Ne touche pas à ma Constitution ! Labé s’oppose à un mandat de plus pour Alpha Condé

9 mai 2019 à 18 06 39 05395

La ville de Labé emboîte le pas aux autres villes de la Guinée qui expriment leur opposition à toute modification de la Constitution visant à permettre à Alpha Condé de diriger la Guinée au-delà de 2020. Depuis ce jeudi matin, 09 mai 2019, des affiches sur lesquelles on peut lire Non au troisième mandat, ou Ne touche pas à ma Constitution sont visibles dans certains lieux publics de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Reconnue comme étant l’un des fiefs de l’UFDG, principal parti de l’opposition, la ville de Labé entre dans la danse. Du côté du bureau fédéral local de l’UFDG, la position est claire : « user de tous les moyens légaux pour empêcher tout projet de modification constitutionnelle ou tout d’un éventuel troisième mandat ». Cette position du parti a été réitérée le samedi dernier devant ses militants et sympathisants à son siège basé à Kouroula, dans la commune urbaine.

C’est pour sans doute lier l’acte à la parole que ce jeudi matin, 9 mai 2019, des affiches ont été constatées dans les lieux publics, comme au rond point Hoggo M’boûro et à l’Arc situé à l’entrée de la ville. En ces lieux, on peut lire sur les affiches : Non au 3ème mandat, le 3ème mandat ne passera pas par Labé, Ne touche pas à ma Constitution.

Interrogé sur la question, Younoussa Baldé, le responsable de la jeunesse de l’UFDG de Labé, a apporté des précisions. « Ce n’est pas surprenant et c’est normal. Nous risquons d’arborer toute la ville de Labé à l’effigie Non à un troisième mandat, Non à la modification de la Constitution. Parce que c’est légal et c’est permis. Ce n’est pas un combat interne. Donc, c’est quelque chose que nous allons combattre et nous extériorisons. Nous allons combattre au tant que possible, par tous les moyens légaux, cette modification de la Constitution et un troisième mandat pour Alpha Condé. D’ailleurs, dans les jours à venir, nous allons amplifier ces manifestations. Nous créerons des banderoles, des pancartes, pourquoi pas des manifestations à un moment donné », a-t-il laissé entendre.

A certains endroits de la Guinée, de tels comportements ont valu à leurs auteurs des bastonnades (Kankan et Mandiana), des arrestations et des procès expéditifs (Kindia, Coyah et Dubréka, Mamou et Conakry). Ces agissements ne démotivent pas pour autant le responsable de la jeunesse de l’UFDG de Labé et ses compagnons, car ils agissent en toute légalité, soutiennent-ils.

Du côté des autorités administratives et sécuritaires de Labé, aucune réaction n’a été enregistrée. Seulement, dans les jours à venir, si des dispositions idoines ne sont pas prises au niveau local pour apaiser les tensions, il y a risque d’affrontements entre les membres du Front National pour la défense de la constitution (FNDC) de Labé et le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC). Les responsables de ces deux mouvements s’attaquent aujourd’hui par médias interposés.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Campagne de vaccination et réticence des populations : le ministère de la santé réorganise sa communication

9 mai 2019 à 18 06 26 05265

Après la psychose enregistrée au mois de Mars dernier, suite à la distribution de praziquantel dans des écoles à Coyah, Dubréka, Fria… le ministère de la santé compte revoir sa stratégie de communication. Ceci, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ses activités communautaires comme les campagnes de vaccination ou de distribution de médicaments. Et, c’est dans ce cadre qu’une réunion d’échange s’est tenue ce Jeudi, 09 Mai 2019, dans la salle de réunion du PEV (programme élargi de vaccination), rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Depuis que la distribution du praziquantel (le 18 Mars dernier) dans certaines écoles de Conakry et de l’intérieur du pays (Coyah, Dubréka, Fria, Koundara et Beyla) a viré à la psychose, le ministère de la santé et ses partenaires rencontrent une farouche résistance des populations vis-à-vis des activités de masse (campagne de vaccination, distribution de médicaments et moustiquaires) dans le pays. Cette distribution du praziquantel a renforcé de manière drastique la méfiance, les préjugés et les rumeurs sur les activités dudit ministère, dans le cadre de la prévention des maladies.

Selon nos informations, le programme élargi de vaccination (PEV) a déjà des campagnes programmées. Mais, à cause de la réticence des populations sur le terrain, les autorités sanitaires se demandent bien comment mettre en œuvre ces campagnes.

C’est donc pour inverser cette tendance et susciter l’intérêt chez la population que le ministère de la santé et ses partenaires comptent revoir leurs stratégies de communication. Et, c’est dans ce cadre qu’une rencontre d’échange s’est tenue ce jeudi dans la salle de réunion du PEV, à la pharmacie centrale de Guinée.

Dr Timothé Guilavogui

« L’objet de cette réunion, c’est comment revoir les stratégies de communication afin d’aider le ministère de la santé, pour la mise en œuvre des activités communautaires telles que les campagnes de vaccination, la distribution des médicaments et des moustiquaires. Donc, nous avons invité les programmes, les partenaires et quelques médias pour expliquer les difficultés que le ministère de la santé rencontre aujourd’hui dans la mise en œuvre des activités communautaires. Et, cette fois-ci, nous avons tiré des leçons, nous avons compris qu’il faut associer l’ensemble des parties prenantes y compris les populations. Car, il n’y a pas de population difficile, il faut juste revoir les stratégies », a expliqué Dr Timothé Guilavogui, directeur national des grandes épidémies et la lutte contre la maladie.

Dans ce plan de communication, il est prévu de réaliser des tables rondes, des émissions, des spots, des causeries éducatives en langues nationales pour expliquer l’importance de la vaccination. Il est aussi prévu l’organisation d’une conférence de presse (par le ministre de la santé, assisté de ses collègues de l’éducation et de l’action sociale) et des activités d’information et de sensibilisation. D’où la nécessité d’organiser des sessions de formation à l’endroit des hommes de médias pour les aider à mieux comprendre l’importance des activités du ministère de la santé et de ses partenaires sur le terrain.

