Boké : recensement des mosquées et foyers coraniques pour prévenir le radicalisme

11 mai 2019 à 20 08 27 05275

Une mission du Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) est en séjour dans la ville de Boké depuis ce samedi, 11 mai 2019. L’activité s’inscrit dans le cadre de la prévention du radicalisme dans les lieux de culte mais aussi du recensement de toutes les mosquées et foyers coraniques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Lamine Diallo

Boké fait partie des treize (13) préfectures du pays qui sont concernées par ce projet. Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, point focal du SGAR près de l’UNESCO, de l’OIM, « l’objectif de ce projet est de prévenir le radicalisme religieux dans notre pays. Le secrétariat général des affaires religieuses a décidé d’établir une cartographie de l’ensemble des mosquées et des foyers coraniques en République de Guinée. Après cette étape, nous allons réglementer ces lieux de culte aussi ».

Sur le terrain, la mission a formé les membres des bureaux au niveau préfectoral, communal et régional des affaires religieuses sur les techniques à suivre pour faire le recensement et a mis des fiches à leur disposition.

Sékou Touré

Ahmed Sékou Touré fait partie de ceux qui ont contribué à accomplir cette tâche. « Les fiches serviront d’outils pour procéder à la cartographie des mosquées et des foyers coraniques. Aujourd’hui, les statistiques manquent même au niveau du secrétariat général des affaires religieuses pour savoir réellement l’effectif des mosquées et des foyers coraniques dans notre pays », a-t-il dit.

Elhadj Wakil Yattara

Pour sa part, Elhadj Mohamed Wakil Yattara, inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, a dit tout le bien qu’il pense de ce travail avant de s’engager à lutter contre l’extrémisme religieux. « Nous apprécions très bien ceux qui ont confectionné ces fiches, parce qu’ils ont utilisé le français facile, mais aussi il y a des détails clairs. Nous nous engageons à faire très bien ce travail, car ça barre le chemin à l’extrémisme », a laissé entendre l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké.

Il faut préciser qu’une équipe est déjà mise en place pour faire le recensement des mosquées et des foyers coranique dans les 9 sous-préfectures qui composent la préfecture de Boké et la commune urbaine.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Nouveau Code civil : ce qu’en dit Fatou Hann de Wafrica Guinée

11 mai 2019 à 20 08 10 05105
Madame Fatou Ane Souaré, directrice exécutive de l’ONG Wafrica Guinée

Le nouveau Code Civil, adopté jeudi 09 mai 2019, par l’Assemblée Nationale, continue à soulever une vague de commentaires à travers la Guinée. L’article 281 de ce code, qui a le plus polarisé l’attention, est lié à la monogamie. Le nouveau Code Civil interdit à un homme d’épouser une seconde femme sans l’aval préalable de la première. Une disposition diversement appréciée dans l’opinion publique.

Pour évoquer cette problématique, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Madame Fatou Ane Souaré, directrice exécutive de l’ONG Wafrica Guinée. Elle est également membre du collectif des ONG pour les textes respectueux des droits humains.

Guineematin.com : l’Assemblée Nationale a adopté jeudi dernier le nouveau code civil renvoyé en seconde lecture par le président Alpha Condé. Contrairement au premier texte adopté en décembre dernier, ce code interdit à un homme d’épouser une seconde femme sans l’aval préalable de sa première femme. En tant que féministe, que pensez-vous de ce nouveau code ?

Fatou Ane Souaré : on est très content en tant qu’ONG féminine que ce code soit passé, parce qu’il faut savoir que c’est un code qui était en révision depuis près de 20 ans pendant lesquels beaucoup d’associations féminines ont fait un travail énorme de plaidoyer pour que le texte soit effectivement révisé et que les dispositions qui ont trait au droit des femmes soient amendées et améliorées. Donc, on est content pour le code civil par rapport à toutes ces questions des droits des femmes en dehors même de la polygamie. La polygamie malheureusement a pris toute l’attention, parce que c’était une question, je pense, qui a occasionné le blocage pour le passage justement du code civil dans ces 20 dernières années. Donc, il a été passé déjà en décembre. C’est vrai qu’il n’a pas été promulgué par le Président, il a été renvoyé justement pour cette question de polygamie encore et on trouve que ça a été courageux de la part du Président de renvoyer le texte pour demander aux députés de prendre en compte certaines choses : le respect des droits des femmes et leur dignité en ne prévoyant pas la polygamie comme la règle, comme ça avait été fait il y a trois mois, que plutôt la monogamie et aussi en prenant compte des engagements internationaux que la Guinée a vis-à-vis de certains textes telle que la convention pour l’élimination de toute discrimination à l’égard des femmes qui avait été signée en 1979 ou 80 par la Guinée et qui avait été signée sans exception, parce qu’il faut savoir que la Guinée, jusqu’à maintenant, avant que ce texte rentre en vigueur, est un pays qui interdit la pratique de la polygamie même si dans la pratique les choses sont ce qu’on sait.

