Démission de Cheick Sako : Abdoulaye Bah prédit d’autres

28 mai 2019 à 17 05 35 05355

La démission du ministre guinéen de la justice, maitre Cheick Sako, polarise l’attention et suscite des prises de position contradictoires. Si au sein de l’opposition on salue cet acte courageux, à la mouvance présidentielle par contre, on tente de minimiser.

A l’occasion d’une conférence de presse animée hier lundi, 27 mai 2019, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia parle de signal fort et prédit d’autres démissions, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La démission surprise de maître Cheick Sako n’en finit pas de polariser l’attention. Pour Abdoulaye Bah, membre du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), cette démission du Garde des Sceaux est significative puisqu’il s’agit de la 4ème personnalité du gouvernement.

Selon l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, « c’est un signal très fort. C’est la 4e personnalité du gouvernement. S’il y a modification constitutionnelle, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux doit en être avisé. S’il y a révision constitutionnelle, ou nomination de magistrat dans le pays, c’est le ministre qui propose les noms au président ».

Pour Abdoulaye Bah, cette façon de faire prouve le manque de maturité du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée. « Donc, c’est le parti RPG qui ne connaît rien de la politique, qui n’a même pas de comité de base, qui ne peut même pas présenter des candidats pour les élections communales passées. Par conséquent, ce n’est pas une formation politique, il lui manque la base. C’est juste un mouvement politique qui s’est emparé de l’appareil d’État. Donc, notez bien qu’il y a quatre (4) autres démissions qui sont là-bas, mais ils refusent, ils cachent, parce qu’ils savent que c’est une honte… Alors, c’est un signal fort », soutient-il.

Propos recueillis à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineemtin.com

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Démission de Cheick Sako : ce qu’en disent les politiques et la société civile de Kankan

28 mai 2019 à 16 04 43 05435
Maître Cheick Sako, ministre de la Justice
Me Cheick Sako, ministre de la Justice démissionnaire

Vingt quatre (24) heurs après l’annonce de la démission de Cheick Sako de la tête du ministère d’Etat à la justice, les réactions se multiplient tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A Kankan, politiciens de tous bords et acteurs de la société civile locale ont une perception différente de cette démission, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Même si c’est le 20 mai que Me Cheick Sako a déposé sa lettre de démission chez le Président de la République, c’est dans la journée du 27 mai qu’elle a été révélée au grand public. Une démission qui a fait couler un flot d’encre et qui est diversement appréciée à Kankan.

Mamby Camara

Pour la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel à Kankan, c’est un non-événement. « Du côté du RPG à Kankan, la démission du ministre n’a aucune importance. Il est libre de rester ministre ou de quitter. Donc, cette démission pour nous est un non évènement. Ce qu’il a dit dans sa lettre n’engage que lui. Est-ce qu’il a été associé à la rédaction de la Constitution de 2010 ? C’est le peuple qui a décidé à la base de mettre en place une nouvelle Constitution, on ne peut pas l’associer à ça, ça c’est la volonté du peuple », a laissé entendre Mamby Camara, coordinateur régional du parti au pouvoir à Kankan.

Mohamed Kaba

Par contre, Mohamed Kaba, coordinateur régional du PADES, pense que Cheick Sako à totalement raison de s’en aller, s’il ne partage pas la même vision que le gouvernement « Notre réaction est vive par rapport à la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion, à l’insécurité. Donc, si Cheick Sako, juriste de profession, arrive à démissionner du gouvernement, moi je pense qu’il a pleinement joué son rôle. Il veut aussi donner une opportunité aux jeunes magistrats que la justice doit être indépendante. Donc, s’il n’arrive pas à se comprendre avec le gouvernement, il a le plein droit de quitter pour ne pas être jugé par le tribunal de l’histoire », soutient monsieur Kaba.

Dr Lounceny Chérif

Dans la lettre de démission, Me Cheick Sako dit n’avoir pas été associé à la rédaction de la nouvelle Constitution. Pour Docteur Lounceny Chérif, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Kankan, l’argument de maître Cheick Sako est valable. « Je crois que là, c’est un argument qui est valable, en tant que ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, s’il y a une révision constitutionnelle, il devrait être le premier à être associé. Ce n’est pas politique ça, c’est un problème de loi », a-t-il dit.

A rappeler que dans un décret lu sur les médias publics, Alpha Condé a nommé Mohamed Lamine Fofana, ministre conseiller du chef de l’Etat auprès des Institutions, comme ministre intérimaire de la Justice.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kindia : Abdoulaye Bah descend en flammes le maire, Taliby Sylla, Demba Fadiga, le RPG…

28 mai 2019 à 16 04 19 05195

L’ancien président de la délégation spéciale et maire autoproclamé de Kindia revient au devant de la scène en tirant à boulets rouges sur le maire, ses conseillers et certains membres du RPG Arc-en-ciel. A travers une conférence de presse animée hier, lundi 27 mai 2019, Abdoulaye Bah de l’UFDG continue à se réclamer maire légal et légitime de la cité des agrumes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Bah remet ça avec une sortie au vitriol contre le maire de Kindia, Mamadouba Bangoura, les conseillers communaux et d’autres responsables du RPG Arc-en-ciel, tous ses adversaires politiques. Selon l’ancien président de la délégation spéciale, il n’est hors de question pour lui de tourner la page au sujet de la mairie de Kindia.

Pour Abdoulaye Bah, « Kindia est bloqué parce que ceux qui sont à la mairie ne sont pas choisis par la population. Donc, il faut un vrai maire élu par et pour les citoyens pour que la ville se développe. L’administration est complètement disloquée, puisqu’il n’y a aucune activité administrative au sein de la mairie. Même l’état physique du bâtiment le montre, à l’intérieur c’est sale, vous ne verrez aucun fonctionnaire qui pose un acte dû à une décision politique. La circulation est anarchique, l’assainissement qu’on avait réussi à maitriser grâce à notre implication personnelle et la population, n’est plus comme tel. Aujourd’hui, Kindia est devenu une ville sale et dégueulasse. Cela prouve que les gens ne sont pas contents de ce qui est arrivé à Kindia. Donc, c’est une tristesse, c’est un gâchis, c’est un malheur qui s’abat sur Kindia par ce qu’ils nous empêchent de gouverner pour des raisons politico-politiciennes. Empêcher celui qui a gagné les élections d’être aux affaires est une situation embarrassante aussi bien pour Kindia que pour le gouvernement central. Kindia est malheureux, Kindia est orphelin de gouvernants légitimes et légaux, et Kindia ne mérite pas ça », déclare-t-il.

A la question de savoir s’il disposait d’un plan pour revenir à la mairie, Abdoulaye bah précise qu’il ne compte que sur la liberté d’expression et son engagement personnel. « Je n’ai aucun plan particulier, je mets le combat sur le plan politique. Le premier parmi lesquels, c’est la liberté d’expression en passant par les medias. Deuxième chose, c’est ma personne physique. Je sors pour les cérémonies et autres. Je suis là, je vis à Kindia. Mais Bangoura lui, il ne sort pas, ses conseillers comme Falcao, Abacar Keita mon condisciple ne sortent pas, madame Aminata Oularé, madame Fatoumata Baldé et Maimouna Bangoura ont disparu, aucun conseiller n’ose à Kindia sortir, dire que je suis votre maire. La population se bat pour rejeter ce faux maire, rejeter cette fausse équipe qui n’est pas une équipe légale et légitime. Et puis, il y a aussi la désobéissance économique. Au lieu de faire la guerre, les manifestations, on dit ne payez pas les taxes. Donc à Kindia, les taxes ne sont payées, les gens disent qu’on ne paye pas parce que ce n’est pas vous qu’on a choisi. Donc, voici les moyens démocratiques qui sont à ma disposition dont je me réjouis comme force. Je ne vais jamais sortir ici avec des bandits pour faire la violence », a laissé entende monsieur Bah.

Pour lui, il est hors de question de tourner la page. « Non! Je ne la tournerai jamais, je vous le dis clairement. Pourquoi ? Parce que j’ai fait un combat politique dans un Etat démocratique. C’est Kindia qui m’a choisi et c’est Kindia qui me réclame. Je n’ai pas à décevoir quand même Kindia, je ne vais donc pas fuir ma responsabilité face à ce peuple qui place sa confiance en moi de continuer à réclamer notre victoire et à réclamer notre mairie qu’on doit gérer. Donc, je ne vais jamais reculer, je ne vais jamais abandonner jusqu’à la victoire finale », martèle Abdoulaye Bah.

En outre, ce responsable de l’UFDG a fustigé le comportement de certains membres du RPG qui ont contribué à installer le maire, Mamadouba Bangoura. « Il est hors de question qu’on se soumette à l’autorité d’un faux maire. J’insiste, c’est criminel, c’est inacceptable. Bangoura lui-même a compris puisque il est à la maison. Donc, Kindia est pris en otage par les caciques du RPG, les Cheick Taliby Sylla, les Demba Fadiga, la gouverneure et le préfet, car Oyé Guilavogui a pris du recul. Aujourd’hui, ils ont une patate chaude dans la main, ils ont créé un gros problème à Kindia ».

