Télimélé: « nous sommes prêts à nous attaquer à tous les promoteurs de 3ème mandat »

7 mai 2019 à 22 10 00 05005

La sortie du maire de Kindia, Mamadouba Bangoura, appelant Alpha Condé à doter la Guinée d’une nouvelle Constitution, continue de faire des vagues à travers le pays. Le mouvement Ne Touche pas à ma Constitution de Télimélé a balayé d’un revers de main cette sortie de l’octogénaire. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce mardi, 7 mai 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du mouvement étaient tous en uniforme, munis de banderoles et d’affiches sur lesquelles ont pouvait lire : « Ne Touche pas à ma Constitution ! Pas de 3ème mandat, ni une nouvelle Constitution pour rester au pouvoir! On ne veut plus d’une présidence à vie ! »

Pour Elhadj Boubacar Bah, membre du mouvement, le maire de Kindia ne peut pas parler au nom de toute la région. « Nous sommes là ce matin pour dire que Télimélé s’inscrit en faux par rapport à la déclaration du maire de Kindia, Mamadouba Bangoura. Nous ne sommes pas pour la modification de la Constitution et non plus pour un 3ème mandat. Face à la déclaration de monsieur le maire de Kindia, le mouvement Ne Touche pas à ma Constitution (NTC) de Télimélé est prêt à réagir à chaque fois que l’occasion se présente. Dire que la région administrative de Kindia est favorable à la modification de la Constitution n’engage que celui qui l’a prononcé. Nous exigeons un respect scrupuleux de la Constitution. Quiconque vient à Télimélé pour parler de 3ème mandat ou de modification de la Constitution nous trouvera sur son chemin. Nous sommes prêts à nous attaquer à tous les promoteurs de 3ème mandat dans notre préfecture », déclare Elhadj Boubacar Bah.

Plus loin, Elhadj Boubacar Bah donne des conseils à ceux qui poussent le président de la République à tenter de s’éterniser au pouvoir. « Promoteurs de la Constitution, je vous conseille d’arrêter d’induire le président en erreur. Ce projet n’est que suicidaire. Donc, l’histoire retiendra que vous êtes des ennemis de la nation », a-t-il martelé.

Selon nos informations, le mouvement Ne Touche pas à ma Constitution envisage d’aller plus loin pour s’implanter dans les treize (13) communes rurales que compte la préfecture.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Guinée : les huissiers de justice menacent d’aller en grève à partir du lundi prochain

7 mai 2019 à 18 06 07 05075
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

L’exécution des décisions de justice pourrait ne pas avoir lieu à partir du lundi prochain, 13 mai 2019 en Guinée. La Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée menace de déclencher une grève générale et illimitée à compter de ce jour, pour exiger un nouveau statut et la fin des arrestations dont sont victimes ses membres. Ces auxiliaires de justice ont fait l’annonce à travers un préavis de grève publié ce mardi, 07 mai et dont copie est parvenue à Guineematin.com, votre quotidien électronique. Nous vous proposons ci-dessous leur préavis de grève.

N°REF : /CNHJG/SG/2019 Conakry, le 06 mai 2029

A Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de la justice, Garde des sceaux

Objet : Préavis de grève

Monsieur le Ministre d’Etat

Les huissiers de justice de Guinée, par la présente, vous informent du préavis de grève qu’ils lancent à partir du mardi, 07 mai au vendredi 10 mai 2019.

En effet, une assemblée générale des huissiers de justice de Guinée s’est tenue ce lundi, 6 mai 2019. Au cours de cette assemblée, plusieurs difficultés rencontrées dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ont fait l’objet d’une analyse approfondies, entre autres : Le défaut de statut, l’arrestation arbitraire des huissiers de justice et le blocage de l’exécution des décisions de justice.

Tenant compte de la persistance de ces difficultés, l’assemblée générale exige :

1-La signature du nouveau statut des huissiers de justice de Guinée pour une organisation professionnelle garantie ;

2-La libération de notre confrère Maître Lansana Salifou Soumah, arbitrairement arrêté et placé en garde à vue depuis jeudi 02 mai 2019 ;

3- La cessation de toute forme d’arrestation et d’interpellation des huissiers de justice sans l’implication de la Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, en vue d’une protection professionnelle ;

4-La suppression de la réquisition du parquet pour éliminer toute forme d’obstacle ou de retard dans l’exécution des décisions de justice ;

5- L’implication du Ministre de la justice en vue de permettre aux huissiers de justice de requérir directement la force publique pour l’exécution des décisions de justice conformément à l’article 29 de l’acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution de l’OHADA.

Compte tenu du fait que ces difficultés constituent une fermeture de fait des Etudes d’huissier de justice, l’assemblée générale décide d’aller en grève générale et illimitée à partir du lundi, 13 mai 2019 sur toute l’étendue du territoire, au cas où les points de revendication précités ne sont pas satisfaits.

En attente d’une suite favorable, veuillez croire, monsieur le Ministre d’Etat, en l’assurance de nos profondes considérations.

Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

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N’zérékoré : le mur d’une école oppose chrétiens et musulmans à Tilépoulou

7 mai 2019 à 17 05 19 05195

Les élèves du lycée-collège privé Sainte Marie, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut la route qui mène sur les lieux ce mardi, 7 mai 2019. Ils entendaient ainsi exprimer leur colère contre la destruction de la cour de l’école par des inconnus la nuit dernière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, le mur en construction a été démoli par des inconnus la nuit dernière. L’école en question est contigüe à une mosquée. Un responsable du lycée-collège privé Sainte Marie, qui a requis l’anonymat, est revenu sur les faits. « Depuis le lancement des travaux de construction de la clôture qui va entourer l’école, le conseil de la mosquée a dit son opposition. Le lieu sert de lieu de prière et de célébration des grandes cérémonies musulmanes, parce que la mosquée se trouve à quelques mètres de l’école. Après plusieurs rencontres entre les responsables de l’église et ceux de la mosquée, sous l’égide des autorités de la ville, ça s’est soldé par une sortie de crise la semaine dernière. A ma grande surprise, ce matin, les élèves ont découvert la destruction de leur cour par des inconnus. C’est ce qui a suscité la colère des élèves qui ont fini par barricader la route qui mène dans le quartier », a expliqué notre interlocuteur.

Mis au courant de la situation, le préfet de N’zérékoré, accompagné du maire de la commune urbaine, a fait le déplacement sur les lieux. Entouré des élèves, Elhadj Sory Sanoh a déploré les dégâts causés. « Je n’étais pas informé de cette situation. J’ai été informé par le maire. Mais, je déplore et je regrette tout de même cet acte ignoble qui ne garanti pas la cohésion entre les fils et filles de N’zérékoré. Moi, Sory Sanoh, je suis musulman et je n’accepterais pas qu’on se moque d’une religion. La Guinée est un pays laïc et il faudrait que cette laïcité soit respectée. Le domaine dont il est question appartient à l’école. L’école Sainte Marie appartient à l’église. Et, la mosquée est située à quelques mètres de l’école. Donc, il ne faudrait pas qu’il y ait un conflit entre les deux religions. Alors, je vous promets que les coupables seront arrêtés », a dit le préfet.

