Cellou Dalein sur les conseils de quartiers et de districts : « des auxiliaires précieux pour la fraude électorale »

22 mai 2019 à 21 09 19 05195

L’opposition républicaine ne digère toujours pas l’éternel retard qui est en train d’être accusé dans la mise en place des conseils de quartiers et de districts. Et, au sortir d’une plénière qu’elle a tenu ce Mercredi, 22 Mai 2019, au QG de l’UFDG, les opposants au régime d’Alpha Condé ont réitéré leur engagement à lutter pour le respect de la loi en la matière, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le chef de file de l’opposition guinéenne et président de l’UFDG qui a fait l’annonce. Avec un ton ferme, Cellou Dalein Diallo a fait savoir que l’opposition républicaine est déterminée à conduire ce combat jusqu’au bout.

« Nous allons exiger que la loi soit appliquée en ce concerne la mise en place des conseils régionaux, des conseils de quartiers et de districts. Comme ils ont perdu même avec les faux résultats, ils savent qu’ils vont perdre beaucoup de quartiers. Or, comme ça ce sont des auxiliaires précieux pour la fraude électorale, à l’occasion des élections nationales, ils ont décidé tout simplement de ne pas mettre en place ces conseils. Alors que la loi est claire, c’est quinze (15) après l’installation des exécutifs des conseils communaux qu’on devrait mettre en place les conseils de quartiers et de districts », a indiqué le leader de l’UFDG.

Or actuellement, ajoute le chef de file de l’opposition guinéenne, c’est 100% des districts et des quartiers qui est dirigé par des gens nommés par le RPG. « Ils ne veulent pas que cette situation change. L’opposition républicaine réitère son engagement à exiger, à obtenir par tous les moins légaux, le respect de la loi. Ce n’est pas une concession, on demande que la loi soit appliquée. Et, monsieur Alpha Condé ne veut pas », a conclu Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Paralysie de l’usine du projet coton de Kankan : les transporteurs ne décolèrent pas

22 mai 2019 à 20 08 41 05415

La tension est loin d’être retombée à l’usine du projet coton de Kankan. Les transporteurs ont repris leur grogne ce mercredi, 22 mai 2019. Ils manifestent contre le non-déchargement depuis plus de deux semaines de leurs camions remplis de coton et le non-paiement des frais de transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La grogne des camionneurs à l’usine du projet coton de Kankan a débuté avant-hier lundi. Les transporteurs avaient battu le pavé en barricadant tous les accès menant à l’usine. Les négociations menées par la délégation venue de Conakry et le syndicat des transporteurs n’ont rien changé de la situation. Les transporteurs se sont attendus en vain au redémarrage de l’usine et au déchargement de leurs camions pour ce mercredi, comme promis par les responsables.

C’est ainsi que tôt ce matin, ils ont bloqué toutes les issues de l’usine, pour réclamer le déchargement de leurs camions et leur payement. Selon Bakary Traoré, apprenti chauffeur, « on n’a trop souffert dans la brousse pour ramener l’or là ici. On est venu ici encore, on continue à souffrir. Depuis le premier jour du mois de ramadan, on est là, on attend. C’est de l’injustice. Moi, je dois percevoir 3 millions de francs guinéens et quelques ».

Pour sa part, Moussa Kouranko Kourouma, un autre apprenti chauffeur, trouve de l’incohérence dans les propos des responsables de l’usine pour calmer les ardeurs des grognards. « Pour la première fois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant pour faire redémarrer l’usine. Donc ce jour, on a accepté. Quatre jours après, ils sont venus nous dire qu’il n’y a finalement pas d’argent pour nous payer, on ne comprend rien. On a trop faim ici, on a même fini de manger toutes les mangues qui étaient là. Beaucoup d’entre nous nourrissent leurs familles à travers ces camions. Mais, on ne peut rien », a-t-il dit.

De son côté Moussa Kourouma regrette que le projet coton soit devenu un projet qui ne fait que régresser au grand dam du chef de l’Etat, qui a de grandes ambitions pour la filière cotonnière « Le président de la République a dit le progrès en marche, mais aujourd’hui c’est le progrès en retard qu’on constate ici. Là, on ne comprend rien. Maintenant, ce que nous voulons, c’est le débarquement de nos camions. Nous sommes dans le mois de Ramadan, on a trop souffert ici, on ne fait que manger les mangues, les responsables sont des menteurs », a dénoncé le jeune homme.

