Kidnapping : Alpha Souleymane Baldé raconte sa séquestration

20 mai 2019 à 22 10 56 05565

Le procès des présumés auteurs de l’enlèvement d’Alpha Souleymane Baldé se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. Après les explications des accusés, c’est la victime qui a comparu à la barre, ce lundi, 20 mai 2019. A la barre, Alpha Souleymane Baldé a expliqué les circonstances dans lesquelles il a été kidnappé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, quatre individus sont poursuivis pour prise d’otage, séquestration, vol à main armée, association de malfaiteurs et complicité : adjudant Sâa David Kamano, en service à l’escadron mobile de gendarmerie n°4 de Matoto, Lamine Kanté, Sékou Oumar Keïta et Mohamed Sidy Diallo, présumé cerveau de la bande (en fuite). Des faits qu’ils ont niés lors des audiences précédentes.

C’est une affaire qui remonte au mercredi 10 août 2016. Les faits se sont produits à 19 h, au quartier Kaporo Centre, dans la commune de Ratoma. Selon Alpha Souleymane Baldé, quatre individus armés ont fait irruption dans sa chambre pour pointer une arme sur sa tempe avant de l’embarquer sans ménagement pour une destination inconnue. « C’était un mercredi soir, pendant la prière du crépuscule. J’étais sur mon tapis de prière quand quatre individus armés sont entrés dans ma chambre. Un d’entre eux a pointé l’arme sur ma tempe. Ils m’ont attaché et mis dans ma voiture. Ils m’ont dit que si je crie, ils vont me tuer. C’est ainsi qu’on est sorti de la cour, on est allé sur la route de Morykantéyah, à Nongo. De là-bas, ils ont changé de véhicule. Cette fois-ci, c’était une Toyota. Ils ont mis une cagoule sur ma tête pour me jeter dans la voiture. On a roulé environ 30 minutes. Puis, on est rentré dans une cour très luxueuse. Je ne pouvais pas voir, mais j’ai touché le sol en carreaux et le divan, qui était en cuir. Ils m’ont bandé la bouche avec de la colle scotch, ils ont lié mes mains et mes pieds. Puis, ils ont commencé à me torturer. J’ai failli perdre la tête. Ils ont dit qu’ils allaient couper mes doigts. C’est quand je leur ai dit que j’étais diabétique qu’ils m’ont épargné. La douleur qu’ils m’ont infligée, seul Dieu connait son ampleur. Durant deux jours, ils ne m’ont pas donné à manger. Pendant les 6 jours qu’ils m’ont retenu, je ne savais pas si c’était le jour ou la nuit », a-t-il expliqué.

En outre, Alpha Souleymane Baldé a dit qu’il a fait l’objet d’une longue filature avant de se faire kidnappé par ses anciens ravisseurs. « Ils m’ont dit que j’avais deux chiens, que je n’ai pas de gardien et que j’avais une voiture de sport très jolie, que je ne conduisais pas depuis des mois. Ils ont décrit mes heures de sortie et d’entrée, la couleur de ma cour et que mon premier enfant, c’est une fille. D’ailleurs, le nommé Lamine Kanté m’a dit de lui donner la main de ma fille, qu’il va l’épouser. Ils m’ont dit c’est des preuves qu’ils me donnaient pour que je sache que c’est un plan bien élaboré. Ils ont envoyé un sac plein de munitions, dont deux grenades. Ils m’ont obligé à toucher le sac, en me disant qu’ils opèrent même hors de nos frontières, notamment au Mali Bamako », a-t-il fait savoir.

Dans son intervention, le procureur Daouda Diomandé va demander à Alpha Souleymane Baldé de quelle manière il a pu s’en sortir. Dans sa réponse, il dira : « monsieur le procureur, ils m’ont demandé dans un premier temps, de payer 300 milles Euros. Je leur ai dit que je n’avais pas cet argent. Ils ont dit que je mentais et que si je ne payais pas, ils allaient couper mes orteils avant de me tuer. Ils prenaient mon téléphone, appelaient ma famille, menaçaient de me tuer si la famille ne payait pas. Tous les jours, c’était comme ça. A chaque fois, ils me faisaient changer d’endroit. Par la grâce de Dieu, j’ai pu finalement les convaincre d’accepter 105 milles dollars plus 5 millions GNF. Et, le 16 août 2016 à 6 heures, ils m’ont déposé à cinq mètres de chez moi et sont répartis. Puis, ils ont appelé un membre de ma famille pour lui dire qu’ils avaient jeté les clefs de ma voiture dans ma cour et que la voiture se trouvait dans un coin vers Démoudoula. La police est allée la chercher », a-t-il raconté.

L’affaire a été renvoyée au 3 juin 2019 pour les plaidoiries et réquisitions

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Kankan : l’usine du projet coton encore à l’arrêt par manque de carburant

20 mai 2019 à 21 09 23 05235

L’usine du projet coton de Kankan retombe dans ses travers quelques semaines seulement après la visite de la ministre de l’agriculture, madame Mariam Camara, sur les lieux. Ce lundi, 20 mai 2019, les transporteurs de l’or blanc ont semé la panique dans l’enceinte de l’usine en barricadant tous les accès. Ils protestaient ainsi contre le non-déchargement de leurs camions remplis de coton depuis plus de deux semaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’ambiance était chaude ce matin dans cette usine de coton. Il a fallu la venue de Conakry d’une délégation ministérielle pour calmer les ardeurs des manifestants et engager des négociations avec le comité de gestion.

Sur les motifs de leurs revendications, un des chauffeurs, qui a préféré garder l’anonymat, a confié à notre reporter que l’usine est à l’arrêt depuis le 03 mai dernier. « Selon ce qu’on a appris de la part des responsables, ils disent qu’ils n’y a pas de carburant depuis le 05 mai, parce que moi je suis arrivé ici avec mon camion rempli de l’or blanc. Donc, le lendemain j’ai été enregistré. On nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant. Donc jusqu’à présent, l’usine ne fonctionne pas. Après, ils ont dit aussi que l’usine est en panne, mais ce n’est pas ça », a dit notre interlocuteur.

Dans la cour de l’usine, l’on pouvait compter une trentaine de camions, tous remplis de coton, mais qui peinent à être déchargés. Selon nos informations, ces camions ont fait plus de deux semaines dans l’enceinte de l’usine. « Vous voyez, il y a une trentaine de camions qui ne sont pas encore déchargés. En plus de ça, nous ne sommes pas encore payés, mais tout ce que nous avons demandé ce matin, c’était qu’on décharge nos camions, parce que c’est le mois de Ramadan et bientôt la fête. Donc, il y a trop de dépenses. On voulait manifester notre ras-le-bol depuis le vendredi passé, mais il n’y avait aucun responsable ici. Donc, on a attendu ce lundi, comme c’est le premier jour de la semaine, pour nous faire entendre. Mais, on nous a demandé d’attendre qu’ils vont commencer à décharger le mercredi », a expliqué la même source.

Approché par Guineematin.com, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine, Kaba Camara a confirmé en off l’information sur l’arrêt de l’usine sans apporter plus de commentaires. Quant aux responsables de la boite, ils ont préféré donner leur langue aux chats.

A rappeler que l’ex directeur de l’usine projet coton, le Français Patrick Duaerrêt, a été aperçu dans la salle de négociations entre le syndicat des transporteurs et les responsables du comité de gestion de l’usine. Selon nos informations, il serait là en tant que conseiller agricole.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Espèces protégées en Guinée : « il n’y a pas d’inventaire réel », avoue Oyé Guilavogui

20 mai 2019 à 21 09 22 05225
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

A l’occasion de sa conférence de presse tenue ce lundi, 20 mai 2019 à Conakry, et qui visait à vanter les acquis de son département depuis l’élection du président Alpha Condé à la tête de la Guinée, le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts est aussi passé aux aveux. C’est notamment en ce qui concerne les espèces protégées vivant sur le sol guinéen.

