Manifestation contre le préfet de Fria : les jeunes renforcent les femmes

14 mai 2019 à 20 08 31 05315

Entamée dans la matinée d’hier, lundi 13 mai 2019, la manifestation contre le préfet de Fria, madame Gnalen Condé, a connu un nouveau développement dans la soirée de ce mardi.

Selon des informations recueillies sur place par l’envoyé spécial de Guineematin.com, c’est le déploiement des agents de maintien d’ordre en provenance de Conakry qui aurait aggravé la situation.

Après avoir appris que des gendarmes auraient violenté les femmes manifestantes qui avaient élu domicile au siège de la préfecture, les jeunes de la ville sont sortis en masse pour barricader la route principale.

Mais, pour le moment (20 heures 30′), il n’y a pas eu d’affrontement entre ces jeunes protestataires et les agents des forces de l’ordre.

A suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spéciale de Guineematin.com

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72ème anniversaire du PDG-RDA : la condamnation de Mohamed Touré au centre de l’événement

14 mai 2019 à 18 06 52 05525

Le Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA) a célébré le 72ème anniversaire de sa création, ce mardi, 14 mai 2019. La cérémonie s’est tenue au siège du parti à Conakry, en présence de l’opposant malien, Oumar Mariko, ainsi que des ambassadeurs d’Algérie et de Cuba en Guinée. La condamnation de Mohamed Touré, fils de Sékou Touré et secrétaire général du parti, a marqué cette date anniversaire, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce 72ème anniversaire du PDG-RDA intervient trois semaines après la condamnation du leader du parti, Mohamed Touré, et son épouse, Denise Cros-Touré, aux Etats-Unis. Le couple a écopé de 7 ans de prison ferme et de 3 ans de liberté surveillée. Le fils du père de l’indépendance guinéenne, Ahmed Sékou Touré, et son épouse ont été reconnus par la justice américaine, coupables d’avoir réduit en esclavage une petite fille qu’ils ont envoyée de la Guinée pour s’occuper de leurs travaux de ménage.

Oyé Béavogui

La formation politique en a profité donc pour exprimer, une fois encore, sa solidarité à l’endroit de son secrétaire général. « A cette occasion, il nous revient de renouveler encore une fois, notre solidarité fraternelle, notre loyauté et stricte fidélité à notre secrétaire général, le camarade Mohamed Touré et son épouse madame Denise Cros-Touré face à cette épreuve, certes difficile, mais de laquelle, nous en sommes sûrs, ils sortiront encore plus forts, grâce au courage, à l’optimisme révolutionnaire et à la foi dont notre frère et camarade Mohamed Touré a toujours su faire preuve tout au long d’une vie faite d’adversité et de malveillance », a déclaré Oyé Béavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA.

Il ajoute qu’après « plus d’un demi-siècle d’une histoire faite de conquêtes glorieuses, de choix difficiles et d’épreuves enrichissantes, le Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain se trouve confronté à une nouvelle situation, avec de nombreux défis, de grands enjeux qui engagent le présent et l’avenir. Le monde a changé certes, mais les idéaux sont encore les mêmes.

Dans un contexte aussi particulier que celui-là, le peuple de Guinée subit encore les tristes effets d’une classe politique réactionnaire et impuissante qui a plongé le peuple de Guinée dans les affres de la corruption et de la mal gouvernance, qui a cristallisé en son sein, le virus de la division et de l’ethno politique, qui a ouvert les vannes de l’ultra libéralisme. Cela, pour mettre au pillage les ressources dont la nature nous a généreusement dotés. Ceci malgré les alertes, les avertissements et les propositions sans cesse formulés par le PDG-RDA durant de longues années, à travers des déclarations », a martelé le secrétaire général intérimaire, Oyé Béavogui.

Dr. Oumar Mariko

De son côté, l’opposant malien, Dr Oumar Mariko, président du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI), est revenu sur les raisons de sa participation à la commémoration des 72 ans du PDG-RDA. « La première raison, c’est de pouvoir appuyer et manifester notre soutien au camarade Mohamed Touré qui est victime en réalité d’un harcèlement juridique et d’autre part, c’est de célébrer le 72ème anniversaire de la naissance du PDG qui, pour nous, est jeune de 72 ans. La raison pour laquelle je parle ainsi, c’est que tous les défis qui avaient été lancés au PDG-RDA au moment de sa création le 14 mai 1947 ont refait surface en République du Mali et République de Guinée et en Afrique de façon générale

A la place de l’appellation colonialisme, il y a le néocolonialisme. Et puis, il y a la soumission totale de nos pays aux puissances internationales et à une bourgeoisie affairiste. Donc nous sommes venus tout en commémorant l’anniversaire, nous ressourcer davantage et capter d’autres énergies de nos pères fondateurs de nos différentes Républiques pour faire avancer notre combat que nous avons aujourd’hui multiforme que nous partageons avec la Guinée. Et nous avons l’Union pour la Révolution Démocratique Africaine.

A peine que nous avons été victimes de cette situation de Mohamed Touré, à savoir son arrestation et sa détention, cela nous a suffisamment changé l’attitude, et aujourd’hui nous venons pour recadrer les choses et repartir de plus belle. Parce que nous pensons que l’Afrique panafricaniste pour le peuple ne peut évoluer que vers une unité politique dans un regroupement comme l’Union pour la Révolution Démocratique Africaine », a dit le leader politique venu du Mali voisin.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Assassinat de Makhissa à Kipé : le témoignage qui enfonce Macky Oularé

14 mai 2019 à 18 06 44 05445

Mamady Macky Oularé, accusé d’avoir tué sa copine, Makhissa Sampou, a comparu pour la 2ème fois ce mardi, 14 mai 2019, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. L’audience a été marquée par le témoignage de dame Aicha Touré qui a contribué à enfoncer l’accusé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, c’est un certain Mamady Macky Oularé, âgé de 38 ans, qui est poursuivi pour homicide volontaire. Il est accusé d’avoir froidement assassiné sa copine, Makhissa Sampou . Des faits que l’accusé a niés à la barre.

Selon nos informations, le mardi le 25 juillet 2017, le corps sans vie de Makhissa Sampou a été retrouvé dans la chambre de son petit ami, Mamady Macky Oularé. Les faits se sont produits au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. La mort de la jeune fille avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque et créé une vive tension entre les familles des deux amoureux.

Dans un premier temps, c’est la thèse du suicide qui avait été avancée à cause d’une lettre ayant été retrouvée à côte du corps de la fille. Dans ladite lettre, elle aurait écrite être responsable de sa propre mort, parce que ses parents auraient refusé que son petit ami, Mamady Macky Oularé, l’épouse.

Cette version des faits a été rejetée en bloc par les parents de la victime. Ils soutiennent que leur fille était déjà fiancée à un autre homme et ne voulait pas se marier avec Macky Oularé. C’est pour cette raison, soutiennent-ils, il lui a ôté la vie. Selon eux, l’écriture qui figure sur cette lettre n’est pas de leur fille, mais de Macky Oularé.

Après les faits, Mamady Macky Oularé avait été mis aux arrêts et déféré à la maison centrale de Conakry.

