La MC2 de Kindia en faillite ? Les responsables du CA accusés

17 mai 2019 à 21 09 46 05465

La Mutuelle Communautaire de Croissance (MC2) de Kindia connait de nos jours une paralysie qui ne dit pas son nom. Cette institution de micro-finance ne parvient plus à fournir des prêts à la communauté. Les membres du Conseil d’Administration (CA) de la MC2 sont pointés du doigt par de nombreux observateurs, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis deux mois, la Mutuelle Communautaire de Croissance de Kindia est victime d’un grave dysfonctionnement. Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com, certains responsables du Conseil d’Administration de cette institution refuseraient de rembourser les prêts qu’ils ont eux-mêmes contractés depuis des mois.

La conséquence d’une telle attitude est que la communauté ne bénéficie plus de prêts. Un de nos sources indique que « l’institution est en faillite puisqu’elle ne peut plus accorder de nouveaux prêts tant que cet argent n’est pas remboursé ».

Un citoyen qui court derrière cette banque pour un prêt s’est confié à Guineematin.com, sous le sceau de l’anonymat. « Moi, j’ai fait la demande depuis à peu près 2 mois. Mais, on m’a fait savoir qu’il y a un blocus. Ils m’ont dit que certains clients n’auraient pas honoré leur dette, que la banque ne peut plus aider ou continuer à donner de l’argent à la communauté. Donc, c’est un coup dur pour nous les jeunes qui passions par cette micro-finance pour réaliser nos petits projets. Tous nos projets sont au ralenti. Notre seul espoir, c’est ce que les gens sont en train de gâter comme ça » s’indigne-t-il.

Selon une autre source, qui a également requis l’anonymat, « toute cette manigance est due à la mauvaise gestion et au complot bien orchestré du conseil d’administration. Ces responsables du CA auraient même tenté de faire partir un membre de la direction qui a refusé de s’associer à la magouille ».

Pour l’heure, aucun responsable de la MC2 de Kindia ne souhaite parler à la presse. Nos multiples tentatives de joindre la présidente du Conseil d’Administration, Fatoumata Cissé, sont restées vaines. Pourtant, certains laissent entendre que c’est cette femme qui aurait empoché la plus grande somme de la boite…

Nous y reviendrons !

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 518 888

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Elhadj Baba Dramé répond aux accusations des ressortissants de Fria : « il fallait nettoyer les lieux »

17 mai 2019 à 18 06 59 05595
Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké

Suites aux émeutes contre le préfet de Fria, madame Gnalen Condé, plusieurs femmes manifestantes ont subi des coups de la part des forces de l’ordre. Et, comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les ressortissants de Fria à Conakry ont fait une déclaration dans laquelle ils accusent Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké, d’être à la base de la violence enregistrée dans leur ville.

Peu après la publication de notre dépêche, Elhadj Dramé a reçu à son bureau, au Gouvernorat de Boké, un correspondant de Guineematin.com pour donner sa version des faits. « C’est un séré de femmes qui a pris d’assaut la cour de la préfecture pour exiger le départ de la préfète de Fria. Ce ne sont pas toutes les femmes de Fria. Donc, comme on a envoyé plusieurs fois les ressortissants de Fria à Conakry, les sages, les coordinateurs des quatre régions naturelles pour demander à ces femmes de libérer la préfecture, nous-mêmes, nous sommes allés les écouter. Elles ont refusé catégoriquement de quitter ! En tant qu’autorité de l’État, on ne pouvait pas laisser la souveraineté de l’État confisquée. Il fallait nettoyer les lieux. C’est ainsi qu’on a fait appel aux forces de l’ordre qu’on avait laissées à 5 kilomètres de la ville, qui sont venues dégager proprement la cour. Mais, si les ressortissants de Fria disent qu’ils tendaient à trouver une solution, ce n’est pas vrai. Ce sont les coordinateurs de la Basse Guinée et de la Haute Guinée qui m’ont appelé le 13 mai aux environs de 23H pour me dire qu’ils n’ont pas pu faire quitter les femmes », a expliqué le Directeur de cabinet du Gouvernorat.

Par ailleurs, Elhadj Baba Dramé ne voit rien de mal en sa mission étatique de maintien d’ordre à Fria. « Qu’est-ce qu’il y a de mal dans ça ? », s’interroge-t-il. « Et puis, Moussa Conté qui est à la tête de cette déclaration, c’est un promotionnaire à moi. C’est lui-même qui a envoyé deux de ses frères de Conakry avec lesquels on a travaillé. Je suis étonné que ce dernier m’accuse d’être à la base de la violence à Fria. Mais, je suis serein et tranquille. J’ai fait plus de 30 ans dans l’administration, je sais ce que je dois faire dans des pareilles situations », a conclu le Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 671 242

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Conakry : acteurs de la société civile et des Droits Humains à l’école du rapport de l’EPU de l’ONU

17 mai 2019 à 18 06 43 05435

Dans la perspective du passage de la Guinée à l’Examen Périodique Universel (EPU) en 2020, l’ONG Universal Periodic Review (UPR info) a organisé les 15 et 16 mai 2019, une formation sur l’élaboration d’un rapport alternatif. La rencontre de deux jours, organisée en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme en Guinée et la société civile, s’est tenue au siège du l’institution, au quartier Taouyah, dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’objectif de l’atelier était d’outiller les bénéficiaires à participer de manière constructive au mécanisme de l’Examen Périodique Universel (EPU), renforcer et approfondir la collaboration entre les Organisations de la Société Civile (OSC) participantes, renforcer la capacité des participants à la rédaction de rapports sur l’EPU, partager des informations intéressantes entre l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH), les OSC nationales travaillant dans différents domaines et avec des expertises sur des sujets divers en lien avec les droits humains et commencer à rédiger une ou plusieurs soumissions conjointes par les participants ».

Laura Sinner

Au sortir de la rencontre, Laura Sinner, du programme Universal Periodic Review (UPR info) a fait savoir que sa structure s’engage dans les pays où ils travaillent en tant que facilitateurs pour réunir toutes les parties prenantes. « La Guinée sera examinée sur ce mécanisme EPU en janvier 2020 et c’est un mécanisme de l’ONU où le pays va devoir dire ce qu’il a fait pour mettre en œuvre les recommandations depuis 2015. Nous, nous formons la société civile et l’INIDH pour soumettre leur rapport alternatif auprès des Nations Unies à Genève sur la situation des Droits de l’Homme en Guinée », a-t-il expliqué.

En outre, Laura Sinner a laissé entendre que le plus important est de s’engager tout au long du processus qui dure quatre ans et demi. « Pour mener un plaidoyer au niveau international, c’est très difficile en tant que petite ONG. C’est pourquoi, il est important que les ONG restent unies et qu’elles travaillent sur la même thématique, celui d’améliorer la situation des droits de l’homme en Guinée », a-t-elle conseillé.