A noter qu’une commission technique chargée de travailler sur la stratégie qui doit être adaptée à la situation actuelle de réticence, a été mise en place. Ceci, afin d’aider la population à recevoir les services de santé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vol, abus d’autorité, diffamation… Le Colonel Thiégboro attendu à la barre

9 mai 2019 à 17 05 57 05575
Colonel Moussa Thiégboro Camara, secrétariat chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé

Le Colonel Moussa Thiégboro Camara, secrétariat chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé est poursuivi au tribunal de première correctionnel de Dixinn. Ce haut perché du régime Alpha Condé- qui est déjà inculpé pour les crimes du 28 septembre 2019- est accusé de vol, de dénonciation calomnieuse, d’abus d’autorité, de défaillance du requis, d’atteinte au secret et de défaut de répondre à une réquisition, a appris Guineematin.com ce jeudi, 09 mai 2019.

Les représentants et responsables de la Société QNet en Guinée, les sieurs Akoï Onivogui et Koffi Richard Kouassi, sont les plaignants dans cette affaire.

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com, c’est dans les locaux de QNet, au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma, que les agents de services spéciaux de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé ont fait une descente. Ils auraient pris les équipements de la société tout en séquestrant, pendant cinq jours, les employés de QNet. Cette affaire avait été portée au parquet de Dixinn où une information judiciaire avait été ouverte. Mais, c’est un non lieu qui avait été prononcé en faveur des mis en cause ; et, le Colonel Thiégboro avait alors été débouté. L’officier interjettera appel ; mais, la Cour confirmera l’ordonnance de non lieu rendue en première instance.

Ainsi, à leur tour, désormais totalement blanchis, les responsables et employés de QNet ont décidé de poursuivre le colonel Moussa Thiégboro Camara, qui est attendu prochainement à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn.

Ouverte ce jeudi, 9 mai 2019, l’audience a été consacrée à la fixation de la consignation. Un montant fixé à 500 mille francs guinéens, payable par les parties civiles au greffe du tribunal.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kaloum : 194 mariages célébrés au cours des trois derniers mois

9 mai 2019 à 17 05 35 05355
Santy Keïta, responsable adjoint à l’Etat civil délégué de la commune de Kaloum

L’approche du Ramadan est connue pour être une période pendant laquelle la célébration des mariages est le plus fréquente. Cette année, ce sont 194 mariages qui ont été célébrés à la mairie de Kaloum au cours des trois mois qui ont précédé celui du Ramadan. Ces statistiques ont été confiées à Guineematin.com par Sansy Keïta, responsable adjoint du service d’Etat civil de cette commune de Conakry.

« Du 1er janvier 2019 jusqu’au 25 avril 2019, 194 cas de mariages ont été célébrés dans notre service. Mais ce qui est clair, c’est que c’est souvent à la veille du mois de Ramadan que la demande est plus élevée. Sinon, pratiquement par semaine ici à Kaloum, nous enregistrons entre 5 et 7 mariages dans la semaine. Mais, à l’approche du Ramadan ce n’est pas le cas. L’avant dernier samedi avant le mois de Ramadan par exemple, on a enregistré quelque chose de 11 mariages. Le dimanche aussi, on a enregistré 12 mariages », a-t-il expliqué.

A en croire Santy Keïta, certains couples ne respectent pas le délai prévu pour le dépôt des dossiers. « Les dossiers sont déposés 10 jours avant le mariage. Il y en a qui respecte ce délai et d’autres qui ne le respectent pas. Mais, comme l’Etat civil est un service social, souvent on est obligé, même ceux qui viennent en retard, de les accepter. Sinon vouloir les renvoyer, ils peuvent ne même pas célébrer le mariage après. Donc, ils vont se contenter du mariage religieux et ne plus venir pour le mariage civil ».

A l’image d’autres mairies, l’Etat civil de Kaloum dit avoir rencontré à l’occasion de la célébration de ces mariages. « Le code civil si je ne me trompe en son article 202, dit que le jour de la célébration du mariage est fixé par les futurs époux, l’heure est désignée par l’officier de l’Etat civil. Mais qu’est-ce qui se passe ? Les mariés, ils viennent à la même heure. Il peut arriver qu’on ait 10, 15 mariages par jour. Dans la publication du banc, on programme les mariés par ordre.

Mais, celui qui est programmé à 15 heures, s’il vient à 16 heures, dans la programmation s’il est le premier, on ne peut pas attendre que le deuxième soit là pour célébrer le mariage. Donc, chez nous, le premier à être là est le premier à être servi. Donc, ce qui nous fatigue vraiment, c’est le non-respect de l’heure et pratiquement les mariés viennent à la même heure, 16 heures », a relevé monsieur Keïta.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Koumbia : le maire appelle à l’aide pour les sinistrés

9 mai 2019 à 17 05 15 05155

Au moins 100 familles dorment actuellement à la belle étoile à Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. Ces familles ont perdu leurs habitations dans un incendie qui a frappé cette sous-préfecture située à environ 500 km au nord de Conakry, le 05 mai 2019. C’est le maire de la commune rurale qui a confié l’information à Guineematin.com, précisant que les sinistrés habitent les localités de Boubha Ndiyan et Poudoukou dans le district de Nétéré.

« Au moins 100 familles dorment à la belle étoile, sans manger, sans abri, ni rien », a déploré Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba. Le maire de Koumbia appelle à une aide d’urgence en faveur des victimes de ce grave incendie. « Nous sollicitons de chaque bonne volonté sa contribution en faveur des sinistrés », a lancé le maire que nous avons joint au téléphone.

C’est dans ce cadre d’ailleurs, qu’une réunion extraordinaire des fils ressortissants de Koumbia à Conakry est prévue le dimanche, 12 mai prochain au domicile du maire, situé à Kipé (Conakry). Il sera question de lancer une campagne de collecte de fonds en faveur des sinistrés.

A noter que selon les autorités locales, cet incendie a été causé par un feu venu d’un champ défriché pour le labour et qui se situe non loin du village. Avec l’aide des vents qui sont fréquents actuellement dans la zone, le feu s’est propagé jusque dans le village. En plus des concessions, des greniers, des arbres fruitiers et des animaux domestiques ont été consumés.

