L’imam de Kipé maudit les députés qui ont voté la loi contre la polygamie : « ils iront tous en enfer ! »

10 mai 2019 à 18 06 38 05385
Elhadj Mohamed Aly Soumah, imam ratib de la grande mosquée de Kipé

Des voies se font de plus en plus entendre suite l’adoption hier jeudi, 09 mai 2019 par l’Assemblée nationale guinéenne, du nouveau code civil interdisant à un homme d’épouser une deuxième femme sans le consentement de sa première épouse. Elhadj Mohamed Aly Soumah, le premier imam de la grande mosquée de Kipé, s’est prononcé sur le sujet au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi.

Le leader religieux s’insurge contre le texte qui va à l’encontre des principes de l’islam et estime que les députés qui l’ont voté iront tous en enfer.

Décryptage !

Guineematin.com : le nouveau code civil qui a été adopté hier par l’Assemblée nationale, en son article 281, interdit désormais à un homme marié d’épouser une autre femme sans le consentement de sa première femme. Autrement dit, si les femmes ne l’acceptent pas, la polygamie n’est désormais plus possible. En tant que leader religieux musulman, quelle est votre position sur la question ?

Elhadj Mohamed Aly Soumah : je suis très content que vous me donniez l’opportunité de m’exprimer sur ce sujet. Moi, je considère la loi de Dieu, le créateur, le vrai chef. Et, toute personne qui contredit ce que Dieu a dit, parce qu’il t’a mis au monde, il a fait de toi un intellectuel, toi tu dis que tu vas falsifier ce que Dieu a dit, un jour tu vas rencontrer Dieu. Parce qu’avant de dire quelque chose, il faut beaucoup réfléchir et se dire avant que je dise ça, qu’est-ce qui va se passer après. Dieu a dit qu’il faut marier une femme que vous aimez. Il dit qu’il faut vous marier à une, deux, trois ou quatre femme.

Mais, la seule condition qu’il a donnée, c’est d’être juste avec elles. Si vous pouvez être juste avec elles, vous avez la possibilité d’épouser jusqu’à 4 femmes. Et même la justesse dont on parle ne concerne pas l’amour que vous pouvez ressentir pour chacune d’elle. Parce que tout le monde sait qu’on ne peut pas aimer deux choses de la même manière. La justesse, c’est dans le partage. Ce que tu donnes à Mamata, il faut le donner Makhissa, il faut être juste dans le partage entre elles.

Et, je précise que dans le coran, Dieu a commencé par deux femmes, après trois, après quatre. Il a conclu en disant que si tu sais que tu ne peux pas les nourrir toutes ces femmes et être juste avec elles, il faut prendre une seule. Régulièrement, nous voyons des femmes qui viennent à la mosquée pour nous demander de prier pour leurs filles afin qu’elles aient un mari. Maintenant si par la grâce de Dieu, un homme décide d’épouser une fille et quelqu’un vient lui dire qu’il ne peut pas l’épouser parce qu’il est marié à une autre, vous voyez ce que ça fait.

Quand on dit qu’il faut le consentement préalable de la première femme, est-ce qu’on peut imaginer qu’un homme demande à sa femme s’il peut épouser une autre femme et qu’elle lui donne son accord ? Je pense qu’ils veulent bafouer l’islam, ils veulent bafouer la religion. Avec cette loi, beaucoup de femmes risquent de rester en Guinée sans mari. Parce que si la femme refuse que son mari épouse une seconde femme, il peut l’abandonner pour prendre une autre. D’ailleurs, tous ceux qui ont parlé de ça en disant que le monsieur qui veut épouser une seconde femme doit prendre la permission de sa première femme iront en enfer. C’est moi qui le dis, ils iront tous en enfer !

Tous ceux qui ont voté cette loi-là, ils n’ont pas demandé l’avis des religieux, ils veulent mettre le pays en retard. Sinon, s’il y a une question pareille qui se pose, il faut demander aux religieux, il ne faut pas voter comme ça parce que ce sont les populations qui ont voté pour vous. Moi je n’ai jamais vu où quelqu’un demande la permission à sa première femme pour épouser une autre et qu’elle l’accepte. Elle va refuser. Alors, le mari peut dire c’est moi qui t’ai épousée, je ne veux plus de toi maintenant.

Guineematin.com : concrètement, quelles conséquences cette loi pourrait avoir dans la société ?

Elhadj Mohamed Aly Soumah : cette loi va créer des troubles dans les foyers. Il y aura toujours des bagarres dans les foyers. Par exemple, moi j’ai trois femmes, mais moi quand je veux marier une autre femme, c’est moi qui le dis à ma femme. Je ne dis pas à une autre personne d’informer ma femme parce qu’en le faisant, je vais montrer que ma femme ne me respecte pas. Je n’informe pas ma femme pour qu’elle dise oui non, je lui dis par respect, pour l’informer. Je fais en sorte même qu’elles ne soient pas dans la même concession. Maintiennent quand la loi là dit qu’il faut qu’elle dise oui, si elle ne dit pas oui, on ne célèbre pas le mariage, je n’ai jamais vu ça quelque part.

Qu’est-ce que les intellectuels guinéens font ? Dieu a dit de ne pas faire l’adultère, mais en refusant à un homme d’épouser une seconde femme qu’il aime et qui l’aime, il risque de faire l’adultère. Parce que si sa première femme refuse qu’il l’épouse, il peut décider d’avoir une relation hors mariage avec elle. Parce que quand deux personnes s’aiment et qu’on refuse qu’ils se marient, ils peuvent se cacher pour se voir. Ce n’est pas bon. Cette loi va aussi empêcher beaucoup de femmes d’avoir des maris et elle pourrait être à la base des divorces entre les couples.

Guineematin.com : pour que cette loi entre en vigueur, le président de la République doit la promulguer. Aujourd’hui quel message vous avez à l’endroit du Chef de l’Etat ?

Elhadj Mohamed Aly Soumah : moi, ce que je vais dire au Chef de l’Etat, c’est qu’il est le papa de tout le monde. Il sait qu’il y a des imams, il sait qu’il y a le secrétariat des affaires religieuses, il devrait les consulter, leur demander qu’est-ce qu’il faut ? Eux, ils savent. Ceux qui votent les lois, personne d’entre eux ne peut vous dire que son papa a épousé qu’une seule femme. Pourquoi les gens ne sont pas d’accord ? Parce que tout le monde regarde le matériel. Sinon, depuis toujours, un homme peut marier jusqu’à quatre femmes. Dans certaines concessions, tu verras deux femmes mariées à un seul homme se partager une seule chambre. Mais avec ça, elles aident leur mari et l’assistent.

Le Chef de l’Etat, on va lui dire qu’avant qu’il n’approuve quelque chose, qu’il demande aux religieux, aux musulmans, surtout les musulmans. Parce que le problème là concerne surtout les musulmans. Il ne faut pas qu’il approuve une loi aujourd’hui et demain tout le monde se lève pour dire que loi là, il faut qu’on l’annule encore. Parce que tu peux prendre une femme et qu’elle fasse 10 ans sans faire d’enfant. Elle ne peut pas dire que tu ne peux pas prendre une deuxième.

Tu peux épouser une femme et que tes parents disent qu’ils ne l’aiment pas. Mais, puisque tu l’as déjà épousée, ils disent alors qu’ils vont épouser une seconde femme pour toi, celle qu’eux ils voulaient pour toi. Ça existe dans notre société. Donc, le président n’a qu’à regarder tout ça avant de signer ce qui a été voté à l’Assemblée nationale, je veux parler du code civil.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Loi contre la polygamie : « ce n’est pas bon qu’on dise qu’il faut que la première accepte »

10 mai 2019 à 18 06 22 05225
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, islamologue et imam à Koloma

Le code civil révisé a été adopté par l’assemblée nationale hier jeudi, 09 avril 2019. Mais, l’article 281 de cette loi qui interdit la polygamie, sous réserve de l’accord de la première épouse, continue de susciter des réactions dans la cité. Nombre de compatriotes dénoncent une loi qui ne tient pas en compte les réalités socioculturelles guinéennes.