Me Kpana Emmanuel Bamba

Prenant part à la rencontre, maître Kpana Emmanuel Bamba, président de la Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme (LIGUIDHO), a souligné qu’au cours de chaque session, « chaque pays membre de l’ONU passe et se fait examiner par ses pairs sur les conventions axées sur la torture, le droit civil, le droit politique, socioéconomique et culturel. Il a été question de préparer la société civile et l’INIDH sur la façon dont un tel rapport doit être rédigé. Ce sont des rapports alternatifs qui viennent en appui à celui de l’Etat guinéen », a-t-il précisé.

Mme Marie-Amélie NDAYISENGA

De son côté, madame Marie-Amélie NDAYISENGA, représentante adjointe de la Haute Commissaire des Droits de l’Homme en Guinée a fait savoir que « ceci n’est que le commencement d’un processus au quel certains étaient habitués, sur comment élaborer un rapport qui n’est pas un exercice intellectuel, qui est plutôt un moyen de compléter les réalités du pays en matière des droits humains. Le rapport que vous devez produire devra marquer la différence et ajouter de la valeur à la présentation que le gouvernement va produire parce qu’elle apporte ce regard réaliste, non défensif, équilibré et exécutoire. Je vais insister sur le fait que le processus enclenché va nécessiter encore plus de concertation, d’assiduité et plus de ténacité, non seulement pour aligner des recommandations, mais pour les faire adopter dans leur substance », a-t-elle insisté.

A rappeler que la Guinée fera l’objet de son troisième Examen Périodique Universel (EPU) en janvier 2020.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Me Basekou Condé sur la grève des huissiers : « il faut que notre statut soit signé »

17 mai 2019 à 18 06 32 05325
Me Basekou Cheick Condé, membre du bureau de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, chargé de la formation

En grève depuis cinq jours déjà, les huissiers de justice de Guinée semblent plus que jamais déterminés à croiser le fer avec les autorités jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Malgré leur rencontre avec un émissaire du ministre de la justice, ces auxiliaires de justice campent encore sur leur position. Ils disent que désormais « les mots ne suffisent plus » et leur mouvement de débrayage prendra le temps qu’il faudra pour la satisfaction de leur revendication.

Depuis le 13 de ce mois, les huissiers de justice de Guinée observent un mouvement de grève sur toute l’étendue du territoire national. Ils réclament notamment la signature de leur statut et dénoncent « l’obstruction faite aux exécutions des décisions de justice ».

Rencontré ce Vendredi, 17 Mai 2019, par un reporter de Guineematin.com, Me Basekou Cheick Condé, membre du bureau de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, chargé de la formation, n’est pas allé du dos de la cuillère. « S’il faut faire un an, nous resterons hors de nos bureaux pendant un an. Mais, il faut que notre statut soit signé… », a-t-il fait savoir.

Pour tenter de trouver une solution à ce mouvement qui risque de gripper le système judiciaire du pays, le ministre de la justice aurait dépêché un émissaire auprès des huissiers. Mais, leur rencontre n’a visible pas apporté grand-chose.

« Il y a eu un premier contact hier (Jeudi) avec le représentant du ministre de la justice, qui a reconnu que notre revendication est légitime. Et, qu’ils sont en œuvre pour trouver une solution à la signature du statut. Mais, concernant la réquisition, c’est le ministre de la justice (actuellement en voyage à l’étranger) qui peut trouver la solution. C’est ce qui a été dit pour le moment. Mais, comme il n’y a eu rien de clair, il n’y a eu aucun résultat, des paroles seulement ne peuvent pas nous permettre d’arrêter le débrayage. Nous continuons tant que nous n’avons pas une satisfaction à nos revendications », a tranché Me Basekou Cheick Condé.

Parlant de la réquisition qui est une partie intégrante de la revendication des huissiers de Guinée, Me Basekou Cheick Condé dénonce une violation du « traité de Ouaga ». Un traité qui indique que : « lorsqu’une décision est revêtue de la formule exécutoire, on a plus besoin de chercher une réquisition. Parce que cette formule constitue en elle-même une réquisition ». Malheureusement, explique le chargé de formation de la chambre nationale des huissiers de Guinée, « nous avons de nombreuses décisions qui sont revêtues de la formule exécutoire, mais il y a une obligation qui est imposée aux huissiers. Celle d’aller chercher une réquisition auprès du procureur général de la Cour d’Appel. Ce qui est une entorse au traité de Ouaga dont la Guinée est signataire ».

Visiblement très confus sur la position adoptée par les autorités guinéennes vis-à-vis du statut des huissiers, Me Basekou Cheick Condé soutient que la Guinée marche à l’envers. Parce que, dit-il, dans les conditions normales, c’est l’Etat qui doit exiger un statut pour les huissiers.

« Comment une corporation aussi importante que la chambre des huissiers peut fonctionner sans statut ? C’est d’ailleurs les autorités qui doivent dire que vous ne pouvez pas fonctionner sans statut. Parce que c’est le statut qui détermine les conditions dans lesquelles on doit exercer. C’est le statut qui prévoit également les sanctions. Mais, tout est à l’envers chez nous. On agrée les gens, il n’y a pas de statut. Et, s’il n’y a pas de statut, ça veut dire qu’on peut faire ce qu’on veut. Voyez comment la Guinée marche à l’envers. Donc, nous nous mettons à la place de l’autorité pour réclamer un statut », a expliqué Me Basekou Cheick Condé, tout en précisant que ça fait plus de 15 ans depuis que les huissiers ont commencé à poser le problème lié à leur statut.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Incendie au ministère du Budget : un sapeur-pompier blessé

17 mai 2019 à 17 05 44 05445

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un incendie s’est déclaré au ministère du Budget, aux environs de 15H 45’, ce vendredi, 17 mai 2019. Selon les premières informations confiées aux médias présents, c’est un court-circuit qui serait à l’origine du feu.

Au total, trois pièces du bâtiment auraient été dangereusement touchées par l’incendie. Mais, les dégâts ne sont pas évalués.

Par ailleurs, le Contrôleur général de police, Moussa Camara, responsable des sapeurs-pompiers, a révélé qu’un de ses agents a gravement été blessé lors de leur intervention (en cours) dans ce bâtiment. Ce dernier devrait être évacué d’urgence au CHU Ignace Deen pour des soins.

Au moment où nous écrivions ces lignes (17 heures 30), les sapeurs-pompiers, appuyés par LAGRUIPRESS, se battent encore contre les feux pour atténuer les dégâts.

A suivre !

De Kaloum, Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Urgent : un incendie au ministère du Budget

17 mai 2019 à 17 05 16 05165

Dans l’après-midi de ce vendredi, 17 mai 2019, un incendie s’est déclaré au ministère du Budget, a appris Guineematin.com qui a dépêché un reporter sur place.

Selon les premières informations recueillies sur les lieux par notre reporter, un court-circuit serait à l’origine de cet incendie. Mais, pour le moment, le ministre Ismaël Dioubaté et ses collaborateurs n’ont fait aucun commentaire.

Seulement, on a noté une forte présence des hauts cadres de l’Etat, y compris le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané.

A suivre !