Abdallah BALDE pour Guineematin.coom

Tél : 628 08 98 45

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Un homme d’affaires détenu par la police : ses avocats dénoncent

9 mai 2019 à 16 04 59 05595

L’homme d’affaires guinéen, Mamadou Alimou Barry, est détenu depuis trois semaines par la police nationale. Ses avocats qui peinent à le rencontrer pour savoir ce qui lui est reproché et les conditions de sa détention, ont animé une conférence de presse ce jeudi, 09 mai 2019 à Conakry. Ils s’insurgent contre une situation assez grave et très préoccupante, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le collectif d’avocats de Mamadou Alimou Barry est composé de Me Abdoul Kabélé Camara, Me Almamy Traoré et Me Sékou Koundiano. Les trois avocats, en compagnie du député de Dinguiraye, Dr Fodé Bocar Maréga, sont allés à la maison de la presse de Conakry pour échanger avec les journalistes sur l’interpellation et la détention de leur client.

Selon Me Sékou Koundiano, l’homme d’affaires guinéen a été interpellé le 19 avril 2019, aux alentours de Simbaya Gare, alors qu’il déposait un de ses amis à son domicile. « Il a été intercepté par des éléments de la police, de la BRI précisément, qui l’ont conduit ce jour-là dans les locaux disciplinaires du commissariat des chemins de fer de la Gare de Conakry.

De ce commissariat il a été transféré à la Direction centrale de la police judiciaire, et de là-bas il a été transféré au commissariat urbain de police de Mafanco où j’ai eu l’occasion de le rencontrer et échanger un tout petit moment avec lui. Et depuis, on n’arrive plus à pouvoir communiquer avec ce client. Ce qui nous semble extraordinaire dans notre pays car nous avons estimé que nous avons dépassé cette étape-là dans notre vie politique », a-t-il expliqué.

Le collectif d’avocats qui dénoncent un « kidnapping » et une « séquestration », dit avoir écrit au procureur général près la Cour d’Appel de Conakry à la date du 25 avril. Ce dernier n’ayant pas répondu à leur courrier, les avocats sont partis rencontrer le procureur qui leur a fait savoir qu’il a envoyé le dossier au ministre de la justice. Ils ont ensuite écrit au ministre de la justice, mais celui-ci n’a également pas réagi favorablement à leur lettre.

« Face à cette situation, nous n’avons au jour d’aujourd’hui, aucun interlocuteur officiel, dans la mesure où le client en question n’a jamais été accusé de quoi que ce soit. Au jour d’aujourd’hui, il ne sait pas ce pour quoi il est retenu par les services de police. Il n’est accusé de rien, et ça fait trois semaines qu’il croupit à la CMIS de Bambéto. Donc nous sommes totalement inquiets et nous sommes écœurés face à cette situation inédite. Car, même dans une dictature, quand une personne d’une infraction quelconque, la personne est conduite devant le parquet.

Le parquet peut ordonner une information ou bien une enquête préliminaire en le confiant à la police et lui permettant d’être assisté par un avocat. L’assistance d’un avocat à un client quelconque qui se trouve être accusé d’une infraction quelconque est une obligation constitutionnelle », rappelle Maître Sékou Koundiano.

De son côté, Me Abdoul Kabélé Camara estime que cette situation prouve tout simplement que « l’heure est grave parce que nous constatons que notre Constitution est gravement violée. Or, le pouvoir public, l’Etat et surtout monsieur le président de la République est dans l’obligation de respecter et de faire respecter la Constitution.

Faire respecter la Constitution par tous les démembrements de l’Etat. A ce jour, alors que tant d’espoirs étaient portés sur ce que les Guinéens ont communément l’habitude d’appeler la troisième République, les libertés fondamentales sont violées tous les jours, seconde par seconde, minute par minute, heure par heure.

Combien de guinéens sont interpellés illégalement parce qu’ils n’ont pas les moyens ou parce qu’ils n’ont pas eu la chance de porter leur affaire devant ceux-là qui pourraient réagir à temps ? (…) Comment peut-on garder quelqu’un dans les locaux de la police sans être présenté au procureur de la République, sans être présenté à un juge d’instruction au-delà des délais légaux de garde à vue ? Est-ce qu’on peut aller vers un Etat de droit dans ces conditions ? (…) Il est temps de se lever et de combattre l’injustice, de faire face à l’arbitraire », a lancé l’avocat et leader politique.

Les avocats de Mamadou Alimou Barry indiquent qu’ils « useront de tous les moyens de droit pour que nous soyons situés sur le sort de notre client. Et en attendant cela, nous tenons les services de police responsables de tout ce qui adviendra à monsieur Alimou Barry », a prévenu Me Almamy Traoré.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Route Coyah-Farmoriah : le ministre Naïté « globalement satisfait de l’évolution du chantier »

9 mai 2019 à 14 02 39 05395
Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics sur le chantier de la route Coyah-Farmoriah

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, en compagnie des cadres de son département, a effectué une visite de terrain ce jeudi, 09 mai 2019, des travaux de réfection et de bitumage des 70 kilomètres du tronçon Coyah-Farmoriah, sur la route nationale Forécariah-Pamelap. Ces travaux, lancés en décembre dernier par le président Alpha Condé, avancent à la satisfaction du ministre Naïté, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le ministre Moustapha Naïté et les cadres qui l’accompagnent ont d’abord visité les bases vies des entreprises CGC et HENAN CHINE, qui ont obtenu le contrat pour la construction des tronçons Coyah-Forécariah et Forécariah-Farmoriah. Ensuite, le ministre et la délégation qui l’accompagne ont mis le cap sur les chantiers proprement dits pour constater de visu l’évolution des travaux.

Selon Moustapha Naïté, « nous sommes venus faire le suivi sur le terrain pour voir exactement ce qui a été fait depuis le lancement. Je voudrais globalement marquer notre satisfaction quant à l’évolution du chantier. Nous avons parcouru déjà les deux (2) tronçons qui ont fait déjà l’objet d’attribution aux deux (2) entreprises que sont CGC et HENAN CHINE. Chacune des entreprises a 35 kilomètres à réaliser, avec des ouvrages de franchissement. Nous avons constaté déjà la construction des bases vies de ces entreprises. Et, comme vous le savez, pour un projet routier, les travaux préparatifs prennent encore plus de temps que la réalisation et la construction proprement dite même du bitume. Donc, nous avons visité les bases vies de la CGT, les bases vies d’HENAN CHINE et l’identification des carrières qui est en cours aujourd’hui par ces deux entreprises et aussi la mobilisation et du personnel et du matériel ».

