GHI Novotel : Mme Doukouré Asmaou Bah a pris fonction

6 mai 2019 à 18 06 43 05435

Nommée il y a une semaine par décret comme Directrice Générale du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI) Novotel, madame Doukouré Asmaou Bah a pris fonction ce lundi, 06 mai 2019. La cérémonie de passation de service entre Ibrahima Capi Camara, le directeur sortant, et la nouvelle promue a eu lieu au sein dudit hôtel, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Peter Tamba Tolno

La cérémonie de passation de service a été présidée par Peter Tamba Tolno, inspecteur général au ministère du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat, en présence des proches des deux personnalités.

Ibrahima Capi Camara

Dans son discours, le DG sortant, Ibrahima Capi Camara, a commencé par rendre hommage au président de la République qui l’a nommé il y a six ans à la tête de ce réceptif hôtelier. Selon lui, sa nomination était intervenue à un moment où l’hôtel rencontrait d’énormes difficultés en raison du départ « de manière rocambolesque » du Groupe Accor. « Quand nous avons repris l’hôtel des mains du groupe Accor, puisque c’est à l’avènement de la 3ème République que je fus nommé, le Chef de l’Etat avait pour ambition, entre-autre, de faire de la Guinée un pays à visiter, tant pour les touristes que pour les investisseurs. Pour cela, il avait une politique de construire des hôtels. 6 ans après, cela se passe de commentaires. Mais, il est aussi évident que si hier, nous avions une situation de monopole, aujourd’hui, cette situation de monopole pour Novotel n’existe plus. Il y a eu beaucoup d’hôtels. Ce qui nous a envoyé à un taux d’occupation passant de 100% à un taux d’occupation autour de 15%, quelque fois même moins. C’est dire que la nouvelle direction qui arrive a du pain sur la planche. Mais, Dieu faisant, celle qui est venue connait bien la maison, je l’a connais aussi, je connais sa volonté d’avancer et je n’ai jamais cessé même à distance de vous appuyer, je continuerais à le faire, madame la directrice », a-t-il promis.

Parlant des actions menées au Novotel, sous sa direction, Ibrahima Capi Camara a indiqué que « nous avons rénové la flotte, nous avons acheté des bus. Le salaire, pour le personnel, malgré que difficultés, ils ont été régulièrement payés ; les primes ont été payées, souvent avec difficultés, mais elles ont été payées quand-même. (…) Il y a des choses que je n’ai quand-même pas pu faire. Il s’agit, entre-autres des charges sociales, la dette sociale. Donc, la tâche noire que je laisse derrière moi, c’est le fait que la société n’est pas à jour au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale », a-t-il affirmé.

Mme Doukouré Asmaou Bah

De son côté, madame Doukouré Asmaou Bah, nouvelle directrice générale du GHI Novotel, a d’abord remercié le Chef de l’Etat, pour la confiance portée en sa modeste personne pour diriger cet hôtel. « Je mesure la mission qui m’est confiée et les enjeux considérables qu’elle comporte. Je voudrai rendre un hommage mérité au président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence professeur Alpha Condé, qui a placé la promotion du leadership féminin au cœur de sa gouvernance qu’il a dédiée aux jeunes et aux femmes. Qu’il en soit vivement remercié d’avoir bien voulu placé sa confiance en ma modeste personne pour servir notre pays. (…) Mesdames et messieurs, ma nomination intervient à un moment où le Grand hôtel de l’Indépendance traverse des difficultés économiques qui entravent son fonctionnement normal et qui réduisent ses capacités à faire face à la concurrence actuelle dans le secteur de l’hôtellerie en Guinée, au moment où les grands hôtels de luxe fleurissent dans la capitale. Je promets de veiller sur notre patrimoine historique avec toute mon énergie en comptant sur votre soutien, monsieur le président de la République, et celui de mon ministre pour relever les énormes défis qui nous attendent ».

Enfin, la nouvelle directrice générale du GHI Novotel a rassuré le personnel de son engagement « à susciter et accompagner vos initiatives visant à offrir à notre hôtel toute sa place d’honneur dans le secteur de l’hôtellerie en Guinée. Je mettrais une priorité absolue dans la gestion des ressources humaines, dont l’un des axes sera la qualification du personnel pour que notre gouvernance soit l’excellence. Je travaillerais avec vous dans le respect des textes en vigueur dans notre secteur. Je voudrais vous rassurer de ma disponibilité et de ma franche collaboration pour qu’ensemble nous partagions l’une des priorités du Chef de l’Etat, qui est de préserver le patrimoine national ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Visite officielle : le Président de la Sierra Leone est à Conakry

6 mai 2019 à 18 06 28 05285

Communiqué : Conakry, 6 mai 2019 – Le Président de la République de Sierra Leone, son Excellence Julius Maada Bio, est arrivé a Conakry ce lundi, 6 mai 2019 pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures. Cette deuxième visite du Président léonais depuis son élection à la magistrature suprême de son pays, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et d’amitié entre la Guinée et ce pays voisin.

C’est à 14 heures 25 minutes que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport international de Conakry-Gbessia où le Président Julius Maada Bio a été accueilli par son frère et ami, le Président Alpha Condé devant tous les corps constitués.

Après l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, les Présidents Alpha Condé et Julius Maada Bio ont salué la communauté léonaise fortement mobilisée pour la circonstance.

De là, le Président Alpha Condé et son hôte de marque se sont rendus à Sheraton Grand Hôtel où ils ont eu un premier tête-à-tête suivi d’un second dans une atmosphère de cordialité.

Le Président Léonais regagnera Freetown demain 7 mai dans la matinée.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Ce qu’il faut prendre et ce qu’il faut éviter à la rupture du jeûne : Dr N’Diouria dit tout à Guineematin

6 mai 2019 à 17 05 59 05595
Dr. Abdourahmane N’diouria Diallo, Professeur en hépato-gastro-entérologie, enseignant-chercheur à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 1992, et président de l’ONG SOS Hépatites-Guinée

La communauté musulmane de Guinée a entamé le jeûne du mois saint de Ramadan ce lundi, 06 mai 2019. Un mois de pénitence, de privation d’aliments et d’autres plaisirs. Pour parler des vertus du jeûne sur le plan scientifique et du comportement à adopter sur le plan alimentaire, un journaliste de Guineematin.com s’est entretenu avec Dr Abdourahmane N’diouria Diallo. Ce médecin de renom est Professeur en hépato-gastro-entérologie, enseignant-chercheur à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 1992, et président de l’ONG SOS Hépatites-Guinée.

