sans être fils de Santou, poussent l’outrecuidance à venir perturber leur paisible existence au milieu des eaux de leur belle résidence de Donso.

Dire que mon propre père, Lieutenant Elhadj Yaghouba Diallo, s’est blessé au pied d’un petit fer rouillé, alors qu’il venait de repêcher le corps d’un jeune homme originaire de Labé, dont le véhicule à bord duquel il avait pris place s’était renversé sur le pont en bois à l’époque (1996). C’est cette blessure, qui s’est tétanisée, qui sera à l’origine de son décès le 2 octobre de la même année.

Comme pour confirmer que les génies de la rivière Donso se montrent extrêmement sévères vis-à-vis même des fils de Santou qui portent assistance à ses victimes « étrangères ».

La rivière a donné son nom à un des villages qu’elle traverse dont un des fils, un tirailleur sénégalais de la seconde guerre mondiale « Lassidan Donso », était devenu un grand agriculteur et un riche propriétaire terrien à Péguety et environs.

A noter que la rivière Donso prend sa source sur les hauteurs entre les villages de Ndêla-Goundoupi et Bambéto, grossie par le Dondéwol. Elle dévale pour arriver aux portes du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou avant de continuer sa course en traversant les villages de Ndenda, Ngaro, Bingaldji en se frayant du chemin entre les villages de Bélendéré et Baniré jusqu’à Sôla pour se jeter plus loin dans le grand fleuve Tominé, venu de Labé, et qui sert de limite géographique hier entre les cantons Dialloyanké de Donghol, dont Santou faisait partie, et Kaldouyanké de Kinsi-Koté, capitale Kakoni…

A noter que le fleuve Tominé rencontre celui de la Komba, venu de Labé, à Gaoual centre pour former le Koliba qui sert de limite entre notre pays et la Guinée-Bissau, où il se jette dans l’Océan Atlantique.

Autant la rivière Samankou était la limite entre les cantons de Kébou et de Donghol, autant celle de Donso l’a été entre le canton de Donghol et celui de Bowé.

Disons que si les génies du « Kankiran » de la rivière Donso n’aiment pas que les « étrangers », ceux de la montagne Wonkou, à quelques kilomètres en amont, étendent leur puissance à tous ceux qui rentrent dans « leur surface de réparation » de telle sorte que, au lieu dit « Hayré toufâ », ce qui veut dire là ou on a percé la pierre, (l’ancienne route Gaoual-Télimélé) passait par là, les chauffeurs qui l’empruntaient de nuit étaient tout d’un coup hypnotisés par la présence d’un œuf qui se transformait en coq qui, en quelques minutes, avait la taille d’un éléphant. Ce qui faisait perdre automatiquement la direction du véhicule au chauffeur qui se renversait dans le ravin avec tout son contenu. Maître Kalidou, le chauffeur du Gaz premier modèle d’Elhadj Abdoul Kakoni, en a été victime avec une dizaine de morts parmi ses passagers.

Difficile de savoir si les génies de « Hayré toufa » ont déménagé avec le transfèrement plus à l’ouest de la route. Toujours est-il que sur cette nouvelle route de montagne, un peu en haut des villages de Maléma et de Kouratountou ; maitre Bobo Sodio, un ancien apprenti de maitre Thiam Wara, un des meilleurs chauffeurs de Télimélé, a vu son camion se renverser un jeudi matin alors qu’il se rendait au marché hebdomadaire de Péguety-Santou. Bilan : 10 morts parmi lesquels Mody Sanoussy Gomboya, un percepteur de taxes de marché.

C’est vrai que Télimélé a eu des chauffeurs de renom comme maitre Abidina Filo, maître papa Missidé, maitre Garanké, maitre Thiam, maitre bobo Sodio, maitre Grillon Kouyaté, maitre Kaba, maitre Silati, qui ont dompté le dangereux col de Loubha, l’infernale route de Daramagnaki qui a laissé des souvenirs inoubliables à l’ambassadeur de Guinée à Rome puis à Paris, Seydou Keita nommé, de la capitale française, gouverneur de Télimélé et qui a passé deux jours à bord d’une jeep russe pour arriver au cœur du Bambaya. C’était cela aussi la révolution du PDG, avec le président Ahmed Sékou Touré.