Guineematin.com : il y a déjà certains qui pensent que l’application de cette loi va poser des problèmes. Par exemple, un homme qui souhaite épouser une deuxième femme, si sa première femme s’y oppose, il pourrait décider de divorcer avec la première pour se remarier. N’est-ce pas là un problème ?

Fatou Ane Souaré : écoutez ! Nous, on a eu la même réaction. Au début, on s’est dit que la ville va prendre feu avec tous les mariages qui passent, si à chaque fois les familles doivent s’asseoir pour savoir est-ce qu’ils s’avèrent polygame ou pas. On a pensé que ça pouvait être problématique. Mais, on a trouvé un juste milieu : il faut savoir qu’avant, c’est la monogamie qui était consacrée, la polygamie était interdite, ça n’a pas empêché certaines choses. Au jour d’aujourd’hui, la polygamie est prévue ; mais, il faut l’accord de la femme et on trouve que c’est intéressant que les uns et les autres aient à prendre leur responsabilité et soient informés. Avant, on faisait les choses en cachette. Ce qui était un peu, pour nous, malhonnête. Aujourd’hui, elles ont la possibilité de faire leur choix et l’homme a aussi le devoir de prendre ses responsabilités, parce que cette question de polygamie est une responsabilité que nous pensons être prise trop à la légère dans notre pays et pas suivie comme elle devrait l’être… Cela permet un équilibre, une prise de responsabilité. C’est vrai, ça va causer des situations mais ces situations vont créer justement l’équilibre qu’on veut dans les couples aujourd’hui.

Guineematin.com : l’autre aspect, c’est le côté religieux. Puisque l’islam n’interdit pas la polygamie, certains hommes peuvent décider de célébrer leurs deuxième et troisième mariages dans la mosquée sans aller à la mairie.

Fatou Ane Souaré : Mais, c’est ce qui se passe jusqu’à maintenant. C’est-à-dire que les gens ne se rendent pas à la mairie pour leur deuxième ou troisième noce. Cela dit, je n’aime généralement pas trop me prononcer sur les questions religieuses. Mais, ce que je pense, c’est que cette fameuse disposition, parce que le verset qui prévoit ça est dans un livre qui est aussi une loi, mais elle vient avec des conditions et le souci fondamental en Guinée, les hommes vont très légèrement vers la polygamie.

Guineematin.com : dans ce code civil, on constate aussi que l’adultère n’est pas interdit et les enfants nés hors mariage peuvent hériter. Qu’en pensez-vous ?

Fatou Ane Souaré : l’adultère est prévu et il est rééquilibré maintenant ce qu’il faut savoir, les enfants ne sont que des victimes des actes des personnes responsables. Nous, en tant que défenseurs des droits des femmes et des enfants, on pense que les uns et les autres doivent être responsables.

Entretien réalisé par Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Kankan : les 58 maires de la région demandent une nouvelle constitution

11 mai 2019 à 19 07 52 05525

Les maires de la région administrative de Kankan, au nombre de 58, étaient réunis ce samedi, 11 mai 2019, dans les locaux du gouvernorat pour s’approprier du contenu de l’ANAFIC. A l’issue des travaux, les élus locaux ont publié une déclaration dans laquelle ils demandent au président de la République de proposer une nouvelle constitution à la Guinée. Ce qui permettrait au chef d’Etat guinéen de briguer un troisième mandat. C’est le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, qui a lu cette déclaration devant les médias dont Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Mory Kolofon Diakité

« Nous, les 58 maires de la région administrative de Kankan, réunis ce jour 11 mai 2019 dans la salle de conférence du gouvernorat pour analyser la situation socio-politique et économique de la région, profitons de cette occasion pour remercier le gouvernement pour les efforts déployés dans le processus du développement local et de la décentralisation ; exprimons notre profonde gratitude et sincère remerciement à son excellence monsieur le président de la République pour voir mis à notre disposition, un outil innovent du financement local, premier du genre en Afrique qui est l’ANAFIC.

Nous maires, marquons notre reconnaissance à l’endroit de son excellence monsieur le président de la République pour le progrès acquis dans le changement en moins de 10 ans. En dépit de tous ces acquis, et compte tenu des inadéquations dans l’actuelle constitution, il est important pour nous maires de vous demander d’offrir une opportunité à la future génération à travers un cadre constitutionnel pouvant garantir la stabilité politique, sociale et la paix dans notre pays.

Pour ce faire, nous maires de la région administrative de Kankan, vous demandons solennellement, au nom de nos populations, de procéder légalement à la révision constitutionnelle d’ici décembre 2019 par un référendum ».