En outre, Sory Sanoh a regretté l’attitude des manifestants qui avaient barricadé la route. « A vous les élèves du lycée, vous n’avez pas donné le bon exemple à vos jeunes frères, c’est-à-dire les collégiens. Au moment où vous manifestiez dehors, c’est au même moment que vos jeunes frères font cours en classe. Quand on fait le lycée, on doit se considérer grand et intelligent. Les cours que vous avez perdus pendant que vous manifestiez, l’école ne va jamais vous rembourser, c’est vos parents qui payent l’école et c’est eux qui perdent. Alors, je vous invite au calme et à la retenue, et surtout ayez confiance aux autorités de N’zérékoré », a demandé le préfet.

À noter qu’une réunion d’urgence a été convoquée par le préfet entre les autorités de la mosquée, celle de l’école, le conseil des élèves, le bureau des confessions religieuses ainsi que les autorités du quartier afin de trouver une solution durable.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Gestion mafieuse des Télécommunications en Guinée : Lettre Ouverte au président Alpha Condé

7 mai 2019 à 17 05 04 05045
Mamadi Keita, Consultant en Gestion Télécom, Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication Washington DC

 Monsieur le Président de la République,

L’écosystème des télécommunications et de l’économie numérique est très vaste et occupe une place primordiale dans le développement socio-économique et sécuritaire du pays. Par conséquent, mérite une attention particulière de votre part. Ce qui me motive à vous adresser cette lettre ouverte.

Nous voudrions ici, Monsieur le Président de la République, vous faire part de toute notre déception de la gestion mafieuse et catastrophique des Télécommunications en Guinée. Ce qui se fait chez nous depuis 5 ans ne se passe nulle part ailleurs.

Monsieur le Président de la République

Notre déception se situe essentiellement sur 35 points pour votre bonne lecture on vous livre 10 aujourd’hui qui sont les suivants :

  • Sur les 197 Pays membres de l’Union Internationale des Télécommunications (L’UIT), il n’y a que notre Pays, la République de Guinée, qui n’a pas un réseau de Téléphone fixe, qui est la base des télécommunications plus fiables, plus sécurisées, moins chères et plus sanitaires.
  • Sur les 213 Pays au monde, notre pays est dans le même panier que le Libéria, le Soudan du Sud, et l’Afghanistan qui n’ont pas de réseau fixe.
  • Nous sommes le seul Pays au monde où toutes les commutations du gouvernement, des forces de défenses et de sécurités, sont gérées à 100% par les opérateurs privés ; et, cela, depuis 5 ans, alors que nous sommes dans un monde où le terrorisme et le blanchissement de capitaux sont légion.
  • Nous sommes le seul pays au monde où les citoyens sont obligés, depuis 5 ans, d’utiliser pour leurs communications le téléphone portable avec toutes les conséquences sur le plan sanitaire, sur le plan économique et sécuritaire dans leurs déplacements, leurs bureaux, leurs domiciles
  • Monsieur le Président,

Les partenaires au développement comme la Banque mondiale accompagnent votre Gouvernement dans le cadre de l’atterrissage du câble sous-marin. Pour cela, des millions de dollars ont été investis pour le backbone national sur les 4000 km. Ceci pour améliorer les conditions de vie des Guinéens en les rapprochant d’un réseau fixe pour leur connexion haut débit, un téléphone moins cher et la télévision numérique terrestre. Car, cette fibre devrait être raccordée sur la centrale fixe 41 de Kaloum, les 46 Matoto, les 42 de Ratoma, les 61 de Kindia, les 91 de N’Nzérékoré, les 71 de Kankan, bref dans les 33 préfectures et les 5 communes de Conakry. Fort malheureusement, cette vision de la Banque Mondiale et des initiateurs de ce projet a été dévouée puisque la Banque mondiale n’investit pas des millions de dollars pour raccorder les opérateurs privés dans un Pays ; car, cela n’a pas d’impact sur le bienêtre des populations, au contraire, ils s’enrichissent et rapatrient nos capitaux.

  • Nous sommes le seul pays au monde où l’obligation d’accès Universel (donner les services de télécommunications de l’internet au dernier Guinéen) revient exclusivement à l’Etat, pas à un opérateur de téléphonie qui a bien sûr l’obligation de respecter le cahier de charges, mais qui peut plier bagage. C’est le cas de l’opérateur « Intercel plus » qui est parti avec tous ses serveurs ; alors que le Ministre Oyé lui accordait une entière confiance en lui donnant la communication de tous les membres du gouvernement.
  • Une honte de fermer l’opérateur de Télécommunication National sous prétexte que c’est mal géré, mettre à l’eau un Investissement de plus de 50 ans avec plus de 15 000 abonnés en fixe principalement le Gouvernement, les forces de défenses et de sécurité avec un autocommutateur à la Présidence, directement rattaché à la centrale 41 d’Almamya sous haute surveillance du côté de la présidence et de la Sotelgui avec une Direction spécialement dédiée à cela. Plus de 700 000 abonnés mobiles avec des postes payés pour tous les membres du Gouvernement, de la Présidence, des forces de défenses et de sécurités, hautement sécurisé ! Désormais, nos officiels utilisent à 90% des prépayés ! C’est comme si la communication était prise en otage et notre souveraineté bafouée.
  • Nous sommes un des rares Pays au monde où le nœud d’accès Internet n’est pas opérationnel. Donc, aucun contrôle sur le flux des données entrant et sortant dans notre Pays, aucun contrôle sur Internet ; donc, très exposé aux cybers criminels ! En plus, un PCA Canadien, une vraie honte, les données de communications gérées à 100% par les privés
  • Un pays sans centre de transit International unique comme notre Aéroport International, chaque opérateur a son propre centre de transit international, après rattaché aux équipements de l’ARPT : c’est une vraie pagaille !
  • C’est même énervant, Monsieur le Président, que vous observiez qu’ils démantèlent le centre de transit International de Wonkifong, notre Aéroport International en télécommunication depuis le Premier Régime, les Pylônes de 70, 90 mètres par endroit de la Sotelgui sous l’œil de vos Ministres, comme ils ont démantelé les rails que vous condamnez nuit et jour…

Monsieur le Président de la République,

Nous ne pouvons pas tout énumérer ici. Mais, vous êtes dans un grand piège pour des intérêts personnels. 1 500 travailleurs ont perdu leurs emplois, pour la plus part, des gardiens de notre souveraineté qui attendaient la fibre optique à Kankan, Siguiri, Nzérékoré, Labé… dans les 33 préfectures. Vos Ministres ont mis en place un comité de gestion pour laver le Bébé (Sotelgui) et le jeter avec l’eau du bain parce qu’ils n’ont aucun respect pour vous, pour notre souveraineté, pour les Guinéens. En plus de ce qu’ils amassent comme fortune sur une cinquantaine de lignes de trésoreries qu’ils nous disent qu’il y a un deal entre eux et les opérateurs pour mettre jour pour jour la Sotelgui dans les positions inconfortables en démantelant toutes ses infrastructures, un acte criminel, en distribuant ses différents véhicules et vous faire croire qu’ils cherchent un partenaire : une vraie duperie et ils sont certains qu’aucun audit ne les touchera.

Monsieur le Président de la République,

Je suis rentré des USA pour servir mon Pays et je le ferai par tous les moyens.

Très Cordialement.

Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom,

Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication (USTTI) Washington DC,

Ancien Stagiaire de Qualcom Incoropreted California San Diego-USA,

Ancien Etudiant de l’Ecole Multinationale des Télécommunication de Dakar,

Ancien Directeur Commercial Produits et services Internet à la Sotelgui,

Directeur Pays de Telinno Consulting Limited, une multinationale évoluant dans 10 pays de la Sous-Région et qui est la main ouvrière de tous les Equipementiers (Nokia, Ericson, ZTE, Huawei), Directeur Général de Troban Technology & Trade.