A l’ouverture des débats de mardi, le président du tribunal, Aboubacar Maféring Camara, a rappelé que la première audience du 30 avril dernier avait été renvoyée pour la comparution en tant que témoin d’Aicha Touré, voisine de l’accusé. Mais, a dit le juge, la dame ne pouvait pas être présente parce qu’elle est en état de famille très avancé. Le juge va ajouter qu’elle a été auditionnée par un huissier de justice. Ainsi, il va demander au greffier de faire lecteur de la déclaration d’Aicha Touré.

Une déclaration dont voici la teneur : « je maintiens mes déclarations faites à l’enquête préliminaire. En effet, le mardi 25 juillet 2017, entre 6 h-7h, Mamady Macky Oularé est venu me voir après ma prière de l’aube. Il était torse nu, un couteau accroché à sa culotte. J’ai constaté qu’il divaguait, il n’était pas dans son état normal. Il m’a demandé de lui donner un papier et un bic. Je lui ai dit que je n’en avais pas. C’est ainsi il est reparti. Vers les 10h, une de mes voisine m’a alerté, en me disant qu’il y’avait le corps de Makhissa dans la chambre. C’est tout ce que j’avais à dire ».

Après cette lecture, le juge va demander à l’accusé s’il connaissait Aicha Touré. Macky Oularé répondra par la négative. Il ajoutera n’avoir jamais fait ce que le témoin a dit et qu’il ne ferait jamais du mal à cette femme qu’il a tant aimé. Il dira d’ailleurs, qu’il s’était marié avec Makhissa en secret devant l’officier de d’état civil de Ratoma. « Je suis innocent, je n’ai pas tué Makhissa. Et, je ne connais pas qui est cette Aicha Touré. Ce jour là, j’ai quitté la maison à 20 heures pour ne revenir qu’au petit matin. A mon retour, j’ai frappé à la porte, personne n’a répondu. Et, je ne pouvais pas ouvrir parce que la porte était fermée de l’intérieur. J’ai jeté donc un coup d’œil et j’ai constaté que Makhissa est allongée sur le lit. Qui l’a tuée ? Je ne sais pas comment elle est morte. Tout ce que je sais, je suis innocent. Elle et moi, nous nous aimions. Quand j’ai appris qu’elle était fiancée à un autre, je lui ai juste dit de faire son choix. Si c’est l’autre qu’elle préfère, il n’y a pas de problème. Finalement, on s’est marié en cachette. C’est ici, à cette mairie même qu’on est venu, on a fait la signature. J’ai des témoins qui vous diront que la nuit du meurtre j’étais avec eux », s’est-il défendu.

Un des avocats de la partie civile, Maître Koïkoï Koïvogui, va déposer une liste de témoins chez le juge pour qu’ils viennent à la barre donner leur version des faits. Chose qui n’a pas été du goût de l’avocat de la défense. Maître Moussa Sidibé dira que son client et lui son lésés dans cette affaire. Selon lui, ils ont été les premiers à présenter une liste de témoins mais que cela n’a pas été pris en compte. C’est ainsi qu’il va demander au tribunal de rejeter la demande des avocats de la partie civile.

Apres un débat très houleux entre les deux camps, le juge Aboubacar Maféring Camara va finir par renvoyer l’affaire au 28 mai 2019 pour la comparution des témoins cités par la défense et la partie civile.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Pita : il tue accidentellement son jumeau et se donne la mort

14 mai 2019 à 18 06 36 05365

Ce drame s’est produit dans la journée d’hier lundi, 13 mai 2019, en brousse, où les deux jumeaux allés faire la chasse. L’’un d’eux aurait ouvert accidentellement le feu sur son second avant de se donner aussi la mort, a appris le correspondant de Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Labé.

Les victimes sont : Alhassane et Alhousséiny Camara, âgés de plus de 60 ans. Ces jumeaux sont allés ensemble à la chasse et ils y ont tous laissé leur vie. Joint au téléphone, Mamadou Bailo Camara, fils d’Alhousséiny Camara, est revenu sur les circonstances de ce drame. « Selon le constat qu’on a fait sur les lieux du drame, on s’est fait une hypothèse. Parce qu’ils étaient deux seulement au moment des faits.

On a trouvé qu’il n’y avait que trois mètres entre eux. Et, leur position laisse penser qu’ils se suivaient lorsque celui qui était derrière a glissé son arme qui était chargée s’est déclenchée, et la balle a touché celui qui était devant. Après avoir constaté le décès de son jumeau, il a tiré deux coups de feu : le premier en l’air certainement pour alerter les gens et le second sur lui-même, se donnant aussi la mort.

Au moment où on s’est rendu sur les lieux du drame, le second n’avait pas rendu l’âme. C’est en cours de route qu’il a succombé de ses blessures. Car il était grièvement blessé au niveau des mâchoires. Les deux ne se séparaient jamais et n’ont jamais eu de différends », a expliqué notre interlocuteur.

Après le constat, la thèse d’un homicide involontaire suivie d’un suicide a été retenue. Les autorités ont remis les deux corps à leur famille. Ils ont été inhumés le même jour à Koubi, leur village, situé à environ 5 kilomètres de la commune urbaine de Pita.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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N’zérékoré : la grève des huissiers de justice suivie à la lettre

14 mai 2019 à 17 05 59 05595

La grève générale et illimitée, déclenchée par la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), a été largement suivie à N’zérékoré ce mardi, 14 mai 2019. Les huissiers ont procédé à la fermeture de leurs cabinets à partir de 10 heures pour exprimer leur colère face à la situation qu’ils vivent depuis quelques temps, rapporte le correspondant de Guineematin.cm basé dans la préfecture.

C’est à partir de 10 heures que les huissiers de justice, par des affiches, ont décidé de fermer leurs cabinets en guise de solidarité avec la grève déclenchée par la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée

Me Célestin Gnabalamou

Selon maître Célestin Gnabalamou, huissier de justice près le Tribunal de N’zérékoré, cette grève vise à dénoncer les difficultés que rencontrent les huissiers dans l’exécution des décisions de justice. « Depuis plusieurs années, on a des difficultés dans l’exécution des décisions de justice d’une part et aussi dans notre statut. Dans l’exécution des décisions de justice, nous avons des difficultés par rapport au problème de réquisitions. Vous savez, lorsqu’une décision est rendue, elle est revêtue de la forme réquisitoire. Ça vaut réquisitions du ministère public, mais il était exigé à ce que nous ayons des réquisitions avant de saisir la force publique. Donc, quand vous allez à la police ou à la gendarmerie, on vous demande l’écrit du Procureur qui pourrait permettre à la force publique de nous assister. Mais depuis 2014, les parquets ne signent plus les réquisitions en première instance. Vous allez à la justice de paix, le juge dit non, on me dit de se méfier de la réquisition. Et temps que les réquisitions ne sont pas signées, on ne pouvait pas procéder à des exclusions forcées et si l’huissier n’achève pas son exclusion, il s’est arrêté à mi-chemin. Donc, pour avoir notre indépendance et la signature de notre statut, nous avons décidé de partir en grève », a expliqué l’huissier.

