Pourquoi une loi sur la parité ? Quels avantages pour la Guinée ? Dr Zalikatou à Guineematin

16 mai 2019 à 21 09 33 05335
Honorable Dr Zalikatou DIALLO (RPG arc-en-ciel), membre du parlement panafricain

L’Honorable Dr Zalikatou DIALLO est députée membre de la majorité parlementaire (le RPG arc-en-ciel), secrétaire générale du forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG), présidente du réseau parlementaire santé et nutrition et membre du parlement panafricain. Très active sur le front du combat pour la promotion du genre et l’équité en Guinée, elle a accepté de répondre aux questions de médias dont Guineematin.com, sur la loi sur la parité adoptée récemment par Parlement guinéen. Une proposition de loi dont elle est effectivement l’une des principales initiatrices et actrices de terrain auprès de ses paires du FOFPAG.

Dans cette interview, cette femme médecin et dirigeante sportive, au combat pour l’émancipation de la femme dans toutes ses dimensions, a abordé sans complaisance la problématique de la parité, les avantages pour la Guinée et les défis à relever aussi bien par les femmes que par la société pour être au rendez-vous de 2030 de l’atteinte des objectifs du développement durable. Pour elle d’ailleurs, la concrétisation de cette bataille menée en synergie avec les acteurs de tous les bords sera marquée très prochainement par l’élection à l’Assemblée nationale d’au moins 40% de femmes contre 22,7% actuellement.

Décryptage !

Guineematin.com : le 2 mai dernier, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi sur la parité homme/femme. Dites-nous, pourquoi ce terme parité ; est-ce que cette loi est-elle nécessaire dans la mesure où les articles 1er, 2 et 8 de la Constitution consacrent l’égalité des chances ?

Honorable Zalikatou Diallo : merci pour cette question très pertinente. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette loi sur la parité était plus que nécessaire. J’en profite pour saluer les efforts de toutes les femmes parlementaires pour avoir parlé d’une même voix. C’est ce qui nous a permis d’aboutir à ce bon résultat aujourd’hui. Quand vous voyez l’Assemblée nationale, on est 26 femmes actuellement contre 24 au début de la législature, soit 22,7 % de l’effectif des députés de notre Assemblée. Ce qui est même au-dessous du tiers à plus raison la moitié de l’effectif. Donc nous nous sommes dites, nous les femmes, qu’il fallait qu’on se lève pour mettre en place ce forum qui a été appuyé par le Président de l’Assemblée nationale, le PNUD, ONU-Femme et le Gouvernement du Canada que je tiens à saluer très sincèrement pour l’engagement et l’accompagnement des femmes de Guinée.

C’est ainsi qu’on a élaboré la proposition de loi qui a été soumise au Bureau de l’Assemblée nationale. Il faut reconnaître qu’il y a eu des efforts dès la 1ère République. Beaucoup de conventions ont été adoptées par le pays et des femmes promues un peu partout et même le Pr Alpha Condé a dédié son mandat aux femmes et aux jeunes. Mais ce n’était pas suffisant avec les enjeux actuels. Quand on voit la réalité sur le terrain, les résultats n’étaient pas bons. Voyez par exemple lors des dernières élections communales, sur plus de 23 mille candidats, il n’y avait 7 mille 44 femmes sur les listes. Et au niveau des résultats il y a des conseils communaux qui n’ont aucune femme, certains n’ont qu’une seule femme dans tout le conseil. Sans oublier que de nombreux exécutifs communaux n’ont aucune femme. C’est pour toutes ces raisons que nous nous sommes dit qu’il fallait travailler à l’élaboration de cette loi sur la parité.

Guineematin.com : qu’est ce qui a poussé le forum des femmes parlementaires à en faire son cheval de bataille et pourquoi c’est maintenant que cette loi voit le jour ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est pour corriger cette discrimination envers les femmes que le forum des femmes parlementaires souvent en synergie avec des femmes de la société civile et des responsables du département de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, en a fait son cheval de bataille. Quand vous allez à l’intérieur du pays, dès que tu commences à parler des femmes, les partis politiques te demandent où sont-elles ? Pourtant les femmes représentent près de 52% de la population totale, selon les statistiques du dernier recensement de 2014. Ce sont les femmes qui mobilisent pour les partis mais lorsqu’il est question de choisir les candidats, elles sont inscrites à la queue voire complètement jetées aux oubliettes. Désormais, ce n’est plus possible. L’inscription tient compte dorénavant du genre et c’est alterné.

Guineematin.com : quel est l’importance de cette loi pour la société guinéenne ?

Honorable Zalikatou Diallo : cette loi de la parité homme/femme, pour les mandats électoraux et les fonctions électives, apporte des corrections significatives sur le niveau de représentativité des femmes dans les postes électifs et des instances électives. Aujourd’hui, sur le classement mondial de l’union interparlementaire (UIP), la Guinée occupe le 82ème rang avec tous les efforts faits depuis l’indépendance. Ce qui n’est pas bien pour un pays comme le nôtre qui s’inscrit dans le cadre de la promotion et la protection des femmes. En Afrique d’ailleurs, parmi les 10 premiers pays, il y a le Rwanda qui est également leader au classement mondial avec 61%, suivi de la Namibie avec 46% et l’Afrique du Sud est 3ème avec 42% de femmes députées. Le Sénégal est au 11ème rang mondial avec le vote de la loi sur la parité. Et pourquoi pas la Guinée dans tout ça ?

Guineematin.com : qu’est-ce qui va réellement changer pour les femmes, après le vote et la mise en application de ce texte de loi ?

Honorable Zalikatou Diallo : comme je l’ai dit, cette loi peut aider les femmes à passer de 23% à 35 ou 40% mais pas forcément 50% de députées. Cela va également améliorer significativement le classement de la Guinée sur le plan continental et mondial. Au point de vue économique, les résultats sont encore plus édifiants. Imaginez si les femmes avec 52% de la population participent activement à la prise de décision sur le plan national et local. Ce serait un véritable changement de gouvernance économique et politique pour la Guinée.

Guineematin.com : pourquoi pas plus de 40% de femmes élues à la prochaine Assemblée nationale alors qu’on parle de parité ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est le mode de scrutin qui va jouer. Il y a l’uninominal et la proportionnelle qui sont les deux types de scrutins législatifs en vigueur chez nous. A la proportionnelle c’est plus facile d’appliquer l’alternance sur la liste, mais à l’uninominal, la latitude est laissée aux partis politiques de faire le choix des candidats susceptibles de les faire gagner. Seulement, comme il y a un titulaire et un suppléant, la loi exige que ces deux candidats soient de sexes différents. Au niveau des élections locales tout comme les listes indépendantes, la parité doit également être respectée. Voyez-vous pour tout le pays, il n’y a que six femmes députées uninominales.

Il s’agit de Hadja Fatoumata Binta Diallo à Koundara pour l’UFDG, Djéssira Traoré à Mamou pour l’UFDG, Hadja Hawa Binta Diallo à Dalaba pour l’UFDG, Hadja Aïssata Soumah de l’UFR pour Boffa, Fatoumata Tonguino du RPG-AEC à Dabola et Eva Cross du RPG AEC à Mandiana contre 32 hommes députés uninominaux. Avec ce constat qui ne grandit aucune famille politique, nous disons aux grands partis qui estiment l’être, qu’ils doivent absolument se montrer capables de faire la promotion des femmes à chaque occasion.

Guineematin.com : parlant du texte, en son article 6 alinéa 1, il est dit ceci : l’autorité administrative compétente apprécie le respect des dispositions des articles 3, 4 et 5 ci-dessus. Qu’est-ce que le législateur a voulu dire réellement ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est pour la recevabilité de la liste de candidature. A tous les niveaux, les autorités électorales et administratives doivent veiller au respect de la loi. Elles doivent rejeter toute liste qui ne respecte pas cette disposition. C’est clair.

Guineematin.com : pour son entrée en vigueur, quels sont les mécanismes à mettre en place et les dispositions à prendre ?

Honorable Zalikatou Diallo : d’abord, comme la loi a été votée, on s’en félicite d’ailleurs et nous remercions tous les députés surtout les hommes sans lesquels, on ne l’aurait pas eue. Nous les femmes seulement avec 26 voix, on n’aurait pas pu la faire adopter. Il a fallu l’appui de nos collègues hommes que nous remercions très chaleureusement pour cet engagement historique en faveur de la couche féminine. Pour l’entrée en vigueur donc de la loi, il faudrait que le président de la République accepte sa promulgation dans un premier temps. Et après, il faudra son harmonisation avec le Code électoral et les autres lois constitutionnelles pour les mandats électifs.

Guineematin.com : on sait que cette loi sur la parité est un moyen de coercition, notamment des partis politiques pour favoriser l’émergence de la femme. Mais est-ce qu’à ce stade, ce seul texte suffit pour corriger le déséquilibre existant entre hommes et femmes dans les postes électifs ?

Honorable Zalikatou Diallo : ce seul texte ne suffit pas pour apporter toutes les corrections et combler à l’immédiat les innombrables attentes. Mais, il est fondamental pour la promotion de la parité dans notre pays. Il faut que les femmes apportent leur partition aussi. Les femmes doivent accepter de s’engager dans le débat politique. Elles doivent y prendre une part active, sinon ce n’est pas évident que la loi sur la parité puisse avoir les résultats escomptés. On sait que le président de la République, le Pr Alpha Condé, se bat sur tous les fronts pour aider les femmes. Qu’il s’agisse de l’autonomisation avec les MUFFA et les MC2 pour encourager et améliorer le pouvoir économique des femmes ou sur le plan politique avec le projet rajeunir et féminiser l’administration.

Nous sommes conscientes de ce qu’il fait pour nous et nous lui restons très reconnaissantes. C’est une chose que nous saluons et nous encourageons. Chaque acteur doit apporter sa contribution pour le rendez-vous de la Guinée de l’atteinte des objectifs du développement durable N°5 en 2030. C’est un engagement planétaire que notre pays ne doit pas manquer.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous comptez faire pour encourager les femmes à prendre une part plus active dans le débat politique, lorsqu’on sait le poids de la tradition, des coutumes et de la religion dans la société guinéenne ?

Honorable Zalikatou Diallo : nous l’avons remarqué. Il faut le rappeler, que le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) a bénéficié d’un projet en cours financé par ONU-Femme et le gouvernement du Canada, et l’appui technique du PNUD. Nous avons fait trois fois le tour du pays. Le poids de la culture et de la tradition sur les femmes est réel. Mais nous devons continuer ce combat puisqu’il s’agit d’un combat pour l’épanouissement de la femme et du développement du pays accompagnés du changement positif de notre société. On ne peut pas laisser en marge du développement, 52% des citoyens du pays et avoir de bons résultats. Dieu seul sait qu’il y a du chemin à faire à ce niveau.