Le gouverneur de la région de Kankan, le général Mohamed Gharé, qui a présidé la rencontre, a dit prendre acte de la déclaration et annoncé que celle-ci parviendra à qui de droit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Contre le maintien d’Alpha Condé au pouvoir : Mme Doussou Condé fait une grave révélation

11 mai 2019 à 19 07 51 05515

L’activiste politique, Mme Doussou Condé, vivant à New-York aux Etats-Unis d’Amérique, qui continue de revendiquer son appartenance au RPG Arc-en-ciel vient de faire une grave révélation sur une intention encore inavouée du président Alpha Condé contre les principaux leaders de l’opposition guinéenne.

Cette militante de première heure du RPG Arc-en-ciel aux Etats-Unis d’Amérique a déclaré devant les caméras de Star21tv, dans l’émission Star Vision animée par notre compatriote Mamadou Baldé que la nouvelle constitution guinéenne a été rédigée depuis l’année dernière par des spécialistes français recrutés par Albert Bourgie, l’ami intime du président Alpha Condé.

Poursuivant ses révélations, Mme Doussou Condé s’est adressée aux acteurs politiques guinéens pour les prévenir de ce qui les attend après l’adoption par référendum de la nouvelle constitution : pour empêcher les leaders actuels de l’opposition guinéenne de briguer la magistrature suprême de notre pays, le président a prévue de limiter par le sommet à 60 ans l’âge maximal pour être candidat à une élection présidentielle en Guinée.

Si cette information de Mme Doussou Condé se confirme, aucun chef des formations politiques créées au début du multipartisme intégral dans notre pays ne pourra être candidat à la présidentielle de 2020. Cela veut dire aussi que le président Alpha Condé est prêt à quitter honorablement le pouvoir, mais il serait déterminé à partir avec tout le monde pour libérer son pays en faveur des générations montantes.

Plusieurs observateurs de l’arène politique guinéenne qui ont pratiqué le Professeur Alpha Condé n’excluent pas cette option même si personne ne peut apporter des preuves de ces déclarations de Mme Doussou Condé faites à partir du Studio de Star21tv de New-York il y a quelques jours.

Il est aussi à regretter que notre collègue Mamadou Baldé qui dirigeait l’émission n’a pas vu une incohérence qui s’est glissée dans la communication de Mme Doussou Condé, parce qu’au début de l’émission elle s’est montrée catégorique : « Alpha Condé veut mourir au pouvoir.»

Or, le bon sens montre que si le président Alpha Condé ne veut pas quitter le pouvoir à la fin de son mandat, il ne va pas fermer à 60 ans la possibilité de se présenter à une présidentielle dans son pays.

En attendant de voir clair dans cette affaire, il est bon de savoir que le président Alpha Condé s’est révélé aux guinéens comme un homme d’Etat imprévisible.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le RPG AEC répond à Ousmane Gaoual : « ils trouveront le peuple de Guinée sur leur route »

11 mai 2019 à 19 07 36 05365

Les propos tenus par le député Ousmane Gaoual Diallo, la semaine dernière, au siège de l’UFDG ne laissent pas indifférent le RPG Arc-en-ciel. Au cours de son assemblée générale de ce samedi, 11 mai 2019, le parti au pouvoir a répondu à l’opposant. Les responsables de la formation politique parlent de panique et mettent en garde l’opposition, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’il n’y a pas d’élection présidentielle en 2020, Cellou Dalein Diallo sera « installé par un coup de force, quel que soit le prix à payer ». C’est ce qu’a déclaré Ousmane Gaoual Diallo à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG du samedi, 04 mai 2019. Le député uninominal de Gaoual mettait ainsi le pouvoir en garde contre un refus d’organiser la présidentielle en 2020.

Patrice Camara

Et, cette sortie du parlementaire fait réagir le RPG Arc-en-ciel, qui en a fait un point à l’ordre du jour de son assemblée générale de ce samedi, 11 mai. « On a entendu des leaders de partis politiques qui sont même des députés à l’Assemblée nationale déclarer qu’en 2020, ils vont orchestrer un coup d’Etat civil pour rentrer à Sékhoutouréya. Mais, ça, c’est une plaisanterie. Parce qu’ils trouveront le peuple de Guinée qui est issu et descendant du peuple du 28 septembre 1958, un peuple du référendum, sur leur route.

C’est pourquoi au RPG, on n’est pas inquiet. On rigole sur la faiblesse émotionnelle de nos adversaires, sur la faiblesse structurelle en matière de pensée politique de nos adversaires. Je crois que Alpha Condé reste une chance pour les Guinéens, et les Guinéens ne vont pas laisser cette chance partir », a déclaré Patrice Sény Camara, membre du Bureau Politique National du RPG Arc-en-ciel.