A ce niveau, Oyé Guilavogui a reconnu que notre pays ne dispose aujourd’hui d’aucune donnée chiffrée en la matière, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

« C’est le mal de notre pays. Il faut avoir le courage politique de le dire. Moi-même qui suis le premier responsable de ce secteur, je suis incapable de vous donner l’inventaire des espèces qui sont protégées. Je vous donne un exemple : dans un passé très récent, on parlait en Guinée de la présence de 200 à 250 éléphants. Ce n’est pas vrai. Vous allez à certains endroits, on vous parle de 100 têtes d’éléphants et tout dernièrement on me parle de 24. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas d’inventaire réel. Et, quand je prends le bassin du Falémé, on parle de 250 chimpanzés, ce n’est pas vrai. Il faut un inventaire pour le savoir », a dit le ministre d’Etat.

Oyé Guilavogui souligne tout de même que son département est en train d’initier un projet devant permettre d’inventorier l’ensemble des différentes espèces d’animaux protégés en Guinée. « Nous allons le faire de la Forêt jusqu’en Moyenne Guinée en passant par la Haute Guinée et la Guinée Maritime. C’est un projet qui coûte très cher, mais il faut le faire », insiste le ministre de l’Environnement.

Il faut dire que la Guinée est l’un des rares pays au monde aujourd’hui qui peine encore à inventorier ses espèces protégées alors que le ministère de l’Environnement a été créé depuis le 04 octobre 2004.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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« Les gros menteurs se trouvent à la présidence de la République », dit le préfet de Yomou

20 mai 2019 à 18 06 18 05185
Colonel Issa Camara, préfet de Yomou

Plusieurs semaines après sa nomination comme préfet de Yomou, le Colonel Issa Camara a pris fonction ce lundi, 20 mai 2019. A l’occasion de la cérémonie organisée à cet effet et présidée par le gouverneur de N’zérékoré, le nouveau préfet de Yomou a tenu un discours improvisé au cours duquel il a retenu l’attention de l’auditoire.

Le controversé Colonel a dénoncé notamment « les gros menteurs » qui se trouvent à la présidence de la République, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré qui était sur place.

« J’ai été nommé commandant du bataillon spécial de Conakry, le grand camp de la Guinée. Mais, le destin a dit : non monsieur le président envoyez le à Yomou. Je suis venu donc chez moi à Yomou. Je vais dire à la notabilité, à la jeunesse de Yomou que Dieu est pour Yomou. Mais, vous les fils de Yomou, cessez de mentir auprès du président, cessez de mentir ! Regardez la route qui mène à Yomou, depuis que j’étais Caporal cette route était comme ça, c’est de votre faute.

Nous les militaires, nous sommes dans la vision du président de la République, Professeur Alpha Condé. En ce moment c’est lui qui exerce. Il y a des présidents de militants et de militantes mais il y a un seul président de la République qui gère toute la nation. Alors, si on ne se marie pas avec lui, personne ne pourra arranger la route-là si ce n’est pas le gouvernement en place. Mais, les gros menteurs se trouvent à Conakry surtout à la présidence de la République, c’est des menteurs. Ça, je vous dis la vérité », a dit le nouveau préfet de Yomou.

Le Colonel Issa Camara a annoncé aussi la fin de l’exportation des produits agricoles guinéens vers d’autres pays voisins. « C’est la forêt qui produit beaucoup de choses, mais la forêt n’en bénéficie pas, c’est la faim qui vous anime ici tous les jours. Donc, le président Alpha Condé et son gouvernement m’ont mandaté de venir garantir la vie de la paisible population à la frontière. Le riz ne doit pas sortir, il ne faut que la pomme de terre sorte, il ne faut pas que l’huile rouge sorte, il ne faut pas que le café, le cacao, le fonio… il ne faut pas que ça sorte.

Parce que tous ces produits agricoles sortent de la Guinée pour aller dans les pays voisins. Mais, la Guinée n’a même pas son nom dans le marché mondial alors que la Guinée qui produit tout. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré.

De Yomou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Boké : la culture de l’anacarde bat de l’aile au grand dam des paysans

20 mai 2019 à 16 04 33 05335

La culture de l’acajou est une activité largement pratiquée dans la région de Boké. Le secteur, qui crée de l’emploi dans les zones rurales et urbaines, a contribué à l’évolution sur les lieux.

Dans plusieurs villages, on constate la disparition progressive des habitats précaires pour des maisons en dur. Mais, depuis trois ans, la situation a changé avec une baisse de la production qui affecte sérieusement les paysans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il fut un moment, c’était la ruée vers l’acajou à Boké. Le secteur a connu une véritable crue avec les nombreux avantages dont les citoyens pouvaient bénéficier. Mais, depuis quelques temps, la tendance s’est inversée avec la baisse de la production.

Le président de l’association des producteurs d’anacarde de Boké déploré cette situation. Dans un entretien exclusif accordé à notre reporter, Mamadou Safaye Diallo pense que la culture de l’anacarde devrait être soutenue puisque son rendement est largement supérieur à celui de la Bauxite.

Mamadou Safaye Diallo

« Aujourd’hui, l’acajou emploi près de 70% de la population rurale. Par exemple en 2016, le kilogramme d’anacarde était vendu jusqu’à 17 000 de francs guinéens, ça fait 17 millions la tonne et c’est ce qui fait 17 mille dollars en ce moment, et c’est ce qui équivaut à 40 tonnes de bauxite », a expliqué le président des producteurs d’anacarde de Boké. Toutefois, depuis quelques années, les producteurs d’anacarde constatent que le rendement ne fait que baisser et les prix ont aussi chuté au niveau international. Sur la baisse de la production, les producteurs d’acajou pointent du doigt l’exploitation minière intense dans la localité. « Ces derniers temps, les prix se sont effondrés au niveau international. Et partout à Boké, la production a baissé et c’est dû surtout à l’impact de la pollution. D’habitude, je pouvais avoir jusqu’à 6 tonnes par an parce que je suis compté parmi les plus grands producteurs à Boké. Mais, cette année et au moment où je vous parle, je n’ai même pas 1500 kilogrammes. Mais malgré tout ça, il n’y a malheureusement aucune mesure compensatoire ou d’accompagnement », regrette Mamadou Safaye Diallo.

L’autre problème dénoncé par les producteurs d’anacarde, c’est celle interdisant les étrangers de se rendre à l’intérieur du pays pour commercer avec les producteurs. «En 2017, le gouvernement du président Alpha Condé a pris des mesures pour dire que les étrangers ne doivent pas venir jusqu’à l’intérieur du pays pour commercialiser. Cela est en train de nous influencer très considérablement. Si on laissait la libre concurrence, les gens venaient librement payer, les prix allaient certainement monter », a fait-il savoir.

En attendant, les producteurs rongent leur frein et prennent leur mal en patience.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Occupation des bordures de mer : « l’Etat va mettre fin à la pratique », annonce Oyé Guilavogui

20 mai 2019 à 16 04 19 05195
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement des Eaux et Forêts

Ces dernières années, on assiste à une dégradation très poussée de la mangrove guinéenne pour des fins d’habitation. Les bâtiments poussent comme des champignons en bordure de mer et de façon anarchique parfois sous la complicité de certains cadres de l’Etat.