Même devenu commissaire à la jeunesse et aux sports en mission à Yaoundé en 1982, l’élégant et charismatique ambassadeur et gouverneur n’avait pas oublié le nom Daramagnaki et l’avait rappelé à son attaché de presse et fils de Télimélé que je suis lors des diners sur le toit du luxueux mont Fébé palace.

Peut-être que ces génies de la rivière Donso, on peut les retrouver dans les eaux de l’immense fleuve Konkouré qui sert de limite entre le Téné et le Monoma traditionnellement parlant, entre Kindia et Télimélé administrativement.

La Kakrima, l’affluent principal du Konkouré a aussi ses génies tout en servant de limite entre Télimélé et Pita, le Koussi et le Waréya, si on conjugue l’histoire au passé.

De génies des eaux, il y a aussi celles de la puissante Fatala, à sa source dans la grande forêt de Tarihoye, dans le Kébou. Là, vous avez le sentiment qu’il est minuit en plein midi tant la densité de la flore vous enveloppe dans une obscurité de caverne, si ce n’est la sensation d’immuabilité des eaux qui vous donne une grosse frayeur.

Ce qui contraste avec la petite eau calme et tranquille du Mangol au cœur même de la ville de Télimélé. Avec ou sans génies, elle règle, régule et lubrifie les relations entre les habitants de ses deux rives qui exercent tous les pouvoirs par alternance. Exemple : Younoussa Goulgoul Diallo, l’actuel maire de la commune urbaine de Télimélé, est de Gadha Mangol ; le prochain sera de Gânin Mangol.

Ici, au lieu que les génies n’attirent ceux qui s’aventurent sur ses bords dans le « Kankiran », ils sont allés chercher la règle de l’alternance entre les sous-clans Alphaya et Soriya chez les Seydiyankés de Timbo et Dabola, aristocratie régnante, à travers les Almamy de la puissante et prospère confédération théocratique du Fouta Djallon, fondée au début du 17e siècle.

Les génies de la rivière Donso devraient à présent fermer leur « kankiran » sinon, de peur de se retrouver à l’intérieur pour toujours, beaucoup « d’étrangers » risquent de ne pas tenter l’aventure de Santou, la toute future zone minière bauxitique par excellence de la Guinée.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Déguerpissement à Dar-es-salam : une partie de Hamdallaye aussi dans le viseur des casseurs

25 mai 2019 à 12 12 47 05475

Une partie du quartier Hamdallaye aussi risque d’être touchée par le déguerpissement en cours dans le quartier Dar-es-salam. Des agents de l’habitat, en compagnie des services de sécurité, se sont rendus hier, vendredi 24 mai 2019, dans cette zone, pour dire aux habitants concernés de libérer les lieux, a appris un reporter de Guineematin.com, à travers de ses reporters.

Surprise, étonnement et inquiétude, ce sont les sentiments qui sont perceptibles actuellement au secteur du quartier Hamdallaye. Cela, suite à la menace de démolition de plusieurs maisons dans cette localité comme c’est le cas déjà à Dar es-salam, où de nombreuses habitations ont été rasées par des machines. Dans l’après-midi de ce vendredi, les habitants de cette zone dont les maisons ont été marquées de croix rouges, s’activaient à sortir leurs affaires de leurs maisons avant l’arrivée des machines casseuses.

Amara Sylla qui habite les lieux depuis 1977 est l’un des citoyens concernés. Il ne comprend pas cette décision des autorités d’autant plus que la zone n’est pas proche de la décharge publique située à Dar es-salam. « Au départ, on nous avait bien dit qu’on n’est pas concerné par ce déguerpissement. On nous avait invités à la commune de Ratoma pour dire que nous qui sommes du côté de Hamdallaye, on n’est pas concerné par ce déguerpissent, c’est ceux qui sont à Dar s-Salam qui sont concernés.

Les agents de l’habitat étaient venus ici, ils ont mis des croix sur nos bâtiments, mais quand nous leur avons montré nos pièces, ils nous ont dit qu’on n’est pas concernés. Depuis lors, aucune personne n’est venue ici pour nous dire un seul mot. C’est seulement aujourd’hui entre 12 heures et 14 heures que des gendarmes et des agents de l’habitat qui avaient dit que nous on n’est pas concernés, sont revenus ici pour nous dire de dégager, qu’ils vont casser nos bâtiments. Vous voyez, ils ont déjà cassé deux de mes bâtiments. Ils ont commencé par ici.