Actuellement par exemple, il n’y a qu’une seule femme maire de commune urbaine en Guinée et six maires de communes rurales sur un total de 342 circonscriptions. C’est un travail ardu qui revient à chacun de nous et pour le bien de notre pays. C’est un processus qui a été déclenché il y a longtemps. Les grandes campagnes d’émancipation et la promotion de la femme ont commencé depuis 1975 sur le plan mondial. N’oubliez pas que la 1ère femme à diriger le Conseil de sécurité des Nations Unies est guinéenne, en la personne de Hadja Jeanne Matin Cissé. La Guinée a participé à plusieurs sommets internationaux portant sur la femme. De Mexico en 1975 à Beijing en Chine en 1995, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. La Guinée a souscrit à toutes les conventions internationales, africaines et sous-régionales. Et il fallait les internaliser au niveau de l’arsenal juridique du pays, notamment au Code pénal et au Code civil entre autres.

Guineematin.com : il est dit dans cette loi qu’elle s’applique aux partis politiques, aux coalitions de partis politiques, aux listes indépendantes. Pourquoi une si grande prudence qui voudrait que les postes nominatifs ne soient pas pris en compte par cette loi ?

Honorable Zalikatou Diallo : pour qu’une loi soit valable, il faut au moins cinq critères essentiels. Le critère normatif. C’est ce qui avait manqué à la Constitution et au Code électoral. A ce critère s’ajoutent la lisibilité, la précision, la concision, la mise à jour pour son applicabilité. Nous voulons aller pas-à-pas. Puisqu’il ne s’agit pas de voter pour seulement voter. Nous sommes conscientes des enjeux et des défis à relever.

Guineematin.com : question spéciale pour vous Honorable. Vous avez brillé à l’université en sortant avec le diplôme de médecin frappé du titre de Docteur d’Etat. Vous avez dominé le monde sportif, en devenant l’une des plus grandes figures dirigeantes du secteur. Vous êtes en politique et vous engrangez des succès. Vous arborez le titre de député et vous êtes parmi les précieux représentants de la Guinée au Parlement Panafricain. Bref, un beau parcours, marqué de succès. Est-ce à dire que Dr Zalikatou est sur la trajectoire d’une ascension fête de grands rêves ?

Honorable Zalikatou Diallo : (Rire). Vous me suivez bien. Effectivement, j’ai été dirigeante sportive et j’ai eu la chance d’être la première femme élue vice-présidente de la fédération guinéenne de football en 2015 avant qu’une crise entre les hommes n’ait raison de notre Bureau exécutif. J’ai été la première femme à faire sauter ce verrou à la FEGUIFOOT, c’est vrai. A l’université, je suis formée en médecine. Je suis de la 22ème promotion de l’université guinéenne où je suis sortie major de ma promotion à l’examen d’état et obtenu la mention excellent à la soutenance de ma thèse. Tout ce que je fais dans ma vie en général, je me bats.

Parfois le chemin est jonché d’embûches. Mais je ne me décourage pas. Je me dis tout simplement, il faut travailler pour le pays et surtout bien travailler. Je me dis toujours on peut à un niveau élevé de responsabilité ne pas jouer le rôle de l’édification nationale. Et être à un niveau considéré bas par certains et obtenir des résultats beaucoup probants et salutaires. Même si on n’a pas été à l’école, on peut travailler et être utile à sa nation. Un domestique, un médecin, une infirmière, une sage-femme, un ouvrier, une cuisinière,… si chacun fait bien son travail, le pays va avancer dans le bon sens et pour le bien de tous. J’ai eu la chance d’être polyvalente dans ma vie. Je n’évolue pas seulement dans mon domaine et j’aime le travail collégial.

Ce qui fait que souvent les gens rêvent pour moi ceci ou cela. Mais c’est Dieu qui sait ce qu’il fera demain de chacun de nous. Et partout où je suis, j’aime servir loyalement. J’aime m’investir avec abnégation pour l’émancipation de la femme et des jeunes. Je ne demande pas ce que le pays fait pour moi mais plutôt je me pose la question de savoir ce que je peux faire pour mon pays. Et je suis dans cette dynamique. Je crois que tant que je serai dans cette position, Dieu va m’aider puisque ce sont là quelques sages conseils de mon père, Elhadj Alpha Amadou Diallo, à qui je souhaite longue vie et une excellente santé ; et ma mère Mme Diallo Bernadette qui m’ont encadrée et inculquée ces valeurs. Et, Sincèrement je remercie Guineematin qui fait du bon travail dans l’espace médiatique du pays.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Conakry : Moussa Keïta condamné à 18 mois de prison pour avoir volé un fût

16 mai 2019 à 21 09 31 05315

Poursuivi pour vol d’un fût, Moussa Keïta a comparu ce jeudi, 16 mai 2019 devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il a plaidé coupable et a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est en septembre 2018 que Moussa Keïta a été arrêté. Il a été placé sous mandat de dépôt le 10 septembre 2018 pour le vol d’un fût dans un chantier à Kissosso, un quartier de la commune de Matoto. Il a comparu ce jeudi, 16 mai 2019 devant le tribunal correctionnel de Mafanco pour répondre des accusations portées contre lui. A la barre, le prévenu a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés.

« J’ai volé un fût dans un chantier à Kissosso le 1er septembre 2018 dans les environs de 8 heures du matin. J’étais de passage quand j’ai vu le chantier. Le chantier était fermé mais le mur n’était pas élevé. Le fût était dehors à l’entrée. Quand je l’ai pris, je n’ai pas pu l’amener parce qu’on m’a poursuivi et arrêté », a expliqué le prévenu qui a comparu sans avocat.

Après les explications de Moussa Keïta, la parole est revenue au procureur pour ses réquisitions. Ibrahima Sory Touré a demandé au tribunal de condamner le prévenu à 3 ans d’emprisonnement. « Monsieur le président, Moussa Keïta est un voleur professionnel. C’est pourquoi au moment où le monde était en mouvement, au petit matin, il est allé voler. Vous avez vu, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés. C’est un danger pour la population. Les comportements de ce genre sont à réprimer. Donc pour réprimer ses comportements, je vous demande de condamner Moussa Keïta à 3 ans de prison », a requis le procureur.

Finalement, le juge, Mohamed Lamine Camara, a déclaré le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et l’a condamné à 18 mois de prison ferme plus le payement d’une amende de 500 mille francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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TPI Dixinn : un soudeur condamné pour avoir manipulé une arme dans un bar

16 mai 2019 à 21 09 25 05255

Poursuivi pour détention illégale d’arme, Daouda Dioubaté, âgé de 34 ans, a été reconnu coupable ce jeudi, 16 mai 2019, par le tribunal de Première Instance de Dixinn. Ce soudeur de profession, qui a reconnu les faits à la barre, avait été arrêté dans un bar à Kobaya, dans la commune de Ratoma, entrain de manipuler l’arme de son frère, un officier de l’armée guinéenne, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters qui a suivi l’audience.

Selon nos informations, Daouda Dioubaté est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 4 avril 2018. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement deux cartouches et l’arme de service de son grand frère, qui suivait au moment des faits des cours d’officier supérieur au Maroc. Daouda Dioubaté se serait rendu dans un bar, au quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, muni de cette arme. Quand il s’est mis à la manipuler, un citoyen a alerté le poste de gendarmerie situé à quelques pas des lieux. Les gendarmes ont aussitôt procédé à son arrestation pour le déférer à la maison centrale.

Appelé à la barre, Daouda Dioubaté a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. « Un jour, je m’apprêtais à sortir. J’ai trouvé l’arme au salon, à coté des enfants. Je l’ai prise pour ne pas que les enfants se blessent et se fassent du mal avec. Entretemps, j’ai reçu un appel pour aller mesurer la dimension du portail d’une cour à Kobaya. Dans la précipitation, j’ai mis l’arme dans mon sac à dos, je suis parti. En mesurant le portail, mon sac est tombé et l’arme est sortie. Les gens l’ont vue, ils ont appelé les gendarmes qui m’ont pris. L’arme appartient à mon grand frère qui est militaire, qui vit du coté du Maroc », a-t-il expliqué

Le procureur, Daouda Diomandé, ne s’est pas laissé convaincre par ces explications. Il va demander au prévenu d’être franc et de dire toute la vérité. « Soyez franc, puisque vous avez déjà commencé par cela. Mais, ce que vous expliquez n’est qu’une partie de la vérité, vous n’avez pas tout dit. Dites nous où on vous a pris avec l’arme et ce que vous comptiez faire avec ».

Le prévenu va camper sur sa position, arguant qu’il a pris l’arme pour ne pas que les enfants se blessent avec.

Des propos balayés d’un revers de main par le procureur Daouda Diomandé. « Arrêtez de mentir, vous êtes allé dans un bar à Kobaya, vous vous êtes saoulé et vous avez commencé à manipuler l’arme en vous vantant. Mais, un bon citoyen a décidé d’alerter la gendarmerie, en disant qu’il y a une personne armée dans un bar. C’est ainsi qu’ils sont venus vous cueillir », a soutenu l’empereur des poursuites.

Dans ces réquisitions, le procureur va indiquer que nul n’a le droit de détenir une arme sans en avoir l’autorisation. C’est ainsi qu’il va demander à ce que la loi soit appliquée avant de requérir 5 ans d’emprisonnement, dont 4 assortis de sursis.

Finalement, le tribunal va suivre les réquisitions du procureur en reconnaissant Daouda Dioubaté coupable du délit de détention d’arme. Pour la répression, il est condamné à 5 ans de prison, dont 4 assortis de sursis. Le tribunal, par la voix du juge Thierno Souleymane Barry, va ordonner la confiscation du pistolet et les deux cartouches.

Après avoir passé un an, un mois et 12 jours de détention, Daouda Dioubaté recouvre enfin la liberté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Révision du navire de recherche halieutique « Général Lansana Conté » pour le développement durable

16 mai 2019 à 18 06 27 05275

Communiqué : Mercredi 15 mai, une convention sur le contenu des travaux à effectuer dans le cadre d’une coopération de suivi du Projet de construction d’un navire de recherche halieutique a été signée par la JICA et le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura (CNSHB).