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Renversé par le cortège présidentiel, Sékou Traoré interpelle Alpha Condé : interview

7 mai 2019 à 16 04 10 05105
Sékou Traoré, renversé par le cortège du président Alpha Condé le 22 mai 2015 à Dorota (N’zérékoré)

Le jeune Sékou Traoré, originaire de N’zérékoré, renversé par le cortège du président Alpha Condé le 22 mai 2015 à Dorota, un des quartiers de la capitale de la Guinée Forestière, est devenu handicapé. Pire, il est aujourd’hui laissé pour compte, après avoir suivi des soins à l’hôpital sino-guinéen de Kipé à Conakry. Dans un entretien qu’il a accordé à nos reporters au siège de Guineematin.com, dans la journée de ce mardi 7 mai 2019, Sékou Traoré est revenu sur sa mésaventure avant de lacer un appel au président Alpha Condé.

Décryptage

Guineematin.com : vous avez été renversé par le cortège de la garde présidentielle à N’zérékoré. Comment ça s’est passé ?

Sékou Traoré : ce jour-là, le 22 mai 2015, nous étions en classe. Je faisais la terminale Sciences Sociales au lycée Général Lansana Conté de N’zérékoré. Une délégation est venue là-bas, dans notre classe, pour nous dire qu’il y a la visite du président Alpha Condé à N’zérékoré, au gouvernorat. On s’est rassemblé pour aller là-bas. On s’est suivi pour aller à l’aéroport pour accueillir le président. En cours de route, on nous a dit que l’hélicoptère du président avait atterri au camp militaire. On a décidé de faire demi-tour. Il pleuvait. On ne s’attendait pas à ce qu’il y ait les militaires de la garde présidentielle. On partait pour le camp lorsque le cortège m’a heurté. Selon ma mère (militante de première heure du RPG, ndlr) j’ai passé deux semaines dans le coma. Le Dr Rémy Lamah, ministre de la santé à l’époque, a facilité les choses pour nous.

Guineematin.com : quelle a été la suite ?

Sékou Traoré : on m’a d’abord envoyé à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Puis, on m’a transféré à l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Quelques temps après, on nous a dit de rentrer à la maison et que je suis guéri. Depuis lors, personne ne s’est occupé de moi alors que je devenu infirme.

Guineematin.com : pendant que vous étiez à l’hôpital sino-guinéen, qui s’est occupé de vous ?

Sékou Traoré : c’est le ministre conseiller à la présidence, Damantang Albert Camara qui s’était occupé de moi. Ma maman m’a dit que c’est Damantang qui a donné ordre de faire l’intervention chirurgicale.

Guineematin.com : comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Sékou Traoré : là où je suis, j’ai toujours mal. J’ai des maux de tête, mon dos aussi me fait mal. Par exemple, si je parcours quelques mètres, je ressens des douleurs sur mon dos. Regardez les traces de mes blessures, su mon bras gauche, au niveau du coude. J’ai aussi les stigmates des blessures sur la cuisse droite où il y a encore un fer. Je marche difficilement, à l’aide d’une canne. Pour ce qui est du fer là, je suis allé rencontrer Dr Ballo, un médecin qui est à la présidence. Ce dernier m’a dit de repartir vers Dr Sandy à l’hôpital Sino-guinéen pour qu’il s’occupe de moi. J’avais commencé à venir à l’hôpital, mais c’était difficile, parce que ma maman n’a rien. Pour avoir même le transport de Lambanyi à Kipé, c’est des problèmes. Même ce que nous mangeons, on ne gagne pas.

Guineematin.com : vous nous avez parlé d’une assurance-santé qui vous était destinée. Qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Sékou Traoré : les gens nous ont dit qu’il y a cette assurance santé. Ils nous ont dit que si vous voyez qu’on ne s’occupe plus de vous, c’est parce qu’il y a quelque chose. Selon eux, il y a des gens qui ont manipulé mon problème. On nous a dit qu’ils ont bouffé l’argent qui m’était destiné, mon assurance.

Guineematin.com : savez-vous de qui il s’agit ?

Sékou Traoré : je ne peux pas dire leur nom. Mais, ils se reconnaitront.

Guineematin.com : est-ce que vous avez échangé avec le ministre Damantan Camara pour lui dire vos difficultés ?

Sékou Traoré : je me suis rencontré avec Damantan plusieurs fois. Chaque jour que je vais en ville, il me trouve à la rentrée de la présidence. A part là-bas, je le rencontre aussi à Coléah. Lors de notre dernière rencontre, il m’avait dit qu’il était entrain de se voir avec Dr Ballo de la présidence et que c’est ce dernier qui gère mon problème. Que c’est lui gère ce genre de problèmes à la présidence. Mais, on n’a toujours rien.

Guineematin.com : que voulez-vous que le Président Alpha Condé fasse pour vous aujourd’hui ?

Sékou Traoré : moi je veux qu’on m’aide. Là où je suis, je suis devenu un handicapé. J’ai perdu mes études puisque j’étais en classe de terminale au moment de mon accident en 2015. Mais, dans mes dossiers, ils ont écrit que je suis chauffeur de profession. Le jour de mon accident, je n’avais que le permis de conduire sur moi. Si non, j’étais élève à l’époque. Aujourd’hui, je veux une prise en charge. Là où je suis, je suis devenu handicapé. Même si je ne vous le dis pas, vous le voyez par vous-mêmes.

Propos recueillis par la rédaction de Guineematin.com

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Dr. Makanera : « la CENI n’a pas donné la date des élections législatives »

7 mai 2019 à 15 03 24 05245
Dr. Alhassane Makanera Kaké, Directeur du département Juridique et Accréditation

Alors que les réactions se font entendre suite à l’annonce du président de la CENI relative à la tenue des élections législatives, le Directeur du département Juridique et Accréditations de la commission électorale a tenu à apporter des précisions sur la question. Si Me Amadou Salif Kébé a laissé entendre que ces élections peuvent se tenir en novembre prochain, Dr Alhassane Makanera Kaké précise qu’il ne s’agit pas d’une date que l’institution électorale a fixée. Il indique que la CENI a juste donné le délai qu’elle juge raisonnable pour la levée de toutes les contraintes liées à la tenue de ces élections. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 07 mai 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : la CENI sort d’une retraite qui a duré environ une semaine à Kindia. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Alhassane Makanera Kaké : la grande conclusion sur laquelle nous sommes arrivés au terme de la retraite, c’est que la CENI peut organiser les élections en moyenne sur une période de sept (7) mois, huit (8) jours. En fait, quand on a déroulé le calendrier, on s’est convenu que si nous faisons réellement le travail, c’est-à-dire tout ce qu’il faut, sept (7) mois huit (8) jours, on peut faire les élections législatives.

Guineematin.com : quelles sont les activités qui sont prévues dans ce cadre ?

Alhassane Makanera Kaké : d’abord, c’est pourquoi on n’a pas pu fixer exactement la date pour la tenue des élections législatives. Si je tiens même à communiquer dessus, c’est parce que j’ai trouvé qu’il y a certaines confusions. La CENI n’a pas dit la date à laquelle les élections législatives vont se tenir. Pourquoi ? La CENI n’est pas le seul acteur, il y a beaucoup d’acteurs dans le processus électoral, et chaque acteur doit jouer son rôle. Maintenant, d’abord on a certaines contraintes.