Guineematin.com : quelles sont les vertus du jeûne sur la santé de l’être humain ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : le jeûne est programmé dans le corps humain déjà. Ce qui veut dire qu’il y a des vertus et des bénéfices liés au jeûne au niveau de l’organisme. Parmi les vertus, nous savons que le foie est une usine de fabrication, de stockage et surtout de purification. Quand vous jeûnez, les cellules du foie se multiplient dix fois par rapport au foie d’un non-jeûneur. Donc, le jeûne purifie l’organisme et tous ses déchets toxiques accumulés depuis un an. Ça consiste à balayer, à nettoyer, à désinfecter et à purifier les déchets toxiques. Ce qui veut dire que les 24 premières heures du jeûne, les cellules mortes, les débris et même les cellules cancéreuses sont dévorées par l’organisme pour rendre le corps neuf. Et la défense de l’organisme est assurée par les cellules T qui augmentent le potentiel immunitaire. Donc, le jeûne rend l’organisme plus vigoureux, plus résistant. C’est pourquoi, les sportifs utilisent le jeûne pour compétir en prenant un repas léger. Ils ne remplissent pas le ventre. Quand vous jeûnez, les intestins et l’estomac se rajeunissent. Ils se mettent en jachère. Vous savez que l’homme a de l’acide chlorhydrique dans l’estomac, c’est lui qui bouffe les microbes et qui permet de métaboliser les aliments. Mais, quand vous jeûnez, cette quantité diminue et les cellules se renouvellent. C’est comme si vous faites une vidange d’un moteur. Donc, quand vous jeûnez sans stress, sans acide chlorhydrique, les plaies guérissent si vous aviez de l’ulcère et ou bien de la gastrite. Cela veut dire qu’il y a un repos de la muqueuse et donc, un rajeunissement. Le jeûne nettoie aussi le mauvais cholestérol dans l’organisme. Ce qui veut dire qu’il a un rôle au niveau des maladies comme l’hypertension, des maladies du cœur, etc. C’est donc un médicament contre la gastrite, l’ulcère et surtout contre l’obésité. Le jeûne peut même soulager les allergies.

Guineematin.com : à la rupture du jeûne, qu’est-ce qu’il faut prendre et qu’est-ce qu’il faut éviter?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : Il y a un principe. Normalement, il faut manger ce que vous avez ; manger un peu et ne pas exagérer. Bernard Cavière nous taquine en disant que les musulmans changent d’habitude. Ils mangent la nuit ce qu’ils devraient manger la journée. Mais en principe, pendant le jeûne, il ne faut pas manger beaucoup. L’estomac mesure 2,5 à 3 litres. Donc, coupez le jeûne avec soit de la bouillie, normalement c’est recommandé de couper avec les dattes, parce que les dattes ont des vertus. C’est l’aliment le plus riche au monde et qui a toutes les protéines. Vous savez que quand vous jeûnez, la bouche est sèche et l’estomac est fermé. Vous prenez les dattes qui ramollissent la muqueuse buccale et ouvrent l’estomac. Si vous n’avez pas les dattes, vous utilisez un ou deux verre d’eau. Ce qui va déclencher la sécrétion de la salive qui va faciliter la digestion des aliments que vous allez manger et surtout libérer l’estomac. Ça va déclencher la sécrétion de toutes les enzymes de l’estomac. Donc, c’est très important de prendre une, deux ou trois dattes ou bien un verre d’eau avant la prière. Il faut couper le jeûne avant la prière. Il ne s’agit pas de prier avant de manger parce que là, vous n’avez pas préparé l’organisme à la bonne digestion ; mais, ne pas couper pas avec les gingembre, le bisap ou bien de l’eau glacée. Quand vous prenez ces substances sucrées ou trop acides, vous allez bloquer la digestion. Les dattes ont du sucre à action semi-lente. Mais, les sucres ordinaires inondent rapidement non seulement l’estomac, mais ça va bloquer la sécrétion des enzymes qui facilitent la digestion des aliments. Donc, il faut prendre quelque chose avant la prière. Si vous n’avez pas de gastrite, vous pouvez couper avec du to ; mais ceux qui ont la gastrite, eux, c’est avec du riz local. Le principe c’est de ne pas remplir l’estomac dès le crépuscule. Si vous remplissez l’estomac, le métabolisme ne se fera pas normalement. Vous serez lourd, ballonné, constipé, fatigué et vous aurez une mauvaise haleine.

Guineematin.com : nous avons constaté également que certaines personnes prennent du thé ou bien du quinquéliba à la rupture. Est-ce que cela a un effet sur la santé du jeûneur ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : il ne faut pas prendre ce qui est trop glacé, ce qui est trop acide et ce qui est très chaud. Ceux qui prennent ce qui est chaud, ce n’est pas bon. Il faut prendre ce qui est recommandé. Prenez deux ou trois dattes ou bien un verre d’eau. Laissez le thé et le quinquéliba, parce que ce n’est pas bon. C’est amer, c’est acide et les gens qui ont de l’hypertension, c’est après qu’il faut prendre du quinquéliba. Il faut prendre ce qui est recommandé, quelque chose qui va déclencher et favoriser la digestion des aliments dans la bouche et dans le tube digestif.

Guineematin.com : dans votre intervention, vous dites souvent que ceux qui ont de la gastrite ne doivent pas manger du gombo pendant le mois de ramadan. Pourquoi ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : actuellement, nous gérons près de 45 975 malades. Ces malades nous ont dit qu’ils ne supportent pas du tout le manioc sur toutes ses formes. Qu’ils ne supportent pas le gombo, ils ne supportent pas ce qui est gluant. Ils ne supportent pas l’arachide, même dans les boulettes et ils ne supportent pas du beurre ou de la mayonnaise. Ces gens doivent couper le jeûne avec le riz local. Un peu de bouillie au riz local ou alors il faut du lafidi en mettant un peu d’huile rouge. Encore une fois, il faut éviter de remplir le ventre pendant le ramadan.

Guineematin.com : quel est l’impact du stress chez le musulman jeûneur ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : quand on est stressé, on secrète l’adrénaline. Les gens qui font des crises cardiaques secrètent beaucoup l’adrénaline et ça agit sur le cœur. L’adrénaline est une substance secrétée intérieurement, involontairement par l’homme. Plus vous êtes énervé, plus vous secrétez de l’adrénaline et plus vous avez des problèmes de respiration au niveau du cœur, du tube digestif et de l’organisme en entier. C’est pourquoi on recommande de garder le calme quand on est à jeun.

Guineematin.com : un de nos internautes qui nous suit en directe demande s’il est normal de prendre au moins jusqu’à 5 dattes à la rupture du jeûne?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : il est recommandé de prendre deux à trois dattes parce que c’est l’aliment le plus complet.

Guineematin.com : Votre mot de la fin ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : Je dirais que le jeûne nécessite trois préparations : une préparation physique, une préparation psychologique et une préparation financière. Allez-y voir le dentiste, arranger vos dents, si vous avez l’hypertension ou bien le diabète, voyez les spécialistes. Vous avez de la gastrite, venez nous voir et pendant le jeûne, le traitement se poursuit. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est de remplir le ventre toute la nuit. Manger un peu et des aliments de qualité. Il ne fait pas cracher. Quand vous crachez toute la journée, vous perdez un litre ou un litre demi d’eau par jour. Vous serez déshydraté et fatigué. Ne dormez pas, faites du mouvement

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : les députés refusent unanimement de lever l’immunité de Damaro

6 mai 2019 à 17 05 39 05395

Réunis ce lundi, 6 mai 2019, les membres du bureau de l’Assemblée nationale ont décidé de rejeter la demande de levée de l’immunité parlementaire déposée contre l’honorable Amadou Damara Camara, Président du groupe parlementaire Rpg-Arc-En-Ciel, par les magistrats de Guinée.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, les collègues du député de la mouvance présidentielle estiment que les preuves fournies pour justifier cette demande ne sont pas suffisantes.