Interpellé sur la question à l’occasion d’une conférence de presse tenue ce lundi, 20 mai 2019, à Conakry, le ministre en charge de l’Environnement a annoncé la volonté du gouvernement de mettre fin à la pratique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’achemine-t-on vers la casse des maisons d’habitation situées en bordure de mer à Conakry et environs ? La question mérite d’être posée au regard de l’annonce faite ce lundi par le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, devant les médias. « Vous connaissez l’importance de la mangrove, c’est là où se reproduisent les poissons. Mais malheureusement, les gens sont en train de les remblayer et de s’installer là. L’Etat a pris des dispositions et aujourd’hui, nous sommes en train de faire de recensement des occupants.

Il y en a à peu près 300 kilomètres qui sont occupés. Les enquêteurs sont sur le terrain, ils vont nous faire le point sur la situation. Ceux-là qui se sont installés vont être identifiés pour voir est-ce que les papiers qu’ils ont viennent de l’Habitat, du quartier ou bien de la commune. Les statistiques vont être connues et l’Etat va prendre des dispositions pour mettre fin à cette pratique», a déclaré le ministre.

Il faut rappeler que les certains partis d’opposition dont l’UFDG et l’UFR ont régulièrement dénoncé, ces derniers temps, l’occupation occupation anarchique des bordures de mer qui s’est accentuée depuis l’avènement du Président Alpha Condé au pouvoir en 2010. Et, comme effet de cette situation, les opposants citent souvent le cas de l’île de Kaback à Forécariah, où une bonne partie de la terre a été engloutie par les eaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Kindia : plusieurs enseignants rendent visite à Aboubacar Soumah dans son village

20 mai 2019 à 16 04 03 05035

Le bureau préfectoral du SLECG à Kindia, en compagnie de plusieurs enseignants membres du syndicat, a rendu visite à son secrétaire général, Aboubacar Soumah, dans son village natal hier dimanche, 20 mai 2019.

Les enseignants sont allés exprimer leur compassion et leur solidarité à leur leader, et s’enquérir de son état de santé suite à l’agression dont il a été victime le 1er mai dernier à Conakry. Une occasion que le syndicaliste a mise à profit pour s’entretenir avec les enseignants sur le combat du SLECG, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Peu après sa sortie de la clinique où il avait été hospitalier suite à l’agression dont il a été victime lors de la célébration de la journée internationale du travail, le 1er mai dernier, au Palais du peuple de Conakry, le secrétaire général du SLECG est allé se reposer dans son village natal du nom de Sabouya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé (Préfecture de Kindia). C’est là que les membres du bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée de Kindia et plusieurs autres enseignants sont venus lui rendre visite.

Abdoulaye Bah

« Nous avons décidé, suite à ce qui lui est arrivé le jour de la fête du travail le 1er mai, de venir lui rendre visite. Nous nous sommes dits que nous devons nous mobiliser et venir lui rendre visite, le saluer, s’enquérir de son état de santé et lui apporter notre compassion », a indiqué Abdoulaye Bah, membre du bureau du SLECG à Kindia.

Cette visite de sa base à Kindia a réjoui Aboubacar Soumah, qui a vivement remercié les enseignants pour cette mobilisation. « La compassion que le bureau entier a exprimée à mon égard suite à l’attaque dont j’ai été victime, et surtout de la détermination dont ils ont fait preuve par rapport à la poursuite de notre combat qui n’est autre que l’amélioration de nos conditions de vie et de travail me réconfortent.

Donc je suis très content et très satisfait de cette mobilisation de ce bureau de la préfecture de Kindia qui est avec d’autres enseignants. Cela vraiment m’a rassuré davantage que les enseignants sont prêts et sont déterminés pour mener le combat qui est le leur et qui va faire en sorte que nos conditions de vie puissent s’améliorer », a dit le secrétaire général du SLECG.

Le syndicaliste en a profité pour rassurer les enseignants sur son état de santé. « Mon état de santé s’est beaucoup amélioré après les soins intensifs que j’ai reçus dans la clinique où j’étais alité. Je me porte très bien et même les résultats du scanner ont prouvé que ma tête est sortie indemne. Je ne pas de mal spécifique. Je suis en train de me reposer », a-t-il dit.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah a échangé aussi avec ses hôtes autour du combat que mène le SLECG en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants guinéens. C’est notamment l’assainissement du fichier des enseignants qui devrait permettre de rayer ceux qui ne sont pas en service et d’améliorer les salaires de ceux qui sont en service. Et, il a appelé les membres de son syndicat à rester mobilisés pour continuer le combat jusqu’au bout.

« Il faut que nous nous donnions les mains pour renforcer non seulement notre mouvement, mais aussi faire en sorte que tous les enseignants qui se laissent entraîner par les partisans et les politiciens ne se prêtent pas à ce jeu pour qu’ensemble nous nous donnions les mains pour que notre combat puisse aboutir (…) Je lance un appel à l’endroit de tous les enseignants non seulement du SLECG mais aussi tous les enseignants qui ne sont pas encore du SLECG à se donner la main.

Le combat que nous sommes en train de mener c’est un combat noble. L’agression que nous avons eue, mettons le à l’actif de Dieu. J’invite tout le monde au calme et à la sérénité. Nous allons poursuivre notre combat et nous allons répondre à cela par notre engagement. Pas de recul jusqu’à la victoire finale », a dit le secrétaire général du SLECG.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796

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Intégration à la fonction publique : ce que demandent les enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI

20 mai 2019 à 15 03 13 05135

Le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée a tenu hier, dimanche 19 Mai 2019, son assemblée générale dans les locaux de l’institut supérieure des sciences de l’éducation de Guinée à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Cette rencontre a duré près de 5 heures et s’est déroulée autour de sept points.

Mais, l’application du statut de l’éducation et l’insertion des diplômés de l’ISSEG et des écoles normales d’instituteurs à la fonction publique sans concours ont surtout pris le dessus dans les interventions, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Mamadou Kindy Diallo

Né il y a moins d’un mois, le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée se démarque déjà de la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée. Une démarcation qui résulte de plusieurs facteurs qui pourraient se résumer à trois niveaux. « En premier lieu, nous avons estimé en tant qu’éducateurs et enseignants professionnels sortants de l’ISSEG et des ENI, qu’il est l’heure de nous battre pour restaurer le statut particulier de l’éducation. Le statut selon lequel tous les sortants des ENI et de l’ISSEG doivent impérativement, sans concours ni test, intégrer la fonction publique. En second lieu, vu que nous avons servi l’Etat durant la période de grève du SLECG, nous avons estimé que l’Etat doit rendre sa redevabilité. Et, en troisième lieu, c’est parce que nous sommes pour la défense des valeurs et des réformes de l’éducation. Nous avons estimé que n’est pas enseignant qui le veut, mais qui le mérite. Et, celui qui le mérite relève des écoles spécialisées dans la formation des enseignants », a indiqué Mamadou Kindy Diallo, le président dudit collectif.

Depuis sa création, ce mouvement en gestation qui ne regroupe que les enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI, essuie des critiques de la part de nombreux observateurs. Il est notamment prêté à ce collectif l’intention de se dérober de la voie habituelle d’entrer à la fonction publique. Et, lors de son assemblée de ce dimanche (son deuxième assemblée depuis sa création), le collectif a tenu à éclairer la lanterne du public et par ricochet, de ses détracteurs.

