Yacine Diallo sur la liberté de la presse en Guinée : « il y a quelques ratés »

2 mai 2019 à 22 10 24 05245
Boubacar Yacine Diallo, journaliste, ancien ministre et ancien président du CNC

La Guinée, à l’instar des autres pays, va célébrer demain vendredi, 03 mai 2019, la journée mondiale de la liberté de la presse. Le thème retenu cette année est intitulé « Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ».

En prélude à cette célébration, un reporter de Guineematin.com a donné la parole, ce jeudi 2 mai 2019, à Boubacar Yacine Diallo, journaliste et ancien ministre de la Communication. Avec lui, il a été question entre-autres de la réalité de la liberté de la presse en Guinée et du dernier classement de Reporters Sans Frontières (RSF)

Guineematin.com : demain vendredi, c’est la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse. En tant que journaliste et ancien ministre de la Communication, quel regard portez-vous aujourd’hui sur cette liberté la de presse en Guinée ?

Boubacar Yacine Diallo : je crois qu’il faut être honnête et reconnaître que, du point de vue législatif et réglementaire, la liberté de la presse est totalement consacrée dans notre pays. Et d’ailleurs, il faut faire une mention exceptionnelle en ce qui concerne la dépénalisation des délits commis par voie de presse. Maintenant, dans la pratique, il y a quand même quelques ratés. Par exemple, les journalistes qui ont été injustement détenus parce qu’avec le régime de la dépénalisation, sauf quelques cas d’exceptions, la détention préventive est interdite alors que ces journalistes ont été détenus préventivement, de manière illégale. Ensuite, il y a eu des interdictions qui ont été faites et qui n’étaient pas suffisamment motivées. Il y a des journalistes qui ont été également violentés, bastonnés, leurs matériels détruits. Je pense que ce sont des choses que nous pouvons regretter. Mais, quand on en juge par le ton que les journalistes empruntent dans notre pays, les diversités des supports, la qualité parfois de l’information diffusée, on peut considérer que la Guinée, de ce point de vue, se porte de mieux en mieux.

Guineematin.com : que pensez-vous du thème choisi cette année pour la célébration de cette journée ?

Boubacar Yacine Diallo : mais, la presse c’est déjà un des piliers de la démocratie. Sans liberté d’expression supportée par la liberté de la presse, il n’y a pas de démocratie. L’essence de la démocratie, c’est le débat. La démocratie repose sur le débat et le débat conduit à l’alternance. Donc, si la presse est libre déjà, la démocratie peut se porter mieux, parce que c’est à la presse qu’il revient la responsabilité de dire ce qui va et de dénoncer ce qui ne va pas, puisque les opinions s’expriment aussi par la presse. Alors, on peut considérer que si la presse se porte bien, la démocratie pourrait aussi se porter mieux, même s’il y a beaucoup d’autres structures, beaucoup d’autres piliers de la démocratie qui devraient fonctionner autant que la presse.

Guineematin.com : dans l’arsenal juridique qui existe dans notre pays, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse, est-ce que vous pensez qu’il y a toujours des choses à changer ou à améliorer ?

Boubacar Yacine Diallo : bien sûr. Vous savez que la loi s’adapte aux réalités. Quand cette loi en 2010 se prenait, par exemple, il n’y avait pas de Web radio, de Web télé. Il faut donc réglementer leur vie et cela est du domaine de la loi. Ensuite, cette loi a été écrite dans la précipitation, il n’y a pas par exemple un champ d’application. On ne sait pas à qui la loi s’applique et ça, il faut le mentionner. Et puisque maintenant il y a dépénalisation, il faut aller pour donner un peu plus de reliefs et de détails à cette dépénalisation pour ne pas qu’il y ait conflit de compétence ou d’amalgame. Le régime étant aussi un régime de contravention, c’est -à-dire que ce sont des amendes qui sont généralement payées, il faut voir si ces amendes sont dissuasives, si leur montant suffit, si c’est trop ou si c’est peu. Je pense également que le législateur pourrait revoir ces questions-là, si jamais un tel projet était porté à sa connaissance.

Guineematin.com : que dites-vous du dernier rapport de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de presse?

Boubacar Yacine Diallo : vous allez constater comme moi que la Guinée a encore perdu trois points comme l’année dernière. Mais, c’est tout ce que j’ai dénoncé qui contribue justement à nous faire perdre des points. Donc, si nous voulons gagner des points, il faut inverser la tendance.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Liberté de la presse en Guinée : ce qu’en dit Caleb Kolié, PDG de Familia FM

2 mai 2019 à 21 09 48 05485

L’humanité va célébrer demain vendredi, 03 mai 2019, la journée mondiale de la liberté de la presse. Une fête qui intervient à un moment où la presse guinéenne est en pleine mutation avec des difficultés multiples. Pour cette année 2019, le thème va tourner autour de « Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ».

En prélude à cette manifestation, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Caleb Kolié, Président Directeur Général de la radio Familia FM. Avec l’enfant de Galapaye, il a été question de l’état de la liberté de la presse en Guinée et des problèmes rencontrés par les hommes de médias sur le terrain.

Guineematin.com : l’humanité va célébrer demain vendredi la journée mondiale de la liberté de la presse. Quel est votre regard sur la liberté de la presse en Guinée ?

Caleb Kolié : vous savez chaque année, c’est toujours un moment d’émotion et de constat pour nous professionnels des médias de faire un constat sur le terrain par rapport à la liberté de la presse. Le constat qu’on peut faire sur la liberté de la presse dans notre pays, est que, c’est dommage, c’est un recul par rapport à l’année passée. L’année passée déjà, le constat n’était pas très bien. Vous savez que cette année, avec le rapport de Reporter Sans Frontières, je crois que la Guinée a encore accusé un pas en arrière par rapport à cette liberté. Tout dépend de l’appréciation que nous pouvons faire par rapport à notre position. Mais, je crois que le constat est mitigé et qu’on ne peut pas s’en enorgueillir. On a beaucoup de choses à faire, même si en Guinée, il y a un semblant de liberté totale d’expression dans notre pays. Mais, il faut reconnaître que beaucoup reste à faire encore pour qu’on puisse être vraiment libre, même si la responsabilité de ce manque de liberté est partagée tant au niveau de l’Etat que des professionnels des médias où il y a beaucoup de choses qu’on doit régler à la base.

Guineematin.com : en clair, vous voulez dire que la presse n’est pas suffisamment libre en Guinée ?

Caleb Kolié : oui bon, puisque nous parlons de la Guinée, sinon dans le contexte global, la presse n’a jamais été suffisamment libre, même dans les pays Occidentaux où on pense que la liberté de la presse a atteint son paroxysme. Je crois que c’est de l’utopie que de croire que nous pouvons atteindre une certaine liberté d’expression comme nous le cherchons. Mais en Guinée, il faut reconnaitre qu’il y a des failles qu’il faut essayer de raccommoder pour qu’on puisse atteindre au-moins un idéal de liberté d’expression. Moi, je l’ai toujours dit, que c’est une conquête permanente des professionnels des médias pour qu’on puisse atteindre ce que nous voulons. Parce que nous les journalistes, nous voulons montrer au peuple ce que les gouvernants veulent cacher.

Guineematin.com : quels reproches peut-on faire aux journalistes ?

Caleb Kolié : oui, justement parce que j’ai dit que la responsabilité est partagée. Mais aujourd’hui, le premier reproche qu’on peut faire, c’est qu’il y a un manque de formation. On a l’impression que c’est un dépotoir, parce que ceux qui échouent dans beaucoup de domaines se retrouvent paradoxalement dans notre corporation. Je crois qu’en notre sein, il faut qu’on essaie de revoir quel est le mécanisme qu’il faut adopter pour qu’on puisse avoir un contexte plus approprié, plus sain, pour essayer de conforter vraiment le combat qui est la conquête permanente de la liberté d’expression.

Guineematin.com : et puisque la responsabilité est partagée, quel reproche vous avez à l’endroit des décideurs ?

Caleb Kolié : ça a toujours été le même, parce que partout dans le monde entier, c’est-à-dire que les gouvernants sont des gens qui ont tendance très souvent à cacher les choses. Et nous, notre rôle, c’est de faire voir ces choses. Parce que le rôle du journaliste, c’est d’informer objectivement l’opinion nationale et/ou internationale et orienter cette opinion vers le sens du développement. Et très souvent, les gouvernants qui sont les politiques pensent la même chose, mais veulent cacher les failles, veulent cacher les choses qui ne vont pas dans le bon sens. Donc nous, c’est ce qui n’est pas dans le bon sens que nous montrons. C’est pourquoi dans l’adage, quand nous sommes à l’école du journalisme, on dit souvent que nous parlons du train qui n’arrive pas à l’heure ; le train qui arrive à l’heure, ce n’est pas notre problème. Donc, ce qui ne va pas, c’est ce que nous montrons à nos lecteurs, à nos téléspectateurs, ou à nos auditeurs.