A notre présence, certains responsables et les membres de la délégation, qui n’ont pas voulu s’exprimer à notre micro, ont tenté de sortir de la cour de l’usine en promettant aux grognards qu’ils vont à la banque chercher de l’argent pour les payer. Mais, selon un chauffeur joint au téléphone, ils ne sont plus revenus à l’usine.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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N’zérékoré : trois fillettes tuées par le véhicule du recteur de l’université de la ville

22 mai 2019 à 20 08 19 05195

Trois jeunes filles ont été tuées et une autre femme a été blessée dans un accident de la circulation survenue dans soirée du mardi, 21 mai 2019, dans la commune urbaine de N’zérékoré. C’est le véhicule du recteur de l’université de N’zérékoré, conduit au moment des faits par un jeune, qui a violemment cogné les victimes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les trois filles tuées sont âgées d’entre 5 et 8 ans. Le véhicule les a violemment touchées alors qu’elles partaient acheter du charbon. La plus petite a trouvé la mort sur place et les deux autres sont décédées à l’hôpital, explique le commissaire Charles Morio Kourouma de la sécurité routière de N’zérékoré.

« Il s’agit d’un véhicule Toyota Land cruiser, immatriculé EP 0967, qui appartient à Dr Ousmane Wora Diallo, recteur de l’université de N’zérékoré, qui était conduit par le chauffeur Ibrahima Diallo. Mais, ce n’est pas ce dernier qui est l’auteur des faits d’accident. A côté de lui, il y avait un certain Ibrahima Oury Diallo qui est son ami. Lui (le chauffeur), il est descendu pour aller faire ses besoins. Par curiosité, Oury a démarré le véhicule qui est en toute pompe vers un mur. Et, cela a coïncidé à l’arrivée de trois fillettes, sorties d’une cuisine.

Juste à la sortie de la cuisine, voilà le véhicule qui vient les coincer contre le mur. Une d’entre elle est décédée sur le coup, elle s’appelle Luopou, âgé de 5 ans. Les deux autres filles ont eu des fractures, elles ont été conduites à l’hôpital. On devait les amputer mais quelques heures après, les deux aussi ont succombé de leurs blessures. Une autre dame, Fatoumata Diallo, 30 ans, qui était dans la cuisine, a été blessée. C’est le mur qui est tombé sur elle », a dit le commissaire adjoint de la sécurité routière de N’zérékoré.

A noter que l’auteur de l’accident, Ibrahima Oury Diallo, s’est enfui juste après les faits. Il est actuellement recherché par la police.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kindia : 18 journalistes à l’école de la vulgarisation des résultats sur l’accès des femmes aux soins de santé

22 mai 2019 à 20 08 14 05145

Un atelier de formation de 18 journalistes sur la vulgarisation des résultats de l’étude portant sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé à Kindia, Boké et Conakry a démarré ce mercredi, 22 mai 2019, à Kindia. Cette activité de 3 jours est une initiative de l’AFJ-Guinée (Association des Femmes Journalistes de Guinée) avec un financement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est au total dix huit (18) journalistes des medias publics et privés de Kindia qui participent à cet atelier de formation sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé dans les structures sanitaires de Boké Conakry et Kindia.

Hadiatou Yaya Sall

Dans son intervention, Hadiatou Yaya Sall, chargée de formation à l’Association des Femmes Journalistes de Guinée, est revenue sur les objectifs du présent atelier. « L’objectif de cet atelier, après avoir fait l’enquête sur le terrain sur le niveau d’accès des femmes aux soins de santé dans les structures sanitaires, est la vulgarisation de ces résultats et pour cela, nous avons initié deux formations. Une pour les journalistes de Conakry et une deuxième que nous sommes entrain de voir pour des journalistes de Boké et de Kindia. Cette formation consiste à amener ces journalistes à vulgariser les résultats et des recommandations issues de cette enquête. Et, nous comptons tout d’abord travailler avec eux sur certaines bases du journalisme et également présenter les grandes conclusions de l’enquête, discuter autour de cela et voir ensemble comment, en tant que journaliste, on peut utiliser les résultats d’une étude », a-t-elle fait savoir.