« D’aucuns pensent que nous avons esquivé le test parce que tout simplement nous sommes dans une indigence intellectuelle ou dans une carence. Mais, ils se trompent. Nous, nous sommes des professionnels de l’éducation. Si nous avons refusé le test et le concourt, c’est parce que nous nous sommes attelé à des points inscrits dans le statut particulier de l’enseignant. Nous, notre combat n’est pas un combat de menaces et d’invectives. C’est un combat d’idée. Nous sommes formés pour enseigner, nous n’avons pas besoin d’un concourt pour intégrer la fonction publique. Si vous prenez le décret relatif à la modification du statut particulier de l’éducation, dans ses articles 9, 19 et 35, il est mentionné que tous les sortants des instances de formation professionnelles sont automatiquement engagés à la fonction publique. Et nous, notre combat est de restaurer ce statut-là », a expliqué Mamadou Kindy Diallo tout en précisant que le collectif dont il est le président n’a pas été créé contre la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée.

Par ailleurs, Mamadou Kindy Diallo a appelé ses collègues à resserrer les rangs pour éviter la division. Et, aux autorités, il leur a demandé de « faire leur mea-culpa à l’endroit des instances d’éducation (l’ISSEG et les ENI) ». Car, soutient-il : « S’ils ont eu confiance, ils ont créé ces institutions, des gens sont venus faire quatre ans d’étude, ils ont accepté de se former, il faut reconnaitre cette valeur et respecter les engagements qui ont été pris. Je demande à l’Etat de faire valoir le statut particulier de l’enseignant en Guinée ».

A noter que le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée projette d’aller très prochainement à la rencontre du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour exposer ses préoccupations.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kankan : le front anti 3ème mandat trimballe Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie en justice

20 mai 2019 à 14 02 53 05535

L’agression récente dont ont été victimes les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la ville de Kankan se transporte sur le terrain judiciaire. Les victimes ont porté plainte au tribunal de première instance de Kankan contre des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie, des responsables du RPG Arc-en-ciel de Kankan, sont visés par une plainte du FNDC, un mouvement qui se bat contre une modification de la Constitution au bénéfice d’Alpha Condé. En effet, des opposants au projet de tripatouillage de la Constitution ont été pris à partie et sérieusement molestés le 30 avril dernier à Kankan par des partisans du régime en place en Guinée.

C’est pour protester contre cette agression et demander réparation que les membres du FNDC ont saisi la justice à Kankan. Une plainte en bonne et due forme a été déposée devant qui de droit pour « attaque barbare, coups et blessures, vol de matériel violation du siège de PADES ».

Dans la matinée de lundi 20 mai 2019, des membres du FNDC de Kankan, composé des partis politiques de l’opposition, se sont rendus dans les locaux du tribunal de première instance de Kankan. Selon nos informations, l’affaire devait être présentée devant un juge ce lundi. Finalement, ça c’est limité à une rencontre à huit clos entre les membres du FNDC et le Procureur de la République, Aly Touré.

Sory Kouyaté

Selon Sory Kouyaté, coordinateur de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Kouroussa, « nous avons porté plainte contre les membres du RPG au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur a jugé bon de nous entendre. Ce matin nous sommes venus, tous les membres du front sont là, on l’a rencontré, il nous a dit que notre plainte est recevable et de rester à l’écoute, qu’il nous informera au courant de cette semaine ».

Par ailleurs, Sory Kouyaté a fait savoir son optimisme par rapport à ce bras de fer qui oppose le FNDC au parti au pouvoir. « L’espoir d’abord nous a amené à venir vers la justice. Les faits sont là, ils sont indéniables et je crois que la justice ne peut pas nier la vérité. Donc, nous comptons suivre cette affaire jusqu’à la fin », a-t-il lancé.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré a confirmé l’information selon laquelle, le parquet allait appeler les membres du Front courant cette semaine pour la suite de cette affaire.

A rappeler que Taliby Dabo, Mamby Camara, Djènè Mady Keïta, Moussadjan Condé, Aboubacar Condé, Babou Cherif et Adama Keïta (Donso), tous du RPG, sont pointés du doigt par le FNDC, qui les accuse d’avoir orchestré leur agression au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES).

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Les défenseurs des droits humains menacent les promoteurs de ce projet

20 mai 2019 à 14 02 34 05345

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (Le CODHONM) est en colère contre les promoteurs d’une nouvelle constitution mais aussi contre les exactions exercées sur les opposants à ce projet dont le principal objectif est d’offrir un troisième mandat au président Alpha Condé.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi, 20 mai 2019, les défenseurs des droits humains dénoncent une double violation de la constitution guinéenne et mettent en garde tous ceux qui s’engagent dans la promotion d’un troisième mandat en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration des 13 organisations de défense des droits de l’Homme membres du CODHONM.

COLLECTIF DES ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME CONTRE UN NOUVEAU MANDAT (LE CODHONM)

DÉCLARATION N°002/CODHONM/2019

Boussouriou Diallo

« Stop à toute tentative d’adoption d’une nouvelle constitution en vue d’un troisième mandat »

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (Le CODHONM), fidèle à son engagement de défendre la Constitution du 07 mai 2010 et d’empêcher, par toutes les voies légales, un troisième mandat pour l’actuel Président de la République, condamne vigoureusement les multiples violations des droits de l’homme, notamment les arrestations et les détentions illégales, ainsi que les condamnations arbitraires contre les citoyens qui n’ont eu pour tort que de défendre la constitution de leur pays.

Une telle pratique n’honore pas notre pays et constitue une grave violation de l’article 09 alinéa 1 de la Constitution qui dispose : « Nul ne peut être arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés, pour les motifs et dans les formes prévues par la loi ».

Dans la même veine, il y a bientôt une année que le droit de manifestation est interdit de fait sur toute l’étendue du territoire national, alors que ce droit est garanti par la même constitution en son article 10.

Le fait d’empêcher des citoyens qui expriment leur opposition à un troisième mandat dans les lieux et places publics, alors que d’autres soutenant illégalement ce troisième mandat, sont autorisés de s’exprimer, souvent avec l’encadrement des forces de sécurité et l’utilisation des moyens de l’Etat, constitue une violation manifeste de l’article 8 de notre constitution.

Aussi, le CODHONM condamne avec la dernière énergie l’utilisation des deniers publics et des biens de l’Etat par des cadres véreux à des fins de propagande pour une nouvelle constitution à l’effet de promouvoir un troisième mandat.

Il convient de préciser que l’article 22 de la Constitution prévoit que « Chaque citoyen a le devoir de se conformer à la constitution, aux lois et aux règlements. » et que le Président de la République doit respecter le serment qu’il a prêté par deux fois en 2010 et en 2015, en vertu de l’article 35 de la constitution qui dispose que « Le Président de la République est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, en ces termes :

Moi, Président de la République élu conformément aux lois, je jure devant le Peuple de Guinée et sur mon honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution, des lois et des décisions de justice, de défendre les Institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale. En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi ».

Le CODHONM informe les sirènes révisionnistes qu’il ne manquera pas, le cas échéant, d’user de l’article 21 alinéa 04 de la Constitution qui permet au peuple de résister contre l’oppression.

Au regard de ce qui précède et prenant en compte les velléités des affidés du régime à remettre en cause l’ordre constitutionnel, le CODHONM s’engage à :

Traduire devant les juridictions nationales et internationales tout promoteur de la remise en cause de l’ordre constitutionnel et ceux qui dilapident les moyens de l’Etat à des fins de propagande ;

Mettre en place un pool d’Avocats qui se joindra à celui déjà existant pour la défense des personnes poursuivies pour leur opposition au projet de nouvelle constitution ;

Etablir et publier la liste nominative et les propos de tous les promoteurs d’une nouvelle constitution pour toutes fins utiles.

Alerter la Communauté Internationale sur les conséquences imprévisibles d’une éventuelle remise en cause de l’ordre constitutionnel.