Il faut rappeler qu’Abdoulaye Bah, candidat de l’UFDG, s’est fait installer maire à son domicile le mercredi 31 octobre 2018. Une mairie dirigée officiellement par Mamadouba Bangoura.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Guinée Startup Challenge : les lauréats récompensés

28 mai 2019 à 16 04 10 05105

Flash Actu- Mai 2019 #ProgrammeCitoyen

Les gagnants du concours « Guinée Startup Challenge» lancé en Janvier 2019 sont enfin connus. Au-delà des montants donnés aux bénéficiaires, ils seront  accompagnés de formations, de coaching, au sein de l’Incubateur Ose Ton Emploi, initiateur du projet.

Pour rappel, cette action a été soutenue par Orange Guinée dans le cadre de son #programme citoyen sur l’axe entreprenariat.

Sur 5 projets initialement à récompenser, 6 projets  dossiers ont été retenus  pour leur qualité, leur caractère innovant et impact sociétal :

  • 1er prix : Diaguissa Agriculture pour la culture de l’ananas, courgette, Maïs, élevage de poulet local
  • 2ème prix : Djawo , un bracelet électronique possédant en son sein des informations cruciales
  • 3ème prix : Gnomed , une entreprise engagée dans la gestion des déchets biomédicaux dans les structures sanitaires de Conakry, allant du tri au traitement de déchets
  • 4ème prix : Gui-Pro-Pres , une entreprise qui évolue dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire avec les œufs
  • 5ème prix : Bio Charbon Guinée une startup spécialisée dans la production et commercialisation des produits à base de résidus végétaux
  • 6ème :Soin 224 , une application destinée aux agents médicaux et aux  agences de promotion des produits pharmaceutiques pour accéder à l’info en temps réels

Le Prix Orange de l’entrepreneur Social (PEOS) : la 9éme édition lancée le 11 Mars 2019, prendra fin ce 31Mai 2019.

A date, 34 projets ont déjà été reçus

Les résultats au niveau du digital aujourd’hui constitue un exploit soit 11posts partagés sur Facebook et 17 sur Twitter.

Jusqu’au 31 Mai, les dossiers peuvent être soumis.

En plus de la phase internationale, une phase nationale récompensera les 3 meilleurs projets qui se répartiront près de 186.000.000GNF en plus de voir leur  entreprise créée après incubation !

Un Prix Spécial Féminin sera décerné en phase national au projet ayant un impact direct sur le genre( soit une enveloppe de 20.000.000GNF)

Les inscriptions se poursuivent donc sur www.entrepreneurclub.orange.com et tputes les soumissions prendront fin ce 31 Mai 2019

53 Ecoles dans le Programme Ecole Numérique de la Fondation Orange Guinée

Après Wonkifong, c’est l’école primaire du Village d’enfants SOS Conakry qui s’est vue remettre un kit

La remise de ces dons a été couronnée par un publi reportage disponible via ce lien https://we.tl/t-rmp27F1EHM)

Aujourd’hui ce sont plus de 30 000 enfants touchés par ce programme et ce à travers l’ensemble des régions de la Guinée

Pour toutes informations, contacter la Fondation Orange Guinée via son adresse mail : Fondation.OGC@orange-sonatel.com

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Conakry : les huissiers de justice suspendent leur grève

28 mai 2019 à 16 04 04 05045

Les huissiers de justice de Guinée ont annoncé la suspension du mot d’ordre de grève générale et illimitée lancé il y a juste deux semaines. L’annonce en a été faite ce mardi, 28 mai 2019, à l’occasion dune assemblée générale organisée au siège de la Chambre des huissiers, au quartier Manquepas, dans la commune de Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de l’assemblée générale de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), il a été décidé de suspendre la grève lancée depuis le 13 mai dernier en attendant « la satisfaction des différents points de revendication et cela, sous réserve de l’exécution des décisions de justice et sous réserve de la signature des demandes des huissiers de justice ».

Les grévistes ont justifié cette décision par la satisfaction d’un certain nombre de points de revendications, notamment la signature de leur statut particulier. Selon le président de la CNHJG, maître Sory Daouda Camara, « à ce jour, il est à constater que sur l’ensemble des points de revendication, nous avons obtenu la satisfaction concernant, le premier point de nos exigences, c’est-à-dire la signature de notre statut. Au-delà de cette signature, nous avons bien avant obtenu la libération de notre confrère. Et, dans le statut, le point concernant la cessation des interpellations et les arrestations injustifiées des huissiers de justice, ce point aussi est réglé dans le statut. Donc, une fois que le statut est signé, ce point aussi peut être considéré comme réglé parce qu’il porte sur la protection des huissiers de justice. Désormais, aucune forme d’arrestation arbitraire ou abusive ne peut s’opérer sur un huissier de justice. Son cabinet est désormais inviolable. Pour y procéder, même en cas de faute, même si la faute commise nécessite une poursuite judiciaire, cela doit obéir désormais à une procédure légale qui connaîtra la saisine de la chambre, il y aura l’avis de la chambre dans toutes ces procédures désormais ».

Toutefois, maitre Sory Daouda Camara a fait remarquer qu’il reste un autre point clé relatif à la signature des réquisitions pour lequel il a émis des réserves. « Le point concernant la réquisition du Parquet Général reste pour l’instant suspendu. Donc, nous avons pris la mesure qu’il faut. En attendant, la grève n’est que suspendue. Elle n’est pas levée. Nous suspendons la grève sous réserve de la poursuite des exécutions des décisions de justice, sous réserve de la poursuite de la signature des demandes formulées par les huissiers de justice auprès de monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry afin qu’il libère des réquisitions en faveur des 10 huissiers. Si le procureur continue à œuvrer dans ce sens et continue à signer les réquisitions et que les forces de sécurité continuent à exécuter, jusqu’à ce que nous parvenions à la suppression pure et simple de cette réquisition, la grève restera toujours suspendue. Au cas où les huissiers de justice se trouvent confrontés aux mêmes difficultés qu’auparavant au niveau du parquet, aux mêmes difficultés au niveau du haut commandement, la grève qui est suspendue reprendra son cours normal », a mis en garde Me Sory Daouda Camara.

A noter que de nouvelles mesures ont été annoncées par le bureau. Des mesures qui s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail des huissiers et la réorganisation de la profession.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : (00224) 622919225 / 666919225

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Nécessité d’auditer l’ARPT : Lettre Ouverte président Alpha Condé

28 mai 2019 à 15 03 57 05575
Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Monsieur le Président de la République, dans cette troisième lettre que nous vous adressons, nous listerons 10 sources de Trésoreries, car nous estimons qu’il faut parler des chiffres clés dans le secteur des télécommunications.

Nous voudrions ici, monsieur le Président de la République, vous dire que l’audit de l’ARPT est un exercice annuel sous l’ordre de l’Agence nationale de Régulation des Postes et Télécommunications. Loin s’en faut, le pouvoir est donné au Président de la République par le Peuple qui, à son tour, à travers un décret, confie une partie de ce pouvoir par décret au Directeur Général de L’ARPT afin de rendre compte annuellement et de façon officielle sa gestion, surtout financière. L’ARPT n’a pas un RCCM donné par L’APIP comportant le nom de quelqu’un comme gérant et qui rejette tout contrôle gouvernemental. Donc, nous demandons humblement l’audit de 2011 à 2018 sur les points ci-dessous :

1-Le Préfix Quantitatif (PQ) du plan de numérotation à 9 chiffres des abonnés, une plateforme faisant 1 million d’abonnés. Pour chaque 32 abonnés, l’opérateur de téléphonie a besoin d’un lien d’interconnexion (E1). Donc, sur 1 000 000, on aura 1 000 000/32 = 31 250. La moyenne sous-régionale par lien d’interconnexion est de 13 000 000GNF. Donc, 31 25013 000 000 = 406 250 000 000 GNF (406 milliards 250 millions). Nous avons présentement 3 opérateurs de téléphonie, un qui a 10 PQ, les 2 autres 5 et 4. Donc, un total de 19 PQ. La taxe d’interconnexion pour les 19 PQ et les 31 250 liens nous donnent 406 250 000 00019= 7 718 750 000 000GNF (7 mille 718 milliards 750 millions).

La Taxe d’interconnexion des 19 PQ que nous avions pu compter s’élève à : 7 mille 718 milliards 750 millions de francs guinéens.

2-Le coût moyen régional pour l’octroi d’un PQ de 1 000 000 d’abonnés est de 700 000 000 GNF pour les 19 PQ nous avons : 700 000 000*19 = 13 300 000 000 (13 milliards 300 millions de FG).

Coût d’attribution de 19 PQ : Treize Milliards trois cent millions de francs guinéens

3-Le Trafic téléphonique international: en 2012, l’Etat Guinéen avait, sur chaque minute de trafic international 0,22 dollars US (Surtaxe) signé avec les opérateurs de téléphonie et prise en compte dans la tarification. En 2012, juste pour les appels téléphoniques entrants, nous avions enregistré 300 millions de minutes soit : 300 000 0000,22 = 66 000 000 de dollars US. Pour un dollar 1US = 950 GNF, on aura : 66 000 000950 = 62 700 000 000 GNF (62 milliards 700 millions)

Juste pour le trafic entrant en 2012 : Soixante-deux milliards sept cent Millions de francs guinéens

4-Les licences GSM : plus d’une dizaine de technologies sont utilisées dans le secteur des télécommunications. La licence de la 3G+ a été bazardée à 30 millions de dollars alors que la moyenne régionale faisait 150 millions de dollars. La question qu’on doit se poser, est- ce que les 3 opérateurs ont effectivement payé le total de 90 millions de dollars ? Les 45 millions de dollars, soit les 50% des 90 millions pour la licence 4G d’Orange Guinée, dont le délai de transit dans le compte de l’ARPT a dépassé les 15 jours de transit montrant la mauvaise foi d’une mafia. A ceux-ci s’ajoutent les licences 2G.

