Mandat de plus pour Alpha Condé ? Ce que le ministre Sangaré demande aux enseignants

1 mai 2019 à 20 08 09 05095
Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation à N’zérékoré

En tournée dans la région forestière, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation s’est entretenu avec les enseignants de N’zérékoré. Mory Sangaré les a appelés à soutenir le projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

Mory Sangaré est-il en campagne pour un troisième mandat pour le président Alpha Condé ? C’est ce qui ressort en tout cas de sa rencontre avec les enseignants et les autorités éducatives de N’zérékoré. Rencontre qui a eu lieu le mardi, 30 avril 2019, à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de la ville. Après une longue allocution portant sur le système éducatif, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a parlé politique. Il a invité les enseignants à se joindre au gouvernement pour faire la promotion du projet de nouvelle Constitution.

Mory Sangaré

« Je voudrais vous parler de l’actualité qui est de passer à un référendum (…) Si les nouvelles autorités, après avoir tiré les leçons des problèmes rencontrés dans le pilotage, nous expliquent qu’il faut un changement constitutionnel approuvé par le peuple, je pense que vous qui êtes de l’ANESPAC (Association Nationale des Enseignants pour Soutien des Actions du Président Alpha Condé) et qui soutenez les actions du président de la République, vous devez vous ajouter à nous, pour convaincre qu’il y a nécessité de changement constitutionnel », a dit Mory Sangaré.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour écouter le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, sur la nouvelle Constitution

L’audio du ministre de Mory Sangaré sur la nouvelle Constitution

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Dr Awada à Guineematin : « tous les patients ont été pris en charge gratuitement »

1 mai 2019 à 19 07 41 05415

Comme indiqué précédemment, plusieurs blessés, dans la rixe syndicale de ce mercredi, 1er mai 2019, au palais du peuple, ont été admis aux urgence de l’hôpital national Ignace Deen. Un reporter de Guineematin.com a rencontre le Docteur Mohamed Awada, Directeur Général de cet hôpital.

Selon le patron de ce centre hospitalier national, tous les blessés qui ont été reçus à Ignace Deen sont effectivement pris en charge et gratuitement.

Dr. Awada, DG Ignace Deen

« Nous sommes très émus lorsque nous avons reçu ces accidentés. Je saisi l’occasion pour saluer le dévouement total du personnel. C’est extraordinaire, tout le monde s’est occupé d’eux. Et nous avons pris tout en charge. Que ce soit la radio, les soins ou les pansements, tout est pris en charge par l’hôpital. Je vous assure, ce qui domine ici c’est la générosité. Ils se sont occupés d’eux comme si c’était leurs propres parents. Nous nous sommes mis à la tâche. Depuis qu’on a reçu les deux journalistes de la RTG. Nous les avons directement pris en charge. Et puis les autres ensuite. Certains après les soins sont sortis et d’autres sont en observation ici ».

« Pour des cas de catastrophe, poursuit le Directeur Général d’Ignace Deen, quand quelqu’un vient à l’hôpital, il vient sans argent. Donc, humainement, c’est normal de s’occuper de lui ».

Selon le responsable des services d’urgence, Dr. Camara, 17 patients y ont été reçus dont Saint Eloi Moussa des services des langues à la RTG et Bamba Camara, cameraman. Ils souffraient tous de blessures et de contusions. Déjà, une dizaine était rentrée à la maison et les autres en observation.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hawaou Bah du SLECG : « nous avons déposé une plainte contre Abdoulaye CAMARA de l’USTG

1 mai 2019 à 19 07 29 05295

Responsable du bureau exécutif de la fédération syndicale du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, (SLECG), Madame Hawaou Bah, comme beaucoup de ses camarades syndicalistes, se dit révoltée par la bagarre rangée qui a éclaté entre son camp et celui de Madame Kadiatou Bah, se réclamant également du SLECG et affiliée à l’USTG dirigée par le syndicaliste Abdoulaye Camara, contesté à son tour le banquier Abdoulaye Sow.

Au micro de Guineematin.com, la syndicaliste fait son constat. « Mon constat est amer. Suite à l’appel du ministre de l’emploi et du travail (ndlr : Lansana Komara), qui a demandé aux syndicalistes de se retrouver au Palais du peuple pour fêter ensemble, nous sommes avons décidé de mobiliser nos membres pour venir défiler. Le 1er venu avait notre pancarte. Cette dernière a été percée par les autres et jetée. Donc, nous avons informé les uns et les autres pour nous mobiliser et venir ».

Sur les circonstances de l’attaque, Madame Hawaou Bah explique : « Nous sommes venus nous mettre en rang pour rentrer. C’est de là que la sécurité d’Aboulaye Camara a commencé à nous attaquer alors que nous, on chantait et on dansait le nom de notre Général Soumah. C’est ce qui ne les a pas plu. Ils ont gâté notre pancarte et blessé deux de nos membres. Ils ont ouvert le portail et nous sommes rentrés ».

Aboubacar Soumah a reçu un coup d’un casque de moto sur la tête, poursuit-elle. « Nous avons essayé d’accompagner nos deux leaders syndicaux, Aboubacar Soumah et Abdoulaye Sow à la tribune. Ils ont refusé catégoriquement et quelqu’un a lancé un casque moto sur notre général (Soumah) sur la tête. Ces loubards venus du port, habillés en tenue BMOP et AGEMAP (branches syndicales portuaires), nous ont brutalisés. Avant, ils ont fait appel à la sécurité qui est venue. Nous les avons expliqués, ils ont compris et ils ne se sont pas mêlés. Lorsqu’ils ont vu qu’ils ne pouvaient pas nous maîtriser, ils ont fait appel à leur sécurité de BMOP et de l’AGEMAP. Ils nous ont bastonnés comme vous pouvez le voir avec ces nombreux blessés ».