En considération de ce qui précède, le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (Le CODHONM) en appelle :

Au Président de la République d’abandonner toute initiative d’adoption d’une nouvelle constitution afin de briguer un troisième mandat ;

A la justice d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes qui prônent un troisième mandat et celles qui utilisent les biens et deniers de l’Etat à cette fin ;

Aux forces de défense et de sécurité de garder leur caractère républicain conformément à leur mission constitutionnelle ;

Au peuple de Guinée et aux forces vives de la nation de mener des actions vigoureuses, conformément aux lois de la République, afin d’empêcher l’adoption d’une nouvelle constitution pour un troisième mandat ;

A la communauté Internationale, à l’Union Africaine et à la CEDEAO à œuvrer afin de continuer à aider la Guinée pour préserver les acquis démocratiques et d’éviter à notre cher pays des crises pouvant entraîner des conséquences désastreuses.

Fait à Conakry, le 20 mai 2019

Ont signé

1)- Les mêmes droits pour tous (MDT)

2)- La Démocratie sans violence – Baïonnette Intelligence (DSV-BI)

3)- L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH)

4)- L’Association des Victimes Parents et Amis du 28 septembre 2009 (AVIPA)

5 Avocats sans Frontières (ASF)L’Alliance des Médias pour les Droits Humains en Guinée (AMDHG)

6)- La Coordination des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (CODDH)

7)- La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI)

8)- L’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB)

9)- Le Centre Guinéen pour la Promotion des Droits de l’Homme (CPDH)

10)- Le Consortium des Associations de Jeunes pour la Défense des Victimes de violences en Guinée (COJEDV-Guinée)

11)- La Fondation Internationale Thierno et Mariam (FITIMA)

12)- L’Association des Victimes de la Répression (AVR)

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Pénurie d’eau à Kindia : les raisons, selon le responsable local de la SEG

20 mai 2019 à 14 02 25 05255

Comme la plupart des préfectures du pays, la ville de Kindia fait face à un déficit de fourniture d’eau. Plusieurs quartiers de la commune urbaine reçoivent l’eau fournie par la SEG de façon alternée. Ce qui fait que les habitants de ces zones rencontrent d’énormes difficultés pour se procurer de l’eau.

Pour connaître les raisons de la faible desserte de la ville en eau, un correspondant de Guineematin.com à Kindia est allé à la rencontre de Souleymane Wassan Bah, directeur régional de la Société des Eaux de Guinée (SEG).

Souleymane Wassan Bah

Selon ce responsable, c’est la baisse du niveau d’eau à la rivière Kilissi qui est à l’origine de cette situation. « La rivière a presque tari, le niveau d’eau a baissé. Donc c’est ce qui fait qu’on a des problèmes. Cette source d’approvisionnement tourne actuellement avec une seule pompe. Et une seule pompe ne peut pas donner de l’eau aux 33 quartiers au même moment. C’est pourquoi, on est obligé de faire le délestage.

Mais qu’à cela ne tienne, y a certains quartiers quand même qui gagnent de l’eau chaque jour. Vu la situation géographique de la ville de Kindia, certains quartiers doivent forcément gagner de l’eau par délestage. Surtout à partir du mois de mars jusqu’à la mi-mai, on a des sérieux problèmes parce que les 2 pompes de refoulement ne pourront pas tourner à la fois. C’est une seule qui marche en raison de la baisse du niveau de l’eau à la rivière », a dit Souleymane Wassan Bah.

Le directeur régional de la SEG à Kindia explique que c’est la déforestation qui est à la base du tarissement de cette source d’eau. « Cette source est une rivière, ce n’est pas un fleuve. Avant, ça ne tarissait pas, mais maintenant avec la déforestation, ça tarit. La source de Kilissi est complètement dévastée par les paysans. Il faut que les gens arrêtent de couper les arbres au niveau de la source, sinon les prochaines années seront pires », prévient-il.

Mais, pour trouver solution au problème de fourniture d’eau à la ville de Kindia, le responsable local de la SEG estime qu’il faut que la société puisse avoir une deuxième source d’eau. Là-dessus, il interpelle le gouvernement. « Pour résoudre ce problème, il faut forcément que la commune urbaine ait une 2ème source d’approvisionnement. Parce qu’avec une seule pompe, la pression qui vient en ville, c’est 7 barres. Maintenant avec les 7 barres, un client qui est 400 ou 450 mètres d’altitude comme les quartiers Tafory, Kénéndé, Banlieue, Sinaniya, Condetta, Cassia 1,2 et 3, Sambaya, Wondi, ne peuvent pas avoir l’eau avec une seule pompe.

Donc, pour que les 33 quartiers de Kindia gagnent de l’eau au même moment, moi je sollicite une deuxième source d’approvisionnement en eau potable. A ce moment, l’équation sera résolue mais la SEG seule ne peut pas faire ça. Il faut l’appui du gouvernement parce que Kilissi seulement ne suffit pas à l’heure actuelle. Ensuite, je vais ajouter que si le gouvernement veut améliorer la desserte en eau, moi je ne souscris à la solution des forages au centre urbain de Kindia. Parce qu’à Kindia ici, il y a trop de sable. Et en saison sèche, ça tarit rapidement. Donc, il y aura toujours des problèmes ou des crises d’eau », a dit Souleymane Wassan Bah.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 518 888

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Incitation à la violence ethnique et régionaliste : l’affaire Cheikh Affan encore renvoyée

20 mai 2019 à 13 01 35 05355

L’affaire Cheikh Ahmed Fofana, plus connu sous le nom de Cheikh Affan, a connu un énième renvoi ce lundi, 20 mai 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi pour incitation à la violence ethnique et régionaliste, injures publiques. Des faits qui se sont produits au plus fort de la contestation des résultats des élections du 04 février 2018, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché au tribunal.

Le sulfureux dossier Ministère Public contre Cheikh Affan n’en finit plus avec les renvois. Il a été de nouveau renvoyé ce lundi par le tribunal de Mafanco.

Selon nos informations, les motifs du précédent renvoi n’ont toujours pas été satisfaits par le Ministère Public. Il s’agit notamment d’établir « la citation et la notification ». Des pièces qui doivent ensuite être transmis au tribunal.

Il faut noter que Cheikh Affan était une fois de plus absent de la salle d’audience.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2018, la tension était montée d’un cran en Guinée entre partisans de l’opposition et ceux de la mouvance présidentielle. Des messages de haine ont été véhiculés, notamment sur les réseaux sociaux. C’est ce qui vaut à Cheikh Affan d’être poursuivi par le tribunal correctionnel de Mafanco. Le prévenu avait fait une vidéo d’une rare violence où il s’en prenait à des hommes politiques avec des propos incitant à la violence interethnique et régionaliste.

Le procès est renvoyé au lundi 03 juin 2019.

Depuis le tribunal de Mafanco, Mamadou Baïlo Kéita pour Guineematin.com

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Manifestation contre un 3ème mandat : Amadou Touré de l’UFR jugé non coupable

20 mai 2019 à 13 01 28 05285

Le 18 avril dernier, le leader de l’UFR, Sidya Touré répondait à une invitation de nos confrères de l’émission Les Grandes Gueules de la Radio Espace Fm. A sa sortie de l’opposant, ses partisans qui suivaient sans doute l’émission se sont massés pour l’applaudir et crier des slogans hostiles au régime Alpha Condé et notamment au projet d’une nouvelle constitution.