5-Les Licences GSMA : pour Orange Money, Mobile Money une opacité Totale, aucune publication comme si c’était une affaire privée.

6-Les licences des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) : aucune information pourtant elles doivent figurer dans le rapport de l’ARPT comme la liste des 9 FAI en 2012.

7-La licence des Technologies comme : le WiMax, les VSAT, des Fréquences etc.

8-Les Licences des terminateurs de trafic, les importateurs des Equipements de Télécommunications, des Installateurs des équipements de Télécommunications, des Over the Top (OTT) etc.

9-Le fonds d’accès Universel : 3% des recettes des Télécommunications, pour 2017 ce montant de 4 213 milliards de francs guinéens, soit 126 milliards de francs pour le fonds d’accès Universel. Quel usage en a été fait en absence de l’opérateur national qui a cette obligation de donner le téléphone et l’internet au dernier guinéen ?

10-Les 50 millions de prêt d’Exim Bank pour la modernisation et l’expansion de la SOTELGUI et un avenant ajouté dont on ignore le montant. Les équipements installés après liquidation de la SOTELGUI à la place du redressement judiciaire, donc effectif ZERO (0), au moment des installations. Donc, des équipements muets parce que les sites n’ont pas été intégrés, pour des fins d’enrichissement illicite. Des équipements 2G démantelés non redéployés.

Monsieur le Président de la République,

Nous ne pouvons pas lister tous les points de recettes dans ce présent courrier. Mais, nous vous rappelons que la liquidation de la SOTEGUI, la première Société de Télécommunication Nationale au monde qui a été liquidé après 50 ans de 1600 travailleurs à zéro effectif. Une vraie Honte parce que tout simplement un Ministre a prit un arrêté pour bloquer votre décret en voulant gérer les 50 millions de dollars. Un DG de l’ARPT qui l’accompagne dans ce projet parce que tout simplement il avait trouvé un arrêté des Ministres de la transition qui lui demandait de verser les 1/3 de sa recette extra budgétaire à l’Opérateur National, 1/3 pour la recherche et développement et les autres 1/3 pour l’accès Universel. Une chose qu’il ne voulait pas exécuter.

Maintenant Monsieur le Président, à cause de ces 50 millions de dollars, du fond d’accès universel que l’ARPT doit verser à la SOTELGUI, les paiements sur de nombreuses années des opérateurs de téléphonie sur la colocation des pylônes de SOTELGUI et autres infrastructures, le paiement de ces brins de fibre optique dont les clients ont continué à payer des milliards au tiers, après sa fermeture, son parc roulant : les bus, les Prado, les Pickups, des Honda, etc. Ces magasins de stock pillés, ces ordinateurs dans tous les bureaux disparus, ces meubles de bureaux.

Pour ne pas répondre à toutes ces questions maintenant, ils préfèrent enfoncer la SOTELGUI en démantelant son centre de transit international de Wonkifong, notre 224, ses pylônes par endroit, ses centraux téléphoniques, son réseau souterrain par endroit. Un vrai sabotage des infrastructures de l’opérateur National. Pour ne pas payer ses droits dans les recettes de l’ARPT et pour et ne pas répondre à ces autres délits suscités. Un budget en 2012 de 199 Milliards de francs pour l’ARPT et la fermeture de la SOTELGUI à cause de 300 litres de carburant, si ce n’est pas la mauvaise foi et un agenda caché qu’ils ne diront jamais au Président, ce budget est plus que le budget de beaucoup de départements ministériels.

Tant pis pour notre souveraineté nationale, tant pis si on met les financements de la Banque Mondiale à la disposition des opérateurs privés qu’ils s’enrichissement et rapatrient tous nos capitaux. 8 mille milliards planifiés pour 2019 que le Ministre du Budget doit faire attention pour minimiser l’inflation car cela fait presque la moitié de notre PIB de 2019 .Tant pis s’il y a 302 morts d’abord, sur les 1600 travailleurs licenciés. Tant pis si on n’a pas de téléphone fixe en Guinée, tant pis si le Président, son Gouvernement, les forces de Défense et de Sécurités sont à la merci des multinationales, etc. La TVA de 18% sur les appels téléphoniques qui faisait 650 milliards de francs a été révisée à 9%. Pourtant, les clients ont payé les 18% sur leurs consommations et pourquoi même cette révision ? En plus, le bâtiment de l’ARPT de Koloma a couté combien ? Est-ce que ça obéit aux principes et procédures du marché publique Guinéen.

Monsieur le Président de la République,

Je suis rentré des USA pour servir mon Pays et je le ferai par tous les moyens

Très Cordialement.

Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom,

Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication (USTTI) Washington DC,

Ancien Stagiaire de Qualcom Incoropreted California, San Diego-USA,

Ancien Etudiant de l’Ecole Multinationale des Télécommunication de Dakar,

Ancien Directeur Commercial Produits et services Internet à la SOTELGUI,

Directeur Pays de Telinno Consulting Limited, une multinationale évoluant dans 10 pays de la sous-région et qui est la main ouvrière de tous les Equipementiers (Nokia, Ericsson, ZTE, Huawei),

Directeur Général de Troban Technology & Trade

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Siguirini : des jeunes empêchent l’arrestation de 21 personnes, dont des élus locaux

28 mai 2019 à 14 02 24 05245

Un affrontement a été évité de justesse ce mardi, 28 mai 2019, dans la sous-préfecture de Siguirini, à 135 kilomètres de la commune urbaine de Siguiri. La venue sur les lieux de plusieurs gendarmes à bord d’un pick-up pour procéder à l’arrestation de 21 personnes, dont des élus locaux, a provoqué le courroux de certains jeunes de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les conséquences de la mauvaise organisation des élections locales de février 2018 en Guinée reviennent au devant de la scène à Siguiri. Pour procéder à l’arrestation de 21 personnes, dont 5 membres du conseil communal, des gendarmes se sont rendus à Siguirini ce mardi matin. Ils étaient munis de plusieurs mandats contre ces 21 personnes.

En effet, c’est une affaire qui remonte au mois de novembre 2018, suite à l’installation de l’exécutif communal de Siguirini. Le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, vaincu à Siguirini, s’était opposé à la mise en place du bureau exécutif. Il s’en était suivi des affrontements le 27 novembre 2018 entre les partisans de la liste indépendante et le RPG Arc-en-ciel. Le bilan avait fait état de sept (7) blessés et des dégâts matériels importants.

Selon nos informations, l’ancien vice maire, Néné vieux Camara, et Aboubacar Sidiki Doumbouya, membres influent du RPG ont porté plainte pour destruction de biens privés contre 21 personnes, dont 5 conseillers communaux : un de l’UFR, un de l’UFDG et 3 de la liste indépendante.

C’est pour mettre aux arrêts ces 21 personnes que les gendarmes ont débarqué ce mardi à Siguirini. Mais, c’était sans compter sur la détermination des jeunes de la localité qui s’y sont opposés fermement. Il a fallu l’intervention du préfet de Siguiri pour que le pire soit évité.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Sory Fadiga, ex maire de Siguirini et actuel 2ème vice maire, élu sous la bannière de la liste indépendante, a expliqué ce qui s’est passé. « Ce mardi matin, c’est une pick-up de la gendarmerie qui nous a réveillés. Ils étaient munis d’un mandat de dépôt contre 21 une personnes, dont 5 conseillers communaux. Quand les jeunes ont été informés de la situation, ils sont venus barricader la route. Ils étaient prêts à affronter les agents s’ils insistaient d’embarquer les gens. Vu l’ampleur de la situation, le préfet de Siguiri est vite intervenu. Il a demandé aux gendarmes de rentrer. Ils ont rentrés à Siguiri. Maintenant, les jeunes sont là et sont en position d’alerte », a fait savoir monsieur Fadiga.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Le navire du Président Alpha Condé a commencé à chavirer

28 mai 2019 à 14 02 18 05185

La démission du Ministre d’Etat de la Justice et Garde des Sceaux Maitre Cheick Sakho annonce le début de chavirement du navire du Président Alpha Condé. C’est un acte hautement responsable dont la portée politique se passe de commentaire au regard du contexte actuel. Maitre Sakho rentre par la grande porte dans l’histoire de notre jeune et fragile démocratie. Elle met au cœur son sens élevé du grand Homme d’Etat portée par des valeurs et principes.

Sa démission rappelle celles successivement de ses prédécesseurs dont Jean Claude Diallo du temps du Feu Général Conté, de Sano Abdourahamane, Diallo Alpha, Justin Morel Junior et Tibou Kamara de l’époque du Capitaine Dadis Camara ainsi que de Diaby Gassama du règne du Président Alpha Conde .Ses dignes commis de la République ont prouvé qu’il y a des hommes de valeur dans notre pays. Leurs noms resteront gravés dans le livre d’or des grandes figures politiques de notre pays.