Guineematin.com : aujourd’hui, qu’est-ce qu’il faut faire pour apporter une certaine amélioration ?

Caleb Kolié : je crois qu’au niveau de la presse, on doit multiplier les formations et on doit surtout avoir notre convention collective. Parce que c’est vrai, les journalistes, ceux qui sont les vrais, ont de la peine à joindre les deux (2) bouts. C’est très difficile. Ce qui fait qu’il est difficile d’être indépendant quand on est journaliste dans notre pays. Parce qu’on dit, ventre affamé n’a point d’oreilles. Si les journalistes ne sont pas bien rémunérés, si les journalistes ne sont pas bien outillés, je crois que ce sont des personnes avant tout qui ont besoin de faire face à des responsabilités au niveau de leurs familles. Donc, si tout cela n’est pas réglé, je pense que le journaliste va souffrir, il va se donner au plus offrant. Et directement, c’est comme de la « prostitution » de notre profession, qui est une profession qui reste très noble.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Menaces contre le FNDC à Kindia ? Le ministre Taliby Sylla à Guineematin

2 mai 2019 à 20 08 07 05075
Cheick Taliby Sylla, ministre guinéen de l’Energie

La ville de Kindia s’apprête à accueillir le président Alpha Condé le samedi, 04 mai 2019. Une manifestation qui intervient au moment où pro et anti 3ème modification de la Constitution guinéenne se regardent en chiens de faïence. Le front anti 3ème mandat, regroupé autour du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), compte à son tour mobiliser du monde à Kindia.

Alors que Sékou Koundouno et Cie disent avoir eu vent de mauvaises nouvelles en provenance de la capitale de la Basse Guinée, le ministre Cheick Taliby Sylla balaye tout d’un revers de main, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sékou Koundouno

Selon Sékou Koundouno, de la Cellule Balai Citoyen et membre actif du FNDC, une source bien introduite les a alertés d’une volonté de s’en prendre physiquement à certains membres du mouvement. Des noms de certaines personnalités seraient liés à cette entreprise malveillante. Notre source a cité nommément le ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, le préfet et le gouverneur de Kindia, entre-autres.

Cheick Taliby Sylla

Joint au téléphone dans la soirée de ce jeudi 2 mai 2019, Cheick Taliby Sylla a balayé d’un revers de main ces accusations. « Cette information vient de vous et je l’apprends de vous et je ne veux pas des histoires comme ça. Ce qui peut rassembler les guinéens pour qu’on rentre ensemble, qu’on monte ensemble pour faire les mêmes choses, je suis prêt à ces réunions-là. Mais, des réunions de diffamation ou des réunions qui peuvent nous mettre dos-à-dos, je ne marche pas avec ça », a tranché le ministre de l’Energie.

Nos multiples tentatives de joindre le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, l’un des mis en cause, sont restées vaines. Les appels de notre reporter aux environs de 18 h pile, n’ont reçu aucune réponse.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 628 17 99 17

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Rupture d’un mariage à Lélouma : 13 millions réclamés au notable de Korbé pour recouvrir sa liberté

2 mai 2019 à 19 07 59 05595

Les geôliers de Modi Samba Diallo, du nom de ce notable de Niéguéré, dans la commune rurale de Korbé détenu depuis le samedi dernier, 30 avril 2019, réclament au vieux la bagatelle de 13 millions de francs guinéens pour qu’il recouvre sa liberté, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée d’une source proche de la famille du prévenu.

C’est finalement aux environs de 16 heures, dans l’après-midi de ce jeudi, 2 mai 2019 que nous avons pu entrer en contact avec le commissaire central de police de Lélouma. Après vérification, le commissaire Lanceï Condé, qui est rentré hier soir de la Haute Guinée, a trouvé que ce dossier de rupture de mariage n’est pas au niveau de son commissariat. Un de ses agents a témoigné avoir aperçu un le vieux de Niéguéré dans les locaux de la Gendarmerie où le chef de l’Unité vient de déclarer au téléphone de Guineematin.com qu’il s’agit d’un dossier d’escroquerie en mariage, parce que tout simplement, explique-t-il, la fille a été donné à un autre prétendant alors que son premier mariage n’a pas été cassé officiellement.

Le Colonel Moïse HABA n’a pas souhaité dire plus au téléphone : « je cherche à me rencontrer, je suis à Labé » a-t-il coupé court. En attendant, cette rencontre ultime, l’officier de gendarmerie a tenu à préciser avoir déjà dressé le Procès-Verbal dans le but de déférer le prévenu à la Justice de Paix de Lélouma, dans la matinée de demain, vendredi, 03 mai 2019.

Du côté de la famille, on rapporte que les geôliers de Modi Samba Niéguéré Diallo réclament une forte somme d’argent en francs guinéens pour qu’il recouvre sa liberté.

« On lui demande de payer 5 millions à la gendarmerie et 8 millions au plaignant. Il semble que ce dernier a déclaré avoir dépensé, à l’époque, 15 millions de francs guinéens pour son mariage avec la fille de Modi Samba Niéguéré. Mais qu’il demande à son ancien beau de rembourser seulement 8 millions de francs guinéens. Qu’il accepte de donner à son ancien beau les 7 autres millions » a confié notre source très proche de la famille de Modi Samba Diallo.

Il est à préciser que ce qui est présenté comme étant une escroquerie en mariage porte sur un ancien couple qui a vécu ensemble près de 8 ans avant qu’il y ait rupture entre les deux conjoints. Or, la version officielle fait croire que c’est parce que la femme n’a pas trouvé de l’argent avec son premier époux qu’elle est partie se faire épouser par un autre alors que son divorce n’a pas été prononcé par les autorités compétentes.

Même s’il est établi que la femme a été renvoyée par maître Mamadou Diaby, il y a un peu plus de 3 mois, aux environs de 2 heures du matin. Et ses bagages jetés dehors par l’époux en colère le lendemain matin.

En famille, on rassure que la jeune dame ne souhaite plus retourner chez Mamadou Diaby, parce qu’elle a expliqué avoir été humiliée par son ancien époux qui a attendu une heure tardive de la nuit pour la renvoyée de la maison conjugal. Elle ne pardonne pas aussi à son ancien élu du cœur le fait d’avoir sorti ses bagages du bâtiment.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 990 1334

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Guinée : les femmes parlementaires se réjouissent du vote de la loi sur la parité

2 mai 2019 à 19 07 55 05555
Hadja Aissata Daffé, membre du forum des femmes parlementaires et députée de l’UFR

La loi sur la parité hommes-femmes a été adoptée à l’unanimité des députés présents à l’Assemblée Nationale, à l’occasion de la plénière de ce jeudi, 02 mai 2019. Cette nouvelle loi permet ainsi de « corriger la sous-représentation des femmes dans les institutions publiques, totalement ou partiellement électives, en instituant la parité entre hommes et femmes pour l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives dans ces institutions ». Une adoption bien accueillie par les députées présentes au Palais du Peuple, siège du parlement Guinéen.

Les femmes députées se frottent les mains avec l’adoption à l’unanimité de cette loi, une initiative du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée.

L’honorable Hadja Aissata Daffé, membre dudit forum et députée du groupe parlementaire Alliance Républicaine, s’est réjouie de l’adoption de cette loi sur la parité. «Je crois que c’est un chemin qu’on a parcouru depuis des années. Personnellement, je me réjouis du vote de cette loi parce que depuis près de 19 ans je suis en politique et mon combat a été toujours pour une meilleure représentativité des femmes aux postes de prise de décisions. Quand vous voyez aujourd’hui ce qui s’est passé, moi je crois que les femmes doivent se réjouir sur tous les plans. Parce que nous voyons que ce vote sur la parité est un passage vers l’égalité », a-t-elle laissé entendre.

C’est bien d’avoir voté cette loi, mais, estime l’honorable Aissata Daffé, elle doit être prise en compte dans l’actuel code électoral. « Il faut que le code électoral prenne en compte cette loi sur la parité. Ça sera le prochain combat. Il n’est pas bon que de voter cette loi, mais il faut que le code électoral qui est revenu pour une seconde lecture au parlement aussi en tienne compte », souhaite-t-elle.