Maintenant où est-ce que ma famille et moi allons rester ? Moi je suis là depuis 1977. Nous sommes plus de 40 personnes ici. Il n’y a aucun locataire. Le château qui est là, celui qui alimente le palais présidentiel en eau, est construit ici à ma présence. C’est moi qui ai donné mon bâtiment où tous les matériels du chantier ont été gardés. Jusqu’à présent, on ne m’a pas payé ça encore. Mais, moi j’ai laissé tomber ça pour la nation.

Maintenant, si la contrepartie c’est de venir casser mes bâtiments, me déloger avec ma famille, je donne à Dieu. Alpha Condé a fait ce qu’il peut faire, c’est Dieu qui va le payer. Dieu payera suffisamment Alpha Condé et son Gouvernement en Guinée ici. Alpha Condé est venu pour détruire la Guinée et non pour la construire. Mais, moi je ne quitterai pas ici. Ceux qui viendront casser mes bâtiments n’ont qu’à venir, ils me trouveront ici », met en garde Amara Sylla.

Mamadou Diouldé Barry, ingénieur génie civil, se dit aussi surpris de ce revirement de situation. « Nos maisons ont été cochées depuis l’année dernière, on est allé rencontrer l’habitat avec nos document parce que là c’est le lotissement de Taouyah Minière, lot 4310. Tous nos documents sont archivés à l’habitat de Coléah. On est allé là-bas, on a vérifié et on a trouvé que c’est bien nous sommes archivés, le lotissement est exactement fait en 1981.

On a tous nos documents, il y a même des gens qui ont leur titre foncier. On est allé rencontrer le service habitat du gouvernorat de Conakry l’année dernière, il est venu mettre des zéros sur les croix qu’il avait mises sur les bâtiments. Il a annulé tout. A notre grande surprise, on vient nous dire aujourd’hui de libérer les lieux. C’est vraiment dommage ! » Se désole ce citoyen.

En attendant le début de la casse des maisons dans cette localité, les citoyens menacés de déguerpissement ont, pour la plupart, sorti leurs affaires et passent la nuit à la belle étoile.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224)622919225 / 666919225

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Can 2019 : Paul Put annonce la liste des 25 joueurs avec Naby Keita

25 mai 2019 à 12 12 27 05275

Dans la matinée de ce samedi, 25 mai 2019, le sélectionneur guinéen Paul Put a publié la liste des 25 joueurs retenus pour préparer la 32ème édition de la coupe d’Afrique des nations, prévue du 21juin au 19 juillet 2019 en Égypte.

Cette cérémonie s’est déroulée dans un réceptif hôtelier de la capitale Conakry.

On note les premières du gardien du Horoya AC Moussa Camara, des défenseurs Mikaël Dyrestam et Janvier Julian et de l’attaquant Fodé Bangaly Keita. Mohamed Ali Camara (Youngs Boys Berne) et Lass Bangoura sont absents à cause de blessure.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la liste complète du syli :

Gardien de but :

1)- Aly Keita (Ostersunds /Suède)
2-Moussa Camara ( Horoya /Guinée)
3-Ibrahim Koné(Pau/ France)
4-Naby Moussa Yattara (Excelsior/ île de Réunion)

Défenseurs :
5-Ousmane Sidibé (Béziers/ France)
6-Mikael Dyrestam (Ao Xanthi /Grèce)
7-Ernest Seka (Nancy / France)
8- Simon Falette (Frankfort /Allemagne)
9- Fodé Camara (Gazelec Ajaccio / France)
10-Issiaga Sylla (Toulouse / France)
11-Janvier Julian (Brentford/ Angleterre)
12-Baissama Sankoh / Caen France)

Milieux de terrain :
13-Amadou Diawara (Naples / Italie)
14-Boubacar Fofana (Gazmetan/ Roumanie)
15-Abdoulaye Paye Camara (Horoya / Guinée)
16-Mohamed Mady Camara (Olympiakos/ Grèce)
17-Ibrahim Cissé (Fulham/ Angleterre)
18-Naby Keita (Liverpool /Angleterre)

Attaquants :
19-Mohamed Lamine Yattara (Auxerre /France)
20-Ibrahima Traoré (Mönchengladbach /Allemagne)
21-François Kamano (Bordeaux / France)
22-Fodé Bangaly Koita (Kassimpasa/Turquie)
23-Idrissa Sylla (Zulte Waregem/Beligique)
24-Sory Kaba(Dijon/France)
25-José Martinez Kanté (Gymnastic de Tarrag/Espagne)

Liste d’attente :
1-Ousmane Kanté (Paris FC /France)
2-Sekou Condé (Châteauroux / France)
3-Sadio Diallo (Hatayspor/Turquie)
4-Guy Michel Landel (Giresunspor/Turquie)
5-Kamso Mario (Liberec /République Tchèque )
6-Hadji Barry (Swope Park/ États Unis).