Par ailleurs, le ministre des TP a dit son espoir de voir les travaux sur ces deux tronçons s’achever très rapidement. « Nous osons croire que les travaux vont aller très rapidement. Il se trouve que la mission de contrôle qui doit garantir la qualité du travail est en phase de recrutement avec nos partenaires de la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Union Européenne qui nous accompagnent dans le financement de ce tronçon, pour rendre Conakry-Forécariah-Farmoriah vraiment circulable et une route qui sera une route digne de ce nom. Pour l’instant, puisque la route est très dégradée, nous avons déjà instruit aux deux entreprises de faire des travaux d’entretien sur les deux tronçons et vous avez constaté avec nous que ces deux (2) entreprises se sont déployées. Et aujourd’hui, elles sont en train d’assurer les travaux d’entretien et ces travaux vont continuer jusqu’au démarrage effectif des travaux de construction de la route», a-t-il ajouté.

De son côté monsieur Wen, directeur du projet au compte de CGC, a rassuré le ministre quant à la volonté de son entreprise de respecter le délai contractuel. « Nous avons déjà signé le contrat de réfection et de bitumage de ce tronçon. Nous avons entamé les travaux. Actuellement, nous sommes en train de construire notre base vie. Et, les travaux d’identification de la carrière et du laboratoire sont en cours aussi. Nous vous rassurons que le délai contractuel qui est de deux (2) ans sera respecté », a-t-il promis.

Alhassane Camara

Pour sa part, le préfet de Forécariah, Alhassane Camara, a dit son espoir de voir se réaliser lesdits travaux. « Nous sommes là pour constater les travaux avec le ministre des Travaux Publics, l’état des lieux et aussi l’état d’avancement des travaux d’entretien que les entreprises ont entamé il y a de cela quelques semaines. Alors, la venue du ministre vient encore renforcer notre espoir de voir cette route reconstruite. Parce qu’en fait, après le lancement des travaux, le retard que cela a fait avant que ces travaux d’entretien ne commencent, avait commencé à inquiéter les populations, que si on n’allait pas rentrer dans la saison hivernale avec cet état, au risque de voir Forécariah coupé de Coyah et pourquoi pas de Conakry. Parce que, c’est le passage obligé pour rallier la capitale. Mais, au jour d’aujourd’hui, on a compris que leur passage sur le chantier encourage beaucoup, motive davantage les entreprises en charge d’exécuter les travaux. La visite du ministre sur les chantiers nous a comblé d’espoir et l’inquiétude est dissipée », a dit le préfet de Forécariah.

Selon nos informations, le coût de réalisation de ces travaux est estimé à plus de 700 milliards de FG.

De Forécariah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Nouveau code civil en Guinée : la polygamie est désormais interdite, sauf si…

9 mai 2019 à 14 02 21 05215

Parmi les 71 députés présents (sur 113 inscrits), il n’y a que deux qui ont voté contre ce nouveau code civil : Cheick Touré, député de l’UFR à Kaloum et Aboubacar Soumah, député uninominal de Dixinn, transfuge de l’UFDG. Et les 69 autres ont soutenu la demande expresse du président Alpha Condé, en votant pour la monogamie comme règle de mariage en République de Guinée.

Désormais, avec la promulgation attendue de ce texte, la polygamie est interdite, sauf si la première épouse donne son accord pour permettre à son mari d’épouser une deuxième…

A rappeler que les mêmes députés de la même Assemblée nationale, ayant la même composition, avaient voté POUR la polygamie. Mais, le président Alpha Condé a refusé de promulguer ce texte qu’il a renvoyé en seconde lecture. Il est également important de noter que tous les décideurs guinéens ou presque, les présidents des institutions, juges et autres sont polygames. Comme pour dire que le texte est sans doute voté pour plaire aux ONG et autres partenaires qui le demandent sans aucun espoir qu’il soit appliqué.

A suivre !

Abdallah Baldé et Mohamed Doré sont à l’Assemblée nationale pour Guineematin.com

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Code Civil révisé : Dr. Deen Touré (UFR) votera contre la polygamie

9 mai 2019 à 13 01 10 05105
Dr. Ibrahima Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance Républicaine

Ce jeudi, 9 mai 2019, les députés sont réunis en séance plénière pour discuter et voter le Code civil révisé, vieux de plus de trois décennies, ont appris les reporters de Guineematin.com qui sont actuellement à l’Assemblée nationale.

Curieux de savoir le sens du vote, un de nos reporters a interrogé les présidents des trois groupes parlementaires. Habituellement très décontracté et prêt à communiquer avec les médias, Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate nous a conseillé de prendre patience : « la décision sera connue au cours des débats ».

Egalement interrogé sur la question, Amadou Damaro Camara n’a lui aussi pas révélé grand-chose. Le président du groupe parlementaire Rpg-Arc-En-Ciel s’est contenté de parler du temps mis avant l’adoption qu’il espère dans les heures qui suivent. « Ce texte était en discussion depuis 2001 ; soit 18 ans. Mais, je pense qu’aujourd’hui, il va connaître son épilogue », a-t-il dit.

Dr. Deen Touré

Pour sa part, le président du groupe parlementaire l’Alliance Républicaine, le doute est déjà levé. Polygame depuis plus de 40 ans, Dr. Ibrahima Deen Touré estime qu’avec le temps, les choses ont changé. « Mes filles m’ont appelé de partout pour me dire : ‘’papa, il faut voter pour la monogamie’’. Pour nous, nous sommes optimistes quant à l’issue du vote », a révélé président du groupe l’Alliance républicaine, Dr Ibrahima Deen Touré.

A rappeler que ce code avait été adopté lors de la précédente session parlementaire, en décembre 2018 ; mais, renvoyé en seconde lecture au Parlement à cause de la disposition de l’article 281 portant sur l’option de choix pour la polygamie ou non.

Enfin, on apprend que ce ne sont plus tous les trois textes annoncés qui seront débattus. Mais, simplement l’examen et l’adoption du Code civil révisé ou tout simplement la prise en compte du nouvel article 281.

A suivre !

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé et Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Kindia : une femme enceinte tuée par le courant électrique

9 mai 2019 à 13 01 07 05075

Une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, répondant au nom de Fanta Camara, a été tuée par le courant électrique hier mercredi, 08 mai 2019, au secteur Bibane, dans le quartier Gangan à Kindia. La victime a été électrocutée en suspendant des habits mouillés sur un fil électrique au domicile familial, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime de cet accident est Fanta Camara, jeune femme en grossesse, mère de deux enfants. Selon nos informations, les faits se sont produits aux environs de 15 heures dans la journée d’hier mercredi. Après l’accident, la femme a été transportée à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo de Kindia, avant d’être rendu plus tard à la famille.