Durant cette formation, les participants seront outillés pour animer des émissions ou produire des articles de santé en vue de vulgariser les enquêtes.

Daman Jeannot Mansaré

Pour Daman Jeannot Mansaré, un des journalistes participant à cet atelier, les questions de santé doivent intéresser davantage les hommes de médias. « Nous attendons à être bien outillés sur des questions de santé et surtout les problèmes liés à la santé, parce qu’on sait aujourd’hui, la santé est la pierre angulaire qu’il faut obligatoirement sauvegarder. Surtout, le traitement des sujets liés à la santé, il y a aujourd’hui des journalistes animateurs dans ce domaine, mais qui ont des problèmes par rapport au traitement des questions liées à la santé », a fait remarquer le confrère.

Il faut préciser cet atelier de formation, qui prendra fin le vendredi 24 mai 2019, est une suite de la formation tenue à Conakry.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Cellou Dalein : « Nous sommes déterminés à barrer la route à Alpha Condé… »

22 mai 2019 à 18 06 03 05035

Ce mercredi, 22 mai 2019, l’opposition républicaine a organisé une plénière au QG de l’UFDG, à Hamdallaye CBG, dans la commune de Ratoma. Au cours de cette rencontre, les opposants au régime Alpha Condé ont réaffirmé leur ferme détermination à s’opposer à tout projet de nouvelle constitution ou un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen. C’est le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, qui a fait le compte rendu devant la presse, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo a précisé que l’opposition républicaine a fait une analyse de la récente déclaration du RPG arc-en-ciel. Une déclaration relative au soutien du parti présidentiel à un troisième mandat pour Alpha Condé. « Nous appelons cela un coup d’Etat constitutionnel », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne, tout en faisant savoir que tous les partis de l’opposition républicaine sont membres du FNDC (front national pour la défense de la constitution).

Et, à ce titre, poursuit le leader de l’UFDG, « la déclaration rendue public hier au siège du PCUD au nom du FNDC est nôtre. Cette déclaration a exprimé nos points de vu ; et, nous n’avons pas eu besoin de rédiger une autre ».

A en croire Cellou Dalein Diallo, l’opposition républicaine est plus que jamais déterminée à faire obstacle et combattre toute idée de troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

« Nous sommes déterminés à barrer la route à monsieur Alpha Condé dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie. Et, nous sommes en train de nous organiser pour y faire face. Et croyez-moi, (…) parce que j’ai rarement vu un consensus aussi large que celui contre le troisième mandat, nous allons refuser, le peuple de Guinée va refuser toute modification ou remplacement de notre actuelle constitution qui comporte un verrou solide de limitation de mandat », a indiqué Cellou Dalein Diallo, tout en précisant que toutes les actions de l’opposition républicaine s’inscrirons désormais dans le cadre du combat du FNDC.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, « Alpha Condé veut s’octroyer une présidence à vie, alors que toute sa gestion est tournée vers l’enrichissement effréné de son clan. Un clan qui continue à s’enrichir sur le dos du peuple. Et, c’est ce clan qui veut continuer à confisquer les ressources publiques qui parle de troisième mandat ».

Mamadou Baïlo Keïta pourGuineematin.com

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Pénurie d’essence à N’zérékoré : le litre se négocie à 12 500 GNF

22 mai 2019 à 17 05 47 05475

La pénurie de carburant en cours à Conakry se fait sentir depuis la matinée de ce mercredi, 22 mai 2019, dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Dans la capitale de la Guinée Forestière, la fermeture des stations d’essence a créé un malaise au sein de la population. Le litre d’essence a connu un hausse au marché noir, allant jusqu’à 12 500 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mercredi, se procurer du carburant à N’zérékoré relevait d’un véritable parcours du combattant. Certaines stations sont fermées à de nombreux endroits. De la station service Boma, en passant par ONAH, à la station de Scierie jusqu’au niveau des stations de Bellevue, le constant reste le même. Dans la plupart des stations d’essence visitées, les pompistes sont bien sur place, mais il n’y a pas de carburant.