Par ailleurs, maître Célestin Gnabalamou a fait savoir que les huissiers iront jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « Nous, nous sommes bien sûr de la profession libérale. Mais, il faut que ça soit pris en compte. Si ce n’est pas pris en compte, on préfère faire autre chose. Si les huissiers ne sont pas reconnus au niveau du tribunal, peut-être qu’ils vont chercher d’autres personnes qui vont exercer la profession d’huissier. Mais nous, on ne pourra pas le faire tant qu’on ne nous aura pas satisfaits », a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, maître Célestin Gnabalamou a présenté les excuses des huissiers auprès des citoyens par rapport aux désagréments que pourrait causer leur grève.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Libération des 7 anti 3ème mandat : les réactions de Me Béa, Koundouno et de Foniké Mengué

14 mai 2019 à 17 05 50 05505

Comme annoncé précédemment, le procès en appel des sept membres du front national pour la défense de la constitution (arrêtés, jugés et condamnés la semaine dernière à Kindia) s’est tenu hier, lundi 13 Mai 2019, à la cour d’appel de Conakry. Dans sa décision, la cour a déclaré les prévenus non coupables des faits qui leur sont reprochés. Et, par conséquent, elle les a renvoyés des fins de la poursuite « pour délit non constitué », tout en ordonnant que leur t-shirts ‘’anti 3ème mandat’’ leur soient restitués.

Me Mohamed Traoré

Une décision fortement saluée par le collectif des avocats de la défense (conduit par Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée) et les membres du FNDC qui étaient présents dans la salle d’audience, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Au sortir de cette audience qui avait tout l’air d’une simulation de procès, Me Salifou Béavogui a une fois de plus dénoncé la décision rendue dans cette affaire en première instance à Kindia, avant de savourer une victoire en appel où il estime que le droit a été dit.

Me Salifou Béavogui

« J’ai dit que dans cette affaire il n’y a pas d’infraction. Il n’y avait pas de tentative, il n’y avait pas de délit. Et, la cour vient de suivre le collectif des avocats de la défense. En application des dispositions de l’article 544 du code de procédure pénale (…), la décision de première instance vient d’être infirmée en toutes ses dispositions et nos clients sont renvoyés des fins de la poursuite… C’est le droit qui a triomphé. C’est la liberté, la démocratie et les libertés individuelles et collectives qui ont triomphé. Et, je suis très content parce que le droit a été dit. Nos clients vont recouvrer leur liberté à l’instant T », s’est réjoui Me Béavogui.

Foniké Mangué

Du côté du front national pour la défense de la constitution, on salue une « victoire pour le peuple de Guinée ». Et, annonce Foniké Mangué, membre dudit front, « le combat continue très foncièrement et très stratégiquement. Nous irons jusqu’au bout. Ce ne sont pas les menaces ou les intimidations qui nous feront reculer ».

Pour sa part, Sékou Koundouno estime que cette décision de la cour est un appel très fort à l’endroit « des gangsters, des pyromanes, des imposteurs en col blanc qui ont pris cette République (la Guinée) en otage dans le seul objectif de transformer cette République en monarchie. Nous ne sommes ni au précambrien, ni au quaternaire où on peut se laisser sous la domination du prince. Nous sommes dans une République ! Et, il faut que chaque citoyen prenne ses responsabilités et que la justice puisse dire le droit. C’est un jour historique, la justice est en train de tracer une très bonne voie pour rassurer les justiciables que nous sommes. Le combat va continuer afin que ce groupe de gangsters (promoteurs du 3ème mandat ou d’une nouvelle constitution) qui veulent instaurer la monarchie soient déboutés et qu’on puisse instaurer cet Etat de droit qu’on a toujours cherché », a dit Sékou Koundouno, administrateur général de la cellule ballai citoyen de Guinée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kindia : les 7 opposants libérés par la cour d’appel de Conakry accueillis en héros

14 mai 2019 à 17 05 18 05185

Au lendemain de leur libération par la cour d’appel de Conakry qui les a relaxés pour délit non constitué, les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont rentrés ce mardi, 14 mai 2019, à Kindia. Ils ont été accueillis en véritables héros dans cette ville, où ils ont été arrêtés et condamnés il y a quelques jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a décidé d’immortaliser cette journée en organisant une réception de taille à ces 7 personnes, arrêtées le samedi, 04 mai dernier à Kindia, pour avoir organisé une manifestation pacifique afin d’exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Une immense foule s’est mobilisée au niveau de la station de Contournante , dans la sous-préfecture de Damakhania, pour attendre les 7 « héros ». Ces derniers ont été accompagnés d’une délégation de la coordination nationale du FNDC, composée notamment des activistes de la société civile : Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo ainsi que l’artiste reconverti en homme politique, Bill de Sam.

Un carnaval géant a été organisé en l’honneur des 7 opposants à un troisième mandat de la Contournante au siège de la PCUD au quartier Féréfou, en passant par le carrefour Wondima, la Gare, le grand marché, le Palais de justice et le quartier Tafory. Tout au long de ce trajet, de nombreux citoyens criaient leur joie de retrouver ces 7 « patriotes » libres. « Nous sommes très heureux et contents du retour de ces 7 personnes injustement arrêtées le 04 mai dernier et condamnées, qui rentrent libres aujourd’hui chez eux. Cela nous réconforte à plus d’un titre.

A Conakry le droit été dit, contrairement à Kindia où les magistrats se sont laissé influencer par des politiciens sans avenir, corrompus, dans la procédure judiciaire. Nous sommes très heureux aujourd’hui d’accueillir 7 personnes détenues injustement pendant plusieurs jours à Kindia. Et nous profitons de l’occasion pour dire que nous allons renforcer notre mobilisation pour protester partout où il y a une manifestation de soutien au projet satanique et suicidaire de troisième mandat pour le professeur Alpha Condé », a déclaré Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia.

Joie, satisfaction mais aussi détermination, c’est ce qui anime également les 7 militants anti-troisième mandat relaxés par la cour d’appel de Conakry. Parmi eux, Amadou Soumah : « Aujourd’hui c’est un sentiment de satisfaction que nous ressentons. On était en prison mais on a vu que nous n’étions pas seuls. Nous étions dans l’esprit des gens. C’est cette mobilisation justement qui a permis notre libération. Je promets de continuer la bataille jusqu’au bout parce qu’il s’agit de défendre la nation », a-t-il indiqué.

A rappeler que ces 7 membres du FNDC ont passé 9 jours en détention. Ils avaient été condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun par le tribunal de première de Kindia, qui les a reconnus coupables d’attroupement illégal et d’atteinte au droit de manifester. Suite à un double appel de l’avocat de la défense et du parquet général, leur procès a repris hier devant la cour d’appel de Conakry. Et à l’issue des débats, cette juridiction a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Baisse du budget préfectoral de Boké : 1 421 656 330 cette année contre 2 162 000 959 GNF en 2018

14 mai 2019 à 17 05 01 05015

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes dépêches, le conseil administratif de la préfecture de Boké a officiellement démarré dans la matinée de ce mardi, 14 mai 2019. Actuellement, les activités se poursuivent conformément au programme établi.