Abdoulaye Soumah

Interrogé par Guineematin.com, Abdoulaye Soumah, conducteur de mototaxi et mari de la défunte, est revenu sur le drame. « Je faisais le taxi moto lorsqu’on m’a appelé pour me dire de rentrer rapidement à la maison. Par après je suis venu. J’ai trouvé ma femme couchée. Les voisins m’ont dit qu’elle a été victime du courant électrique. L’acte s’est produit sur un fil qui était attaché entre un poteau électrique et un arbre où tous les habitants de la concession ont l’habitude de sécher leurs habits. Mais, lorsqu’elle a fini de laver les habits, elle est venue vers la corde pour suspendre les habits. C’est à ce moment que c’est arrivé. Je demande à la société EDG et aux autorités de me trouver l’auteur de l’incident. Cela est dû au mauvais travail des agents d’EDG qui recrute n’importe comment », a dénoncé le diplômé sans emploi.

Lansana Sylla

Lansana Sylla, responsable administratif à l’EDG (Electricité de Guinée) de Kindia, s’est rendu sur les lieux pour un constat. « Il y a eu électrocution d’une femme enceinte qui a trouvé la mort. Nous avons été directement informés par les citoyens. On a automatiquement mobilisé les agents, y compris les chefs. Nous nous sommes transportés sur le lieu pour s’enquérir des faits. Nous avons constaté qu’il y a eu électrocution et ils ont pris la victime pour l’amener à l’hôpital. Nous avons présenté nos condoléances à la famille éplorée. Nous leur avons dit qu’une fois que quelqu’un est électrocuté, la charge revient à EDG de se rendre sur le lieu, de s’enquérir des faits et de présenter les condoléances. Il y a également d’autres dispositions à prendre pour se rendre sur le lieu et voir la famille en ce qui concerne l’inhumation. Nous avons demandé aux services de sécurité d’ouvrir une enquête », a expliqué monsieur Sylla.

Il est à préciser que l’enterrement de Fanta Camara est prévu ce jeudi, 9 mai 2019, au quartier Féréfou, dans la commune urbaine.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : Moriba Albert Délamou reconduit à la tête de la ligue régionale de football

9 mai 2019 à 12 12 52 05525
Moriba Albert Délamou, président de la ligue régionale de football de N’zérékoré

La ligue régionale de football de N’zérékoré a procédé à un congrès électif hier, mercredi 08 mai 2019. A l’issue du vote, un bureau de 7 membres a été mis en place. Ce bureau est présidé par Moriba Albert Délamou, reconduit pour un nouveau mandat de 4 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Présidée par Jean Smith Sandy, directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, cette assemblée générale élective a connu la présence de Amadou Diaby, vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, en compagnie d’autres cadres de la FGF. Après l’adoption des textes réglementaires amendés par les membres statutaires du district de football de N’zérékoré, il a été procédé à l’élection des membres du nouveau bureau de la ligue régionale de football.

Et, c’est Moriba Albert Délamou, le président sortant, qui a été réélu à la tête de cette instance chargée de gérer le football dans la région forestière. « Ma satisfaction est grande parce qu’aujourd’hui, je vois que les électeurs et tous les acteurs du sport m’ont encore renouvelé leur confiance. Je m’engage à me déployer avec tous mes collaborateurs qui ont été élus et avec tous les responsables du football de N’zérékoré, à ce que le football gagne un nouvel élan à N’zérékoré. Je voudrais que deux ou trois équipes de la région forestière regagnent l’élite du football. Et, je m’emploierai aussi auprès de toutes les autorités pour qu’au moins le stade du 03 avril devienne un stade compétitif à une dimension internationale », a promis Moriba Albert Délamou.

De son côté, Amadou Diaby, vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, a salué le climat dans lequel le vote s’est déroulé, avant de promettre plus de soutien de la Feguifoot à cette ligue régionale.

« J’ai été marqué d’abord par l’accueil et surtout le comportement par lequel les travaux se sont déroulés. Ceux qui ont gagné et ceux qui n’ont pas gagné, ils ont tous prouvé et ils ont montré aux yeux de la ville de N’zérékoré que c’est le football qui passe en premier lieu. Je suis fier donc de tous les candidats : gagnants et perdants. Car après tout ça, ceux qui n’ont pas gagné, ont été contents pour ceux qui ont gagné, et c’est ce que je recherche. Et surtout le calme, le respect, la transparence qui ont caractérisé cette élection dans la salle avec la population. J’ai écouté tout ce que les gens ont dit. Mais, je vous rassure et je vous confirme que la Fédération Guinéenne de Football prendra les dispositions nécessaires pour pouvoir venir en aide à cette ligue », a promis Amadou Diaby.

Voici la liste des membres du nouveau bureau de la ligue régionale du football de N’zérékoré.

Président : Moriba Albert Délamou

Vice-président : Sékouba Loua

Membres

Fatoumata Binta Sidibé

Djiba Donzo

Moussa Sacko

Ouo-ouo Jean Baptiste Haba

Alphonse Doré

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. :+224620166816/666890877

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Ratoma : au moins 870 mariages célébrés ces derniers mois (Etat civil)

9 mai 2019 à 12 12 38 05385

La période qui précède le mois de Ramadan rime désormais avec une explosion du nombre de mariages célébrés à travers la Guinée. Cette forte affluence est observée dans tous les états civils de des cinq communes de Conakry. C’est le cas à l’Etat Civil de Ratoma où les couples viennent en grand nombre pour légaliser leur relation, a appris Guineematin à travers un de ses reporters.

C’est une forte affluence qui a été observée ces dernières semaines à l’état civil de Ratoma. Des centaines de couples y ont fait un tour pour célébrer leur union devant les officiers d’Etat Civil. Selon nos informations, le nombre de mariages célébrés au cours de cette période continue à s’accroitre année après année.