C’est l’Etat qui fournit le matériel lourd, c’est ce que la Loi 044 a dit. Si nous n’avons pas le matériel lourd, on ne pourrait respecter le délai. C’est l’Etat qui met le fonds nécessaire qu’on appelle budget électoral, il nous faut le budget électoral pour pouvoir faire les élections et il nous faut également un certain montant pour qu’on ait nos propres logiciels pour éviter qu’on continue de contester notre fichier. Parce que l’une des raisons qui expliquent la contestation du fichier électoral, c’est parce que c’est géré par plusieurs experts étrangers. Donc, nous-mêmes, nous ne maitrisons pas.

Cette nouvelle CENI a décidé de maîtriser l’outil qu’elle utilise. Donc voici les contraintes majeures. Dès que ces contraintes seront levées, les jours travaillés y compris les dimanches, le délai qui est donné par rapport aux jours comptés, la CENI peut respecter. Je ne suis pas la voix la plus autorisée pour le dire, mais c’est ce qui a été officiellement dit. Et moi, j’y crois fermement.

Guineematin.com : au nombre des contraintes, vous avez parlé de celles financières, la mise à disposition des moyens financiers. Est-ce qu’on peut connaître le montant auquel la CENI s’attend pour organiser les élections législatives ?

Alhassane Makanera Kaké : on parle de la mise à disposition des moyens financiers. Nous estimons qu’il y a les moyens, qu’il y a l’argent, mais on parle de la mise à disposition. Le budget électoral relève du service financier, ils ont travaillé là-dessus. Là où je suis, je ne peux pas vous dire le montant pare que je ne l’ai pas sous mes yeux. Mais, je sais que le budget électoral a été préparé et déposé. Il y a également le matériel nécessaire qu’on appelle matériel lourd : les urnes et consorts, les kits pour faire les élections. Les deux (2) constituent des contraintes.

Et pourquoi on dit contraintes ? En réalité, ce ne sont pas des contraintes si c’est l’Etat. Mais par rapport à nous, c’est une contrainte parce que tout ce que vous ne pouvez pas régler vous-mêmes ou que vous réglez difficilement, constitue pour vous une contrainte. C’est pourquoi on dit la mise à disposition, ce n’est pas qu’il n’y a pas mais qu’on mette à la disposition de la CENI. Donc, il faut voir ce petit raisonnement. J’ai lu dans certains sites, il y a cette petite confusion, c’est pourquoi je tiens absolument à clarifier qu’on parle de la mise à disposition.

L’Etat ne nous a jamais dit que les fonds n’existent pas, qu’il ne peut pas livrer le matériel, mais nous on gère comme un comptable. Le comptable n’enregistre que l’argent qui est rentré dans sa caisse. Donc, on se met un peu dans le rôle du comptable. Ça existe mais tant que ce n’est pas dans la caisse, on considère que ce n’est pas entré.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Quel est votre dernier mot ?

Alhassane Makanera Kaké : mon dernier mot, c’est que nous devons vraiment essayer de savoir que la Guinée heureuse est possible, qu’une institution indépendante est possible en Guinée et que ceux qui sont à la CENI sont à la hauteur. Parce que c’est un jeu avec plusieurs acteurs. Si tous les acteurs participent et jouent le franc-jeu, je ne vois pas pourquoi la CENI ne sera pas à la hauteur.

Et puisque ce n’est pas la CENI seule qui est acteur, il y a plusieurs acteurs, je fais appel à chaque acteur de jouer uniquement son rôle et de se limiter à jouer que son rôle. Avec ça, nous aurons une élection juste, honorable, apaisée et acceptée par tous. Et la CENI guinéenne, sera une CENI acceptée, félicitée et encouragée.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : 55 mariages célébrés à la mairie à l’approche du Ramadan

7 mai 2019 à 13 01 48 05485
Madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan

C’est devenu une coutume en Guinée. A l’approche du mois de Ramadan, la célébration de mariages augmente de façon exponentielle par rapport aux autres périodes de l’année. Et, cette année encore n’a fait exception à cette règle à Kankan. Pas moins de 55 mariages ont été célébrés par les services d’Etat civil de la mairie de cette ville pendant le mois qui a précédé le Ramadan, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« A un mois du mois saint de Ramadan, c’est-à-dire le mois d’avril, la commune a pu célébrer 55 mariages », souligne madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan. Et, cette recrudescence des mariages ne vient pas sans quelques difficultés pour les officiers d’Eta civil. « On a rencontré certaines difficultés par rapport aux gens qui viennent accompagner les mariés, ils ne sont pas disciplinés et ils ne respectent personne », déplore cette dame.

C’est pourquoi, l’Etat civil compte prendre un certain nombre de dispositions pour éviter ce genre de problèmes dans le futur. « Finalement, on va instaurer les cartes de faire-part des mariages et nous allons demander aux mariés de donner ces cartes de faire-part aux personnes âgées. Les autres n’ont qu’à les attendre dehors. Prochainement, c’est ça que nous allons faire », annonce madame Diallo Doussou Keïta.

Il faut dire toutefois, que ce ne sont pas tous les mariages qui sont célébrés à la mairie. Certains couples célèbrent leur union dans les quartiers sans passer devant un officier d’Etat civil. A ces derniers, notre interlocutrice adresse une mise en garde : « nous demandons en tous cas aux gens de célébrer leurs mariages à l’Etat civil, sinon ils vont le regretter parce qu’ils en auront besoin. Cela trouvera qu’ils ne sont pas venus à la commune et ils ont voyagé. Or, on ne peut pas célébrer le mariage à l’insu du couple », a-t-elle dit.

A noter que le nombre de mariages célébrés cette année à l’approche du Ramadan est beaucoup moins par rapport à celui de l’an passé. L’année dernière, 70 mariages avaient été célébrés à la mairie à un mois du début du Ramadan, contre 55 cette année pour la même période.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Conférence diplomatique, 3ème mandat… Le député Diao Kanté à Guineematin

7 mai 2019 à 13 01 39 05395
Elhadj Diao Kanté, député, président de la commission des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger de l’Assemblée nationale

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, le président de la commission des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger de l’Assemblée nationale, Honorable Elhadj Diao Kanté, s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité. L’élu du GRUP (et président du parti UNED) a évoqué la conférence diplomatique qui s’est tenue récemment à Conakry, le débat autour d’un changement de Constitution et d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé mais aussi la condamnation de Mohamed Touré, le fils du premier président guinéen, Sékou Touré, condamné à 7 ans de prison ferme pour esclavage aux Etats-Unis.

Décryptage !

Guineeematin.com : vous avez pris part à la conférence diplomatique organisée récemment à Conakry. Pourquoi c’est maintenant que la Guinée tient cette rencontre et quel est son intérêt ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : ce n’est pas maintenant que la Guinée tient cette conférence. C’est une pratique que nous avions rompue depuis un certain temps. Ce qui porte atteinte aux relations que nous avons avec certains pays et également cela baisse la rentabilité et le rendement de nos missions diplomatiques. Parce que comme vous savez, une mission diplomatique sert de trait d’union entre le pays qui accréditent et le pays d’accueil. Et les relations sont basées sur les informations obtenues par ces représentants-là. De temps en temps donc, on se réunissait pour échanger des informations et réorienter notre politique vis-à-vis de ces pays.