Pour le parti au pouvoir, les propos d’Ousmane Gaoual sont incendiaires et irresponsables, et ils témoignent de la panique qui règne dans son camp. Mais, M’Bany Sangaré, le responsable de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, met en garde ceux qui veulent empêcher la révision constitutionnelle qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Mbany Sangaré

« Ceux-ci trouveront le peuple de Guinée prêt à leur répondre. Le peuple de Guinée n’a jamais dormi et il ne dormira jamais. Un président démocratiquement élu, il est dans ses prérogatives de soumettre au peuple une loi. Ça, ça fait partie de ses prérogatives. Donc aujourd’hui, seul le peuple peut donner le pouvoir à quelqu’un en République de Guinée, dans une démocratie. Ce n’est pas un individu, pas un groupe d’individus, pas une région. C’est le peuple de Guinée tout entier qui est capable de dire à quelqu’un : je te porte ma confiance, je te confie la plus haute responsabilité de notre pays pour assumer les fonctions de président de la République.

C’est pour cette raison que si le Professeur Alpha Condé a un projet à soumettre au peuple de Guinée, cela ne peut pas vu d’un mauvais œil. C’est le peuple qui donnera son avis sur ce qu’on va lui soumettre. Parce que c’est lui seul qui est souverain dans notre pays. Mais, laissez-le s’exprimer ! Il va dire s’il est pour ou contre », a dit ce responsable du parti au pouvoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Polémique sur la monogamie : l’UFDG accuse la mouvance présidentielle

11 mai 2019 à 19 07 26 05265

Au lendemain de l’adoption du code civil révisé, c’est Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate, qui a présidé l’assemblée générale du principal parti de l’opposition guinéenne. Mais, le parti de Cellou Dalein Diallo a refusé de se prononcer sur ce vote qui fait jaser depuis le jeudi dernier en Guinée.

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le 29 décembre 2018, nos députés avaient adopté un projet de code civil qui légalisait la polygamie dans notre pays, conformément aux usages. Mais, le chef de l’Etat a refusé de le promulguer. En seconde lecture, à l’exception de Cheick Touré et d’Aboubacar Soumah (tous les deux du groupe Les Républicains), les autres députés (y compris de l’UFDG) ont avalisé « mécaniquement » la demande du président Alpha Condé. Or, après la fin de leur mandat, en allant siéger le 05 avril dernier, grâce au décret du président Alpha Condé, les députés de l’UFDG justifiaient leur décision par la nécessité d’être au parlement pour « empêcher la mouvance présidentielle d’être seule et de faire du n’importe quoi »…

C’est pourquoi, après ce vote, beaucoup de Guinéens ont été surpris de constater que les députés de l’UFDG aient été incapables de garder leur position initiale (exprimée par le vote du 29 décembre dernier) en se pliant à la demande du président Alpha Condé. Et, ce samedi, 11 mai 2019, plusieurs participants à l’assemblée générale ne voulaient écouter que les explications de leurs élus sur ce vote qui fait polémique en Guinée. Mais, c’était compter sans la capacité des animateurs de l’AG à détourner l’attention sur d’autres sujets…

Ainsi, après avoir passé l’intégralité de sa communication sur d’autres sujets, le président de la séance a été interrogé par le reporter de Guineematin.com à la fin de la rencontre sur le vote de cette loi très controversée en Guinée.

Mais, au moment où il semblait vouloir assouvir notre curiosité, le vice-président de l’UFDG s’est vu empêcher de parler par un de ses subordonnés. Le tout puissant Ousmane Gaoual Diallo a imposé son veto et Fodé Oussou s’est muré dans un silence de cimetière. Le désormais responsable de la communication de l’UFDG a alors indiqué qu’aucun d’entre eux ne fera un commentaire sur « une loi votée par les députés de la mouvance présidentielle ». Ce qui est très loin de la vérité. Présents dans la salle au moment du vote, les reporters de Guineematin.com ont noté que ce Code a été voté à une majorité écrasante des députés présents, notamment ceux de l’UFDG dont Fodé Oussou Fofana est le président du groupe parlementaire.

Alors, pourquoi ces députés refusent-ils d’assumer leur position après avoir voté CONTRE le même code en décembre dernier ? Qu’est-ce qui explique ce revirement ? Pourquoi les députés de l’UFDG refusent-ils de commenter leur vote, même quand la question leur est directement posée ?

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le RPG invite « à adhérer à l’esprit de la nouvelle Constitution »

11 mai 2019 à 18 06 19 05195

Le RPG Arc-en-ciel continue ses manœuvres dans le cadre d’une modification de la Constitution guinéenne. A l’occasion de l’assemblée générale tenue ce samedi 11 mai 2019, les dirigeants du parti au pouvoir ont invité les autres régions et préfectures de la Guinée à suivre les pas de Kindia dans la promotion d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique a été présidée par le ministre Lansana Komara, membre du bureau politique national du parti. Elle a tourné principalement au tour de la nouvelle Constitution que les partisans du RPG veulent faire passer vaille que vaille.