Le regroupement du syli national démarre le 28 Mai prochain à Conakry où l’équipe guinéenne démarre sa phase de préparation avant de s’envoler pour le Maroc le 1er juin prochain pour la suite du stage de préparation.

Abdoul Aziz Sow pour guineematin.com

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Inondation de Dabondy 3 : le corps de la 5ème victime retrouvé vers l’autoroute

25 mai 2019 à 12 12 09 05095

Le corps d’une autre victime de l’inondation meurtrière, survenue le weekend dernier à Dabondy 3, dans la commune de Matoto, a été retrouvé hier, vendredi 24 mai 2019. Cette 5ème victime a été retrouvée sous le pont de la station de Dabondy, à l’autoroute Fidèle Castro, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le corps en mauvais état de Bountouraby Sylla, une fille de 17 ans, victime de l’inondation meurtrière survenue dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai 2019, a été retrouvé au niveau de l’autoroute, à Dabondy. Cette cinquième victime était porté disparue depuis que ces événements tragiques se sont produits.

Le corps a été découvert, couché sur le ventre, au milieu des débris charriés par les vagues suite aux fortes pluies à l’origine de la tragédie de Dabondy.

Les parents de la victime peuvent enfin faire le deuil après cette découverte. Une triste fin pour ces compatriotes, arrachés à l’affection des leurs, malgré tout le tintamarre et les sommes énormes débloquées pour débarrasser Conakry de ses ordures.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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L’Afrique que nous voulons tous : une terre d’opportunités

25 mai 2019 à 11 11 26 05265
Neven Mimica, Member of the EC in charge of International Cooperation and Development

Transportons-nous un instant en 2063 : un siècle après le lancement de la première initiative continentale africaine (l’Organisation de l’Unité Africaine que nous commémorons aujourd’hui), l’Afrique est un continent intégré, qui récolte les fruits d’une croissance inclusive et d’un développement durable. Ce continent est pacifié et sûr. L’accès aux services sociaux de base est garanti pour tous. Les droits de l’homme, la bonne gouvernance et l’État de droit s’imposent. Sur la scène mondiale, l’Afrique est un acteur et un partenaire solide et influent.

Ce n’est pas un rêve, c’est la vision de l’Afrique que vous avez définie comme votre objectif dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. C’est l’Afrique que vous construisez. Une Afrique pleine d’opportunités. Une Afrique que nous voulons tous.

Déjà nous sentons le vent du changement souffler sur le continent ; des accords de paix historiques dans la Corne de l’Afrique et de la fin paisible de plusieurs régimes totalitaires à la décision d’établir une zone de libre-échange à l’échelle du continent africain… L’Afrique est un continent en plein essor.

Le cœur économique du continent bat plus vite. C’est la deuxième région avec la croissance la plus rapide du monde. Elle déborde d’énergie et de dynamisme. Elle abonde en opportunités commerciales. Les investissements augmentent rapidement.

J’ai été témoin de ce changement au cours des cinq dernières années, en tant que Commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement. J’ai vu de mes propres yeux l’Afrique renforcer sa présence sur la scène mondiale. Pleine de confiance, consciente de son potentiel économique, stratégique, naturel et humain.

Faire de la vision de l’Afrique pour 2063 une réalité sera un processus long et continu nécessitant l’engagement de tous, à tous les niveaux et au-delà des frontières. Nous subirons des revers. Vous pouvez vous fier à mon expérience européenne en la matière. Mais y-a-t-il une autre voie ?

Une chose est sûre: l’Europe est un partenaire de longue date de l’Afrique et elle compte bien le rester. L’Afrique est le continent jumeau de l’Europe. Peu importe ce que vous pouvez entendre ici ou là, l’Europe est l’alliée principal de l’Afrique en matière d’affaires, son premier partenaire commercial et son principal investisseur, loin devant toutes les autres régions du monde. Nous sommes aussi convaincus qu’une Afrique plus forte est bonne pour l’Europe. Nous ne pouvons gagner qu’en renforçant nos voisins.