A présent, le SLECG et l’USTG version Aboubacar Soumah et Abdoulaye Sow, entend traduire en justice leurs agresseurs. « Nous avons eu 13 blessés graves dans nos rangs dont notre secrétaire général, Aboubacar Soumah qui est admis dans une clinique de la place pour recevoir des soins. Mais nous avons saisi notre avocat, Maître Salifou Béavoqui, qui est actuellement à la DPJ (ndlr : direction de la police judiciaire) pour déposer notre plainte contre la CNTG et l’USTG d’Abdoulaye Camara. C’est contre eux que nous portons plainte et comptons aller jusqu’au bout », a conclu notre interlocutrice, visiblement sous le choc.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Fête du travail : voici les doléances de l’inter-centrale CNTG/USTG à l’endroit du gouvernement

1 mai 2019 à 19 07 11 05115

A l’occasion de la célébration de la journée internationale du travail, ce mercredi 1er mai 2019, l’inter-centrale CNTG/USTG a présenté son traditionnel cahier de doléances à l’endroit du gouvernement. Le document comprend 22 points qui préoccupent les deux centrales syndicales et sur lesquelles elles interpellent les autorités du pays.

C’est Abdoulaye Camara, le secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) qui a présenté ces doléances devant le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, représentant le gouvernement à la cérémonie.

Décryptage !

A l’occasion du 1er mai, fête internationale du travail, l’inter-centrale CNTG-USTG a l’honneur de vous présenter son cahier de charges qui comprend les points suivants :

1- L’autonomisation effective des institutions de protection sociale (CNPSAE-INAMO) ;

2- Le respect de la règlementation du travail notamment les conditions de vie et de travail des salariés des sociétés de sous-traitance ;

3- La révision des conventions collectives des branches Mines-carrières et BTP ainsi que l’application effective de celles-ci aux employés des entreprises sous-traitantes ;

4- Le respect de la durée de contrat de travail des expatriés ;

5- L’arrêt des licenciements abusif au niveau des entreprises et sociétés privées et parapubliques ;

6- La création avant fin juillet 2019 du tribunal administratif ;

7- Le paiement des pensions des retraités civils et militaires au même moment que les salaires des actifs ;

8- La prise en compte des revendications des militaires retraités et veuves relatives aux indemnités de séparation ;

9- Le déplafonnement de l’assiette des cotisations sociales comme le recommande la mission de la ZMAO à Conakry au mois d’avril 2018 et l’étude actuarielle du BIT valable jusqu’en 2020 ;

10- Suite à l’assainissement du fichier des retraités, l’inter-centrale demande la valorisation des pensions à partir du mois de juillet 2019 ;

11- L’identification de toutes les PME et autres entreprises et sociétés et l’immatriculation de leurs employés à la CNSS ;

12- La poursuite du programme de formation et de perfectionnement des travailleuses et travailleurs des secteurs privés par l’ONFPP à travers le Fonds National de Qualification et de Perfectionnement (FNQP) ;

13- L’accélération de la procédure de reprise des entreprises fermées entre autres Salguidia, Forécariah Guinea Mining (FGM) ;

14- La mise en œuvre rapide du programme de logements sociaux en faveur des travailleuses et travailleurs ;

15- La protection du consommateur guinéen par des mesures de surveillance stricte des produits mis sur le marché, la règlementation de la production de l’eau à usage commercial et l’interdiction formelle des emballages plastiques non biodégradables ;

16- L’arrêt systématique de la concurrence déloyale due à l’importation massive de produits de consommation pour lesquels la matière première existe en abondance dans notre pays ;

17- La lutte à outrance contre le fléau de la drogue qui gangrène de nos jours la couche juvénile aussi bien que dans les villes que dans les campagnes ;

18- La prise en charge intégrale des points de revendication de la Fédération Syndicale Professionnelle des Transports en date du 26 avril 2018 ;

19- La révision à la hausse du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) de 440 000 à 1 200 000 GNF,

20- La révision à la hausse des primes de logements et de transport ainsi que l’allocation familiale ;

21- La construction des cités avec établissement scolaire et de santé pour les travailleuses et travailleurs des sociétés minières ;

22- La prise en compte des plateformes revendicatives de l’éducation.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Aboubacar Soumah du SLECG blessé : « je vais déposer une plainte »

1 mai 2019 à 18 06 24 05245

Maître Salifou Béavogui, l’avocat d’Aboubacar Soumah, vient de réagir à l’agression dont a été victime le secrétaire général du SLECG et secrétaire général adjoint de l’USTG version Abdoulaye Sow. Il dénonce une tentative d’assassinat contre son client et annonce le dépôt d’une plainte. L’avocat l’a confié à un reporter de Guineematin.com qui l’a rencontré à la clinique où est hospitalisé Aboubacar Soumah.

« Je suis dépassé par l’événement. Le secrétaire générale du SLEG monsieur Aboubacar Soumah a failli perdre la vie aujourd’hui. Il a été victime d’une tentative d’assassinat. On a voulu tirer sur lui, il a été sauvagement battu, sauvagement blessé. Et, beaucoup de ses camarades syndicalistes enseignants ont été sauvagement blessés (…)

Je viens de l’hôpital Ignace Deen , mais, les mots me manquent. En tant qu’avocat, je ne peux que déposer une plainte. Et cette fois-ci, je vais insister et persister pour que les auteurs, les commanditaires, les complices soient poursuivis, jugés et condamnés. Donc je vais maintenant là à la Direction de la Police Judiciaire(DPJ) déposer une plainte pour déclencher l’action publique. Parce qu’en réalité, aujourd’hui c’est la fête du travail. Ça devrait se passer dans la joie et dans la convivialité.

Chaque centrale syndicale vient s’installer dans l’enceinte du Palais qui appartient à tout le peuple de Guinée, faire sa fête et quitter. Il y a eu même des tentatives de viol. Cette dame qui est arrêtée derrière vous a été déshabillée comme un ver de terre. N’eût été l’intervention des uns et des autres, le pire se serait produit », a dit maître Salifou Béavogui.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Fête du 1er mai : plusieurs syndicalistes blessés (liste)

1 mai 2019 à 18 06 17 05175

La fête du travail s’est déroulée dans une vive tension entre syndicalistes à Conakry qui a finalement dégénéré, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les camps rivaux qui se disputent le contrôle de la fédération du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, (SLECG), dont les leaders sont Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah et la centrale syndicale de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée, (USTG), tiraillée entre le banquier Abdoulaye Sow et l’enseignant Abdoulaye Camara, ont fini par craquer ce 1er mai 2019 au Palais du peuple.

Empêché d’accéder à la tribune du Palais du peuple réservée aux officiels, le camp du syndicaliste Aboubacar Soumah, dans ses tentatives de briser le cordon sécuritaire établi par le camp relevant d’Abdoulaye Camara, a enregistré plusieurs blessés. On apprend également que du côté du syndicaliste Abdoulaye Camara, également des victimes ont été enregistrées, même si le nombre est nettement inférieur.