Le Japon est un pays bordé par l’océan Pacifique, ce qui fait que la pêche est pratiquée traditionnellement sur cette côte. Le pays a ainsi développé des connaissances et des savoir-faire qui sont au cœur de sa coopération technique. C’est une des raisons pour lesquelles le Gouvernement du Japon a réalisé de nombreux projets dans le secteur de la pêche en Guinée, y compris la motorisation des pirogues, l’aménagement des ports et marchés de poissons et la construction d’un navire de recherche halieutique. Ce dernier a été réalisé dans le cadre d’un projet de la coopération japonaise, signé en novembre 2001, pour un montant de 810 millions de Yens, soit environ 6 527 000 $, et le navire « Général Lansana Conté » a encouragé le Gouvernement Guinéen en général et le CNSHB en particulier à faire des efforts sur la gestion durable des ressources halieutiques. Ainsi, ce navire a une mission importante pour l’atteinte des Objectifs de Développement durable (ODD), notamment ceux concernant la sécurité alimentaire et l’économie inclusive.

D’autre part, ce navire est en fonction depuis plus de quinze ans et, en dépit de l’entretien effectué par le Gouvernement Guinéen, le «Général Lansana Conté» s’est progressivement dégradé. C’est pourquoi la JICA, en réponse à une demande du Gouvernement Guinéen, a décidé de faire une révision de ce navire afin qu’il puisse continuer les recherches nécessaires pour lesquelles il a été construit.

La Guinée est un pays très riche en ressources telles que les minéraux, l’eau, la forêt et la pêche. C’est ainsi qu’elle peut faire un saut par le biais de l’utilisation de ces ressources de la meilleure façon. Pour cela, la gestion durable de ces ressources est indispensable et il est efficace de connaître continuellement leur quantité existante.

Les ressources halieutiques ont la particularité qu’elles se déplacent au travers des frontières maritimes ; ainsi, il est important de continuer les recherches halieutiques dans les eaux territoriales. Récemment, il a été constaté que la pression sur ces ressources a augmenté au large de la Guinée, et il est essentiel que le Gouvernement Guinéen détermine précisément la quantité de ces ressources dans la zone économique exclusive de la Guinée.

Communiqué transmis par le service de communication de l’Ambassade du Japon en Guinée

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Kindia : début des travaux de la session du Conseil Administratif Préfectoral 2019

16 mai 2019 à 18 06 25 05255
Elhadj N’fansoumane Touré, préfet de Kindia

La première session du Conseil Administratif Préfectoral (CAP) de Kindia a débuté ce jeudi, 16 mai 2019. Ce sont au total soixante dix huit (78) membres statutaires qui prennent part aux travaux du conseil qui vont s’étaler sur trois (3) jours. Il sera essentiellement question des rapports d’activités par service pour l’exercice 2018 et des perspectives pour 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les travaux de la première session ordinaire du conseil administratif préfectoral ont démarré ce jeudi matin dans la préfecture de Kindia en présence des différents services, des collectivités, du syndicat, des acteurs de la société civile, des ONG et des partenaires techniques et financiers de la préfecture.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Elhadj N’Fansoumane Touré, préfet de Kindia. Selon lui, « c’est l’instance la plus importante dans le cadre de la gestion des affaires publiques au niveau de l’administration préfectorale, c’est à dire le Conseil Administratif Préfectoral. C’est une rencontre d’échange entre les principaux acteurs du développement, notamment le préfet, le cabinet, les secrétaires généraux, les sous-préfets, mesdames et messieurs les maires, tous les directeurs et chefs services préfectoraux, les représentants des ONG, des projets qui évoluent au niveau de Kindia et qui accompagnent les collectivités. Tout le monde se met ensemble pour passer en revue des actions qui ont été développées au courant de l’année écoulée, et voir dans les perspectives ce qu’il y a à faire pour l’année 2019 ».

Elhadj N’fansoumane Touré

Par ailleurs, le préfet de Kindia a dit qu’au cours de ces 3 jours, tous les problèmes qui assaillent le développement de la préfecture seront passés au peigne fin. « Au niveau des collectivités locales, les dix que compte notre préfecture, on va voir quels sont les programmes de développement qui sont élaborés et assortis de Plan Annuel d’Investissement (PAI) au niveau de chaque commune. Mais aussi, au niveau des différents services préfectoraux, il y a des plans d’actions qui ont été élaborés l’année écoulée, quels ont été les niveaux d’exécution et les impacts, les résultats auxquels on a abouti pour envisager de nouvelles perspectives pour l’année 2019. Comme vous le savez, le président de la République a pris une grande initiative qui va dans le sens de l’autonomisation de nos collectivités », a expliqué N’Fansoumane Touré.

Thierno Maviatou Bah

Selon Thierno Maviatou Bah, secrétaire général de la commune rurale de Bangouya, « chaque année, on organise un conseil administratif préfectoral à l’issu duquel, on fait un débat sur des questions de développement. Nous qui sommes secrétaires généraux, les actions que nous avons projetées au cours de l’année, les actions que nous avons réalisées aussi, c’est-à-dire le compte administratif, et c’est à l’issu de tout cela, qu’on en débatte et on tire des conclusions, des recommandations et qui seront prises en compte peut être à l’année qui va suivre ».

Pour sa part, le directeur préfectoral de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Constitution de Kindia, Kali Touré, est revenu sur les attentes de son service, notamment sur le cas de la célébration de la fête tournante de l’indépendance prévue à Kindia.

Kali Touré

« Le Conseil Administratif Préfectoral est le tableau de bord en ce qui concerne le développement de la préfecture. Au cours de ce conseil, on débat de tous les aspects de la vie socio-économique. C’est à partir de cela que des résolutions sont adoptées, qui seront traduites en actes concrets durant toute l’année. En ce qui concerne mon service, nous avons l’activité brulante, à savoir les actions de la célébration de la fête tournante à Kindia. C’est ce qui nous préoccupe beaucoup aujourd’hui. Comme vous le savez, les actions ont été entamées. Notamment les chantiers de la gendarmerie départementale de Kindia, de la gendarmerie régionale plus les logements, du commissariat central plus les logements, la sûreté. Il reste d’autres programmés, qui ne sont pas débutés », a fait savoir monsieur Touré.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 51 67 96

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Un nouveau code de l’Environnement ? Voici le compte rendu du conseil des ministres

16 mai 2019 à 18 06 06 05065

Communiqué : Conakry, le 16 Mai 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 16 Mai 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU 30 AVRIL DU 7 MAI ET DU 14 MAI 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Chef de l’Etat a adressé en son nom et en celui de l’ensemble du Gouvernement ses vives félicitations et ses encouragements à l’équipe nationale junior cadet, finaliste de la CAN U17 qui a remporté la Médaille d’argent en Tanzanie. Ses félicitations ont également été adressées à l’encadrement sportif et aux autorités du Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Le Président de la République a confirmé ses instructions relatives à la réalisation d’un audit complet du secteur énergétique afin d’en établir un diagnostic détaillé et définir les grands axes stratégiques de développement de ce secteur

Le Président a donné des directives aux départements financiers (Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère du Budget et Banque Centrale de la République de Guinée) en vue de la priorisation, dans l’exécution des dépenses publiques, des secteurs sociaux afin de leur permettre d’impacter positivement et rapidement sur les conditions de vie de la majorité des citoyens

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministres en charge des Transports et du Budget de diligenter les opérations de mise en place de la compagnie de transport aérien de droit guinéen Guinée Airlines en procédant, notamment, à la libération de la quote part de l’Etat dans le capital de cette Société en voie de constitution

Appréciant les progrès déjà accomplis dans ce domaine, Le Président de la République a instruit les départements concernés de concevoir et de mettre en œuvre un programme de réduction de l’inflation pour la ramener à un niveau encore plus bas que celui atteint ces dernières années dans le but de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs guinéens

Le Chef de l’Etat a rappelé aux Ministres en charge du Budget et des Finances l’urgence de la mise en exécution des textes d’application du Code des Marchés publics afin de permettre l’application des nouvelles procédures de passation des marchés publics

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues les 30 avril, 7 mai et 14 mai 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’environnement et des Eaux et Forêts qui a soumis pour examen le projet de Loi portant nouveau Code de l’Environnement

Le Ministre a indiqué que l’objectif de la réactualisation du Code de l’environnement est d’établir les principes fondamentaux destinés à promouvoir le développement durable, gérer et protéger l’environnement et le capital naturel contre toute forme de dégradation.

Le Ministre a précisé que les limites constatées du Code en cours datant de 1987 sont corrigées dans le présent Code et concernent entre autres :

Les principes de territorialité, de précaution, de non-régression ;
La prise en compte du transfert des compétences environnementales aux collectivités locales, comme prévu par le Code des collectivités locales ;
L’intégration des nouveaux enjeux mondiaux tels que les changements climatiques, la biosécurité, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’économie verte ;
Le renforcement de certaines sanctions.

Il a indiqué que la nouvelle mouture du Code de l’Environnement prend en compte les Objectifs du Développement Durable, les principes environnementaux en vigueur à l’Union Africaine et à la CEDEAO, les directives des Organismes des bassins fluviaux dont la Guinée est membre actif.

Le Ministre a rappelé que les droits coutumiers et les pratiques traditionnelles, le genre, l’écotourisme, la transition vers l’économie circulaire et le capital naturel, ont été également prise en compte.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté le projet de Loi portant Code de l’Environnement.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis pour examen, en seconde lecture, deux projets de Lois :

Le premier portant sur la Mutualité Sociale en République de Guinée.

Elle a rappelé que depuis 2017, la Guinée dispose d’une politique nationale de protection sociale. Celle-ci met l’accent sur la nécessité d’en diversifier les outils, dont les mutuelles sociales.

La Ministre a souligné que de nos jours, il y a une nécessité d’harmoniser la législation nationale en matière de Mutualité Sociale avec celles des pays de la CEDEAO et de l’Union Africaine en vue d’améliorer le taux de couverture sociale des populations.

Les mutuelles servent à assurer :

La prévention des risques sociaux liés à la personne et la réparation de leurs conséquences ;
La protection de l’enfance, de la famille, des personnes âgées ou handicapées ;
Le développement culturel, moral, intellectuel et physique de leurs membres et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Elle a précisé que le présent projet de loi fixe les principes fondamentaux régissant la mutualité sociale en République de Guinée.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Loi tout en demandant l’élaboration de ses textes d’application dans de brefs délais

° Le second portant sur la Promotion et la Protection des droits des personnes atteintes d’albinisme en République de Guinée.

La ministre a indiqué que certains préjugés sociaux empêchent les personnes souffrant d’albinisme d’accéder facilement à des soins de santé adaptés, aux services sociaux, à une protection juridique et à la réparation en cas de violation de leurs droits.

La Ministre a soutenu que face à cette situation, le Ministère en charge de l’Action Sociale en collaboration avec de nombreux autres acteurs, ont entrepris plusieurs activités en faveur des victimes. Ces multiples efforts semblent insuffisants face aux besoins exprimés et à l’absence d’un cadre juridique approprié.