Au sortir de la rencontre tenue dans la salle des actes du Palais du peuple, l’honorable Saloum Cissé du RPG arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée Nationale a donné quelques explications pour motiver ce refus. « Selon l’article 43 de la loi organique 2017, 0030 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui porte sur la procédure de levée de l’immunité parlementaire, la demande de levée de l’immunité parlementaire est formulée par le Procureur général près de la cour d’appel compétente et adressée au Garde des sceau, ministre de la justice, qui transmet au Président de l’assemblée nationale. C’est ce qui fut fait », a-t-il rappelé.

Seulement, indique le secrétaire général par intérim du parti d’Alpha Condé, « après examen, le bureau a jugé irrecevable la requête faite par le ministre de la justice en ce sens que le contenu pour déterminer les différents éléments sur lesquels peut reposer la levée partielle ou totale de l’immunité de l’honorable Damaro, ces preuves-là ne sont pas réunies. Donc, le Bureau a purement et simplement rejeté cette demande », a-t-il informé.

A rappeler que cette demande de levée de l’immunité parlementaire du Chef de la majorité parlementaire a été initiée par l’Association des magistrats de Guinée, qui s’est retrouvée le 12 avril dernier en assemblée générale, pour discuter des actions de représailles à prendre contre l’honorable Amadou Damaro Camara, contre lequel ils ont formulé des griefs.

Au terme donc de la rencontre, les magistrats sous le couvert de leur association, ont décidé de saisir l’Assemblée nationale. Dans un premier temps, c’était pour la levée de l’humilité parlementaire du député et pour un second temps, intenter un procès contre le premier dirigeant de la majorité parlementaire pour outrage aux magistrats.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Fermeture du lycée-collège Sonfonia : « le gouvernement nous doit 1 milliard 700 millions »

6 mai 2019 à 17 05 18 05185

Des élèves du lycée-collège public de Sonfonia, dans la commune de Ratoma, sont descendus dans la rue ce lundi, 6 mai 2019 pour protester contre la fermeture de leur école. Le non-paiement par le gouvernement des frais de location du bâtiment, appartenant à un particulier, est la raison de cette fermeture, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à une chaude ambiance qu’on a assisté dans la matinée de ce lundi à Sonfonia, au niveau de Foula Madina. Devant la fermeture des classes du lycée-collège public de Sonfonia, les élèves n’ont pas trouvé mieux à faire que de barricader la route. La circulation a été sérieusement perturbée sur les lieux par les jets de cailloux et de gaz lacrymogène. L’intervention des forces de l’ordre a permis de ramener le calme et l’ordre sur les lieux.

Elhadj Mamadou SOW, élève de la 10ème, est revenu sur la scène. « On est venu le matin trouver beaucoup d’élèves qui manifestaient. C’est une affaire qui se passe entre le propriétaire de l’école et le gouvernement. On était dans une école à Sonfonia, appelée Africof. Ça fait 2 ans que nous avons transféré ici. Le gouvernement refuse de payer ces 2ans. C’est pourquoi nous sommes descendus dans la rue pour manifester et demander l’ouverture de l’école. Les élèves ont commencé à jeter les pierres par ci, par là et les forces de l’ordre sont venues jeter du gaz lacrymogène. Moi, il y a un militaire qui a voulu me cogner. J’ai fui et il m’a poursuivi. Mon sac est tombé. Il a ramassé le sac et je ne l’ai pas encore récupéré. Il y a mes cahiers dedans. Je suis inquiet par ce que ça risque de contribuer à un échec pour nous. Nous sommes en retard ici dans notre école ».

Joint au téléphone, Abdourahmane Sylla, propriétaire du bâtiment, a confié à notre reporter que le gouvernement lui doit plus d’un milliard et demi de francs guinéens. « On s’était convenu de faire un contrat d’un an renouvelable chaque année. Alors, ça a débuté à l’année scolaire 2017-2018. Le ministre à l’époque, K2 (Ibrahima Kalil Konaté, ancien ministre de l’Education Nationale, ndlr) qui était là, nous a adressé une lettre pour nous dire de mettre les élèves pour couvrir certains dossiers qu’il a énumérés. Alors, on a couvert ce dossier et on a déposé au département. Maintenant, il n’y a pas eu de contrat. Le gouvernement nous doit une somme de 1 milliard 700 millions de nos francs. Donc, quand K2 a quitté, parce que lui, il avait préparé le contrat et il l’a signé. Il nous a fait comprendre que c’est au moment de la paie que la finance allait signer. Entre temps, il a quitté et Mory Sangaré est venu. On est venu le voir, il a dit qu’il faudrait que le contrat soit changé parce que là où K2 a signé, il faut que lui aussi signe pour changer le contrat. Le contrat a été changé. Nous avons signé et Mory Sangaré a signé. Ils ont envoyé le contrat aux Marchés Publics. Ceux-ci ont dit qu’ils ne sont pas d’accord, parce que le département est en train de signer des contrats gré à gré. Donc, qu’ils veulent avoir la lumière sur ces contrats-là. Donc, ça n’a pas passé en un mot. Nous avons adressé des lettres pour leur dire que vraiment, s’ils ne font rien, on va réagir. Depuis l’ouverture, nous n’avons rien vu. On a adressé la lettre au lycée-collège Sonfonia, dire que nous avons rencontré beaucoup de cadres du département. On n’a pas eu de suite. Donc, on est obligé maintenant de passer à la vitesse supérieure tout en fermant notre école. Parce qu’il n’y a pas de contrat, il n’y a pas de paiement ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Guinée : les moments forts de la première édition du Forum du numérique au Foutah

6 mai 2019 à 17 05 04 05045

Ouvert le jeudi 2 mai 2019, sur le campus de l’Université de Labé située dans la sous-préfecture de Hafia, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la région administrative de Labé, le Forum numérique au Foutah (FONUF) en sa première édition a pris fin ce samedi 04 mai 2019 sous le thème « Le numérique au service de la communauté.»

Initié par l’Association Villageois 2.0 en collaboration avec l’Université de Labé, le FONUF visait à impulser chez les participant.e.s, notamment les jeunes, l’esprit d’entrepreneuriat social, l’engagement communautaire à travers l’utilisation rationnelle du numérique, la promotion de la démocratie et de la notion de la co-construction.

Pour la première édition d’un forum de ce genre en République de Guinée et au Foutah Djallon, l’Association Villageois 2.0 et l’Université de Labé, contre mauvaise fortune, ont fait recours au réseautage, grâce auquel des panélistes de grande envergure dont le digital est l’outil de travail au quotidien pour partager leurs expériences avec les participants dont plus de 3/4 sont des jeunes étudiants.

Le profil des panélistes qui ont développé es cinq thèmes prévus par la commission d’organisation suscitait de l’engouement. Ainsi sur les quinze personnes ressources invitées, seulement deux n’ont pas pu honorer leur invitation en présentiel, mais ont néanmoins participé à distance à la réussite de l’évènement.