Honorable Zalikatou Diallo

Abondant dans le même sens, la députée Dr Zalikatou Diallo, secrétaire générale du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée, a dit toute sa satisfaction face à cette avancée. « C’est un sentiment de satisfaction. Et, nous remercions vraiment toutes les femmes parlementaires et tout le collectif des députés porteurs de cette proposition de loi sur la parité pour le travail accompli durant plus de deux ans, pour enfin aboutir à l’adoption de cette loi sur la parité qui est un coup de pousse à la carrière politique des femmes en République de Guinée ».

Interrogée sur ce que cette loi va changer sur le plan social, Dr Zalikatou Diallo dira « nous allons continuer à sensibiliser, à faire le plaidoyer comme nous l’avons toujours fait, pour que ces mentalités changent, pour que les femmes acceptent de venir en politique afin qu’on les mette en position d’éligibilité sur les listes de candidature à tous les niveaux ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Violences à la fête des travailleurs à Conakry : déclaration du front anti 3ème mandat

2 mai 2019 à 19 07 43 05435

C’est avec une grande stupéfaction que les guinéens ont vécu les incidents survenus hier 1er mai 2019 lors de la célébration de la fête internationale de travail dédiée aux travailleurs du monde entier en hommage à leur contribution à l’épanouissement de la société.

Cette commémoration qui est un moment de communion et de joie se fait traditionnellement dans la cohésion au sein du mouvement syndical et dans la paix pour les travailleurs.

Malheureusement, en dépit d’un contexte sociopolitique particulièrement délétère, la fête d’hier a été émaillée de violences faisant une vingtaine de blessés dont le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), en raison de dissensions internes au sein du mouvement syndical, instrumentalisées par le pouvoir en place.

Dans le même contexte de crise naissante provoquée par les velléités d’un troisième mandat présidentiel en faveur de Monsieur Alpha CONDE, des démocrates réunis le mardi 30 avril 2019 pour faire valoir leur droit à la liberté d’expression, ont été violemment réprimés par les forces de sécurité à Kankan, faisant un blessé grave.

Le FNDC condamne ces actes de violence qui constituent de gaves atteintes aux libertés et aux principes démocratiques et appelle tous les leaders syndicaux à l’apaisement, à la cohésion et à la compréhension mutuelle en vue de redonner au mouvement syndical guinéen son élan d’antan.

Le FNDC invite les forces de défense et de sécurité à arrêter dès maintenant les actes de répressions et d’intimidations contre les démocrates qui se mobilisent pour défendre pacifiquement la Constitution guinéenne.

Le FNDC exhorte tous les citoyens victimes de violences dans l’exercice de leur liberté constitutionnelle, notamment dans leur lutte contre le troisième mandat, à constituer de la documentation (photos, films, audio etc.) sur leurs bourreaux en vue de constituer des éléments de preuve et de poursuites judiciaires.

Le FNDC met en garde toute autorité administrative et tout élément de forces de défense et de sécurité qui ordonnent ou se livrent à des actes de violences contre des citoyens manifestant pacifiquement pour défendre la Constitution et lutter contre l’accaparement du pouvoir par une minorité d’individus.

Conakry, le 02 mai 2019

La Coordination Nationale

Ibrahima Diallo

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Fête des travailleurs à Dalaba : le 1er mai célébré dans la ferveur

2 mai 2019 à 19 07 32 05325

La fête internationale des travailleurs a été célébrée hier, mercredi 1er mai 2019, à travers le monde. La préfecture de Dalaba n’est pas restée en marge des festivités avec une forte mobilisation autour du préfet de la localité, entouré du maire, des responsables syndicaux et de plusieurs cadres. C’est la tribune de la commune urbaine qui a servi de cadre à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la montée des couleurs, il y a eu la pose de la gerbe de fleur à la place des martyrs. Les défilés ont commencé par les services de défense et de sécurité puis le syndicat des transporteurs. Il s’en est suivi la section syndicale de la santé, la plus représentée dans cette cérémonie.

Dans son discours, le secrétaire général de l’union locale des travailleurs, Elhadj Ibrahima Ley Dalaba, a souhaité bonne fête à l’assistance avant d’inviter les travailleurs à faire preuve de conscience professionnelle. « Qu’il me soit permis, au nom de tous les travailleurs et travailleuses de Dalaba, de prendre la parole pour souhaiter à tous et à touts très bonne fête de travail session 2019. Je prie Dieu que l’année 2019 soit pour tout le peuple de Guinée, et plus particulièrement pour tous les travailleurs, une année de bonheur, de prospérité et surtout une année de paix et de bon vivre ensemble. Cette journée est placée sous le signe du dialogue constructif et inclusif pour une paix sociale et durable. Mais, ne nous voilons pas la face, car il y a encore beaucoup de travailleurs incompétents et qui trichent avec le travail pour lequel ils sont payés. Ceci doit cesser, car en réalité, c’est le travail que l’on paie et qu’il faut travailler pour mériter son salaire », a-t-il dit.

Par ailleurs, Elhadj Ibrahima a signalé les difficultés qui assaillent la communauté. « Nous avons des difficultés dans notre déserte en eau et en électricité, nous souhaitons que cela s’améliore. Dans plusieurs services, il y a un déficit en personnel, notamment à l’éducation et à la santé où, pour assurer un minimum de service, les collectivités sont obligées de payer les enseignants et agents de santé communautaires ».

Toutefois, le secrétaire général de l’union locale des travailleurs de Dalaba a salué les efforts du gouvernement à travers les actions entreprises sur le terrain. C’est ainsi qu’il a salué le lancement des travaux de bitumage de la ville et a souhaité l’accélération de ces travaux avant l’arrivée des grandes pluies.

En outre, Elhadj Ibrahima va solliciter « l’engagement, ou à défaut, l’affectation d’enseignants et d’agents de santé partout où il en manque, le relèvement du salaire des travailleurs suivant le coût de la vie, le forage de plusieurs puits pour donner de l’eau à la population, le contrôle rigoureux des services, le respect du paiement du salaire des contractuels, la propreté et l’embellissement de tous les services ».

S’adressant à la commune urbaine de Dalaba, le syndicaliste a salué « la mise en place d’un mécanisme d’assainissement de la ville et invité les citoyens, avec le concours des chefs de quartiers, de délocaliser les parcs et les bergeries de la ville pour éviter cette divagation animale, de négocier avec les services de l’habitat et des citoyens de la périphérie de la ville pour un lotissement en règle pour l’extension de la ville dans toutes les directions ».

Pour finir, le préfet de Dalaba a remercié l’ensemble des populations présentes, particulièrement la section syndicale de la santé de pour sa mobilisation.

Depuis Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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3ème Mandat pour Alpha Condé ? Le débat sur RFI

2 mai 2019 à 18 06 59 05595

Alors qu’un bloc anti 3ème mandat (composé de partis d’oppositions et des organisations de la société civile) contre l’actuel chef de l’Etat guinéen se forme dans le pays, le président Alpha Condé continue de faire planer le doute sur son intention ou non de se maintenir au pouvoir au-delà de 2020. Même les heurts de ces dernières semaines entre pro et anti 3ème mandat (dont le dernier cas en date est celui de Kankan où des manifestants ont été tabassés et des journalistes violentés) n’ont réussi à amener le locataire du palais Sékhoutouréyah à sortir de son refrain habituel : « c’est le peuple qui décidera au moment venu ». Il maintient encore le flou en revoyant à chaque fois ce scénario au peuple qui est déjà fortement divisé.

Dans la matinée de ce mercredi, 02 Mai 2019, cette question de troisième mandat était au cœur du débat de l’émission ‘’Appels sur l’Actualité’’ de la radio France internationale (RFI). Un débat au cours duquel les intervenants (en majorité guinéens) ont exprimé leurs sentiments vis-à-vis de ce ‘’projet’’, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce débat.

A plusieurs occasions, la question d’un troisième mandant a été posée à l’actuel président guinéen. Et, à chaque fois, Alpha Condé esquive la question en se cachant derrière le peuple. « C’est le peuple qui décidera le moment venu », ou encore « Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment, je laisse le débat se dérouler dans le pays », répond-il tout, en laissant planer le doute sur son intention de se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Cette position du chef de l’Etat guinéen suscite assez d’inquiétude chez ses opposants et dans les rangs de la société civile. Ces derniers ont d’ailleurs décidé de mutualiser leurs efforts pour barrer la route au projet de troisième mandat, d’autant plus que certains ministres et des députés de la République font la promotion d’une nouvelle constitution dans le pays. Aujourd’hui, le sujet divise et agrémente les débats au sein de l’opinion et dans les médias.

