Kindia : un homme tué par la foudre à Foulaya

12 mai 2019 à 19 07 16 05165
image d’archive

Un homme de 65 ans a été tué par la foudre dans la soirée du samedi, 11 mai 2019 à Foulaya, un secteur de la sous-préfecture de Damakhaniya, dans la préfecture de Kindia. La victime, Léopold Bangoura, passait un appel téléphonique lorsque la décharge électrique s’est abattue sur lui. Il est décédé avant d’arriver à l’hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Dans la soirée du samedi, 11 mai 2019, une forte pluie s’est abattue sur plusieurs localités de la préfecture de Kindia. Et, celle-ci n’est pas restée sans conséquences. Sous cette pluie battante, Léopold Bangoura, 65 ans, a mis son téléphone à l’oreille pour passer un appel. C’est à ce moment-là qu’une décharge électrique s’est abattue sur lui. Ses proches l’ont évacué d’urgence à l’hôpital régional de Kindia. Mais, avant même d’arriver à l’hôpital, la victime était déjà morte.

« C’est aux environs de 19 heures que nous avons reçu le corps de monsieur Léopold Bangoura, 65 ans, cultivateur sous couvert de monsieur Pierre Camara, résidant tous à Foulaya. Les parents nous ont déclaré que le monsieur était en train de téléphoner au moment où il y a eu un éclair de tonnerre. C’est ainsi que la déchargé électrique l’a touché et il est tombé.

Ils lui ont fait un massage cardiaque avant de le conduire à l’hôpital régional, mais il était déjà mort avant leur arrivée. Après l’examen, on n’a trouvé aucune lésion sur son corps. Finalement, on a remis le corps à ses parents », explique Docteur Mory Camara, en service à la chirurgie de l’hôpital régional Alpha Oumar Oumar Diallo de Kindia.

Il faut dire que la saison pluvieuse s’annonce mal dans la préfecture de Kindia. Car, avant la mort de Léopold Bangoura, c’est une fillette de 12 ans et un bébé de 2 ans qui ont été tués dans la sous-préfecture de Bangouya. Là-bas, c’est un palmier, arraché par un vent violent, qui est tombé sur les deux victimes.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Abdourahmane Baldé aux anti-3ème mandat : « ne prenez pas Alpha Condé comme un ennemi »

12 mai 2019 à 15 03 18 05185
Abdourahmane Baldé, président de la nouvelle plateforme politique « La démocratie guinéenne en action »

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, samedi 11 mai 2019, Abdourahmane Baldé, le président de la nouvelle plateforme politique « La démocratie guinéenne en action » s’est exprimé sur le débat en cours autour du projet de changement de constitution visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Il dénonce non seulement les promoteurs d’un troisième mandat mais aussi les opposants à ce projet dont il trouve le combat complètement biaisé. Pour lui, la seule façon de sortir de cette situation est de faire avec le président Alpha Condé.

Décryptage !

Depuis quelques temps, l’actualité nationale est dominée par le débat autour d’un éventuel changement de constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les partisans du pouvoir et les opposants à ce projet s’activent, chacun de son côté, sur le terrain. Quel est votre regard sur cette situation ?

Abdourahmane Baldé : je pense qu’il y a deux choses fondamentalement : il y a tout d’abord la volonté de changement de la constitution, on l’a entendue dans la presse, et il y a ceux qui s’opposent à une modification de la constitution, ce qui fait deux choses. Nous, en ce qui nous concerne, nous estimons qu’il y’a quand même un problème. Nous voyons le problème sous un angle extrêmement pertinent à nos yeux. C’est que les deux camps, je pense qu’ils font tous dans des erreurs.

Je m’explique : je commencerai d’abord par le camp qui s’oppose à une modification de la constitution. Je pense, au sens propre du terme, qu’il y a une possibilité de modification de la constitution, sauf un certain nombre de dispositions déjà verrouillées dans la constitution actuelle. Changer la constitution et toucher à certaines dispositions de la constitution font deux.

Je pense que ce qui n’est pas du tout bien, c’est la volonté du président de la République de s’éterniser au pouvoir si jamais il se prononçait en faveur de sa reconduite à la tête de l’Etat guinéen. Alors, dire qu’on ne doit pas modifier la constitution, c’est déjà violer la constitution. Mais vouloir de l’autre côté modifier un certain nombre de dispositions de la constitution, notamment la disposition portant sur la laïcité, le caractère républicain de la Guinée et le nombre de mandats présidentiels est aussi violer la constitution. Je pense que ça ce sont les dispositions qui sont déjà verrouillées. Mais je pense tout de même qu’il y a des dispositions de la constitution qui peuvent être modifiées dans l’esprit même de la loi par le président de la République qui ne concernent en rien le nombre de mandats.