Amadou Oury Touré est sur place pour Guineematin.com

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Conakry : 32 officiers et sous officiers formés en contrôle et sécurité des frontières

17 mai 2019 à 16 04 40 05405

Après trois semaines de cours théoriques et pratiques, trente deux (32) stagiaires de la police, de la douane et de la gendarmerie nationale ont reçu leurs attestations de fin de formation ce vendredi, 17 mai 2019. C’est l’école nationale de la gendarmerie de Sonfonia qui a servi de cadre à cette remise en faveur de ces officiers et sous-officiers, formés par la Guardia Civil Espagnole, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie de remise a eu lieu en présence du Haut Commandant de la gendarmerie nationale, le Général Ibrahima Baldé, de l’ambassadeur de l’Espagne en Guinée, d’un représentant de l’Union Européenne et de plusieurs personnalités.

Selon nos informations, cette formation, deuxième du genre en Guinée, s’inscrit dans le cadre du projet Blue Sahel sur financement de l’Union Européenne, exécutée par la Guardia Civile Espagnole. Elle vise la gestion intégrée des frontières, le contrôle de l’immigration clandestine, la lutte contre la criminalité transfrontalière ainsi que la lutte contre le terrorisme, a-t-on appris sur place.

José Léandro Consamau Guardiola

Dans son discours, l’ambassadeur du royaume d’Espagne en Guinée, Son Excellence José Léandro Consamau Guardiola, est revenu sur l’importance de cette formation. « Ce cours est fondamental parce qu’il apporte une formation absolument nécessaire pour le contrôle des frontières, la sécurité du territoire. Donc, pour les pays membres de l’Union Européenne, tout comme la Guinée, c’est fondamental surtout face aux menaces qui peuvent venir du terrorisme ou bien des crimes organisés », estime le diplomate espagnol.

Général Ibrahima Baldé

Pour sa part, le Haut commandant de la gendarmerie nationale, Général Ibrahima Baldé, a rappelé que cette formation est un programme régional piloté par le royaume d’Espagne qui vise à lutter contre le trafic de tous genres et de la traite des êtres humains dans le Sahel occidental. « Si le précédent stage avait pour objet, la gestion et le contrôle de l’immigration illégale, de la criminalité transfrontalière, cette deuxième phase vise essentiellement à outiller les forces de sécurité sur les méthodes et techniques de surveillance des frontières, le contrôle du territoire, mais aussi la lutte contre le terrorisme », a expliqué le Général Baldé.

Aux bénéficiaires de la formation, le Général Baldé a demandé de faire bon usage de l’ensemble des notions apprises au cours de la formation.

Lt. Mariam Kébé

Au nom des 32 récipiendaires, le lieutenant Mariam Kébé a remercié l’ensemble des autorités ainsi que les experts de la Guardia Civil Espagnole qui ont assuré leur formation. Elle a également sollicité la pérennisation de cette initiative au bénéfice des services de sécurité. « Au cours de cette formation, nous avons acquis beaucoup de connaissances permettant à nos unités de pouvoir restituer fidèlement aux autres collègues afin d’être au même niveau. Nous demandons à l’ensemble des nos autorités de nous aider à appliquer à la lettre ce que nous avons appris durant ces trois semaines », a-t-elle plaidé.

A noter que la cérémonie a également connu la décoration de 28 officiers ayant participé à l’opération Barkane au Nord Mali au compte mission de stabilisation des Nations Unies dans ce pays, frappé de plein fouet par les extrémistes religieux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Prévention et résolution des conflits : des pairs éducateurs à l’heure du bilan

17 mai 2019 à 16 04 11 05115

La promotion du dialogue et la concertation dans les communautés préoccupent de nombreux acteurs de la vie nationale. C’est dans ce cadre que l’ONG Protégeons les Droits Humains (PDH) continue son offensive à Conakry à travers son projet « Asseyons-nous et discutons ».

La démarche s’inscrit dans le cadre de la promotion du dialogue et la concertation à travers les mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits. Un atelier de capitalisation du volet communautaire dudit projet a pris fin ce vendredi, 17 mai 2019, à la maison des jeunes de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cet atelier de capitalisation de deux jours visait à faire le point sur les activités réalisées par le projet dans 16 quartiers des 5 communes de Conakry. Après les champions de la paix pour hier, c’est les pairs éducateurs qui se sont concertés ce vendredi au compte du projet « Asseyons-nous et discutons », financé par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA).

La rencontre a regroupé 160 jeunes, appelés « pairs éducateurs », venus de différents quartiers de Conakry. Ils ont fait des témoignages sur les actions menées par rapport aux conflits et autres différends qui surviennent dans leurs quartiers depuis le lancement du projet en août 2018. Ils ont saisi l’occasion pour formuler des recommandations.

Ibrahima Diallo

Le président de l’ONG Protégeons les Droits Humains a souligné l’importance de cette rencontre. Selon Ibrahima Diallo, « ces pairs éducateurs, il était important pour nous de les regrouper ici, de tenir cette rencontre de capitalisation d’expérience des activités déjà menées pour qu’on puisse se projeter sur les prochaines activités, pour faire le point sur ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. C’est pourquoi ces jeunes se retrouvent ici pour échanger entre eux des expériences, parce que les réalités d’un quartier sont différentes des réalités d’un autre quartier. Quand ils se retrouvent ensemble, ils partagent des expériences, il va sans dire que les prochains résultats seront plus honorables que ce qu’on a connu jusqu’à maintenant ».

Sylla Mady Blaise

Interrogé par Guineematin.com, Sylla Mady Blaise, point focal du quartier Sandervalia, dans la commune de Kaloum, est revenu sur une des activités menées dans son quartier. « Comme l’a demandé le projet, les organisateurs nous on instruit, quand l’équipe des champions de la paix identifie une activité, nous les pairs éducateurs nous allons vers les personnes concernées pour les sensibiliser. C’est ce qui fût fait pour la première activité. On est intervenu dans un problème, un conflit domanial où il y a les enfants des coépouses qui voulaient s’entretuer à cause de la concession familiale. Nous sommes allés sur le terrain pour les sensibiliser. Au début, ça n’a pas été facile. Mais, après la sensibilisation, on est parvenu à régler le conflit », a fait savoir ce pair éducateur.

Mohamed Mabinty Camara

Pour sa part, Mohamed Mabinty Camara, un pair éducateur du quartier Hamdallaye Mosquée, a salué l’initiative qui a permis une cohabitation pacifique entre les citoyens. « C’est une bonne initiative qui a permis aux gens de mon quartier à résoudre le problème entre eux à travers le dialogue, sans aller à la gendarmerie. Avant, on ne pouvait pas jouer au football au terrain du rond point de Hamdallaye sans qu’il n y ait de la bagarre et qui finit à poste de police. Au début, ça n’a pas été facile. Quand il y avait conflit dans un lieu, quand on vient pour les sensibiliser, ils nous traitent de politiciens puisqu’on porte des gilets Mais par après, ils ont compris et ça va. Ce projet est venu à point nommé et nous remercions les initiateurs », a dit monsieur Camara.