D’où le présent projet de loi qui vise à garantir l’inclusion, l’égalité des chances en faveur des personnes atteintes d’albinisme, la protection et la promotion de leurs droits contre toutes formes de discrimination et de stigmatisation.

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’approbation du projet de Loi et recommandé l’élaboration dans les meilleurs délais de ses textes d’application

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi qui a fait une communication relative aux préparatifs de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), du 10 au 21 Juin 2019 à Genève (Suisse).

Il a indiqué que dans le cadre des préparatifs de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), chaque pays membre a été invité à organiser des dialogues tripartites nationaux sur le rapport de la commission mondiale sur l’avenir du travail, avant son adoption par la conférence prévue du 10 au 21 Juin 2019 à Genève (Suisse).

Le Ministre a annoncé que c’est dans cette perspective que le Département en charge du Travail a initié depuis plusieurs semaines des séries de rencontres avec l’ensemble des partenaires sociaux (Syndicat, Patronats) avec pour philosophie, une démarche inclusive.

Il a enfin informé de la solennité de cet évènement planétaire, en raison du caractère exceptionnel de cette session 2019 qui coïncide avec la célébration du centenaire de l’OIT à laquelle plusieurs Chefs d’Etat prendrons part.

Le Conseil a soutenu la participation de notre pays à cette session de la Conférence Internationale du Travail (CIT)

Le Ministre de l’Economie et des Finances a soumis pour examen en seconde lecture le projet de Décret portant Régime Juridique des Comptables Publics.

Il a souligné qu’à date, le régime juridique des comptables publics n’a pas encore fait l’objet d’une initiative gouvernementale en matière règlementaire en dépit des lourdes responsabilités qui caractérisent l’exercice de la fonction de comptable public.

Le Ministre a expliqué que la fonction comptable est fragilisée en raison du défaut de prestation de serment devant la Cour des Comptes et la constitution des cautions avant l’exercice de la profession.

Il a soutenu que pour corriger et combler le vide, la Loi Organique Relative aux Lois de Finances de 2012 et le Règlement Général sur la Gestion Budgétaire et la Comptabilité Publique du 15 janvier 2013 ont rappelé, dans le cadre des réformes et de la modernisation de la gestion publique, les responsabilités des comptables publics et les sanctions qu’ils encourent dans l’exercice de leurs missions.

Le Ministre a déclaré que le présent régime juridique prend en compte aussi bien les dispositions législatives et réglementaires encadrant la gestion publique en Guinée que les bonnes pratiques des pays disposant déjà de régimes juridiques.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Décret portant Régime juridique des comptables publics

Le Ministre des Transports a soumis pour examen deux projets de Décrets :

° Le premier fixant les Statuts de l’Office Guinéen des Chargeurs.

Il a indiqué que conformément aux Conseils des Chargeurs en Afrique, le Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC) a pour objet de contribuer à la promotion du commerce extérieur de la Guinée en apportant toutes les facilitations et assistances multiformes aux chargeurs dans l’accomplissement de leurs missions.

Le Ministre a expliqué que la mission essentielle du Conseil des Chargeurs se résume comme suit :

La représentation équitable et la défense des intérêts des chargeurs publics et privés ;
Les relations avec les intervenants dans la chaîne des transports ;
La facilitation du suivi des marchandises ;
La gestion d’une banque de données sur les transports internationaux et nationaux ;
La mise en place des infrastructures de transport ;
La promotion de la compétitivité des exportations grâce à des initiatives visant à améliorer la chaîne de transport ;
La tenue des statistiques fiables dans le domaine des importations et exportations.

Le Ministre a également indiqué que les recettes de l’émission du Bordereau Electronique de Suivi des Cargaisons (BESC) constituent la principale ressource financière d’un Conseil des Chargeurs.

° Le second projet de Décret fixant les Statuts de l’Agence de la Navigation Aérienne (ANA).

Le Ministre a informé que depuis environ deux (2) décennies, les Directions de l’Aviation Civile rencontrent de nombreux problèmes pour la mise en œuvre des recommandations des audits de supervision de la sécurité de l’OACI, relayée par les Organismes Régionaux s’occupant de l’Aviation Civile.

Le Ministre a précisé que l’ANA a pour mission d’assurer la sécurité, la régularité et l’efficacité de la circulation aérienne ainsi que la gestion et l’exploitation des aérodromes domestiques, en République de Guinée.

Dans son fonctionnement actuel et cela conformément à ses statuts, l’ANA n’est pas soumise au règlement général de la comptabilité publique. Sa comptabilité est cependant tenue selon les usages commerciaux conformément aux règles du système comptable OHADA (SYSCOHADA).

Le Ministre a noté que la principale ressource financière de l’ANA est la redevance terminale. Elle représente plus de 95% de ses revenus. Quant à la subvention d’équilibre, perçue du Budget National de Développement (BND), elle représente à peine 3% du chiffre d’affaires annuel de l’Agence.

Il a expliqué que face à cette situation, il était nécessaire de procéder à la mise en conformité des statuts de l’ANA au regard du cadre légal et règlementaire régissant l’organisation et le fonctionnement des Organismes publics en République de Guinée.

C’est en exécution de cet impératif, que ce présent projet de statuts harmonisés a été élaboré conformément aux dispositions de la loi L/2017/056/AN du 08 Décembre 2017, portant Gouvernance Financière des Etablissements et Sociétés Publics.

Au terme des débats, le conseil a adopté les deux projets de Décrets fixant les Statuts du Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC) et de l’Agence de Navigation Aérienne (ANA).

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication relative au Rapport d’étape sur l’avancement des opérations d’assainissement de la Ville de Conakry.

Le Ministre a informé que dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de professionnalisation des déchets, un appel d’offre international a permis de recruter deux (2) opérateurs chargées d’une part de la pré-collecte jusqu’au transfert des déchets sur le site final de la minière, d’autre part de l’exploitation de la décharge de la Minière.

Il a annoncé que face au constat actuel de la salubrité de la ville de Conakry, le Département en charge de l’Assainissement est en manque d’équipements divers dont l’acquisition est nécessaire

Le Ministre a affirmé que la mobilisation de ces besoins vise à :

Éliminer l’ensemble des dépôts sauvages dans les 5 communes ;
Procéder aux curages des caniveaux et à l’enlèvement des produits de curages ;
Mettre en place l’équipe de balayage sur les principaux axes routiers des 4 autres communes ;
Mobiliser 24H/24 le parc automobile pour le transport des déchets solides ;
Mettre en place une brigade de contrôle des lieux assainis.

Il a informé que pour l’atteinte de ces objectifs, un programme intérimaire d’assainissement intégré de la ville de Conakry sur une durée de six (6) mois allant de Mai à Octobre 2019 a été élaboré et budgétisé par son Département

Le Ministre a sollicité l’accord du Gouvernement pour engager dans les meilleurs délais, des actions visant la mise en place d’un fonds destiné à pérenniser le financement de la gestion des déchets solides pour la ville de Conakry et celles de l’intérieur du pays.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre et convoqué une réunion du Comité de Pilotage sur la professionnalisation des Déchets solides avec les Ministres en charge de l’Assainissement, du Plan, de la Coopération et de l’Administration du Territoire

Le Ministre de l’Economie et des Finances a fait une communication relative à la tenue des réunions statutaires de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), du 25 juillet au 02 août 2019, à Conakry.

Il a souligné que les réunions statutaires tournantes dans les pays membres examinent principalement l’état de mise en œuvre et les résultats du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCM), adopté en 1987 et décliné en « Feuille de route du programme de monnaie unique » en 2009. Elles apprécient également, la stabilité des secteurs financiers, les systèmes de paiement de la zone et les taux de change.

Le Ministre a précisé que les participants aux réunions statutaires sont des cadres des ministères en charge des questions économiques, de l’intégration et du commerce des pays membres ainsi que des Banques Centrales de ces pays. Au moins 150 délégations représenteront les pays et institutions de la sous-région à l’événement.

Il a indiqué que les rencontres se dérouleront chronologiquement en trois phases : le Comité technique des experts, le Comité des Gouverneurs des Banques Centrales et le conseil de Convergence qui est une réunion Ministérielle. Ses rencontres sont présidées par le pays hôte.

Les réunions de la ZMAO seront précédées de celles de l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) et du WAIFEM.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre de l’Economie et des Finances et au Gouverneur de la Banque centrale pour la tenue des réunions statutaires de la ZMAO à Conakry, du 25 juillet au 2 Août 2019.

Le Ministre de l’Energie a fait une communication relative à l’Accord de financement entre la République de Guinée et l’Association Internationale de Développement (IDA) et la Convention de crédit entre la République de Guinée et l’Agence Française de Développement (AFD), relatifs au financement du « Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Electricité en Guinée (PAEEG) ».

Il a rappelé qu’en plus du PNDES qui couvre tous les secteurs clés de l’économie guinéenne, un prospectus d’investissement a été élaboré pour l’accès à l’électricité 2016-2020, visant à doubler le taux d’accès à l’électricité de 18% actuellement, à 36% durant les cinq prochaines années en vue d’atteindre un accès universel d’ici à 2030. A cet effet une table ronde des donateurs a eu lieu à la mi-novembre 2017 à Paris, pour présenter le Prospectus d’Investissement et mobiliser environ 380 millions sur 645 millions de dollars pour la mise en œuvre du programme national d’accès à l’électricité.

Le Ministre a affirmé que le projet d’Amélioration de l’Accès à l’électricité en Guinée (PAAEG), conjointement financé par la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD), consiste à mettre en œuvre une partie de ce Programme d’accès à l’électricité à moindre coût de notre pays, sur la base d’une approche sectorielle.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la Convention de crédit et l’Accord de financement relatifs à ce projet.

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a fait un compte rendu sur le programme de lancement des projets d’infrastructures financés par l’ANAFIC ;

Il a rappelé que l’avènement de la 3ème République en 2010 a permis à la Guinée de mettre au cœur de ses nombreux projets et programmes une politique de décentralisation et de développement local à la satisfaction générale des populations.

Le Ministre a soutenu que c’est dans ce contexte que le Gouvernement vient de mettre en place un mécanisme pérenne de financement de la décentralisation en vue d’optimiser l’efficacité et de corriger les effets de dispersion des différents appuis financiers apportés aux collectivités locales. D’où la création de l’ANAFIC par Décret du 11 novembre 2017 pour la gestion exclusive de ce fonds.

Il a justifié que cet acquis mérite d’être connu et porté à la connaissance des communautés à la base.

C’est pourquoi, sous l’autorité du Premier Ministre, il a été jugé nécessaire d’organiser une mission gouvernementale dans les 4 régions naturelles du pays à l’effet d’informer les populations sur les acquis et les perspectives qui s’attachent au projet de développement économique et social du Président de la République.