Je fonde l’espoir que ceux qui partagent les mêmes valeurs et principes emboiteront ses pas avant qu’ils ne soient remerciés. Tous ceux qui opteront de rester dans le navire qui chavire ou attendront d’être remerciés seront considérés comme complice active du Coup d’Etat Civil préconisé par Monsieur Alpha Condé.

Refuser de cautionner la modification ou l’élaboration d’une nouvelle Loi Fondamentale ouvrirait des nouvelles perspectives en faveur de la consolidation des acquis démocratiques et permettrait aux tenants du système actuel de sortir par la grande porte. J’en appelle de tous mes vœux aux Ministres de choisir l’avenir et d’avoir la foi inébranlable en leurs destins.

Les forces vives de la nation regroupées au sein du FNDC n’accepteront jamais la tenue d’un referendum quelque soit le prix à payer. Que cela soit compris par toutes et tous. Je tiens à rappeler l’adage qui dit « Prévenir vaut mieux que guérir ».

Il est important de rappeler que Damoro Camara qui a desservi ses compagnons du 4 Juillet 1985 est en train de contribuer à noyer le navire actuel. Il a pesé de tout son poids nocif pour fragiliser Maitre Cheik Sakho dans l’exercice de ses fonctions. L’histoire retiendra ses récurrentes sorties dans les médias contre Maître Sakho. Il croit servir bien le pouvoir. Alors qu’il le dessert. Il ne saurait prendre cette posture s’il n’avait pas la bénédiction du Président Alpha Condé qui a préféré humilié son Ministre par l’entremise de Damaro. Heureusement que Maitre Sakho a eu l’audace d’anticiper son départ.

Aucune communication visant à justifier l’élaboration d’une nouvelle Loi Fondamentale ne saurait noyer la démission de Maitre Sakho. Ceux qui veulent s’embarquer dans le navire en début de chavirement peuvent y monter et ce sera à leurs dépens.

Honorable Fodé Oussou FOFANA

Vice-Président UFDG

Président du Groupe parlementaire Libéraux Démocrates

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Vente d’un immeuble : les membres d’une même famille se déchirent autour de 6 milliards

28 mai 2019 à 12 12 59 05595

La vente d’un immeuble situé à Kaloum, au centre administratif de la capitale guinéenne, à six milliards de francs guinéens, oppose les membres d’une même famille. Sur les six (6) membres de la famille, tous héritiers de feu Fodé Mamadou Soumah, trois (3) sont accusés d’avoir partagé ce montant au détriment des 3 autres. C’est ainsi que Mohamed Lamine Soumah, Aboubacar Soumah et Aminata Soumah ont fait l’objet d’une plainte pour abus de confiance. Le dossier en était aux plaidoiries et réquisitions hier lundi, 27 mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, après le décès de feu Fodé Mamadou Soumah, ses héritiers décident de vendre l’immeuble au bénéfice des héritiers. Ainsi, la concession a été vendue à 6 milliards de francs guinéens. Après cette vente, les trois prévenus auraient partagé lesdits montants au détriment des autres. C’est ainsi que Kerfala Soumah et les autres membres de la famille ont porté plainte.

Mohamed Lamine Soumah, Aboubacar Soumah et Aminata Soumah comparaissent libres. A la barre, ils prétendent plutôt avoir partagé 4 milliards de francs guinéens avec tous les membres de la famille, ajoutant que les deux (2) autres milliards ont servi aux frais de procédure.

Des arguments balayés d’un revers de main par les plaignants. Dans ses plaidoiries, l’avocat de la parie civile va solliciter de condamner solidairement les prévenus au payement de 6 milliards de francs guinéens. Selon maître Facinet Soumah, « ce sont des orphelins qui n’ont pas où travailler, qui ont subi des préjudices énormes. Donc, nous demandons au tribunal de les condamner solidairement au payement de 6 milliards de francs guinéens pour tout préjudice subi, et d’ordonner la contrainte par corps ».

Abondant dans le même sens, le procureur dira que la concession familiale a été vendue par les ainés. Mais, soutient Ousmane Sankhon, au lieu de procéder à la répartition équitable des montants, les trois personnes ont partagé la somme au détriment des autres membres de la famille. « Donc, les 6 milliards de francs guinéens ont été détournés par les 3 personnes. Ce montant utilisé à leurs fins est le fruit de la vente d’un immeuble successorale. Alors, je vous demande de les retenir dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en les condamnant à 2 ans d’emprisonnement ferme. Ensuite, de rétablir les parties civiles dans leurs droits », a requis le procureur.

Par contre, la défense va évoquer l’incompétence du tribunal correctionnel de juger de cette affaire. Selon maitre Baben Camara, c’est une affaire qui est purement civile. «Dans cette affaire, on ne parle que de partage successorale. Les parties civiles et le parquet comptent induire le tribunal en erreur, car on ne parle que de succession dans cette procédure. Donc, je vous demande de vous déclarer incompétent en renvoyant mes clients des fins de la poursuite pour délit non établi à leur égard. Ensuite, je demande au tribunal de renvoyer les plaignants, Kerfala Soumah et autres, à mieux se pourvoir » a-t-il plaidé.

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 24 juin 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Dr Alpha Amadou de l’UFDG : Alpha Condé incarne une catastrophe nationale, c’est une calamité »

28 mai 2019 à 12 12 17 05175
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, Dr Alpha Amadou Diallo, ancien ami du président Alpha Condé et aujourd’hui membre du bureau exécutif de l’UFDG, a accordé une interview à Guineematin.com récemment. Après la première partie dans laquelle nous avons parlé essentiellement du débat en cours autour du projet de nouvelle constitution visant à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, nous vous livrons aujourd’hui la deuxième partie de cet entretien.

Dans cette partie, notre invité qui est médecin en service à Paris (France), revient entre autres sur ses anciennes relations avec l’actuel chef de l’Etat guinéen auquel il s’oppose farouchement aujourd’hui.

Décryptage !

Guineematin.com : aujourd’hui, vous êtes très dur à l’égard du président Alpha Condé. Pourtant, c’était un ami à vous. Un ami de longue date.

Dr Alpha Amadou Diallo : oui, Alpha Condé est un ami. On se voyait avec qu’il n’accède à la présidence. C’est un ami, je le conteste pas en tant qu’individu. Mais, vu la façon dont il a traité ce pays, je pratique la ligne Paris-Conakry depuis plus de 30 ans, il faut voir le couvert végétal dès qu’on franchit le cap de Koundara jusqu’à Dubréka, tout est comme un bombardement. Il y a des cratères partout, de la terre rouge, le couvert végétal a presque disparu et même les bordures de l’Atlantique sont rouges de latérites. Des milliers de tonnes de bauxite par jour, on est allé à des millions de tonnes. Mais, où va l’argent ? Monsieur Alpha Condé, je ne vois pas comment il va se prévaloir le titre de présidence à vie.

On a vu ce qui ça a donné dans le passé : Sékou Touré, Lansana Conté jusqu’au 28 septembre avec le CNDD. Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, à chaque fois qu’il y a alternance, c’est un coup d’Etat militaire, on veut que cela s’arrête. Qu’on arrive à faire des élections à l’image du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire sans coup d’Etat. Il faut que les Guinéens viennent aux urnes pour désigner leurs dirigeants. Monsieur Alpha Condé qui prétend s’être battu pour la démocratie en Guinée devait accepter ça. S’il m’entend en tant qu’ami, je lui dirais d’accepter cela. Il aura droit à tous les honneurs de la République, tous les honneurs de la nation. Ce n’est pas un mérite exceptionnel puisqu’il y a eu des démocrates avant lui et il y aura des démocrates après lui.

Guineematin.com : parlez-nous un peu plus des relations qui existaient entre vous et le président Alpha Condé. On apprend que vous vous étiez battu pour sa libération de la prison au temps du général Lansana Conté ?

Dr Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé, je l’ai connu à Paris en 1988 par le biais de son jeune frère, Malick Condé. Lui-même (Malick Condé) m’a été présenté par un médecin biologiste malien du nom de Modibo Traoré qui travaillait dans le même hôpital que moi. A l’époque, monsieur Malick Condé travaillait à la Montparnasse à Paris, donc à côté de nous. On s’est fréquenté comme ça, il m’a présenté Alpha Condé qui, à l’époque, habitait la résidence universitaire d’Antony avec Kory Kondiano, l’actuel président de l’Assemblée nationale. C’est là que j’ai connu ces deux personnes. Et lui Alpha était très sympathique, très patriote, quelqu’un qui avait des idées révolutionnaires, qui pensait du bien de la Guinée et de l’Afrique toute entière.

Il était même plus panafricaniste que nationaliste. Donc, cet Alpha Condé a disparu maintenant depuis qu’il est devenu président, il n’existe plus. De par ça, avec l’avènement du multipartisme, c’est Dr Kandia Barry qui est l’un de ses amis de longue date qui m’avait demandé d’introduire Alpha Condé à ma famille. C’est ainsi que je l’ai présenté à mon père qui habitait chez moi à Kipé.

Guineematin.com : votre père, c’est Elhadj Boubacar Biro Diallo qui a été président de l’Assemblée nationale au temps du président Lansana Conté.