Cela signifie que la charité n’a pas sa place dans notre partenariat. Il s’agit de partager les risques et de stimuler le potentiel de l’Afrique pour parvenir au développement durable : ce genre de développement qui permet de maintenir le cap et d’offrir des opportunités à long terme pour tous. Ce genre de développement qui peut offrir aux entreprises africaines et européennes de nouvelles opportunités de part et d’autre de la mer Méditerranée.

C’est la raison pour laquelle l’Europe a besoin d’une Afrique d’opportunités.

La relation entre l’Afrique et l’Europe a évolué et mûri au cours des dernières années. Elle est passée d’une dépendance donateur-bénéficiaire à un partenariat d’égal à égal et elle ressemble désormais de plus en plus à une « Alliance », comme l’a indiqué le Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, lorsqu’il a lancé en septembre 2018 la nouvelle Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables.

Le but ultime de l’Alliance est de stimuler les investissements et de créer des emplois, en particulier pour les jeunes Africains. Je tiens à vous rassurer : il ne s’agit pas d’une nouvelle étiquette posée sur une initiative politique. L’Alliance produira des résultats concrets sur le terrain. Les investissements que nous avons mobilisés contribueront à créer 10 millions d’emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années.

Cette Alliance signifie également que coopérer et construire ensemble augmente les chances de trouver la solution pour notre avenir. Notre avenir commun. Ensemble, l’Afrique et l’Europe peuvent influencer l’agenda international. Ensemble, nous pouvons faire la différence. Si l’Europe rate ce rendez-vous avec l’Afrique, elle ratera son rendez-vous avec l’Histoire. Et j’ose affirmer que l’inverse est également vrai. Ne vous méprenez pas : l’Europe est votre allié naturel.

Nous mesurerons le succès de l’Alliance à notre capacité à traduire ces initiatives en changements réels et durables pour les populations sur le terrain.

Pour y parvenir, un même engagement est requis de l’Afrique comme de l’Europe. Je sais que nous serons à la hauteur de ce défi. Mais il n’y a pas de temps à perdre : 2063, c’est maintenant.

Neven Mimica

Commissaire Européen chargé de la Coopération Internationale et du Développement

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Me Sory Daouda Camara sur le statut des Huissiers : « s’il y a eu censure, le décret sera rejeté »

25 mai 2019 à 10 10 43 05435
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un décret relatif au statut particulier des huissiers de justice a été rendu public dans la nuit d’hier, vendredi 24 mai 2019, sur les antennes des médias d’Etat. Un acte du pouvoir central qui intervient au lendemain de l’assemblée générale au cours de laquelle les huissiers avaient annoncé leur souhait de rencontrer le président Alpha Condé. Mais, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), joint au téléphone dans la matinée de ce samedi, annonce que ce décret n’a aucun impact sur la grève en cours.

Selon maitre Sory Daouda Camara, président de la CNHJG, « on avait décidé depuis le jeudi, que même après signature du statut, que nous devrions d’abord recevoir notre exemplaire parce que les bénéficiaires sont les huissiers de justice. Donc, on attend d’avoir l’original du décret, qui sera lu par les techniciens de la Chambre, on va se retrouver en conseil restreint, on va procéder à la lecture à l’intention de tous les huissiers de justice. Si nous nous retrouvons dedans, si le décret est conforme au projet qui avait été adopté, il n’y a pas de souci. Nous considérerons ce point comme étant satisfait ».

Par ailleurs, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a fait savoir qu’il y a d’autres points de revendication qui doivent être satisfaits avant toute levée du mouvement de grève, entamée depuis le 13 mai dernier. « Pour le moment, chacun se félicite de la prise de ce décret. Mais, il y a des points sur lesquels il y a eu beaucoup de discussions avant que le projet ne soit adopté en conseil des ministres. Ce sont des points sensibles. Nous allons faire une lecture détaillée du décret pour voir si tous les points ont été pris en compte, si rien n’a été supprimé, s’il n’y a pas eu censure. Si c’est le cas, le décret sera purement et simplement rejeté ».