Un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu à l’hôpital Ignace Deen vous livre, ci-dessous, la liste des blessés admis dans ce centre hospitalier.

  1. Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et 1er secrétaire général adjoint de l’USTG
  2. Saydouba Conté, enseignant à Dubréka
  3. Alpha Oumar Biyaye, enseignant à Dubréka
  4. M’ma Doumbouya, enseignant à Dubréka
  5. Amara Conté, enseignant à Dubréka
  6. Faya Kamanda Kamano
  7. Fodé Camara
  8. Boubacar Diallo
  9. Mariama Ciré Camara
  10. Mamadou Diouma Kéïta
  11. Mohamed Kaba
  12. Mohamed Camara
  13. Mark Kamano
  14. Fatoumata Doumbouya
  15. Kadiatou Barry
  16. Saïkou Oumar Baldé
  17. Mamadou Dian Bah
  18. Amar Bangoura
  19. Manga Fodé Alkhaly Touré

Au moment où nous quittions les lieux, les responsables syndicaux du SLECG, version Aboubacar Soumah, avaient fini d’établir la liste de leurs victimes pour la remettre à leur avocat, Maître Salifou Béavogui. Ce, pour lui permettre de déposer une plainte contre le camp d’Abdoulaye Camara, qui crie également à la provocation.

A suivre !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Aboubacar Soumah à Guineematin : « ils ont voulu m’assassiner »

1 mai 2019 à 17 05 44 05445

Comme annoncé précédemment, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, a été blessé au cours de l’affrontement qui a opposé des partisans des deux groupes rivaux de l’USTG, à l’occasion de la célébration de la journée internationale du travail, ce mercredi 1er mai 2019, au Palais du peuple de Conakry.

Après avoir reçu des soins dans une clinique de Kaloum, le secrétaire général adjoint de l’USTG version Abdoulaye Sow, a accordé un entretien exclusif à un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Le bouillant syndicaliste est revenu sur cet incident malheureux dont il a été victime. « J’ai reçu un coup violent à la tête. J’ai eu des vertiges. Je ne savais plus rien. Nous avons quitté l’esplanade pour sortir du côté du Palais du peuple. Là, il y avait quelqu’un qui avait une arme à feu caché juste au niveau de son bas-ventre (…)

Quelqu’un a dit : A boun (tire sur lui, ndlr). Il voulait me tuer. Il voulait réellement m’assassiner (…) Il a voulu sortir l’arme, mais un béret rouge est venu s’interposer et dire qu’il n’y aura pas de coup de feu ici », a expliqué Aboubacar Soumah.

Aboubacar Soumah remercie ses amis qui l’ont aidé dans cette situation difficile. Il se dit reconnaissant à leur égard et rassure qu’il se sent mieux désormais. « Je vais beaucoup mieux. Maintenant, je peux parler. Quand on arrivait ici, je ne pouvais pas me tenir débout », a-t-il dit, soulignant que son camp a enregistré plus d’une dizaine de blessés, dont la majorité est admise à l’hôpital national Ignace Deen.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Fête du travail : après les affrontements, des défilés et des discours tenus au Palais du peuple

1 mai 2019 à 17 05 17 05175

L’humanité a célébré, ce mercredi 1er mai 2019, le 133ème anniversaire de la fête internationale du travail. A Conakry, les festivités ont eu lieu au Palais du peuple dans une atmosphère de vive tension, marquée par un affrontement entre partisans des deux groupes rivaux de l’USTG. Ce qui n’a pas empêché quand même l’inter-centrale CNTG/USTG à dérouler les activités dans son programme, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est de justesse que cette cérémonie commémorative de la journée internationale du travail s’est tenue sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry. Car, l’endroit a été transformé en un champ de bataille où se sont affrontés des partisans de l’USTG version Abdoulaye Sow et l’USTG version Abdoulaye Camara, deux bureaux rivaux qui se réclament chacun comme étant celui qui est légitime et légal. Après ces violences qui ont fait quelques blessés, dont le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, de nombreux travailleurs qui étaient présents sur l’esplanade du Palais du peuple, ont précipitamment quitté les lieux pour rentrer.

Amadou Diallo

Malgré tout, l’inter-centrale CNTG/USTG qui a organisé les festivités sur les lieux, a maintenu la cérémonie. Dans son discours de circonstance, le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo, a souligné que le dialogue social, au centre de cette célébration, connaît une crise profonde en Guinée. « Une crise née du choix du gouvernement de rompre unilatéralement le socle pour lequel est bâti ce dialogue à savoir : le respect intégral des accords conclus depuis plusieurs années entre les mandants tripartis guinéens. C’est pourquoi, bien que plusieurs accords tripartites aient été ignorés jusqu’aujourd’hui, l’inter-centrale CNTG/USTG est toujours restée fidèle à ses engagements pour la paix, la quiétude sociale dans notre pays ».

Amadou Diallo

Parlant du choix du thème retenu cette année à l’occasion de cette fête, à savoir : « Le dialogue social constructif, facteur de paix pour un développement durable », Amadou Diallo a dit qu’il est inspiré de la crise qui affecte depuis plus d’un an le secteur de l’éducation et celle liée à la crise politique née des élections locales de février 2018. « Tous ces cas et tant d’autres, sont le reflet d’une absence de structure de dialogue social tel que le conseil national du dialogue social. Mesdames et messieurs, à l’évidence on réalise que si tout le monde parle de paix sociale, de développement et d’autres, cependant les efforts engagés sont insuffisants pour concrétiser ces intentions. Sinon, comment comprendre l’attentisme du gouvernement et maints employeurs face aux demandes pressantes des travailleurs et travailleuses pour un partage des fruits de la croissance dont ils sont les créateurs ? Comment ne pas s’interroger également sur le refus catégorique de certains employeurs d’autoriser la mise en place de structures syndicales conformément aux textes en vigueur ?… », s’est interrogé le leader syndical.