Au même moment, le prix du litre au marché noir a évolué jusqu’à à 12 500 francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Moriba Kolié dit n’avoir rien trouvé dans les stations services visitées avant de déplorer la hausse du prix litre au marché noir. « Depuis ce matin, j’ai sillonné presque 3 stations, mais je n’ai pas trouvé de l’essence. C’est seulement au niveau du marché noir que j’en ai eu. J’ai acheté 3 litres à 33 000 FG. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités pour que d’ici à demain, les choses puissent se rétablir normalement », a lancé ce citoyen de N’zérékoré.

Pour sa part, Mariam Camara, vendeuse d’essence au quartier Bellevue, écoule le litre à 12 500 francs guinéens. « Quand j’ai appris qu’il y a la crise, je suis allée ce matin chercher du carburant à la station, qui est non loin de chez moi. Les pompistes m’ont dit de mettre 10 000fg sur chaque bidon de 20 litres, alors que j’avais 4 bidons. Au retour à ma place, pour avoir mon argent et mon intérêt, je revends pour le moment le litre à 12 500 francs guinéens », a expliqué la bonne femme.

Selon nos informations, c’est la même situation qui prévaut du coté de la préfecture de Lola, où le litre se négocie entre 11 000 et 12 000 Francs Guinéens. La même source ajoute que les frais de transport urbains ont aussi connu une légère augmentation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Aéroport de Conakry : vers la signature d’un accord de gestion entre la Guinée et ses partenaires ?

22 mai 2019 à 17 05 32 05325

La Guinée est en bonne voie pour trouver un accord avec Aéroports de Paris (ADP) autour de la mise en place d’une concession à long terme de l’aéroport de Conakry. Des discussions ont eu lieu dans ce sens depuis quelques mois à Conakry, entre Aboubacar Sylla, ministre d’Etat en charge des Transports et les représentants d’ADP, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après le coup de balai de janvier 2019, qui a permis d’écarter Oulaba Kabassan Kéita, soupçonné de détournement de 4 milliards de Francs Guinéens, une nouvelle équipe a été installée à la tête de la direction générale de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Ce présumé détournement avait empoisonné les relations entre la Guinée et les partenaires français (Agence Française de Développement, Aéroports de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux).

Désormais, l’on semble s’acheminer vers un accord entre les deux parties. Selon nos confrères de Jeune Afrique, « si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports ».

Pour rappel, Aéroports de Paris, gestionnaire depuis 1992 de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019, ajoute la même source.

Il reste à savoir si cette « embellie » pourra faire oublier les soupçons de détournement qui pèsent sur l’ancien DG de la SOGEAC. En tous les cas, il aura fallu beaucoup d’efforts, de concessions et de pressions pour qu’on sorte de la cacophonie née du présumé détournement de 4 milliards de francs guinéens au détriment de la SOGEAC.

Les partenaires français, très remontés, avaient tapé du poing sur la table pour que cette affaire soit tirée au clair, même si un certain flou règne actuellement sur le remboursement ou non des montants supposés avoir été détournés.

Aux dernières nouvelles, un huissier de justice, muni d’une sommation interpellative de payement, avait été commis à cette tâche.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Fête de l’UA : une marche pour l’unité africaine prévue à Conakry

22 mai 2019 à 17 05 03 05035

L’anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue aujourd’hui Union Africaine (UA) sera célébré le samedi, 25 mai 2019 à travers le continent. A Conakry, plusieurs organisations panafricanistes comptent mettre cette occasion à profit pour promouvoir l’unité africaine. C’est dans ce cadre que le collectif des mouvements panafricanistes de Guinée organise une marche pacifique dans la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com auprès des organisateurs.

Cette manifestation dénommée « Marche pour l’unité africaine » va partir du pont 08 novembre, à 10 heures, pour s’achever sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry. Selon Ya Ramadan, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes (Urpanaf) en Guinée, et membre de la commission d’organisation de cette marche, « l’objectif est de réveiller les esprits des peuples d’Afrique pour leur faire comprendre que l’unité politique est indispensable pour l’émergence économique du continent africain ».