Alors, changer la constitution, c’est aussi aller à l’extrême de la volonté de toucher à cette constitution. Mais dans les deux cas, je pense que le débat ne devrait pas être là. Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la Guinée s’est enfoncée pendant ces 10 dernières années dans l’obscurantisme. Nous ne sommes pas en train d’avancer. On va beau discuter de la volonté de combattre ceux qui veulent modifier ou ceux qui veulent changer la constitution, on va beau rejeter ceux qui ne veulent pas de la modification de la constitution, je pense que jusqu’à nos jours, nous n’avons pas obtenu des leaders sérieux qui peuvent lutter contre si vous voulez les fraudes électorales. Pour nous, ceux qui n’ont pas pu lutter contre les fraudes électorales, combattre pour la transparence des élections, ne peuvent pas empêcher la dictature au pouvoir.

Vous ne pouvez pas être complice d’un chef d’Etat qui a voulu modifier des résultats électoraux, l’expression de la volonté populaire à travers les urnes pendant des élections et prétendre lutter contre la dictature. Je pense personnellement que tous les deux groupes, sont dans un cercle vicieux qui est inventé depuis la conférence de Berlin. Le guinéen, de manière particulière, et les africains de manière globale tout comme certaines parties du monde, sont maintenu dans la pauvreté voulue et choisie par ceux qui étaient présents lors de la conférence de Berlin. Jusqu’à nos jours, nous avons connu une faillite dans nos pays. Nous ne parvenons pas à créer des institutions inclusives parce qu’on nous a imposé des institutions extractives, et c’est ce qui nous amène à nous prononcer ce matin.

Nous pensons que le président Alpha Condé a toujours été un bon panafricain, mais aujourd’hui, il est pris en otage par un système extractif de domination coloniale, d’impérialisme étrangère qui l’a empêché de poser des actes qu’il veut. C’est pourquoi je pense qu’on ne va pas aller jusqu’à l’extrême, jusqu’à le stigmatiser. Il faut tout faire pour qu’il soit de notre côté, il faut tout faire pour qu’il soit du côté des Guinéens pour éviter un carnage à la Guinée. Je pense qu’Alpha lui-même ne peut pas contrôler ce qui se passe dans notre économie. Il ne peut plus. Ce qui se passe à Boké dans les mines, aucun ministre n’a un droit de regard sur ce qui se passe Boké.

Nous avons été pris en otage, les Guinéens, tous, sont dans une pauvreté qui parait extrêmement difficile à gérer. Ça n’a rien à avoir avec une communauté, ça n’a rien à avoir avec une génération. Nous sommes tous pris en otage. Parce que nous n’avons pu créer des institutions inclusives qui peuvent aider au développement économique. Le problème réel de la Guinée, c’est qu’on combat l’élite de la Guinée. On fait tout pour nous imposer des individus inféodés à des étrangers, on nous dicte une possibilité de modification de nos lois tout simplement parce qu’ils ne veulent pas que la Guinée profite de ses richesses.

Guineematin.com : à vous entendre, on a l’impression que vous ne soutenez ni le changement de constitution ambitionné par le pouvoir ni ceux qui s’opposent à ce projet. Quelle est alors votre position sur ce sujet ?

Abdourahmane Baldé : moi ma position, elle est très claire. Moi je pense d’abord que nous avons une Assemblée nationale qui devrait être un espace de discussion, un espace de débat, un cadre légitime d’échange. Cette Assemblée nationale n’est plus. Nous devrions nous organiser pour enterrer des députés qui sont qualifiés par certains de périmés. C’est une Assemblée obsolète qui est déjà un nid de la dictature, qui a pris les lois de la République en otage. Parce qu’elle-même qui doit légiférer, elle n’est plus légitime, elle n’est plus légale. Les députés actuels à l’Assemblée, ne sont plus légitimes. Et voilà le problème encore une fois. Nous notre position, c’est qu’il faut combattre la domination étrangère. Le problème, ce ne sont plus les Guinéens.

Ce ne sont pas les Guinéens qui empêchent le développement de la Guinée, mais ils ont vite compris dans leurs écoles, avec la vision de ceux qui nous ont toujours gouvernés, qui ont eu la volonté de dominer l’Afrique, qu’il faut centraliser le pouvoir politique en Guinée. Les populations de Kankan n’ont pas de problème avec les populations de Labé, les populations de N’zérékoré n’ont pas de problème avec les populations de la Basse Guinée. Nous avons tout simplement été pris en otage par un oubli étranger qui a confisqué le pouvoir politique en Guinée et qui a instauré, qui a renouvelé des institutions extractives qui nous empêche de nous épanouir. Des étrangers qui ont pris en otage notre économie. Rien ne marche.