Mohamed Condé

De son côté, Mohamed Condé, secrétaire général de la fédération patronale des entreprises de Guinée, a indiqué que cette fête a une singularité toute particulière. Car, deux grandes préoccupations sous-tendent les actions des hommes d’affaires au quotidien : « la première est celle des préparatifs du centenaire de l’organisation internationale du travail prévu au mois de juin, la seconde est la question de savoir comment participer à la création d’un environnement favorable aux travailleurs à l’horizon 2020. (…)

Dans la mesure où notre législation est subséquente aux normes de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) permettez-moi donc du haut de cette tribune, d’invoquer la convention 144 relative aux consultations triparties pour lancer un vibrant appel au département en charge de l’emploi et du travail, afin de rendre opérationnel le conseil national du dialogue social qui focalise notre légitime espoir de réussite social. Le conseil national du dialogue social pourrait être le cadre idéal de construction d’une plateforme d’échange et de concertation. Nous sommes sûrs qu’il sera un instrument fiable de correction de l’asymétrie entre les acteurs du développement économique et social en République de Guinée », a-t-il dit.

Lansana Komara

Dans son discours réponse, le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du travail, représentant le gouvernement à cette cérémonie, a rappelé les efforts consentis par le régime Alpha Condé en faveur des travailleurs de Guinée. Selon Lansana Komara, « de 2010 à 2018, la 3ème République a permis aux partenaires sociaux, notamment les organisations syndicales, d’avoir des acquis importants et significatifs.

On peut citer entre autres : l’instauration d’un Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) ; la création de deux institutions de protection sociale à savoir, la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat et l’institut national d’assurance maladie obligatoire ; l’instauration pour la première fois d’une indemnité de départ à la retraite pour le secteur public ; la mise en place d’une nouvelle grille salariale axée sur les diplômes », a notamment cité le ministre.

Lansana Komara en a profité aussi pour évoquer aussi la division qui mine le mouvement syndical guinéen, particulièrement l’USTG. Même s’il regrette cette situation, le ministre en charge du travail souligne que « fidèle au respect ses engagements internationaux, le gouvernement s’interdit de s’immiscer dans l’organisation et le fonctionnement des structures syndicales. Il invite les organisations syndicales au dialogue et à la résolution de leurs problèmes à l’interne, dans l’intérêt supérieur de leur corporation et au bénéfice des travailleurs guinéens ».

A noter que cet événement a connu des défilés des travailleurs affiliées à ces deux centrales syndicales, mais aussi la lecture du traditionnel cahier de doléances des syndicalistes à l’endroit du gouvernement.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Aboubacar Soumah du SLECG blessé : « sa vie n’est pas en danger », rassure son médecin

1 mai 2019 à 15 03 48 05485

Comme nous l’annoncions précédemment, Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et secrétaire général adjoint de l’USTG version Abdoulaye Sow, a été blessé dans l’affrontement qui a opposé deux groupes rivaux de syndicalistes, ce mercredi 1er mai 2019. C’était à l’occasion de la célébration de la journée internationale du travail, au Palais du peuple de Conakry.

Peu après son évacuation dans une clinique de Kaloum, le médecin qui a reçu le syndicaliste s’est confié sur son état de santé. Docteur Ousmane Keïta assure que la vie d’Aboubacar Soumah n’est pas en danger, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu dans la structure sanitaire où il est admis.

« C’est moi qui ai reçu monsieur Soumah. A son admission dans notre clinique, il était conscient, coopérant. Il a reçu un coup violent au niveau de la tête. J’ai fait un pansement compressif pour calmer la douleur. Pour le moment, il y a plus de peur que de mal. Sa vie n’est pas en danger », a confié le médecin.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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USTG-Mamou : « Notre général a été blessé à Conakry… Il n’y a plus de fête ! »

1 mai 2019 à 15 03 43 05435

A l’instar de nombreux pays du monde, la Guinée célèbre ce mercredi, 1er mai 2019, la journée internationale du travail. Mais, dans la préfecture de Mamou, cette fête des travailleurs a pris un coup de poignard. Avec le retrait de l’antenne locale de l’USTG (version Abdoulaye Sow) du lieu de la célébration, à la maison des jeunes, la fête a fini sans même commencer, rapporte un journaliste de Guineematin.com à Mamou.

Depuis quelques jours, les rivalités étaient palpables entre l’antenne locale de l’USTG (version Abdoulaye Sow) et celle favorable au camarade Abdoulaye Camara. Chacune de ces antennes se préparait de son côté pour marquer sa présence à la maison des jeunes pour célébrer avec faste la fête internationale du travail. Seulement, l’intérêt particulier (une célébration d’affirmation basée sur l’égocentrisme) qui a été accordé à cette fête laissait présager un risque de dérapage, voire même d’affrontement entre les travailleurs de la ville carrefour. Et, ce mercredi, après l’atmosphère morose de la matinée (qui a laissé croire que personne ne s’intéresse à cette fête), la célébration a commencé sur fond de pagaille. L’USTG (version Abdoulaye Sow) a commencé son défilé avant même l’arrivée des officiels.

Avec une pancarte en main et des slogans comme : « vive Aboubacar Soumah, vive l’USTG du général Sow », ce syndicat dont les rangs sont majoritairement grossis par des enseignants favorables au camarade Aboubacar Soumah (secrétaire général du SLECG) a traversé la place des martyrs, sous le regard à la fois perçant et impuissant des ‘’organisateurs’’ de la célébration. Ensuite, s’en est suivi un ronronnement tympanisant de motos, les conducteurs de moto-taxi qui signaient leur entrée. Avec des gestes majestueux, ils ont fait le tour de la place des martyrs, avant de sortir définitivement de la cour de la maison des jeunes.

Thierno Souleymane Sall

Désormais, il n’était l’ombre d’un doute que la fête allait prendre un coup de poignard. Quelques instant plus tard, alors qu’on attendait encore l’arrivée des officiels, l’USTG (version Abdoulaye Sow) et dirigée à Mamou par le camarade Thierno Souleymane Sall a annoncé son retrait de la fête.

« Nous sommes vraiment dans le regret ! Aujourd’hui, c’est une journée où les travailleurs devraient se réunir autour de leurs centrales et parler de leurs problèmes. Mais, nous sommes dans le regret de vous dire que nos camarades (à Conakry) sont partagés entre les hôpitaux : Ignace Deen et Donka. Ils ont été blessés au palais où il y a actuellement un désordre total… J’ai le cœur serré. Nous n’allons pas nous permettre de nous laisser utiliser par le pouvoir pour nous diviser », a déclaré une femme qui s’est spontanément saisie du micro pour s’adresser aux travailleurs.