Pour ce jeune militant du panafricanisme et ses pairs du collectif des mouvements panafricanistes de Guinée, « les pays africains doivent sortir des enclos de la conférence de Berlin auxquels ils restent assujettis jusque-là. Sinon, l’Afrique ne pourra jamais se développer. Et pour sortir de ces enclos, nos pays doivent s’unir et mener une lutte commune », estime Ya Ramadan.

Les mouvements panafricanistes de Guinée appellent donc les habitants de Conakry à sortir massivement le 25 mai 2019 pour participer à leur marche. Cela, afin d’interpeller tous les peuples africains, les dirigeants de nos pays en particulier, sur l’impérieuse nécessité d’aller vers une unité solide pour l’émergence du continent africain.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Kankan : le litre d’essence vendu jusqu’à 12 000 francs

22 mai 2019 à 15 03 35 05355

Tout comme Conakry, la ville de Kankan aussi fait face à une crise d’essence depuis ce mercredi, 22 mai 2019. La plupart des stations-service sont fermées et le marché parallèle communément appelé marché noir en profite pour faire de la spéculation. Le litre d’essence est vendu jusqu’à 12 000 francs guinéens, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, une seule station-service servait les clients dans la ville de Kankan. C’est celle située auprès du grand marché « Lofèba ». Mais là aussi, il faut beaucoup de patience pour pouvoir se procurer de l’essence. Une longue file de clients était visible sur les lieux dans la matinée. « Je suis là depuis 5 heures du matin, jusqu’à présent je ne suis pas encore servie. Il y a trop de monde, je suis même fatigué de m’arrêter », lance une dame, à bout de patience.

Même dans le marché parallèle, l’or noir se fait rare dans la ville de Kankan. Et, ceux qui ont un stock en profitent pour augmenter leur profit. Au rond-point de l’Université Julius Nyerere, on trouve un vendeur d’essence envahi et presque débordé. Il vend le litre à 11 000 francs. Un autre qui est installé devant la maison des jeunes vend le litre d’essence à 12 000 francs.

Conséquence, les conducteurs de taxis motos aussi ont revu les frais de transport à la hausse.

A noter que nous avons vainement tenté d’avoir le directeur régional du dépôt de carburant de Kankan, accusé par certains pompistes de répartition partisane des derniers stocks dans la ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Pénurie d’essence à Conakry : ce qu’en disent certains citoyens de Ratoma

22 mai 2019 à 15 03 06 05065

La capitale guinéenne connait depuis ce mercredi, 22 mai 2019, une rupture dans la fourniture du carburant, notamment de l’essence. Les stations sont fermées à de nombreux endroits de Conakry au grand dam des citoyens, pris au dépourvu. C’est le cas dans la commune de Ratoma, où certains citoyens n’ont pas caché leur déception, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Conakry et certaines villes de l’intérieur de la Guinée sont plongés ce mercredi dans une crise de carburant. La plupart des stations visitées dans la commune de Ratoma n’étaient pas fonctionnelles ce mercredi. De nombreux citoyens ont été affectés par cette situation.

Assis sur sa moto à la sortie de la station BTN de Kipé Dadya, le taxi-motard Abdoulaye Diallo dit avoir fait, sans succès, le trajet de la Cimenterie à Kipé. « Depuis la Cimenterie, je suis passé dans plusieurs stations services sans en avoir du carburant. Dans les stations services où en on trouve, c’est une file indienne interminable. C’est très difficile pour nous parce que s’il n’y a pas d’essence, on ne peut pas rouler et avoir notre dépense. Avec cette situation, nous craignons que le prix du litre ne soit augmenté au marché noir aussi. C’est pourquoi, nous demandons à l’Etat de revoir cette situation pour soulager la population », a-t-il lancé.