Pour finir, maitre Sory Daouda Camara a martelé que la grève se poursuit jusqu’à la satisfaction des autres points de revendication. « Le mouvement se poursuit, quand bien même que le décret est conforme au projet, ce décret ne satisfait qu’un seul point sur les autres. Notre plateforme n’est pas entièrement satisfaite. On poursuivra la lutte pour obtenir la satisfaction des autres points », a-t-il fait savoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Décret : Alpha Condé satisfait à une revendication des huissiers de justice

25 mai 2019 à 10 10 41 05415

C’est une nouvelle victoire pour les huissiers de justice de Guinée, en grève depuis deux semaines pour exiger la satisfaction d’un certain nombre de points de revendications. Après la satisfaction du premier point qui a consisté à la libération de leur confrère qui était détenu à la DPJ, ils ont obtenu aussi la signature de leur statut. Cette décision du président Alpha Condé a été annoncée dans un décret lu dans la soirée d’hier, vendredi 24 mai 2019, à la télévision nationale.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce décret.

Chapitre I : Attributions et Compétences

Article 1er : les huissiers de justice sont les officiers publics et ministériels qui ont seule qualité, dans les conditions fixées par les lois et règlements en vigueur, de mettre en exécution les décisions de justice ainsi que les actes et titres en forme exécutoire ;

2- Procéder aux inventaires brisés et ventes aux enchères publiques de meubles corporels et incorporels prescrits par la loi ou par décisions de justice ;

3- Signifier les actes et les exploits, faire les notifications prescrites par les lois et règlements lorsque le mode de notification n’a pas été précisée ;

4- Accomplir les mesures conservatoires après l’ouverture d’une session dans les conditions prévues par le code de procédure civile, économique et administrative ;

5- Assurer le service des audiences près les Cours et Tribunaux ;

6- Mettre à exécution le certificat de non-paiement en cas d’émission de chèque sans provision ;

7- Mettre en œuvre les procédures simplifiées de recouvrement et les voies d’exécution prévues à l’acte uniforme de l’OHADA y afférent ;

8- Etablir les états des lieux ;

9-Assiter le greffier en chef dans sa mission de vérification des comptes de tutelle ;

Article 86 : les poursuites pénales sont engagées par le procureur de la République compétant soit d’office, soit sur plainte des parties après information préalable et avis de la chambre nationale des huissiers de justice. Celle-ci se chargera dans les 72 heures de convoquer et entendre l’huissier de justice mis en cause. Toutes les perquisitions ou saisies sont faites après avis de la chambre sur réquisition du procureur général. L’heure et la date des opérations sont portées à la connaissance de la chambre qui peut déléguer un huissier de justice pour y assister. La présence de l’huissier de justice mis en cause, les parties intéressées ou toute autre personne dont l’audition est nécessaire à la manifestation de la vérité seront entendues.

Chapitre 4 : L’honorariat

Article 87 : le ministre de la justice, à la demande de la chambre nationale des huissiers de justice, peut conférer l’honorariat aux huissiers de justice voulant cesser leurs fonctions après au-moins 15 années d’exercice. Ce titre honorifique est accordé aux huissiers de justice ayant effectivement assumés leurs fonctions avec probité.

Le titre de président honoraire est conféré aux anciens présidents de la chambre nationale des huissiers de justice ;

Dispositions finales

Article 88 : le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de la date de sa signature, et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Conakry, le 24 mai 2019

Le Président de la République, Professeur Alpha Condé

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décharge de Dar-Es-Salam : « en plein Ramadan, Alpha Condé vient nous faire pleurer »

25 mai 2019 à 9 09 46 05465

Des bulldozers du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire sont en action depuis avant-hier, jeudi 23 mai 2019, pour démolir des bâtiments à la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Ratoma. Les opérations se sont poursuivies ce vendredi avec des victimes inconsolables qui perdent tout en un laps de temps, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le gouvernement guinéen vient de mettre à exécution sa menace de déguerpissement des citoyens qui habitent aux abords de la décharge de Dar-es-Salam. Toutes les maisons se trouvant à proximité de la montagne d’ordures ont été démolies au grand dam des occupants qui n’avaient que leurs yeux pour pleurer.

Impuissantes face aux trois bulldozers qui broyaient leurs maisons et raclaient tout sur leur passage, certaines victimes ont exprimé leur désolation face à ce qui leur est arrivé. C’est le cas d’Ibrahima Diallo, trouvé en train de rassembler quelques objets dans les décombres de sa maison. « J’ai mon cœur qui saigne. Je ne pouvais pas du tout croire pendant le mois de Ramadan qu’on pouvait venir nous déguerpir en ce moment-là. On savait qu’on allait quitter, mais on croyait au moins, dans un pays musulman, qu’on pouvait attendre jusqu’à la fin du Ramadan. Actuellement, nous avons tous nos enfants dehors et on ne sait quoi faire. On n’a pas où aller », a-t-il laissé entendre.