Le Ministre a expliqué que la mission sera dirigée par un pool de Ministres dans chaque région naturelle du pays. Il a informé que l’objectif de la mission consiste à :

Procéder au niveau des collectivités locales à l’inauguration des infrastructures socio-économiques de base (Santé, Education, Agriculture, Electricité, Hydraulique villageoises etc.), avec l’appui des partenaires au développement, notamment le PACV3 ;
Procéder à la pose de la première pierre des infrastructures financées par l’ANAFIC ;
Informer les citoyens sur les acquis du Gouvernement de la 3ème République ;
Sensibiliser les populations sur l’entretien, la sauvegarde et l’utilisation efficiente des infrastructures mises à leur disposition ;
Faire passer un message de paix, d’unité nationale, de quiétude sociale et de sécurité.
Le Ministre a annoncé qu’à la fin de la mission, un rapport synthèse sera élaboré à la haute attention de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur a informé que notre compatriote Dr Sékou Traoré, spécialiste en Génie chimique à l’Université Gamal Abdel Nasser, a remporté le prix de champion mondial 2019 de la Boue Rouge.

Le Conseil a apprécié cette performance qui consacre le génie guinéen et adressé ses félicitations à l’intéressé

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Télimélé : le préfet distribue des vivres à l’hôpital préfectoral

16 mai 2019 à 17 05 26 05265

C’est en compagnie du maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, de la directrice préfectorale de l’action sociale, Kadiatou Alpha Bah, et du directeur préfectoral de la santé, Boubacar Mouminy Diallo, que le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, s’est rendu à l’hôpital préfectoral ce jeudi, 16 mai 2019. Il est passé dans tous les pavillons pour remettre des sachets de riz et de sucre aux agents de santé et aux malades admis dans cet hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« On m’a apporté du riz. Je me suis dit qu’il y a des gens malades, alités et couchés en ce moment à l’hôpital sans moyens, aller leur offrir des vivres est une bonne chose. Donc les sacs riz et les sacs de sucre qu’on m’a envoyés, j’ai décidé de partager ça aux malades. C’est pour cela j’ai appelé le DPS pour m’accompagner et distribuer cela moi-même. C’est quelque chose que j’aime faire. Je prie Dieu de me donner les moyens pour pérenniser cela », a dit le préfet, Amadou Sadio Diallo.

Une action vivement saluée par le directeur de l’hôpital préfectoral de Télimélé, Docteur Chérif Amir Haidara. « Selon les informations, c’est la première fois de voir un tel geste ici. Donc nous souhaitons à monsieur le préfet plein succès dans son travail et nous demandons au tout puissant, au nom de ce saint de Ramadan, qu’il lui accorde une grande promotion, qu’il le protège et protège toute la préfecture. Que Dieu apporte le bonheur à Télimélé », a-t-il prié.

Dr Mouminy Diallo

Egalement content de ce geste du préfet, le directeur préfectoral de la santé, Docteur Boubacar Mouminy Diallo, n’a pas manqué de remercier l’autorité préfectorale. « Je remercie monsieur le préfet de ce qu’il a fait, il peut compter sur nous et savoir que la santé est entièrement à sa disposition pour les activités. Je suis là depuis plus de vingt (20) ans, c’est la première fois qu’une autorité vienne jusqu’ici pour saluer les malades et faire un geste si magnanime. Ce n’est pas le geste qu’on voit, mais l’intention. Que Dieu vous protège et augmente votre promotion », a souhaité le DPS de Télimélé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kouroussa : la présumée voleuse d’un bébé arrêtée par des donzos

16 mai 2019 à 17 05 00 05005
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Une femme, présumée voleuse d’un bébé de trois semaines, a été mise aux arrêts hier, mercredi 15 mai 2019, dans le district de Kinkini, situé à 10 kilomètres de la commune urbaine de Kouroussa. Madame Fanta Oularé, âgée d’une trentaine d’années, est tombée dans les filets des chasseurs traditionnels de la localité qui ont appris la nouvelle de la disparition du bébé à la radio rurale de Kouroussa, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Fanta Oularé, née en Sierra Léone et domiciliée au quartier Sènkèfara, dans la commune urbaine de Kankan, est mariée et sans enfant. Selon le Lieutenant-colonel Abou Bangoura, commissaire centrale de la police de Kouroussa, « elle a dit qu’elle était à Kouroussa depuis trois jours. Elle passait la nuit dans les marchés et la gare routière en compagnie d’une fillette de 12 ans qui serait son homonyme. Alors, c’est au cours de ces trois jours qu’elle a découvert un nouveau-né dans une famille. D’ailleurs, c’est la semaine dernière qu’on a fait le baptême de cet enfant. Elle est venue dans cette famille, profitant de l’absence de la mère qui était partie se laver, elle a envoyé son homonyme pour prendre l’enfant. Celle là est entrée dans la maison, elle a pris le bébé, elle est venue le lui remettre et elles sont parties ».

Sur les motivations de la présumée voleuse, l’officier de police affirme que la dame dit avoir agit ainsi parce qu’elle n’a pas d’enfant. « Depuis son mariage, elle n’a pas fait d’enfant pour son mari. Donc, c’est suite à cela que sa belle-mère a épousé une autre femme pour son mari. Sa coépouse là a déjà fait un enfant. Depuis, ça n’allait pas entre elle et sa belle-mère. Vu cette humiliation, elle s’est donnée l’idée de trouver un bébé. C’est ainsi qu’elle a dit à son mari à Kankan qu’elle est enceinte, mais qu’elle veut aller faire un petit temps à Conakry. Etant là-bas, elle a informé son mari qu’elle a accouché. Donc, ce dernier lui a demandé de rejoindre le foyer. Selon elle, la grossesse était effective, mais qu’elle a été victime d’un avortement involontaire, qu’elle n’a pas informé son mari pour ça. Donc, sur son chemin de retour, elle a jugé nécessaire de descendre à Kouroussa pour se trouver un enfant », a expliqué le Lieutenant-colonel Bangoura.

Selon nos informations, c’est suite à un communiqué diffué sur les ondes de la radio rurale de Kouroussa que l’arrestation de Fanta Oularé a été rendue possible. Interrogé par notre reporter, le directeur des programmes de la radio rurale de Kouroussa est revenu sur certains détails de cette affaire. « Quand la nouvelle a été diffusée sur la radio, les jeunes du quartier Sogbè, où l’enfant a disparu, ont commencé à dire qu’ils voyaient une femme en maillot de l’équipe nationale guinéenne en compagnie d’une fillette fréquenter la maison, mais qu’elle a disparu. Alors, ils se sont posé la question si ce n’est pas elle qui volé le bébé. Entretemps, on diffusait le communiqué sur la disparition du bébé. Donc hier matin (mercredi), le président de la jeunesse de Kinkini a appelé l’autorité pour dire que les donzos de la localité, qui ont appris la disparition de l’enfant dans les médias, ont arrêté la femme à 4h du matin. C’est ainsi qu’une équipe, composée de la gendarmerie et la police et moi-même, nous sommes allés récupérer l’enfant, la femme ainsi que son homonyme », a dit Facely Condé de la radio rurale de Kouroussa.

Le bébé, de sexe masculin, a été rendu à ses parents. Quant à Fanta Oularé, elle se trouve dans les locaux du commissariat de la police urbaine de Kouroussa. Dans les jours à venir, elle va être présentée à un juge, a-t-on appris.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Affrontement meurtrier de Sanama (Lélouma) : décès à l’hôpital régional du prisonnier

16 mai 2019 à 16 04 12 05125

Neuf mois après le décès de sa mère, le jeune éleveur Mamadou Saïdou Diallo, originaire de Bourouwal Korbé, dans la préfecture de Lélouma, qui était détenu à la maison centrale de Labé depuis près de 5 ans, vient de rendre l’âme à l’hôpital régional de Labé où il était admis en médecine générale depuis 4 jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le décès du jeune éleveur prisonnier, Mamadou Saïdou Diallo a été signalé ce jeudi, 16 mai 2019, aux environs de 14 heures. Il semble avoir été évacué de la maison centrale de Labé pour le service de médecine générale de l’hôpital régional, juste pour qu’il meurt dans une structure spécialisée, parce qu’il y a été reçu dans un état critique qui ne lui autorisait aucun espoir de s’en sortir. Ses proches parents qui ont rendu visite à ce prisonnier à l’hôpital régional de Labé attendaient son décès depuis 72 heures maintenant.

L’on se rappelle qu’un conflit d’une rare violence a opposé, au mois de novembre 2014, une famille d’éleveurs et la communauté villageoise de Sanama, dans la commune urbaine de Lélouma. A cette douloureuse occasion, deux cases, des moutons, chèvres et bœufs ont été brûlés par des agresseurs. Mamadou Saliou, un jeune Talibé venu de Gaoual a trouvé la mort par balle dans la bagarre. Son compagnon, Alpha Ousmane et la vieille Nénan Aïssatou qui était âgée de plus de 80 ans ont été blessés et admis à l’hôpital préfectoral de Lélouma.

Pour la petite histoire, cet incident faisait suite à une décision de justice rendue par le Juge de Paix de Lélouma d’alors, Sidiki KOUROUMA. Ce magistrat avait traité une plainte dans laquelle le jeune Mamadou Saïdou de Korbé qui avait installé un campement d’élevage à Kobosôré accusait les chiens de la famille de Sanama d’avoir décimé ses animaux. Suite à un débat contradictoire, le propriétaire des chiens avait été condamné à payer près de 9 millions de francs guinéens à l’éleveur.

N’ayant pas accepté cette décision de justice, le propriétaire des chiens a décidé d’en finir une fois pour toute avec le campement d’élevage de Kobosôré. Il s’est fait alors accompagner pour agresser la famille du plaignant. Sur place, les agresseurs ont copieusement tabassé la mère du plaignant qui était absent des lieux. Mais, revenu à la maison, son arme en bandoulière, il a surpris les agresseurs en train de rouer des coups la vieille. Pour sauver sa pauvre mère, Mamadou Saïdou n’a pas hésité un seul instant à ouvrir le feu : le jeune talibé, atteint, est mort sur place. Les mêmes balles ont blessé le jeune Alpha Ousmane.

Alerté, un détachement de la Gendarmerie de Lélouma est intervenu pour rétablir l’ordre dans le coin. Le corps de la victime et les deux blessés dont la vieille ont été transportés immédiatement à l’hôpital préfectoral.