Je pense que ceux qui sont contre un troisième mandat sont pris en otage, ceux qui sont pour un troisième mandat sont pris en otage. Imaginez quelqu’un qui demande la modification de la loi ou qui demande le changement de la constitution parce qu’il a envie d’avoir aujourd’hui une voiture, qu’est-ce que lui il veut pour la prochaine génération de la Guinée ? Qu’est-ce que lui il veut pour la Guinée après 100 ans, après même 80 ans, après 50 ans ? Qu’est-ce que lui il veut pour la Guinée ? Celui qui ne veut pas la modification de la constitution, qui n’a que ses émotions et ses muscles pour parler, qui sort et qui dit que moi je ne veux pas que la constitution soit modifiée, qui envoie le président dans le radicalisme.

Tant que le président est du côté des Guinéens, on n’a pas de problème. Mais, dès qu’on va le mettre dans la radicalité, quand on va le mettre dans une position extrême qui va l’obliger à tomber dans le piège de la violence, c’est des millions de guinéens ou des milliers de guinéens qui risquent leurs vies encore. Je pense qu’il faut bien entendu dire clairement que nous avons besoin, nous avons envie que le président de la République soit du côté des Guinéens et qu’il voit au-delà de ses yeux, qu’il voit au-delà de sa propre personne, qu’il voit l’intérêt de la Guinée. Nous savons combien il est en difficulté, c’est vrai. Il y a un oubli interne, un système interne à l’interne depuis des décennies que lui-même a toujours combattu, que pratiquement il n’a pas pu éradiquer à 100%.

Il y a un oubli étranger qui est contre les intérêts de la Guinée qui risquerait de le prendre en otage. Il lui sera extrêmement difficile de sortir de là. Je pense que lui, doit accepter de penser à la Guinée après 20 ans et 30 ans, après 50 ans et après 100 ans. Que les intellectuels guinéens doivent se retrouver du moment où il n’y a plus de parlement pratiquement, du moment où il n’y a plus d’espace de débats démocratique, les fils dignes de la Guinée devraient se retrouver pour insuffler une nouvelle dynamique politique pour que la Guinée puisse sortir de l’obscurantisme dans lequel nous sommes.

Guineematin.com : vous êtes à la tête d’une nouvelle plateforme politique, quelle est sa vision ?

Abdourahmane Baldé : la vision de cette nouvelle plateforme justement c’est d’abord de combattre la domination étrangère. Où se trouve l’or de la Guinée ? Où va l’argent de la bauxite guinéenne ? Aujourd’hui vous-mêmes vous vous rendez compte, quand vous prenez vous regardez les bâtiments de la Guinée, les tôles que nous avons sur nos propres bâtiments, c’est des tôles qui sont complètement foutues. Vous achetez des tôles, quelques deux mois, trois mois ou un an, les tôles perdent leur couleur. Vous n’avez pas où aller vous plaindre. Parce que tout simplement, nous envoyons de la bauxite mais on nous amène en retour des fers simples pour mettre sur nos toits.

Il faut aller vers l’industrialisation de la Guinée, de l’Afrique de manière générale. Il faut aller vers les technologies modernes pour développer la Guinée, pour accroitre la production locale, pour décentraliser le pouvoir politique pour que les citoyens à la base dans les villages puissent être les vrais propriétaires terriens, les vrais propriétaires des richesses de la Guinée, les vrais leaders politiques de la Guinée. Nous, nous pensons que nous n’avons pas encore trouvé la solution. Si vous donnez le pouvoir à ceux qui parlent de troisième mandat qui ont envie de maintenir Alpha Condé au pouvoir, si vous leur donnez, la Guinée ne pourra pas sortir de l’ornière.

Ceux qui se battent contre, nous comprenons ceux qui se battent contre un troisième mandat sincèrement, mais nous estimons que la méthode n’est pas appropriée. Il faut retirer Alpha Condé du système dans lequel il est confiné. Il faut tout faire pour se battre pour qu’il sorte du système et qu’il revienne du côté des Guinéens qui veulent de la famille guinéenne, de la famille démocratique. Il ne faut pas avoir Alpha comme ennemi, il faut l’avoir de notre côté pour ne pas qu’il se radicalise pour ne pas que les principes de la démocratisation de la Guinée soit difficiles.

Guineematin.com : un autre sujet fait débat aujourd’hui en Guinée, c’est l’adoption du code civil révisé qui interdit à un homme d’épouser une deuxième femme sans l’accord préalable de sa première épouse. Comment appréciez-vous cette loi ?

Abdourahmane Baldé : c’est une insulte aux valeurs africaines. C’est une trahison contre le peuple de Guinée qui a contribué à l’élection de ces députés que j’appelle désormais les soi-disant députés. Parce qu’ils sont obsolètes, ils ne sont plus représentants légitimes du peuple à mon avis. Moi je pense que, aller jusqu’à dire que pour qu’un homme épouse deux femmes, il faut qu’il obtienne l’accord de sa première femme, je ne dis pas que c’est impossible, parce qu’on a connu des situations dans lesquelles des femmes ont épousé une seconde femme pour leurs époux.