Des travailleurs qui soutenaient déjà que le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a été battu et blessé au palais du peuple de Conakry par des rivaux de l’autre branche de l’USTG. « Il n’y a plus de fête ! Notre général a été blessé à Conakry. Il n’y a plus de fête ! », disaient ces travailleurs.

De son côté, le responsable préfectoral du SLECG (affilié à l’USTG, version Abdoulaye Sow) a directement annoncé la fin de la célébration à la maison des jeunes. « A bas la corruption ! A bas les opportunistes ! A bas le syndicat étatique… La séance est levée. Nous qui sommes de l’USTG, on rentre. La fête est terminée », a dit Thierno Souleymane Sall, qui a aussitôt été obéit par ses camarades travailleurs.

Mamadou Saliou Sigon Baldé

Avec l’énergie du désespoir, le secrétaire général de l’union locale des travailleurs de Mamou, Mamadou Saliou Sigon Baldé, a tenté de retenir les travailleurs, en vain. « Nous regrettons ce qui s’est passé à Conakry. Mais, je vous informe que la fête continue ici. Tous ceux qui sont invités doivent attendre. Les festivités continuent. Le syndicalisme, ce n’est pas comme ça. Nous nous allons continuer tant bien que mal à célébrer la fête. Nous attendons l’arrivée des autorités. Et, nous vous demandons de rester sur place, chers camarades », a dit Mamadou Saliou Sigon Baldé, alors que la loge officielle se vidait de sa substance humaine.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Affrontement au Palais du peuple : Aboubacar Soumah du SLECG blessé

1 mai 2019 à 13 01 55 05555

L’affrontement qui a opposé des membres des deux camps rivaux de l’USTG, ce mercredi 1er mai 2019, au Palais du peuple de Conakry, n’a pas que perturbé la célébration de la journée internationale du travail. Ces accrochages ont entraîné également des blessés dont Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et sécrétaire général adjoint de l’une des branches de l’USTG. Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bouillant leader du syndicat des enseignants a été blessé et conduit dans une clinique de Kaloum.

Ismaël Camara, un membre du SLECG qui a joint notre rédaction au téléphone, explique que c’est à la rentrée du Palais du peuple que Aboubacar Soumah a été attaqué et violenté. « Dès que le général Soumah est arrivé, certains ont dit c’est lui Aboubacar Soumah. Immédiatement, ils se sont attaqués à lui en le rouant de coups. Il a été blessé au bras et à la tête. Quelqu’un voulait même le poignarder, mais heureusement qu’il a été sauvé de justesse », explique l’enseignant.

Juste après cet incident, les membres du SLECG ont pris leur leader pour le conduire dans une clinique de Kaloum, dont ils préfèrent taire le nom pour des raisons de sécurité. Aboubacar Soumah a reçu des premiers soins et sa vie n’est pas en danger, expliquent ses proches.

« Il va mieux, son état s’améliore. Il faut savoir qu’ils (l’USTG version Abdoulaye Camara, ndlr) ont envoyé des loubards, des gens drogués pour l’attaquer. Un cadre ou en tout un homme réfléchi ne peut pas faire ça. Mais, on va d’abord prendre du recul.

Après, on va se retrouver à partir de demain avec toutes les centrales syndicales qui sont autour de nous, on va analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions à prendre », a indiqué Abdoulaye Sow, le secrétaire général de cette branche de l’USTG.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Affrontement au Palais du peuple : « ils sont venus nous agresser », dit Abdoulaye Camara

1 mai 2019 à 11 11 46 05465

Comme annoncé précédemment, un affrontement a éclaté ce mercredi, 1er mai 2019, au Palais du peuple de Conakry, à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail. Des partisans des deux groupes rivaux se réclamant tous de l’USTG, ont échangé des jets de pierres et des coups de poing pendant plusieurs minutes.

Après ces accrochages, Abdoulaye Camara, le secrétaire général de l’une des branches de l’USTG, a accusé le groupe dirigé par Abdoulaye Sow (l’autre banche de l’USTG) d’avoir semé ces troubles. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com qui se trouve au Palais du peuple.

Décryptage !

C’est de la provocation. Comme vous savez, c’est la CNTG et l’USTG qui organisent au Palais du peuple. Nous avons écrit de façon officielle à l’administrateur du Palais et nous avons eu l’autorisation de venir fêter les festivités du 1er mai au Palais du peuple. Ils (les partisans d’Abdoulaye Sow, ndlr) sont venus nous agresser, malheureusement pour eux ils n’ont pas pu. Nous sommes là pour faire tranquillement la fête du travail, la fête des travailleurs.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620213977/662730531

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Fête du travail : situation morose à Mamou

1 mai 2019 à 11 11 37 05375

La célébration de la fête internationale du travail, ce mercredi 1er mai 2019, ne semble pas intéresser grand monde. C’est ce qui ressort en tout cas de la situation qui prévaut actuellement sur le terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Alors que les festivités étaient prévues pour démarrer à 10 heures, la mobilisation reste encore très faible aux environs de 11 heures 30, à la place des martyrs de Mamou, où a lieu l’événement. Moins d’une centaine de personnes sont présentes sur les lieux. Les autorités locales et la grande majorité des travailleurs se font toujours attendre.

De leur côté, les responsables syndicaux sont présents sur les lieux. Ils attendent l’arrivée des officiels pour démarrer les festivités qui risquent, si la situation n’évolue pas, de se dérouler dans la plus grande morosité.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919

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Ligue 2 : Loubha FC s’impose devant Solima FC et garde la tête du classement

1 mai 2019 à 11 11 18 05185

Le Loubha FC de Télimélé a dominé le Solima FC de Faranah hier, mardi 30 avril 2019, au compte de la 20ème journée du championnat national de ligue 2. Le leader de cette division s’est imposé par la plus petite des marques (1-0) devant son adversaire du jour, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est au stade Fodé Fissa de Kindia (où le Loubha FC dispute ses matchs à domicile en raison d’une sanction) que cette rencontre s’est jouée. Dès l’entame, l’équipe de Télimélé a mis le pied sur le ballon, dominant son adversaire. Une domination récompensée d’ailleurs par un pénalty concédée par le Solima FC à la 12ème minute de jeu. Saliou Diallo, le capitaine du Loubha FC transforme ce pénalty et donne l’avantage à son équipe. Et, ce fut l’unique but de ce match.