Dans l’émission ‘’Appels sur l’Actualité’’ de la radio RFI de ce jeudi, le sujet était au cœur du débat. « C’est sûr qu’aujourd’hui, la tension commence à venir petit à petit. Et, c’est justement inquiétant… Alpha Condé a fait beaucoup de travaux. Si le 3ème mandat doit détruire tout cela par la violence et l’agressivité, je crois qu’il vaut mieux qu’il renonce. Et, comme ça, il sera notre Mandela… », a dit Michel depuis Kindia, tout en demandant au chef de l’Etat guinéen de clarifier sa position pour permettre aux gens de savoir sur quel pied danser et éviter les rumeurs. « Parce que les petits esprits se nourrissent de ces rumeurs pour créer des agressivités », a-t-il conclu.

De son côté, Alhassane Diallo, un des journalistes qui a été violentés la semaine dernière à Kankan par un groupe de militants du RPG (le parti au pouvoir), estime que la tension monte dans le pays en général et à Kankan en particulier. « Ce qui se passe à Kankan est différent des autres préfectures. Parce qu’ici, c’est seul le parti au pouvoir qui a la voix. Moi, je ne vois pas où sont les bases de la démocratie », se désole ce jeune journaliste qui est revenu sur la violence dont il a été victime.

Pour sa part, Alaoudine estime que le débat autour d’un troisième mandat pour Alpha Condé n’a pas lieu d’être. « Depuis le débat du 31 janvier, j’avais dit que le débat n’a pas lieu d’être. Il faut plutôt débattre de l’expiration du mandat des députés… Jusqu’à preuve du contraire, le président de la République n’a jamais manifesté son intention de briguer un troisième mandat… Pour le moment, notre constitution est claire. On ne peut pas avoir plus de deux mandats. Mais, dire qu’on ne peut pas aller vers le peuple et lui soumettre une nouvelle constitution, c’est aussi prendre en otage le peuple. Parce qu’il faut reconnaitre que la constitution actuelle de notre pays est obsolète. Depuis 2010, nous dirigeons le pays avec des accords politiques et du consensus… », argumente-t-il.

Quant à Ismaël, il estime qu’on est plus dans la phase des intentions. « On est dans la phase des pratiques pour cette question de troisième mandat. Il est temps de renforcer le sursaut national pour que la culture de l’alternance soit une réalité dans notre pays… Aujourd’hui, on doit faire en sorte que la constitution en vigueur soit respectée », a-t-il dit.

Très méfiant, Vincent n’écarte pas la possibilité d’une révision constitutionnelle. « Je ne suis pas opposé à une révision constitutionnelle, mais elle devrait avoir lieu après 2020… En Afrique, nos dirigeants n’utilisent la notion du peuple que lorsqu’ils veulent faire un passage en force. Ce fut le cas, il y a quelques années, au Congo Brazzaville… Avec cette nouvelle constitution en Guinée, si elle est adoptée, le président pourra se présenter pour un autre ».

Contrairement à Vincent, Alimou qui est intervenu depuis Conakry estime qu’il ne faut pas toucher à la constitution. Car, dit-il, les guinéens ne l’accepteront pas. « Il ne faut pas tripatouiller la constitution. Alpha Condé a lutté durant des années pour la démocratie en Guinée. Et, paradoxalement, c’est lui qui veut encore détruire la démocratie. C’est un défi, mais les guinéens ne l’accepteront pas. Je pense que comment ils l’ont fait en 2009 contre la candidature de Dadis et en 2007 pour mettre à genoux le général Lansana Conté, les Guinéens vont dépasser leurs querelles intestines pour s’opposer au tripatouillage de la constitution…», espère-t-il.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kindia : y aurait-il un projet d’assassinat de certains membres du FNDC ?

2 mai 2019 à 17 05 00 05005

Pro et anti 3ème mandat sont à couteaux tirés en Guinée, avec des scènes de violence et des arrestations, notamment à Kankan, le mardi, 30 avril 2019. C’est dans cette ambiance délétère que des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), en séjour à Kindia, ont alerté Guineematin.com sur une éventuelle planification de leur assassinat.

Une manifestation des partisans d’une modification de la Constitution au profit d’Alpha Condé serait prévue à Kindia le 04 mai 2019. Déjà, des citoyens opposés au 3ème mandat se sont fait entendre ce jeudi, 2 mai 2019, à travers de nombreuses affiches dans la cité des agrumes.

En séjour à Kindia dans le cadre d’une mission de travail, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, a alerté Guineematin.com sur le danger qui plane au dessus de sa tête, lui et certains de ses camarades. Selon lui, des loubards auraient été acheminés à Kindia pour attenter à sa vie, ainsi que certains membres du FNDC.

Sékou Kondouno

« C’est un assassinat qui est planifié à l’encontre de moi-même, d’Ibrahima Diallo, de Bill de Sam et du jeune Alsény Farinta. Une réunion s’est tenue aujourd’hui à la préfecture de Kindia. Etaient présents : Cheikh Taliby Sylla, madame le gouverneur de Kindia, monsieur le préfet de Kindia, le député uninominal de Kindia et l’autre député, Dembo Fadiga, et le maire de la commune urbaine. Ils ont fait venir de Conakry un bus rempli de loubards qui vient de rentrer. Les assassinats ciblés de ces noms ont été planifiés et dès qu’ils ont la moindre occasion de ne pas hésiter d’attenter à nos vies », soutient Sékou Koundouno.

Pourtant, précise Sékou Koundouno, « Ibrahima Diallo et moi-même, nous sommes à Kindia pour un atelier sur invitation de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Ibrahim représente la PCUD et moi le Balai Citoyen concernant l’atelier de planification opérationnelle des élections législatives ».

Pour ce qui est des deux autres, Sékou Koundouno a ajouté que « le nommé Alsény Farinta représente le FNDC à Kindia, alors que l’artiste, Bill de Sam vit ici. Il est chez lui ».

Interrogé sur les preuves de telles affirmations, l’administrateur général du Balai Citoyen dit qu’un des concernés par la menace a pu infiltrer le groupe.

Pour finir, Sékou Koundouno a laissé entendre que toutes ces manœuvres ne vont pas les empêcher de continuer le combat pour barrer la route aux sirènes révisionnistes.

Joint au téléphone autour de cette question, dans l’après-midi de ce jeudi, la gouverneure de Kindia a dit ne rien en savoir. « Je ne suis pas à Kindia. Je suis à Conakry. J’étais à une réunion qui vient de finir et je rentre. Donc, je n’ai pas l’information », a lancé madame Cissé Hadja Sarangbè Camara.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Démission du responsable de l’UFDG à Konkoye (Mandiana) : « Alpha Condé a nommé mon frère ministre »

2 mai 2019 à 16 04 32 05325
Lanciné Diakité quitte l’UFDG pour le RPG à cause de son frère, nommé ministre

Le secrétaire général de la sous-section UFDG de Konkoye, un district de la sous-préfecture de Dankakoro (Préfecture de Mandiana), vient de jeter l’éponge. Lanciné Diakité a démissionné du principal parti d’opposition du pays pour rejoindre le RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir). Il justifie sa décision par la nomination de son frère, Zakaria Koulibaly, comme ministre des Hydrocarbures. Il s’est confié à Guineematin.com, à travers son correspondant basé à Siguiri.

« J’ai démissionné de l’UFDG pour rejoindre le RPG Arc- en-ciel. Le président Alpha Condé a nommé l’un de nos frères, Zakaria Koulibaly, comme ministre. Ce dernier qui est un homme patriote, m’a appelé au téléphone pour me demander de rejoindre le RPG Arc-en-ciel. C’est vrai que j’ai beaucoup fait pour l’UFDG à Konkoye. J’ai implanté le parti dans tous les secteurs, j’ai même invité le président Cellou Dalein ici à Konkoye. Mais, Alpha Condé a nommé mon frère ministre ! Donc, j’ai démissionné du parti. Je ne l’ai pas fait pour Alpha Condé ; mais, pour Zakaria Koulibaly », a expliqué Lanciné Diakité.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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FNDC-Kindia : « la population de Kindia est déterminée à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat »

2 mai 2019 à 15 03 25 05255

La ville de Kindia se retrouve au centre du débat en cours autour du projet de nouvelle Constitution ou de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Alors que le président de la République est annoncé sur place dans les prochains jours, des opposants à un troisième mandat pour l’actuel locataire du Palais Sékhoutouréyah sont sortis se faire entendre. Ils ont mis en garde contre tout discours de promotion d’un troisième mandat à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président Alpha Condé et la délégation qui l’accompagnera risquent de ne pas avoir l’accueil souhaité à Kindia. Annoncé dans la cité des agrumes le samedi, 04 mai prochain, le chef de l’Etat guinéen pourrait se retrouver devant une farouche opposition sur le terrain : d’un côté, les partisans et de l’autre, les opposants à un troisième mandat pour lui.