Dans son intervention, Lansana Komara a commencé par remercier un groupe de jeunes venus de la Guinée Forestière et qui dit avoir créé un mouvement en vue de soutenir le projet de modification de la Constitution guinéenne au profit du président Alpha Condé. « Nos félicitations vont vers tous ceux et toutes celles qui adhèrent maintenant à notre grand parti, le RPG Arc-en-ciel. Ça prouve à suffisance que notre parti, le Rassemblement du Peuple de Guinée est un parti national, qui embrasse toute la Guinée dans sa profondeur. C’est un parti national, c’est pourquoi nous avons toujours gagné les élections et c’est pourquoi, nous allons toujours gagner les élections. Donc, continuons à tendre la main à tout le monde, ce qui fera notre victoire dans toutes les élections qui vont se pointer devant nous. Ceux qui sont venus doivent savoir qu’ils sont venus chez eux, ils sont venus au parti du Rassemblement du Peuple de Guinée. Donc, vous avez les mêmes droits et les mêmes devoirs que ceux qui sont là il y a 20 ans. C’est ça la devise de notre parti », a-t-il rappelé.

Selon monsieur Komara, le parti doit se mobiliser davantage et continuer le combat en vue de la réalisation de ce projet de nouvelle Constitution pour permettre au Chef de l’Etat de continuer les projets qu’il a entamés. « Le samedi dernier, nous étions à Kindia où la population est sortie massivement pour manifester son adhésion à l’esprit et à l’idée d’une nouvelle Constitution, pour soutenir le professeur Alpha Condé, président de la République, qui était venu ce jour pour lancer les travaux du 61ème anniversaire de notre indépendance qui doit se tenir très bientôt à Kindia. Donc, au nom de la direction nationale du parti, je voudrais remercier toute la population de Kindia pour leur grande mobilisation en faveur d’une nouvelle Constitution. Je profite également pour inviter les autres préfectures et régions à faire autant, car c’est dans l’intérêt du peuple de Guinée que le professeur Alpha Condé travaille. Tout ce qu’il est en train de poser est fait dans l’intérêt du peuple de Guinée. Le moment venu, nous allons profiter de l’occasion pour vous expliquer en détails, de long en large, pourquoi la nouvelle constitution. Nous invitons tout le monde à adhérer à l’esprit et à l’idée de cette nouvelle Constitution pour une bonne marche de notre démocratie. Car, cet exemple se trouve un peu partout dans le monde, même dans les pays qui ont plus de 200 ans de démocratie avant nous », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Agression d’Aboubacar Soumah : le SLECG appelle à la lecture du coran et des prières dans les églises… »

11 mai 2019 à 18 06 04 05045

Après la sortie de l’hôpital de ses membres blessés lors des violences survenues à l’occasion de la célébration de la fête du travail le 1er mai 2019 au Palais du peuple de Conakry, le SLECG a tenu une assemblée générale ce samedi, 11 mai à son siège situé à Donka.

Le syndicat des enseignants dirigé par Aboubacar Soumah, dénonce une tentative d’assassinat de son secrétaire général ainsi que celui de l’USTG, et appelle à des prières dans les mosquées et églises du pays en faveur des deux responsables. La structure s’est fait entendre à travers une déclaration que Guineematin.com vous livre ci-dessous.

DECLARATION

Le Bureau Exécutif National du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) épris de paix, respectueux des textes de lois et les valeurs républicaines, informe le peuple de Guinée que sa centrale syndicale Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) a fait l’objet d’une agression injuste, crapuleuse, préméditée et organisée par un groupe de délinquants se réclamant syndicalistes d’une centrale à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail le 1er mai 2019 au palais du peuple.

Cette agression a connu un bilan dramatique dont 27 victimes majoritairement membres du SLECG, parmi lesquelles figure le camarade secrétaire général Aboubacar Soumah.

Ces victimes, après avoir été dépouillées de leurs biens, ont été transportées d’urgence aux CHU Donka et Ignace Deen pour des soins intenses.

-Considérant la tentative d’assassinat contre les camarades secrétaires généraux Abdoulaye Sow et Aboubacar Soumah ;

-Constatant l’absence des forces de sécurité sur le lieu de la fête ;

-Réuni en assemblée générale à ce jour samedi, 11 mai 2019 à son siège, le Bureau Exécutif National du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) décide :

1-La lecture du Saint Coran et les prières dans les églises pour 48 heures sur toute l’étendue du territoire national du lundi 13 au mardi 14 mai 2019 en guise de solidarité à nos camarades victimes d’actes de barbaries ;

2-La poursuite judiciaire des commanditaires de cette attaque ;

3-La reprise du dossier de l’attaque du siège du SLECG le 08 août 2018.

Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), toujours soucieux de la paix et de la quiétude sociale, invite le gouvernement à respecter les points du protocole d’accord du 10 janvier 2019 à la date buttoir du 30 juin 2019 avec un effet rétroactif en mai.

Faute de quoi, nous userons de tous les moyens légaux à sa disposition pour faire respecter ses légitimes revendications.

Nous demandons à toutes les enseignantes et tous les enseignants à rester vigilants et mobilisés.

Vive l’école guinéenne !

Vive le SLECG !

Unis nous vaincrons !

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Nécrologie : Elhadj Diouhé Diallo n’est plus !

11 mai 2019 à 17 05 54 05545

Les familles Diallo, Barry, Bah, Sow, Baldé, Soumah, parents et alliés ont le profond regret de vous annoncer le décès d’Elhadj Diouhé Diallo. Décès survenu dans la matinée de ce samedi 11 mai 2019 à Cosa, Conakry.

Elhadj Diouhé Diallo est né en 1935 à Herico (préfecture de Lélouma). Il a été instituteur, commandant d’arrondissement de Guingan et ancien Maire adjoint de Koundara en 1995.

L’inhumation est prévue le vendredi prochain, 17 mai 2019, après la prière de 14 heures à la mosquée Thierno Alhassana Diallo de Cosa.

Paix à son âme, Amina !

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Ibrahima Bangoura de l’UFR : « on a voté pour la monogamie mais il y a des exceptions pour la polygamie »

11 mai 2019 à 17 05 41 05415

Deux jours après l’adoption du nouveau code civil par l’Assemblée nationale guinéenne, le sujet était au centre de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR ce samedi, 11 mai 2019. L’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président et député du parti dirigé par Sidya Touré, a expliqué pourquoi lui et ses collègues députés ont voté ce texte. Il indique que cette loi n’interdit pas totalement la polygamie mais elle en fait une exception, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est l’article 281 de ce code qui suscite le débat au sein de l’opinion. Contrairement au texte que le parlement guinéen avait voté en décembre dernier et qui légalisait la polygamie, cet article de la nouvelle loi indique qu’un homme ne peut épouser une deuxième femme sans le consentement de sa première femme. Devant les militants de l’UFR mobilisés ce samedi au siège du parti, l’honorable Ibrahima Bangoura a expliqué pourquoi cette loi a été votée.

« En 1962, le code civil qui a été promulgué parlait de la monogamie pure et simple. Mais quel est le constat aujourd’hui dans notre société ? Presque tout le monde est polygame. En 1962, il était interdit de se marier à une deuxième femme, mais c’était aussi réprimé sur le plan pénal au minimum 3 ans de prison et 5 ans au maximum pour l’époux bigame et pour l’officier de l’Etat civil qui célèbre le mariage. C’était ça. Mais avez-vous vu quelqu’un allez en prison ?

Donc on a voulu mettre fin à cet état de fait. Dans ce code civil révisé, on avait voté la polygamie pure et simple, et l’exception était presque la monogamie. Mais le président de la République a demandé une deuxième lecture à l’Assemblée nationale. C’est pourquoi nous avons estimé aujourd’hui qu’il faut être monogame. Mais, il y a des exceptions pour la polygamie. Donc on a voté pour la monogamie mais il y a des exceptions pour la polygamie », a-t-il précisé.

Le vice-président de l’UFR dément ceux qui pensent que les députés ont voté ce nouveau texte sur instruction du président Alpha Condé, qui a refusé de promulguer celui voté en fin décembre 2018 et qui autorisait la polygamie. « On n’a pas obéi aux ordres du président de la République mais le président a le droit de demander une deuxième relecture d’une loi qu’on ne peut lui refuser. C’est constitutionnel. A partir du moment où le président de la République demande l’Assemblée la relecture d’une loi, l’Assemblée est obligée. Ça c’est constitutionnel », a-t-il souligné.

Cependant, Ibrahima Bangoura n’est pas optimiste quant à l’application effective de cette loi sur le terrain. « Les Guinéens sont polygames de fait. Cela se rencontre chez tout le monde. Dans les villages, les gens ne savent pas ce que c’est que la monogamie. Donc, rien ne prouve que cela ne va pas continuer », a estimé le député.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Manque de courant à Conakry : des jeunes de Dixinn port 2 dans la rue

11 mai 2019 à 17 05 33 05335

Le seul « trophée » du président Alpha Condé disparaît peu à peu en Guinée ! Le problème d’électricité qui semblait être réglé par le régime actuel et qui a coûté des sommes astronomiques aux pauvres caisses de l’Etat refait surface. Et, sa résurgence relance les manifestations spontanées des habitants, notamment de Conakry. Si ce ne sont pas les délestages, ce sont des pannes techniques qui plongent certaines zones de la capitale dans le noir en cette période de chaleur à Conakry.