Interrogé à ce sujet, Aliou Souaré, l’officier d’Etat civil adjoint de Ratoma, a confirmé cette hausse par rapport à l’année passée. « Ce n’est pas cette année 2019 seulement. Puis que nous sommes dans un pays à peu près de 90 % de musulmans, les gens choisissent les mois avant le début du Ramadan pour procéder à la célébration des mariages. Ça, c’est de coutume. C’est ce qui fait qu’on a eu beaucoup d’affluence encore, un peu plus que l’année dernière. Si je prends d’une manière générale, du 1er janvier au 30 avril 2019, nous avons célébré 872 mariages. Cependant pour la même période en 2018, on avait célébré 791 mariages. Soit à peu près 100 mariages de plus que l’année dernière », a-t-il fait savoir.

Ces célébrations ne se passent pas sans difficultés, ajoute monsieur Souaré. « Les difficultés sont de beaucoup d’ordres. Il y a des difficultés d’ordre infrastructurel. Nous, nous avons deux grandes salles de célébration de mariage. Evidemment, toutes les salles ne sont pas affectées à l’Etat Civil, mais il y a l’une des salles de conférence de la mairie qu’on utilise, plus la salle de réception. L’une des difficultés est que les couples ne connaissent pas respecter l’heure. On dit que la date est fixée par le couple, mais l’heure par l’officier d’Etat civil. Nous, nous fixons l’heure en connaissant le nombre que nous allons recevoir. On les repartit dans l’espace-temps de la journée, puisque le plus souvent, les gens fixent la même date. Chacun veut aller se rendre plus beau au niveau des salons de coiffure, les salons sont plus réduits et le temps qu’ils font là-bas est plus grand que le temps qu’on met pour célébrer le mariage. Les gens retardent et viennent le plus souvent au même moment », regrette-t-il.

Outre ces difficultés, monsieur Souaré affirme que des militaires, gendarmes ou policiers viennent souvent jouer aux troubles fêtes en souhaitant être prioritairement servis. Mais, précise-t-il, le respect de l’ordre d’arrivée à l’état civil a toujours été une question de principe.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lola : zoom sur Gonota Kpowokworè, devenu un village fantôme

9 mai 2019 à 12 12 29 05295

Environ trois semaines après un passage musclé d’une équipe de gendarmes dans la localité, le district de Gonota Kpowokworè, situé à plus de 60 km de la ville de Lola, est devenu un village fantôme. La zone a été complètement désertée. Les habitants qui ont échappé aux interpellations enregistrées sur place, ont dû s’enfuir pour des destinations inconnues. C’est le constat fait par le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré qui s’est rendu dans la localité le mercredi, 08 mai 2019.

Un mois seulement avant aujourd’hui, personne ne pouvait imaginer que le district de Gonota Kpowokworè, relevant de la sous-préfecture de Guéasso (Préfecture de Lola), allait se retrouver dans la situation qu’elle vit de nos jours. La localité était remplie de ses habitants et chacun vaquait librement à ses occupations. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire. Sur place, on trouve des maisons abandonnées, des boutiques ouvertes et vidées de leur contenu, des écoles et des mosquées fermées.

Au centre de santé de la localité, certaines portes sont défoncées et d’autres sont fermées. Aucun membre du personnel soignant ni un patient ne sont visibles sur les lieux. On constate également que de nombreuses concessions sont détruites et des engins roulants sont calcinés dans le village. De tous les habitants de Gonota Kpowokworè, une seule famille vit encore dans la localité. C’est celle de Mamoudou Sidibé, l’agriculteur dont le meurtre a entraîné cette situation dramatique.

Natoma Fofana, l’épouse du défunt, explique qu’elle avait été elle-même arrêtée avant d’être relâchée par coup de chance, dit-elle. « C’était un vendredi, j’étais à la maison lorsqu’on m’a dit d’aller à la sortie du village parce qu’on a appris que des gendarmes venaient pour arrêter tout le monde. A leur arrivée, les agents ont trouvé que des femmes étaient regroupées pour manifester leur colère suite à l’arrestation de leurs enfants quelques jours plus tôt. Ils ont jeté du gaz lacrymogène et tout le monde s’est enfui. Certains sont partis en brousse et d’autres sont allés s’enfermer dans leurs maisons.

Les gendarmes sont passés ensuite dans les maisons, ils ont défoncé les portes pour arrêter les gens. Ils sont allés aussi à la mosquée où des gens étaient regroupés pour la prière de vendredi, ils ont arrêté beaucoup de personnes sur les lieux. Moi-même j’ai été arrêtée dans un premier temps. Mais la chance que j’ai eue, c’est certains parmi eux (les gendarmes) me connaissaient, ils savaient que je suis l’épouse du cultivateur décédé. C’est pourquoi ils m’ont libérée.

Ici à la maison rien n’a été touché donc, mais toutes les portes de nos voisins ont été défoncées, c’est ce qui a causé la fuite des populations. Après le départ agents, on a trouvé que toutes les boutiques ont été vidées. Même dans certaines concessions les citoyens ont perdu des objets de valeur et de l’argent après le passages des militaires », explique cette dame qui vit aujourd’hui seulement avec sa famille dans tout le village. Les personnes interpellées sont encore détenues à la gendarmerie de Lola et les autres habitants de la localité sont en fuite.

A rappeler que c’est un double meurtre enregistré dans la localité qui est à l’origine de cette situation. C’est d’abord un agriculteur du nom de Mamoudou Sidibé qui a été tué. Quelques jours après sa disparition, son corps a été retrouvé à côté d’un enclos de bétail appartenant à un guinéen du nom d’Abdoulaye Diallo mais qui était géré par un malien répondant au nom de Boukary. Ce malien qui est accusé d’avoir tué l’agriculteur a aussitôt pris la fuite pour éviter des représailles.

Et, c’est finalement un autre éleveur qui gardait son bétail non loin du village qui a fait les frais de la colère des citoyens. Cet éleveur a été également tué en guise de représailles à la mort de l’agriculteur. Suite à ce double meurtre, une équipe de gendarmes venue de Lola, est arrivée dans le village. Les agents ont procédé à plus de 70 interpellations, ce qui a poussé les autres citoyens à s’enfuir du village pour éviter d’être arrêtés. Les gendarmes sont accusés également d’avoir pillé les boutiques et plusieurs maisons avant de partir.