Alors que les partisans du pouvoir préparent cette réception depuis plusieurs jours, leurs adversaires aussi s’activent sur le terrain. Les membres de la représentation locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont pris d’assaut les rues et autres endroits stratégiques de la ville, ce jeudi 02 mai, où ils ont affiché des banderoles disant non à une nouvelle Constitution ou un troisième mandat.

Ces affiches sont visibles du rond-point Wondima (dans la commune urbaine) à la station de la Contournante (dans la sous-préfecture de Damakhaniya). Selon

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette sortie vise à alerter les promoteurs d’un troisième mandat que leur projet n’est pas le bienvenu dans la ville des agrumes. Ce défenseur de l’actuelle Constitution promet que si ce projet venait à être lancé officiellement à Kindia, il sera enterré aussi sur place.

« C’est une manière pour nous d’exprimer notre désaccord vis-à-vis des prestataires politiques pour une éventuelle nouvelle constitution ou un 3ème mandat. C’est une chose à laquelle nous nous opposons. Donc, comme l’article 7 de la Constitution nous donne le droit de exprimer librement notre accord ou notre désaccord sur n’importe quel sujet, c’est raison pour laquelle nous avons mis des affiches, des banderoles partout dans la ville pour dire déjà que nous ne sommes pas d’ accord que les prestataires politiques, les clans mafieux qui viennent de Conakry viennent à Kindia pour dire qu’ils vont lancer la nouvelle constitution.

Qu’ils sachent que nous ne dormons pas. Le président de la République a appelé ses militants à l’affrontement. Mais nous, nous n’avons peur de personne. Nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons continuer de travailler librement parce que nous sommes du côté de la vérité. Nous défendons la constitution, et Dieu est avec nous. Et, nous continuerons à défendre notre Constitution vaille que vaille, au prix même de notre sang (…) Nous alertons donc pour dire que Kindia n’est pas d’accord, n’est pas favorable à la fameuse ou à la fausse Constitution dont ils sont en train de faire la promotion.

La population de Kindia est déterminée plus que jamais à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat (…) Le commerçant politique Makanera Kaké était à l’ENI de Kindia le samedi passé avec ses pairs pour préparer les citoyens. Nous les avons laissés faire puisqu’il s’agissait d’un forum pour qu’ils parlent de l’avenir du RPG Arc-en-ciel sans le président Alpha condé. Mais si cette fois ils se hasardent à venir à Kindia pour parler d’un 3ème mandat, ils vont le regretter », a-t-il prévenu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Assemblée nationale : la loi sur la parité adoptée à l’unanimité

2 mai 2019 à 14 02 54 05545

La loi qui vient ainsi d’être adoptée à l’unanimité des députés présents à l’Assemblée nationale ce jeudi, 02 mai 2019, a pour objectif de corriger la sous-représentation des femmes dans les institutions publiques, totalement ou partiellement électives, en instituant la parité entre hommes et femmes pour l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives dans ces institutions, a indiqué le rapporteur.

Guineematin.com vous, ci-dessous, cette loi intitulée « parité entre hommes et femmes pour l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives dans les institutions publiques »

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

Travail – Justice – Solidarité
ASSEMBLÉE NATIONALE
Huitième législature
N°251/SG/AN

Proposition de loi enregistrée au Secrétariat général de l’Assemblée nationale, le 9 avril 2019

SESSION DES LOIS 2019
RAPPORT DE LA COMMISSION DES LOIS SUR LA PROPOSITION DE LOI RELATIVE A LA PARITÉ

Présenté par l’honorable Amadou DIALLO, 2ème Vice-président de la Commission

Président : Honorable Mamadi KANDE SOUMAORO

Conakry, le 30 avril 2019

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;

Chers collègues députés ;

Monsieur le Ministre Conseiller à la Présidence de la République, chargé des relations avec les institutions ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les fonctionnaires de l’Administration parlementaire ;

Mesdames et Messieurs ;

Le rapport de la Commission des lois que j’ai l’honneur de vous présenter porte sur la proposition de loi ¨instituant la parité entre hommes et femmes pour l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives dans les institutions publiques¨. Il est structuré autour des points suivants :

– Rappel du contexte et de la justification de la proposition de loi ;

– Présentation de la structure du texte de loi ;

– Les amendements apportés au texte initial ;

– Conclusion et recommandations.

I- Rappel du contexte et de la justification de la proposition de loi

Selon le Recensement général de la population et de l’habitat 2014 (RPH3), les femmes représentent 51,7% de la population guinéenne, laquelle s’élevait à l’époque à 11 253 183 habitants avec une croissance démographique de l’ordre 3,2%.

En plus de ce poids démographique, les différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’accession du pays à l’indépendance nationale en 1958 ont tous prôné l’émancipation de la femme et pris à cet effet, au fil des ans, des mesures plus ou moins courageuses au triple plan juridique, institutionnel et stratégique.

Au plan juridique, la Constitution, en son article 1er, prévoit l’égalité de tous les citoyens devant la loi et cela, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de sexe, de religion et d’opinion. En son article 2, elle édicte que, dans les conditions déterminées par la loi, sont électeurs tous les citoyens guinéens majeurs, de l’un et de l’autre sexe, jouissant de leurs droits civils et politiques.

Elle réaffirme cette égalité entre l’homme et la femme en son article 8 qui dispose que les hommes et les femmes ont les mêmes droits et que nul ne doit être privilégié ou désavantagé, notamment en raison de son âge ou de son sexe.

En plus de ces dispositions constitutionnelles, notre pays a adhéré à la plupart des instruments juridiques sous régionaux, régionaux et internationaux de promotion et de protection des droits des femmes. Il en est ainsi, par exemple :

– du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 (New-York), ratifié le 24 janvier 1978 par la Guinée et dont l’article 3 dispose : « Les Etats parties au présent Pacte s’engagent à assurer le droit égal des hommes et des femmes de jouir de tous les droits civils et politiques énoncés dans le présent Pacte » ;

– de la Convention des Nations-Unies du 18 décembre 1979 (New- York) sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), ratifiée par la Guinée le 9 août 1982 et dont l’article 3 énonce : « Les Etats parties prennent dans tous les domaines, notamment dans les domaines politique, social, économique et culturel, toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives, pour assurer le plein développement et le progrès des femmes, en vue de leur garantir l’exercice et la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales sur la base de l’égalité avec les hommes » ;

– du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 11 juillet 2003, relatif aux droits de la femme en Afrique et dont l’article 2 dispose :

« Les États combattent la discrimination à l’égard des femmes, sous toutes ses formes, en adoptant les mesures appropriées aux plans législatif, institutionnel et autre. A cet égard, ils s’engagent notamment à :

– inscrire dans leur Constitution et autres instruments législatifs, si cela n’est pas encore fait, le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes, et à en assurer l’application effective ;

– intégrer les préoccupations des femmes dans leurs décisions politiques, législations, plans, programmes et activités de développement ainsi que dans tous les autres domaines de la vie ;

– prendre des mesures correctives et positives dans les domaines où des discriminations de droit et de fait à l’égard des femmes continuent d’exister.

En plus, les États s’engagent à modifier les schémas et modèles de comportement socioculturels de la femme et de l’homme par l’éducation du public par le biais des stratégies d’information, d’éducation et de communication, en vue de parvenir à l’élimination de toutes les pratiques culturelles et traditionnelles néfastes et de toutes autres pratiques fondées sur l’idée d’infériorité ou de supériorité de l’un ou l’autre sexe, ou sur les rôles stéréotypés de la femme et de l’homme ».

Au plan institutionnel, outre le ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, le Gouvernement a mis en place :

– l’Office national pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) ;

– l’Observatoire national de lutte contre les violences basées sur le genre ;

– le Fonds national d’appui aux activités économiques des femmes (FONAEF).

De même, il a érigé en services Genre et Equité les points focaux Genre des ministères notamment de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement pré universitaire et de la Justice.

Au plan stratégique, le Gouvernement a adopté en janvier 2011 un document de Politique nationale genre (PNG) qui a été revu en 2017 et qui est un cadre stratégique d’orientation programmatique, assorti d’un plan d’action et qui tend à « faire de l’égalité entre les hommes et les femmes un pilier central des valeurs et normes morales et éthiques » de la société guinéenne. Autrement dit, cette politique vise notamment l’éradication des disparités entre hommes et femmes à travers une approche basée sur l’implication de tous les secteurs et acteurs-clés du développement socioéconomique du pays, y compris donc les femmes.