Dans l’après-midi de ce samedi, 11 mai 2019, certains jeunes de Dixinn Port 2 ont pris d’assaut la rue, brûlé des pneus et bloqué la circulation un bon moment pour exiger la fourniture du courant électrique. Les agents des forces de l’ordre ont finalement négocié avec eux. Après avoir contacté les services d’EDG, ils ont obtenu la levée des barricades, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

« On a manifesté aujourd’hui pour le retour du courant électrique. Depuis trois jours, il y a une coupure au niveau d’une ligne qui se trouve à côté de chez nous. Ce qui fait qu’on n’a pas le courant, malgré de nombreuses demandes qu’on a adressées à EDG (Electricité De Guinée). Jusqu’à présent, ils ne sont pas venus réparer ; et, nous permettre d’avoir le courant. Ce qui fait qu’on a décidé de manifester en barrant la route parce que c’est le seul moyen qu’on a pour nous faire entendre. Vous savez en Guinée, tant que tu ne sors pas pour manifester, on ne prend jamais ta demande en compte. Donc, nous espérons qu’avec cette manifestation, EDG va résoudre notre problème », a expliqué Alhassane Sylla, un des manifestants.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Daouda Sylla, un des leaders des jeunes de Dixinn a dit que « les citoyens de Dixinn se sont soulevés à cause du manque de l’électricité. Nous, notre problème n’est pas lié au délestage habituel ; mais, une panne. Nous avons alerté les agents d’EDG depuis trois jours ; mais, rien n’est fait. Il faut un changement de câble. Ils n’ont pas respecté leurs promesses. Donc, selon ce que j’ai appris, c’est la raison pour laquelle les enfants se sont soulevés et ont brûlé les pneus sur la chaussée. Nous, on est venu tardivement, on a trouvé que les agents de sécurité ont déjà sensibilisé les jeunes. Le Colonel Balla Samoura même était là et il a appelé les agents d’EDG qui ont promis de venir régler la panne dans les meilleurs délais », a-t-il expliqué.

A noter qu’au moment où nous quittions les lieux, la circulation avait repris. Mais, un pick-up de la police était toujours sur les lieux pour agir en cas d’éventuels mouvements.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Vents violents à Tonifra (Siguiri) : le sous-préfet de Doko au chevet des victimes

11 mai 2019 à 13 01 34 05345

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, des vents violents ont fait d’énormes dégâts matériels dans les localités de Tonifra et de Tinko, relevant de la commune rurale de Doko, située à 85 kilomètres de Siguiri. Au lendemain du drame, le sous-préfet de Doko et les membres du conseil communal se sont rendus à Tonifra pour constater les dégâts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La nature s’est décharnée jeudi dernier sur deux localités de Doko, dans la préfecture de Siguiri avec un bilan très lourd : 60 familles affectées, 152 maisons endommagées, des blessés et d’autres dégâts matériels.

Namory Doumbouya

C’est pour constater les faits, évaluer les dégâts et réconforter les sinistrés que le sous préfet de Doko, Namory Doumbouya, accompagné d’une forte délégation de la commune, est allé sur le terrain, hier vendredi, 10 mai 2019. Selon Namory Doumbouya, « je suis venu toucher du doigt la réalité. J’ai évalué les dégâts et je rendrais compte à mon chef. Les dégâts sont énormes. Je suis vraiment désolé. Nous prions Dieu pour nous éviter de tels dégâts ».

En outre, le sous-préfet de Doko a dénoncé les effets néfastes de l’homme sur son environnement qui entraînent un déchaînement de phénomènes extrêmes. « La vérité est que, c’est une calamité naturelle. Mais, vous en êtes responsables. Vous aviez coupé tous les grands arbres à la recherche de l’or, l’environnement est complètement dégradé. Ce sont ces grands arbres qui nous éviteraient des dégâts comme ça. Mais, tout est coupé. Vous deviez protéger l’environnement. Arrêtez de couper les arbres », conseille Namory Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Sinistre à Tonifra (Siguiri) : faute d’école, les élèves risquent de perdre l’année scolaire

11 mai 2019 à 12 12 49 05495

L’année scolaire est fortement menacée à Tonifra, un district situé à 25 km de la sous-préfecture de Doko et à 85 km de la ville de Siguiri. En effet, l’école primaire de cette localité a été complètement décoiffée par un vent violent en début de soirée du jeudi, 09 mai 2019. Aujourd’hui, les 115 élèves de ce district sont à la maison et ils risquent de ne plus retourner en classes cette année.