Venus disperser les jeunes opposants, les agents de la sécurité ont alors interpellé un jeune qu’ils ont conduit au commissariat de la police de Matoto. Venu plaider pour la libération de ce dernier, Amadou Touré- un autre militant de l’UFR- a lui aussi été interpellé et conduit au tribunal de première instance de Mafanco. Là, on n’a plus parlé du 3ème mandat ou du projet d’une nouvelle constitution. L’opposant a été affublé d’autres griefs : attroupement interdit, trouble à l’ordre public…

Mais, ce lundi, 20 mai 2019, par la voix du juge Amadou Kindy Baldé, le tribunal de première instance de Mafanco a renvoyé Amadou Touré « des fins de la poursuite pour délit non constitué ». Et le tribunal a également renvoyé le ministère public « à mieux se pourvoir ».

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta est au TPI de Mafanco pour Guineematin.com

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Conakry : l’AJVDPM sensibilise sur l’éducation des enfants selon l’islam

20 mai 2019 à 12 12 59 05595

Dans le cadre du renforcement de la foi islamique, l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Maci (AJVDPM) a organisé une conférence-débat hier dimanche, 19 mai 2019, à Conakry. Cette conférence, 8ème du genre, a eu pour thèmes : l’Education des enfants et le comportement du musulman pendant le mois de Ramadan, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Animée par Dr Mouhammadou Bah et et Oustaz Hafiziou Sow, cette conférence a connu la participation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, du ministre conseiller du président de la République, Bah Ousmane, du ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, Thierno Ousmane Diallo, tous de Maci, ainsi que de nombreux ressortissants de la sous-préfecture à Conakry. L’objectif des organisateurs est de renforcer la foi islamique en Guinée, en général, et à Maci, en particulier.

Dr Mouhammadou Bah

Dans leurs exposés, les deux conférenciers ont expliqué que le bonheur d’un musulman passe nécessairement par sa bonne éducation. Une éducation qui est de la responsabilité des parents, en premier lieu. « Il est de la responsabilité du père et de la mère des enfants, de bien se comporter devant eux et de leur appendre les bonnes pratiques de l’islam. Cela est important dans ce monde ici-bas et à l’au-delà non seulement pour les enfants, mais aussi pour les parents », a souligné Dr Mouhamadou Bah.

Mouctar Diallo

Satisfait du contenu des exposés, le ministre de la jeune et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, a félicité l’association organisatrice de la conférence. Une initiative qui, pour lui, contribue à l’amélioration de notre environnement de vie. « C’est une très bonne conférence qui montre comment on doit éduquer nos enfants parce que les enfants d’aujourd’hui seront les jeunes de demain et les responsables aussi qui vont diriger la société. Donc c’est dès maintenant qu’il faut leur donner un soubassement en termes d’éducation, de savoir et de comportement.

C’est pour cela que nous avons apprécié les conférenciers qui ont mis un accent particulier sur le rôle des parents dans l’éducation des enfants sans même exclure le rôle de l’Etat et la communauté. Nous félicitons l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Maci pour cette initiative qui justement permet aux uns et aux autres d’améliorer notre environnement de vie », a dit Mouctar Diallo.

A noter que l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Maci (AJVDPM) a vu le jour en 2003. Elle regroupe 13 districts de cette sous-préfecture de Pita. Avant cette conférence, elle a déjà réalisé plusieurs activités sur le terrain.

Mamadou Zakariaou Bah

« Nous pouvons citer la construction d’une bibliothèque à Maci au service des élèves et de nos enseignants ; l’organisation d’une compétition sportive entre les ressortissants des différents districts de Maci résidant à Conakry : cette compétition a permis aux ressortissants de Maci de se connaître, de s’aimer et de renforcer notre unité qui est devenue aujourd’hui l’outil de notre développement ;

La construction d’un centre de mémorisation du coran à Thiewlol encore non achevé ; la construction d’un centre informatique pour les élèves ; le réprofilage de la route Maci-Tambako ; la distribution de fauteuils roulants aux handicapés des différents districts ; l’organisation de conférences islamiques dans les 13 districts de Maci ; la participation à hauteur de 10% à la construction du stade sous-préfectoral financé par le PACV », a énuméré Mamadou Zakariaou Bah, le président de l’association organisatrice de cette association.

Monsieur Baldé ajoute que d’autres actions sont aussi attendues. C’est notamment l’achèvement du centre du centre de mémorisation du coran à Thiewlol, la clôture du centre de santé de Maci, la réhabilitation du bâtiment annexe de l’hôpital. C’est pourquoi, l’AJVDPM a lancé « un appel religieux à tous les fils et filles de Maci, à toutes personnes de bonne volonté de nous apporter leur soutien matériel et financier afin d’achever ces projets. Car ces projets cadrent bien avec les principes de l’Islam », a dit Mamadou Zakariaou Bah.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Labé : « je reprends mon poste de chef de quartier de Lombonna », martèle Elhadj Tanou Bah

20 mai 2019 à 12 12 37 05375
Elhadj Amadou Tanou Bah

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, certains citoyens du quartier Lombonna, dans la commune urbaine de Labé, réclamaient ces derniers temps le remplacement de leur chef de quartier, absent de la Guinée pour cause de maladie. Mais, après plusieurs jours de traitement en Tunisie, Elhadj Amadou Tanou Bah est revenu au bercail et a tenu à mettre les points sur les i, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’érection de Lombonna en quartier en 1998, c’est Elhadj Amadou Tanou Bah qui dirige la dite localité. Mais ces derniers temps, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer son remplacement.

Selon ceux qui réclament le départ du chef de quartier, la maladie d’Elhadj Amadou Tanou Bah ne lui permet plus d’exercer ses fonctions. L’autre raison invoquée pour contester le chef de quartier est liée à son voyage pour la Tunisie. Elhadj Tanou est parti se soigner sans laisser le cachet avec ses collaborateurs, comme c’est souvent le cas, a-t-on appris sur place.

Plusieurs jours après cette grogne de certains citoyens de Lombonna, le chef de quartier brise le silence et remet les pendules à l’heure. Selon Elhadj Amadou Tanou Bah, il est apte continuer d’exercer ses fonctions de chef de quartier. « Tout ce bruit s’est passé derrière moi. J’étais parti pour la Tunisie pour me faire soigner, car le bras et l’épaule me faisaient mal. En plus de cela, j’avais un petit souci lié à la parole. Mais Dieu merci, à présent, je vais très bien. Ceux qui disaient que j’ai eu une paralysie des membres se trompent », a-t-il tenu à préciser.

Parlant de l’autre pan de la revendication des citoyens, à savoir la question sur le cachet, le chef de quartier de Lombonna en a expliqué les raisons. « Par rapport au cachet du quartier, c’est moi-même qui l’ai déposé auprès du maire. Pourquoi ? La raison est simple. D’habitude, quand je me déplace, je laisse le cachet dans les mains des autres membres du conseil du quartier. Mais cette fois ci, ce qui m’a surpris, quant ils ont compris que je dois voyager pour me faire traiter en Tunisie, trois de mes collaborateurs sont venus me réclamer le cachet du quartier. Chose inhabituelle et cela m’a donné directement une autre idée, car j’ai douté de leur moralité. Qu’est ce qu’ils allaient faire de ce cachet à mon absence ? Je ne savais pas. C’est pourquoi, avant mon départ, j’ai déposé le cachet auprès du maire, tout en lui disant que si jamais un de mes collaborateurs venait derrière moi pour valider un quelconque document, de bien vérifier l’authenticité du papier avant d’apposer le cachet du quartier. Comme je suis de retour, je suis reparti récupérer le cachet du quartier et à partir de là, je reprends mon poste de chef de quartier. Les autres, chacun n’a qu’à conserver son poste », a lancé le chef de quartier.