Quand à Macka Molota Camara, assis derrière le volant sa voiture à la station Total, située sur la transversale Kipé-Bambéto, il s’est dit surpris par la nouvelle et demande à l’Etat des explications. « Se lever et venir constater qu’il n’y a pas de carburant au niveau des stations services, c’est choquant. Dans une grande ville comme Conakry, s’il n’y a pas de carburant, comment les gens vont faire et surtout en plein mois de Ramadan ? Là, je n’ai pas le choix. Si je ne gagne pas le carburant, je serais obligé de garer et prendre une moto taxi pour faire mes courses. L’Etat doit clarifier cette situation parce que là ce n’est pas une question d’argent. L’Etat doit donc nous dire pourquoi il y a cette crise. Seulement, avec la conjoncture actuelle, le peuple n’acceptera pas qu’il y ait augmentation du prix du carburant à la pompe », avertit monsieur Camara.

Sous couvert d’anonymat, un gérant de station à Kipé a confié à notre reporter que cette crise cause d’énormes pertes au niveau des stations services qui développent une activité commerciale. « Il faut savoir qu’au niveau des stations services, nous avons des charges à supporter. Qu’on vende ou pas, ces charges sont obligatoires : le courant électrique va être payé, si on n’a pas le courant, il faut utiliser le groupe électrogène. Notre personnel sera payé, qu’on vende ou qu’on ne vende pas. Ce sont entre-autres des charges obligatoires à supporter. Dans cette crise, nous-mêmes, nous sommes des victimes parce que tout ce qu’on peut faire à notre niveau, c’est de lancer la commande et attendre la livraison du carburant à travers les camions citernes. Maintenant, si ces camions ne viennent pas, la faute ne nous incombe pas », a-t-il dit.

Selon nos informations, cette pénurie de carburant est lié un déficit au niveau du dépôt. Mais, chez nos confrères de la radio Espace FM, le ministre des hydrocarbures a rassuré les guinéens : « le bateau est arrivé, à partir de ce matin les dispositions sont prises. Je garantie que d’ici 72 heures, toutes les stations seront approvisionnées », a dit Diakaria Koulibaly.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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ISAV de Faranah : de nombreux étudiants entre misère et grande débrouille

22 mai 2019 à 12 12 20 05205

De nombreux jeunes guinéens rêvent d’accéder à l’université dans le cadre de leurs études supérieures. Mais, le rêve peut parfois tourner au cauchemar pour certains, le plus souvent orientés loin de leurs villes natales. C’est le cas de nombreux jeunes étudiants orientés à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah qui tirent le diable par la queue, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont nombreux à venir des autres villes de la Guinée pour rallier la ville de Faranah dans le cadre de leur formation. Mais, la réalité est parfois compliquée pour nombre d’entre eux, surtout ceux qui n’ont pas de parents dans la ville avec des moyens modestes. Ils traversent des périodes pour le moins difficiles.

Ibrahima Sory Camara

C’est le cas d’Ibrahima Sory Camara, étudiant en licence 3, département Eaux et Forêts, Environnement. « La vie estudiantine n’est pas facile à l’intérieur, surtout ici à Faranah. L’achat des brochures, la connexion pour les recherches, le loyer, le manger, tout ça ce n’est pas facile. Les pécules viennent au moment où l’étudiant a pris beaucoup de dettes. C’est pourquoi, je me suis posé la question de savoir est-ce que je pourrais dispenser les cours dans le lycée ? La réponse était oui. Grâce à l’assistance de certains prof, je suis professeur principal dans une école privée BAFOSSA et j’ai des groupes de révision. Je demande à l’Etat, s’il n’augmente pas les pécules, mais d’assurer la distribution gratuite des brochures aux étudiants, de lancer la connexion internet au sein de l’institut pour faciliter la recherche pour les apprenants », a-t-il sollicité.