Il faut rappeler que depuis le lancement de ce projet « 144 leaders d’opinion (jeunes, femmes, religieux et autorités locales), dont 9 par quartier, et 160 pairs éducateurs (exclusivement constitués de jeunes), dont 10 par quartier, ont été identifiés et constitués en groupe de champions de la paix ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Le préfet de Boké flingue la police : « il y a des délinquants parmi vous »

17 mai 2019 à 14 02 56 05565

Le conseil administratif (CA) préfectoral de Boké qui devrait normalement prendre fin hier, jeudi, se poursuit ce vendredi, 17 mai 2019, au village communautaire de la commune urbaine. Des échanges fructueux, parfois houleux, se déroulent depuis le premier jour. Avec tous les services qui sont intervenus, le Préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a noté des avancées et des insuffisances. Mais, au niveau de la police, la réaction de monsieur M’Bop est sans langue de bois.

« Je félicite le Commissaire central adjoint qui m’a impressionné par sa brillante intervention. Vous faites vraiment beaucoup ; mais, il y a des insuffisances notoires au niveau de la police. Il y a trop de banditisme actuellement à Boké. Aujourd’hui, il y a plusieurs endroits de la ville où des jeunes consomment des stupéfiants, font du n’importe quoi et s’attaquent à des paisibles citoyens. Normalement, vous auriez monté des stratégies pour mettre fin à cela. Mais, comment pouvez-vous le faire pendant que vous-mêmes vous avez des délinquants parmi vous », a dénoncé le préfet, avant de menacer : « Je peux même indexer des agents »…

Parlant de ses attentes de la police, le préfet a expliqué : « Normalement, chaque matin, le Préfet, avant de sortir, devrait recevoir des informations de la part de la police. Mais, si ce n’est pas le commissaire de Sangarédi qui me remonte des nouvelles, personne d’autres ne le fait. Depuis que je suis venu Préfet de Boké, en 2017, vous ne m’avez jamais déposé de rapports si ce n’est qu’hier (jeudi 16 mai 2019). Il y a même des policiers qui me manquent moi-même du respect ; parfois, je peux les traquer au tribunal militaire. Je vous en prie, réorganisez les services de sécurité. Vous devez sanctionner les fautifs qui ne respectent pas la hiérarchie », a-t-il recommandé.

Après les accusations du Préfet, le commissaire central de la police de Boké, le Colonnel Hassane Tounkara a répliqué : « nous vous remontons régulièrement les informations. Je suis très étonné que vous nous disiez ici que vous ne recevez pas des informations de notre part. Nous le faisons pourtant régulièrement. Vous-même vous savez que nous avons des problèmes très sérieux de fonctionnement, des problèmes que vous ne pouvez pas ignorer monsieur le préfet. Mais comme vous le dites ainsi, nous serons avec vous à partir d’aujourd’hui, c’est promis », a réagi le Commissaire central.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Avis de décès : Mamoudou Lébéré Baldé, Procureur de Faranah a tiré sa révérence

17 mai 2019 à 14 02 49 05495
Feu Mamoudou Lébéré Baldé

Le Tribunal de Première Instance de Kindia a le regret d’annoncer à l’opinion nationale le décès de monsieur Mamoudou Lébéré Baldé, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah. Décès survenu le jeudi, 16 mai 2019, à l’hôpital régional de Kindia des suites d’une courte maladie.

Qu’en soient informés, Mr le ministre d’Etat à la Justice, garde des sceaux, les ressortissants de Dalaba, la famille judiciaire de la République de Guinée, les autorités de Faranah, Kindia et Forécariah, tous les amis et collaborateurs vivant en Guinée et ailleurs.

Par la même occasion, le TPI de Kindia informe que l’enterrement est prévu ce vendredi, 17 mai 2019, au cimetière de Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia après le recueillement et un hommage du corps au siège du TPI de Kindia.

Communiqué de monsieur Mamadou Dian Bora Diallo, Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia

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Fria : les ressortissants accusent Baba Dramé d’être responsable des violences

17 mai 2019 à 13 01 12 05125

Ces derniers jours, la ville de Fria a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les citoyens qui ne veulent plus sentir leur préfet. L’intervention du gouverneur de la région de Boké, le Général de brigade Siba Lohalamou, a permis de ramener le calme dans la cité de l’Alumine. C’est pour dénoncer ces scènes de violence et situer les responsabilités que les ressortissants de Fria à Conakry ont rendu public une déclaration ce vendredi, 17 mai 2019, à la Maison de la Presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les échauffourées de ces derniers jours, le calme est revenu dans la cité de l’Alumine. Les ressortissants de Fria à Conakry, à travers cette déclaration lue par leur président, Elhadj Moussa Conté, ont dénoncé les violences survenus dans leur ville. Ils ont également pointé un doigt accusateur sur Baba Dramé, directeur de cabinet du gouvernorat de Boké.

Elhadj Moussa Conté

« Les cadres ressortissants de la préfecture de Fria à Conakry, préoccupés par les évènements malheureux survenus à Fria les 13 et 14 mai 2019, tiennent à informer l’opinion nationale sur la gestion regrettable de la crise par le représentant du gouvernorat de Boké qui, contre toute attente, a autorisé l’intervention musclée des forces de l’ordre au moment où un règlement à l’amiable était possible. En effet, le dialogue pour un règlement pacifique de la crise était en cours et les principaux responsables : le maire, les coordinations régionales de la Basse Guinée, Haute Guinée, Guinée Forestière et la Moyenne Guinée, le Sotikèmo, l’imam de la mosquée centrale, les leaders religieux et la délégation des cadres ressortissants venus de Conakry, avaient fortement déconseillé l’intervention des forces de l’ordre, car l’espoir était permis pour une sortie heureuse de la crise. Très malheureusement, le représentant du gouvernorat de Boké, monsieur Baba Dramé, a compris autrement et a fait prévaloir la force, provoquant du coup, une escalade de violence dans la cité que nous déplorons vivement ».

Au plus fort de la crise, des citoyens ont accusé Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des Impôts, d’être l’instigateur de la manifestation des femmes contre le préfet, madame Gnalen Condé.

Dans leur déclaration, les ressortissants de Fria vivant à Conakry ont balayé d’un revers de main ces accusations. « Devant cette situation, des personnes malintentionnées se livrent à distiller la confusion et l’amalgame à travers des propos tendancieux, dénués de tout fondement. C’est pourquoi, l’Association des Cadres Ressortissants de Fria à Conakry tient à démentir formellement et catégoriquement tous ceux-là qui, pour des raisons obscures, accusent un de nos ressortissants, en l’occurrence Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des impôts, d’être à la base du soulèvement des femmes contre la préfète. Cette accusation, qui tend à ternir notre image, nous indigne car, plus d’une fois l’Association des Cadres Ressortissants de Fria à Conakry avec son fils Aboubacar Makhissa Camara, ont milité pour la consolidation d’un climat de paix à Fria, gage du développement harmonieux et équilibré de notre localité. Des exemples existent et nous nous garderons pour le moment de les énumérer. De toute façon, cette campagne savamment orchestrée ne passera pas, il faut plutôt promouvoir une gouvernance saine et responsable à Fria », a dit Elhadj Moussa Conté.