De même, dans le cadre de la perspective Guinée-Vision 2040, le Gouvernement a adopté en 2016 le Programme national de développement économique et social (PNDES) qui favorise le renforcement de la lutte contre toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.

Cependant, malgré le poids démographique et les efforts précités du Gouvernement et alors même qu’elles détiennent le droit de vote et d’éligibilité, les femmes demeurent sous-représentées dans les instances de prise de décision, y compris les institutions publiques totalement ou partiellement électives.

Est-il également besoin de souligner que la Guinée figure parmi les quatre pays où la proportion des femmes dans les chambres uniques ou basses du Parlement se

trouve être la plus faible de l’Afrique sub-saharienne, les trois autres pays étant le Nigeria, le Liberia et la République centrafricaine, respectivement avec les taux de 5,6%, 12,3% et 8,7% ; ce qui, par ailleurs, explique la priorité aujourd’hui accordée à ces quatre pays par le Projet ONU-Femmes, relatif à l’appui à la participation politique des femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre, financé par le Gouvernement canadien et mis en œuvre en Guinée par le PNUD.

Au demeurant, l’égalité hommes-femmes dans la vie politique et sociale n’est pas, en réalité, une faveur qu’il convient d’accorder aux femmes, mais plutôt une nécessité incontournable pour garantir un développement équilibré et durable du pays. Elle suppose l’implication de tous les acteurs sociaux, hommes comme femmes.

II- Présentation de la structure du texte de loi

La présente loi, après amendements, comprend huit articles :

– L’article premier pose la règle de la parité ;

– L’article 2 détermine le champ d’application de la loi ;

– Les articles 3, 4 et 5 définissent les mécanismes de mise en oeuvre de la parité ;

– L’article 6 prévoit les sanctions applicables en cas d’inobservation des règles sur la parité, ainsi que les voies de recours disponibles à cet effet ;

– L’article 7 encourage les partis politiques, coalitions de partis politiques et candidatures indépendantes à mettre en œuvre, à leur niveau la règle de la parité ;

– L’article 8, enfin, concerne les dispositions finales.

III- Les amendements apportés au texte initial

A l’intitulé de la loi et à l’article 1er portant objet, le mot ¨fixant¨ a été remplacé par le mot ¨instituant¨. Ainsi, l’intitulé se lit désormais comme suit : « Loi instituant la parité entre hommes et femmes pour l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives dans les institutions publiques ».

Les articles 2 et 3, respectivement consacrés aux modalités et aux mécanismes de l’application de la parité, ont été reformulés comme suit :

« Article 2 : La parité s’applique à toute liste de candidatures aux élections nationales et locales, ainsi que pour l’exercice de fonctions électives dans les institutions publiques.

Article 3 : Les listes de candidatures visées à l’article précédent sont celles présentées par les partis politiques, les coalitions de partis politiques et les candidatures indépendantes.

Elles sont alternativement composées des noms des candidats des deux sexes.

Sur les listes de candidatures visées à l’alinéa précédent, mention du sexe du candidat est faite à travers son titre de « madame » ou « monsieur ». ».

L’article 4 qui énumérait les institutions concernées a été supprimé et remplacé par une nouvelle disposition qui encourage les institutions publiques totalement ou partiellement électives à tenir compte de la dimension genre.

D’autres corrections juridiques et formelles ont été également apportées.

IV- Conclusion et recommandations

Chers collègues députés,

La présente proposition de loi, qui a besoin de l’implication de tous pour son adoption, a pour objet de corriger la sous-représentation des femmes dans les institutions publiques, totalement ou partiellement électives, en instituant la parité entre hommes et femmes pour l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives dans ces institutions.

Elle est le résultat d’un travail d’échanges et de consultations conduit par un collectif de plus de 60 députés dont les 26 femmes parlementaires et ce, en collaboration avec le ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, le ministère de la Justice, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers, notamment le Gouvernement canadien, ONU-femmes et le PNUD.

A l’issue de l’examen de cette proposition loi en Commission et en inter Commission, la Commission des lois recommande son adoption à l’unanimité des députés présents.

Je vous remercie !

La Commission

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Dakar : Lamine Guirassy, PDG du groupe HADAFO, rafle le trophée de l’excellence du CAVIE

2 mai 2019 à 14 02 45 05455

Au cours d’une cérémonie riche en couleurs, organisée le 30 avril 2019, au King Fahd Palace de Dakar, au Sénégal, Lamine Guirassy a été distingué par le CAVIE (Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique). Notre compatriote, PDG du groupe Hadafo Médias, voit ainsi reconnu ses excellentes capacités entrepreneuriales au-delà des frontières guinéennes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le PDG du groupe Hadafo, plus qu’un animateur radio, est un véritable chef d’entreprise, un manager hors du commun, qui marque de son empreinte le paysage médiatique guinéen et même au-delà. C’est ce talent qui a été récompensé, à l’occasion d’une rencontre à Dakar, par l’obtention du trophée de l’excellence du CAVIE.

La réaction de Lamine Guirassy face à cette consécration a été à la hauteur de l’humilité qu’on lui connait. « Prix de l’Intelligence Economique Africaine à Dakar CAVIE 2019. Merci à la Guinée ! Merci à tous », a-t-il réagi sur les réseaux sociaux.

Ce trophée vient sanctionner l’esprit d’entreprise de Lamine Guirassy qui s’est taillé une place privilégiée dans le paysage médiatique de notre pays. Quel parcours pour le fondateur de la radio Espace FM à Conakry et en régions, et d’autres médias, comme Sweet FM, Espace TV et maintenant Kalac radio !

Pour qui connait Lamine Guirassy, il est fort à parier qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Bon vent au turbo.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Parlement : report du débat sur le statut général de la fonction publique

2 mai 2019 à 14 02 13 05135

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, trois textes étaient en examen ce jeudi, 2 mai 2019, à l’Assemblée nationale. Mais, au terme d’un débat tendu entre les députés, la plénière a renvoyé sine die le Projet de loi portant statut général des agents de l’Etat, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place. L’argument invoqué est la non participation de la quasi-totalité des députés aux travaux de commission et d’inter commission.

Mme Diallo Hadja Assiatou Bah

Dans sa communication, la présidente de la commission fonction publique, affaires sociales et religieuses, Madame Diallo Hadja Assiatou, a déploré cet abandon tout en prenant soin de s’y mettre parfois à fond pour son étude et examen.

Tour à tour, les députés interpellés par cette attitude peu reluisante de la représentation nationale, ont pris la parole pour dénoncer cette indifférence, certains allant jusqu’à parler de manquer d’égard au travail parlementaire pour lequel ils sont élus.

Le Président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, qui préside la séance, après avoir présenté les excuses de l’institution au ministre de la fonction publique, lui a promis de programmer ce texte très prochainement.

Les travaux se poursuivent avec l’examen et le vote du rapport de proposition de loi portant sur la parité. L’unique texte finalement qui pourrait faire l’objet d’adoption par cette plénière.

A suivre !

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Journée internationale de la liberté de la presse : «tout le monde est devenu aujourd’hui journaliste…»

2 mai 2019 à 13 01 38 05385
Ahmadou Tidiane SY, Journaliste Sénégalais et formateur

La communauté internationale célébrera demain, vendredi 03 mai 2019, la journée internationale de la liberté de la presse. Un métier passionnant qui attire de plus en plus de professionnels notamment chez les femmes.

Toutefois, le constat révèle que les fondamentaux du métier et la qualité des productions baissent de plus en plus au profit de l’amateurisme, de la « légèreté » et la corruption dans le traitement de l’information.

Alors, qui peut être journaliste, comment et pour quelles fins ? Quel est le niveau de formation actuel des journalistes, comment se porte le métier aujourd’hui dans le monde ? les astuces et « grands secrets » du métier ? Pour tenter d’y répondre, nous avons rencontré un professionnel du métier de plus de 30 ans d’expériences. Ahmadou Tidiane SY, Journaliste Sénégalais et formateur nous dit tout, sur ce passionnant métier et le « plus beau du monde », comme le dirait l’autre.

C’est un entretien réalisé à Saly au Sénégal par Idiatou CAMARA

Ahmadou Tidiane SY bonjour et merci pour ce tems que vous nous accordé, alors si on vous demandait qui peut être journaliste et dans quel but qu’allez-vous répondre?