Guineeematin.com : qu’est-ce que la Guinée a à gagner en organisant une telle rencontre ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : elle a tout à gagner. D’abord, l’information de nos diplomates. Cela est très important parce que si nos diplomates ne sont pas au bain des réalités dans les pays d’accueil, ils ne peuvent pas les transmettre à l’exécutif. C’est ce que le Président Alpha Condé a dit lors de la séance d’ouverture. L’inconvénient, a-t-il souligné, c’est que nos diplomates ne tiennent pas de conférences pour informer des opportunités que la Guinée offre aux investisseurs et hommes d’affaires mais également des possibilités qu’offrent les pays d’accueil aux opérateurs économiques guinéens d’investir dans ces pays.

Car c’est dans les deux côtés qu’il faut dénicher les avantages et les porter à la connaissance des acteurs impliqués pour le plus grand bien de notre pays. Ce qui implique une large connaissance par nos ambassadeurs de non seulement les réalités politiques, économiques et sociales de la Guinée et des pays d’accueil mais également une maîtrise des règles sur lesquelles est basée la coopération entre les Etats et les nations.

Guineeematin.com : vous avez évoqué le discours du Pr Alpha Condé lors de la séance d’ouverture. Qu’est-ce qui a le plus retenu votre attention dans ce discours ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : premièrement, il a critiqué que les ambassadeurs ne tiennent pas de rencontres et de conférences d’information dans leurs pays d’accréditation. Ce qui est vrai et indispensable à mon avis. Deuxièmement, il a proposé à ce que les diplomates accrédités chez nous puissent échanger avec nos ambassadeurs dans les différents pays afin qu’il n’y ait pas de secrets entre nous. On peut plutôt s’enrichir mutuellement.

La troisième chose, il a dénoncé une certaine pratique de choses qui est en cours et qu’on a connue à un moment donné. A l’indépendance, la Guinée était propriétaire de toutes ses chancelleries que nous avions à l’extérieur. Mais il se trouve que toutes ces chancelleries ont été bradées, vendues, disons-le ainsi sans que la valeur ne soit reversée dans les caisses de l’Etat. Donc il a dénoncé cela. Il a aussi dénoncé le fait que certains ambassadeurs travaillent avec le ministre pour recevoir leur budget et lui en retourner une partie. Ce qui est une mauvaise pratique. Ils n’ont pas besoin de ça puisqu’ils ne sont pas nommés par les ministres mais par le Président de la République.

Guineeematin.com : c’est la corruption et le détournement des deniers publics en un mot ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : en un mot c’est cela effectivement qu’il s’agit. C’est de la corruption et le détournement des deniers publics.

Guineeematin.com : je rappelle que vous êtes un ancien diplomate et vous avez servi dans plusieurs pays d’Afrique noire, du Maghreb et d’Europe. Dites-nous, comment ça se passait sous la 1ère République ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : oui c’est vrai, j’ai été ambassadeur en Libye, au Nigéria, en Algérie et en URSS (ex-Union soviétique). Cela ne se passait pas de cette manière. Au point de vue budgétaire, il y avait une prévision par chaque ambassadeur. Le fonctionnement et les salaires. Ce document est étudié au ministère des finances et envoyé au ministère des affaires étrangères. Une fois, le budget est retenu, les fonds sont débloqués trimestriellement. Les pièces comptables sont envoyées chaque mois au département des finances et des rapprochements sont faits chaque année. Maintenant, les salaires sont versés individuellement et le loyer aussi. Chacun choisit de se loger selon le prix et le standing qu’il préfère.

Guineeematin.com : en tant qu’ancien diplomate, comment vous trouvez aujourd’hui l’état de nos chancelleries à l’étranger ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : c’est regrettable. J’ai été dans certains pays, visiter nos chancelleries. Malheureusement l’état d’entretien laisse à désirer. L’argument utilisé est que les fonds ne viennent à temps et suffisamment.

Guineeematin.com : et, qu’est-ce qu’il faut pour corriger cette situation ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : je crois qu’il faut améliorer l’ancienne méthode. C’est de procéder à des prévisions. Envoyer les fonds et passer au contrôle. On ne peut pas habiter dans des taudis pour représenter un pays. Cela n’est pas admissible.

Guineeematin.com : souvent on dit que l’eau versée ne se ramasse pas. Mais pourtant, qu’est-ce qu’il faut selon vous pour récupérer ses édifices bradés ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : c’est très difficile de revenir là-dessus. Beaucoup de ces auteurs ne sont plus de ce monde. C’est une balle partie qu’il est difficile de rattraper. Ce qu’il faut faire, c’est d’éviter de pareils cas. Evidemment, l’Etat peut tout et tout est possible.

Guineeematin.com : depuis un certain temps, l’actualité nationale est dominée par le débat autour de la proposition d’une nouvelle Constitution ou d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Quelle est votre position sur ce débat ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : je ne voudrais pas en parler puisque je ne suis pas saisi d’une quelconque proposition de modification ou de changement de Constitution. Ce qui est sûr, c’est qu’une loi est faite pour gérer une situation donnée. Et il est normal si la situation évolue, d’adapter la loi. Cela peut être 5 ans, 10 ans, 15 ans. Donc parler de la modification de la constitution est tout à fait normal. Mais ce que je trouve bizarre, c’est de lier la révision de la constitution à un changement forcément de mandat, c’est ce que je trouve bizarre.

Guineeematin.com : vous êtes un des doyens de la classe politique nationale. S’il vous est donné de faire des propositions pour améliorer la Constitution, qu’allez-vous dire ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : je dirais qu’il faut regarder notre Constitution. Il va s’en dire que notre Constitution est dépassée sur beaucoup de points. Par exemple, quand je parle de la loi électorale, le système électoral guinéen est presque unique en Afrique. A l’uninominal, vous avez un 10ème qui élit un député ici et là-bas, 10% de l’électorat élisent un député. Les deux élus ont le même rang et siègent au même endroit. Ce qui n’est pas normal. Sans oublier que ceux qui votent ne connaissent pas leurs candidats. Alors que si les députés sont élus en fonction des circonscriptions électorales, les élus de tous les bords auront quelque chose en commun.

C’est leur circonscription, c’est leur localité et c’est même leurs mandants, donc ils ont intérêt à collaborer pour faire face aux préoccupations de leurs mandants. Egalement, vous avez le Président de la République, l’Assemblée nationale, les élus locaux, ils ont chacun un mandat de cinq ans. Ils ne sont pas élus à la même date. Avec les tensions qui s’y attachent, on a besoin de ramener ces élections en une opération. Je crois que réviser la Constitution est une chose normale, mais lier cette révision à forcément augmenter ou diminuer le nombre de mandats, c’est ce que trouve bizarre.

Guineeematin.com : si on vous demandait votre choix sur un troisième mandat ou la limitation du nombre de mandat à deux. Quelle serait votre position ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : la première loi électorale disait que pour être Président de la Guinée, il faut avoir 40 ans au moins et 70 ans au plus. Le Président Conté, quand il a voulu se présenter pour un 3ème mandat, a juste apporté une modification en disant que pour être candidat, il faut être de nationalité guinéenne et âgé de 35 ans au moins. Ce n’est pas fait pour lui. Ce sont les électeurs qui pourront apprécier la mention qui est faite sur l’amendement.

Guineeematin.com : autre question d’actualité, c’est celle liée à la condamnation de Mohamed Touré, fils du premier président guinéen, aux Etats-Unis. Comment vous avez accueilli sa condamnation ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : c’est vous les journalistes qui m’avez appris cette nouvelle. Et, je dis que c’est dommage, c’est regrettable. Il est reproché d’un acte produit sur un territoire et est condamné par les autorités de ce territoire, on ne peut que regretter cette chose.