Cheikh Fall Président de la Ligue Africaines des Blogueurs et cyberactivistes « Africtivistes » et Papa Ismaila Dieng journaliste et blogueur tous deux venus du Sénégal, Cyriac Gbogbou cofondateur de « O’Village » de la  Côte d’Ivoire, Docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo le Recteur de l’Université de Labé, l’ancien Ministre d’État Bailo Teliwel Diallo, Monsieur Abdoulaye Yero Baldé, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Madame Zeinab Camara cheffe de Cabinet du même ministère, Madame Mariama Siré Khan Diallo, Directrice marketing et Communication de Vivo Energy Guinée, M. Maladho Diallo, agripreneur, Alpha Boubacar Barry, CEO Jatropha Hub, Fassory Diakité, Agripreneur, Habibatou Diallo, Assistante projet à Wafrica Guinée, M. Tidiane Diallo expert en développement (France), Abdoulaye Oumou Sow, secrétaire général de l’Association des blogueurs de Guinée  (Ablogui), Amadou Bah Directeur Exécutif de l’ONG Action Mines Guinée, Monsieur Namory Camara, Directeur Général de l’APIP et Dr Aminatou Barry vice-maire de la Commune Rurale de Dara de Labé.

Des thèmes à la hauteur des attentes

Panel 1 – Thème : Comment améliorer la qualité de l’enseignement à travers le numérique ?

Panel 2 – Thème : TIC & développement économique local : Enjeux et perspectives

Panel 3 – Thème : Les TIC peuvent-elles contribuer à l’émancipation de la femme ?

Panel 4 – Thème : Le développement de l’agrobusiness par le numérique, quelles opportunités ?

Panel 5 Thème : Les TIC, outils clés de la gouvernance locale ?

Dans ces cinq panels, l’essentiel des interrogations juvéniles autour du rapport du quotidien des populations avec le digital a été  amplement abordé dans ces instances.

Une série d’ateliers en direction de plus de 500 jeunes pendant deux jours ont été également réalisés par les activistes Cheikh Fall, Papa Ismaël Dieng et Cyriac Gbogbou, sur les thèmes suivants :

  • Cybersécurité et protection de données à caractère personnel, comment créer un espace d’innovation ?
  • Comment monter un projet numérique et citoyen ?
  • La communication digitale et le community management
  • Les techniques de recherche d’emploi et de rédaction de CV à l’ère du numérique.

Les participants ont été également outillés sur l’élaboration d’un Business plan avec Monsieur Danda Diallo CEO de « Ose Ton Emploi » et les métiers du numérique avec Cellou Barry, coordonnateur des projets à l’APIP.

Le forum du numérique au Foutah a aussi été l’occasion pour les Maires de certaines communes d’échanger par vidéo conférence autour de la gouvernance économique et du recouvrement digital avec l’ancien ministre du Budget et actuel Ministre Conseiller à la Présidence Dr. Mohamed Doumbouya qui était prévu comme panéliste mais qui n’a pas pu faire le déplacement.

L’amphithéâtre de 600 places du campus de Hafia n’a pas désempli durant les trois jours du forum. Les étudiants n’ont pas voulu se faire compter l’évènement et ont bravé les longues assises qu’ont nécessité les panels et ateliers tout en posant normalement leurs inquiétudes et interrogations.

Le FONUF a été une réelle opportunité de partage d’idées et  de projets

Il a permis aux jeunes porteurs de projets de venir les exposer dans l’espoir de se faire entendre pour faire avancer leurs idées mais aussi de rencontrer d’éventuels partenaires ou mécènes qui pourraient les accompagner. Ainsi, cinq projets de jeunes dont deux femmes ont été présélectionnés et ont été présentés devant un jury multi-acteurs.

Après délibération, les trois premiers ont été récompensés avec chacun une tablette éducative Syncery, et chacun de ces trois  lauréats bénéficiera d’un accompagnement technique dans la création et le fonctionnement de son entreprise à travers des formations plus spécifiques.

Il s’agit de Souleymane Taran Diallo de Wofa Groupe, de Fatoumata Bah d’Ananas séché et de Diariatou Diallo d’Éducation numérique.

L’Association Villageois 2.0 et l’Université de Labé ont osé faire de Labé et du Foutah, le lieu où une telle initiative peut germer et réussir pour la première fois en Guinée.

Ce forum a ainsi été l’occasion de sonder la nécessité de multiplier les opportunités de partage, de communion entre seniors et juniors dans un monde où le dialogue intergénérationnel est grippé.

Malgré les difficultés rencontrées, ce forum a bénéficié des soutiens technique, moral et financier de certaines personnes de bonne volonté, et de quelques partenaires et sponsors qui ont accepté de croire et de porter confiance aux organisateurs.

Rendez-vous est pris pour les 26, 27 et 28 mars 2020 pour la deuxième édition du Forum du numérique au Foutah.

Retrouvez-nous en cliquant ici les tweets du #FONUF2019.

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Fonction Publique : Billy Nankouman Doumbouya sur les acquis et perspectives du département

6 mai 2019 à 16 04 41 05415
Billy Nankouman Doumbouya, ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration

La traditionnelle conférence de presse des membres du gouvernement se poursuit à Conakry. Ce lundi, 06 mai 2019, c’est le ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration qui a échangé avec les médias. Billy Nankouman Doumbouya a mis l’occasion à profit pour parler du bilan de son département de 2011 à nos jours et annoncer les perspectives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, le ministre de la Fonction Publique a commencé par dire qu’au lendemain de la présidentielle de 2010, « les autorités de la 3ème République ont hérité d’une situation économique difficile, caractérisée par un déficit budgétaire important avec à la base une déliquescence des institutions de l’Etat. A l’arrivée du professeur Alpha Condé au pouvoir en 2010, l’organisation et le fonctionnement de l’administration publique présentaient des handicaps majeurs au rang desquels on peut citer : l’existence de nombreux dysfonctionnements dus, pour une grande partie, à l’inadaptation des normes d’organisation et de fonctionnement de l’administration, les conflits de missions et d’attributions entre les organisations et les structures des différents ministères ».

Devant cette situation, des mesures ont été prises pour inverser la tendance. « Eu égard à ces constats, les actions d’amélioration réalisées par le gouvernement ont permis au cours de la période écoulée (2011-2018) de parvenir aux résultats suivants : l’amélioration des normes d’organisation et de fonctionnement de l’administration publique à travers une révision de la loi L029, portant principes fondamentaux d’organisation, de fonctionnement et de contrôle des services publics et datant de 2001, et son remplacement par la loi L/2018/025, portant organisation générale de l’Administration publique ; la rationalisation de l’organisation des ministères à travers la conduite d’un processus d’arbitrage en vue d’harmoniser les textes d’attribution et les décrets organiques des différents ministères », a expliqué Billy Nankouman Doumbouya.