Pour finir, Elhadj Amadou Tanou Bah est largement revenu sur quelques réalisations qu’il a effectuées dans le quartier avant de remercier les autorités communales, préfectorales, les leaders religieux pour avoir géré sa contestation à son absence. Tout de même, il ambitionne développer le quartier, renforcer les liens entre tous les citoyens pour le maintien de la paix dans ce quartier périphérique sur les 28 que compte la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Choix de l’opérateur international pour la révision du fichier électoral : la CENI prépare les dossiers d’appel d’offre (DAO)

20 mai 2019 à 12 12 19 05195

CENI-Conakry, le 20 mai 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante exprime ses sincères remerciements à tous les acteurs du processus électoral guinéen qui ont accepté d’enrichir de leurs expertises, les travaux de sa dernière retraite tenue à Kindia du 30 avril au 05 mai 2019. Il félicite la presse nationale pour le professionnalisme avec lequel elle a traité cette importante actualité de la CENI.

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Télimélé : la CBG finance la construction de 4 salles de classe et des latrines au Collège Kolly

20 mai 2019 à 11 11 11 05115

Les autorités communales de Télimélé s’engagent à augmenter la capacité d’accueil du collège de Kolly, dans la commune urbaine, grâce à l’appui de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG). C’est dans ce cadre qu’a eu lieu la pose de la première pierre pour la construction et l’équipement de quatre (4) salles de classe et un bloc de latrines de trois cabines dans cet établissement public. La cérémonie a eu lieu hier, dimanche 19 mai 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les autorités communales de Télimélé se donnent pour ambition de faire l’extension du collège Kolly pour lutter contre la pléthore dans les salles de classe et permettre aux élèves d’étudier idéalement. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence du maire de la commune, de la directrice préfectorale de l’éducation, des représentants des parents d’élèves, des professeurs, des autorités locales et de nombreux citoyens.

Younoussa Goulgoul Diallo

Prenant la parole, le maire de la commune, Younoussa Goulgoul Diallo a exprimé sa satisfaction de voir le démarrage du premier chantier de la commune sous son mandat. « Aujourd’hui, j’ai des sentiments de satisfaction. On a trouvé un financement avec la CBG pour la construction et l’équipement de quatre (4) salles de classe et la construction d’un bloc latrines de trois (3) pièces. Je suis très joyeux. Depuis notre installation, c’est la pose de la première pierre que nous avons faite dans la commune urbaine. C’est l’occasion pour moi de remercier les donateurs et la population de Télimélé. Kolly est le premier collège de la préfecture de Télimélé. Il y a des enfants qui sont assis trois (3) par table, les salles sont pléthoriques. C’est ce qui nous a motivé d’orienter la construction de ces quatre (4) salles de classe à Kolly », a dit le maire.

Hadja Mariama École Diallo

Pour sa part, Hadja Mariama École Diallo, Directrice Préfectorale de l’Education, pense que la chance lui sourit à Télimélé. « Je peux dire que je suis une femme de chance pour l’éducation de Télimélé. Parce que, depuis que je suis à Télimélé, ça ne finit pas. Les constructions, c’est tous les jours. Tout récemment, il y a eu la construction de l’école de trois (3) salles de classe à Hobhêré, la clôture du lycée Ley-Wendou, pour ne citer que ça. A Télimélé, je suis très fière. Je ne peux que remercier la commune et la CBG pour cet accompagnement. Ce projet est un soutien inlassable à l’éducation guinéenne en général, et celle de Télimélé en particulier », a dit la dame.

A rappeler que le délai d’exécution des travaux est de quatre vingt dix (90) jours.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé : « les choses évoluent très bien », dit le ministre des TP

20 mai 2019 à 10 10 48 05485

Conduite par le ministre des Travaux Publics, la mission de suivi des travaux routiers en cours dans le pays s’est rendue hier dimanche, 20 mai 2019, dans plusieurs préfectures de la Moyenne Guinée. Moustapha Naïté et sa suite ont visité successivement les chantiers de bitumage des voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé et celui du pont de M’Bagou situé entre Yembering (Mali) et Labé. Sur le terrain, la délégation ministérielle a fait un constat satisfaisant, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le ministre des Travaux Publics a entamé sa tournée en Moyenne Guinée par la préfecture de Dalaba. Ensuite, il s’est rendu à Pita pour constater de visu les travaux de bitumage qui sont faits et ceux en cours dans cette ville. De là, Moustapha Naïté et sa suite sont allés à Labé, puis sur le pont de M’Bagou à Yembering (Mali) dont les travaux d’urgence ont été lancés en vue de remplacer celui qui s’était effondré lors de la dernière saison hivernale. Sur le terrain, le patron des TP a fait son propre constat avant d’écouter les responsables des sociétés chargées d’exécuter les travaux.

Armel Tcheuffa

Armel Tcheuffa, directeur de projet des voiries de Labé, Pita et Dalaba au compte de l’entreprise GUICOPRES, a indiqué qu’à l’heure qu’il est, sa société est à un « niveau d’avancement en terrassement de façon générale à un hauteur presque de 40%. En termes d’ouvrage, nous avons entamé une série d’ouvrages d’assainissement sur des lignes dont les couches de bases ont été déjà atteintes. Et en termes d’imprégnation, à Labé, nous sommes un peu en avance, à Dalaba également. A Pita, tout ce qui a été imprégné a fait l’objet de bitumage. Donc, au jour d’aujourd’hui, de façon grosso modo, nous avons 2 kilomètres finis à Pita, nous avons 4 kilomètres presqu’imprégnés à Dalaba et 2 kilomètres et demi imprégnés à Labé », a-t-il expliqué.

Songomo Youssouf

Et, selon Songomo Youssouf, chef de la mission de contrôle des travaux des voiries urbaines de Labé, Dalaba et Pita, le constat sur le terrain est actuellement satisfaisant. « Actuellement nous sommes à Pita. La voirie de Pita compte 13 kilomètres à exécuter, avec 23 lignes d’exécution. Sur 13 kilomètres, 6 kilomètres ont été déjà dégagés au niveau de la plateforme, et sur les 6 kilomètres, on a déjà fait 5 kilomètres au niveau de la couche de base réceptionnée pour être maintenant pour l’imprégnation.

Aussi, sur les 6 kilomètres, on a fait 2 kilomètres de BB que vous voyez ici. On peut dire qu’actuellement, nous sommes satisfaits des travaux de GUICOPRES sur ces trois voiries (Labé, Pita et Dalaba). Vu les trois mois qu’on a déjà exécutés, on ne peut que les saluer vraiment pour ces travaux », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Touré

S’exprimant sur le niveau d’exécution des travaux de reconstruction du pont de M’Bagou qui aura une distance de 16 mètres, Ibrahima Sory Touré, directeur général de Petroman Ingénierie, en charge des travaux, a indiqué que sa société a eu à réaliser une « déviation sécurisée, avec un passage de 5 mètres cubes pour pouvoir évacuer les eaux. Cela doit pouvoir sécuriser le passage jusqu’à fin juillet, en principe. Ça nous permettra de construire le pont proprement dit. Et là, nous avons eu à démolir l’ouvrage effondré et nous sommes en train finalement de dégager les débris afin de pouvoir reconstruire les fondations du pont à réaliser », a souligné le responsable.

Mamadou Lamarana Barry

Très heureux de cet ouvrage en cours de réalisation dans sa localité, Mamadou Lamarana Barry, maire de la commune rurale de Yembering, au nom des populations bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance au ministre des TP et par-delà au Chef de l’Etat. « Les citoyens et citoyennes de Mali sont dépassés de joie suite à cette réaction positive du gouvernement de nous reconstruire ce pont. Puisque nous avons exprimé des inquiétudes, à savoir que si les mois de juillet, août nous trouvaient dans cet état, la préfecture de préfecture de Mali serait coupée du reste de la Guinée ».