A travers cette déclaration, les cadres ressortissants de Fria à Conakry ont réitéré leur reconnaissance au professeur Alpha Condé « pour ses grandes actions en faveur de leurs populations ». Ils ont également souhaité que « la gouvernance locale soit effectivement en phase avec la vision du président de la République qui prône entre autres : le respect du contenu local, la transparence dans la gestion, l’écoute et le respect des populations ».

Les fils de Fria à Conakry ont également lancé un appel à leurs frères et sœurs. « Notre chère localité sera ce que nous voudrions qu’elle soit. C’est pourquoi, nous vous invitons à continuer d’œuvrer comme toujours au maintien d’un climat favorable à la prospérité de notre préfecture. Cela signifie qu’il faut éviter la violence sous toutes ses formes et privilégier le dialogue. L’association salue respectueusement l’accompagnement des autorités régionales et gouvernementales pour la recherche d’une solution juste et durable à la présente crise à Fria ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Suspendu du parti, l’ancien maire de Mamou très déçu : « je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG »

17 mai 2019 à 12 12 02 05025
Elhadj Oumar Diallo, ancien président de la délégation spéciale de Mamou

Trois ans après son départ de la délégation spéciale de Mamou dont il était le président, l’ancien secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, s’est exprimé sur cette affaire. Au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé, Elhadj Oumar Diallo est revenu particulièrement sur ses relations avec l’UFDG, parti dont il se dit profondément déçu et au sein duquel il ne compte pas retourner.

Tout allait bien entre l’UFDG et son secrétaire fédéral à Mamou d’alors jusqu’en avril 2016. A cette période, une affaire de détournement de 259 millions de francs éclate à la délégation spéciale de Mamou, dirigée par le responsable du principal parti d’opposition du pays. Accusé d’avoir détourné ce montant, Elhadj Oumar Diallo est arrêté et conduit en prison où il passe plusieurs mois.

Elhadj Oumar Diallo

Dans la foulée, l’UFDG se désolidarise de son responsable et le suspend de ses fonctions au sein du parti. A l’issue de son procès en février 2017, l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou est condamné à 18 mois de prison assortis de sursis.

Aujourd’hui, l’ex opposant a fini de purger sa peine ; mais, il ne compte plus refaire la politique. Cela, en raison de l’attitude de son ancienne formation politique à son égard. Elhadj Oumar Diallo s’est, en effet, senti abandonné par l’UFDG. « A Mamou, nous sommes presqu’une même famille. Du côté social, je collabore avec tout le monde, même certains responsables de l’UFDG. Mais, sur le plan politique, ils me considèrent comme une coquille vide.

C’est pourquoi, j’ai décidé de quitter complètement le parti et de m’occuper de mes affaires personnelles. Quand ils ont décidé de m’écarter de la délégation spéciale et du bureau fédéral, chacun d’entre eux voulait à tout prix récupérer ces postes que j’occupais. Ça m’a beaucoup marqué. Je m’attendais au moins à ce qu’un seul membre du parti reconnaisse ce que j’ai fait pour le parti ; mais, je n’ai pas constaté cela.

Je ne me rappelle d’une quelconque aide dont j’ai bénéficiée de la part de l’UFDG. Quand j’étais en prison, des personnes de bonne volonté m’ont assisté : certains m’envoyaient 100 mille, d’autres 200 mille, j’ai reçu également un don de sacs de riz. Mais, l’aide dont je voulais bénéficier, je ne l’ai pas eue. Car, même le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, ne m’a fait aucune aide et ne m’a pas soutenu dans toutes les difficultés que j’ai traversées.

Ce problème que j’ai eu, si la population de Mamou avait fait comme l’UFDG, je ne serais pas là aujourd’hui, car j’aurais quitté Mamou. C’est pourquoi, je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG parce que je suis déçu de ce parti », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou.

Entretien réalisé à Labé par Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Arrestation de dissidents du RPG à Kérouané : Mohamed Gharé dit tout à Guineematin

17 mai 2019 à 11 11 21 05215
Mohamed Gharé, Gouverneur de la région administrative de Kankan

Plusieurs membres d’un mouvement indépendant, dissidents du RPG Arc-en-ciel, dans la sous-préfecture de Komodou, à 42 kilomètres de Kérouané, sont mis aux arrêts. Le gouverneur de la région de Kankan est accusé d’être derrière les arrestations des membres de ce mouvement qui refusent de reconnaitre le maire de Komodou, issu des rangs du RPG Arc-en-ciel.

Dans une interview accordée au correspondant de Guineematin.com basé à Kankan, le gouverneur Mohamed Gharé a confirmé cette information tout en donnant les raisons de cette décision.

Guineematin.com : nous avons appris de plusieurs sources que vous avez fait arrêter des citoyens qui se sont opposés au maire de Komodou. Confirmez-vous cette information ?

Général Mohamed Gharé : je vous remercie très sincèrement de venir à la source de l’information pour savoir ce qui s’est passé. D’abord, je m’en vais vous dire que ces individus se sont fait arrêter, parce que quand on commet une infraction, on endosse sa responsabilité. C’est le fait que vous aviez commis un acte délictuel que vous répondez. Donc, c’est des gens qui se sont fait arrêter parce qu’ils sont coupables d’actions délictuelles.

Guineematin.com : pourquoi se sont-ils fait arrêter et transportés à la prison civile de Kérouané ?

Mohamed Gharé : les élections législatives se sont déroulées dans la transparence la plus totale dans la région de Kankan. Vous savez que le gouvernement a accordé des possibilités aux citoyens de se présenter, même si on n’est pas candidat d’un parti politique. Donc, ça a été le cas à Komodou. Il y a eu une liste indépendante qui s’est présentée, il y a eu d’autres partis politiques qui ont présenté des candidats. Mais, à l’issue de ces élections, c’est le RPG Arc-en-ciel qui a remporté la majorité écrasante. Je crois sur 23 ou 25 sièges, les indépendantistes n’ont pu obtenir que 4 ou 5 sièges. Mais très malheureusement, il y a eu beaucoup de manipulation de la part de certaines notabilités, parce que quand le Sotikèmo veut que ce soit son fils qui soit maire, il veut l’imposer à la volonté du peuple de Komodou… Donc, c’est ce monsieur qui n’a pas pu être maire, qui avec ses 4 autres collègues, s’opposent à l’installation du maire légalement élu. Mais, puisque je ne veux pas de violences dans ma circonscription administrative, je passe toujours par la voix du dialogue, j’ai laissé un peu faire. J’ai demandé aux notables, à quelques ressortissants, de sensibiliser ces trouble-fêtes, qui en réalité ne dépassent pas 35 personnes. Sans succès. Ensuite, j’ai fait appel à quelques personnes ressources pour qu’elles interviennent auprès du Sotikèmo, qu’elles fassent comprendre à ses fils réfractaires d’arrêter leur comportement nocif. Face donc à cette situation, le préfet d’alors, Damoun Kanté, a fait venir les services de sécurité, ça a fait un peu de violence, des femmes ont tenté de se mettre nu pour empêcher les services de sécurité d’intervenir. Mais, pour respect de la femme, ils ont rebroussé chemin.