S’agissant de la gestion des ressources humaines, le ministre de la Fonction Publique a fait savoir que depuis 2011, conformément aux instructions du Chef de l’Etat, « il a été introduit en Guinée le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) fixé à 440 000 ; la suppression de la RTS pour tous ceux qui sont payés à moins d’un million ; les salaires de base ont fait l’objet d’une augmentation de près de 200% entre 2010 et 2017. A titre d’exemple, un fonctionnaire de la hiérarchie A, engagé au grade 1, échelon 1, avec un indice de 1100 percevait en 2010 comme salaire de base un montant de 569 800. Le même fonctionnaire classé dans la même catégorie, bénéficie d’un indice 1540 dans la nouvelle grille élaborée en 2016 et bénéficie en 2017 d’un salaire de 1 586 200 francs guinéens. Soit son salaire de 2010 multiplié par 3 en 8 ans (…) La réalisation de l’opération de recensement biométrique des fonctionnaires et des contractuels permanents en 2014, qui a permis de reverser au trésor public plus de 30 milliards de francs guinéens et dégager du fichier plus de 11 000 agents qui percevaient indûment le salaire ».

Parlant des perspectives, monsieur Doumbouya a dit qu’elles sont nombreuses et diversifiées. Dans le domaine de l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement de l’administration, il a cité entre-autres : « la mise en œuvre du projet de Charte de la déconcentration, le projet de déconcentration de la gestion des ressources humaines dans les ministères de la Sécurité, de la Santé, etc. La poursuite de la mise en cohérence des organisations des ministères, à travers l’harmonisation et la validation des décrets organiques dans les départements, la réalisation d’un programme d’amélioration du cadre de gestion des ressources humaines de l’Etat », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Banankoro : Adama Sanoh accueilli triomphalement dans sa ville natale

6 mai 2019 à 15 03 35 05355

Le récent vainqueur du concours international de lecture du saint Coran au Koweït, Adama Sanoh, a été accueilli en héros dans la matinée de ce lundi, 6 mai 2019 à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Une très forte mobilisation a caractérisé cette réception dans une commune rurale où l’Islam est la principale religion, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À l’instar de certaines villes, comme Conakry et Kissidougou, Banankoro a accueilli dans la ferveur Adama Sanoh, vainqueur du concours international de lecture du Coran. La réception de l’enfant de 11 ans a créé une grande euphorie dans la ville.

Banankoro était en effervescence avec de nombreux motards. C’est à 10 heures que le véhicule transportant Adama Sanoh est apparu, escorté par les autorités sous-préfectorales et communales, ainsi que les associations islamiques de la localité.

Devant cette forte mobilisation, le préfet de Banankoro a exprimé ses sentiments. Selon le commandant Fran Mara, « depuis que je suis venu comme autorité, il n’y a que des bonnes nouvelles pour Banankoro. La réception d’aujourd’hui en est un exemple. Le premier du monde est guinéen, mais particulièrement de Banankoro. C’est une bonne nouvelle, car il a pris ce trophée devant les arabes et devant 185 États comme candidats. La population de Banankoro doit être fière de ça. »

Même son cloche chez le grand imam de Banankoro, Elhadj Moussa Sanoh. « Je suis très content. Je vous remercie de cet accueil historique car, depuis que je suis imam, je n’ai jamais vu une telle mobilisation ici. Vous avez montré que la ville de Banankoro est une ville de l’Islam. Vous avez abandonné vos différentes activités pour vous unir pour une cause commune. Je vais vous dire, soyez unis, seule l’union pouvait faire une telle chose. Continuez sur cette lancée chère population ! Débarrassez-vous de la haine. Si quelqu’un a du bonheur ici, c’est pour tout Banankoro… »

Longuement ovationné, Adama Sanoh a pris le micro pour réciter quelques versets coraniques. Il a fini par s’effondrer en larmes.

Pour sa part, Elhadj Oumar Kouyaté, notable de Banankoro, a félicité tous ceux qui se sont mobilisés pour apporter un soutien moral et financier à l’heureux gagnant qui fait désormais la fierté de la Guinée. « Nous remercions la communauté Peule d’avoir donné 75 millions de francs guinéens au jeune et 3 billets pour la Oumra à la Mecque. Nous remercions aussi la première dame pour lui avoir prêté un véhicule de l’Etat. Ce jeune n’est pas n’importe qui en Guinée », a dit le sage.

Depuis Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Vers la fin du régime Alpha Condé : des RPGistes de Banko (Siguiri) démissionnent pour rejoindre l’UFR de Sidya Touré

6 mai 2019 à 14 02 01 05015

Des citoyens du district de Koumandjanbougou, relevant de la sous-préfecture de Banko, dans la préfecture de Siguiri, ont décidé de quitter le RPG pour grossir les rangs de l’Union des Forces Républicaines (UFR). L’annonce de cette arrivée massive de ces désormais anciens membres du parti au pouvoir a été faite avant-hier samedi, 04 mai 2019 à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il s’agit de femmes, de jeunes gens et de sages qui ont décidé de quitter le navire du RPG pour rejoindre l’UFR. Des citoyens qui justifient leur départ par les promesses non tenues par le régime du président Alpha Condé. C’est la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri qui a réussi ce retournement.

Daï Koulibaly

Selon Daï Koulibaly, porte-parole des sages de Koumandjanbougou, ce sont les fausses promesses du RPG qui sont à la base de cette rupture. « Nous avions cotisé pour ce parti, même les aveugles ont cotisé pour le RPG. Depuis qu’il est venu au pouvoir, on n’a rien vu, sauf des fausses promesses. La seule route débutée en 2009 traîne encore. Pendant les campagnes électorales, pour tromper les citoyens, ils envoient des travailleurs. Par après, ceux-ci quittent pour ne jamais revenir. Aujourd’hui, toute la population de Koumandjanbougou adhère au parti UFR dirigé par Sidya Touré. Nous ne voulons plus du RPG », a-t-il laissé entendre.

Sira Koulibaly

Même son de cloche chez la gent féminine. Pour Sira Koulibaly, présidente des femmes de Koumandjanbougou, « nous entendons dire à la radio, tous les jours, qu’Alpha Condé est venu au pouvoir pour les femmes. Si cela est vrai, il n’est pas venu pour les femmes de Koumandjanbougou. Nous vivons des cultures de nos jardins, mais on n’a pas de routes pour écouler nos récoltes. On n’a pas aussi d’eau. Désormais, nous ne voulons plus entendre parler du RPG. Toutes les femmes de Koumandjanbougou adhèrent maintenant à l’UFR ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Télimélé : la première édition du concours préfectoral d’épellation a rendu son verdict

6 mai 2019 à 13 01 08 05085

La première édition du concours préfectoral d’épellation a eu lieu à Télimélé avant-hier samedi, 04 mai 2019. La cérémonie est une initiative de l’Association des Jeunes Unis pour le Développement de Télimélé (AJUDT) en partenariat avec YOUVI. C’est la maison des jeunes qui a servi de cadre à cette rencontre en présence des responsables de la mairie, de la direction préfectorale de l’éducation et des responsables d’écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont finalement vingt trois (23) candidats issus de cinq (5) collèges de Télimélé qui ont participé à ce concours avec deux (2) places disponibles. Des responsables locaux et une foule importante ont pris part à cette cérémonie.