De retour de Gonota, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224 620166816/666890877

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Siguiri : Fadima verse de l’acide sur Salimatou qu’elle accuse de sortir avec son mari

9 mai 2019 à 10 10 35 05355
Faux documents

Une femme mariée, du nom de Fadima Diakité, a versé de l’acide sulfurique sur une fille de 19 ans et sur un garçon de 12 ans dans la mine d’or de Boukaria, relevant de la sous-préfecture de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri. Les faits se sont produits dans la soirée d’hier mercredi, 08 mai 2019. Les deux victimes ont été admises à l’hôpital de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, Fadima Diakité soupçonne Salimatou Camara de sortir avec son mari. C’est qui explique cet acte qui a créé un dommage collatéral en blessant accidentellement un jeune de 12 ans, Fodé Kourouma, auquel l’acide n’était pas destiné.

Interrogée par notre reporter, Salimatou Camara est revenue sur sa mésaventure. « Il faisait chaud. Je suis venue prendre un peu d’air sous un hagard. J’ai demandé à Fodé Kourouma (la deuxième victime) de jouer avec moi au Ludo. Au moment où je jouais avec Fodé, une femme accompagnée par sa mère sont venues. Sa mère m’a indexée. La femme tenait une boite de jus remplie d’acide. Elle me l’a jeté dessus avant de fuir. Elle m’accuse de sortir avec son mari », a-t-elle expliqué.

La deuxième victime, Fodé Kourouma, âgé de 12 ans, dit avoir eu les bras brûlés par l’acide. « Je jouais avec Salimatou quand la dame est venue pour lui verser l’acide dessus. Une grande quantité d’acide est tombée sur mes bras ».

L’auteure de l’acte, Fadima Diakité, sa mère et son mari, ont été mis aux arrêts et sont détenus au commissariat central de Siguiri.

Au micro de notre reporter, Fadima Diakité a reconnu les faits et a justifié les raisons de son acte. « On m’a rapporté qu’elle sort avec mon mari. C’est ainsi que ma mère m’a dit de verser l’acide sur elle », a-t-elle avoué.

Les deux victimes sont en traitement à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’Armée : communiqué

9 mai 2019 à 10 10 15 05155
Dr. Mohamed Diané, Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense nationale

Conformément aux dispositions contenues dans les précédents communiqués de presse, relatifs au recrutement national des jeunes gens au sein des Forces Armées guinéennes, au courant de l’année 2019, les épreuves de présélection ont été organisées dans toutes les préfectures et dans les cinq communes de Conakry.

A l’issue donc de cette phase du processus de recrutement, le Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense nationale remercie les préfets et les maires des cinq communes de la zone spéciale de Conakry pour le travail accompli.

Par la même occasion, il demande au Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de bien vouloir instruire les préfets et les maires des cinq communes de Conakry de faire parvenir au Ministère de la Défense nationale, sans délai, sous plis fermé, la liste authentifiée des candidats présélectionnés par catégorie de niveau, Bac ou Bac plus et moins de Bac ou détenteurs de diplômes techniques et professionnels, conformément aux dossiers fournis par les candidats.

Les fonds de dossiers restent sur place jusqu’à l’arrivée de la Commission nationale de recrutement.

Conakry, le 09 MAI 2019

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Veille du Ramadan : 617 mariages célébrés en 5 semaines à Matoto

9 mai 2019 à 10 10 02 05025
Dioubaté Kemoko, chef du service Officier d’Etat civil de Matoto

A l’image des années antérieures, les activités ont été intenses cette année encore à l’Etat civil de Matoto à l’approche du Ramadan. Plus de 600 mariages ont été célébrés dans cette commune pendant les cinq semaines qui ont précédé ce mois saint des musulmans, a appris Guineematin.com auprès des services d’Etat civil.

« Nous avons célébré 617 mariages en cinq (5) semaines pleines. C’est-à-dire du 1er avril au 05 mai 2019. C’est un facteur religieux, vous savez nous sommes dans un pays où les 90% de la population sont des musulmans. Donc, il y a le facteur religieux qui joue sur l’esprit des gens. On dit que le Ramadan est un mois béni, un mois de prospérité. C’est ce qui fait qu’il y a une forte affluence », explique Kémoko Dioubaté, responsable du service d’Etat civil de Matoto.

L’officier d’Etat civil se dit impressionné par ce nombre élevé de mariages célébrés à la veille du Ramadan. Et, il relève une particularité cette année. « La particularité cette année est que ce sont les jeunes qui se marient. Ce sont pour la plupart des jeunes nés en 1994, en 1990 qui se marient actuellement », a-t-il confié.

Face à cet envahissement de l’Etat civil de Matoto, monsieur Dioubaté indique que ses services ont dû prendre des dispositions pour éviter des problèmes. « Ici, c’est la collectivité pure et simple. Nous avons essayé de surmonter les difficultés. Nous avons décentralisé la célébration des mariages parce que quand vous imaginez qu’il y a plus de 60 mariages le même jour, un seul officier ne peut pas célébrer. Donc, nous avons cherché à cadrer, à former les jeunes pour que chaque couple puisse bénéficier de bons conseils le jour de son mariage. Ça nous a permis de d’évacuer rapidement les mariages sans incidents. Ça, c’est au niveau des civils.

Les difficultés, c’est au niveau des militaires, tous corps confondus. Quand le cortège accompagnant les mariés arrive, tout le monde veut rentrer et au même moment. Mais finalement, chaque problème a sa solution. On a décidé que dans la cour, seule la voiture du couple peut rentrer, les autres véhicules attendent dehors. Quand ce n’est pas respecté, je bloque le volet jusqu’à ce que ça soit respecté. On a travaillé ainsi tout au long du mois et tout s’est bien passé à la fin du compte », a-t-il laissé entendre.

A noter qu’on n’a cependant pas pu avoir avec le service d’Etat civil la somme d’argent rapportée par la célébration de ces 617 mariages dans la commune de Matoto.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Coups et blessures volontaires : un an de prison ferme requis contre Issa Barry

9 mai 2019 à 9 09 48 05485

En audience correctionnelle, le procureur de la République près du tribunal de première instance de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) a requis un an de prison ferme contre Issa Barry. Ce jeune homme est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entrainés une incapacité de travail d’une vingtaine de jours, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience hier, mercredi, 08 Mai 2019.