Guineematin.com : quand est-ce que les violences ont éclaté ?

Général Mohamed Gharé : c’est quand maintenant il était question d’installer le maire qu’il y a eu des violences encore à Komodou. Là, j’ai été saisi par monsieur le Préfet, et c’est à la suite de ça que j’ai envoyé les forces de sécurité, l’escadron et la CMIS (Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité). Quand ils sont arrivés, qu’est-ce qu’ils ont constaté ? La mairie est fermée par ces cinq personnes, cadenassée et la clef gardée par devers eux. On leur demande de rendre la clef. Ils disent qu’ils refusent, et pire, ils viennent s’installer devant la mairie, muni de fusils de chasse. Depuis Komodou, la mission m’a appelé pour me rendre compte, j’ai demandé à ce qu’ils partent avec le sous-préfet chez le Sotikèmo, que je lui parle. J’ai sensibilisé le Sotikèmo, pour lui dire d’inviter ses fils et petit-fils d’abandonner ce comportement, parce qu’on ne brave pas l’Etat, il est trop fort. Malgré mes conseils, le Sotikèmo me dit M. le Gouverneur, restez à l’écoute, je vais vous passer le responsable des jeunes. Ah là ! Je suis rentré dans tous mes états. Je lui ai dit, doyen, j’ai du respect pour vous. Mais, vous ne pouvez pas me dire de m’adresser à vos enfants. J’ai dit, je vous remercie. Mais, je vais agir. Au sortir de là-bas, les services de sécurité ont constaté qu’au-delà du fait que quelques personnes sont arrêtées devant la mairie, munis de fusils de chasse, ils ont fait venir quelques femmes pour servir de bouclier humain. Les services de sécurité ont patienté, quand les femmes se sont fatiguées et ont quitté, les services de sécurité ont agi. Donc, certains qui étaient là-bas, et détenteurs de fusils, ont été arrêtés et les arrestations ont commencé. Donc, il y a eu une vingtaine de personnes interpellées, parce que les gens sont connus et identifiés et ce sont ces gens qui se retrouvent à la prison civile de Kérouané. Donc, je vous dis qu’il n’y a pas eu d’abus. Les gens ont enfreint la loi, ils ont commis un acte délictuel et ils ont été poursuivis conséquemment.

Guineematin.com : quelle est l’atmosphère qui prévaut aujourd’hui dans la sous-préfecture de Komodou ?

Général Mohamed Gharé : mais c’est la paix à Komodou, la population s’est réjouie. Ils ont dit qu’on a même retardé, c’est la quiétude sociale, chacun vaque à ses affaires, tout le monde est tranquille. C’est la population elle-même qui demande aux autorités judiciaires de condamner ces gens.

Guineematin.com : c’est la même situation qu’on a enregistrée dans les sous-préfectures de Tokounou (Kankan) et Koumana (Kouroussa). Est-ce que la paix est revenue dans ces localités ?

Général Mohamed Gharé : oui, la paix est revenue. Tout le monde est calme, parce que c’est des minorités. Vous pouvez passer dans toutes ces sous-préfectures aujourd’hui, c’est la paix totale, la population est en liesse, parce qu’elle en avait marre. Comment quelques personnes peuvent prendre en otage toute une sous-préfecture ? Si on n’avait pas agi à temps, c’est la population elle-même qui allait régler le compte à ces gens.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com.

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Avis de baptême : Aladji Cellou et madame vous invitent à la minière ce samedi

17 mai 2019 à 11 11 11 05115

Monsieur Aladji Cellou Camara (Directeur de l’Information et des Relations publiques au ministère de la défense nationale) et son épouse sont heureux de vous convier à la cérémonie de baptême de leur enfant, prévue demain, samedi 18 mai 2019, à 9 heures, à la Minière (Conakry).

Ancien journaliste et aujourd’hui premier responsable de l’Information et des Relations publiques de l’un des plus importants Départements ministériels de la République, Aladji Cellou souhaite accueillir ses confrères, amis, hauts cadres, parents et nouveaux collaborateurs à cet évènement d’une si grande importance pour son couple et toute sa famille.

Guineematin.com souhaite une longue vie, une excellente santé et beaucoup de bonheur au nouveau-né et à ses parents.

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Marché central de N’zérékoré : le maire « ramène » les femmes vendeuses sur la chaussée

17 mai 2019 à 10 10 57 05575

Après avoir été chassé de la voie publique il n’y a pas longtemps, les femmes vendeuses du marché central de N’zérékoré ont reçu l’autorisation de revenir sur les lieux. Cette curieuse décision a été prise par Moriba Albert Délamou, le maire de la commune urbaine, malgré tout le mal qu’il disait de ce phénomène il y a peu, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après le déguerpissement des femmes vendeuses des emprises du grand marché de la ville N’zérékoré par la nouvelle équipe de la mairie, une surprenante décision vient les réinstaller sur les lieux. Selon le maire, Moriba Albert Délamou, ce changement de décision fait suite à une doléance adressée par les autorités musulmanes de la ville, demandant le retour des femmes sur la voie.

« Vous savez, tout ce qu’on fait à la commune, il y a aussi qu’il faut être à l’écoute des populations. C’est les populations qui nous ont porté confiance pour nous envoyer à la commune. A partir de 18 heures les agents laissent les étalagistes s’installer le long de la route. Nous avons eu une doléance de nos frères religieux musulmans. Ils voudraient qu’à partir de 16 h ou 17 h, qu’on accepte les étalagistes s’installer pour leur permettre de faire le commerce, en vue de pouvoir faire face à leur obligation religieuse qui est le carême. Nous l’avons soumise à un certain nombre de conseillers. Nous avons analysé et on a décidé ensemble de leur accorder cela », s’est justif le maire.

Et pourtant, Moriba Albert Délamou avait juré, lors d’une sortie médiatique, de ne point céder à la corruption et de ne pas laisser les étalagistes s’installer sur les emprises de la route. A l’époque, le maire avait dit : « vous allez nous juger par l’action. Vous allez voir si les gens vont revenir sur l’emprise du goudron. Le jour que les gens vont revenir sur l’emprise du goudron, on n’a même pas besoin de discuter, pensez directement que le maire a été corrompu. Mais, je vous le jure, je vous l’assure et je vous prends la garantie, plus jamais l’emprise de la route ne sera envahie. Tant que je vis, tant que je suis maire, même si tous les moyens de la commune doivent être déployés sur cette route, ça sera fait. Mais, personne ne va s’installer sur ses emprises », avait martelé à l’époque le maire.