Abondant dans le même sens, Dr Abdoulaye Conté soutient qu’ils ont été déguerpis sans ménagement par le gouvernement. « On nous a déguerpis à tort et à travers. En plein mois de pénitence, ce président vient nous faire pleurer comme ça, nous humilier de manière désinvolte. Nous, on est déçus de ce gouvernement. On a tout fait de venir pour qu’on leur raconte la vraie histoire de ce quartier. Ils n’ont pas pu nous envoyer des émissaires pour la vérification. Les gens étaient venus un vendredi pour commencer à cocher les bâtiments, après avoir tué les gens là-bas. Parce qu’ils ont provoqué le drame qui s’est passé ici. C’est le génie militaire qui poussait les ordures vers la population. Ce n’est pas un éboulement du tout, ça a été provoqué », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Alhassane Bah a fait savoir que ce qu’il redoutait s’est malheureusement produit. « C’est désolant. Moi, quand je vois ça, je tremble et je ne sais quoi faire. Ça a dépassé tout le monde, même si on dit que l’Etat est fort, ce n’est pas avec les citoyens. Où va-t-on se réfugier ? Maintenant-là, on est obligé de passer la nuit dehors. Il faut voir l’état dans lequel je suis arrêté comme ça. C’est désolant de venir casser ici pendant le mois de Ramadan. Ça ne s’est jamais fait dans un autre pays si ce n’est pas la Guinée. Depuis la prise du pouvoir par le vieux, on n’a rien senti », fustige-t-il.

Les gendarmes présents pour sécuriser les lieux ont souvent fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des jeunes qui ont voulu s’opposer à l’opération.

Après avoir démoli les maisons concernées, d’autres concessions ont été cochées dans la soirée d’hier, vendredi 24 mai 2019, par les cadres du ministère de la ville. La désolation et la tristesse se lisaient sur les visages des nombreux citoyens qui ne s’attendaient pas à pareil scénario. En pleurs, ils ont aussitôt commencé à plier bagages pour quitter leurs domiciles avant l’arrivée des bulldozers.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Braquage d’un véhicule à Kindia : un blessé et plus de 12 millions de francs emportés

25 mai 2019 à 6 06 07 05075

Un véhicule de transport en commun, en provenance de Pita, a été attaqué par des coupeurs de route dans la nuit de jeudi à vendredi, 24 mai 2019, dans la préfecture de Kindia. Les assaillants ont blessé un passager et emporté plus de 12 millions de francs guinéens, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

L’attaque est survenue à 2 heures du matin à Siguiton, une localité de la sous-préfecture de Kolentè, dans la préfecture de Kindia. Trois coupeurs de route armés ont attaqué une voiture de transport en commun, en provenance de Pita. Ils ont blessé un passager et enlevé tout l’argent et les biens dont possédaient les occupants du véhicule. Amadou Sadio Diallo, le chauffeur du véhicule, revient sur les circonstances de l’attaque.

« Ils sont sortis derrière nous en tirant sur le véhicule tout en disant de nous arrêter. Lorsqu’on s’est arrêté, un d’entre eux est venu braquer l’arme sur moi, il m’a coincé contre la porte. Celui qui a braqué l’arme sur moi est monté dans la cabine, je lui ai dit que la place est insuffisante, que nous ne pouvons pas être ensemble dans la cabine. Mais, il a refermé la portière et m’a dit de bouger, j’ai bougé. Après un kilomètre à peu près, il m’a dit de m’arrêter et m’a fait descendre de la voiture tout en nous disant de nous coucher tous par terre.

Ils nous ont fouillés et ont retiré tout ce qu’on avait comme argent et objets dont nos téléphones portables. Après tout, l’un d’entre eux nous a dit que quiconque le fixe, il va lui tirer dessus. Quand ils ont tout pris, ils ont pris la tangente. Après leur départ, nous avons pris la direction de Kindia pour le commissariat central afin de déclarer aux services de sécurité ce qui nous est arrivé. C’est pourquoi nous sommes maintenant à la gendarmerie », a expliqué le chauffeur.