Merci pour cette opportunité, alors qui est journaliste et pourquoi ? C’est une question difficile à répondre. Mais ce que je peux dire c’est qu’à priori c’est quelqu’un qui consacre sa vie et son travail à informer et qui vit du métier. Mais la profession est tellement élargie aujourd’hui, qu’il est très difficile de dire qui est journaliste et qui ne l’est pas. Mais un journaliste est celui qui passe par une école de journalisme, qui exerce dans une rédaction, qui a de la conviction, de la curiosité et de la passion aussi. Mais la formation est tellement ouverte aujourd’hui, comme je le disais tantôt que tout le monde est dedans et ne fait pas toujours correctement le travail comme cela se devrait. Mais c’est un métier relativement ouvert comparé aux autres.

On parle beaucoup des questions de développement, de journalistes spécialisés, est-ce qu’à votre avis les journalistes traitent suffisamment et avec professionnalisme ces questions de développement dans les pays africains en particulier ?

Oui on peut dire quand on voit que des journalistes sont reconnus, récompensés avec des distinctions et reconnus, là on peut le dire. Maintenant est-ce que ces questions sont suffisamment traités dans les médias, dans les rédactions, avec du sérieux ? Est-ce que ce sont véritablement des sujets qui intéressent les populations, les communautés, de manière professionnelle, impartiale, avec des impacts c’est cela toute la question.

Justement quelles sont les questions qui intéressent les communautés, les populations ?

Ce sont les questions liées à la santé, à l’éducation, à l’environnement, l’accès à l’eau, à la population, ce qui intéresse et préoccupe votre communauté voilà ce qu’on peut appeler les questions de développement. Il faut aussi retenir que les préoccupations ne sont pas les mêmes partout, c’est important de le savoir.

Parlant des genres journalistiques, par exemple quand est-ce qu’il est recommandé le reportage par exemple, ou l’enquête qui sont fréquemment utilisés aujourd’hui ?

Cela dépend du sujet du sens, de l’objectif qu’on veut atteindre, l’impact selon les règles qu’on veut faire, parce l’importance d’un sujet, c’est d’avoir un impact sur les citoyens. Tous les sujets ne prêtent pas à tous les genres il faut aussi le savoir. Certains estiment que ce sont des genres difficiles. Donc pour les faire, Il faut de la préparation, citer des sources fiables.

On ne peut pas juste se réveiller un matin et dire qu’on veut faire un grand reportage ou une enquête, il faut s’outiller, avoir un niveau, de la curiosité, se cultiver, avoir cette envie de découvrir, aller en profondeur bien sur tout cela doit s’accompagner de preuves et de sources convaincantes. Ce sont certes des fondamentaux, mais ils sont nécessaires à rappeler je pense.

Concernant les questions relatives à l’environnement notamment, on entend souvent parler de journalistes spécialisés sur ces questions, sur la santé, l’éducation, sur les questions économiques. Comment vous qui avez plus d’une trentaine d’années d’expériences et de pratique voyez-vous tout cela ?

En effet, vous avez raison, aujourd’hui on voit que les journalistes font beaucoup d’efforts et de recherche sur des sujets de préoccupation et de développement, on parle de « spécialisation » c’est déjà un acquis, mais moi je pense plutôt que ce sont des journalistes qui ont un centre d’intérêt beaucoup plus que la spécialisation.

Maintenant, ce que je peux dire pour celles et ceux qui sont intéressés à ces questions particulières, je pense qu’il faut éviter de répéter ce que les scientifiques nous disent tout le temps pour une large compréhension du public, simplifier les termes, ne pas devenir des remorques des termes des scientifiques. Fouiller, savoir aller en profondeur, avoir de la curiosité. Il faut apprendre ce qui est mieux ailleurs, pour s’en inspirer c’est important.

Aller en profondeur, il faut faire du journalisme, et y consacrer sa vie.

Quels sont aujourd’hui les défis du métier ?

Aujourd’hui tout le monde est devenu journaliste, avec un smartphone, un enregistreur, une tablette, mais le journaliste doit y consacrer sa vie, faire différent et de manière professionnelle pour avoir un impact sur la communauté c’est ce qui doit importer.

On parle aussi de nouvelles tendances dans le métier on parle de « fack teacking » qu’est –ce que s’est et ça consiste en quoi ?

C’est un journalisme qui se fait par les preuves, l’exactitude. On ne dit pas par exemple, qu’est-ce que vous savez que vous pensez de cette plante par exemple, votre avis, mais on parle des faits, rien que des faits.

Il y’a aussi le journalisme de « diting » qui se base sur les données. Ce sont des perspectives dans le métier qui vont permettre de distinguer les professionnels des autres dans le métier.

Propos recueillis et décryptés par Idiatou CAMARA pour Guineematin et radioenvironnement

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Al-Qaïda, Daesh, Boko Haram: « ce ne sont pas de vrais musulmans »

2 mai 2019 à 13 01 13 05135

La fondation Imam Malik a organisé un colloque islamique hier, mercredi 1er mai 2019, à la mosquée (Turque) de Bambéto. L’objectif était de vulgariser les vraies valeurs de l’islam afin de combattre l’extrémisme et le fanatisme, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour ce colloque qui n’est d’ailleurs pas le premier organisé par la fondation Imam Malik, les organisateurs ont réuni de nombreux enseignants de différents foyers coraniques et d’autres fidèles musulmans venus des cinq communes de Conakry. Tous ont été sensibilisés sur les comportements à adopter dans la société et les valeurs qu’il faut inculquer aux enfants pour une paix et une quiétude sociale durables.

Elhadj Cheick Oumar Barry

« Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action de la fondation Imam Malik. C’est pour la consolidation de la paix et l’inquiétude dans nos sociétés. Ce colloque a pour thème : Le rôle des foyers coraniques dans la consolidation des valeurs du juste milieu et la modernisation dans la société. Vous savez qu’il y a aujourd’hui l’extrémisme, le fanatisme, il y a beaucoup de choses qui gangrènent nos communautés. Pourtant, l’islam, c’est une religion de juste milieu. C’est pour cela qu’on a organisé cette cérémonie pour dire aux enseignants quelles sont les bonnes conduites dans leur travail dans les foyers coraniques », a expliqué Elhadj Cheick Oumar Barry, secrétaire général de la fondation Imam Malik.

Les organisateurs ont passé leurs messages en arabe, en français et dans certaines langues nationales pour bien expliquer aux enseignants les comportements à adopter dans les foyers coraniques. Aboubacar Sidiki Touré, l’un des conférenciers, en a profité pour évoquer les actes terroristes constatés de par le monde. Pour lui, les auteurs de ces actes qui parlent au nom de l’islam, ne sont pas de vrais musulmans.

Aboubacar Sidiki Touré

« On entend souvent des gens dire c’est des extrémistes. Al-Qaïda, Daesh, Boko Haram, tout est assimilé à l’islam. Mais ce n’est pas vrai, ce ne sont pas de vrais musulmans qui font ça. Tout ce que l’islam demande, c’est d’être au juste milieu sans offenser les autres. Les enfants dans les écoles coraniques, ce sont des enfants qui vont l’école aussi dans les écoles où il y a beaucoup de communautés et de sectes différentes. Donc, vous les enseignants, vous devez enseigner les principes de l’islam : le Coran et la sunna du Prophète Mohamed aux enfants. On les enseigne la tolérance, l’acceptation des autres. On doit conserver notre connaissance et accepter les autres », a-t-il exhorté.

A rappeler que la fondation Imam Malik est une organisation internationale qui œuvre dans le sens du maintien de la paix en milieu islamique.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Rupture d’un mariage à Lélouma : un notable de Korbé retenu à la police

2 mai 2019 à 12 12 54 05545

Un notable de Niéguéré (un village situé à 5 km du côté Nord du chef-lieu de la commune rurale de Korbé), est retenu au commissariat central de la police de Lélouma, dans la Région Administrative de Labé. Selon des informations confiées à un correspondant de Guineematin.com,
Modi Samba Diallo a été interpellé depuis le samedi dernier, 30 avril 2019, pour avoir donné sa fille, âgée de 30 ans et divorcée, en mariage à un autre prétendant qui a officiellement tendu la main.

Selon les informations reçues en provenance de Lélouma, la fille de Modi Samba Niéguéré Diallo est restée avec son premier époux près de 18 ans. Mais, ces derniers temps, son mari l’a renvoyée 4 fois. Son père a alors décidé de prendre ses responsabilités. Après donc les 3 mois d’observation requis dans la religion musulmane, un second prétend s’est présenté. Il s’est conformé aux principes islamiques qui ont conduit à la célébration du mariage avec le consentement effectif de la fille.

C’est en ce moment que le premier époux rebondis et réclame « sa femme ». Pour montrer qu’il est sérieux, il a déposé une plainte au commissariat central de police de Lélouma.