Selon l’accusation, c’est à cause d’une moto appartenant à Issa Barry que Nouhan Kallo a été ligoté et sévèrement battu par le prévenu et ses amis. « Issa a donné sa moto à Nouhan Kallo pour qu’il fasse le taxi. C’est dans cette activité que ce dernier a eu un déplacement de Lambanyi pour Taouyah où la moto lui sera retirée par des bandits. Désemparé, Nouhan vient informer Issa Barry de sa mésaventure. Ensemble, ils rentrent à Taouyah dans l’espoir de retrouver ceux qui ont retiré la main des mains de Nouhan, en vain. De retour à Kobayah, Issa et ses amis décident de ligoter Nouhan pour lui faire avouer où il a caché la moto. Ils l’ont d’abord enfermé dans une chambre. Ensuite, ils l’ont attaché et administré des coups et des sévices corporels. Puis, Issa l’a amené chez lui où le jeune Nouhan a passé la nuit », a expliqué le procureur audiencier, Boubacar I Bah.

Restés toute la nuit sans voir leur fils rentrer, les parents de Nouhan ont entamé des recherches le lendemain. « C’est ainsi qu’ils sont venus chez Issa où ils ont trouvé leur fils couché. Le jeune ne pouvait même pas bouger ses membres, tellement qu’il a été sévèrement ligoté et battu. Le dossier médical en fait foi. On parle de 25 jours d’incapacité de travail », a précisé le procureur Boubacar I Bah.

Interpellé par les services de sécurité, Issa Barry dira que ce sont ses amis qui ont infligé des sévices corporels à Nouhan. Une version qu’il maintiendra devant le tribunal qui le juge à l’absence de ses amis. « J’étais présent. Mais, ce sont mes amis qui ont battu Nouhan pour lui faire dire où il a caché la moto. Ils ne croyaient pas à la version selon laquelle la moto lui a été retirée par des bandits. J’étais assis à côté et je n’ai rien fait pour les arrêter… », a-t-il expliqué.

Appelés à la barre, les parents de la victime ont annoncé leur désistement, tout en indiquant que la famille du prévenu s’est engagée non seulement à rembourser les frais médicaux de Nouhan, mais aussi à financer le reste de son traitement.

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de condamner Issa Barry à un an de prison ferme et au payement d’une amande de 200 mille francs guinéens.

Le tribunal a finalement mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mercredi prochain.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Université René Levesque : la fondatrice condamnée au payement de 330 millions

9 mai 2019 à 9 09 38 05385
Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université et l’institut Réné Levesque

Le feuilleton judiciaire opposant Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université privée René Levesque, à Hadja Mariama Baldé, propriétaire de l’immeuble abritant les locaux de l’institution, a pris fin hier mercredi, 8 mai 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. La fondatrice a été condamnée au payement de 330 millions de francs guinéens représentant les frais de location des lieux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Dame Salimatou Diallo était poursuivie pour abus de confiance portant sur une somme de 330 millions de francs guinéens au préjudice de Hadja Mariama Baldé, propriétaire de l’immeuble abritant l’école. Le tribunal, en rendant sa décision ce mercredi, a dit que l’abus de confiance n’est pas établi à l’égard de la prévenue Salimatou Diallo. Par conséquent, le « tribunal la renvoie des fins de la poursuite ». Mais, sur l’action civile, elle a été condamnée au payement de 330 millions, à titre principal, et 20 millions de francs guinéens au titre de dommage et intérêt.

Pour rappel, c’est en juin 2007 que madame Salimatou Diallo a signé avec Hadja Mariama Baldé le contrat de location du bâtiment. L’immeuble, situé à Hamdallaye Pharmacie, dans la commune de Ratoma, abrite l’Université René Levesque depuis lors. Plus de 10 ans plus tard, la propriétaire de l’immeuble a porté plainte contre sa locataire pour non payement des frais de loyer d’une valeur de 330 millions de francs guinéens.

Devant le tribunal correctionnel de Dixinn, la prévenue avait nié les faits qui lui sont reprochés assurant que c’est plutôt la propriétaire de l’immeuble qui lui devait de l’argent.

Le 24 avril 2019, les débats ont été clos et le procureur Daouda Diomandé avait requis contre la prévenue « un an d’emprisonnement et le payement intégral du montant total réclamé par la partie civile ». Il avait également demandé à ce qu’un mandat de dépôt soit décerné contre Salimatou Diallo.

Abondant dans le même sens que le procureur, l’avocat de la partie civile, maître Mohamed Diop, avait réclamé la condamnation de la prévenue au payement du montant dû à la plaignante et le payement d’une somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Par contre, maître Alsény Aissata Diallo, avocat de la défense, avait estimé que ce dossier est une affaire civile qui ne devait pas être traitée par un tribunal correctionnel. Pour lui, c’est plutôt sa cliente qui est victime dans cette affaire. « Elle a dépensé de l’argent dans cet immeuble plus que ce qu’elle devait à Hadja Mariama Baldé. C’est cette dernière qui est devenue débitrice. Elle a donné plus que ce qu’elle devait donner. Elle a investi toute sa fortune dans cette école. L’école était R+2, elle a financé son propre argent jusqu’à R+5 », avait-il soutenu.

Maître Alsény Aissata avait d’ailleurs demandé la condamnation de la plaignante au payement d’un montant de 2 milliards de francs guinéens pour les dommages qu’elle a causés à la fondatrice de l’Université René Levesque.

Au terme du procès, le tribunal a écarté l’infraction d’abus de confiance. Dame Salimatou Diallo a été finalement condamnée au payement de 330 millions de francs guinéens et à 20 millions de FG dommages et intérêts.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Parlement : le code de l’enfant, le code civil et le statut général de la fonction publique annoncés

9 mai 2019 à 9 09 28 05285

Sauf changement de programme, les députés guinéens se réuniront ce jeudi, 09 mai 2019, à partir de 10 heures. Dans le programme annoncé, il y a l’examen et l’adoption de trois textes, a appris un reporter de Guineematin.com qui a échangé ce matin avec des responsables de l’Assemblée nationale.

Ce sont le code de l’enfant, le code civil révisé et le statut général de la fonction publique. Les deux premiers textes étaient initialement au programmés tandis que le troisième a fait l’objet de rajout pour avoir ajourné lors de la précédente plénière.

Au moins, deux inter-commissions ont eu lieu le mardi dernier pour les derniers échanges sur ces textes. La première sur le statut général de la fonction publique et le code de l’enfant.

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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