Depuis, Mamadou Saïdou a été déféré à la maison centrale de Labé. Mais, avec son absence et pendant que sa mère suivait un traitement à l’hôpital, la famille du propriétaire des chiens a détruit tout ce qui lui restait à Kobosôré : 82 sur 106 têtes de bœufs, 69 sur 70 moutons, 30 chèvres, 12 millions de francs guinéens, 900 euros et 150 dollars, selon des témoignages recueillis à l’époque sur le terrain.

Beaucoup de personnes avaient déploré l’attitude des autorités préfectorales de Lélouma qui n’avaient rien fait pour protéger les biens de l’éleveur détenu à la Maison Centrale de Labé.

Par ailleurs, à l’annonce du décès de son fils, le père de Mamadou Saliou s’est rendu immédiatement à Lélouma où il a reçu les condoléances d’usage des citoyens, notables et autorités locales qui lui ont présenté des excuses pour ce qui s’est passé.

Tout en se remettant à la volonté de Dieu, le père éploré a invité les autorités compétentes à diligenter les enquêtes en vue qu’il comprenne les circonstances dans lesquelles son fils a trouvé la mort par balle dans ce campement d’élevage à Kobosôré alors qu’il était censé être à Sanama Darayah en train d’apprendre le Coran.

C’est justement puisque l’agression de la vieille Nénan Aïssatou faisait suite à une décision du Juge de Paix de Lélouma qui venait de condamner les agresseurs pour avoir tué des animaux appartenant à la vieille dame, l’opinion locale et la famille ont estimé que les auteurs de cette agression contre la pauvre dame devaient être interpellés au même titre que Mamadou Saïdou Diallo qui a utilisé un fusil de chasse pour défendre sa mère. Mais en vain !

Et pour cause ? Bénéficiant de la protection de certains haut placés, les accusés au nombre de 10 n’ont jusqu’à présent pas été inquiétés. Même si Mamadou Saïdou, lui, continuait de croupir à la prison civile de Labé.

La pauvre vieille dame, Nénan Aïssatou Diallo a finalement rendu l’âme, le samedi, 18 août 2018, au domicile de son défunt mari à Bourouwal Korbé, dans la préfecture de Lélouma, laissant son fils en prison, sans que justice ne soit rendue dans l’affaire de son agression physique, suivie de la destruction de ses biens et ceux de son enfant devenu prisonnier depuis l’incident.

Neuf mois après son décès, son fils Mamadou Saïdou Diallo, qu’elle a laissé en prison vient de le rejoindre sans avoir jamais recouvré sa liberté. En attendant la Justice de Dieu le Jour du Jugement dernier, ce célèbre prisonnier qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive laisse pour la postérité, une veuve, 3 fillettes dont la plus âgée a environs 13 ans, un nom qui restera à jamais gravé dans les annales de l’histoire de la cohabitation entre la famille de Sanama et les citoyens de Bourouwal Korbé.

Les ressortissants de Korbé à Labé viennent de récupérer le corps. Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, le cortège funèbre se dirigeait vers la sous-préfecture de Korbé où l’inhumation est prévue ce jeudi, 16 mai 2019, après la prière de 17 heures.

La rédaction de Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée et implore le Tout Puissant Allah d’accueillir Mamadou Saïdou Diallo dans son Paradis éternel ! Amine.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fria : le calme revient après l’implication du gouverneur et de certains citoyens

16 mai 2019 à 15 03 55 05555
Le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou entouré d’un groupe de femmes à Fria

Après deux jours de violentes manifestations, le calme est revenu dans la ville de Fria depuis la soirée d’hier, mercredi 15 mai 2019. C’est l’implication du gouverneur de la région administrative de Boké mais aussi la sensibilisation faite par le maire de la commune urbaine et d’autres fils de la préfecture qui ont permis de faire baisser la tension entre jeunes et forces de l’ordre, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Le calme est revenu à Fria, après les violentes échauffourées enregistrées ces derniers jours. Les femmes qui manifestaient contre madame le préfet, Gnalen Condé, et les jeunes en colère, ont finalement quitté les rues pour regagner leurs domiciles. Même constat chez les forces de l’ordre qui se sont retirés de leurs positions.

Le Général de Siba Lohalamou

Venu à Fria pour désamorcer la crise, le Général de Brigade Siba Séverin Lohalamou, gouverneur de Boké, a expliqué les actions qu’il a menées pour qu’on en arrive là. « Nous nous sommes mis en rapport avec les autorités locales, la notabilité pour voir dans quelle mesure nous pourrions passer par la sensibilisation pour désamorcer tout ce qui était déjà dans la rue. Dieu nous a donnés cette chance, nous sommes dans un mois de clémence, de pénitence qui est le Ramadan pour la communauté musulmane. Les prières ont été exaucées, les jeunes nous ont écoutés, les femmes nous ont écoutés. Au finish, après toutes les négociations, toutes les rencontres, ça s’est soldé par une entente cordiale. C’est la joie absolue qui a suivi notre dernière rencontre qui a eu lieu au niveau de la préfecture », a dit le gouverneur.

Parlant du contenu de l’entente, Siba Lohalamou a fait savoir que les femmes et les jeunes ont été invités à faire preuve de retenue. « Il a été dit aux femmes et aux jeunes de quitter la rue et de rentrer chez eux. Il a été dit de ne pas céder à la provocation, de ne plus exercer de violence parce que la violence appelle la violence. Lorsqu’on occupe un lieu public et on refuse de quitter les lieux, c’est une forme de violence. Et lorsque l’État, dans la plénitude de sa force et de ses pouvoirs, arrive à agir, ça peut faire la violence aussi. Alors, que tout le monde abandonne ces cas de violence. On se retrouve autour de la table quand quelque chose ne va pas pour trouver la solution qu’il faut et c’est ce qui a été fait », a dit le gouverneur.

En ce qui concerne le départ du préfet, l’une des principales causes de la manifestation des femmes de Fria, Siba Séverin Lohalamou a laissé entendre que ceci n’est qu’une prérogative exclusive du chef de l’Etat. « Il n’appartient pas à un gouverneur que je suis, il n’appartient pas à un ministre à ce que je sache, même à un Premier ministre de dire qu’un préfet doit partir tout de suite. La seule autorité qui peut le dire, c’est le président de la République, c’est dans ses pouvoirs régaliens », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de sa rencontre avec la contestée Gnalen Condé, le gouverneur de Boké dit avoir prodigué des conseils à l’administratrice de la cité de l’Alumine. « Nous avons parlé des négociations que nous avons menées et lui dire, l’État doit demeurer et rester. De faire beaucoup attention de son côté elle aussi, parce que c’est elle l’État ici, c’est elle qui incarne l’autorité de l’Etat, de ne pas céder à la provocation. Toute chose qu’on a dite aux femmes et aux jeunes, on est venu lui dire la même chose ».

Pendant ce temps, les pickups de gendarmes et de policiers sont en train de quitter la ville où la vie a repris son cours normal dans la journée de ce jeudi.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Justice : après une détention de 2 mois, il est condamné à 16 jours de prison !

16 mai 2019 à 15 03 41 05415

Poursuivi pour vol d’un téléphone, Mohamed Youssouf Komara a comparu ce jeudi, 16 mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. A l’issue des débats, le tribunal l’a condamné à une peine de 16 jours d’emprisonnement, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Il y a de cela deux mois depuis que Mohamed Youssouf Komara est détenu à la maison centrale de Conakry. Il a été arrêté suite à une plainte de Siba Emil Kalivogui qui l’accuse de soustraction frauduleuse de son téléphone à Kipé. A la barre, le prévenu a plaidé non coupable, assurant qu’il n’a ni volé ni tenté de voler le téléphone du plaignant.

« Je suis victime d’accusations sans fondement, je n’ai jamais volé et je n’ai même pas eu l’intention de voler. Ce sont des ennemis à moi qui m’ont mis dans cette salle situation. Je vous prie de me libérer pour que je puisse rejoindre ma famille », a déclaré Mohamed Youssouf Komara.

Mais, le ministère public a rappelé que le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés au cours de l’enquête préliminaire. Le procureur a estimé que Youssouf Komara est effectivement coupable du vol du téléphone de Siba Emil Kalivogui. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le condamner à 3 mois de prison.

Apres avoir écouté les deux parties, le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et l’a condamné à 16 jours d’emprisonnement. Une peine satisfaisante pour Mohamed Youssouf Komara qui a déjà passé deux mois en détention. Il a immédiatement ôté la tenue de prisonnier et a porté d’autres habits pour rentrer chez lui.

A noter que ce procès s’est tenu en l’absence de la partie civile et sans avocat de la défense.

Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Sports : deux médaillés guinéens reçus par le comité olympique

16 mai 2019 à 15 03 08 05085

Le comité national olympique et sportif guinéen a reçu ce jeudi, 16 mai 2019, le boxeur, Ibrahima Sory Barry, et le lutteur, Mamadou Saliou Camara. Les deux sportifs sont rentrés récemment avec des médailles remportées dans des compétitions africaines, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le boxeur de la catégorie des plus de 91kg, a remporté le premier championnat d’Afrique de WBU. Une compétition qui s’est déroulée à Banjul, en Gambie. Il a battu en finale le champion du Sénégal, May N’Diaye, et se qualifie pour les prochaines compétitions internationales de cette catégorie.

Quant au lutteur de la catégorie des plus de 98 kg, il a remporté la médaille de bronze au championnat d’Afrique des nations de lutte moderne qui s’est tenue du 26 au 31 mars 2019 à Tunis, en Tunisie. Une performance qui qui lui permet de se qualifier pour les jeux olympiques de Tokyo en 2020.

En recevant les deux champions guinéens de leur catégorie, le secrétaire général du comité national olympique et sportif guinéen, Elhadj Ben Daouda Nassoko, les a félicités pour leur performance. Il les a ensuite invités à redoubler d’efforts pour les futures échéances. « Vous avez honoré la Guinée dans vos combats, malgré les maigres moyens à votre disposition. Nous vous remercions pour ça, et félicitations pour tout. Mais le plus dur commence, parce que vous devez continuer à travailler pour être performants dans les prochaines compétitions », a dit le responsable sportif.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Conakry : des « champions de la paix » échangent sur la prévention et la résolution des conflits

16 mai 2019 à 14 02 59 05595

Dans le cadre de la promotion du dialogue et la concertation dans les communautés, l’ONG Protégeons les Droits Humains (PDH) mène des activités dans 16 quartiers des 5 communes de Conakry. A travers le projet « Asseyons-nous et discutons », cette structure cherche à mobiliser les autorités morales, les femmes et les jeunes autour d’un espace de dialogue communautaire pour régler les différends entre voisins.