Mais, ça c’est des cas extrêmement rares. Je pense que nous sommes en train tout simplement de mettre des complexés au-dessus de nos têtes pour qu’ils viennent nous imposer quelque chose qui ne ressemble à rien à nos cultures et à nos valeurs. Je pense que l’homme africain, qu’il soit musulman ou autre, doit être en mesure de choisir.

Ceci est une expression de la volonté de confisquer des droits et des libertés naturelles chez l’homme africain. Je pense ça ne ressemble pas à notre communauté, ça ne ressemble pas à notre société. Je ne suis pas d’accord à ce qu’on dise que pour qu’un homme épouse deux femmes, il faut qu’il ait l’accord de la première femme. Moi je suis un musulman, il ne faut pas quand même nous dire qu’il faut que je trahisse l’islam pour que je sois un bon guinéen. C’est vrai que nous sommes dans la laïcité, mais c’est parce que l’Etat reconnait, la loi reconnait d’abord la liberté religieuse que nous avons parlé de laïcité. Il ne faut pas dire qu’il faut que moi je me départisse de l’islam pour que je puisse vivre en Guinée.

Même les députés qui ont voté cette loi sont des polygames. Dans la plupart des cas, ce sont des polygames. Je ne suis pas d’accord avec la violation des droits de la femme. Parce que l’islam lui-même n’encourage pas l’exploitation ou une surexploitation de la femme, la violation des droits de la femme. C’est l’islam d’abord qui est à l’origine de la promotion et de la protection des droits de la femme. C’est vrai que nous ne sommes dans un Etat islamique mais aller jusqu’à voter une telle loi, pour moi les députés sont allés à l’extrême.

Guineematin.com : vous êtes jeune et vous êtes aussi président d’une plateforme des jeunes, quel message vous avez aujourd’hui à l’endroit de cette jeunesse guinéenne ?

Abdourahmane Baldé : moi je pense que nos ainés, ils sont en perte de vitesse. Ils n’ont pas compris quelle vision ils portent pour la Guinée ou ils n’ont pas de vision pour la Guinée. Et moi aujourd’hui, je ne vois aucune alternative opposée à cette jeunesse. Il n’y a pas une offre faite à cette jeunesse. Je vais prendre un certain nombre d’exemples. Il y a des millions et des millions de séminaires, d’ateliers organisés que nous-mêmes à un moment donné, nous avons organisés, qui renforcent les capacités des jeunes sur l’entreprenariat, mais il n’y a pas d’accompagnement des jeunes dans le domaine de l’entreprenariat. Les parties politiques eux-mêmes sont des nids de la dictature. Ce sont les sources de dictature.

Parce que vous avez un leader politique qui a été président d’un parti politique, qui reste président pendant des années et des années sans alternance pratiquement démocratique. On va vous dire qu’il y a eu congrès. Mais étant le seul pratiquement financier de son parti politique, il devient le seul homme fort. Donc, il n’y a aucune possibilité pour un jeune militant d’un parti politique d’opter d’arriver, d’atteindre des positions qui lui permettent de diriger. C’est extrêmement compliqué. Le président de la République a attendu que la situation lui soit très compliquée pour que lui aussi il mette en exécution. Malin qu’il est, homme politique qu’il est, il se demande si les gens vont accepter de lui accorder un troisième mandat.

C’est maintenant qu’il nomme un certain nombre de jeunes qui sont pourtant talentueux, qui sont très intelligents depuis même ou avant qu’il ne soit élu en 2010. Je pense qu’il n’y a aucune alternative pour les jeunes. Donc, ce que je vais dire à cette jeunesse, ne brulons pas la Guinée, ne tuons pas, ne cassons pas, ne détruisons pas notre pays. Acceptons au moins de vivre en paix même si la pauvreté nous dérange.

La plupart des jeunes aujourd’hui, c’est des gens qui sont extrêmement pauvres. On n’a pas reformé le système éducatif, on ne nous a absolument rien donné, il n’y a pas de jeunes ministres au sens propre du terme. La constitution elle-même constitue notre droit de nous révolter et de demander à être candidat parce que qu’il faut avoir 36 ans à ce que je sache pour être candidat aux élections présidentielles. Toutes les élections nationales sont confisquées.