Pour Oustaz Mohamed Ramadan Bah, imam à Koloma, cet article du code civil est contraire aux principes de l’Islam. Il l’a dit dans une interview accordée à Guineematin.com dans la matinée de ce vendredi 10 mai 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : les députés guinéens ont voté le code civil révisé, ramené en seconde lecture. Dans ce code civil, ce qui frappe le plus est que désormais la polygamie n’est autorisée qu’avec l’accord de la première épouse. Vous qui êtes un leader religieux musulman quel est votre réaction par rapport à cela ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : en ce qui concerne le mariage ou la polygamie, l’islam ne refuse pas que celui qui veut une seconde femme informe la première et discute même avec elle sur le mariage de la seconde. Mais, cela ne veut pas dire que s’il y a refus de la première, que le mariage ne peut pas avoir lieu. Donc ça, c’est la position de l’islam. Vous savez, en islam, on ne cache rien. Il n’y a pas de tricherie. Donc, celui qui veut se remarier, peut en tous cas discuter avec sa femme. Il y a certains même, qui avec leur première femme, choisissent ensemble la seconde femme. Donc ça, c’est une très bonne chose. Mais seulement, on ne peut pas dire qu’il faut forcement que la première femme accepte que son mari épouse une deuxième femme avant que ce dernier épouse sa deuxième femme.

Guineematin.com : justement, c’est ce que dit cette loi là. Est-ce que vous pensez qu’elle va à l’encontre des lois islamiques ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : je ne dirai pas que ça va à l’encontre des lois islamiques, mais en tout cas, je vous ai dit la position de l’islam. L’islam accepte que le mari informe sa seconde épouse, de discuter avec elle, puisque c’est une autre femme qui va rejoindre la première. Donc, il faudrait que cela se passe dans l’entente, il faudrait que cela se passe dans l’amabilité.

Guineematin.com : est-ce que vous pensez que c’est une mauvaise loi qui a été votée par les députés guinéens ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : je ne dirai pas que c’est une mauvaise loi qui a été votée, mais en ce qui concerne l’islam, c’est ce que je viens de vous dire. La loi islamique et nos lois, souvent il y a contradiction. Nous savons que quand il y a contradiction, et nous savons que c’est nous les humains qui faisons les lois, nous devons faire beaucoup attention pour ne pas qu’il y ait incident entre les deux lois.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous conseillez aux fidèles musulmans face à cette situation ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : ce que je conseille aux musulmans, c’est d’être patient, puisque c’est une loi qui a été votée. Vous savez, il y a beaucoup de lois qui ne sont pas conformes aux lois islamiques. Mais, puisque dans le pays où nous vivons, ce sont des lois qui ont été votées, qu’il y a des contradictions, ou quand il n’y a pas d’équilibre ou quand il n’y a pas d’entente entre les lois, ce que la religion dit, c’est de suivre la loi divine.

Guineematin.com : à vous écouter, on comprend que cette de loi va à l’encontre des principes religieux. Et, pour que le code civil entre en vigueur, il faut que le président de la République le promulgue. Vous, en que leader religieux, quel message avez-vous à l’endroit du président Alpha Condé dans ce sens ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : concernant cette loi, je demande au président de revoir. J’aurais voulu qu’il dise que le mari informe sa première femme et qu’il discute avec elle avant de se remarier. Mais, ce n’est pas bon qu’on dise qu’il faut forcement que la première accepte. Sinon, cela va empêcher beaucoup de mariages. Donc moi, c’est ce que j’aurais voulu.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Politique : Amadou Diouldé Diallo va-t-il s’engager ?

10 mai 2019 à 18 06 10 05105
Elhadj Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

C’est une évidence ! Les joutes électorales qui s’annoncent obligent les partis politiques à se réorganiser. Un parti qui tient à faire parler de lui en 2020 affûte actuellement ses armes, en coulisse, dans le secret espoir de faire la surprise…

Et, selon des confidences faites à Guineematin.com, le journaliste et historien, Amadou Diouldé Diallo, aurait été contacté par le leader de ce parti politique pour devenir son vice-président. Mais, l’homme n’aurait pour le moment pas donné sa réponse.

Écarté de la RTG et privé de salaire depuis maintenant six ans, Amadou Diouldé Diallo finira-t-il par se lancer dans l’arène politique pour combattre le président Alpha Condé, véritable source de ses souffrances ?

Les jours avenir nous édifierons !

A suivre sur Guineematin.com

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Exécution des cours : le lycée Donka est à 87%

10 mai 2019 à 17 05 48 05485

Il y a 48 heures, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, à travers une lettre circulaire, a décidé de prolonger l’année scolaire dans les écoles publiques jusqu’au 30 juin 2019. La démarche vise à permettre de continuer les cours en vue de rattraper le temps perdu lors des 3 mois de grève du Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée.

Pendant ce temps, les cours se poursuivent normalement dans les écoles de Conakry, notamment dans la commune de Dixinn où les cours sont exécutés à environ 90%, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’année scolaire 2018/2019 a connu de fortes perturbations avec la grève de 3 mois du SLECG. Après la suspension de la grève, les cours ont repris et semblent avoir atteint la vitesse de croisière. Dans certaines écoles de la commune de Dixinn, les cours évoluent à la satisfaction des encadreurs.

Mme Sangaré Mamadia Camara

Dans un entretien accordé à notre reporter ce vendredi, 10 mai 2019, madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka, a fait savoir que l’on s’achemine vers la fin des programmes. « Globalement, nous devons nous situer aux alentours de 87% d’exécution du programme. Tout le monde n’est pas sur la même ligne bien sûr, mais nous veillons à ce que les uns et les autres soient au rendez-vous. Comme vous le savez bien, l’année scolaire a été prolongée par un communiqué du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Les évaluations étant situées aux alentours du mois de juillet, nous ferons en sorte que les programmes aussi finissent plus tard le 30 Juin », a-t-elle expliqué.

Pour rattraper le temps perdu, la proviseure du lycée Donka est revenue sur les dispositions prises à cet effet. « D’abord, je dis en passant que le lycée Donka n’a pas grevé comme la plus part des établissements. Ce qui nous permet aujourd’hui de se réjouir d’un certain état. Nous passons dans les classes pour dire aux élèves de compter le nombre de leçons exécutées par rapport au nombre de leçons contenus dans les différents programmes. Ça nous permet, et élèves et direction et enseignants, de savoir qu’on est sur le même pied d’égalité dans le contrôle. Chacun a donné un plan de rattrapage. C’est ce plan de rattrapage que nous suivons surtout, qui nous permet de dire aujourd’hui qu’on peut bien finir le programme plus tard le 30 juin ».

Mamoudou Kompo

Par contre, Mamoudou Kompo, élève en classe de 10ème année, au collège 1 Donka, a confié à notre reporter que dans certaines matières, il y a un risque que les programmes ne soient pas achevés. « Nous sommes en retard dans 2 matières : en Physique et en Anglais. Les professeurs concernés par ces cours ne viennent pas. Je ne pense pas qu’on puisse terminer les programmes de ces 2 matières d’ici la fin de l’année », lance-t-il.

A l’école primaire publique Les Dabadins, située en face du siège du SLECG, le directeur adjoint, Nouhan Kokony Koro, a dit son optimisme quant à l’exécution totale du programme avant le 30 juin.