Dr Alpha Amadou Diallo : oui, mon père qui était président de l’Assemblée nationale lors de l’arrestation de monsieur Alpha Condé, s’était opposé à cette décision du pouvoir. Bien qu’il soit membre du parti au pouvoir, il a défendu monsieur Alpha Condé qui était opposant. Mais, je précise qu’il ne l’avait pas fait parce qu’il était de monsieur Alpha Condé, mais parce que ce dernier était député et lui il était président de l’Assemblée nationale. En principe, pour que monsieur Alpha Condé soit mis aux arrêts, sauf en cas de flagrant délit, il fallait que son immunité parlementaire soit levée. Ce qui n’a pas été respecté.

Donc, pour nous, Alpha Condé a été kidnappé, il a été arrêté alors que n’importe quel citoyen a le droit de circuler librement à l’intérieur du territoire guinéen. Donc, s’il a été arrêté sans la levée de son immunité parlementaire, et après on monte un complot sur son dos, franchement, on ne comprenait pas. C’est pourquoi, on a dénoncé son arrestation. Maintenant, pour cette parenthèse, seul Alpha Condé peut dire pourquoi on l’a arrêté à Pinè. La veille de son arrestation, on était lui à sa résidence à Donka. Comment il a pu rouler toute la nuit pour être arrêté à plus de 600 km de Conakry ? Lui seul peut savoir ça.

Guineematin.com : j’imagine qu’à ce moment-là, vous estimiez que monsieur Alpha Condé était innocent parce que vous n’étiez pas député, ni acteur politique, mais vous aviez pris position pour lui. Aujourd’hui, est-ce que c’est le même sentiment que vous avez encore ou bien votre position a évolué au fil du temps ?

Dr Alpha Amadou Diallo : vous savez, le parcours politique de monsieur Alpha Condé est très troublant. Si je me souviens bien, j’ai entendu le nom d’Alpha Condé dans les années 1970. Il avait été condamné à mort par contumace pour participation à l’agression du 22 novembre 1970. Mais, puisqu’on sait aujourd’hui que tous ces complots, c’était du faux, c’est une manière de satisfaire une dictature sanguinaire, on ne peut pas valider cela au risque de banaliser tous nos martyrs, toute l’élite du pays qui a été décimée dans ce pays. Encore plus troublant, les agressions rebelles le long de la dorsale guinéenne, le nom d’Alpha Condé circulait avec un certain Fofana.

Donc, tout ça c’est troublant. Et encore pire, tout récemment au stade du 28 septembre, bon nombre de victimes disaient que franchement on avait des gens qui ne parlaient ni français, ni soussou, ni peulh, ils nous donnaient de coups de couteau et de coups de flèche. Et plus troublant encore, tout le monde a vu des Donzos sillonner les routes de Conakry et c’est les même Donzos qui sont partis faire les tueries au Mali. Tout cela c’est troublant. Donc, monsieur Alpha Condé ne doit pas se définir, s’il prétend être toujours un leader historique, dans cette démarche-là.

Guineematin.com : vous dites que le Alpha Condé que vous connaissiez n’est plus le même aujourd’hui. Est-ce que vous n’êtes pas contre lui tout simplement parce qu’il ne vous a pas fait appel dans ses différents gouvernements ?

Dr Alpha Amadou Diallo : non ! Ce n’est pas ça. Dieu merci, il ne l’a pas fait. S’il l’avait fait, j’allais l’accepter, il faut être honnête. S’il m’avait fait appel, j’aurais essayé de faire le maximum de moi-même pour l’aider à présenter mieux les choses. Mais, ce n’est pas à cause de ça. Actuellement, tout le monde est concerné par cette mauvaise gouvernance. On parlait des routes, s’il n’y a pas de routes, vous êtes concernés et je suis concerné. S’il n’y a pas d’eau, nous sommes tous concernés. Tout le monde est concerné par le sous-développement, le chômage endémique des jeunes qui n’ont pas de débouchés, cette tendance d’Alpha Condé à prendre toute la région de la Haute Guinée en otage. Il fait croire que les seules compétences de la Guinée se trouvent là-bas. C’est faux ! Il y a des compétences à N’zérékoré, à Koundara, à Boffa et dans toute la Guinée.

Ils peuvent aider ce pays, ils peuvent travailler et ils ne demandent que ça. Ils ne demandent que la justice. Or, Alpha Condé a fini de balkaniser ce pays. Et, ce n’est pas parce qu’il ne m’a pas nommé dans son gouvernement ou dans un tel poste. La seule chose que j’avais demandée à Alpha Condé et ça il l’avait acceptée, il faut le dire, c’était l’installation d’un centre de diagnostic en Guinée. A l’époque, il avait accepté parce que j’avais un prêt concessionnel d’un consortium Autrichien, et c’est l’ancien ambassadeur de la Guinée, André Lewin, qui m’avait introduit. Lui (Alpha Condé), il avait accepté et il a donné des instructions dans ce sens. Mais, ses faucons n’ont pas voulu. C’est par après que j’ai vu qu’ils ont voulu s’accaparer du financement pour faire ce qu’ils veulent. Et, c’est ainsi que les ont installé le centre de diagnostic à Dakar. Aujourd’hui, les Guinéens vont à Dakar pour faire leurs diagnostics.

Guineematin.com : vous dites que ce sont ses faucons qui ont empêché l’installation de ce centre en Guinée. Vous parlez de qui exactement ?

Dr Alpha Amadou Diallo : il y avait à l’époque le ministre des Finances, monsieur Kerfalla Yansané. C’est lui qui devrait traiter le dossier, mais il a mis pied dessus.

Guineematin.com : aujourd’hui, est-ce que vous croyez que le combat du FNDC contre un troisième mandat pour aboutir ?

Dr Alpha Amadou Diallo : il faut faire confiance au peuple de Guinée. C’est vrai que tout le monde parle de ce peuple, même monsieur Alpha Condé, mais le peuple de Guinée, c’est vous, c’est moi, c’est le citoyen lambda, et c’est toute la Guinée entière. Ce projet de troisième mandat ne va pas réussir pour la simple raison que monsieur Alpha Condé a montré ses limites, le masque est tombé. Le Alpha Condé que j’ai connu patriote, panafricaniste, lui, il n’existe plus. C’est un autre Alpha Condé, président dictateur qui est à la tête de l’Etat, qui n’hésite pas à faire tirer sur les enfants qui manifestent dans la rue, qui refuse de permettre aux gens d’accéder à la justice. Combien de meurtres et d’assassinats sont là, y compris le crime du 28 septembre qui n’a pas été jugé ?

Guineematin.com : on sait que les manifestations de rue ne sont plus possibles depuis l’installation des PA à Conakry. Quelles marges de manœuvres disposent alors les anti-troisième mandat pour faire plier le pouvoir ?

Dr Alpha Amadou Diallo : Je vais vous dire, aucune armée au monde ne peut affronter le peuple. Pour preuve, vous avez vu l’Algérie, le Soudan, pourtant des pays où l’armée était au pouvoir pendant des décennies. Notre armée, est une armée républicaine, il faut le dire. C’est un militaire, Sékouba Konaté, qui a passé le relai à un civil qui est élu. Il l’a fait facilement sans chercher à tripatouiller la constitution et les accords. Et pourtant, il avait l’armée, il est lui-même général d’armée, il pouvait le faire mais il ne l’a pas fait. C’est dire que notre armée est républicaine malgré que parmi eux, il y a de petits faucons qui peuvent faire l’excès de zèle. Vous parlez des PA mais, ces PA ne peuvent rien devant le peuple de Guinée. Vous avez 100 mille personnes devant un PA, ils ne vont pas résister. Ils ne vont pas tirer. Le 28 septembre, il y a avait des militaires, ils ont tiré mais est-ce que c’est pour autant dire que le régime n’est pas tombé ?

Dadis était parti, Sékouba Konaté, fort de ça, est venu transmettre le pouvoir à un civil, démocratiquement élu. Pourquoi alors monsieur Alpha Condé, connaissant tout ça, va rester et dire que les militaires vont l’aider à rester au pouvoir contre le peuple de Guinée ? Donc, le front national pour la défense de la constitution n’est pas une institution partisane. C’est une institution nationale qui concerne toute la Guinée, les Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, ça concerne tout le monde parce qu’il s’agit de défendre la constitution qui nous permet de vivre ensemble, de gérer la police, d’avoir de la justice et de gérer tout ce qui est sur l’espace territorial guinéen. Et actuellement, ce qui domine, c’est le départ d’Alpha Condé au pouvoir. Une fois qu’il est parti, les Guinéens vont se retrouver et ils vont désigner leur dirigeant.

Est-ce que le bilan de monsieur Alpha Condé est positif ? Non ! Sur le plan économique, social, judiciaire et sur le plan politique, c’est une catastrophe. A Alpha Condé seul, il incarne une catastrophe nationale, c’est une calamité, une tempête qui passe. Voyez toutes ces mascarades dans la gestion des ordures : on dit qu’on assainit le dernier samedi de chaque mois. La semaine dernière, c’était le ramassage, et la semaine qui a suivi, les ordures ont tué dans le quartier Dabondy 3. Pourquoi ? C’est parce que c’est de la mascarade. Tous les projets d’Alpha Condé, que ça soit les barrages hydroélectriques ou les travaux publics, tout est électoraliste et politique. Alpha Condé, depuis qu’il est pouvoir, il n’a fait que de la politique. Comment débaucher un responsable ou un militant chez Cellou, il n’a fait que ça. Et l’UFDG, en tant que parti politique, lui a donné de quoi s’occuper. Il n’a fait que de la politique et il n’a pas pu gérer la Guinée.