Personne n’a la possibilité d’être député s’il n’appartient pas à un parti politique, d’être président République s’il n’est pas dans un parti politique. Or, les partis politiques, comme je l’ai dit, sont des nids de la dictature. Il ne sert à rien de se jeter des cailloux. On a déjà la pauvreté dans nos cœurs, nous sommes en train de souffrir. Qu’on le dise ou pas, les jeunes qui souffrent le plus aujourd’hui, sont ceux qui sont à la fonction publique, dans la plupart des cas qui sont payés près deux millions.

Dites-moi, comment quelqu’un qui a 2 millions peut avoir aujourd’hui une maison à 1.500.000 en location, peut envoyer son enfant à l’école, d’abord peut se marier parce que le mariage est devenu extrêmement couteux ? Pratiquement, on achète maintenant. Il faut que vous disposiez de 50 millions pour que vous puissiez vous marier (…) Dans toutes les sociétés, les jeunes qui sont employés vivent avec des salaires qui les maintiennent dans une pauvreté éternelle.

Ça c’est un. Deuxièmement, il y a la pauvreté sociale, les écoles : les enseignants qui forment dans les écoles, ils forment avec des leçons de Wikipédia. Il n’y a pas de centres de recherches dignes de nom. On a tout fait pour tuer des écoles, on a tout fait pour assassiner la science, on a absolument rien à notre disposition qui nous permet de nous épanouir. Donc, à cette jeunesse, mobilisez-vous autour de ce font que nous venons de mettre en place, et refusez d’être des preneurs de sacs éternels (…)

Même si nous sommes pauvres, restons unis, refusons la violence. Parce que la violence nous rendra plus pauvres. Il ne faut pas prendre Alpha Condé comme un ennemi. C’est extrêmement grave. Si ceux qui disent qu’ils sont pour un troisième mandat sont des amis à Alpha, ceux qui disent qu’ils ne sont pas pour un troisième mandat, soyez des amis à Alpha. S’il est mauvais, changez-le. Mais, vous ne pouvez pas le changer lorsque vous créez un fossé entre vous et lui. Envoyez-lui de l’amour, donnez-lui des pots fleurs, maintenez-le dans votre cœur, montrez-lui que vous n’êtes pas ses adversaires, maintenez-le à côté de vous pour ne pas qu’il décide, lui, d’utiliser la violence contre vous.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Brooklyn (USA) : une délégation de l’UFDG au centre d’une controverse

12 mai 2019 à 14 02 16 05165
Elhadj Diouma Diallo (image d’archive)

Une délégation du bureau exécutif national de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), conduite par l’honorable Abdoulaye Diouma Diallo, en tournée de renouvellement des fédérations du parti aux Etats-Unis d’Amérique est confrontée actuellement à une fronde interne de la jeunesse du parti contre le secrétaire fédéral de Brooklyn, Mouctar Barry, a appris Guineematin.com auprès de la communauté guinéenne de New-York.

L’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo et sa suite ont supervisé un congrès fédéral en catimini au domicile privé de Hadja Hassatou Sall, tenez-vous bien, à 4 heures du matin. C’était le lundi, 22 avril 2019. Cette réinstallation du secrétaire fédéral sortant, Mouctar Barry, s’est déroulée en l’absence des représentants des jeunes de l’UFDG de Brooklyn.

Il semble aussi que la délégation du bureau exécutif national de l’UFDG a négocié fort avec Monsieur Samoura pour que ce dernier retire sa candidature en vue de faciliter la réélection de Mouctar Barry.

C’est pourquoi, dans une correspondance adressée à Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo, chef de mission, les jeunes UFDG de Brooklyn dénonce « un théâtre dilatoire orchestré » par le secrétaire fédéral sortant de Brooklyn, Mouctar Barry, avec « les bénédictions » de l’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo : « je rappelle que cette politique d’exclusion est contraire aux idéaux du parti. Je vous renvoie à l’article 16 alinéa 3 des statuts et règlement intérieur du parti qui détermine ceux qui doivent prendre part au congrès (les congressistes)et la procédure des opérations pour les congrès des fédérations, nous constatons que cette disposition a été violée sous l’égide du chef de mission et sa délégation. Après la fermeture de la salle du congrès, nous avons appris que vous vous êtes rendus de façon catimini dans la concession d’un responsable pour sélectionner et valider le bureau fédéral en violation de l’article ci-dessus, qui dispose que c’est seulement les 9 premiers responsables des bureaux spéciaux, les 9 premiers responsables des sections et les 9 premiers responsables du bureau fédéral sortant qui élisent le bureau fédéral » écrit le premier responsable des jeunes UFDG de Brooklyn, Abdourahmane Diallo.