Nouhan Kokony Koro

« Avec les écoles primaires Les Dabadins, nous n’avions pas observé la grève. Pendant la période de grève, ça étudiait ici. L’Etat avait mis 15 enseignants contractuels à la disposition de l’école, plus quelques enseignants titulaires qui venaient. On avait le soutien de l’Etat, il envoyait chaque jour les pick-up de sécurité. Avec ça, nous avons suivi le programme normal. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes presqu’à 90% d’exécution du programme. Les programmes seront exécutés à 100%. On aura même le temps de revenir sur les leçons qui sont difficiles pour les enfants… »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Monogamie reconduite en Guinée : les 2 articles qui font polémique

10 mai 2019 à 13 01 26 05265

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches les députés guinéens ont voté contre la polygamie hier, jeudi 09 mai 2019. Ce, après le refus du président Alpha Condé de promulguer le code que les mêmes députés avaient adopté le 29 décembre 2018 et qui instaurait le régime de la polygamie.

Ce document de cinq livres n’a connu que deux légers changements, au niveau des articles 281 et 282.

L’article 281 nouveau dispose : « le mariage est soumis au régime de la monogamie pour tous les citoyens guinéens.

Toutefois, le futur mari peut, au moment de la célébration du mariage, en présence de sa future épouse et avec l’accord explicite de celle-ci, déclarer qu’il opte pour la polygamie limitée à deux (2), trois (3) ou quatre (4) femmes au maximum.

Faute par l’homme de souscrire à l’une des options de la polygamie, le mariage est placé de manière irrévocable sous le régime de la monogamie, sauf dispense accordée dans les conditions prévues à l’article 282 du présent Code.

En l’absence d’accord entre les futurs époux sur l’option de la polygamie, l’officier de l’état civil ne peut célébrer le mariage.

Et l’article 282 précise : « Par dérogation aux dispositions de l’aliéna 1 de l’article précédent, le président du tribunal compétent peut, sur requête, pour des raisons graves ayant le caractère de force majeure, dûment établi par les autorités médicales, autoriser le changement du régime du mariage ».

L’article 281 ancien disposait :

« Le mariage peut être conclu :

-soit sous le régime de la monogamie ;

-soit sous le régime de la polygamie limitée à quatre (4) femmes.

Faute par l’homme de souscrire à l’une ou l’autre des options prévues au présent article, le mariage est présumé être placé sous le régime de la polygamie.

La déclaration d’option est faite auprès de l’officier de l’état civil et, en cas de mariage à l’étranger, auprès de l’agent diplomatique ou du consul territorialement compétent.

Lorsque l’option est reçue en dehors du mariage, l’officier de l’état civil ou son délégué fait préciser au déclarant quels sont, au moment de sa comparution, ses précédents liens matrimoniaux et le cas échéant, présente les actes de mariage correspondants.

L’option souscrire est perçue par l’officier de l’état civil avant, pendant ou postérieurement à la célébration du mariage ».

Comme le précise le nouvel article, le mariage sous le régime monogamique est devenu la règle et la polygamie, une exception risquée. Ce qui peut apporter la joie à de nombreuses jeunes filles désireuses de rester seule dans leur foyer. Mais, comme le disent certains, ont constate qu’en Guinée, les lois sont loin de refléter la pratique. C’est comme si elles étaient faites pour uniquement répondre aux attentes des ONG et partenaires qui l’exigeraient à nos dirigeants…

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Vol aggravé, coups et blessures… Sory Yansané et Mohamed Traoré au tribunal

10 mai 2019 à 13 01 12 05125

Des disputes nocturnes et autres agressions surviennent régulièrement à Conakry, entrainant des échanges de coups, des blessures et d’autres dommages non moins importants. C’est dans ce cadre que les jeunes Ibrahima Sory Yansané et Mohamed Traoré, poursuivis pour tentative de vol aggravé et coups et blessures volontaires, ont comparu hier jeudi, 08 mai 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco.

Après avoir passé 20 mois à la maison centrale de Coronthie, les deux prévenus ont commencé à s’expliquer à la barre du tribunal de Mafanco. Ibrahima Sory Yansané et Mohamed Traoré, les deux prévenus, ont systématiquement nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis.

Les plaignants dans cette affaire sont Mohamed Kallé et dame Abdoulaye Fatou Camara.

Ibrahima Sory Yansané, âgé de 35 ans, domicilié au quartier Hermakono, a rejeté en bloc les faits à lui reprochés. Selon ce ferrailleur, « je n’ai rien fait. Un jour, je quittais dans le bar de Moïse, entre 5 heures et 6 heures du matin. Je me suis rencontré avec un groupe de jeunes sur l’autoroute Fidèle Castro. Ils ont dit c’est l’un de ses amis, on a commencé à se battre. Ils étaient plus forts que moi. C’est là que j’ai vu dame Abdoulaye Fatou Camara qui avait une blessure au niveau du bras. Je pensais qu’ils ont voulu me poignarder, parce que j’étais saoul. J’ai perdu mon argent, une somme de 420 milles francs guinéens. Je ne connais pas les gens avec qui je me suis battu. Je suis en prison, mais je ne connais pas le motif », a-t-il soutenu.

Le procureur, Ibrahima Sory Touré, va interroger le prévenu en insistant sur le motif de son arrestation. « Pourquoi dans tout le quartier, c’est vous seulement qu’on a arrêté ? Vous faisiez quoi au bar à cette heure tardive ? »

Dans sa réponse, Ibrahima Sory Yansané a continué à nier les faits. « Je ne sais pas, je jure que je n’ai rien fait. Je ne connais même pas les gens qui ont porté plainte contre moi. Je suis innocent dans cette affaire. Chaque soir, on se rend au bar Moïse pour consommer. On se retrouve là-bas avec des filles pour blaguer », a-t-il révélé.

Tout comme son compagnon d’infortune, Mohamed Traoré, va s’inscrire dans la même posture de négation des faits. Selon ce vulcanisateur de profession, né à Forécariah, « c’est en ville que je travaille, dans le quartier Sans-fil. Je quittais Kaloum pour rentrer à la maison dans les environs de 5 heures du matin, parce qu’on travaille jusqu’à l’aube. Quand ils m’ont vu passer devant le temple Colombie, ils ont dit que c’est l’un de ses amis. Mais, j’ai dit que ce n’est pas moi. Ils m’ont attaqué, frappé et ont emporté mes téléphones. Je ne suis pas voleur. Donc, je ne reconnais pas les faits », a-t-il dit.

Le procureur est également revenu à la charge en demandant au vulcanisateur s’il travaillait jusqu’à 5 heures du matin. Mohamed Traoré y répondra par l’affirmative. « Oui, on travaille à cette heure. Tous les jours, du lundi au vendredi, je quitte le lieu du travail à 5 heures du matin pour rentrer chez moi ».

L’affaire a été renvoyée au 23 mai 2019 pour les réquisitions du ministère public.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Istanbul (Turquie) : Dr. Diané à la Foire internationale de l’industrie de la Défense

10 mai 2019 à 13 01 06 05065

La Foire internationale de l’industrie de la défense (IDEF’19) s’est tenue du 30 avril au 03 mai 2019 au centre des congrès et de la convention TÜYAP à Istanbul, en Turquie.

Hébergé par le ministère de la Défense nationale, sous les auspices de la présidence de la République turque, l’IDEF 2019 a enregistré la participation de 1 061 entreprises, dont 576 sociétés étrangères et 485 sociétés turques.

La Guinée était représentée à cet important rendez-vous (qui met en lumière les progrès accomplis (et à poursuivre) en matière de défense et de sécurité dans le monde) par le ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané.

A cette occasion, Dr. Mohamed Diané a rencontré plusieurs personnalités avec lesquelles il a discuté du renforcement de la coopération militaire entre la Guinée et la Turquie, a-t-on appris.