De son côté, Mamadou Alpha Bah, passager du véhicule, a indiqué que les assaillants ont enlevé plus de 12 millions de francs et des objets de valeur. « Ils nous ont poursuivis sur deux motos TVS. Lorsqu’ils ont tiré sur notre véhicule, moi j’ai été blessé à la tête et une passagère a été dépossédée d’une somme de 12 millions de francs guinéens. Le chauffeur lui-même a perdu plus de 600 mille francs guinéens, son téléphone avec des objets que je ne peux pas tous citer. Les trois malfrats étaient habillés en tenue militaire et possédaient tous des PMAK et d’autres armes sophistiquées avec des boites à chargeur », a témoigné cette victime.

Après avoir écouté les victimes, la brigade de recherche de la gendarmerie de Kindia a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de cette attaque.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 51 67 96

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Dar-es-Salam : le déguerpissement a fait un mort et un blessé par balle (témoins)

25 mai 2019 à 5 05 26 05265

Entamées avant-hier par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, les opérations de démolition des maisons d’habitation au quartier Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, se sont poursuivies hier, vendredi 24 mai 2019. Cette deuxième journée a été sanctionnée par le marquage de plusieurs autres maisons qui n’étaient pas préalablement concernées. Un mort et un blessé par balle ont été enregistrés sur les lieux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon des informations recueillies sur place, ces opérations de déguerpissement n’ont pas fait que des dégâts matériels. Elles ont également entrainé la mort d’une personne et un jeune homme a été blessé par balle.

Aux dires de monsieur Boubacar Baldé, habitant de la localité depuis 1985, sa voisine du nom de madame Adama Hawa Diallo, a fait une crise le jeudi soir avant de rendre l’âme dans la matinée de ce vendredi à l’hôpital Ignace Deen. « C’est une femme qui a perdu son mari. Elle vivait ici avec sa seule maman qui est veuve aussi et qui n’arrive plus à marcher d’ailleurs. Madame Adama Hawa Diallo est tombée hier devant moi. Elle a piqué crise et c’est ainsi que jel’ai envoyé au CHU Donka qui nous a référé à Ignace Deen. C’est ce matin qu’on m’a annoncé qu’elle est finalement morte. Mais, voir une personne tombée subitement comme ça, c’est autre chose. C’est parce que je suis un homme si non, je pouvais piquer crise aussi. La femme était mère de quatre enfants et est âgée de 42 ans environs. Elle est originaire de Mali Yembéring et elle habite dans ce quartier depuis 1983 », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Issiagha Bangoura, porte-parole des riverains de la décharge de Dar-es-Salam, a expliqué aux journalistes qu’un jeune élève en classe de 9ème année au collège de Bonfi a été blessé par balle. « Il se nomme Mohamed Sylla, âgé de 16 ans, élève en classe de 9ème année au collège Bonfi. Il a reçu une balle au niveau de son ventre et depuis hier, il se trouve au CHU de Donka où il a subi une intervention chirurgicale. Ils ont tiré sur l’enfant au niveau du ventre et les intestins sont sortis. Avant, le gendarme a dit : je veux te tirer et il a tiré. Ceux qui étaient là avec lui ont dit : nous, on quitte ici parce que nous sommes des frères, nous ne voulons pas parce que parmi nous, il y a des gens qui sont prêts à tuer. Ils nous ont conseillé de replier à cause de Dieu parce que s’ils ne parviennent pas, c’est les militaires vont venir pour nous déguerpir. Finalement, on a accepté et on a travaillé en frères. Nous avons passé des messages de sensibilisation. C’est pourquoi il n’y a pas eu de riposte aujourd’hui. On a demandé à tout le monde de rester tranquille, ils vont faire de nous ce qu’ils veulent et Dieu va les juger ici avant leur mort », raconte-t-il.

A en croire, Issiagha Bangoura, le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, qu’un d’entre eux aurait appelé au téléphone, a donné l’espoir qu’il va prendre leur situation en main. « Quelqu’un d’entre nous nous a dit qu’il a appelé le ministre Tibou Kamara et que celui-ci a dit qu’il va gérer la situation. Donc, Tibou Kamara est le seul espoir pour nous aujourd’hui. En tout cas, s’il n’est pas le meilleur, il est l’un des meilleurs ministres qui est prêt à dire la vérité », ajoute-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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