Considérant alors « que ces dispositions ont été violées sous votre bénédiction, le bureau de la jeunesse conteste cette sélection du bureau fédéral et dénonce ces pratiques frauduleuses car elles sont contraires aux textes et valeurs de l’UFDG. Vu ces violations répétées des statuts et règlement intérieur du parti, le bureau de la jeunesse conteste la légitimité et la légalité du bureau fédéral et rejette les résultats de cette sélection du bureau fédéral. Et nous demandons la reprise intégrale du congrès conformément aux dispositions des statuts et règlement intérieur du parti. Nous rappelons que nous disposons de preuves palpables (videos des opérations) du 22 avril 2019, à Brooklyn. Le moment venu nous allons les mettre à la face du monde » a-t-il conclu et prévenu.

Elhaj Ousmane Kourou Diallo

Interpellé sur la question, Elhadj Alpha Ousmane Diallo, membre du bureau exécutif national de l’UFDG, explique la délégation de l’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo est arrivée en retard dans la salle où le congrès devait se tenir. Il ne pouvait plus continuer parce que la réservation venait d’expirer. Ils ont alors été expulsés de la salle. C’est en ce moment qu’ils ont décidé d’aller chez Hadja Hassatou Sall qui avait de la place pour contenir des congressistes composés exclusivement de vieux et de femmes.

« Les jeunes n’étaient pas représentés. Ceux qui étaient présents ont estimé qu’ils sont majoritaires et que le quorum était largement atteint. Mouctar Barry, secrétaire fédéral sortant était le seul candidat. Il a été réélu par les membres présents » a-t-il expliqué.

Abordant la question du courrier envoyé à la délégation du bureau exécutif national, Elhadj Alpha Ousmane Diallo se montre catégorique : tout est possible sauf la reprise du congrès fédéral de Brooklyn.

Au sein de la communauté guinéenne, on rapporte que Moutar Barry est très populaire chez les vieux et les femmes mais impopulaires chez les jeunes qui sont les plus nombreux et presque tous intellectuels.

Et les supporters de Mouctar Barry soupçonnent le premier responsables des jeunes UFDG de Brooklyn, Abdourahmane Diallo de rouler pour le RPG Arc-en-ciel, parce que tout simplement il se montre parfois très critiques à l’endroit du président du parti, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo.

Pour être tout à fait complet, rappelons que ce sont ces jeunes qui avaient invité l’honorable Ousmane Gaoual Diallo sans passer par le parti. Et, finalement, le député uninominal de Gaoual avait été empêché d’effectuer ce déplacement. Depuis lors, la direction nationale de l’UFDG semble n’avoir rien fait pour aplanir les divergences.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation contre le manque d’électricité à Kindia : 2 gendarmes blessés

12 mai 2019 à 14 02 01 05015

La matinée a été mouvementée dans la ville de Kindia ce dimanche, 12 mai 2019. Mécontents contre le manque de courant électrique dans de nombreux quartiers de la ville, des citoyens ont érigé des barricades à divers endroits, paralysant les activités et entraînant des blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des jeunes et des femmes de plusieurs quartiers de la commune urbaine de kindia ont manifesté dans les rues contre le manque de courant dans la cité. Les manifestants ont érigé des barricades à de nombreux endroits, bloquant la circulation.

Les manifestants sont entrées en action aux environs de 6 heures du matin. Les citoyens de plusieurs quartiers ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur colère face à l’incapacité du gouvernement Alpha Condé de leur fournir régulièrement de l’électricité, surtout à cette période de jeûne musulman.

Du quartier Wondima à l’Abattoir 1 en passant par Sambaya, la Gare et le quartier Yèwolé, les jeunes ont baricadé les routes, empêchant la circulation de tout engin roulant.

Diouhé Diallo

Les manifestants proferaient des injures et de menaces à l’endroit du directeur d’EDG de Kindia. « On n’a pas le courant à Yèwolé. Cela fait 10 jours. On est allé voir le directeur pour lui dire clairement qu’on n’a pas de courant dans notre quartier. Il nous a promis qu’il va déployer des agents. Hier encore, il a parlé des bois qui sont tombés sur des fils, causant des dégâts. Donc, chaque fois c’est des fausses promesses. C’est pourquoi nous avons baricadé les routes pour qu’on nous serve du courant » , déclare le manifestant, Diouhé Diallo.

Alseny Sylla

Alseny Sylla, chef de quartier de la Gare, interrogé par Guineematin, dira que les agents de la guinéenne d’électricité ( EDG) ont promis de ramener le courant.  » Les jeunes ont manifestés parce qu’ils voient le courant dans les autres quartiers.Or, chez nous ici, il n’y a pas de courant cela fait 5 jours. Donc, c’est à cause de cela qu’ils sont sortis dans les rues. Mais, les techniciens d’EDG nous ont promis d’envoyer le courant d’ici le soir. Pour le moment nous sensibilisons les manifestants », a expliqué le chef de quartier.