Guineeematin.com : qu’est-ce que la Guinée pourrait faire pour lui venir en aide, en tant que fils d’ancien Chef d’Etat ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : je dirais, peut-être pas en tant que fils d’ancien président mais il est guinéen. Il n’a pas perdu sa nationalité. S’il est condamné en tant que citoyen américain, il reste tout de même guinéen. En tant que tel et pour les raisons qu’il est condamné, il faut le dire, en Guinée, cela n’est pas considéré comme un crime. Il a reçu une parente en éducation qui a grandi avec lui. Pour nous, c’est une assistance que nous apportons.

Guineeematin.com : tout de même, est-il juste qu’il envoie ses enfants à l’école et laisse sa « protégée » sans éducation ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : oui c’est vrai, cela arrive. Mais tout dépend de la conjoncture. Envoyer une fille pour entretenir les enfants et permettre à madame d’aller au travail, on considère qu’on améliore ses conditions de vie puisqu’elle mange mieux, se couche mieux et est mieux entretenue.

Guineeematin.com : sauf qu’en restant au pays, elle aurait au moins appris le Coran et un métier ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : ça, c’est une supposition.

Guineeematin.com : pour terminer, l’acquisition des passeports pose problème surtout aux Guinéens basés à l’étranger. Qu’est-ce que votre commission peut faire pour faciliter la tâche à nos compatriotes ?

Honorable Elhadj Diao Kanté : nous avons rencontré le ministre des affaires étrangères sur le sujet. Il nous a été dit qu’au niveau du département de la sécurité que la question est traitée. Et cela est vrai. Nous avons rencontré beaucoup de missions à l’extérieur chargées de livrer les passeports à nos compatriotes. Je pense que ça se fait, peut-être pas à la vitesse et aux conditions que certains le souhaitent. Mais ça se fait quand même.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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EDG : reprise des négociations pour éviter la grève

7 mai 2019 à 13 01 22 05225
Abdenbi Attou, administrateur Général d’EDG

Après la suspension de sa participation aux négociations avec la commission de travail mise en place par l’Administration Général, le collège syndical a obtenu la mise en place d’une commission de négociation. Ce qui a permis la reprise des négociations le vendredi dernier, 03 mai 2019, avec toutes les parties prenantes.

Comme on le sait, à travers le collège syndical, les travailleurs se plaignent d’une mauvaise gestion de leur société, Electricité de Guinée, et menacent d’aller en grève, si des corrections ne sont pas apportées.

Parmi les griefs formulés contre l’Administration générale d’EDG, il y a l’incapacité de l’Administrateur Général de mettre en place une structure fonctionnelle de l’entreprise, l’achat des moyens de locomotion (véhicules et motos) à des prestataires externes d’EDG au détriment du personnel de terrain de l’EDG, le refuse de payer les 40% d’augmentation salariale que le Gouvernement Guinéen a octroyé aux travailleurs guinéens depuis 2017. Mais aussi des recrutements inopportuns et clandestins, la gestion opaque de au sein d’EDG…

En attendant de revenir sur cette menace de grève qui pourrait gravement affecter la fourniture déjà insatisfaisante d’électricité en Guinée, Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour télécharger la toute dernière note du secrétaire général du collège syndical d’EDG, monsieur Ahmed Cissoko, annonçant la reprise des négociations :

REPRISE NEGOCIATIONS

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Kindia : début du procès des opposants au 3ème mandat sous haute surveillance

7 mai 2019 à 12 12 29 05295

Le procès des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FINDC) s’est ouvert ce mardi 7 mai 2019 au Tribunal correctionnel de Kindia. Opposés au projet de 3ème mandat, ces sept guinéens ont été mis aux arrêts en marge de la réception du président Alpha Condé à Kindia, le samedi 04 mai, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sept opposants au 3ème mandat ou à une modification de la Constitution sont en ce moment (12 h) à la barre du tribunal de première instance de Kindia. Ces compagnons d’infortune sont poursuivis pour entrave au droit de manifester et trouble à l’ordre public. Ils ont été mis aux arrêts en marge de la visite du président Alpha Condé à Kindia où les promoteurs d’une nouvelle Constitution s’étaient donnés rendez-vous.

Les 7 prévenus dans ce dossier politico-judiciaire sont : Thierno Mamadou Diallo, Amadou Soumah, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita, Mohamed Camara, Boubacar Barry et Mohamed Sylla.

Ce procès, qui se déroule sous haute surveillance de la police et de la gendarmerie, est la suite d’une série entamée il y a quelques temps. A Coyah, pour les mêmes raisons, des anti 3ème mandat ont été jugés et relaxés pour délit non constitué. A Mafanco, un militant de l’UFR est entrain d’être jugé dans le même cadre des manifestations contre le mandat à vie pour Alpha Condé.

A Kindia, on note la présence de maitre Salifou Béavogui, avocat de la défense, prêt à en découdre avec le camp adverse, notamment le ministère public, représenté par monsieur Mamadou Dian Bora Diallo.

A suivre !

Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Viol d’une fillette de 7 ans : « ce sont les doigts que j’ai utilisés », se défend le maître coranique

7 mai 2019 à 11 11 57 05575

« Depuis ma naissance (en 1986), je n’ai jamais couché avec une fille. Je suis impuissant sexuellement. C’est comme si je suis un maudit en famille. Mon père m’avait trouvé une fille pour le mariage. Mais, il est décédé à la Mecque pendant le pèlerinage. Et, la fille a fini par désister du mariage. Tout cela m’a démoralisé. Et, c’est après que j’ai fait l’acte qui m’a conduit devant ce tribunal. Mais, je ne pensais pas qu’utiliser les doigts soit du viol. Je croyais que c’est la pénétration sexuelle qui est le viol », a expliqué l’accusé.

Trois ans de prison ferme ont été requis contre Youmoussa Camara, un maître coranique. Ce jeune homme de 33 ans est accusé d’avoir violé son élève, une fillette âgée de 7 ans, inscrite chez lui pour apprendre le Coran. Son avocat, Me Emmanuel Bamba, a plaidé pour des circonstances atténuantes en faveur de son client qui a reconnu les faits mis à sa charge et a présenté des excuses au tribunal, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

En détention depuis trois ans, précisément en début du mois de Mars 2016, à la maison centrale de Conakry, Youmoussa Camara, un maitre coranique et tailleur de profession, était de nouveau à la barre du tribunal de première instance de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) hier, lundi 06 mai 2019. Il est poursuivi pour le viol d’une mineure, une jeune fille qu’il enseignait le Coran. Ce jeune homme de 33 ans a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, tout en précisant qu’il n’a utilisé que ses doigts pour abuser de sa victime, son élève de 7 ans.

« Je ne l’ai pas touché sexuellement. Ce sont les doigts que j’ai utilisés. Ça s’est passé dans un fauteuil, au salon. La fillette n’a pas saigné », a juré Youmoussa Camara, la tête baissée, avec une voix qu’on entendait à peine.

« Parlez à haute voix ! », ordonne alors le ministère public. Et, l’accusé de répondre : « Je ne veux pas que les gens (l’auditoire) entendent ce que je suis en train de dire ».

« C’est une audience publique. Donc, vous devez parler pour que tout le monde vous entende », réplique le procureur Bakary Camara, avant de revenir à la charge : « dans quelles circonstances avez-vous abusé de cette fillette ? »

« La fille m’avait envoyé des arachides. Je vous demande pardon », répond Younoussa Camara.