Dans son discours, Thierno Mamadou Diallo, président de l’AJUDT, a expliqué l’objectif de ce concours. « La Compétition Préfectorale d’Epellation (CPE) a pour vision d’émanciper les élèves des différents établissements scolaires de Télimélé, rehausser leur niveau afin qu’ils puissent avoir un esprit de compétitivité, d’éloquence et de recherche. Ce concours d’épellation est une compétition d’orthographe qui permet aux élèves de maitriser de nouveaux mots, de connaître leur orthographe, enrichir leur expression écrite et orale, cultiver en eux le goût de la recherche », a-t-il dit.

Pour cette première édition, Thierno Mamadou Diallo a apporté des précisions. « Nous avons pris le soin d’inviter sept (7) collèges de la préfecture, dont 35 candidats pour seulement deux places qui participeront à la grande finale du concours national d’épellation de mots à Conakry. Si nous avons réussi cette première édition, c’est parce-que nous avons été accompagnés. C’est le lieu et le moment de remercier la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), le site d’informations Guineematin.com de monsieur Nouhou Baldé et la compagnie eau Fanta Sodjo ».

De son coté, madame Asmaou Barry, présidente du jury, a encouragé les organisateurs en les invitant à pérenniser ladite activité. Elle a également magnifié le bon niveau des compétiteurs.

Pour sa part, Bah Oumar, professeur de philosophie au lycée Ley-Wendou et membre du jury, a souligné le caractère serré de la compétition et le bon niveau des concurrents. « Trouver les deux gagnants dans un groupe n’a pas été facile. En réalité, tout s’est bien passé, l’organisation a été très parfaite. Pour cela, j’exprime mon sentiment de satisfaction par rapport à l’organisation que j’ai vue ce soir, bien que ce soit la première fois qu’un tel événement est organisé au niveau préfectoral à Télimélé. Nous tenons à remercier les organisateurs. Nous avons compris que les étudiants de Télimélé sont engagés à promouvoir le développement de l’éducation », a laissé entendre Oumar Bah.

Il est important de rappeler que c’est vingt trois (23) candidats, issus de (5) collèges, qui ont participé à ce concours pour deux (2) places. Après plusieurs phases, c’est Amadou Barry (9ème année au collège Kolly) et Fatoumata Binta Kahn Bah (9ème année au groupe scolaire ALIK) qui se sont qualifiés. Ils vont représenter la préfecture de Télimélé à la compétition nationale prévue à Conakry.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Refus de payer les contractuels : des enseignants de Labé dans la rue

6 mai 2019 à 11 11 23 05235

Certains contractuels d’Etat de l’éducation sont descendus dans les rues de Labé très tôt ce lundi, 06 mai 2019, pour, disent-ils, se faire entendre par les autorités compétentes sur leur situation actuellement confuse, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette manifestation de rue organisée par les contractuels d’Etat de l’éducation dans la commune urbaine de Labé est partie du stade régional Elhadj Saïfoulaye Diallo à l’inspection Régionale de l’Education en passant par la place de la prière de Bowounloko, le carrefour Bilaly, le rond-point Hoggo M’Bouro, carrefour Hôpital Régional, devanture bloc administratif préfectoral et la Direction Préfectorale de l’Education.

Aucun incident n’a été signalé au cours du parcours et à l’arrivée à destination où les services de sécurité ont l’habitude de disperser de manifestants à coups de gaz lacrymogène.

« A l’image de tous nos camarades contractuels de Guinée, nous sommes sortis aujourd’hui pour exprimer notre mécontentement face à la division et à l’exclusion que nous subissons de la part du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous disons à Mory Sangaré que Labé aussi a travaillé. Il doit nous payer les primes d’encouragement estimées au total à 1 200 000 francs guinéens par personne. Nous demandons également la libération immédiate de nos camarades contractuels arrêtés et emprisonnés à Kindia depuis la dernière manifestation des contractuels d’Etat de Guinée. Nous exigeons notre intégration pure et simple à la Fonction Publique, sans conditions. Ils nous avaient soumis à une évaluation avant de prendre comme contractuels d’Etat en situation de classe. Nous n’avons donc pas besoin de passer un autre test pour l’intégration à la Fonction Publique » explique le porte-parole des manifestants Abdoulaye Sylla, chargé de cours de Physique à Labé.

Les manifestants de Labé disent ne pas reconnaitre la liste officielle des contractuels d’Etat affichée il y a quelques jours par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, parce qu’elle est pleine d’anomalies.

« C’est une liste sur laquelle on retrouve des fictifs, des omissions et des doublons. La seule liste que nous validons, c’est la liste issue de notre recensement effectué par la coordination nationale dans les régions » a ajouté notre interlocuteur.

Il semble que cette liste officielle ne prend en compte que les contractuels d’Etat issus des Ecoles Normales des Instituteurs (ENI) et de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG). Elle exclue les sortants des autres universités du pays.

Comme preuve que Labé a travaillé pendant la période de grève du SLECG, Abdoulaye Sylla brandi l’argument selon lequel les enseignants titulaires de cette localité n’ont pas eu de salaires gelés. Ceux qui ont été gelés n’atteignaient même pas les 10% de l’effectif global. « De la même manière que les titulaires travaillaient, nous contractuels étions avec eux et nous avons travaillé ensemble » insiste le porte-parole des manifestants.

Il relève quand même une contradiction dans les propos du ministre Mory Sangaré : « il a affiché une liste sur laquelle on retrouve les contractuels de l’ENI et de l’ISSEG dont ceux de Labé. Il a dit qu’on lui a remonté ces listes. Cela veut dire que la liste de Labé a été remontée que on a travaillé ici. Sinon, il n’aurait pas eu une liste à sortir » a-t-il conclu.

A préciser que pendant la marche, les manifestants scandaient des slogans du genre : « non à la division, non à l’exclusion, pas de concours et libérez les contractuels de Kindia. »

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pénurie d’eau à Mamou : le calvaire des citoyens autour des forages

6 mai 2019 à 11 11 04 05045

La Guinée, pays de tous les contrastes, château d’eau de l’Afrique Occidentale, peine à s’alimenter en eau potable. De nombreux robinets sont à sec tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Des particuliers se sont substitués à l’Etat en creusant des forages, contribuant grandement à soulager les citoyens. La ville de Mamou n’échappe pas à cette triste réalité où il faut passer de longues heures pour obtenir le précieux sésame, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’école Union Musulmane de Mamou a en son sein un forage, régulièrement envahi par des citoyens de la ville carrefour à la recherche de l’or bleu. Mais, pour avoir une goutte d’eau, il faut faire preuve de patience entre 4 et 5 heures d’attente.