Selon Fatou Seydi Diallo, ménagère au quartier Wondima, la coupure de courant entraîne la pourriture de leurs aliments en cette période de Ramadan. <<Nous avons préparé les sauces pour qu’on puisse se nourrir pendant ce mois de ramadan. Il n’ya pas de courant. Tout est pourri. Regarder sur la table, on doit jeter tout cela. Nous vivons difficilement à Kindia. Chaque plat qu’on prépare et qu’on veut conserver, pourri avec nous. Aujourd’hui, on a peur de préparer et garder dans le frigo. Je demande à ce qu’ils arrêtent de nous torturer. S’il y’a le courant, il faut nous aider », demande madame Fatou Seydi.

Il faut préciser que la gendarmerie et la police, qui ont tenté de dissuader les manifestants, ont usé de gaz lacrymogène. Deux gendarmes ont été blessés.

Cette manifestation intervient huit jours après la visite à Kindia du président Alpha Condé où ses supporters appellent à une modification de la Constitution pour lui permettre de parachever ses œuvres. Parmi ces supporters, le ministre de l’énergie, Cheik Tailiby Sylla qui peine à concrétiser les promesses du président Alpha Condé après 9 ans passés au pouvoir et des milliards investis dans le domaine de l’électricité.

De Kindia, Amadou Bailo batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 51 67 96

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Kankan : les 58 maires de la région outillés sur l’ANAFIC

12 mai 2019 à 13 01 34 05345

Comme annoncé précédemment, les administrateurs territoriaux (gouverneur et préfets) et les élus locaux (maires) de la région administrative de Kankan étaient en conclave hier samedi, 11 mai 2019, dans les locaux du gouvernorat de Kankan.

Initiée par le gouverneur de la région, le général Mohamed Gharé, la rencontre visait à outiller ces responsables locaux sur le fonctionnement de l’Agence Nationale du Financement des Collectivités (ANAFIC), a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Elhadj Abou Sidibé

Cette journée de concertation et d’appropriation du contenu de l’ANAFIC, a réuni les 58 maires des communes urbaines et rurales de la région administrative de Kankan. « On a réuni les 58 élus locaux pour leur expliquer c’est quoi cette agence, mais aussi qu’est-ce qu’elle doit faire. Mais aussi, pour expliquer aux différents cadres, maires et aux préfets qui sont les principaux acteurs dans le domaine, quels sont leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre de l’ANAFIC », a indiqué Elhadj Abou Sidibé, chef service régional ANAFIC.

Ce responsable a expliqué que l’Agence Nationale du Financement des Collectivités est un établissement public autonome, mis en place par le gouvernement. Elle a la charge de mettre en œuvre le fonds national du développement local, assurer le financement des micros projets dans les collectivités et assurer la formation des élus locaux. Dans le cadre de cette initiative, poursuit-il, chaque mairie va bénéficier d’un montant d’un milliard de francs dans un premier temps. « Après on ajoutera d’autres montants. On ajoutera ces montants sur la base des critères définis par l’ANAFIC », a-t-il dit.

Quant à l’utilisation de ces montants qui seront alloués aux différentes mairies, Elhadj Abou Sidibé assure que toutes les dispositions nécessaires ont été prises à cet effet. « Le gouvernement guinéen a pris tout le personnel du programme d’appui aux collectivités villageoises PACV, pour l’envoyer à l’Agence Nationale du Financement des Collectivités ANAFIC. Depuis de nombreuses années, le PACV a avancé sans détournement, parce que nous avons des procédures rigoureuses. J’ai toujours dit que l’argent du PAVC, c’est de l’argent satan, si tu prends, tu vas le remettre parce que les procédures ne te permettrons pas. Alors si on nous envoie l’ANAFIC, il est clair que nous aurons les mêmes comportements et procédures », a rassuré le responsable régional de cette agence.

Sékou Traoré

A l’issue de cette journée de travail, les élus locaux de la région ont exprimé leur joie et leur satisfaction au sujet de cette initiative du gouvernement guinéen qui vise à promouvoir le développement à la base. Sékou Traoré, le maire de la commune rurale de Sibidibaro dans la préfecture de Kérouané salue également l’organisation de cette rencontre de Kankan. « Nous remercions les responsables par rapport à ce que nous venons de suivre, parce qu’il nous on outillés sur des documents nécessaires, afin de nous préparer sur ce qui nous attend, cela nous va droit au cœur », a dit l’élu de Sibidibaro.

De son côté, le gouverneur de Kankan, dans son discours de clôture de cette rencontre, a d’abord remercié les élus locaux pour le déplacement avant de souligner que le développement local n’avait jamais été effectif depuis l’indépendance guinéenne de la Guinée comme c’est le cas aujourd’hui. « Nous savons que la politique de décentralisation a commencé dans notre pays depuis la première République. Mais que la politique de décentralisation soit un vrai outil de développement, c’est grâce au président Alpha Condé. L’ANAFIC est une première dans notre pays et dans la sous-région », a-t-il rappelé.