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Kankan : accusé d’avoir trahi le FNDC, le fédéral de l’UFGD brise le silence (interview)

10 mai 2019 à 11 11 20 05205
Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

L’agression des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Kankan par des militants du RPG, le 30 avril dernier, est encore vivace dans les esprits. Accusé d’avoir trahi le FNDC ce jour-là en refusant de pendre part à la manifestation, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, brise le silence. Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com baé à Kankan, hier, jeudi 09 mai 2019, monsieur Guilavogui a apporté des précisons sur les raisons de son absence à cette manifestation.

Décryptage !

Guineematin.com : nous avons remarqué l’absence notoire de l’UFDG dans la manifestation anti-3ème mandat du FNDC le mardi 30 avril à Kankan. Quelles en sont les raisons ?

Antoine Dogbo Guilavogui : j’ai présidé toutes les séances préparatoires de la manifestation anti-troisième mandat à Kankan. Il faut le reconnaitre, c’est moi qui ai dirigé tous les débats et je suis fier de ça. Pour cette manifestation, nous avons respecté à la base tout ce que la loi exige, à savoir écrire à la mairie et à la préfecture. En principe, c’est à la mairie qu’on devrait écrire. Mais, nous avons déposé dans les normes, parce qu’il s’agit de 72h, mais nous avons déposé bien avant cela. Alors, dans notre programme, on a voulu sensibiliser nos militants dans certains médias de la place. A la veille de notre sortie, le RPG est allé dire qu’ils ne sont pas d’accord, en l’occurrence les responsables : Mamby Camara, Taliby Dabo, Babou Chérif et Adama Keïta.

Guineematin.com : il se murmure partout que vous avez trahi les autres membres du front. Pourquoi ne vous-a-ton pas vu dans la manifestation ?

Antoine Dogbo Guilavogui : les responsables du RPG ont dit partout que moi, je suis en train de chanter que le Préfet de Kankan, Aziz Diop, n’est pas guinéen, que s’ils me voient, ils vont me tuer. Maintenant, à l’avance, les collègues ont dit que dans cette affaire, que je suis le plus recherché. Moi, j’ai dit non, cela n’est pas grave. Mais, quand les collègues te donnent des conseils, il faut respecter. C’est tout le front qui s’est réuni pour me dire qu’il n’y a pas de sécurité pour garantir ma vie. Donc, qu’ils préfèrent que je reste à la maison. Donc, je ne pouvais pas aller me livrer aux drogués, parce que Taliby Dabo est allé chercher les jeunes de la gare routière de Moussadjan pour les faire droguer et ils ont passé toute la nuit au carrefour Komarala loisir. Donc, on ne peut pas dire que l’UFDG n’a pas participé. Mais, pour sauvegarder la vie de Dogbo, c’est la raison pour laquelle que je n’y ai pas été.

Guineematin.com : vous estimez donc que vous étiez en danger de mort ?

Antoine Dogbo Guilavogui : c’était monnaie courante. Dans la manifestation, tout le monde disait où est Dogbo Guilavogui ? Les autres venaient en second plan, c’est moi seul qu’on recherchait. Vous pouvez demander aux autres collègues. Je n’ai pas une police, je n’ai pas de gendarme, les collègues me disent non, on ne peut pas sauvegarder ta vie. Nous sommes maintenant là, menacé, vous voulez que j’aille me livrer à des bandits, des drogués ? Sinon, j’étais prêt moi.

Guineematin.com : pour cette marche pacifique du 30 avril 2019, est ce que vous avez reçu l’autorisation des autorités administratives ?

Antoine Dogbo Guilavogui : nous avons eu l’autorisation. C’est quand les gens du RPG sont passés maintenant dans des medias pour dire qu’ils vont aussi sortir manifester, que le maire est passé nuitamment lui aussi dans le même media, pour dire qu’il n’y aura pas de marche, ni pour le RPG ni pour le front. Il y a du poids, deux mesures. Nous avons été autorisés. C’est les menaces de Taliby Dabo et de Mamby qui ont fait que le maire est parti à la radio, pour dire qu’il n’y a pas de manifestation, alors que c’est le front qui avait déposé une demande de manifestation et pire que ça, le maire dit qu’il avait déposé une demande de contremanifestation à notre niveau, mais c’est faux.

Guineematin.com : dans une interview qu’il a accordée récemment à notre organe, Taliby Dabo a dit qu’à la veille de cette manifestation que les militants de sa formation politique ont été attaqués et agressés par les membres du front. Que répondez-vous ?

Antoine Dogbo Guilavogui : il faut que Taliby arrête. Tous les régimes vont changer. Il faut qu’il sache que ça le rattraperait dans le temps. Il n’y avait que les responsables du RPG qui étaient regroupés devant le siège du PADES, comment on pouvait aller les attaquer en disant qu’ils étaient avec les loubars ? Ce n’est pas honorable pour lui. Un jour, le régime là va finir, Taliby Dabo va marcher et parler, personne ne l’écoutera. Quel est le papier qui a signifié à la mairie que le RPG devait sortir ce jour ? C’est eux qui sont venus pour attaquer, il faut qu’il soit objectif.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction quand vous avez vu les images des autres membres du FNDC se faire malmener par les partisans du RPG ?

Antoine Dogbo Guilavogui : ça veut dire qu’Alpha Condé n’est pas venu pour faire la démocratie. Quand on empêche les uns de manifester, au même moment vous permettez aux autres de manifester, il y’a eu du deux poids, deux mesures. Quand on battait nos collègues, les gendarmes sont là. Quand c’est un peu grave, ils les extirpent dans les mains des RPGistes pour les envoyer à la gendarmerie, bien que les Nongo sont blessés, on dit non vous ne sortez plus ici. C’est grave.

Guineematin.com : que répondez-vous à Taliby Dabo qui dit que toute manifestation anti-troisième mandat est illégale et que le RPG fera tout pour empêcher ces manifestations ?

Antoine Dogbo Guilavogui : cela veut dire que c’est Taliby qui est le gouverneur, le préfet et tout. Quand il se tape la poitrine qu’il n’y aura aucune manifestation en Haute guinée, il est qui pour dire ça ? Il est soumis à l’autorité comme nous tous. Mais, il brave cette autorité. Cela veut dire qu’il n’y a ni Gouverneur, ni Préfet.

Guineematin.com : est-ce que dans les jours à venir le front va manifester encore à Kankan ?

Antoine Dogbo Guilavogui : d’abord, nous allons faire face à cette barbarie devant la loi. C’est notre première action. Nous allons porter plainte. S’il est vrai que la justice est indépendante, nous portons plainte.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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La polygamie interdite sans l’accord de la 1ère épouse : réactions de quelques députés

10 mai 2019 à 11 11 10 05105

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale guinéenne a adopté hier, jeudi 09 mai 2019, le code civil renvoyé en seconde lecture par le président de la République. A la différence du premier texte adopté par les parlementaires, la polygamie n’est désormais possible qu’avec le consentement de la première épouse. Si le texte voté en fin d’année dernière autorisait les hommes à épouser autant de femmes voulues, le nouveau code fait de la polygamie une exception.

C’est-à-dire qu’un homme ne peut épouser une deuxième femme que si sa première épouse lui donne son accord. Sans l’accord préalable de sa première femme, il ne peut pas épouser une autre. Au sortir de l’hémicycle, certains députés se sont prononcés sur la question au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Amadou Damaro Camara

Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel : le code civil a été adopté l’année dernière, mais il y a une disposition relative à la polygamie et à la monogamie que le président de la République a retournée pour une deuxième lecture. La première disposition dans le code était que la polygamie est optionnelle. L’amendement dit que la règle c’est la monogamie, l’exception est désormais la polygamie. Je crois que c’est la grande différence que nous avons adoptée aujourd’hui. Le président de la République avait dit que c’était un recul parce qu’il y avait quand même la monogamie qui avait été une loi depuis plus de 50 ans, depuis 1968.