D’un côté, on dit que tout le gouvernement sort pour le ramassage des ordures et de l’autre côté, les mêmes ordures tuent la population. Ils disent qu’ils vont faire les voiries, mais voyez les embouteillages. Alors, le bilan de monsieur Alpha Condé est hautement négatif. Il faut qu’il sache qu’il est l’incarnation de la mauvaise gouvernance et il est l’incarnation du mal en Guinée.

Guineematin.com : si on vous demande aujourd’hui qu’est-ce que vous aimez chez Alpha Condé président de la République, qu’allez-vous dire ?

Dr Alpha Amadou Diallo : il y a deux Alpha Condé. Alpha Condé que j’ai connu sympathique, charismatique que j’appréciais beaucoup et Alpha Condé, président de la République, qui est l’incarnation du mal. Il n’hésite pas à ordonner de tirer à balles réelles sur les jeunes manifestants. J’ai entendu dire par un général de pacotille qu’il faut que l’Etat leur donne des armes pour leurs interventions publiques. Mais, est-ce qu’un officier de son rang peut se prévaloir d’avoir des armes de guerre pour réprimer une manifestation pacifique ? Est-ce que vous avez vu des armes dans les manifestations des gilets jaunes en France ? Non !

C’est des véhicules de maintien d’ordre face à des manifestants violents, mais personne n’est mort par balle. On encadre les manifestants et on envoie à l’hôpital ceux qui sont blessés. Ici, on met des PA parce que des guinéens ont manifesté pour réclamer leur droit. Ce n’est pas que les Guinéens sont contre Alpha Condé en tant que président, s’il avait bien géré le pays, et ça je le lui avais dit lors d’une de nos rencontres je crois il y 5 ou 6 ans, j’ai dit si jamais tu gères bien le pays, je ne pense pas que les gens vont demander des alternances à l’américaine. Mais, si tu vas avec cette idée de balkaniser la Guinée, de diviser les ethnies, de faire la promotion de ceci ou de cela, tu vas sortir par la petite porte.

Guineematin.com : pensez-vous que s’il avait bien travaillé, il allait s’offrir un 3ème mandat ?

Dr Alpha Amadou Diallo : s’il avait bien travaillé, il n’aurait même pas voulu avoir un second mandat parce qu’il aurait préparé une nouvelle génération pour l’alternance démocratique. Ce n’est pas parce qu’Obama a travaillé qu’il va se maintenir au pouvoir, ce n’est pas parce que Hollande a travaillé qu’il n’y aura pas d’alternance en France et ce n’est pas parce que Ouattara a travaillé qu’il ne va pas partir et laisser les nouvelles générations à la tête de l’Etat. Pourquoi Alpha veut se maintenir ? S’il avait travaillé, a été républicain, il a été le Mandela qu’il a voulu, il allait transmettre le pouvoir pacifiquement et de façon automatique puisqu’il y a les lois qu’on respecte. Il y a la législation qu’on respecte et il y a le peuple qu’on respecte.

Mais, si on ne respecte pas tout cela, et c’est ce qu’il est en train de faire, il est obligé de se maintenir contre la volonté du peuple en tuant les gens, en nageant sur le sang des guinéens et en prétendant être patriote avec cela, non ! Ceux qui disent qu’il faut qu’Alpha Condé termine son œuvre, cette œuvre c’est quoi ? C’est le détournement des fonds publics, c’est le FMI qui le dit. Souvenez-vous, à Dakar, on a pris une valise d’argent, on ne sait combien il y avait dedans. A cela on ajoute ce qui se passe ici, toujours on dit que c’est la Guinée, la République bananière. Il faut qu’Alpha Condé arrête sa mascarade électorale et qu’il tire sa révérence et qu’il parte.

Guineematin.com : nous sommes au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer à l’endroit de tous les Guinéens ?

Dr Alpha Amadou Diallo : d’abord, je souhaite bon ramadan à tous les musulmans. Que Dieu bénisse la Guinée et qu’il nous débarrasse de monsieur Alpha Condé. Ensuite, je dirais aux guinéens de mettre à profit leurs différences culturelles qui sont une valeur. Je suis fier de savoir que N’zérékoré est la capitale de la forêt, je suis fier d’avoir des amis forestiers, des amis malinkés, soussous et de savoir que Conakry est la capitale de la Guinée. Donc, qu’on se réunisse pour qu’il y ait une alternance démocratique en Guinée. Si on fait ça, la justice va parler. Prenez l’exemple au niveau local, si un élu travaille mal, la prochaine élection, il sera sanctionné, il y aura un autre élu à sa place. Donc, si je sais que c’est le peuple qui renouvelle mon contrat, je suis obligé de faire le meilleur de moi-même pour mériter la confiance du peuple.

Si cela n’est pas fait, je suis obligé de m’imposer par la force. Et si cela arrive, je serai obligé de faire violence aux gens. C’est ce cycle infernal qu’il faut rompre en Guinée. Tous les régimes qui se sont succédé en Guinée ont fait violence au peuple pour se maintenir au pouvoir. Sékou Touré l’avait fait, Lansana Conté à ses derniers jours l’a fait et Dadis a voulu le faire, il faut que ça s’arrête une bonne fois pour toutes.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Dar-Es-Salam : le calvaire des victimes, livrées à elles-mêmes

28 mai 2019 à 11 11 55 05555

Lancée le jeudi dernier, l’opération de déguerpissement des abords de la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Ratoma, s’est poursuivie hier, lundi 27 mai 2019. Les bâtiments, marqués au rouge deux jours après, ont été démolis sous l’œil impuissant des victimes qui ne savent plus où aller, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La démolition des bâtiments par le Gouvernement Kassory Fofana se poursuit au quartier Dar-Es-Salam. Hier, lundi, ce sont plusieurs autres bâtiments qui ont été cassés par le bulldozer du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, entouré d’un nombre important de pickups de la gendarmerie.

Dans un premier temps, une dizaine de pickups et le bulldozer étaient positionnés au carrefour « Boston », sur la route Transversale entre 9h et 10h. Repartis après 1 heure d’attente, les gendarmes sont revenus aux environs de 14 heures à bord de plusieurs pick-up pour la poursuite de l’opération.

Au bout de 2 heures de manœuvre, le reste des bâtiments cochés sont démolis impitoyablement par le bulldozer devant une foule importante, très énervée ; mais impuissante. La situation finira par dégénérer entre gendarmes et habitants sous une pluie de cailloux et de gaz lacrymogène.

Rencontrés sur les lieux par un reporter de Guineematin.com, de nombreux citoyens ont exprimé leur calvaire. C’est le cas d’Elhadj Alpha Oumar Bah, de Mâci Ndantari, dans la préfecture de Pita. Ce vieil homme de 70 ans, chauffeur de profession, a dit toute sa douleur devant cette tragédie.

Elhadj Alpha Oumar Bah

« J’ai trois femmes et 15 fils. J’étais chauffeur, maintenant je suis vieux et malade. Au moment où je travaillais, je me suis débrouillé pour avoir cette portion de terre, puis j’ai construit. Actuellement, j’ai une grande famille. Moi, je ne travaille pas. Ce sont les femmes et les enfants qui nous cherchent de quoi manger. C’est dans cette situation que le gouvernement est venu me mettre dehors avec ma famille et démolir ma concession. Si celui qui a la justice vient te causer de l’injustice, tu n’auras à t’en remettre qu’à Dieu qui vous a créé tous. Aujourd’hui, on a mis à terre ce bâtiment avec les annexes. Je n’ai ni force, ni bâtiments et nulle part où aller. Si vous voyez que beaucoup d’autres sont partis et nous, nous sommes là encore, c’est parce que nous ne disposons pas de moyens. Si non, on n’allait pas rester sous ce soleil ardent et les fortes pluies ici. Vraiment, c’est une situation très difficile pour moi à l’heure là. Je ne sais quoi faire maintenant, parce que même si j’ai un véhicule aujourd’hui, je ne peux plus travailler. Avant, on ne cherchait que de quoi manger, pas de frais de location. Maintenant que mes bâtiments sont cassés, je demande aux bonnes volontés de nous assister », plaide le vieil homme.

Parmi ses voisins, il y a Fatoumata Binta Bah, originaire de la sous-préfecture de Saramoussayah, dans la préfecture de Mamou, épouse du feu Mamadou Saidou Bah, ancien garde du corps de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG.