« L’avez-vous forcé ou pris par surprise ? », interroge à nouveau le ministère public.

« Non ! Sinon, elle allait pleurer. Mais, après l’acte, la fille est rentrée chez elle. C’est le lendemain que l’affaire a éclaté », a indiqué Youmoussa Camara.

Selon le ministère public, la victime était allée offrir des fruits à Youmoussa Camara, son maître coranique. Et, ce dernier qui nourrissait déjà l’envie de coucher avec cette fillette qu’il pratique quotidiennement (parce qu’il l’enseigne le Coran), a profité de cette occasion pour abuser d’elle.

« Quand la fille est venue, il l’a fait signe de faire rentrer les fruits. Dès que celle-ci est entrée, il a fermé la porte pour ensuite tomber sur elle », a dit le procureur Bakary Camara.

Répondant aux questions de son avocat, Youmoussa Camara a fait une déposition pathétique.

« Depuis ma naissance (en 1986), je n’ai jamais couché avec une fille. Je suis impuissant sexuellement. C’est comme si je suis un maudit en famille. Mon père m’avait trouvé une fille pour le mariage. Mais, il est décédé à la Mecque pendant le pèlerinage. Et, la fille a fini par désister du mariage. Tout cela m’a démoralisé. Et, c’est après que j’ai fait l’acte qui m’a conduit devant ce tribunal. Mais, je ne pensais pas qu’utiliser les doigts soit du viol. Je croyais que c’est la pénétration sexuelle qui est le viol », a expliqué l’accusé.

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé des circonstances atténuantes pour Youmoussa Camara, avant de requérir 3 ans de prison ferme contre lui.

« Une peine raisonnable, compte tenu du temps de la détention provisoire de mon client », a reconnu l’avocat de la défense, Me Emmanuel Bamba, tout en faisant observer que l’Etat guinéen a failli à son devoir vis-à-vis de ce jeune.

« C’est l’Etat qui a le devoir de promouvoir la famille. Et, ce jeune qui est actuellement âgé de plus de 30 ans, n’a jamais touché à une femme. Il n’arrive pas encore à se marier. L’Etat a failli à son devoir », a-t-il dit.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 20 mai.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vol de bétail à Lélouma : un sous-préfet et un président de district condamnés

7 mai 2019 à 11 11 44 05445
image d’archive

Les audiences correctionnelles se poursuivent à la justice de paix de Lélouma, en Moyenne Guinée. Dans la journée d’hier, lundi 06 mai 2019, un sous-préfet et un élu local ont été condamnés pour abus de confiance et usurpation de titre dans une affaire de vol de bétail, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, les deux prévenus dans ce dossier sont Mamadou Saliou Sidibé, sous-préfet de Parawol, et Thierno Nassirou Diallo, président du district de Parawol. Ils étaient poursuivis pour complicité de vol de bétail. Dans les débats, ajoute notre source, les faits ont été requalifiés en abus de confiance et usurpation de titre. Ils ont été reconnus coupables et condamnés à un an de prison assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens.

En effet, il y a de cela quelques temps, madame Mariama Diallo et Mamadou Benté Diallo étaient en conflit autour d’une vache dont chacun se réclamait propriétaire. Notre source ajoute que dans cette affaire, « le sous-préfet et le président du district de Parawol avaient été saisis, l’animal leur avait été confié en attendant qu’on trouve une solution. Mais, avant la prise de décision finale, le sous-préfet a fait une attestation de restitution à l’une des parties, sans en informer l’autre, en produisant un document signé et cacheté par lui et par le chef du district. Ils se sont érigés en juge dans ce dossier. Quelques temps après, la femme a appris que le sous-préfet a donné unilatéralement la vache à Benté. C’est ainsi qu’elle a saisi la justice ».

Sur l’action civile, la plaignante Mariama Diallo, a été reçue en sa constitution de partie civile. Les deux prévenus ont été solidairement condamnés au payement du montant d’un million 700 mille francs guinéens à titre principal, représentant le prix de l’animal litigieux, apprend-on.

Pour ce qui est de Benté Diallo, on apprend qu’il avait déjà revendu la vache. Il était poursuivi pour vol. Mais, on apprend que la justice l’a renvoyé des fins de la poursuite pour délit non constitué.

De quoi mettre de l’eau dans le vin du sous-préfet et du président du district. De nos jours, nos villes et villages sont remplis d’administrateurs territoriaux et autres élus locaux qui rendent des décisions parfois iniques alors qu’ils n’ont ni la compétence encore moins les prérogatives. Pourvu que les magistrats suivent l’exemple du juge Ousmane Koulibaly de Lélouma qui a pris ses responsabilités dans cette affaire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Conakry : Momo Soumah perd son procès contre les frères Gassime et Bangaly Sylla

7 mai 2019 à 11 11 26 05265

Le procès opposant Momo Soumah aux frères Gassime Sylla et Mamadouba Bangaly Sylla s’est achevé hier, lundi 06 mai 2019, au Tribunal de Première Instance de Mafanco. A l’issue des débats, les deux prévenus ont été relaxés pour délit non constitué, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après l’énoncé du verdict par le juge Amadou Kindy Baldé, la joie se lisait sur le visage de Gassime Sylla qui était seul à comparaître tout au long de ce procès. Son frère Mamadouba Bangaly Sylla, en cavale, et lui ont été renvoyés des fins de poursuite pour délit non constitué de diffamation, injures et de menace.

En effet, avant l’ouverture de cette dernière audience, la partie civile a déposé une lettre de désistement au niveau du ministère public. Mais malgré cela, le procureur a demandé au tribunal de retenir Gassime Sylla et Mamadouba Bangaly Sylla dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, il a requis un an d’emprisonnement assorti de sursis et une amende de 500 mille francs guinéens contre Gassime Sylla du fait qu’il a comparu et la condamnation par défaut de Mamadouba Bangaly Sylla et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens.

De son côté, l’avocate de la défense, Me Mamaissata Fofana, s’est basée sur le désistement de la partie civile pour demander au tribunal de relaxer ses clients. « En la matière, l’infraction reprochée à mes clients, c’est la diffamation. En pareilles circonstances, si la victime adresse une lettre de désistement au ministère public, la procédure ne doit plus exister. Si c’était un cas de vol, là ce n’est pas la victime qui subit directement, mais il s’agit d’une diffamation.

Le plaignant qui s’est senti diffamé, a fini par désister. Je vous prie donc, conformément aux dispositions de l’article 544 du code de procédure pénale, monsieur le président, je vous demande la libération pure et simple de mes clients », a sollicité l’avocate des prévenus.

Après le délibéré, le tribunal a déclaré les deux prévenus non coupables des faits de diffamation, injures et menace, pour lesquels ils étaient poursuis. Il les a renvoyés des fins de poursuite pour délit non constitué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le maire de Kolaboui désapprouve celui de Kindia

7 mai 2019 à 11 11 01 05015
Ansoumane Zito Coumbassa, maire de Kolaboui

À l’occasion de la réception du Chef de l’État guinéen, le Professeur Alpha Condé hier, dimanche 05 mai 2019, au stade préfectoral de Kindia, le Maire de ladite commune urbaine, Mamadouba Bangoura, a ténu un discours favorable au référendum constitutionnel, et il a dit parler au nom de tous les maires de la Basse Guinée.