A rappeler qu’au sortir de cette rencontre, une déclaration a été lue au nom des 58 maires de la région de Kankan, dans laquelle les élus locaux invitent le président Alpha Condé à proposer une nouvelle constitution à la Guinée avant la fin de cette année.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Avis de recherche

12 mai 2019 à 10 10 08 05085

Nous recherchons la famille d’une femme d’environ 60ans, mince , de teint noir, vêtue de Wax rouge. Elle a été victime d’un accident de la circulation survenu le vendredi dernier, 10 mai 2019, aux environs de 17 heures au niveau de Kountia autoroute, du côté de la décharge.

Nous prions toute personne connaissant la victime ou sa famille de se manifester, en appelant le 625778836 ou en contactant le commissariat du Km36 ou encore l’une des mosquées de Kountia – Km36 ou le chef du quartier Km36.

Merci de faire circuler l’information dans votre entourage.

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Mosquée Turque de Bambéto : fin du concours de mémorisation du Saint Coran

12 mai 2019 à 5 05 41 05415

Le concours de lecture et de mémorisation du saint Coran, organisé par l’Association pour le Développement de Donghol Touma, a pris fin ce samedi, 11 mai 2019, à la mosquée Turque de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Pendant quatre jours, 59 candidats se sont mesurés, sur les 67 inscrits. Au total, 23 parmi eux sont sortis victorieux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités religieuses et politiques, notamment le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, des représentants du ministre des travaux publics et du secrétaire général des affaires religieuses.

L’initiateur du concours, Oustaze Mouhamadou Bah, satisfait de la réussite de cette organisation qui est à sa première édition, est revenu sur les objectifs qui étaient recherchés. « Les objectifs de ce projet sont, entre-autres, permettre l’identification et l’union entre les filles et les filles ressortissants et sympathisants de la sous-préfecture de Donghol Touma (dans Pita, ndlr) pour un développement harmonieux et l’entraide sociale entre les originaires ; la promotion et l’encouragement de la mémorisation du saint Coran à travers les concours l’implantation des foyers coraniques dans la sous-préfecture ; la lutte contre l’ignorance, la délinquance juvénile, l’échec scolaire, la pauvreté et le chômage dans le pays », a-t-il énuméré.

Oustaze Mahmoud Bah, coordinateur de l’Association pour le Développement de Donghol Touma a mis l’occasion à profit pour rappeler les réalisations à mettre à l’actif de leur mouvement. « Nous avons pu réaliser, sur le plan social, la construction et la rénovation de notre collège ; l’assistance financière et matérielle auprès des personnes sinistrées lors des incendies mystérieux des cases et de maisons de 2017 à nos jours à la hauteur de 500 millions de francs guinéens, et tant d’autres projets réalisés. Sur le plan culturel, l’organisation de cette première édition du concours de mémorisation du saint Coran entre les filles et les fils de Donghol Touma. Cet événement constitue l’aboutissement d’un travail collectif considérablement mené dès le début du mois de septembre 2018. Dès lors, plusieurs personnes participent d’une manière ou d’une autre à la réussite de cette organisation. Sur le plan économique, les projets sont en cours de réalisation pour le développement des principales activités qui sont, entre-autres, l’agriculture, l’artisanat, l’élevage et le commerce ».

Prenant part à cette cérémonie, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a salué cette initiative. « Nous sommes là pour montrer que la foi, la spiritualité constituent l’une des priorités du gouvernement. Nous voudrions vous dire que c’est une belle activité que soutenons et encourageons. D’ailleurs hier, le Premier ministre, chef du gouvernement, était au palais du peuple pour le lancement officiel du concours national de lecture et mémorisation du saint coran. Donc pour nous, une jeunesse pieuse est une jeunesse citoyenne qui va adopter les bonnes attitudes qui vont renforcer la cohésion nationale, la paix mais les activités de développement de notre pays », a dit Mouctar Diallo.

Le premier lauréat de ce concours se nomme Ibrahima Dramé, étudiant en première année à l’Université de Sonfonia, au département Langue Anglaise. Il n’a pas caché sa satisfaction d’être sorti premier de cette compétition. « Je suis très content de maman aujourd’hui, parce que c’est elle qui m’a poussé, qui m’a chauffé pour en arriver là. Je remercie aussi les initiateurs de ce projet. Mon rang de premier est le fruit d’un travail dur parce que je travaillais de jour comme de nuit, sans cesse. Je n’avais presque pas de repos. Je demande à tous les jeunes de s’intéresser à la mémorisation du Coran et surtout à connaitre aussi son contenu, parce que tout est dedans », a laissé entendre le jeune lauréat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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