Rencontré sur les lieux aux environs de 17 heures, hier dimanche 05 mai 2019, Mamadou Diallo, conducteur de mototaxi, ne cache pas son amertume. Ce père de famille a dit qu’à la veille du Ramadan, c’est éprouvant de vivre un tel calvaire. « Nous Sommes là depuis 12 heures alors qu’il va être 17 h. Je suis venu avec 11 bidons pour chercher d’eau. J’ai abandonné mon travail de taxi-motard. Pourtant, c’est dans ça que je veux trouver mon repas du jour. Cependant, la queue peut durer des heures, surtout que les gens sont ravitaillés par ordre d’arrivée. Certains viennent avec 15 bidons ou plus. Vouloir attendre tout ça, c’est tuer le temps et perdre beaucoup de clients. Vraiment, nous demandons aux gouvernants de nous aider pour avoir l’eau. C’est indispensable. Dieu a créé toute chose à partir de l’eau. Sans eau, il n’y a pas de vie. Demain, c’est le début du Ramadan, nous avons à faire face aux préparatifs, mais s’il faut attendre des heures… »

Même son de cloche de la part de madame Aminata Diallo, venue du quartier Abattoir, à cinq (5) kilomètres des lieux. « C’est une ironie en qualifiant la Guinée de château d’eau de l’Afrique Occidentale. Dire que la Guinée est le château d’eau de l’Afrique Occidentale, c’est vouloir dire qu’il n’y a pas de sable dans le désert. Le manque d’eau devient de plus en plus préoccupant à Mamou. Il suffit de faire un tour dans les différents quartiers à Abattoir, à Almamya ou à Pétel. De nombreuses familles sont confrontées à un manque criard d’eau. Nous sommes contraints de faire la file indienne en alignant des bidons devant un ou deux points d’eau. Nous payons doublement : quelqu’un d’abord, pour puiser pour nous dans les puits ; puis un autre taxi, pour envoyer nos bidons à la maison. Il faut faire la lessive, se laver et laver aussi les enfants. La Guinée est devenue le château de la pénurie d’eau », ironise la bonne femme.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les taxi-motards saisissent cette occasion pour se faire de l’argent. Ils peuvent envoyer six à huit bidons d’eau par voyage en raison de mille francs guinéens l’unité.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Kipé-Dadia : en colère, des enseignants-contractuels barricadent la route

6 mai 2019 à 9 09 57 05575

Un groupe d’enseignants contractuels de la commune de Ratoma a exprimé sa colère ce lundi, 6 mai 2019, au niveau de la mosquée de Dadia, à Kipé. Ils ont momentanément barricadé la route en exigeant leur intégration sans aucune forme de test à la fonction publique et la libération de leurs collègues arrêtés à Kindia, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La circulation sur l’axe Kipé-Taouyah a été momentanément perturbée par un petit groupe d’enseignants contractuels dans la commune de Ratoma. Ils sont sortis aux environs de 8h 15 minutes pour exiger leur intégration sans concours, ni test à la fonction et la libération de leurs collègues arrêtés à Kindia.

Mme Salamata Bah, chargée de communication des enseignants contractuels de Ratoma

Selon Salamata Bah, chargée de communication des enseignants contractuels de la commune de Ratoma, « nous voulons être intégrés à la fonction publique pure et simple, sans test, sans concours. Nous avons fait un recensement, de Conakry à Yomou, pour qu’ils prennent en compte notre liste. Et là, ils nous publient une liste de mécaniciens. On nous avait traités au début de mécaniciens. Pendant les trois mois de cours, pendant les trois mois de crise, on a prouvé nos compétences, on a prouvé que nous ne sommes pas des mécaniciens, que nous sommes des enseignants. Et là, ils font sortir une liste de personnes avec qui ils ont pris de l’argent. Ces personnes sont leurs copines, leurs femmes, leurs époux, leurs épouses et leurs enfants. On n’accepte pas, c’est nous qui sommes les contractuels. Nous ne sommes pas des suppléants, ni des volontaires, ni des contractuels temporaires, mais des contractuels d’Etat ».

Abdoulaye Mara

Pour sa part, Abdoulaye Mara, coordinateur du mouvement, a dénoncé la liste affichée à la Direction Communale de l’Education (DCE) de Ratoma. « Nous sommes sortis pour dire au ministre que nous ne sommes pas d’accord avec cette publication fantaisiste des listes qu’il a affichées dans les DCE. Et aussi, nous sommes là pour demander la libération pure et simple de nos amis condamnés dans la préfecture de Kindia », a-t-il lancé.

Il faut noter que cette manifestation n’a été que de courte durée, environ une demi-heure. Les manifestants ont déversé des ordures sur la chaussée, renversé des tables et tout autre objet qui leur tombait sous la main. Quelques automobilistes ont préféré rebroussé chemin. Aucun incident grave n’a été signalé. La circulation a repris son cours normal.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pourquoi le pouvoir cache-t-il cette « Constitution révolutionnaire réécrite » ?

6 mai 2019 à 5 05 14 05145
Mamadou Bah Baadiko, président du parti UFD

Déclaration de l’UFD (suite) : En fait, tout indique que les « morceaux choisis » du texte de la nouvelle constitution, malicieusement distillés dans les médias ne représentent que le miel, c’est-à-dire les dispositions non dérangeantes pour les opposants à la révision constitutionnelle. Le piment ou le plus grave, le plus sérieux, l’inacceptable, l’objectif ultime poursuivi avec le nouveau texte est ailleurs.

Il ne s’agit rien de moins pour ses auteurs que de s’armer légalement, en se dotant de textes adéquats permettant une confiscation définitive du pouvoir en Guinée, avec ou sans l’actuel locataire du Palais. Ils sont ainsi décidés à empêcher par tous les moyens, toute alternance démocratique, dans un pays qui n’a connu que ce système de Parti-Etat corrompu, dictatorial et ethniciste dans son essence. On comprend mieux aujourd’hui le sens des allusions des idéologues du régime disant qu’ils avaient besoin de…50 ans pour asseoir la démocratie en Guinée !

De quoi s’agit-t-il ? Devant la stratégie du secret absolu sur le texte « réécrit », il n’est pas possible, comme il se devrait dans une démocratie véritable, de procéder à une analyse détaillée, pour nous prononcer en toute objectivité sur ses forces et ses faiblesses, comme ce fut le cas pour la Loi Fondamentale en 1990. Nous n’avons à notre disposition que des bribes de texte et des éléments glanés ici et là, sans garantie d’authenticité, la responsabilité d’une erreur éventuelle incombant entièrement aux pilotes cachés du projet troisième mandat.

Il y a d’abord la suppression du multipartisme intégral obtenu de haute lutte en 1990, en lieu et place du bipartisme. La nouvelle Constitution serait basée sur 3 partis : un du pouvoir, un de l’opposition et un du centre. En apparence, cette disposition paraît séduisante. Mais en réalité elle consiste à enlever tout contenu politique aux partis politiques ! Un parti n’existerait plus alors selon un choix politique ou idéologique quelconque, mais par rapport à ceux qui détiennent le pouvoir ! En toute logique, lorsqu’un changement politique se produit, les militants devraient être amenés à changer de partis ! Le texte ne nous dit pas que deviennent les partis politiques après un coup d’Etat. Deux partis peuvent ne pas être d’accord avec le pouvoir en place, mais n’avoir rien d’autre à faire ensemble, comme c’est le cas en ce moment pour l’UFD et d’autres partis. Un parti qui s’engagerait à lutter en s’appuyant sur une idéologie quelconque n’aurait pas de place sur l’échiquier politique. Par exemple, un parti qui opterait pour la lutte pour le panafricanisme ou l’écologie, si importante aujourd’hui pour l’avenir du pays, n’aura pas de place dans la vie politique. Les partis seraient alors à géométrie variable !