A l’issue de la rencontre, Mohamed Barry, le président du Loubha FC de Télimélé, a salué les performances de son club. « C’est un grand plaisir de remporter la victoire, surtout qu’on est à un moment difficile. On est vers la fin du championnat, on n’a pas donc le droit à la moindre erreur. Nous devons gagner tous les matchs pour garder notre place de leader et assurer la montée en ligue 1. On ira à Conakry pour affronter Flamma Olympique qui occupe la deuxième place. C’est un match qui ne sera pas facile mais je crois qu’on fera le mieux pour prendre les 3 points. Car c’est un match qu’il ne faut surtout pas perdre », a déclaré Mohamed Barry.

Le président du Loubha FC en a profité pour appeler les supporters et tous les soutiens du club, à accompagner davantage l’équipe pour atteindre l’objectif de la montée en ligue 1.

De son côté, Abdoulaye Bangoura, l’entraîneur du Solima de Faranah, a accusé l’arbitrage d’avoir défavorisé son équipe. « On a perdu ce match, mais on n’a pas démérité. On aurait même pu l’emporter, n’eût été l’aide officielle de l’arbitrage en faveur de notre adversaire. Je le dis à haute et intelligible voix. Tout le monde a vu ce match, on était vraiment les meilleurs sur le terrain. Mais, l’arbitrage a joué contre nous », estime le coach du Solima FC.

Avec cette victoire, le Loubha FC de Télimélé obtient 42 points, soit 5 de plus que son dauphin au classement, (Flamme Olympique de Conakry) qui joue ce mercredi son match comptant pour la 20ème journée.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Communiqué : l’Université de Labé accueille la première édition du FONUF

1 mai 2019 à 11 11 10 05105

Le Forum du numérique au Foutah (FONUF) démarre ce jeudi 2 mai 2019 au sein du campus universitaire de Hafia. Organisé par l’Association Villageois 2.0 en collaboration avec l’Université de Labé, ce forum de trois ours – qui est l’un des plus grands rendez-vous autour du numérique en Guinée cette année – se tiendra pendant trois jours dans la capitale de la Moyenne-Guinée, les 2, 3 et 4 mai 2019, sous le thème : “ Le numérique au service de la communauté ”.

Il sera un moment exceptionnel d’information, de réflexion, de sensibilisation et de mobilisation permettant aux différents participants de démystifier les TIC et de s’approprier de ces nouveaux outils afin de les utiliser le plus efficacement possible dans leurs différentes activités pour améliorer leurs conditions d’existence et celles de leurs communautés. Il proposera un cadre d’échanges avec des professionnels et expérimentés des TIC.

Cette première édition a pour objectif : susciter l’intérêt pour l’outil numérique chez les participants afin de leur permettre de s’en approprier dans leurs différentes activités, former à l’esprit d’entrepreneuriat social et solidaire en vue de favoriser la création de la richesse et l’auto emploi à travers ces nouveaux outils et permettre aux professionnels de partager leurs expériences.

Ces trois jours seront ponctués de plusieurs panels sur des thématiques comme l’Agrobusiness, les Femmes & les TIC, l’Éducation, la Santé, la Citoyenneté…, des concours d’innovations et des séances de formations. Leur but est de permettre aux participants de bénéficier des expériences et de l’expertise des spécialistes intervenant d’une part et de celles des participants de l’autre, mais aussi permettre un réseautage solide et dynamique.

Sont attendus au Forum du numérique au Foutah (FONUF), des experts du numérique guinéens et étrangers, des membres de l’administration publique, des entrepreneurs, des acteurs de la société civile, des travailleurs du secteur privé, des professeurs, des étudiants, des lycéens, des diplômés sans emploi et des élus locaux. Rendez-vous ce jeudi 2 mai 2019 à 09 heures pour la cérémonie d’ouverture.

Retrouvez toutes les publications sur la première édition du Forum du numérique au Foutah avec le hashtag #FONUF2019.

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Jets de pierres au palais du peuple : les officiels fuient…

1 mai 2019 à 10 10 37 05375

C’est une scène incroyable qui est actuellement observée au palais du peuple, à Conakry, où la fête internationale du travail devait être célébrée ce mercredi, 1er mai 2019. Selon les reporters de Guineematin.com qui sont sur place, plusieurs officiels fuient en ce moment les jets de pierres entre des entités syndicales adverses.

Tout a commencé à la rentrée du palais du peuple où une première ceinture de sécurité a essayé de filtrer les entrées. En réalité, c’est l’USTG-Mamou (dirigé par Abdoulaye Camara) qui a eu l’autorisation d’aller au palais du peuple. Et, ce sont les représentants de l’USTG d’Abdoulaye Sow qui y ont été refoulés.

Mais, peu après 10 heures, tout le monde a pu franchir le portail du palais. La bataille a alors été transportée à l’enceinte. La version USTG d’Abdoulaye Sow a été empêchée de rejoindre la place officielle. Ce qui a irrité ces derniers. Et, les cris ont fusé de partout, puis les jets de pierres…

A suivre !

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Préparatifs du Ramadan : les vendeurs se plaignent de la faible affluence

1 mai 2019 à 10 10 26 05265

A moins d’une semaine du début du Ramadan, l’engouement ne se fait pas ressentir au marché de Madina, le plus grand marché du pays, situé à Conakry. Habituellement, l’approche de ce mois saint des musulmans est une aubaine pour les vendeurs des denrées les plus consommées pendant le Ramadan. Mais, cette année, les commerçants interrogés par un reporter de Guineematin.com, relèvent une faible affluence des clients.

« Cette année, il n’y a pas eu d’affluence par rapport à l’année précédente. Avant, à l’approche du Ramadan, les gens venaient acheter un sac, deux sacs de riz ou de sucre. Certains achetaient pour eux et d’autres pour envoyer à leurs parents qui sont au village. Mais cette fois-ci, on n’a pas encore vu les clients », témoigne Ciré Barry, vendeur de riz, de sucre et farine, au marché de Madina.

Comme ce dernier, tous les commerçants que nous avons interrogés parlent de la faible affluence des clients à la veille du Ramadan. C’est le cas de Aïssatou Diallo, vendeuse de maïs et de fonio, deux autres denrées de grande consommation pendant ce mois de jeûne des musulmans. « A l’heure actuelle, la clientèle n’est pas comme d’habitude. Avant, à quelques jours du Ramadan, on a avait beaucoup de clients, il y avait vraiment de l’engouement à l’approche du mois saint. Mais cette année, c’est tout le contraire », a-t-elle dit.