Fatoumata Binta Bah

La veuve dira que « les machines sont venues casser tous nos bâtiments ici, sans rien nous laisser. Depuis que nos bâtiments sont démolis, nous passons la nuit et la journée dehors ici, puisqu’on n’a pas encore trouvé où aller. Quand la pluie tombe, elle nous trouve ici. Nous souffrons beaucoup. C’est un bâtiment de 6 chambres, un salon, une terrasse et une cuisine que mon époux m’avait laissé. Aujourd’hui, on est sans abri. Nous demandons l’aide des bonnes volontés. La nuit, on obligé de d’allumer le feu pour chasser les moustiques », a-t-elle expliqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Boké : lancement d’un atelier de formation des chargés d’inspection des IRE et DPE

28 mai 2019 à 11 11 16 05165

À quelques semaines de la fin de l’année scolaire 2018-2019, le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), à travers l’inspection générale de l’éducation (IGE), a déployé des missionnaires à l’intérieur du pays pour un atelier de restitution d’une formation reçue par des inspecteurs en France.

Dans la région administrative de Boké, c’est l’école primaire de Boké centre qui abrite cet atelier, réunissant les responsables chargés d’inspection de l’IRE de Boké et ceux venus des directions préfectorales de l’éducation (DPE) de Boffa, de Boké, de Fria, de Gaoual et de Koundara. Lancé ce mardi, cet atelier se déroulera jusqu’au vendredi 31 mai 2019, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké.

Avant de déclarer ouvert l’atelier, aux environs de 9 heures 30 minutes, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Monsieur Moriba Sidibé, a affiché sa satisfaction de recevoir cette mission dans sa région et a invité ses cadres d’accorder le maximum d’attention aux thèmes à développer, vu leur importance dans l’évaluation du système éducatif.

Selon le chef de la mission de l’IGE, monsieur Sina Guemou, durant ces quatre (4) jours, les participants devront échanger sur les thèmes suivants : la problématique de l’inspection et de son évolution, les missions de l’inspection, les enjeux de l’inspection dans le système éducatif, les outils d’inspection (bulletin d’inspection) et les enjeux du numérique dans l’évolution du système scolaire.

Pour démarrer les activités proprement dites de l’atelier, monsieur Fassou Camara, inspecteur de l’enseignement élémentaire, a rappelé le contexte dans lequel l’atelier a été initié et a présenté le programme et les normes du travail. C’est parti donc pour ces quatre jours d’échanges pédagogiques qui se déroulent aux mêmes moments dans les autres régions du pays.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 671 242

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Crise du carburant à N’zérékoré : le préfet tape du poing sur la table

28 mai 2019 à 10 10 29 05295
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La crise du carburant a fait grincer des dents dans la ville de N’zérékoré. Depuis le jeudi dernier, le litre de carburant, qui se vendait à 9 500 FG dans les stations et 10 500 francs guinéens au marché noir, n’a cessé d’augmenter allant jusqu’à 15 000 francs guinéens dans les différents points de vente de la préfecture. Une situation qui a fait sortir le préfet de son silence pour taper du poing sur la table, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la région forestière.

Les transports urbains et ruraux connaissent une augmentation fantaisiste et la plupart des engins sont garés par manque de carburant à N’zérékoré. Face à cette situation, le préfet a fait une sortie médiatique hier lundi, 27 mai 2019. Une sortie dans laquelle, Elhadj Sory Sanoh a annoncé la fin de la crise avant de menacer d’appliquer la loi à ceux qui passeront à côté de cette décision.

Selon le préfet, la crise qui a laissé des traces dans tous les domaines d’activité connaîtra son épilogue dans les prochaines heures dans la préfecture. « Monsieur Camara de l’Office National des Pétroles est venu chez moi ce matin, on a échangé et il est prêt à livrer une certaine quantité à toutes les stations de N’zérékoré. Mais, faudrait-il que nous soyons tous gendarmes ou policiers. Parce qu’une fois l’essence à la station, il ne faut pas que ceux qui amènent les bidons soient plus privilégiés que ceux qui amènent leur engins (motos, voitures). Donc, je pense que d’ici le soir, la crise à N’zérékoré va prendre fin. Et donc, je demande à chaque citoyen, à chaque citoyenne d’être préfet, d’être maire, d’être gendarme, d’être policier pour que de telles choses n’arrivent pas à N’zérékoré ».

En outre, le préfet Elhadj Sory Sanoh menace d’appliquer la loi à toute personne qui ira à l’encontre de sa décision. « Je mets en garde tous les gérants de station, tous les pompistes, tous les revendeurs de carburant dans les bouteilles, qu’à partir de maintenant, toute personne prise entrain de revendre le carburant à un prix aussi cher, aura en face de lui les autorités », a martelé le préfet de N’zérékoré.

Il reste à savoir si cette menace des autorités sera mise à exécution.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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25 braquages à Conakry : 15 ans de réclusion criminelle contre les accusés

28 mai 2019 à 10 10 20 05205

Six présumés bandits de grand chemin, poursuivis pour vol à main armée et association de malfaiteurs, ont été fixé sur leur sort hier lundi, 27 mai 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Ibrahima Bah, Sékouba Keita, Mamadou Djouma Diallo, Ibrahima Ly, Amadou Sadio Barry (en fuite) et Mamadou Saidou Diallo (en fuite) sont accusés de 25 braquages à Conakry et à l’intérieur du pays. Ils ont écopé de lourdes peines de prison, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parmi les six accusés, deux (2) sont en fuite : Amadou Sadio Barry et Mamadou Saidou Diallo. Les quatre autres impliqués dans cette affaire : Ibrahima Bah, Sékouba Keita, Mamadou Djouma Diallo et Ibrahima Ly sont détenus à la maison centrale de Conakry depuis plus de 7 ans, soit le 23 avril 2012.

Tous ces accusés étaient renvoyés devant le tribunal criminel de Dixinn pour plusieurs braquages. L’une des attaques à main armée a eu lieu en 2012 à la gare routière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Cette attaque avait coûté la vie à un jeune mécanicien qui se rendait à son lieu de travail.

Mais, avant cet acte criminel de Bambéto, la bande est accusée d’avoir exécuté plusieurs autres braquages, notamment une attaque de touristes à Dalaba, une autre à Tolo dans Mamou, une attaque sur la route de Faranah et le braquage de diamantaires au quartier Bomboly, dans la commune de Ratoma, entre 2010 et 2012.

Pendant les interrogatoires devant le tribunal de Dixinn, tous les accusés ont nié les faits qui leur sont reprochés.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé avait requis la prison à perpétuité et une période de sûreté de 30 ans pour Ibrahima Bah et Sékouba Keita. Pour ce qui est de Mamadou Djouma Diallo et Ibrahima Ly, le ministère public a requis 20 ans de prison ferme avec une période de sûreté de 5 ans contre eux.

Un des avocats de la défense, Maître Abou Camara, a tout au long du procès dénoncé le manque de preuves à l’encontre des accusés. Selon lui, rien ne prouve la culpabilité de ses clients dans ce dossier. Il avait demandé au tribunal de Dixinn d’acquitter les accusés.

Finalement, le tribunal va condamner Ibrahima Bah, Sékouba Keita, Mamadou Djouma Diallo Ibrahima Ly à 15 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans. Les deux autres qui sont en fuite, Amadou Sadio Barry et Mamadou Saidou Diallo, sont également condamnés à 15 ans de réclusion et un mandat d’arrêt est décerné contre eux à l’audience.

Non satisfaits de la décision rendue par le tribunal, les avocats de la défense ont dit leur volonté d’interjeter appel.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Spéculations sur la mort d’un prisonnier à Mamou : les précisions du procureur

28 mai 2019 à 10 10 15 05155

Mémè N’Diaye était en prison pour le meurtre de Noumou Sadio Diakité (une femme âgée de 25 ans et mère de deux enfants). Il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 11 Mai dernier et conduit à la maison centrale de Mamou où il attendait l’ouverture de son procès pour viol suivi d’assassinat. Malheureusement, cet homme âgé de 30 ans ne comparaîtra plus devant un tribunal d’ici-bas pour expliquer les raisons qui l’auraient poussé à tuer Noumou Sadio Diakité (qu’il disait être sa copine). Le 25 mai dernier, ce jeune prisonnier est décédé.

A l’annonce de la mort de ce prisonnier hier, lundi 27 mai 2019, par le parquet de Mamou, plusieurs citoyens de la ville carrefour se sont mis à spéculer. Si tout le monde accepte le fait que Mémè N’Diaye ait tenté de s’évader, certains soutiennent que ce jeune détenu a été sévèrement battu par les gardes pénitentiaires, après sa tentative d’évasion.

Des allégations fermement démenties par le parquet du tribunal de première instance de Mamou, qui invite les gens à la retenue. « Ces pratiques-là sont complètement bannies au niveau de la maison centrale. Et, même moi, j’ai eu un entretien avec les prisonniers qui m’ont dit que la victime a effectivement fait une chute lors de sa tentative d’évasion… », assure Elhadj Sidiki Camara.

Au téléphone de Guineematin.com, le parquet du tribunal de première instance de Mamou a expliqué que Mémè N’Diaye a chuté d’un mur de 12 mètres de haut qu’il avait escaladé avec l’intention de s’évader de la maison centrale.