Après la constitution des commissions de travail, la préfecture a présenté son budget annuel prévisionnel qui s’équilibre en recettes et e dépenses à 1 421 656 330 GNF (un milliard quatre cent vingt-un millions six cent cinquante-six mille trois cent trente francs guinéens), contre un budget de l’an 2018 qui s’élevait à 2.162.000.959 GNF (deux milliards cent soixante-deux mille neuf cent cinquante-neuf francs guinéens). Un budget considérablement à la baisse par rapport à celui de l’an passé. Ce qui a suscité quelques réactions du côté des participants qui s’étonnent que le budget régresse au lieu de progresser d’année en année. Mais, le chef de la section budget de la préfecture a justifié cette situation par le fait que ce budget ne prenne en charge que le fonctionnement de la préfecture. Tout ce qui est développement local revient aux conseils communaux.

Avec ce budget, la préfecture envisage réaliser des actions comme la peinture du bâtiment principal de la préfecture, les annexes et la clôture, l’aménagement en dalettes de la cour de la résidence du préfet, la construction et la rénovation des latrines du bloc administratif et l’adduction d’eau au bloc.

En attendant que ce budget soit amandé et adopté, les activités se poursuivent par la présentation des différentes communes.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : voici les raisons du non suivi de la grève des huissiers de justice

14 mai 2019 à 16 04 58 05585

La Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG) a déclenché une grève générale et illimitée depuis hier lundi, 13 mai 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Au lendemain de l’entame du mouvement, le constat révèle que la grève n’est pas suivie à Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mardi 14 mai 2019, les cabinets des huissiers de justice de Kankan grouillaient de monde, comme si de rien n’était. Selon plusieurs huissiers interrogés, l’information du déclenchement de la grève, censée paralyser l’appareil judiciaire du pays, ne leur est pas parvenue.

Un huissier qui a gardé l’anonymat, a confié à notre reporter que « c’est dans les médias qu’on a appris la nouvelle. Mais, on n’a pas été saisi officiellement par voie administrative. On doit même aller en grève, notre confrère qui a été injustement détenu et séquestré dans les locaux de la DPJ à Conakry est un camarade de promotion à moi. En dehors de ça, nous sommes confrontés à d’autres problèmes, notamment la prise en compte de notre statut particulier, mais aussi l’immixtion des autorités administratives dans les décisions du tribunal. Il faut que tout ça cesse ».

Selon maître Kémoko Camara, huissier de justice près la Cour d’Appel de Kankan, et représentant de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée, c’est la communication qui a manqué après la prise de la décision à Conakry. « Les huissiers de Kankan n’ont pas été informés. Quand la décision a été prise, la communication a manqué. C’est tout de suite que le chargé des affaires sociales, Samoura m’a appelé pour me dire d’informer mes confrères à ne pas poser d’actes, et que celui qui pose un acte va subir une suspension de trois (3) mois. Le document de la grève doit me parvenir d’un moment à l’autre », a-t-il expliqué.

Ainsi, maître Kémoko Camara a invité tous les huissiers du ressort de la Cour d’Appel de Kankan à observer ce mot d’ordre de grève. « L’appel que je lance à l’endroit de tous les huissiers du ressort de la Cour d’Appel de Kankan, c’est-à-dire de Haute Guinée jusqu’en Forêt, je les invite à arrêter toute activité, je les invite à ne poser aucun acte, quel que soit le modèle. Faute de quoi, des mesures disciplinaires seront prises », a-t-il averti.

Joint au téléphone, maître Sory Daouda Camara, président de la CNHJG a reconnu le manque de communication. « Lorsqu’il s’agit de donner une information à tous les huissiers de Guinée, nous avons un secrétaire chargé à ça, il balance avec les moyens technologiques de l’information. Je viens de me séparer avec lui, je me suis posé la question qu’est ce qui n’a pas marché ? Pourquoi cette fois quelques collègues de l’intérieur n’ont pas été informés à temps ? Et là, c’est une petite défaillance au niveau de l’information. Sinon, nous n’avons pas mis de l’écart les confrères de l’intérieur », s’est justifié maitre Camara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Gestion mafieuse des Télécommunications : lettre ouverte au président Alpha Condé (Opinion)

14 mai 2019 à 16 04 02 05025
Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Monsieur le Président de la République,

Nous voudrions pour la deuxième fois, en lettre ouverte, vous dire toute notre déception dans la gestion mafieuse et catastrophique des Télécommunications en Guinée ces cinq dernières années. Une gestion qui ne se passe nulle part ailleurs, en vous trompant en tant que profane et sans expert autour de vous. Souvent, ils vous lancent des défis publics et l’emportent.

Monsieur le Président de la République,

Comme annoncé la semaine dernière, sur les 35 points de déception dans la gestion des Télécommunications en Guinée, 10 ont été listés précédemment.

Voici 10 autres points pour vous permettre de saisir la situation :

1- C’est énervant Monsieur le Président, pour les 50 millions de dollars US destinés à la modernisation de la SOTELGUI, le prêt Chinois, que le Ministre Oyé Guilavogui vous ait défié en mettant en place son comité de Gestion pour chasser la Direction Générale et toute son équipe. Son fameux comité, en moins de 5 mois de gestion, a fait couler notre Grand Bateau où tous les Guinéens se sentaient en sécurité. Au même moment, l’ARPT avait 171 milliards de francs guinéens comme son budget en 2011. Mais, pour quel résultat ? Quel effectif Moustapha Mamy Diaby gérait ? Et pourtant, il critiquait devant vous les 3 milliards d’acompte de facture du Gouvernement qu’on payait à la SOTELGUI, arguant que cela était une charge pour l’Etat. La SOTELGUI allait mieux plus que la SEG et EDG à l’époque. C’était juste pour utiliser les 50 millions de dollars US pour un résultat médiocre. L’audit fait n’est pas publié et ce montant s’ajoute bêtement sur le passif de la SOTELGUI. A cela s’ajoutent tous les avantages et prérogatives de l’Opérateur National, les infrastructures dans leur portefeuille ; ce qui est une manne financière très importante. Licencier plus de 1 500 travailleurs à cause d’une personne que vous aviez soutenu, tant pis pour leur sort, tant pis pour vos rêves dans le cadre du développement des Télécommunications en Guinée. Un autre défi public qu’il vous a lancé, c’est de refuser publiquement le poste du Ministre de l’Elevage, arguant qu’il n’est pas éleveur. Un défi qu’il a également remporté.

2- Après le Pétrole au monde, c’est les Télécommunications en matière de trésorerie ; mais, nous sommes déçus de l’apport dans le PIB en Guinée. Plus de 3 milles milliards de nos francs, et de façon officielle, ont été rapatriés par les opérateurs de téléphonie en 2017 au compte des créances diverses, frais de management et autres pour moins de mille milliards resté en Guinée, et d’ailleurs utilisés comme leur budget de fonctionnement, donc aucun impact franc sur le développement économique. Des fraudes à l’internationale (simbox, simulateurs et autres)

3- Les milliards amassés sur le trafic International avec des millions de minutes et la surtaxe de l’Etat de 0,22 cent dollars perçue sur chaque minute de communication n’est jamais publié

4- Les 3% du chiffre d’affaires des télécommunications reversés pour le fond d’accès universel pour 2017, 4 .213 Milliards de francs qui font les 126 milliards doivent contribuer à réveiller au moins nos centraux et d’autres fonds, comme les 90 millions de dollars US de la licence 4G pour le bien être de la population, mais orientés ailleurs.