Donc, revenir faire de la polygamie la règle serait un recul. Nous sommes d’accord avec lui que la monogamie est la règle mais la polygamie est plutôt l’exception. Ce texte est dans les tiroirs en Guinée depuis 2001. Ça fait 18 ans que ce projet circule. Aujourd’hui, je félicite le président de la commission des lois qui a réécrit plus d’une centaine d’articles de ce nouveau code. Il y a beaucoup d’avancées mais malheureusement, les gens se sont agrippés seulement sur la disposition relative au mariage en oubliant les autres avancés qui existent dans le texte. Mais je crois que c’est un très bon texte qui a connu beaucoup d’améliorations, qui a consacré des relations des différentes couches sociales en Guinée.

Aïssatou Barry

Aïssatou Barry, députée de l’UFDG : c’est un sentiment de satisfaction. Je pense que c’est une avancée, parce que c’est la monogamie qui est votée et qui est obtenue aujourd’hui. Evidemment, si le couple le souhaite surtout le mari, parce que c’est le nom qui est indiqué. Moi j’aurais juste voulu que l’on dise que le couple décide s’ils vont se marier sous le régime de la polygamie ou le régime de la monogamie. Mais on a dit le mari, ça se comprend parce que de toutes les façons, c’est le mari qui demande le mariage.

Yaradouno Thérèse Téwa

Yaradouno Thérèse Téwa, députée de l’UFR : je suis de très bonne humeur aujourd’hui. Puisqu’enfin, nous avons pu voter cette loi. Cette loi qui parle de la monogamie et qui devient un principe. La règle pour nous les Guinéens. C’est le meilleur cadeau pour nos filles. Il faut défendre la dignité de la femme guinéenne. Même si dans le passé les femmes ont connu la polygamie, mais il ne faudrait pas que cela continue à s’appliquer à nos filles et à nos sœurs.

Voilà pourquoi nous avons tenu avant la fin de notre mandat, que cette loi soit votée pour que nos enfants, nos petits-enfants quand même puissent bénéficier des avantages de la monogamie. Cela va se faire dans les temps à venir. La loi, elle est votée mais il y a des textes d’application, et je pense que dans ces textes tout est prévu. Il faut que les textes soient démultipliés et qu’ils soient vulgarisés.

Djalikatou Diallo

Djalikatou Diallo, députée transfuge du PEDN : je suis vraiment émue, vraiment satisfaite parce que c’est un véritable ouf de soulagement. La Guinée va se doter enfin d’un code civil consensuel. Le fait que le président ait renvoyé le code en seconde lecture pour pouvoir amender l’article 281, a été une bonne chose dans la mesure où les discriminations au détriment des femmes ont été corrigées. Le principe de la monogamie a été réinstauré en République de Guinée conformément au code de 1968 qui avait été amendé en 1983.

Nous remercions le président de la République et tous les députés dans la mesure où les efforts de nos illustres devancières ne sont pas retombés dans l’eau. Il n’y a pas eu ce recul qu’on avait enregistré le 29 décembre 2018, toutes les femmes parlementaires s’étaient abstenues de voter le code à cause de l’article 281 qui légalisait la polygamie. De nos jours, le principe de la monogamie est consacré comme par le passé et la polygamie est devenue une exception.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah, député uninominal de Dixinn, transfuge de l’UFDG : je ne suis pas d’accord avec le contenu de cette loi. Ils continuent à dénaturer nos pays. Les lois qui sont prises aujourd’hui, c’est pour faire plaisir aux occidentaux sans tenir compte de nos coutumes et de nos meurs. Vraiment je suis désolé. Je ne vote pas une telle loi.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Travaux Publics : Moustapha Naïté visite plusieurs chantiers de Conakry

10 mai 2019 à 10 10 24 05245

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a visité plusieurs chantiers de réfection des voiries urbaines de Conakry hier, jeudi 09 avril 2019. La démarche vise à constater « le respect des dimensionnements retenus avec la mission de contrôle, le niveau d’avancement des travaux et déceler les difficultés éventuelles que les entreprises en charge des travaux sont confrontés », a constaté un reporter de Guineematin.com qui a accompagné l’équipe du ministre.

Cette visite des chantiers du ministre des Travaux Publics a commencé par les routes transversales de la T8, T9 et T10, notamment du gigantesque pont en construction au niveau de la transversale T10. De là, Moustapha Naïté s’est rendu au grand marché de Madina, à Matam, puis à Kaloum, où des travaux de bitumage des voiries ont été entamés alors que d’autres en cours de lancement.

David Andréo

Dans son intervention, David Andréo, directeur technique du groupe GUICOPRESS, a donné quelques informations sur le pont en construction au niveau de la T10. Selon lui, « l’intégralité des transversales au niveau de Sonfonia et de Cimenterie a été confiée à la société GUICOPRESS, et surtout de l’ouvrage d’art qui fait 130 mètres de long sur la transversale T10. C’est un bel ouvrage effectivement, un ouvrage à cinq (5) travées, de 22 mètres de travées chacune. Il est vrai que c’est un bel ouvrage ; mais, on se devait quand-même d’avoir une belle uniformisation sur les transversales et c’est pour ça que c’est un ouvrage malheureusement qui ne sera pas à la vue de tout le monde, mais qui néanmoins est significatif de la grandeur de GUICOPRESS, puisque grâce à cet ouvrage, on peut prévoir de beaux ouvrages maintenant dans notre entreprise », a-t-il expliqué.

Salmana Bah

Parlant des travaux en cours à Kaloum, Salmana Bah, chef de projet des travaux de la réhabilitation des voiries au centre ville de Conakry, a dit qu’il s’agit là d’une réhabilitation et que le délai contractuel sera respecté. « Pratiquement, on décaisse la chaussée qui était complètement foutue. On change par une structure qui résiste au trafic. On a tenue compte du trafic du port. Donc, c’est la couche de fondation, 20 centimètres en concasseur, une couche en grave de bitume de 14 centimètres et une de roulement de 7 centimètres… Le niveau d’avancement des travaux est à 30% », a-t-il indiqué.

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a tenu à expliquer que cette visite au niveau des différents chantiers de Conakry « vise exclusivement à voir la situation sur le terrain, afin de comprendre si les entreprises ont respecté les dimensionnements retenus avec la mission de contrôle, le niveau d’avancement des travaux et déceler les difficultés éventuelles que les entreprises en charge des travaux sont confrontées sur le terrain. A Kaloum, c’est le centre-ville, et plus précisément là où nous sommes maintenant, c’est à proximité du port autonome, tous les gros porteurs empruntent cette voie, les ministères sont dans les mêmes parages. Donc, il était important de s’assurer que le travail est fait, très bien fait, mais surtout rapidement fait pour permettre de libérer la circulation, pour ne pas que cela porte préjudice à l’économie de marché que nous avons avec le port autonome. (…) Nous avons été à Madina aussi. Comme vous le savez, nous avons beaucoup de gros porteurs qui circulent dans la journée, ce qui encore rend la circulation très difficile à Conakry. Nous sommes partie voir comment assurer la mobilité dans Madina, pour permettre justement de refaire non seulement les routes, mais aussi d’assurer l’éclairage public pour permettre à ce que les camions viennent dépoter la nuit, pour permettre à ce que notre réseau routier de Kaloum soit un peu libéré de ces gros porteurs qui circulent au même moment que tous les autres véhicules, les usagers dans la journée. Donc, Madina et les commerçants, la mairie, le syndicat, les associations qui y habitent, les populations riveraines, nous nous sommes rencontrés aujourd’hui pour discuter, pour voir comment on peut améliorer les voiries de Madina, mais aussi faire en sorte que les desiderata tels que présentés par les citoyens, que l’on prenne aussi cela en compte pour qu’un meilleur cadre soit aussi trouvé pour les uns et pour les autres ».