« Le vendredi dernier, après la prière de 17 heures, heure retenue pour la toilette des détenus, Monsieur Mèmè N’diaye a tenté de s’évader. Lorsqu’il est sorti de sa calle, il était muni d’un bol d’eau ; et, il s’est dirigé vers les toilettes. Subitement, il a jeté le bol d’eau, il est monté sur le toit des toilettes. Il a continué sur le mur pour marcher vers le dehors. Malheureusement, il a chuté de ce mur d’une hauteur d’environ 12 mètres. Il ne pouvait pas continuer parce qu’il était non seulement blessé, mais aussi nous avions mis des garde-fous. Ça fait que même si le détenu sort de la prison, il ne peut pas s’échapper. Il a été donc admis immédiatement aux soins. Mais, malheureusement, le lendemain matin (samadi 25 mai, ndlr) à 11 heures, il a succombé à ses blessures », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mamou.

A en croire le rapport médicolégal qui a été établi par l’agent de santé de la maison centrale de Mamou, « Mémè N’Diaye est décédé par suite d’un DCAVC, plus plaies traumatiques du crâne, du thorax, de l’épaule gauche et des membres inférieurs ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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GAC obtient un prêt de 750 millions de dollars : communiqué

28 mai 2019 à 9 09 34 05345

Guinea Alumina Corporation obtient un prêt de 750 millions de dollars, le plus important montage financier jamais établi pour un nouveau projet minier en Guinée et un grand pas pour l’économie du pays

Kamsar, le mardi 28 mai 2019 : Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC), l’un des chefs de file du secteur minier de la Guinée, a fait connaître aujourd’hui la conclusion fructueuse du plus important montage financier jamais établi pour un nouveau projet minier en République de Guinée, faisant ainsi progresser à la fois le projet d’exploitation de bauxite de GAC et l’économie guinéenne.

Ce prêt de 750 millions de dollars d’une durée de 12 à 14 ans a été accordé par des institutions financières de développement, des agences de crédit à l’exportation et des banques commerciales internationales. Il s’agit d’un précédent, puisque ce prêt représente le premier montage financier auquel ont participé ensemble des institutions multilatérales et des banques commerciales internationales pour un nouveau projet d’exploitation minière en Guinée.

Le succès obtenu par GAC dans le financement sans précédent de son projet assure une bonne visibilité à la Guinée dans les marchés financiers internationaux et redéfinit les paramètres de financement des projets guinéens, ouvrant ainsi la voie à un meilleur accès aux capitaux internationaux pour le pays et à la progression de son économie nationale.

Les fonds serviront à la mise en valeur de l’exploitation de bauxite ainsi qu’à l’infrastructure de transport connexe, dont l’amélioration du réseau ferroviaire multi-utilisateurs actuel et la construction d’installations portuaires durant la première phase d’investissements de GAC dans le pays.

Les ressources en bauxite de cette mine figurent parmi les meilleurs gisements au monde. La bauxite sert à produire l’alumine utilisée comme matière première par les alumineries, et l’aluminium sert à son tour de matière première pour les secteurs de l’aéronautique, de l’emballage et des transports.

Le projet d’environ 1,4 milliard de dollars d’Emirates Global Aluminium (EGA) en Guinée représente l’un des plus gros investissements jamais effectués au cours des 40 dernières années dans un nouveau projet dans ce pays, et fait partie intégrante du plan stratégique d’EGA visant à intégrer les secteurs en amont dans sa chaîne de valeur de production d’aluminium.

La construction d’une raffinerie d’alumine est envisagée au cours d’une phase future du projet.

Le CEO de GAC, Paulo Castellari, a souligné les avantages de cette entente : « Le partenariat établi avec les prêteurs de GAC garantit la réussite à long terme de notre projet guinéen et le financement obtenu coïncide avec la stratégie d’affectation des capitaux de notre actionnaire. Nous sommes déterminés à mener à bien et ensuite à exploiter l’exploitation minière de GAC conformément à des normes élevées, et ainsi contribuer à améliorer le développement durable de la Guinée et à stimuler son économie. »

La Société financière internationale (IFC) s’est engagée à financer un total de 330 millions de dollars, somme qui inclut une dette contractée auprès de banques commerciales. La Banque africaine de développement et Exportation et développement Canada ont consenti des prêts de 100 millions et de 150 millions de dollars, respectivement.

Le reste des fonds ont été obtenus auprès de deux institutions financières de développement européennes, dont The Emerging Africa Infrastructure Fund Limited, filiale du Groupe du développement des infrastructures privées, et de banques commerciales protégées contre les risques politiques.

Les banques commerciales participantes comprennent la Société Générale, le Groupe ING, Natixis, la First Abu Dhabi Bank (FAB), Emirates NBD et la Mashreqbank.

Société Générale a agi en tant que conseillère financière de GAC, et ING a dirigé le processus de vérifications diligentes du projet pour le compte des banques commerciales.

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a émis une assurance contre les risques politiques jusqu’à 129 millions de dollars au bénéfice des banques commerciales qui participent au prêt.

Dans la négociation de cet emprunt, GAC a retenu les conseils juridiques de Shearman & Sterling, S.D. Avocats, Akin & Gump Strauss Hauer & Feld LLP et Walkers. Allen & Overy, Bao & Fils et Maples & Calder étaient les conseillers juridiques des prêteurs. DLA Piper et Sylla & Partners ont agi en tant que conseillers juridiques du Gouvernement de la Guinée.

Le montage financier du projet a été approuvé à l’issue d’une analyse exhaustive de la performance et des engagements techniques, commerciaux, environnementaux et sociaux de GAC, de même que d’un processus de consultation publique. Le prêt est assorti d’une condition obligeant GAC à maintenir sa conformité aux normes de performance d’IFC, normes correspondant aux critères mondiaux de gestion des risques environnementaux et sociaux.

Sérgio Pimenta, Vice-Président, Afrique et Moyen-Orient de IFC, a déclaré que son organisation est heureuse de soutenir ce projet, car « il aidera la Guinée à accroître ses exportations et à stimuler sa croissance économique, notamment par un approvisionnement en biens et en services provenant de son marché national et par des améliorations considérables à ses infrastructures ferroviaires et portuaires. »

Le sous-sol guinéen est le plus riche au monde en minerai de bauxite, et la production de GAC renforcera encore davantage la position de fournisseur mondial de bauxite dont jouit la Guinée. La mine de bauxite de GAC devrait lancer ses activités au cours du second semestre de 2019 et produire 12 millions de tonnes par année une fois la production stabilisée. Globalement, la construction du projet de GAC est achevée à plus de 90%.

Au plus fort des activités de construction, plus de 4 600 personnes étaient employées sur le chantier de GAC, dont plus de 85 % de Guinéens. Pendant son exploitation, la mine devrait compter quelque 1 000 employés directs.

GAC investit également dans les systèmes de santé et d’éducation, la formation et les infrastructures des communautés environnantes.

Les institutions financières de développement fournissent et mobilisent des ressources financières pour les activités du secteur privé dans les pays en développement dans le but de favoriser la croissance économique et de réduire la pauvreté. Elles soutiennent uniquement les projets qui contribuent au développement et qui respectent des normes élevées de performance sociale et environnementale.

IFC est la plus grande institution mondiale de développement axée sur le secteur privé dans les marchés émergents. MIGA favorise les investissements directs dans les pays en développement en offrant des garanties contre les risques politiques aux investisseurs et aux prêteurs du secteur privé. IFC et MIGA sont membres du Groupe de la Banque mondiale.

EGA est le plus important producteur « d’aluminium de première qualité » au monde, et il compte des alumineries à Abou Dhabi et à Dubaï. EGA a lancé récemment les activités de production de la première raffinerie d’alumine des Émirats arabes unis, située non loin de son aluminerie d’Al Taweelah.

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une société guinéenne d’exploitation minière de bauxite et une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, l’un des plus grands producteurs d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Cor-poration of Dubaï. EGA exploite des alumineries à Dubaï et à Abou Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

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Démission de Ckeick Sako : « c’est un tsunami politique »

28 mai 2019 à 3 03 30 05305
Honorable Mamadou Diouldé Sow, député uninominal UFDG de Pita

Comme beaucoup d’acteurs politiques et de la société civile du pays, l’honorable Diouldé Sow, député uninominal de Pita, n’est pas resté indifférent face à la démission du ministre de la justice, Me Cheick Sako. L’élu de l’UFDG qui s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, parle d’un « tsunami politique ».

« C’est un ministre d’Etat qui vient de démissionner du gouvernement. C’est un tsunami politique qui vient de se passer. C’est un acteur important dans le maillon du gouvernement. Il désavoue publiquement, par sa démission, toute tentative de modification de la loi. Il l’a dit d’ailleurs dans sa lettre de démission publiée par les médias. Cela nous donne raison. Cela donne raison à l’opposition et à l’UFDG, notamment par rapport à tout ce qu’on a dénoncé sur la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé.

A savoir : les manquements à la loi et les nombreuses injustices dans ce pays. Aujourd’hui, il nous donne raison. Nous pensons que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre à partir de maintenant et la tentative de violation de la loi ne passera pas », a-t-il dit.

Cette démission est une surprise totale reconnaît ce député qui, comme la plupart des citoyens, n’avait pas eu vent de la position de l’ancien garde des sceaux par rapport au projet de nouvelle constitution. « A vrai dire, je ne le savais pas. C’est maintenant que je apprends qu’il n’est pas d’accord de la volonté d’Alpha Condé de changer la Constitution, qu’il n’est pas partant de la modification de la Constitution », indique l’honorable Sow.

En conclusion, l’opposant soutient que « le peuple de Guinée ne laissera pas passer cette forfaiture ».

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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