5- Les licences de la 3G+, de la 4G, du Wimax, d’Orange Money, du Mobile money, des VSAT, des fournisseurs d’accès Internet, des différentes fréquences, sont négociées comme si tu trouvais quelqu’un dans sa propre boutique pour négocier les articles. Un vrai deal entre copains pour des choses qui devraient être prédéfinies et publiées comme partout ailleurs.

6- La Taxe de plus 40 000 Liens d’interconnexions (E1) entre les différents opérateurs de téléphonie qui font des centaines de millions de Francs Guinéens et bien d’autres types d’interconnexions jamais publiée.

7- La non-publication du catalogue des prix pour les différents opérateurs dans le cadre des redevances mensuelles et annuelles et le montant total payé dans le cadre des redevances dans le secteur qui fait des milliards.

8- Le non-respect des Infrastructures des Télécommunications : les opérateurs construisent les sites et les pylônes dans la ville comme ils veulent, avec des rayonnements radioélectriques aux conséquences graves en santé publique. Ils refusent d’utiliser le réseau souterrain existant pour ne pas payer les redevances. Ils creusent tous dans la ville comme ils veulent, souvent même en dérangeant le projet de Backbone financé par la banque Mondiale qui est fait dans les règles de l’art.

9- On vous fait croire qu’il y a 12 millions d’abonnés, donc 95% de taux de pénétration. Une vraie tromperie dont vous ne devriez pas être fiers. Vos petits-enfants sont dépravés par manque de fixe à la maison, leurs parents leur donnent le portable. Au Sénégal, la SONATEL fixe est une fierté pour les Sénégalais. Le réseau fixe du Mali, Malitel est une fierté. Au Burkina, ONATEL est une fierté pour eux, etc. Ils font de la Télévision Terrestre Numérique (TNT), leur administration est modernisée (ENGIE) Votre hôpital Donka est bloqué depuis la fermeture de la SOTELGUI. Les Universités avec votre programme de E-éduction et de E-santé avec les opérateurs privés ? Une honte.

10- Le dernier classement, en avril 2019, indexe la Guinée comme dernier pays en matière de connexion Internet. La raison est que c’est du WiMax, ou les signaux sont bloqués par les murs, des faisceaux hertziens, la pluie, le vent, l’énergie et autres, jouent tous sur la qualité.

Monsieur le Président de la République,

Nous ne pouvons pas tout lister encore dans cette deuxième lettre. En ma qualité d’expert en Tarification des produits et services Télécoms, on vous parlera des chiffres clés sur une cinquantaine de lignes de trésorerie fortes qui pourraient faire gagner vraiment l’Etat et les citoyens.

Monsieur le Président de la République,

Je suis rentré des USA pour servir mon pays et je le ferai par tous les moyens

Très Cordialement

Conakry, le 13 Mai 2019

Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication (USTTI) Washington DC,

Ancien Stagiaire de Qualcom Incoropreted California San Diego-USA,

Ancien Etudiant de l’Ecole Multinationale des Télécommunication de Dakar,

Ancien Directeur Commercial Produits et services Internet à la SOTELGUI,

Directeur Pays de Telinno Consulting Limited, une multinationale évoluant dans 10 pays de la sous-région et qui est la main ouvrière de tous les équipementiers (Nokia, Ericsson, ZTE, Huawei),

Directeur Général de Troban Technology & Trade.

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Construction d’une nouvelle file d’évaporation : l’usine RUSAL/Friguia se modernise

14 mai 2019 à 15 03 24 05245

Lu pour vous : Dans le cadre de la modernisation de l’usine Friguia, la Direction générale a entrepris des activités progressives de la modernisation de l’unité industrielle. La construction d’une nouvelle file d’évaporation à l’usine d’alumine de Friguia s’inscrit dans cette logique. L’objectif est de renforcer la capacité de production énergétique de l’usine d’alumine RUSAL/Friguia.

On se rappelle que le 20 juin 2018 le Président de la République le Pr Alpha Condé a officiellement procédé à la relance de l’usine d’alumine RUSAL/Friguia. Pour parvenir à ce résultat, la compagnie RUSAL a débloqué des centaines de millions de dollars pour rééquiper l’usine et assurer sa relance. C’est dans cette continuité que la Direction générale de RUSAL/Friguia a entrepris une série d’investissement pour moderniser l’usine et renforcer ses capacités de production. La construction d’une nouvelle file d’évaporation s’inscrit dans le sens de la modernisation de l’usine.

Interrogé sur le but de ces travaux Youry Kanafotsky, Directeur général de RUSAL/Friguia dira : « la file d’évaporation de la raffinerie d’alumine de Friguia a été construite en 1959, et dans le cadre de la modernisation de l’usine, nous avons trouvé nécessaires de construire une nouvelle file d’évaporation pour augmenter la performance énergétique de l’usine ». Le coût total de construction de cette nouvelle file d’évaporation « s’élève à plus de 16 millions de dollars », a précisé le DG de RUSAL/Friguia.

Selon Elena Gorshkova, directrice des ressources humaines de RUSAL/Friguia « cette construction d’une nouvelle file d’évaporation s’inscrit dans un vaste programme de modernisation et de renforcement des capacités de production de l’usine et d’amélioration des conditions de travail des employés ». Récemment, «nous avons mis en circulations plusieurs nouveaux bus pour la mobilité des travailleurs et actuellement nous avons engagés les travaux de construction d’une nouvelle file d’évaporateur tout cela vise à conforter le fonctionnement de l’usine dans un climat de paix et de sérénité», a expliqué la DRH de RUSAL/Friguia .

En 2017, dans le cadre du projet de réhabilitation d’extension et de modernisation des installations de production du Complexe bauxite-alumine de Friguia, RUSAL a décidé de reconstruire les files d’évaporation existantes, de concevoir et construire la nouvelle file d’évaporation moderne. L’Institut de recherche RUSAL/VAMI a conçu un projet de file d’évaporation à six unités de grande capacité.

La modernisation des batteries d’évaporateur comprend entre autres, l’installation de pompes de réserve pour transférer la solution à l’intérieur de la batterie (transportant la solution entre les boîtiers et vers les échangeurs) et pour le pompage de la solution évaporée dans les cuves de la solution de recyclage. Il s’agit ainsi de la modernisation du système d’évacuation des condensats propres avec l’installation de trois évaporateurs de condensats purs pour chaque batterie d’évaporateur.

A rappeler que dans le cadre du projet de la relance l’usine Friguia, RUSAL a effectué la réparation et la réhabilitation de 616 unités d’équipements industriels. Chaque unité d’équipement a été complètement démontée, réparée et puis remontée. Plus de 25% d’équipement ont été nouvellement rachetés et remplacés. Ce sont 1200 guinéens et 60 experts russes qui travaillent sur la réhabilitation de la première tranche de l’usine. Le budget des travaux de réhabilitation et de la relance de l’usine a été estimé à 123,5 millions de dollars.