Depuis, les maires concernés réagissent. C’est le cas par exemple du Maire de la commune rurale de Kolaboui, préfecture de Boké, élu sous la bannière de l’Union des forces républicaines (UFR), qui dément son homologue de Kindia et condamne ses propos.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Ansoumane Zito Coumbassa s’inscrit en faux contre la déclaration de Mamadouba Bangoura de Kindia, qui fait croire que ce sont les maires de la Basse Guinée qui l’ont mandaté de demander au Président Alpha Condé de modifier la constitution.

« Ce qu’a dit le maire de Kindia n’engage que lui. Il est unique dans son genre. Il ne faut pas qu’il dise ce qu’il veut et mettre cela sur tous les maires de la Basse Guinée. Moi, je ne suis pas dedans et je n’en serai point. Je suis de l’opposition. En aucun cas je ne peux être associé à la violation de nos lois », a sèchement réagi l’élu de la commune rurale de Kolaboui.

Au regard des réactions du maire de Boffa hier chez nos confrères des Grandes Gueules (de la radio Espace Fm) et celui de Kolaboui, toutes opposées aux propos du maire de Kindia, tout porte à croire que monsieur Mamadouba Bangoura n’a parlé qu’à son nom personnel.

Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Communiqué : UNE RENCONTRE IMPORTANTE DES RESSORTISSANTS DE GOUGOUDJE (TELIMELE) A CONAKRY

7 mai 2019 à 10 10 34 05345

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitiés et de solidarités entre les ressortissants de Gougoudje (Télimélé) résident à Conakry et environs, une importante réunion est prévue ce Dimanche 12 Mai à 10H à Soloprimo chez El.Hadj Mamadou Saliou BALDE.

Après la brillante participation de l’équipe de Gougoudjé au tournoi inter sous préfectoral doté du trophée Katoumba Barry organisé par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé, les fils de gougoudjé ont jugé utile de se retrouver pour mettre en place une structure solide afin de contribuer activement au développement de la Sous-préfecture.

Ainsi, les ressortissants des districts de Gougoudjé Centre, Kaaba, Kaffimma, Koussi, Missidé Kébou, Ngouma, hamdallaye ainsi que les membres des associations AJAG et ADG sont priés de se mobiliser massivement pour la réussite de cette réunion.

Ordre du jour :

  • Compte rendu sur la participation de l’équipe de Gougoudjé au tournoi de la CIDT
  • Echange sur la mise en place d’une association fédératrice de tous les fils de gougoudjé
  • Divers
    Compte tenu de l’importance de l’ordre du jour, la présence de chacun et de tous est vivement souhaitée.
    Pour toute information complémentaire, merci d’appeler au :
    622570556 /628864868 /621272728 / 622909478 /622302393

Les Ressortissants de Gougoudjé

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Intégration frauduleuse à la fonction publique : Youssouf Touré au tribunal de Kaloum

7 mai 2019 à 10 10 22 05225

En Guinée, l’accès à la fonction publique est devenu un véritable casse tête pour les diplômés sans emploi. Pour y arriver, nombre de gens passent par la fraude en déboursant de fortes sommes d’argent. Lorsque l’entreprise frauduleuse échoue, les victimes font recours aux juridictions compétentes. C’est dans ce cadre que Mohamed Lamine Chérif a trimballé en justice Yousouf Touré, qui se dit en service au ministère de la fonction publique, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les débats se sont ouverts dans ce dossier hier lundi, 06 mai 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum. Youssouf Touré, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 21 mars dernier, est poursuivi pour escroquerie portant sur un montant de six (6) millions de francs guinéens. Il est accusé d’avoir perçu cette somme d’argent dans le but d’aider la femme de Mohamed Lamine Cherif d’intégrer la fonction publique.

A la barre du tribunal de Kaloum, le prévenu a nié les faits qui lui sont reprochés. Selon Youssouf Touré, il n’a servi que d’intermédiaire entre Mohamed Lamine Cherif et son patron, Sékou Rouge Condé, qui était à l’époque chargé de recrutement à la fonction publique. « Il y a deux ans de cela, Mohamed Lamine Cherif voulait faire intégrer sa femme à la fonction publique. Il est venu me voir avec sa femme. Je les ai conduits au bureau de mon directeur, Sékou Rouge Condé, dans l’intention d’aider sa femme à passer au concours d’intégration à la fonction publique. Je les ai présentés. Aussitôt, les dossiers ont été remis à mon directeur, Sékou Rouge qui est d’ailleurs décédé. Et Mohamed Lamine Cherif à son tour a donné 1 million 500 mille francs guinéens en guise de cadeaux. Dans ce montant, mon directeur m’a offert 200 mille francs guinéens. C’est ce que je connais » a expliqué le prévenu.

Poursuivant sa narration des faits, Youssouf Touré dira que c’est une sorte de vengeance qui est déclenchée contre lui. Il accuse un certain monsieur Dioubaté qui travaille à la direction centrale de la police judiciaire d’être derrière ce scenario qui a conduit à son arrestation. « Il dit que j’ai escroqué 6 millions de francs guinéens. Mais, ce n’est pas ça le véritable problème. C’est monsieur Dioubaté, qui est à la DPJ, qui a fait tout ça. Ce n’est pas ce montant qui m’a conduit en prison. Je sors avec la petite sœur de Mohamed Lamine Cherif, en même temps elle sort avec monsieur Dioubaté de la DPJ. Donc, tout le problème est parti de là. Sinon, je n’ai perçu que 200 mille de cette somme. Mon rôle, c’est de transmettre les dossiers d’un endroit à un autre au niveau du département. Je ne pouvais pas aider quelqu’un à intégrer la fonction publique », a-t-il précisé.

Après ces explications, le tribunal a renvoyé l’affaire au 20 mai 2019 pour la comparution de la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Recrutement dans l’armée : des candidats dénoncent une véritable magouille à Labé

7 mai 2019 à 10 10 14 05145

Les épreuves intellectuelles du concours de recrutement dans l’armée ont donné leur verdict à Labé. Les résultats du test écrit ont été publiés hier lundi, 06 mai 2019, dans cette ville. Si ces résultats apportent de la joie chez certains, chez d’autres par contre c’est la déception et même la colère, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils étaient nombreux les candidats au concours de recrutement dans l’armée à rallier le bloc administratif de la préfecture de Labé hier, lundi. Ils étaient venus voir les résultats du test écrit affichés sur les lieux pour savoir s’ils sont admis. Sur place, certains se frottaient les mains puisqu’ayant retrouvé leur nom sur la liste d’admis, tandis que d’autres étaient en colère. Ces derniers, à l’image de Boubacar Bah, dénoncent une véritable magouille dans ce concours.

« Quand je suis arrivé ce matin, j’ai trouvé que mon numéro de téléphone était attribué à une autre candidate. Directement, j’ai attiré l’attention du préfet qui était de passage et il a ordonné son secrétaire général de s’intéresser à mon cas. Mais, ce dernier n’a pas voulu le faire. C’est une magouille qui ne dit pas son nom qui a été organisée à Labé.

C’est à une fille qu’ils ont octroyé ma place parce qu’elle a une parente qui travaille à la préfecture. On nous a dit que c’est 300 candidats qui seront retenus à Labé, mais moi j’ai compté le nombre d’admis, il n’y a pas 300 personnes sur la liste. Peut-être qu’ils réservent le reste des places à des recommandés ou à d’autres qui vont passer par la corruption pour être pris », témoigne ce candidat.

Face à ces dénonciations, le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, a demandé aux candidats non satisfaits de leur résultat, de venir vérifier leurs feuilles d’examen. Après, les résultats seront transmis aux autorités compétentes à Conakry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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