Enfin, sur l’ouvrage qui est actuellement en cours de réalisation à la transversale numéro dix (T10) par la société GUICOPRESS, Moustapha Naïté a dit toute son admiration et sa satisfaction sur la qualité de ce joyau. « C’est un ouvrage de 120 mètres quasiment. C’est très impressionnant. Nous sommes en train de discuter avec l’entreprise, pour voir dans quelle mesure l’ouvrage peut être terminé. Nous avons quand-même des discussions que nous menons avec la mission de contrôle, pour voir qu’est-ce qui peut être améliorer dans la construction de cet ouvrage qui déjà présente une des belles ingénieries que nous pouvons avoir dans notre pays ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : 2 blessés et plus de 100 bâtiments ravagés à Doko

10 mai 2019 à 9 09 56 05565

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier, jeudi 09 mai 2019, dans la sous-préfecture de Doko située à 60 km de la ville de Siguiri. Il a causé deux blessés et d’importants dégâts matériels, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri.

C’est aux environs de 18 heures que ce vent violent a soufflé dans la sous-préfecture de Doko avec une intensité particulière dans les districts de Tinko et de Tonifra. Deux personnes ont été blessées et plus de 100 bâtiments ont été ravagés dans ces deux localités, explique Djanko Dansoko, agent de la Croix-Rouge de Doko.

« Le vent soufflé dans toute la sous-préfecture, mais c’est deux districts qui ont été touchés par les dégâts. Il s’agit du district de Tinko où 13 bâtiments ont été ravagés dont l’école et la mosquée du district qui ont été complètement démolies. Une personne a été grièvement blessée dans cette localité et elle a été évacuée à Bamako pour des soins.

Dans le district de Tonifra également, 100 bâtiments ont été endommagés, parmi lesquels 20 sont complètement tombés. C’est notamment l’école et le poste de santé de la localité qui sont irrécupérables. Et là aussi, une personne a été blessée, mais cette dernière n’a pas été évacuée », a témoigné cet agent de la Croix-Rouge de Doko.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Annulation de l’autorisation de Familia FM à Labé, Kankan et N’zérékoré : ce qu’en dit Caleb Kolié

10 mai 2019 à 9 09 52 05525
Caleb Kolié, Directeur Général de Familia FM

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé d’annuler l’autorisation d’installation des relais de la radio communautaire Familia FM à Labé, Kankan et N’zérékoré le mercredi dernier. L’instance de régulation des médias en Guinée dit avoir constaté « le mauvais usage fait par la radio communautaire de l’autorisation dont elle bénéficie ».

Au lendemain de cette décision, jeudi 09 mai 2019, Directeur Général de Familia FM, Caleb Kolié, a rencontré des commissaires de la HAC pour un échange autour de la question, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Après avoir rencontré deux commissaires, Caleb Kolié revenu sur le contenu de leurs discussions. Selon lui, c’est un malentendu qui s’est produit pour qu’on en arrive là. « J’étais venu pour comprendre davantage ce qu’ils ont eu à faire. J’ai rencontré d’abord monsieur Kateb Yacine, qui est commissaire ici à la HAC, et j’ai longuement discuté avec Ousmane Camara OC, qui est le représentant de l’URTELGUI au niveau de cette institution. Dans la déclaration qui a annulé l’autorisation, ils ont dit que c’était un mauvais usage de l’autorisation qu’on avait reçue. Donc, moi j’ai voulu en savoir un peu plus. Il semblerait que, selon les informations, que nous avons revendu notre licence au niveau de Labé. C’est ce qui n’est pas vrai. Mais, je crois que j’ai rassuré monsieur Camara que je vais apporter des preuves dès demain pour dire que ce n’est pas une vraie information et que la propriété est Familia FM. C’est moi qui ai racheté les équipements pour les installer là. Ensuite, il semblerait que pendant la période d’essai de la radio de Labé, il y a eu des émissions qui ont eu des contenus critiqués. Mais, je leur ai fait comprendre que nous n’avons pas commencé à émettre officiellement à Labé, c’était juste pour voir si les équipements qui ont été achetés répondaient correctement. Donc, si au cours de ces essais il y a eu des bavures, on va s’en excuser mais en réalité, je vais apporter les contenus de ces émissions, ils vont essayer de comparer parce qu’ils ont un service de monitoring ici. Je crois que ce malentendu va bientôt être levé et nous allons continuer calmement notre travail. J’ai confiance aux commissaires de la HAC qui rendront bientôt la décision de rétablissement de Familia dans ses droits ».

Revenant plus en détail sur les reproches faits à Familia FM, Caleb Kolié a dit sa surprise qu’on soit arrivé à prendre cette décision. « Le motif invoqué n’est pas réel. Puisque, nous n’avons pas officiellement commencé les émissions. Comme toutes les radios en Guinée, c’était de voir quelle était la portée de notre émetteur, jusqu’où l’émetteur allait. Ils ont fait des appels, il y a eu une simulation d’émissions de débats. Donc, nous allons apporter ces émissions et puis, ils vont essayer de comparer les contenus. S’il y a des délits par voie de presse, je crois qu’ils vont prendre les sanctions qui s’imposent par l’avertissement et autres. Mais, directement annuler notre autorisation, je crois qu’il y a eu un malentendu, puisque je crois aussi que ce qui les a poussés à faire ça, les commissaires pensent certainement qu’on a revendu notre licence. Ce sont des informations qui ont été colportées ça et là. Mais, dès lors qu’ils auront la preuve, je crois qu’ils reviendront à de meilleurs sentiments », pense-t-il.

Approché par notre reporter, Ousmane Camara, alias OC, membre de la commission juridique, éthique et déontologie à la HAC, a dit n’avoir pas de commentaires à faire…

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622 91 92 25/ 666 91 92 25

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3ème mandat pour continuer quel système ? Déclaration de l’UFD

10 mai 2019 à 9 09 41 05415
Mamadou Baadiko BAH de l’UFD

Malgré toutes les apparences que le pouvoir veut donner, tout montre qu’au-delà du Président Alpha Condé en fin de mandat, l’enjeu véritable de la bataille actuelle est la continuation de ce système injuste et rétrograde, basé sur la prédation du bien public, la dictature, l’ethnicisme et l’exclusion. C’est en cela qu’on peut affirmer que l’opposition guinéenne a encore une guerre en retard sur le pouvoir.

Une constitution c’est une boussole sacrée, un repère moral, une base légale suprême permettant à une collectivité humaine de se retrouver autour d’un minimum de valeurs partagées, pour bâtir ensemble un avenir commun, dans la cohésion sociale, la liberté, la justice sociale et le progrès pour tous.

A cet égard, aucune constitution ne peut être immuable, bien au contraire. Mais le minimum est que les changements à apporter à l’ancien texte permettent de progresser et non de revenir à des dizaines d’années en arrière comme c’est le cas de ce projet.