En outre, RUSAL a acheté et mis en exploitation 2 nouveaux groupes électrogènes dont la puissance totale est de 4 MW. Les investisseurs russes ont aussi effectué la réhabilitation de deux cheminées d’une hauteur de 60 m, acheté de nouveaux compresseurs, 75 unités d’équipements neufs et 20 nouveaux camions bennes. Des travaux de nettoyage mécanique et la réparation de 144 km de chemin de fer ont été effectués. Les stations ont été également réparées et réhabilitées.

Transmis par le service de communication de RUSAL

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Manifestation de femmes à Fria : échec de la médiation tentée par le gouvernorat de Boké

14 mai 2019 à 15 03 15 05155

Au lendemain du début de la manifestation de plusieurs femmes de Fria qui exigent le départ de leur préfet, le gouvernorat de Boké a tenté de mener une médiation ce mardi, 14 mai 2019. Une délégation conduite par Baba Dramé, le directeur de cabinet du gouvernorat de Boké, s’est rendue à Fria pour essayer de convaincre les femmes à quitter la cour de la préfecture qu’elles occupent depuis deux jours. Mais, ce fut un échec pour la mission qui s’est butée sur la détermination des femmes, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Elles ont promis qu’elles ne reculeront devant rien jusqu’au départ de madame le préfet de Fria, Hadja Gnalén Condé, et jusque-là elles tiennent leur promesse. Les manifestantes qui campent depuis hier dans la cour de la préfecture ont reçu, ce mardi, une délégation du gouvernorat de Boké, venue les sensibiliser à libérer les lieux. Mais le chef de mission, Baba Dramé, a eu du mal même à véhiculer son message. Il a été interrompu à plusieurs reprises par des cris d’humeur des femmes en colère.

Finalement, il a dû quitter les lieux sans pouvoir convaincre les manifestantes. Ce responsable du gouvernorat de Boké dit avoir pris acte de la position des femmes mais il précise qu’elles ne peuvent pas, toutes seules, faire partir une autorité préfectorale.

« J’ai pris acte de ce qu’elles ont dit. On me dit que c’est une trentaine de femmes qui sont venues en rouge ici, et Fria comprend combien de femmes ? Nous allons demander aussi les avis des autres populations. Parce qu’elle (Gnalén Condé, préfet de Fria) ne commande pas seulement les femmes, elle commande toute la population de Fria. Alors, les notables sont là, le Kountigui lui-même est là, je vais recueillir leurs avis et je rapporterai à celui-là qui m’a envoyé », a-t-il laissé entendre, ajoutant que « ce n’est pas une vingtaine de femmes arrêtées-là qui peuvent décider ».

A rappeler qu’avant les émissaires du gouvernorat de Boké, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de Fria, avait tenté de convaincre les manifestantes à surseoir à leur mouvement à cause du Ramadan, mais sans succès. Ces dames se montrent plus que jamais déterminées à camper dans la cour de la préfecture jusqu’au départ de leur préfet, Hadja Gnalén Condé.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dr. Ousmane Kaba tranche : « la Guinée n’aspire pas avoir une présidence à vie »

14 mai 2019 à 15 03 05 05055

Les acteurs politiques, regroupés au sein de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD), émettent des doutes sur la tenue des élections législatives en Guinée. A l’issue d’une rencontre qu’ils ont organisé ce mardi, 14 mai 2019, Dr Ousmane Kaba et Cie ont énuméré un certain nombre de défis qui pourraient empêcher la tenue du scrutin dans un avenir proche, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Ousmane Kaba

Même si aucune date officielle n’a été fixée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), les opposants au régime d’Alpha Condé, réunis au sein de la COD, ont dit leur scepticisme quant à l’organisation des législatives alors que le mandat des députés a expiré depuis quelques mois. C’est Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), qui en a fait l’annonce ce mardi. Selon cet ancien membre du RPG Arc-en-ciel, plusieurs raisons expliquent cet état de fait.

Parmi les difficultés citées par le président du PADES, il y a le financement de ces élections et l’audit du fichier électoral tel que recommandé par les experts. « Le financement de la CENI est une contrainte majeure. Bien que ça soit prévu dans le budget, la CENI n’arrive pas à avoir des décaissements à temps. Donc, ça risque de compromettre le calendrier qui a été suggéré. Ensuite, nous avons le problème du fichier. Vous savez qu’il y a eu l’audit du fichier électoral et qu’il y a eu des recommandations. J’attire déjà l’attention que la révision du fichier concerne non seulement les fictifs ; mais aussi, la masse des gens qui arrivent à maturité en 2020. C’est des millions de jeunes qui constituent des électeurs très importants et sur les quels nous pouvons compter. Donc, il faut les mettre dans le fichier », a dit Dr Ousmane Kaba.

Saisissant cette occasion, l’ancien député a encore lancé des piques contre le chef de l’Etat, Alpha Condé, qui laisse planer le doute sur ses intentions de proposer aux guinéens une nouvelle Constitution. « Au niveau de la Convergence de l’Opposition Démocratique et du Front National pour la Défense de la Constitution, on est contre cette nouvelle Constitution. Quand on connait le droit, le problème n’est pas d’avoir une nouvelle Constitution, c’est simplement savoir quand est-ce qu’il faut soulever la question. Ce n’est pas à la fin de son mandat. Et deuxièmement, pourquoi on le fait ? Et ce que ce n’est pas pour maintenir la même personne au pouvoir ? La Guinée n’aspire pas avoir une présidence à vie », a lancé le président du PADES.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Relaxe des 7 membres du FNDC : voici le film de l’audience à la cour d’appel de Conakry

14 mai 2019 à 14 02 51 05515

Comme annoncé précédemment, le très attendu procès en appel des sept membres du front national pour la défense de la constitution (FNDC) s’est tenu hier, lundi 13 Mai 2019, à la cour d’appel de Conakry. Ces individus dont l’âge varie entre 22 ans et 58 ans était poursuivis pour « trouble grave à l’ordre public ». Et, finalement, la cour les a relaxées pour délit non constitué. Une décision qui annule ainsi celle du tribunal de première instance de Kindia qui avait condamné ces anti 3ème mandat pour Alpha Condé à trois mois de prison ferme, la semaine dernière à Kindia, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la cour d’appel.

Arrêtés et jugés la semaine dernière à Kindia pour « entrave au droit de manifester et trouble à l’ordre public », les sept membres du FNDC avait été condamnés en première instance à trois mois de prison ferme et au payement de 500 mille francs guinéens d’amande.

Cette décision avait été dénoncée à la fois par le parquet général et les avocats de la défense, qui ont interjeté appel de la décision du tribunal. Finalement, l’affaire a été portée devant la cour d’appel de Conakry où un procès en appel s’est tenu. Un procès auquel plusieurs membres du FNDC à Conakry ont pris part.

Alioune Dramé

L’audience a commencé vers 11 heures ; et, curieusement, il a été suspendu au bout de 5 minutes. « On a besoin d’interprète en Poular et en Soussou. L’audience est suspendue pour 15 minutes », a dit le président de la cour, avant de se retirer de la salle d’audience.