Et, Mamadou Djan Bah, un autre commerçant, de renchérir : « ça ne marche pas actuellement par rapport aux années passées. Habituellement, les 10 derniers jours avant le début du mois de Ramadan, il y avait beaucoup mouvement, on avait assez de clients. Mais actuellement, on peut passer toute la journée en train de dormir ici parce que ça ne marche. On n’a pas l’impression qu’on est à la veille du mois de Ramadan ».

Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette faible affluence des clients ? Aïssatou Diallo pense que c’est la raison, c’est la hausse des prix. « Les marchandises sont chers et les prix ne font qu’augmenter. Quand les prix augmentent, les clients se font rares. Par exemple, le kilogramme de maïs qui coûtait 5000 GNF, coûte aujourd’hui 7000 GNF, le fonio était à 8000 GNF le kilo, mais aujourd’hui c’est à 12 000 GNF. Je pense que c’est cela qui fait qu’on n’a pas beaucoup de clients », a dit cette vendeuse qui rejette toute responsabilité dans cette hausse des prix.

Mais, Ciré Barry, lui, indique qu’il n’y a pas eu augmentation des prix des denrées importées à l’exception du riz. Et pour ce qui est de la hausse du prix du riz aussi, il a une explication. « Les gens se plaignent de la cherté des prix. Mais, il faut savoir que les prix du sucre et de la farine n’ont pas connu de hausse cette fois. Le sac de sucre est toujours vendu à 295 000 GNF et celui de la farine à 230 000 GNF. Seul le prix du riz qui a connu une petite augmentation, passant de 255 000 GNF à 265 000 GNF au marché de Madina.

Et, cette augmentation est due au taux de change. Vous savez que c’est le dollar qui est la monnaie utilisée sur le marché international. Les 100 dollars s’échangeaient contre 940 000 GNF, mais aujourd’hui c’est à 963 000 GNF. C’est cette augmentation de la valeur du dollar par rapport au franc guinéen qui explique donc la hausse du prix du riz importé », soutient ce commerçant.

A noter que le mois du Ramadan débute, selon le calendrier, le lundi 06 mai prochain.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : Macky Oularé jugé pour le meurtre d’une jeune fille

1 mai 2019 à 10 10 04 05045

C’est avec des lunettes claires, une grosse barbe et des chaussures renversées que Mamady Macky Oularé a comparu hier, mardi 30 avril 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Poursuivi pour homicide volontaire à l’encontre de mademoiselle Makhissa Sampou, l’accusé qui vivait au Brésil, a nié les faits tout au long des débats, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’ouverture des débats sur le fond, le président du tribunal, Aboubacar Maféring Camara, a demandé à l’accusé, Mamady Macky Oularé, de revenir sur le début de ses relations avec la victime, Makhissa Sampou, retrouvée morte dans son lit le lundi, 24 juillet 2017.

Dans sa réponse, Mamady Macky Oularé a déclaré que c’est à travers une de ses photos qu’il a postée sur Facebook à partir du Brésil en 2010, qu’il a commencé à échanger avec la jeune fille. Cette dernière a commenté sa photo et les deux ont engagé après des conversations, qui ont débouché sur un projet de mariage. Cela, après qu’il se soit engagé à divorcer d’avec sa première épouse qui était brésilienne.

« J’avais une femme brésilienne qui a fait deux enfants pour moi, mais nous avons divorcé parce que je voulais épouser Makhissa et aller avec elle au Brésil. Nous sommes allés même jusqu’à Bamako pour chercher le visa, nous n’avons pas eu et nous sommes revenus. Je suis rentré en Guinée uniquement pour célébrer notre mariage. Mais, c’est là que la mère de Makhissa m’a dit qu’elle était déjà fiancée à un autre monsieur », a expliqué l’accusé.

Face à l’insistance du président du tribunal, du procureur Boubacar 1 Bah ainsi que du collectif d’avocats de la partie civile, composé de maître Koïkoï Koïvogui et de maître Mohamed Abou Camara, l’accusé a reconnu que la fille a été effectivement retrouvée morte dans son lit. Mais, il a assuré que ce jour-là, ils se sont séparés à 15 heures, c’est-à-dire bien avant la mort de la fille.

« La fille est allée en réunion et j’ai quitté la maison à 20 heures pour ne revenir qu’au petit matin. A mon retour, j’ai frappé à la porte pendant plus de 45 minutes, personne n’a répondu. Et je ne pouvais pas ouvrir parce que la porte était fermée de l’intérieur. J’ai jeté donc un coup d’œil et j’ai constaté que Makhissa est allongée sur le lit. J’ai cherché un couteau pour me suicider mais quelqu’un a tapé ma main, je ne sais qui… », soutient-il.

C’est en ce moment que le président du tribunal a sorti un rapport médico-légal qui indique que la victime est morte par suite de coups et blessures et même d’étranglement. Mais, les avocats de la défense ont aussitôt nié l’authenticité de ce rapport. « C’est un rapport fait en catimini. Il est fait entre copains et coquins. Et, celui qui a diligenté les enquêtes préliminaires était un ami intime au copain de la fille », a déclaré maître Moussa Sidibé.

Appelé aussi à la barre, le plaignant, Colonel Aboubacar Mangué Camara du service de l’immigration, a expliqué que la victime est la jeune sœur de sa femme. Selon lui, Makhissa est effectivement morte par suite de coups et blessures. « Ce jour, c’est par suite d’au moins trois coups de fil qu’elle a quitté chez moi après avoir fini de préparer. Elle a d’ailleurs dit :  »aujourd’hui, je vais aller dire à ce jeune et à sa famille les quatre vérités ». Donc, je suis désolé que Macky ne ressente même pas la douleur que nous nous éprouvons. Makhissa était sympathique et elle n’était pas violente. Mais, elle est morte par suite de coups et blessures. J’ai les images prises par celle qui a lavé son corps, et moi-même j’ai vu son corps », a dit le plaignant, qui demande au tribunal de rendre justice.

Après des débats houleux entre les avocats de la partie civile et ceux de la défense, le président du tribunal a décidé de renvoyer le dossier au mardi, 14 mai 2019, pour la comparution des témoins.