A noter qu’à partir de 17 heures, les femmes vendeuses, les conducteurs de taxi-motos et les mendiants bloquent presque la totalité des emprises des routes du grand marché de Nzérékoré (voir images). Si cette situation perdure, il est à craindre des cas d’accidents sur cette partie de la commune urbaine.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Recouvrement des recettes fiscales : le préfet de Labé dénonce la direction nationale des impôts

17 mai 2019 à 10 10 47 05475
Elhadj Safioulahi Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, dénonce avec la dernière énergie la Direction Nationale des Impôts (DNI) qui a pris l’initiative de retirer à la préfecture la mission régalienne de recouvrement des impôts partagés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement 2 ans, le recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV), la contribution foncière unique (CFU) et la patente des gros contribuables évoluant à l’intérieur du pays est effectué à Conakry par la Direction Nationale des Impôts (DNI).

« Une entreprise implantée à un endroit donné ne doit pas payer sa taxe ailleurs. J’ai écrit. Je me suis déplacé. Je crois que ça commence à aller » proteste le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah qui voit les stations d’essence de sa préfecture payer leurs taxes à Conakry : « ce n’est pas normal » insiste-t-il.

Avec cette nouvelle mesure injustifiée et injustifiable, on assiste à une baisse sensible des recettes fiscales dans les préfectures et commune de l’intérieur du pays.

« C’est la croix et la bannière pour récupérer ce qui nous revient de droit » ajoute le préfet de Labé.

Un contrôleur financier en service à Labé précise que c’est à Labé de verser des ristournes à Conakry et non l’inverse.

C’est pourquoi, Elhadj Safioulahi Bah sollicite l’appui du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané pour faire corriger cette injustice infligée aux services déconcentrés de l’Etat.

Surpris par cette information reçue de son préfet, le gouverneur de région Elhadj Madifing Diané a promis de se déployer pour rendre à césar ce qui appartient à césar.

En attendant, on est en droit de se demander ce qui motive réellement les cadres de la Direction Nationale des Impôts (DNI) ? Car, cette option prise par ces techniciens du budget est en porte-à-faux avec la politique nationale de décentralisation et de la déconcentration prôné par le gouvernement de la République. En ce sens que cette politique consiste en un transfert de compétences et de moyens à la base. Or, avec cette asphyxie programmée des administrations locales, les résultats escomptés ne seront jamais atteints.

Comment comprendre aussi, aujourd’hui, que des hauts commis de l’Etat mettent en route une initiative visant à décrédibiliser les services techniques déconcentrés des impôts dans les préfectures ? Par ce fait, ces cadres des impôts aux niveaux régional et préfectoral sont mis aux chômages techniques alors qu’ils continuent d’émarger à la Fonction Publique pour un travail désormais confié à un privé (surtout en ce qui concerne la TUV), sous le prétexte de la sécurisation des recettes fiscales en République de Guinée. Comme si on ne pouvait pas rendre efficace le contrôle interne pour sanctionner les cadres véreux.

Il est aussi à déplorer que l’Etat guinéen privilégie une société de téléphonie mobile privée contre des commissions au détriment de ses fonctionnaires, en matière de recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV).

Ne pouvait-il pas utiliser ces commissions pour encourager ces commis postés à l’intérieur du pays à mieux faire leur travail pour lequel ils sont payés sur le dos du contribuable guinéen ? En tout cas, sous d’autres cieux, ceux qui font bien leurs boulots sont légalement motivés.

Mais, l’on se rappelle que notre regretté Williams Sassine écrivait dans ses chroniques assassines que « la Guinée est entièrement à part ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lycée Filira de Boké : les cours exécutés à plus de 80%

17 mai 2019 à 10 10 40 05405

A un moins et deux semaines de la date prévue pour l’arrêt des cours dans toutes les écoles du pays (30 juin), les responsables du lycée Filira, le plus grand de la ville de Boké, s’activent pour achever les programmes d’enseignement. Selon Youssouf Bah, le censeur de cette école, ces programmes seront effectivement bouclés avant cette date. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Boké.

« A date, nous sommes à 81,56% dans l’exécution générale des programmes. Il y a quand même des matières où les gens ont dépassé ce cap. Il y a d’ailleurs d’autres professeurs qui ont fini complètement l’exécution de leur programme, et actuellement ils sont en répétition avec les enfants », a indiqué le responsable éducatif.

Youssouf Bah

Monsieur Bah souligne qu’un programme spécial est mis en place par son établissement pour les candidats aux examens nationaux de cette année. « Depuis le début de l’année, nous continuons la sensibilisation des élèves, donc ils sont conscients de ce qui les attend dans les salles d’examen. Maintenant, on organise des groupes de révision : de 8 heures jusqu’à 18 heures, les élèves sont là avec les professeurs, après les cours on fait des répétitions », a-t-il confié.

Cependant, le censeur du lycée Filira estime que l’école ne peut pas faire de bons résultats sans l’engagement de tous les acteurs concernés. C’est pourquoi, il interpelle chacun sur ses responsabilités. « L’appel à lancer c’est à l’endroit des élèves, des parents d’élèves et des professeurs en situation de classe. Surtout aux parents qui refusent de libérer les enfants pour les cours du soir. Il y a des parents qui ne sont pas conscients des enjeux, alors que le combat doit être collégial », a dit Youssouf Bah.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Pont sur le Milo : « nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail », dit Moustapha Naïté

17 mai 2019 à 10 10 33 05335
Félix Huang, chef du projet de la CGC, en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée sur les chantiers de travaux routiers en cours à travers le pays. Dans la journée d’hier jeudi, 16 mai 2019, Moustapha Naïté, en compagnie de plusieurs cadres de son département, a visité la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan et le pont sur le fleuve Milo à Kérouané. Il s’est dit non satisfait de l’évolution du travail sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le président de la République a offert 10 kilomètres de voirie urbaine à Kérouané. Mais, depuis le lancement des travaux par ce dernier en décembre 2018, les travaux proprement dits tardent à démarrer. Pire, les travaux de reconstruction du pont sur le fleuve Milo qui s’est affaissé pendant la dernière saison hivernale tardent aussi. Pour rassurer donc les populations de cette ville qui ont toujours mouillé le maillot pour le Chef de l’Etat à l’occasion des élections, Moustapha Naïté a eu un entretien avec elles au siège de la préfecture.

En présence des élus locaux, des sages et du préfet, le ministre des Travaux Publics a rassuré les populations de Kérouané du démarrage très prochain des travaux de bitumage des voiries de cette ville et de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan. Séance tenante, il s’est rendu à la base vie de l’entreprise en charge des travaux du pont sur le Milo et au niveau du nouveau pont situé sur la rivière Djassa.

Thierno Mamadou Diallo

Dans son intervention, Thierno Mamadou Diallo, conducteur des travaux du pont sur le fleuve Milo à Kérouané au compte de l’entreprise CINTRAM, a commencé par rappeler que ce projet est cofinancé par le gouvernement et ses partenaires. Long de 85 mètres, les travaux de ce pont n’ont toujours pas avancé, 5 mois après le lancement des travaux par le Chef de l’Etat. Pour monsieur Diallo, il y a des raisons qui justifient ce retard.