L’audience reprendra après une quarantaine de minutes d’attente, avec l’identification des prévenus. Des prévenus (Thierno Mamadou Diallo, Amadou Soumah, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita, Mohamed Camara, Boubacar Barry et Mohamed Sylla) qui n’ont d’ailleurs pas pris la parole pour expliquer les circonstances de leur arrestation survenue le 04 Mai dernier à l’entrée du stade Fodé Fissa de Kindia. Leurs avocats se sont chargés de « démonter » la décision que le tribunal de première instance de Kindia a rendu le 7 Mai 2019 dans cette affaire.

Me Mohamed Traoré

« À Kindia, le tribunal est entré en condamnation pour tentative de trouble à l’ordre public. Alors que la tentative n’est punie que si elle est prévue par un texte. Ce qui n’est pas le cas dans cette affaire… Et, ce qui est curieux dans cette affaire, le tribunal est entré en condamnation alors que l’autorité de poursuite, le parquet, n’a requis ni condamnation, ni relaxe », a fait remarquer la défense.

Ces propos ont immédiatement amené le juge audiencier à faire lecture de la décision qui a été rendue en première instance. « Les prévenus n’ont pas été condamnés pour tentative. Ils ont été reconnus coupables de trouble à l’ordre public », s’est-il pressé de préciser.

Baïla Diallo

Mais, le ministère public reviendra à la charge ; et, par ricochet, conforter la défense dans sa position. « Je ne critique pas un magistrat, mais un jugement. Si vous parcourez le jugement que vous détenez là-bas, dans les motivations, il parle de tentative », a indiqué le procureur Baïla Diallo.

Ainsi, une polémique s’est instaurée et le président a été pris en tenaille, entre les avocats de la défense et le parquet (deux parties qui sont d’habitude très opposées). Lâché d’en entendre, le juge Mamadou Alioune Dramé, coupera court aux discussions. « Je me refuse d’accepter qu’on puisse faire de reproche à un juge parce qu’il a pris une décision en son âme et conscience. Vous avez fait appel de la décision. La cour va examiner. Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter ? Monsieur le procureur, vous avez la parole pour vos réquisitions », a-t-il tranché.

Dans ses réquisitions, le ministère public a d’abord remercié la cour pour la programmation rapide de ce dossier, avant d’ajouter : « il est important en cette période (où les magistrats sont malmenés par un député de la République dont les pairs refusent de lever l’immunité dont il jouit, ndlr) que le magistrat reste magistrat. Qu’il ait le courage intellectuel de prendre sa décision… C’est parce qu’il y a contrariété entre le jugement et les faits que le ministère public a demandé que ce dossier soit transféré à la cour pour être réexaminé… Je requiers qu’il vous plaise de relaxer les sept (7) prévenus pour délit non constitué ».

De son côté, la défense, par la voix de Me Mohamed Traoré, dira « je suis émerveillé aujourd’hui de voir le représentant du ministère public requérir la relaxe. Je pense que c’est un jour à classer dans les annales de l’histoire judiciaire de la Guinée… Nous demandons simplement des dispositions de l’article 544 du code de procédure pénal ».

Alioune Dramé

Statuant sur siège, la cour a renvoyé Thierno Mamadou Diallo, Amadou Soumah, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita, Mohamed Camara, Boubacar Barry et Mohamed Sylla des fins de la poursuite pour délit non constitué. Elle a aussi ordonné que les t-shirts que portaient les prévenus au moment de leur arrestation à Kindia leur soient restitués. « Le tout en application des dispositions de l’article 544 et suivants du code de procédure pénal », a précisé le président Mamadou Alioune Dramé.

A noter que cette décision de la cour d’appel (qui annule le jugement en première instance du tribunal de Kindia) a été saluée par les membres du FNDC et du vice-président de l’UFDG, docteur Fodé Oussou Fofana, qui se trouvaient dans la salle d’audience.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boké : le préfet veut mettre fin aux détournements des redevances minières

14 mai 2019 à 13 01 46 05465
préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara

« Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains », a notamment dit le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara.

Dans la matinée de ce mardi, 14 mai, la préfecture de Boké a officiellement lancé son conseil administratif (CA) session 2019. Et, c’est la salle de conférence du village communautaire, situé à l’entrée de la ville de Boké, qui a servi de cadre à cette cérémonie.

Selon des informations confiées à un des correspondants locaux de Guineematin.com, cette session présidée par monsieur Aboubacar M’Bop Camara, préfet de Boké, s’étendra sur trois jours (du 14 au 16 mai 2019).

Ces trois jours de sessions réuniront Neuf (9) sous-préfets, les Dix (10) maires de la préfecture de Boké, les directeurs préfectoraux des différents services déconcentrés, la société civile et les représentants des sociétés minières. Ce sera l’occasion de présenter les rapports de l’année écoulée, relever les difficultés et échanger sur les perspectives de l’année en cours.

Avant de déclarer ouverte la session du CA, le Préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a expliqué le retard de la ténue de la session 2019 par la lenteur accusée dans l’installation des conseils communaux, mais surtout les récurrents remous sociaux dans la préfecture. Ainsi, Monsieur M’Bop a tenu un discours d’ouverture dans lequel il a demandé à toutes les couches, chacune en ce qui la concerne, de jouer sa partition pour le développement local et la bonne cohabitation.

« Je voudrai qu’on fasse des débats responsables sans passion pour ressortir tous les problèmes que nous avons dans nos collectivités et proposer des solutions concrètes », a-t-il lancé. Le préfet a également parlé de la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis de la population riveraine. « J’invite solennellement les sociétés minières de proposer des solutions pour la bonne cohabitation non seulement avec les riverains mais aussi avec leurs travailleurs. Chose qui donnera un environnement sain. De tenir compte de l’impact environnemental qu’elles causent aux habitants de Boké. D’autre part, les milliards payés par les sociétés minières comme compensations qui disparaissent parfois, c’est inacceptable. Quand on dit que la SMB par exemple a payé 70 milliards à une localité et qu’on parte sur les lieux on ne trouve rien comme réalisation, c’est une insulte. Nous devons donc trouver ici des stratégies pour mettre fin à ces malversations », a insisté le Préfet.

Aboubacar M’Bop Camara a également rappelé dans son discours le rôle et la responsabilité des maires, tout en brandissant des menaces. « J’invite les maires à avoir des belles initiatives de développement que de construire des centres de santé et des écoles. Retenez que vous êtes les représentants de toute la population de votre commune, pas d’un parti politique. Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains. Donc, je vous invite à éviter ce problème », a-t-il martelé.

Enfin, le Préfet a remercié le président de la République, le Professeur Alpha Condé, pour la mise en place des FODEL (fonds de développement local) qui aideront considérablement les collectivités à se développer.

A rappeler que dans le programme, il est prévu de présenter le budget annuel de la préfecture durant cette première journée.

À suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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« Le RPG-AEC est mon tuteur », dit le préfet de Siguiri

14 mai 2019 à 13 01 32 05325
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Les responsables de 8 sections du RPG Arc-en-ciel de Siguiri étaient chez le nouveau responsable de cette préfecture hier, lundi 13 mai 2019. Ces cadres locaux du parti au pouvoir sont allés souhaiter la bienvenue à leur préfet, Colonel Moussa Condé. Et, ce dernier n’a pas manqué d’exprimer sa joie par rapport à cette visite, le faisant même avec excès, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

De toutes les visites qu’il a reçues depuis sa prise de fonction, c’est certainement celle-ci qui l’a le plus fait plaisir. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le nouveau préfet de Siguiri devant les responsables des 8 sections locales du RPG Arc-en-ciel, venus lui souhaiter la bienvenue dans la préfecture.