Alpha Assia Baldé pour Guineematun.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : après 5 ans de prison pour l’assassinat de son patron, un chauffeur acquitté

1 mai 2019 à 9 09 58 05585

Après avoir passé plus de 5 ans de détention à la maison centrale de Conakry, Emmanuel Togba a été acquitté hier, mardi 30 avril 2019, par le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Ce chauffeur de profession était poursuivi pour des faits d’assassinat et complicité sur la personne de son employeur, feu Ismaël Mansaré. Il a recouvré la liberté après avoir passé des moments difficiles à la maison centrale de Coronthie, a constaté sur place Guineematin.com a travers un de ses reporters.

Cette affaire remonte au mois de mai 2013. C’est à cette époque qu’Ismaël Mansaré a demandé à son chauffeur, Emmanuel Togba, de le conduire au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, où il devrait attendre un certain Foula Boy afin qu’ils puissent voyager pour la Sierra Leone.

Selon nos informations, c’est après avoir rendu ce service à Ismaël Mansaré que Togba Emmanuel est reparti au domicile de son patron avec le véhicule où il a rendu la clef à Hadja Mariama Bah, l’amante du défunt. Aux environs d’une heure du matin, la même nuit, un numéro anonyme appelle Emmanuel Togba pour lui dire que son patron a fait un accident mortel à Pamelap, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Léone.

C’est ainsi que le lendemain, Emmanuel Togba est allé informer Hadja Mariana Bah, l’amante du défunt. Aussitôt, les deux décident de se rendre à Pamelap pour chercher le corps d’Ismaël Mansaré. Arrivés sur les lieux, les agents postés à Pamelap leur ont fait savoir qu’ils n’étaient pas au courant d’un quelconque accident.

Ainsi, dès leur retour à Conakry, Emmanuel Togba a reçu la visite des agents de la police à son domicile. Ils lui ont fait savoir que le corps de son patron est à la morgue de l’hôpital Ignace Deen et qu’il serait complice de l’assassinat. C’est ainsi qu’il a été conduit à la Direction de la Police Judicaire (DPJ) avant d’être placé sous mandat de dépôt le 16 mai 2013. Depuis cette date, Emmanuel Togba croupissait en prison.

Au cours de l’audience du mardi, 23 avril dernier, le dossier a été requis et plaidé.

Le procureur Boubacar 1 Bah avait commencé par rappeler les faits dans leur quintessence. Puis, il a requis l’acquittement d’Emmanuel Togba. « Depuis l’enquête préliminaire, jusqu’à la barre, il n’a pas reconnu les faits. Et aucune preuve n’a été démontrée qu’Ismaël a été tué par accident ou par coups. Donc, je vous demande d’acquitter l’accusé pour délit non constitué à son encontre », a requis le procureur.

La défense, par la voix de maitre Emmanuel Kpana Bamba, avait accusé la police de n’avoir pas accompli des actes allant dans le sens de la manifestation de la vérité. Selon lui, la police aurait dû s’intéresser à celui qui a appelé l’accusé la nuit pour lui annoncer le décès par accident de son patron. « L’autopsie du corps devrait être faite. Et celui qui a déposé le corps à la morgue de l’hôpital devrait être identifié. La police n’a accompli aucune mesure allant dans le sens de la manifestation de la vérité. Et cela a laissé planer de sérieux doutes. Et ces doutes ne permettent pas au tribunal de condamner mon client. Aucune cause de culpabilité n’est établie à son encontre », avait-il plaidé.

Finalement, Emmanuel Bamba a été acquitté ce mardi après avoir passé plus de 5 ans en détention.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kindia : 430 kg de drogue incinérés par les autorités

1 mai 2019 à 9 09 40 05405

Les autorités de Kindia ont procédé hier, mardi 30 avril 2019, à l’incinération d’une importante quantité de drogue. Il s’agit de 430 kilogrammes de chanvre indien saisis le 22 mars dernier par la gendarmerie locale. La cérémonie d’incinération a eu lieu dans la forêt classée de Kokomidé, située dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cette cérémonie a mobilisé les autorités du gouvernorat, de la préfecture, de la commune, du tribunal de première instance et du camp militaire de Kindia. Elle a été présidée par le procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo.

Dian Bora Diallo

« Si vous voyez que cette incinération est en train de se faire, cela reflète la coordination, la collaboration à tous les niveaux. Tous les services d’Etat collaborent étroitement et sincèrement. Et le résultat est là. Nous avons incinéré 430 kg de chanvre indien. En deux mois, nous avons eu à faire d’importantes saisies. Le 6 mars dernier, il y a eu 199 kg qui ont été incinérés. C’est pourquoi tous les services, vous les voyez ici en action. C’est une équipe qui est là pour que la population de Kindia soit valablement et efficacement protégée », a assuré le procureur de Kindia.

Lanfia Diané

Une collaboration qui est également saluée par Lanfia Diané, directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Kindia. « La cohésion qui est entre les services est à saluer. La douane, la police, la gendarmerie, la sûreté, toutes autour de l’armée. Nous savons que la drogue est un produit toxique dont l’éradication incombe à tous les Guinéens. Chacun doit s’y mettre pour éradiquer ce fléau. Nous avons choisi cette forêt classée bien placée pour faire les opérations parce qu’il faut tenir compte de la pollution environnementale », a-t-il expliqué.

Col. Ibrahima Kalil Condé

De son côté, le commandant de la première région militaire de Kindia a profité de l’occasion pour mettre en garde les vendeurs de drogue. « Je lance un appel pressant à tous les vendeurs de drogues dans la région de Kindia. Quiconque sera pris, il n’y aura pas de pardon. Nous leur demandons d’abandonner la vente de la drogue et de se lancer dans d’autres affaires commerciales. Si jamais ils sont rencontrés par nos patrouilles, ils n’ont qu’à obtempérer parce que toutes les dispositions sont prises pour éradiquer ce fléau à Kindia », a laissé entendre le Colonel Ibrahima Kalil Condé.

N’Fansoumane Touré

Egalement présent à cette cérémonie, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, s’est adressé à la population locale à qui il demande d’être vigilante. Parce que quand on voit la drogue (chanvre indien), on pense directement à des herbes qui proviennent de l’agriculture. Mais cette agriculture, on en a pas besoin dans notre préfecture ».

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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