« Ce retard est dû à beaucoup de facteurs : il y a un cadre purement social, le déguerpissement. Parce que sur l’accès à l’emprise du pont, il y a des bâtiments qui doivent être déguerpis. Donc, il fallait gérer cette situation qui a mis beaucoup de retard pour ces travaux et il y a la pluie de l’année dernière qui nous a retardés beaucoup (…) L’entreprise est maintenant prête à démarrer effectivement le travail », a-t-il expliqué.

Félix Huang

De son côté, Félix Huang, le chef du projet de la CGC, entreprise en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan, a dit être là pour deux raisons principales. « CGC a été engagé tout d’abord pour faire l’étude des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla. Déjà, notre équipe topographique est sur place. Notre deuxième mission est la réparation de la route. C’est ce qu’on appelle les travaux d’élimination des points critiques. Comme vous l’avez constaté sur la route que vous venez de pratiquer, il y a beaucoup de trous, des pierres et souvent même des ponts cassés. Donc, nous allons nous y mettre pour les réparer. Car l’objectif de nos travaux est de maintenir la franchissabilité de la route, pour que le trafic ne se bloque pas. Les équipements sont en train de venir et nous allons commencer les travaux la semaine prochaine », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a expliqué que la ville de Kérouané par rapport à la voirie reste une priorité pour le gouvernement. Cependant, déplore monsieur Naïté, « le pont sur le Milo a démarré avec une lenteur, à peu près 8% et c’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs nous sortons généralement pour aller faire le constat sur le terrain. Je dois dire que nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail. L’entreprise reste mobilisée, elle a promis de redoubler d’efforts pour être dans le délai contractuel qui est de 31 décembre 2019.

Nous allons envoyer une nouvelle mission d’ici la fin de ce mois pour voir si les équipements sont arrivés finalement, notamment la foreuse qui est nécessaire pour faire les pieds par rapport au pont de 85 mètres qui va être réalisé. Et quant à la voirie, nous sommes en train d’évaluer avec l’entreprise avec laquelle nous avons signé le contrat qu’on a actualisé. Nous sommes en train d’évaluer pour voir comment est-ce que nous allons reprendre après la saison des pluies la voirie de Kérouané », a dit le ministre des TP.

Parlant du pont qui a été mis sur la rivière Djassa, à Komodou, en remplacement de celui qui s’était affaissé l’année dernière, Moustapha Naïté a dit « que c’est un pont de secours qui a été installé, qui tient, qui a été solidifié pour supporter jusqu’à 80 tonnes, qui sert à faire la liaison entre Kérouané et Kankan pour l’instant. Nous sommes en train d’évaluer le projet que nous avons en cours pour la construction de la route Kankan-Kérouané-Beyla qui pourra prendre en compte la construction totale des 200 et quelques kilomètres qui relient Kankan à Beyla en passant par Kérouané », a notamment indiqué le ministre Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un orpailleur retrouvé mort dans une mine d’or à Kintinia

17 mai 2019 à 10 10 11 05115

Un jeune orpailleur a été retrouvé mort hier jeudi, 16 mai 2019, dans une mine d’or située dans la commune rurale de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le corps sans vie de Blaise Sâa Kondiano, 25 ans, a été retrouvé tard jeudi dans la mine d’or de Koda, située dans la commune rurale de Kintinia. Selon Alpha Kabinè Diallo, membre de la Croix-Rouge locale, c’est son équipe qui a mené les recherches ayant permis de retrouver ce corps. Mais, les circonstances de la mort du jeune homme restent, pour l’heure, inconnues.

« Selon les informations recueillies auprès de la famille, il a quitté la maison à 6 heures du matin pour aller travail. Jusqu’au soir il n’est pas rentré à la maison. C’est ainsi qu’un avis de recherche a été lancé, et les agents de la Croix-Rouge sont descendus dans les mines. Le corps de la victime a été retrouvé dans le trou où il travaillait avec sa machine de concassage. Nous ne connaissons pas encore comment il a trouvé la mort, mais les enquêtes continuent », a-t-il expliqué.

A noter que la victime, Blaise Sâa Kondiano, était marié à une femme et était père de d’un enfant. Il a rejoint sa dernière demeure ce jeudi nuit à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Viol d’une fillette de 7 ans à Labé : les menaces du gouverneur

17 mai 2019 à 9 09 37 05375
Elhadj Madifing Diané, Gouverneur de la Région Administrative de Labé

Le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané menace d’être à la tête d’une équipe d’agents de sécurité pour une mission d’expédition punitive dans la commune rurale de Kaalan, relevant de la préfecture de Labé où les autorités locales et certains notables sont accusés de vouloir étouffer une affaire de viol sur mineur pour un règlement à l’amiable, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Accusé d’avoir violé une fillette de 7 ans, un jeune de 30 ans, habitant le district de Madinatoul Salamy, relevant de la commune rurale de Kaalan, dans la préfecture de Labé est recherché par le commissariat central de police depuis pratiquement 10 jours. Le mis en cause se promène librement dans son village, assuré de la protection des autorités locales et de la notabilité qui cherchent, dit-on, à étouffer l’affaire pour un règlement à l’amiable.

Selon le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, ce n’est pas la première fois que la communauté de Kaalan tente de couvrir un présumé violeur.

« La dernière fois, c’est le fils d’un notable de la localité qui a tenté de violer une fille avec une arme. J’ai fait arrêter toute la famille, c’est en ce moment que le père a sorti son fils. Je ne permettrais pas comme tombe comme çà sur des filles » a prévenu le préfet de Labé.

Saisie de cette situation révoltante, le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané fait planer une menace de représailles si dans un délai de 72 heures le présumé violeur n’est pas mis à la disposition du commissariat central de police par le maire de la commune rurale de Kaalan.

« Ce malfaiteur qu’on est en train de couvrir à Kaalan, qui a violé cette fillette de 7 ans, je ne le vois pas dans les 72 heures, vous me verrez à Kaalan devant la troupe moi-même. Et ceux qui l’ont protégé, qui sont responsables de sa fuite en récolteront les conséquences, s’il plait à Dieu » a-t-il menacé.

Pour sa défense, le maire de la commune rurale de Kaalan, Elhadj Abdoulaye Baldé a déclaré à sa tutelle et à la presse locale qu’il n’était pas au courant de ce cas de viol perpétré sur une fillette de 7 ans dans un des districts de sa collectivité. Il semble que le chef du district de Madinatoul Salamy, Modi Mamadou Saïdou Baldé qui a reçu la convocation du commissariat central pour l’accusé n’a pas rendu compte à ses autorités communales.

Il est à préciser que ce délai de 72 heures donné par le gouverneur de Labé au maire de la commune rurale de Kaalan pour retrouver le présumé violeur et le conduire au commissariat central expire ce vendredi, 17 mai 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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