« J’étais aveugle, jusqu’à présent je ne voyais rien à Siguiri, mais maintenant je peux respirer. Beaucoup de personnes étaient venues me saluer depuis mon arrivée, mais je n’avais pas vu mon tuteur. Alors que quand tu viens dans une ville, c’est ton tuteur qui ouvre tes yeux. Maintenant je suis content parce que le RPG Arc-en-ciel est mon tuteur à Siguiri », a déclaré le Colonel Moussa Condé.

Officiellement, les administrateurs territoriaux sont apolitiques en Guinée. Mais, avec ce genre de déclarations, on voit bien que cela relève d’une pure utopie.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : Sidya Touré dément un article du journal ‘’Jeune Afrique’’

14 mai 2019 à 12 12 51 05515
Sidya Touré, président de l’UFR

Dans sa dernière parution, le journal ‘’Jeune Afrique’’ a titré à sa Une, Sidya Touré : « si Alpha Condé ne se représente pas, je serai président ». Ces propos attribués par JA au président de l’UFR (Union des Forces Républicaines) ont été diversement appréciés par l’opinion. D’aucuns y ont vu des propos contradictoires au combat que mène le Front pour la Défens de la Constitution (FNDC) auquel le l’UFR est partie intégrante.

En marge d’une réunion de concertation entre les membres de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD) dont il est également membre, l’ancien Premier ministre de feu Lansana Conté s’est montré très amer contre le journal Jeune Afrique.

Interpellé par un journaliste, au sortir d’une réunion de la COD, ce mardi 14 mai 2019, le président de l’UFR, s’est dit lui-même « surpris » de voir cette phrase à la Une de ce journal.

D’ailleurs, l’opposant rappelle qu’il ne sera jamais question pour Alpha Condé de briguer un autre mandat après 2020. « A aucun moment je n’ai envisagé l’idée qu’Alpha Condé soit candidat en 2020, à aucun moment. Nous n’accepterons pas l’idée d’un 3ème mandat. Que cela se passe par une nouvelle Constitution ou de révision de l’ancienne Constitution. Donc, à aucun moment je n’ai évoqué une telle idée et j’ai été surpris de voir la phrase moi aussi », se fâche l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Il faut rappeler qu’à cette période où les guinéens sont profondément divisés sur l’idée d’un troisième mandat ou d’une nouvelle Constitution en faveur du Président Alpha Condé, le moindre fait et geste des leaders politiques, et même de la société civile, est scruté à la loupe et fait l’objet de diverses interprétations.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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L’école d’un ministre d’Alpha Condé menacée de démolition à Siguiri : « c’est un acharnement »

14 mai 2019 à 12 12 45 05455

La direction de l’école privée « Djoma », située dans la ville de Siguiri, a animé une conférence de presse ce mardi, 14 mai 2019 dans les locaux de l’établissement. Cette sortie médiatique fait suite à une menace de démolition de cette école, considérée comme étant sur une zone réservée de l’Etat. Les responsables de l’école ont brandi des documents pour démentir le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, dénonçant un acharnement, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Le 11 avril 2019, des agents du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ont mis des croix rouges sur l’école privée « Djoma » de Siguiri, appartenant à Mady Kaba Camara, ministre conseiller du président Alpha Condé. L’établissement scolaire est considéré comme étant construit sur un domaine réservé de l’Etat. Ce que dément catégoriquement la direction de l’école, qui dénonce un acharnement.

« Nous avons été surpris de voir des agents de l’Etat venir mettre des croix sur notre en disant que le bâtiment se trouve sur un domaine appartenant à l’Etat. Je crois qu’il y a vice de forme. Parce que même si c’est un domaine de l’Etat, il y a une démarche à suivre pour la récupération. Mais là, nous avons tous les documents légaux et authentiques que vous voyez, qui prouvent que le domaine appartient au ministre Mady Kaba Camara. Je crois qu’il y a un acharnement dans ce travail », a déclaré Mamadou Sanou, directeur général adjoint de l’école.

Parmi les documents présentés par la direction de l’école, figure un procès-verbal de délibération de la commission domaniale préfectorale de Siguiri, relatif à la demande d’attribution du domaine en question au ministre Mady Kaba Camara ; une décision portant attribution d’un domaine du plan cadastral de la ville de Siguiri en date du 1 octobre 1999, signée de Sidi Cissoko, alors préfet de Siguiri ; une autorisation de création d’un établissement privé et le plan de masse.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Sidya Touré : « En aucun cas Alpha Condé ne briguera un autre mandat en Guinée »

14 mai 2019 à 12 12 35 05355

« Que ce soit une nouvelle Constitution ou la modification de l’actuelle, Alpha Condé ne pourra en aucune façon prétendre à un autre mandat en Guinée », a insisté Sidya Touré, président de l’UFR.

A l’occasion d’une réunion de la COD (Convergence de l’Opposition Démocratique) qui s’est tenue dans la matinée de ce mardi, 14 mai 2019, Sidya Touré a échangé avec certains de ses pairs de l’opposition guinéenne sur l’actualité du pays.

Au sortir de cette rencontre, au siège du PEDN, à Ratoma, l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat s’est montré très ferme sur le refus de laisser la moindre chance à son ancien collaborateur de briguer un mandat de plus à la tête de la République de Guinée.

Déjà, comme on le sait, des manifestations ont été enregistrés un peu partout sur le territoire national contre la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

A suivre !

Alpha Assia Baldé reviendra en détail sur cette rencontre pour Guineematin.com

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Elections du 26 mai 2019 : Mamadou BAH (Nr 69), candidat au Parlement Bruxellois

14 mai 2019 à 11 11 59 05595

Mes priorités : Bruxellois d’origine étrangère, diplômé en sciences politiques. J’aime m’attribuer l’étiquette bruxellois, une ville cosmopolite, où 56% des habitant.e.s viennent d’horizons différents. Bruxelles, d’une part, c’est une formidable opportunité pour moi de vivre cette diversité au quotidien, et de m’engager pour une société + verte + solidaire + conviviale.

D’autre part, comme capital de l’Europe, je trouve que Bruxelles doit lancer un défi à “l’Europe des peurs” un nouveau “deal” en faisant que chaque bruxellois.e trouve sa place. Pour la question environnementale, je soutien toutes les solutions concrètes pour “Bruxelles-respire.” Je veux pour nos enfants, un enseignement de qualité, un logement décent, une ville propre et conviviale. Un projet interculturel bruxellois valorisé, qui participe à la convivialité et une qualité du vivre ensemble. Une démocratie avec plus d’écoute, de participation citoyenne qui fait obstacles aux discours de haine, et de toutes les formes de discriminations.

Les diplômes de Mamadou BAH

• Bachelier en Sciences Politiques (ULB)
• Master en Sciences Politiques, Relations Internationales, finalités, Sécurité, paix et Conflits (ULB)
• Migrations, diversité et Relations Interculturelle (ULB)
• Agent de Médiation et de Développement Interculturel (CBAI)

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