De son côté, le ministre des Travaux Publics s’est dit satisfait des travaux qui ont été menés sur les voiries urbaines de Dalaba, Pita, Labé et ceux en cours sur le pont de M’Bagou. « Je dois dire qu’à Dalaba, nous sommes globalement satisfaits de ce qui est en cours : les dégagements ont été totalement faits, ils sont sur les couches de fondation et l’imprégnation qui a été faite sur un certain nombre de tronçons déjà. Quant à Pita, nous sommes très contents, parce que le bitume a commencé à être posé sur à peu près 2 à 3 kilomètres sur Pita, ce qui est très encourageant avec tous les travaux d’assainissement, d’imprégnation et de fondation complètement terminés à Pita. A Labé, le dégagement est déjà fini sur les 15 kilomètres, ils sont sur les couches de fondation et de base, ça aussi, ça évolue à une allure acceptable.

Moustapha Naïté

Et maintenant, nous sommes au niveau du pont de M’Bagou qui mène à Mali Yembering. Et vous savez que ce pont s’est effondré lors de la saison des pluies dernière. Si on ne prenait pas des dispositions, Mali serait coupée de Labé. Aujourd’hui, l’entreprise est mobilisée sur le terrain, le travail est en cours. Donc, je dis avec une très grande satisfaction que les entreprises, au niveau de Pita-Dalaba et Labé, que les choses évoluent très bien. Et celle à laquelle on a confié le pont de M’Bagou, ça aussi ça évolue très bien », s’est-il réjoui.

A rappeler que ce sont 12,6 kilomètres de voiries urbaines qui sont en train d’être bitumés à Dalaba, 13 kilomètres à Pita et 15 kilomètres à Labé.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Humanitaire : l’AHCDC-Guinée offre des sacs de riz aux déguerpis de Kaporo rails et Kipé 2

20 mai 2019 à 10 10 08 05085

Les gestes de bienfaisance se multiplient en faveur des victimes de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo rails et de Kipé 2, dans la commune de Ratoma. L’Association Humanitaire des Commerçants pour le développement Communautaire (AHDC) a emboîté le pas à d’autres structures en offrant des sacs de riz d’une valeur d’environ 20 millions de francs guinéens aux victimes de cette tragédie. La remise de ce don a eu lieu hier dimanche, 19 mai 2019, à Koloma marché, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le déguerpissement survenu à Kaporo rails et Kipé 2, au-delà de l’indignation suscitée, a entraîné une chaîne de solidarité en faveur des victimes. C’est dans ce cadre que l’AHCDC a eu l’idée de voler au secours des sinistrés.

Elhadj Mamadou Saliou Diallo

Selon Elhadj Mamadou Saliou Diallo, président de ladite association, ce don n’est que symbolique, mais vise à pousser chacun à agir pour secourir ces nécessiteux de Kaporo rails et de Kipé 2. « C’est un don de riz d’une valeur d’environ 20 millions de francs guinéens. Mais, ce n’est pas le montant qui est important, mais plutôt notre intention et notre volonté de susciter l’engouement auprès des autres qui ont plus de moyens à venir soutenir notre association en faveur de nos communautés », a-t-il fait savoir.

A en croire cet opérateur économique, au delà des déguerpis de Kaporo rails et Kipé, son organisation vient en appui à tous ceux qui sont dans le besoin, sans distinction. Selon Elhadj Mamadou Saliou Diallo, cela se justifie par le fait que pour eux les commerçants, l’appartenance d’un client n’a aucune valeur au niveau du marché. « En faisant nos dons, nous ne devons pas chercher à distinguer les bénéficiaires. Nous avons l’intention d’aider nos compatriotes partout où le besoin va se manifester, sur l’ensemble du territoire national », a-t-il laissé entendre.

Abdourahmane Diallo

Au nom du collectif des déguerpis de Kaporo rails et de Kipé 2, le vice-président, Abdourahmane Diallo a salué le geste. « Quand on est en détresse et qu’on voit des amis, des associations intervenir au moment où nous sommes chassés de chez nous, déguerpis de Kaporo rails, nous sommes satisfaits. Si non, des gens comme moi, fonctionnaire muté de Mamou à Conakry, qui a acheté là-bas en 1984 alors que le décret (en date de 1989, ndlr) dit, dans son article 4, que c’est ceux qui sont venus après, on peut se demander. Nous, le décret nous a trouvé. Maintenant, est-ce que c’est nous et nos habitats qui sommes propriétaires de l’Etat ? Oui ! C’est ce qu’on a fait de nous. Alors, nous sommes très contents de l’association des commerçants et nous sommes très fiers d’eux. Même si nous gagnons 1 milliard 2 cents millions repartis entre les propriétaires de maisons, chacun de nous n’aura qu’un million. Alors, si ceux-ci nous font un don, envoient du riz, ce n’est qu’un sentiment de joie et de réconfort. Je prie d’autres de le faire, de nous venir au secours. Les premières pluies sont tombées et nous sommes dans la nature », a-t-il rappelé.

Il faut rappeler que depuis 2010 l’AHCDC-Guinée fait des dons chaque année, notamment dans les localités sinistrées, dans des mosquées, des prisons, des postes de police et de gendarmerie, etc.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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RECRUTEMENT D’UNE FIRME : manifestation d’intérêt

20 mai 2019 à 9 09 22 05225

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UNE FIRME

MISSION : Audit portant sur les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                            Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet pour l’audit portant sur  les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet aura pour mission d’effectuer un audit de son système d’informations permettant d’élaborer un état des lieux, la revue des actifs (matériels, logiciels et humains) en vue de formuler les recommandations en termes de stratégies et d’architecture à déployer permettant de garantir l’optimisation et la performance du futur SI à mettre en œuvre.

  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  1. Etat des lieux du Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire retenu devra procéder à la revue des infrastructures, des équipements et logiciels déployés en vue de cartographie le SI actuel.

  1. Audit de la fonction informatique et du SI :

Le prestataire effectuera un diagnostic complet du Système d’information en vue de déceler les écarts par rapport aux standards en la matière. Il procédera à la revue de l’organisation de l’entité en charge du SI, de la sécurité (SI et physique), des infrastructures, des processus et procédures IT, de l’adéquation profil/emploi, des infrastructures réseaux et télécoms, des applications et solutions déployées.

  1. Proposition de stratégie et d’architecture pour le déploiement du nouveau Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire proposera des options d’évolution et de construction du nouveau Système d’information. Il proposera une stratégie de mise en œuvre et accompagnera la définition des nouvelles architectures en distinguant les solutions obligatoires, conseillées ou optimales, et, en précisant, si possible, une échelle de coût.

  1. Un rapport global intégrant les recommandations en vue de corriger les écarts détectés :

Le prestataire produira un rapport global intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet

  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de la mission un rapport global provisoire intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet et un Rapport final prenant en compte les remarques et suggestions de l’ANIES.

  • DURÉE DE LA MISSION : La durée de mission est de trois (3) mois.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en audit de système d’informations et de formulation de stratégies et d’architecture informatiques permettant de garantir l’optimisation et la performance du SI ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout ;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • ÉVALUATION ET CRITÈRES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées à la fin de la mission par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail et des résultats attendus. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque.

  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail dans les différents sites de l’ANIES : siège et antennes. Le prestataire se déplacera sur chacun des sites, interrogera les personnes de son choix, et collectera sur place tous les documents en rapport avec sa mission. Pour l’accomplissement de cette mission, le prestataire ne pourra pas sous-traiter cette partie, à l’exception de l’audit des ressources humaines avec, cependant, l’accord exprès et préalable de l’audité.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. MÉTHODE DE SÉLECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET D’AUDIT INFORMATIQUE DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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