Un atelier de capitalisation du volet communautaire du projet s’est ouvert ce jeudi, 16 mai 2019 à la Maison des Jeunes de Ratoma. La démarche vise à faire le point sur les activités réalisées à Conakry, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux responsables de quartiers, des imams, des leaders des femmes et des leaders des jeunes prennent part à cet atelier de capitalisation du volet communautaire du projet « Asseyons-nous et discutons ». Cette initiative, financée par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), vise à promouvoir le dialogue et la concertation à travers les mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits.

Ibrahima Diallo

L’atelier de capitalisation vise à faire le point sur les activités réalisées depuis le lancement du projet au mois d’août 2018. Selon Ibrahima Diallo, président de l’ONG Protégeons les Droits Humains (PDH), « après identification des champions de la paix, à savoir les chefs de quartiers, de religieux, des leaders des jeunes, des leaders des femmes, nous sommes passés à la formation et au renforcement des capacités de ses membres sur la prévention et la gestion des conflits. Après cette formation, nous sommes passés à la phase d’installation des champions de la paix dans les différents quartiers identifiés par le projet. Ces champions de la paix ont mené des activités sur le terrain. Nous avons pensé, à cette phase du projet, d’organiser cet atelier de capitalisation des expériences, des actions déjà réalisées sur le terrain pour que les prochaines actions puissent connaitre également un résultat plus honorable que les résultats connus jusqu’à maintenant ».

Pour ce qui est des objectifs du projet, Ibrahima Diallo a fait savoir que c’est une manière de chercher à régler les malentendus dans les quartiers. « Il est essentiel de jeter un regard sur le rétroviseur pour se rendre compte comment nos parents vivaient avant, comment ils parvenaient à résoudre les conflits. Aujourd’hui, si vous remarquez, un simple conflit dans un quartier, qui n’est même pas un délit ou un crime, qui oppose deux voisins, ils vont s’exposer dans les commissariats ou les gendarmeries. Et pourtant, le bon voisinage sous-entend qu’on règle nos problèmes par le dialogue et la concertation », a laissé entendre le président de PDH.

Yamoussa Sylla

Pour sa part, Yamoussa Sylla, ingénieur agronome, responsable du quartier Dabompa Plateau, dans la commune de Matoto, a fait savoir que depuis qu’il est membre des champions de la paix, beaucoup d’activités ont été réalisées dans sa zone. « Nous effectuons beaucoup d’efforts dans la prévention des conflits qui surviennent dans notre quartier. Vous savez, quand il y a des tensions, quand il y a des histoires, les citoyens préfèrent envoyer le problème au commissariat de police ou à la gendarmerie ou même au tribunal. Les gens préfèrent aller vers ces institutions parce qu’ils ont les moyens ou qu’ils y ont quelqu’un qui peut prendre le problème à deux mains. C’est ce qui nous fatigue. Mais quelques fois, on parvient à prendre un problème du commissariat ou de la gendarmerie ou du tribunal même pour venir le régler dans notre quartier, au bureau même. Les tenions se sont apaisées en partie. Je peux vous dire que les gens commencent à comprendre », a dit monsieur Sylla.

Elhadj Aliou Diallo

Même son ce cloche chez Elhadj Aliou Diallo, jeune leader de Koloma, dans la commune de Ratoma, qui salue les actions menées depuis bientôt un an par le projet. Selon lui, les petits problèmes qui opposent les gens dans son quartier ont le plus souvent trouvé solution grâce à l’implication de son équipe.

Il faut rappeler que depuis le lancement de ce projet « 144 leaders d’opinion (jeunes, femmes, religieux et autorités locales), dont 9 par quartier, et 160 pais éducateurs (exclusivement constitués de jeunes), dont 10 par quartier, ont été identifiés et constitués en groupe de champions de la paix ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Sécurité en milieu scolaire : l’initiative policier référent lancée à Siguiri

16 mai 2019 à 13 01 51 05515

Le concept policier référent a été lancé officiellement ce jeudi, 16 mai 2019 dans la ville de Siguiri. C’est une initiative de l’ONG suisse COGINTA, mise en œuvre avec les autorités guinéennes, et qui vise à assurer la sécurité en milieu scolaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ils sont quinze (15) agents de police choisis dans les effectifs du commissariat central de police de Siguiri, qui vont jouer le rôle de policiers référents dans la ville de Siguiri. Avant le lancement officiel du concept, ces agents ont été formés pendant cinq jours par l’ONG COGINTA sur leurs rôles et responsabilités. Ils devront notamment être en contact régulier avec les élèves dans les écoles pour assurer la sécurité à partir du milieu scolaire.

Selon Justine Neloumngaye, responsable du projet « l’initiative policier référent découle de l’introduction de la police de proximité, ça fait partie de la gouvernance locale de la sécurité. C’est-à-dire qu’il faut coproduire la sécurité. Désormais, ce n’est pas seulement les policiers qui doivent assurer la sécurité des citoyens, mais les citoyens eux-mêmes doivent être impliqués dans leur propre sécurité », a-t-elle expliqué.

A rappeler qu’avant Siguiri, cette initiative policier référent a été lancée à Conakry et d’autres préfectures de la Guinée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Manque d’eau à Boké : le calvaire des citoyens

16 mai 2019 à 13 01 45 05455

Malgré la forte exploitation minière en cours dans la région, la vie est loin d’être aisée dans la ville de Boké. Les habitants du Kakandé éprouvent d’énormes difficultés pour avoir de l’eau potable. En effet, plusieurs quartiers ne sont pas couverts par la SEG, et même ceux qui sont couverts reçoivent rarement de l’eau dans leurs robinets. Avoir de l’eau potable relève donc d’un véritable parcours du combattant, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour de nombreux habitants de la ville de Boké, la première préoccupation de chaque jour, c’est comment se procurer de l’eau. C’est notamment ceux du quartier Yomboya, non couvert par le réseau de distribution de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Ici, c’est un forage installé par un particulier qui permet aux citoyens d’avoir de l’eau potable. Il faut débourser 500 francs pour remplir deux bidons de 20 litres.

Mais, l’argent ne suffit pas pour avoir cette denrée indispensable. Il faut aussi du courage et de la patience. « Nous souffrons énormément parce qu’il n’y a pas assez de forages chez nous ici et il y a beaucoup de bidons. Depuis le matin moi je suis là, et c’est maintenant (13 heures) que j’ai rempli mes bidons. Partout c’est comme ça », témoigne Aboubacar Bangoura, citoyen de ce quartier.

S’arrêter pendant 3 à 4 heures du temps pour avoir de l’eau, c’est le quotidien de plusieurs habitants de la ville de Boké. Une situation que déplore fortement Yagouba Somparé. « Sérieusement, la population de Boké souffre du manque d’eau. Moi je loge au quartier à Lambanyi, mais chaque 5 heures du matin je suis là, et chaque 14 heures je suis là pour chercher de l’eau pour ma famille. Mais avec ce gouvernement on ne comprend plus rien. Avec toutes les sociétés qui sont là, personne ne peut venir en aide à Boké », fustige ce citoyen, en colère.

Ibrahima Sory Soumah gère le forage privé situé au quartier Yombonya. Selon lui, son activité est vraiment intense actuellement. « Les quartiers environnants comme Koffia et Yomboya ne sont pas couverts par la SEG. Donc leurs habitants viennent puiser de l’eau ici. Chaque jour, je sors à 5 heures du matin pour rentrer à 21 heures ou 22 heures. De fois je suis fatigué, j’ai envie de rentrer, mais c’est impossible parce qu’il y a trop de monde. Et il faut que je ferme avant de partir », souligne-t-il.

Pour les citoyens de cette ville, cette situation est incompréhensible alors que la région de Boké est considérée comme étant le poumon économique de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Attaque armée à Siguiri : une importante quantité d’or et de l’argent emportés

16 mai 2019 à 11 11 57 05575

Daba Traoré, orpailleur résidant à Kodiarani 2, district relevant de la sous-préfecture de Doko, a été la cible d’une attaque à mains armées dans la soirée d’hier, mercredi 15 mai 2019. Les assaillants ont emporté une quantité importante quantité d’or et un montant de plus de 50 millions de francs, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant à Siguiri.

L’attaque s’est produite à 20 heures au domicile de la victime. Un groupe d’individus armés est venu surprendre la victime dans sa maison. Les assaillants ont enlevé un sac dans lequel il gardait son or et son argent avant de s’enfuir. « J’ai quitté mon magasin après la prière de 19 heures. Quand je suis rentré, je me suis mis à compter l’argent et trier l’or.

C’est à ce moment que j’ai entendu des coups de feu dehors. Les hommes armés sont ensuite entrés dans ma chambre, ils m’ont demandé de leur donner l’argent sinon ils vont me tuer. Je ne peux pas vous dire exactement combien ils ont emporté. Ce que je sais, c’est que j’avais une somme de 50 millions et 250 grammes d’or dans le sac qu’ils ont emporté. Mais en plus de cela, il y avait là-dans de l’or et de l’argent que je n’avais comptés. Tout est parti », se désole Daba Traoré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Procès pour escroquerie : Mohamed Diaby, le « sac d’argent », Ousmane Bah et le dépôt Orange Money

16 mai 2019 à 11 11 53 05535
image d’archive

En audience correctionnelle hier, mercredi 15 Mai 2019, le tribunal de première instance de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) a examiné l’affaire opposant le ministère public à Mohamed Diaby. Ce jeune homme est poursuivi pour escroquerie, portant sur une somme de cinq millions de francs guinéens. De l’argent que le prévenu a admis avoir détourné des mains de trois personnes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Teint noir, chemise rouge, pantalon Kaki, cheveux teints en Kaki, Mohamed Diaby n’est pas passé par quatre chemins pour plaider coupable. « Vous êtes poursuivi pour escroquerie, portant sur plusieurs millions de francs guinéens. Est-ce que vous reconnaissez les faits ? » a demandé madame Makissa, la juge.

Et, Mohamed Diaby surprenant l’auditoire par sa réponse : « Oui ! Mais, c’est ma première fois de faire ça. J’ai escroqué trois personnes ».

Poursuivant sa déposition devant le tribunal, le prévenu dira qu’il a été induit dans cette affaire par un de ses petits qui est actuellement en fuite. Il soutiendra également que c’est par des manœuvres frauduleuses qu’il a réussi à soutirer l’argent pour lequel il se tient maintenant à la barre. « Avec le petit, on part dans un kiosque Orange-Money, on fait semblant de faire un dépôt d’argent sur un compte. Dès que le prestataire fait le dépôt sur le compte, le petit disparait… », a dit Mohamed Diaby sur son mode opératoire.