Cette situation inquiète le directeur de l’établissement scolaire, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri. Mohamed Mansaré tire la sonnette d’alarme. « Le jeudi soir, j’étais en classe avec les élèves de la 6ème année. Quand le vent a commencé à souffler, nous avons fui pour nous réfugier à la direction. Mais le vent était très fort, il a décoiffé le bâtiment de trois salles. Si rien n’est fait, nous resterons à la maison pour le reste de l’année scolaire », a-t-il laissé entendre.

Pour l’heure, seul le sous-préfet de Doko qui a effectué le déplacement pour aller constater les dégâts enregistrés à Tonifra. Aucune autre autorité ne s’est rendue encore sur place.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Doko (Siguiri) : 152 bâtiments ravagés par un vent violent à Tonifra

11 mai 2019 à 12 12 14 05145

On en sait un peu plus sur le bilan de la catastrophe qui a frappé le district de Tonifra, relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Ce sont en tout 152 bâtiments qui ont été touchés par les dégâts causés par un vent violent. De nombreuses familles sont aujourd’hui sans abris dans cette localité, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Siguiri qui s’est rendu sur place.

Tristesse et désolation, ce sont les sentiments qui sont perceptibles actuellement à Tonifra, district situé à 25 km de la sous-préfecture de Doko et à 85 km de la ville de Siguiri. Au moins 60 familles ont perdu leurs maisons suite au passage d’un vent violent qui a soufflé dans la localité dans la soirée du jeudi, 09 mai 2019. En tout, 152 bâtiments ont été soit décoiffés ou alors démolis par ce sinistre.

Seydou Dansoko

« Les dégâts sont énormes : 152 bâtiments ont été ravagés. Nous ne pouvons même pas comptabiliser tout ce qu’on a perdu. Le vent a emporté beaucoup de choses en brousse. Les maisons écroulées sont tombées aussi sur beaucoup d’autres biens qui sont irrécupérables. Le poste de santé et l’école sont complètement endommagés. Au moins 60 familles sont aujourd’hui sans abris », explique Seydou Dansoko, le président de district de Tonifra.

Mamadi 1 Camara

Au poste de santé de la localité, seul le bâtiment sans toit est récupérable. Mamadi 1 Camara, le responsable de cette structure sanitaire appelle à l’intervention rapide des autorités. « J’étais avec un patient lorsque le vent a commencé, nous avons tout perdu : le bâtiment a été complètement décoiffé et nous avons perdu tous les médicaments. Nous lançons un SOS à l’endroit des autorités pour nous sauver », a exhorté le chef du poste de santé de Tonifra.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Labé : une fille de 7 ans violée par un père de famille à Tarambaly

11 mai 2019 à 11 11 48 05485
image d’archive

Une fille âgée de 7 ans a été victime de viol, il y a de cela quelques jours, dans la commune rurale de Tarambaly, située à environ 17 kilomètres de la commune urbaine de Labé. La victime, qui aurait été abusée par un homme d’une trentaine d’années, est admise à l’hôpital régional de Labé pour suivre des soins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations reçues hier vendredi, 10 mai 2019, à l’hôpital régional de Labé auprès de l’un des parents de la victime, la fille aurait été violée par un père de famille qui a deux enfants. Mamadou Bhoye Diallo, oncle de la victime, est revenu sur les faits. « La fille est ma nièce. C’est cette semaine que je suis parti dans mon village, à Madina Kaalan, dans la sous préfecture de Taran. J’ai trouvé cette affaire. Mais, les familles et certains notables voulaient étouffer l’acte et le régler à l’amiable. Car, c’est depuis mardi dernier qu’elle a subi cette agression sexuelle. Mais moi, je m’y suis opposé et j’ai pris la fille pour l’envoyer à l’hôpital pour ses soins médicaux, puisqu’elle avait des blessures au niveau de son organe génital. Les médecins ont fait tous les examens et ce vendredi, ils m’ont signifié qu’effectivement la fille a été violée », a-t-il expliqué.

En outre, Mamadou Bhoye Diallo a fait savoir qu’il a porté plainte. Il a également mis en doute les informations qui disent que le présumé violeur serait frappé de démence. « Je me suis rendu au commissariat central pour formuler une plainte contre ce présumé violeur, qui est toujours au village auprès de sa famille. Il est bien portant le monsieur et ne souffre d’aucune démence. Il est marié et a d’ailleurs deux enfants. On l’appelle communément Kendiély, peut-être que c’est un surnom. Mais, nous allons passer par tous les moyens pour le trimbaler en justice », promet-il.

A rappeler que les cas de viols sont devenus récurrents dans la région de Labé. Et le plus souvent, certaines familles préfèrent régler les cas à l’amiable au lieu de les porter devant les tribunaux. Ce qui rend plus difficile la lutte engagée contre les violences sexuelles que subissent les filles et femmes.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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