Que voyons-nous ? L’actuelle constitution est quotidiennement et systématiquement violée dans ses dispositions fondamentales. Le principe de la fixité de la durée des mandats par exemple est très rarement respecté, ce qui ouvre au pouvoir des possibilités illimitées de manipulation des élections via le calendrier fourni par la CENI, placée sous son contrôle étroit. Le principe sacré de l’Etat unitaire a été remplacé de façon totalement illégale par l’Etat ethniciste et communautariste, avec tout ce que cela comporte de pratiques anti-démocratiques et d’exclusion. Pire, le pays est sous la domination absolue d’un Parti-Etat qui fonctionne à base de de népotisme, de corruption, de confiscation du bien public et de distribution de prébendes. Ainsi, tous les efforts que nous avons déployés à l’UFD depuis 2011 pour amener le pouvoir à respecter les dispositions de l’article 36 de la Constitution sur la déclaration de patrimoine, sont restés vains. Après moult tergiversations et atermoiements, certaines personnalités visées par le texte, ont parait-t-il déclaré leur patrimoine. Beaucoup d’autres s’y refusent insolemment et vaquent à leurs occupations, dans un gouvernement qui comprend en son sein des délinquants économiques !

Mais qu’avons-nous en réalité ? Contrairement à ce que prévoit la loi, nous n’avons vu à ce jour aucune déclaration dans le journal officiel ! En conséquence, les « déclarations » faites sont nulles et nul d’effet. Il ne s’agit que d’une mascarade honteuse, un subterfuge et un faux-semblant pour tromper le peuple et jouer ensuite aux vertueux qu’on n’est pas. N’en déplaise à nos compatriotes de la Société civile qui ont félicité le gouvernement pour « s’être acquitté de son obligation légale ». Ces « déclarations » auprès d’amis de la Cour Constitutionnelle ne changent rien au problème. On suppose que c’est cette disposition capitale pour un pays réputé l’un des plus corrompus et les plus misérables du monde qui passera la première à la trappe de la « Constitution révolutionnaire réécrite ». On a bien vu que le Premier Ministre Kassory FOFANA, sans doute soucieux de faire oublier son passé sulfureux, a décidé de lancer des enquêtes sur la gestion de plusieurs entreprises publiques, mais il a été arrêté tout net.

Comment en effet poursuivre des dirigeants de ces sociétés qui ne font que piller et redistribuer la fortune publique, dans des conditions où il n’est pas imaginable qu’ils révèlent la destination du magot? Les dénonciations du pillage du bien public sont accueillies par l’indifférence générale. La Guinée fonctionne comme un pays placé sous la férule d’oligarques. Notre pays est devenu le champion des « Premières pierres », des promesses mirifiques jamais réalisées, des problèmes jamais définitivement résolus, de l’autosatisfaction et du pillage de nos ressources naturelles. Plus de soixante ans après l’indépendance, avec ce système prédateur et corrompu, nous sommes incapables de gérer correctement un hôpital, une compagnie de bus, une compagnie d’aviation ou une société de téléphone, sans compter le système éducatif qui ne produit que des candidats à la noyade en Méditerranée. Comme disait un citoyen désabusé : « Le Président Alpha Condé est vraiment très fort ! Il a résolu en théorie tous les problèmes de la Guinée, sans toucher à aucun de ceux qui intéressent réellement les millions de pauvres Guinéens : éducation, santé, emploi, routes, logement, alimentation, eau potable, électricité, Etat de droit, sécurité, lutte contre la corruption, etc. ! ».

Si changement constitutionnel il doit y avoir aujourd’hui, la priorité des priorités pour tout militant politique patriote serait lutter pour la promotion d’une constitution permettant de s’assurer que les dirigeants tourneront le dos à la corruption et à l’enrichissement illicite et au bradage de la richesse nationale. Ce serait la seule option pour sortir de cet Etat géré dans l’opacité absolue par des dirigeants qui n’ont de comptes à rendre à personne et qui se débat dans la misère et la régression depuis plus de 60 ans.

Suite et fin : Appel aux patriotes guinéens

Fait à Conakry, le 30 avril 2019

Pour le Bureau Exécutif National

Le Président

Mamadou Baadiko BAH

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Le 1er réseau 4G de Guinée lancé à Conakry

10 mai 2019 à 9 09 35 05355

Orange Guinée lance ce 9 Mai 2019, le 1er réseau 4G de Guinée à Conakry.

Ce lancement, attendu des guinéens depuis maintenant près d’un mois, s’inscrit dans la stratégie de l’opérateur : celle d’être un opérateur multi services qui,  1er à offrir un accès aux Tics sur l’ensemble du territoire, a désenclavé toutes les localités du pays par la 2G puis la 3G ; a été le 1er à offrir aux guinéens le mobile banking – Orange Money- le 1er à offrir aux populations une solution sur l’énergie et, par ce lancement confirmant son leadership et sa dynamique : un opérateur engagé à offrir aux guinéens le meilleur et contribuer à la révolution numérique de façon déterminante.

La 4G qui signifie quatrième génération, est une évolution du réseau de téléphonie mobile qui succède à la 3G+ et permet d’avoir des débits plus importants, plus  rapides.

Elle permet donc une navigation à la fois plus confortable, de très grande vitesse, offrant ainsi aux utilisateurs un accès à des contenus, des applications variées tant bien pour les professionnels que pour les particuliers : du cloud computing, transferts de mega octets en quelques secondes, au gaming ou encore streaming en haute définition. Et bien plus !

Par ce lancement de la 4G, Orange Guinee  entend témoigner à l’ensemble des guinéens, du respect de cet engagement pris il y a déjà quelques années : permettre aux populations  d’accéder au meilleur de la technologie à la fois pour leur confort mais surtout participer de manière active au développement économique du pays qui ne saurait être sans les Tics.

Lancé d’abord dans Kaloum pour inviter les Conakrykas à la découvrir, la 4G est désormais disponible dans l’ensemble des communes de Conakry : Kaloum bien sûr, Dixinn, Ratoma, Matoto et Matam.

Le réseau sera également déployé à l’intérieur du pays en seconde phase  afin de fournir la vitesse du  très haut débit aux habitants des différentes localités.

Pour naviguer sur le réseau 4G, il faut bien entendu avoir une Sim 4G et un téléphone 4G. Les clients peuvent vérifier la compatibilité de leurs équipements en composant *444#ok et se rendre en agence pour changer leur Sim si besoin ou encore acquérir  un Smartphone 4G.

Le réseau est lancé ; les clients peuvent donc naviguer sur la 4G d’Orange Guinée en souscrivant aux Pass en composant *222#ok ou en utilisant l’application Orange et Moi.

Orange Guinée entend bien offrir à tous les Conakrykas une expérience exceptionnelle, celle incomparable de la navigation sur le réseau internet le plus rapide de Guinée !

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Lutte anti-3ème mandat : le procès des 7 opposants condamnés à Kindia sera repris à Conakry

10 mai 2019 à 9 09 23 05235

Les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution condamnés à Kindia pour avoir manifesté contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé ne vont peut-être pas purger leur peine. Leur procès sera, en effet, repris devant la cour d’appel de Conakry. Les 7 jeunes ont déjà été transférés dans la capitale guinéenne et leur procès en appel ne devrait pas tarder à s’ouvrir, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

Trois mois de prison ferme et le payement d’une amende de 500 mille francs guinéens. C’est la peine que le Tribunal de Première Instance de Kindia a infligée à chacun des 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La juridiction a estimé que ces jeunes se sont rendus coupables d’attroupement illégal et d’atteinte au droit de manifester. Cela, pour avoir organisé une manifestation pacifique non autorisée contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Cette manifestation de rue a eu lieu le samedi, 04 mai 2019 à l’occasion d’une visite du président de la République à Kindia.

Mais aussitôt, l’avocat de la défense et même le parquet général ont interjeté appel, parce qu’estimant que cette décision est abusive. Le dossier a été donc transféré à Conakry où le procès sera repris devant la cour d’appel. Ce qui réjouit Maître Salifou Béavogui, l’avocat de la défense, qui espère que ses clients seront très bientôt libérés. « Je me réjouis vraiment de leur transfèrement, de la transmission du dossier, et je souhaite qu’ils soient immédiatement libérés.