Modi Samba Niéguéré Diallo a reçu une convocation du commissariat central de police de Lélouma le samedi, 30 avril 2019, alors qu’il était à l’hôpital préfectoral où il était venu déposer son enfant souffrant d’une hernie pour une intervention chirurgicale. Depuis cette date, le vieux notable de Niéguéré est retenu au commissariat de police de Lélouma.

Or, dans le contexte guinéen, le mariage scellé même devant un officier d’Etat civil, ne tient que tant que les conjoints sont consentants. Malheureusement pour le premier époux, la jeune dame ne souhaite plus retourner chez lui parce qu’il l’a répudiée 4 fois.

« S’il a mis les colas dessus, telle que ça se passe dans nos familles, la fille est considérée répudiée par son époux. La famille a donc le droit de donner la jeune femme à qui elle veut ou à celui qui en manifeste le souhait. S’il pense que la femme ne lui est plus utile, le meilleur preneur en bénéficie. Même s’il y a un acte de mariage entre eux, le mariage ne tient que tant que la fille est consentante. On peut tout simplement dire que le divorce n’est pas prononcé, mais il ne s’agit pas de retenir le vieux. On doit lui indiquer la procédure de divorce de la fille. C’est tout. Car, un mariage n’est pas du servage. C’est un consentement libre. Et dès qu’une partie se sent lésée dans ce consentement, elle se rétracte » fait observer un spécialiste des questions de ménage sous le couvert de l’anonymat.

Toutes nos tentatives de joindre le commissaire central de police de Lélouma dans la matinée de ce jeudi, 02 mai 2019, se sont soldées par un échec.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 990 1334

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Prévention du terrorisme, parité homme/femme : d’importants textes soumis aux députés

2 mai 2019 à 11 11 47 05475

Sauf changement de programme, l’Assemblée nationale va se réunir en séance plénière ce jeudi, 02 mai 2019. Les députés guinéens vont examiner et donner leur avis sur trois textes importants, a appris Guineematin.com, auprès du Parlement.

Ces textes sont : le Projet de loi portant prévention et répression du terrorisme en Guinée, le Projet de loi portant statut général des agents de l’Etat et la Proposition de loi portant sur la parité homme/femme.

A préciser que deux autres textes de loi importants dont le code de l’enfant et le code civil (renvoyé pour une deuxième lecture) sont attendus à la plénière du 9 mai prochain.

Comme on le sait, Amnesty International a déjà alerté sur le contenu, liberticide, du projet de loi portant « Prévention et répression du terrorisme ». « Son adoption confirmerait la dérive sécuritaire des autorités. La garde à vue pourrait s’étendre à un mois. Des lieux de culte pourraient être fermés et des communications surveillées sans contrôle du juge », a indiqué Amnesty International, rappelant que ce projet est soumis à l’approche des élections législatives de cette année et présidentielles de l’année prochaine.

Depuis l’Assemblée nationale Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Violente tornade à Faranah : des dégâts énormes à Doumbafè (Bagnan)

2 mai 2019 à 11 11 30 05305

Les calamités naturelles se multiplient en cette année 2019 dans la préfecture de Faranah. Après des pertes incalculables causées par des incendies dans plusieurs villages, les phénomènes météorologiques continuent à frapper de plein fouet certaines zones rurales. Le dernier cas en date a été enregistré au village de Doumbafè, un district situé à 16 kilomètres de la sous préfecture de Banian, où une violente tornade a entrainé des dégâts matériels importants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont produits dans la soirée du mardi, 30 avril 209, aux environs de 16 heures. Une tornade d’une grande violence, accompagnée de la foudre, a fait d’énormes dégâts matériels à Doumbafè. Selon nos informations, c’est au total six (6) maisons et dix (10) cases qui ont été décoiffées par les vents violents. Un arbre a été foudroyé à 500 mètres du marché. Sur place, trois (3) moutons et un taureau ont été tués, une brebis a été gravement blessée et a perdu l’usage de ses pattes, ajoute notre source.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Issiaka Diawara, un habitant de ce village, a expliqué ce qui s’est passé. « Dans la soirée de ce mardi, nous étions restés au café et nous avons vu le ciel s’assombrir. Un vent violent soufflait et tout le monde était paniqué. Dix cases et six maisons ont été décoiffées. Certaines habitations se sont écroulées. La où nous étions, le vent a emporté les tôles et la charpente. Nous sommes restés dans la panique totale. Puis, la foudre est descendue, tuant trois moutons, un taureau et blessant une brebis. Aucune perte en vie humaine n’a quand même été enregistrée. Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé notre interlocuteur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Rixe syndicale au Palais du peuple : témoignages de quelques victimes

2 mai 2019 à 11 11 20 05205

Comme nous l’annoncions hier, mercredi 1er mai 2019, une violente bagarre a éclaté entre les deux camps rivaux de l’USTG, à l’occasion de la célébration de la journée internationale du travail à Conakry. Les affrontements qui ont eu lieu sur l’esplanade du Palais du peuple et aux alentours ont fait de nombreux blessés, dont le secrétaire du SLECG, le bouillant syndicaliste Aboubacar Soumah.

Quelques heures après cette violente bagarre, un journaliste de Guineematin.com a pu s’entretenir avec certains blessés qui ont été soignés gratuitement à l’hôpital national Ignace Deen de Conakry. Nous vous proposons ci-dessous leurs témoignages.

Mohamed Kaba

Mohamed Kaba, enseignant au lycée Ahmed Sékou Touré (Conakry) : je suis du SLECG, relevant de l’USTG. Je suis venu le matin, je protégeais le général Aboubacar Soumah et le général Abdoulaye Sow. Les autres ont dit qu’on ne rentre pas, ils ont commencé à jeter des pierres sur nous. Ils n’ont pas accepté que le SLECG soit représenté à la tribune officielle. Au moment où on cherchait à monter les escaliers, ils ont attaqué le général Aboubacar Soumah qui était dehors.

M’mah Doumbouya

M’mah Doumbouya, enseignante à l’école Alkhaly Mohamed Conté de Moussaya (Dubréka) : j’étais arrêtée avec Mohamed Camara. Brusquement, quelqu’un a pris un fer barbelé pour le planter dans mon pied. J’ai été grièvement blessée à l’orteil et mon ongle est parti. Je ne pensais même pas que je pouvais m’arrêter sur mon pied.

Mohamed Camara

Mohamed Camara, membre du bureau exécutif du SLECG, chargé de l’organisation : moi j’enseigne au CFP de Donka où je suis chef d’atelier. Le 1er mai, est une fête internationale, et nous, on était tous invités, en tant que membres de l’USTG parce que le SLECG relève de l’USTG. A notre grand étonnement, quand on est arrivé, ils ont dit que seule la centrale CNTG avait accès au Palais. Nous avons dit mais comment ? La fête du 1er mai est internationale, le Palais du peuple appartient à tout le monde. Ce n’est pas la propriété de quelqu’un. Donc, tout est parti de là. Après la bagarre, nous avons été admis à Ignace Deen, aux urgences, où nous avons reçu tous les soins. J’ai fait la radio et j’attends les résultats.

Mark Kamano, enseignant à Coléah (Conakry) : on s’est rendu le matin au Palais du peuple pour la fête. Mais dès notre arrivée, nous avons compris qu’il y avait des infiltrations. On a vu des loubards venir s’opposer à la marche d’Aboubacar Soumah. On nous a dit que le SLECG de Kadiatou Bah a fait la réservation du Palais du peuple. Quand on a appris cela, nous avons dit qu’on ne fait pas de réservation au Palais. On a fait notre pancarte qui a été cassée par les loubards à l’aide d’une barre de fer. Soudain, nous avons constaté des jets de pierres un peu partout. Dans la bousculade, moi je suis tombé sur mon bras qui s’est déboîté.

Saint Eloi Moussa

Saint Eloi Moussa, journaliste au service des langues de la RTG Koloma : nous sommes venus au Palais du peuple avec deux caméramans, accompagnés de plusieurs journalistes des langues. Soudain, on a entendu des cris sous l’échangeur. J’ai dit à l’équipe de se retourner, on a reculé jusqu’à la porte. Mais sur l’échangeur, il y avait un groupe de jeunes. Et moi, c’est une pierre lancée à partir de l’échangeur qui m’a cogné sur le côté droit. Heureusement, il y a l’ambulance qui nous a transportés à l’hôpital. Ici, nous avons reçu tous les soins, j’ai fait la perfusion, c’est fini. J’attends les produits pour aller à la maison. Notre collègue Bamba Camara qui était souffrant, va également mieux. Il a été blessé, mais ça va quand même, et Dieu merci.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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