En fait, le projet est une pérennisation et une légalisation du Condominium politico-ethnique du couple RPG-UFDG. C’est un énorme recul pour la démocratie chèrement acquise par le peuple de Guinée et c’est totalement inacceptable, car avec une opposition ainsi « mouillée » et anesthésiée dans le cadre d’un partage du gâteau, l’alternance démocratique est impossible à réaliser. Pour mémoire, même le Président Leopold Sedar Senghor qui fut un grand Président africain qu’on ne peut soupçonner d’être un dictateur, avait adopté le même système à trois partis maximum, basés sur des options politiques : libéraux, sociaux-démocrates et marxistes-léninistes ; Guerre froide oblige sans doute…

Face aux difficultés d’application, il y avait renoncé et institué le multipartisme intégral. Dans ce dernier cas, comme dans toutes les vraies démocraties, le jeu des alliances a largement permis d’avoir une alternance démocratique au pouvoir au Sénégal. En matière de démocratie et de développement, ce pays frère et voisin, bien moins gâté par la nature que nous, est aux antipodes de la Guinée bloquée, depuis plus de 61 ans dans un système de présidents à vie.

La deuxième mesure anti-démocratique est « le découpage électoral ». Sous prétexte de « corriger des aberrations » imputables aux déséquilibres démographiques entre les circonscriptions électorales, on va remodeler la carte des circonscriptions pour réduire à peu de choses l’opposition, qui, pourtant a applaudi à sa mort programmée ! On reviendrait ainsi à une proportionnelle presque intégrale, alors qu’actuellement, nous avons un système assez équilibré aux deux tiers proportionnels et un tiers par circonscription administrative. Avec les bourrages massifs, presque officiels du fichier électoral et la fraude à ciel ouvert donnant 98% dans les fiefs du pouvoir, les résultats des élections seront garantis pour l’éternité. En s’appuyant sur une assemblée préfabriquée et nantie de la majorité qualifiée des deux tiers, le pouvoir peut modifier ou introduire n’importe quelle loi inique et liberticide lui permettant de se maintenir indéfiniment et d’agir à sa guise, sans aucun contrepoids. Pauvres opposants qui se disent pressés d’aller aux élections, certainement pour se précipiter sur les miettes que leur associé du pouvoir daignera leur laisser !

Comme on le voit, la fameuse « Constitution révolutionnaire réécrite » permettra au pouvoir, digne héritier des systèmes qui ont sévi sur la Guinée depuis 1958, de continuer tranquillement sa besogne de réduire l’écrasante majorité du peuple de Guinée à la misère et au désespoir. En plus du « Coup K.O » ce sera un coup double, car en l’état et légalement, aucune nouvelle constitution ne peut avoir pour effet de permettre à l’actuel président de se présenter à une nouvelle élection. Une modification de l’article 154 sur l’intangibilité de la limitation des mandats nécessiterait un large consensus qui n’existe pas aujourd’hui, comme chacun peut le constater, au vu de la réaction unanime farouchement hostile des populations dans la totalité des régions du pays.

A suivre : 3. Nouvelle Constitution par la corruption et la violence

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Éducation : situation confuse des contractuels d’État dans la région de Labé

6 mai 2019 à 4 04 56 05565

La situation administrative des près de 800 contractuels d’Etat chargés de cours dans les établissements scolaires du public des préfectures de Labé, Mali, Lélouma et Koubia reste confuse auprès du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation qui, apparemment, refusent de payer les primes d’encouragement, pour avoir accepté d’enseigner pendant les 3 mois de la grève générale organisée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pendant la crise, un rapport confidentiel redigé par une main jusque-là invisible a expliqué aux autorités nationales de l’éducation que la grève générale provoquée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigée par le camarade Aboubacar Soumah a bel et bien été suivie dans la Région Administrative de Labé, exceptée la préfecture de Tougué.

En réaction, à la reprise des cours, ce sont seulement les contractuels de Tougué qui ont reçu leurs primes d’encouragement et une promesse ferme d’intégration à la Fonction Publique. Depuis leurs collègues des préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma cherchent à apporter les preuves qu’ils ont, eux-aussi, donné des cours pour boycotter la grève déclenchée par le SLECG.

Malgré toute la documentation fournie par chaque contractuel concerné, rien n’a changé. Jusqu’à présent personne n’a rien reçu de personne comme primes de prestations, conformément aux promesses faites au début de la grève par le gouvernement qui voulait à tout prix étouffer dans l’œuf les revendications formulées par les enseignants affiliés au SLECG du camarade Aboubacar Soumah.

Pire ! Dans le cadre de la constitution des dossiers pour l’intégration à la Fonction Publique, le coordinateur national des contractuels d’Etat de Guinée, Alseyni Mabinty Camara s’est rendu dans la région pour un recensement des enseignants concernés et un contrôle de la conformité des dossiers fournis par les intéressés. Au cours de cette opération, chaque contractuel d’Etat en poste dans la Région Administrative (RA) de Labé aurait donné, en plus de son dossier, la modique somme de 10.000 francs guinéens soit un montant global estimé à plus de 8 millions de francs guinéens collectés par cette mission de la coordination nationale.

Or, jusqu’à présent, dans les communications officielles, le coordinateur national, Alseyni Mabinty Camara n’a pas encore intégré les données de la région dans les statistiques globales.

Il parle souvent de « 7430 contractuels d’Etat au niveau national et la liste de Labé.»

Plusieurs chargés de cours de la région de Labé qui sont concernés par cette situation se demandent pourquoi jusqu’à présent la région est stigmatisée de la sorte alors que les preuves ont été apportées que les cours ont été effectivement donnés dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma au même titre que la préfecture de Tougué. Pourquoi a-t-on réellement dissocié Tougué des autres préfectures de la région ?

Pour en savoir plus, Guineematin.com est entré en contact avec Alseyni Mabinty Camara dans l’après-midi de ce dimanche, 05 mai 2019. L’intéressé a préféré donner le téléphone à une dame qui était à côté : « actuellement, il n’y a pas de problème. Nous sommes en train de travailler sur le fichier de Labé. Au moment où vous m’appelez, je suis avec la chargée de la communication de Labé. Vous pouvez même la prendre pour que vous puissiez échanger. Elle est mieux placée pour vous donner des informations sur le cas de Labé » a-t-il coupé court.

Et au bout du fil, la dame se présente comme étant « Mme Oumou Bobo Diallo. Déjà, c’est 2 volets. D’abord, lorsqu’on a donné les primes, la coordination est partie en fonction de ça. C’est lorsque la coordination s’est rendue à Labé qu’elle a constaté que Labé a effectivement enseigné. La mission était déjà passée dans les préfectures où la prime a été donnée. Maintenant, nous sommes en train de traiter le fichier de Labé. Labé ne sera pas portée sur la première liste des 7430 contractuels. Mais, toute la région sera prise en compte, parce qu’on a montré les preuves de Labé a enseigné » a-t-elle rassuré.

Il semble que les 4 préfectures de la région de Labé étaient dans la même situation que Boké et Dinguiraye. Mais, en croire madame Oumou Bobo Diallo il y a plus de peur que de mal.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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