C’est suite à mon appel, à l’appel du parquet général et à l’indignation générale, le tollé que cela a été fait, du fait que l’opinion nationale et internationale a flétri cette décision-là. Dès lors que Kindia a fini de prendre sa décision, donc pour abréger leur souffrance et permettre leur libération rapide, il faut que le dossier soit transmis rapidement à qui de droit. C’est une fois encore le droit qui gagne », estime l’avocat.

Du côté du FNDC également, on est partagé entre espoir et satisfaction. « Les détenus ont été embarqués pour rallier Conakry afin d’être jugés. Parce qu’après le verdict du tribunal correctionnel de Kindia, notre avocat en la personne de Me Salifou Béavogui que nous saluons d’ailleurs le leadership, a immédiatement interjeté appel. Donc aujourd’hui, les détenus du Front National pour la Défense de la Constitution sont transférés à Conakry pour être jugés à nouveau.

Et nous espérons qu’à Conakry le droit sera dit. Il faut que les magistrats respectent notre constitution. Il faut qu’ils sachent que leur indépendance, leur légitimité, c’est à partir de la constitution et non à des clans mafieux, à des opportunistes, des politiciens vendus. Pour cela, nous les invitons à être impartiaux, à être honnêtes dans les décisions de justice. Pour finir, nous invitons les parents des détenus à la retenue et à être sereins. L’avocat Me Salifou Béavogui suit rigoureusement le dossier. Nous espérons que les détenus seront libérés dans les meilleurs délais », a dit Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia.

On ne sait pas pour le moment la date à laquelle le procès de ces 7 opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé sera ouvert devant la cour d’appel de Conakry.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Un diabétique peut-il jeûner ? Comment doit-il procéder ? Dr Amadou Bah à Guineematin

10 mai 2019 à 5 05 56 05565
Dr Amadou Bah, médecin Endocrinologue-Diabétologue, spécialiste des maladies métaboliques et nutrition, en service à l’hôpital national Donka

Les personnes atteintes du diabète sont des gens qui ont un régime alimentaire spécial. A cause de leur maladie et de ses exigences, beaucoup d’entre eux ne jeûnent pas le Ramadan. Mais, selon Docteur Amadou Bah, médecin Endocrinologue-Diabétologue, spécialiste des maladies métaboliques et nutrition, en service à l’hôpital national Donka, les diabétiques peuvent bien jeûner. Mais, à condition de respecter un certain nombre de conditions qui commencent bien avant le début du Ramadan. Il est longuement revenu sur la question au cours d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com ce jeudi, 09 mai 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes au début du Ramadan, et on sait que faire le jeun c’est quelque chose de très compliqué pour les personnes atteintes du diabète. En tant que spécialiste de la question, dites-nous est-ce qu’un diabétique peut jeûner et dans quelles conditions ?

Docteur Amadou Bah : c’est vrai, on est au mois de Ramadan. Et, dans un pays musulman comme la Guinée, tout le monde voudra jeûner mais il y a aussi beaucoup de malades qui ne peuvent pas le faire, y compris les diabétiques. Le diabète déjà, c’est une maladie chronique caractérisée par l’élévation permanente d’un taux de sucre dans le sang. Qui dit diabétique dit un malade qui observe un régime, qui prend des médicaments. C’est une maladie chronique et un traitement à vie. Donc chez nous, en tant que praticiens hospitaliers, en tant que médecins, il faut d’abord préparer le malade pour pratiquer le Ramadan.

Dans les conditions normales, les malades, on doit les voir au moins trois mois avant le jeun pour les préparer d’abord : il faut évaluer l’état clinique du malade, faire une éducation thérapeutique, qui veut dire savoir ce que la personne va manger, à quelle heure manger, les types de médicaments à prendre et comment les prendre. Il faut faire l’évaluation de l’état métabolique du malade, voir si le patient présente déjà des complications liées à sa maladie, les complications micro vasculaires et macro vasculaires et s’il y a des comorbidités. Vu tous ces éléments-là, il y a une recommandation internationale, cette recommandation de la fédération internationale du diabète a stratifié les malades en trois catégories de risques.

Le risque très élevé dans la stratification, selon la recommandation de la fédération internationale du diabète, ne doit pas jeûner. C’est-à-dire un malade qui a une hypo glycémie sévère, c’est-à-dire que son taux de sucre a baissé dans les trois mois précédant le mois de Ramadan. Lui il est classé à un risque très élevé. Ou le malade qui fait de façon récurrente l’hypoglycémie alors qu’il ne ressent pas les signes, c’est-à-dire quand le taux de sucre baisse de trop, tu transpires beaucoup, tu as faim, tu es agité. Dans les conditions normales, c’est une urgence, tu dois corriger ça en prenant trois morceaux de sucre ou une boisson sucrée rapidement pour que le taux de sucre monte.

Mais, si toi malade tu ne ressens pas ces signes-là, tu risques de faire le coma. Donc les malades qui sont dans ces catégories-là, ils sont à un risque très élevé. Nous avons l’acidocétose dans les trois mois qui précèdent le mois de Ramadan, c’est-à-dire le malade qui a eu une hyperglycémie sévère avec des signes d’acidocétose, il est inconscient, il a une respiration incontrôlée, la glycémie est supérieure à 3 grammes, quand on fait une bandelette urinaire, il y a la présence des cétones dans les urines.

Donc, c’est une urgence, il faut le réanimer, il faut faire disparaitre les corps cétoniques, il faut essayer de normaliser progressivement la glycémie pour le sortir de ça. Tout malade qui a eu l’acidocétose trois mois avant le Ramadan ne doit pas jeûner. Nous avons ensuite le diabète de type 1 qui est celui de l’enfant. Et le traitement de ce diabète là c’est l’utilisation de l’inciline, et l’inciline étant des hormones hypoglycémiantes qui créent l’hypoglycémie, il ne doit pas jeûner.

Nous avons la présence d’autres maladies graves : les malades qui ont des insuffisances rénales qui sont sous dialyse, qui sont à risque très élevé, ne devraient pas jeûner. Les femmes en grossesse et les malades diabétiques qui ont du travail intense et des médicaments à prendre, le risque est très élevé. Maintenant nous avons le risque modéré qui est faible. Ceux-là peuvent jeûner avec surveillance accru des médecins. Donc logiquement, il faut préparer les malades pour les autoriser à jeûner ou à ne pas jeûner.

Guineematin.com : quels sont les aliments que le diabétique doit consommer pendant la rupture du jeun ?

Docteur Amadou Bah : le conseil qu’on donne, pendant la rupture, déjà on est dans une période de chaleur, le diabétique doit commencer par les boissons : de l’eau, des dattes, du lait frais, du thé c’est-à-dire il doit avoir des glucides à absorption lente. Apres, il peut manger un peu du riz avec la sauce mais logiquement il doit couper son jeun, après prendre son médicament. Et prendre beaucoup d’eau parce que c’est une période de chaleur. Mais, il y a des indications pour couper le jeun : parmi elles, quand la glycémie est supérieure à 3 grammes il faut couper le carême ou si la glycémie, 1 heure après le repas du petit matin est inférieur à 0,70. Dans ce cas, il faut rompre le jeun.

Guineematin.com : ça veut dire que le diabétique qui jeûne doit absolument se lever à l’aube pour manger avant de jeûner ?

Docteur Amadou Bah : oui, le diabétique doit manger plus tard que les autres, prendre un fruit après chaque repas. Il faudra aussi boire beaucoup d’eau, éviter les boissons sucrées, manger beaucoup des légumes cuites et crues, des fruits, des produits laitiers. S’il doit faire une activité physique, il doit le faire après la rupture. Donc pour l’alimentation, il doit avoir deux ou trois repas repartis entre la rupture et l’aube.

Entretien réalisé par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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