« Donc, vous faites comme si vous avez de l’argent en main ; et, quand votre cible fait le dépôt sur le numéro que vous allez lui indiquer, vous disparaissez avant qu’il ne vérifie le contenu du petit sac que vous remettez ? Parce qu’en réalité vous n’avez pas d’argent ? » interroge le ministère public.

Et, Mohamed Diaby de répondre : « Oui ! C’est comme ça. Mais, c’est le petit qui est parti avec l’argent ».

Appelé à la barre, l’une des victimes et partie civile dans cette affaire est revenue sur les manœuvres utilisées par Mohamed Diaby pour lui soutirer la somme de 3 800 000 francs guinéens.

« Le 02 Mai dernier, Mohamed Diaby est venu acheter un téléphone à Madina. Le lendemain, il est revenu là où il a acheté le téléphone pour négocier des articles divers. C’est au cours de cette opération qu’il a émis le souhait de faire un dépôt sur un compte Orange-Money. Celui qui l’avait vendu le téléphone est venu me chercher là où je travail. Nous sommes allés trouver Mohamed Diaby. Ce dernier m’a donné un numéro sur lequel je devais envoyer 3 800 000 francs. J’ai essayé d’envoyer l’argent, mais le numéro n’avait pas un compte Orange-Money. Quand je le lui ai dit, il m’a donné deux autres numéros. J’ai aussi tenté d’envoyer l’argent, mais ces numéros là aussi ne possédaient pas de compte Orange-Money… Je me suis retourné à mon lieu de travail. Quelques minutes après, il est venu me trouver avec un autre numéro. Il détenait un sac plastique qui, dans sa forme apparente, semblait contenir de l’argent. Il m’a demandé de lui faire un dépôt sur ce numéro. J’ai fait le dépôt et l’argent est parti. Il m’a donné le sac plastique. Je lui ai dit d’attendre que je compte l’argent pour voir s’il est au complet. Dès que j’ai ouvert le sac, j’ai vu des papiers. Puis, je me suis évanoui, j’ai perdu connaissance. C’est après une trentaine de minutes que je me suis réveillé », a dit Ousmane Bah, tout en précisant qu’il est allé ensuite déposer plainte à la direction de la police judiciaire.

Dans ses réquisitions, le ministère public a expliqué que c’est après la plainte d’Ousmane Bah que Mohamed Diaby a été interpellé à Bambeto par une autre de ses victimes, à qui il avait escroqué de l’argent avec les mêmes manœuvres.

« C’est cette autre victime qui l’a conduit à l’Eco 12 de Cosa… Donc, vous comprendrez que le prévenu est un habitué des faits. Puisque, c’est avec de l’argent escroqué à une autre personne qu’il est allé acheter le téléphone à Madina, où il est revenu le lendemain escroquer l’argent de monsieur Bah… Le prévenu utilise des manœuvres frauduleuses et de la magie pour tromper ses victimes… C’est pourquoi, le ministère public vous demande qu’il vous plaise de retenir Mohamed Diaby dans les liens de la prévention… et, pour la répression, vous le condamnerez à 2 ans de prison ferme », a requis le ministère public.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 22 Mai prochain, pour décision être rendue.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineemain.com

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Kérouané : 22 dissidents du RPG emprisonnés depuis un mois sans procès

16 mai 2019 à 11 11 32 05325

Les fissures causées par les dernières élections locales continuent de faire des effets dans certaines zones, bastions du RPG Arc-en-ciel. C’est le cas de Komodou, une sous-préfecture située à 42 kilomètres de la ville de Kérouané. 22 personnes qui ont quitté le parti au pouvoir à la veille de ces élections sont emprisonnées dans cette localité depuis un mois, sans jugement. Ces dissidents ont été arrêtés pour s’être opposés au maire issu du RPG Arc-en-ciel, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon Laye Karamo Konaté, un citoyen de Komodou, les personnes détenues étaient, pour la plupart, des membres actifs du RPG Arc-en-ciel. Mais, lorsqu’il s’est agi d’élaborer la liste de candidature pour les élections locales du 04 février 2018, ces membres se sont opposés à la décision de la coordination régionale de leur parti de désigner le président de la délégation de Komodou, Ibrahima Kalil Konaté, comme candidat du RPG Arc-en-ciel à la mairie de cette commune rurale.

« C’est ainsi qu’ils ont créé un mouvement indépendant, à sa tête Lancinè Konaté. Après le scrutin, le RPG est sorti vainqueur des élections. Les indépendants se sont opposés à ce résultat, les affrontements ont commencé », rappelle Laye Karamo Konaté.

Malgré l’opposition des indépendants, le candidat du parti au pouvoir a été installé à la tête de la mairie. Mais, ses opposants ont décidé de l’empêcher d’occuper les lieux. Ils ont organisé des manifestations de rue et ont érigé des barricades à l’entrée de la mairie.

C’est dans ces conditions que 22 personnes ont été arrêtées et écrouées depuis un mois, sans jugement. « Ils sont au nombre de 22 personnes : 3 femmes et 19 hommes. Ils sont été arrêtés le 15 avril 2019 à Komodou, puis transférés le 23 du même mois à la prison civile de Kérouané. Parmi eux, il y a une femme très âgée, elle a une médaille pour son dévouement en faveur du RPG ; il y a aussi un enfant de moins de 15 ans. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été présentés à un juge », déplore notre interlocuteur.

Interrogé à ce sujet, le préfet de Kérouané, Sékou Tourama Diabaté, a confirmé l’information. Mais, il souligne que cette affaire est gérée par le gouvernorat de Kankan. « J’ai trouvé ce dossier ici, de la manière dont vous l’avez appris c’est comme ça que j’ai appris aussi. Donc depuis lors, ces gens sont en prison, c’est tout ce que je sais dans ce problème. Parce qu’il y a beaucoup de choses qui se racontent par ci, par là.

On m’a dit que c’est un groupe qui se dit indépendant, qui n’a pas reconnu le maire élu. Alors, ils se sont mis à faire du n’importe quoi. C’est ainsi qu’ils ont été arrêtés sur instruction du gouverneur et envoyés en prison. Le procureur n’était même pas là, il est rentré hier. Je suis rentré en contact avec lui ce matin, il m’a dit qu’il venait pour qu’on échange sur beaucoup de dossiers », a dit le préfet.

Selon des sources proches du dossier, les 22 personnes détenues ont constitué un avocat à Conakry. Ce dernier serait même en route pour Kérouané.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : des guinéens du Canada offrent 95 millions aux victimes

16 mai 2019 à 10 10 20 05205

Plusieurs associations de guinéens vivant au Canada viennent d’apporter leur soutien aux victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma (Conakry). Elles ont offert un montant de 95 millions de francs guinéens à ces citoyens dont les maisons ont été démolies par le gouvernement. La cérémonie de remise de ce don a eu dans l’après-midi d’hier mercredi, 15 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Thierno Diallo

C’est le président de l’association Pottal Fouta Djallon Canada qui a procédé à la remise officielle de ce don. Elhadj Thierno Diallo a expliqué que ce montant de 95 millions est une contribution de 13 associations de guinéens résidant au Canada. « Ce don a été fait par les associations des ressortissants guinéens vivant au Canada. C’est l’association Pottal qui initié et qui a fait appel aux autres associations. Il y a eu à peu près 13 associations qui se sont réunies pour donner 95 millions de francs guinéens. Et ces associations sont les associations de Mamou, de Mali, de Pita, l’AGAM, l’alliance Boké-Québec, chauffeurs Canada, Mosquée Tawba, la ligue réformiste, Kalgari, Toronto, Edmonton », a-t-il dit.

Elhadj Thierno Diallo a promis aussi les victimes de ce déguerpissement que son association va les accompagner dans leur combat pour leur indemnisation. « Ce que je peux vous assurer, ce que Pottal va vous accompagner. Pottal est avec vous et on va vous accompagner jusqu’au bout. S’il faut amener ce dossier-là à la CEDEAO, n’importe où, nous sommes disposés à vous accompagner pour que vous soyez dédommagés », a promis le président de l’association Pottal Fouta Djallon Canada.

Elhadj Alpha Oumar Diallo

En recevant ce chèque de 95 millions de francs guinéens, Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président du collectif des déguerpis, a exprimé la satisfaction des bénéficiaires et remercié les donateurs. « Nous sommes très contents des associations guinéennes du Canada et de toutes les autres associations qui nous ont apporté leur soutien. Si vous voyez que nous avons réuni 700 millions de francs, c’est parce que les gens ont contribué. Donc nous sommes très satisfaits et nous remercions tout le monde sans exception », a-t-il dit.

Le président du collectif des victimes rappelle que ce sont 1204 familles qui ont été déguerpies de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, selon le recensement provisoire. Il promet qu’ils se battront jusqu’à ce qu’ils soient indemnisés conformément à la loi en la matière.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Energie : Dr Taliby Sylla dans la logique d’une prospective réaliste

16 mai 2019 à 10 10 03 05035

Par la Cellule de Communication du ministère de l’Energie : C’est pour parer à toutes les éventualités relatives à la production, au transport de l’électricité qui sera produite par le barrage hydro-électrique de Souapiti, que cette semaine, le Ministre de l’énergie a réuni autour de lui, tous les ingénieurs, les sociétés productrices de l’énergie, en somme tous les dépositaires de la chaîne de construction, de production impliqués dans l’implantation réussi de ce projet gigantesque en Guinée.

Avec une vision soutenue et une approche prospective, le Ministre de l’Energie a invité ses interlocuteurs à mettre au point les derniers éléments techniques pour faciliter le transport de l’énergie dans la capitale, Conakry.

Au regard de tous les éléments réalisés à Kaléta et la construction du poste de Linsan, la ligne côtière de la desserte de Boffa, Boké, etc. sont aussi déterminant dans cette logique afin que les combinaisons qui pourraient harmoniser tous les facteurs de bons usages de cet instrument de production électrique d’une telle capacité de production, premier du genre en Guinée, soient de mise dans les brefs délais impartis pour le lancement de la production électrique de Souapiti.

Toutefois, conscient que d’ici là, les besoins et la demande de l’énergie s’accroîtront de façon exponentielle, mais avec une vision réaliste, le Ministre de l’Energie, Docteur Cheick Taliby Sylla en appelle à une démarche innovante, pour que l’épanouissement du secteur électrique se fasse harmonieusement pour le bien du peuple de Guinée

D’ailleurs l’objectif des rencontres périodiques décidées à l’unanimité par les ingénieurs, les différents responsables aux plus haut niveau du secteur de l’énergie consisterait à acter tous les schémas possibles afin que le transport de l’énergie électrique de Souapiti vers Conakry se fasse dans une planification et une harmonisation sans encombres, et que cela soit dans une célérité exemplaire.

Par la Cellule de Communication du Département

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