Jérôme Kamano

Même son de cloche chez Jérôme Kamano, étudiant en licence 3, département Agroforesterie, qui est devenu conducteur de taxi-moto dans la ville de Faranah. « Je viens de Kissidougou, je fais le métier de taxi-moto dans la ville de Faranah parce que les parents n’ont pas de moyens, et je ne reste pas tranquille en comptant sur les pécules, 105 mille francs guinéens et ça aussi est payé par trimestre. Il y a les brochures à acheter, le logement, la nourriture et si on se contente de ça seulement, ça ne peut pas aller. Et chaque fois appeler les parents à mon âge, là c’est honteux. C’est pourquoi, je me suis dit de me battre pour subvenir à mes besoins. Je demande à l’Etat de construire les dortoirs au sein de l’institut, de prendre l’alimentation en charge. Imaginez-vous, on paye le logement, le transport pour se rendre à l’institut, acheter les brochures, etc. Donc, la charge est trop lourde. Je prie l’Etat de revoir la situation des étudiants en Guinée, surtout ici à Faranah », a lancé Jérôme Kamano.

Siba Doré

Pour sa part, Siba Doré, étudiant en licence 2, au département Eaux et Forêt, Environnement, vient de N’zérékoré. Par la force des choses, il est devenu réparateur de téléphones portables. « C’est grâce à la réparation des téléphones portables que je parviens à satisfaire mes besoins parce qu’ici, la vie n’est pas facile. C’est pourquoi, avant d’arriver ici à Faranah, j’ai jugé nécessaire d’apprendre ce métier afin d’être autonome, pour pouvoir épargner les parents pour les petits besoins. Aujourd’hui, grâce à ce métier, je me dis, Dieu merci. L’Etat doit venir en aide aux étudiants, créer des conditions pour qu’on découvre les talents. Il y a des initiatives, mais s’il n’y a pas d’accompagnement, ce n’est pas facile de progresser. Ici, les étudiantes sont logées au campus et les étudiants souffrent dans les quartiers. Je trouve ça anormal. Nos parents n’ont pas les moyens pour prendre en charge les logements. L’Etat doit voir ça. Si non, nous étudions dans des conditions très difficiles, parce que tu ne pourras jamais apprendre comme il faut dans ces conditions. Donc, prières à l’Etat de nous venir en aide », a-t-il plaidé.

Tous ces étudiants interpellent le gouvernement guinéen sur leurs conditions de vie difficiles et invitent à prendre des mesures pour améliorer leur situation. Ils sollicitent notamment l’accompagnement des étudiants dans leurs projets, l’augmentation de la bourse et la construction de dortoirs au sein du campus.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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La polygamie : la loi dilemme

22 mai 2019 à 10 10 44 05445
Mamadou Djouldé Sow, imam

Depuis des jours, la nouvelle de l’adoption par les députés d’une loi sur la polygamie est diversement appréciée dans la cite. Chacun y allant de son commentaire. Toute chose qui parait naturelle et normale. Car, Dieu nous a créés ainsi dans une incessante divergence d’idées et d’actions.

Cependant, que devrait être la position du musulman que je suis dans une telle atmosphère ? Voilà la réflexion que je souhaiterais apporter au débat.
La polygamie qui consiste pour un homme d’avoir plusieurs partenaires est une pratique très ancrée dans la culture musulmane. Elle tire sa légitimité du verset 3 du chapitre 4 (les femmes) du Coran qui stipule, je cite, « Si vous craignez, en épousant des orphelins, de vous montrer injustes envers elles, sachez qu’il vous est permis d’épouser en dehors d’elles, parmi les femmes de vos choix, deux, trois ou quatre épouses. Mais si vous craignez encore de manquer d’équité, n’en prenez alors qu’une seule, libre ou choisie parmi les esclaves ». Partant donc de ce verset qui est sans aucune ambiguïté, nous pouvons déduire que le principe général est la légalité de la polygamie et la monogamie, l’exception.

Ainsi, le prophète Muhammad (Paix et Salut de Dieu sur lui), qui fut la parole vivante du coran, ne dérogea pas au principe étant donné qu’il fut lui-même polygame. La population guinéenne, en grande majorité musulmane, ne déroge pas non plus audit principe – facultatif – de la polygamie si l’on se réfère aux pratiques qui ont cours depuis toujours.

Voilà pourquoi les députés dans leur grande majorité, au vu de cette réalité, avaient opté, une première fois, pour l’adoption de la polygamie sans restriction aucune. Cependant, le Chef de l’Etat, qui se devait de promulguer la loi afin qu’elle puisse entrer en vigueur, a renvoyé ladite loi à l’assemblée pour révision. Ce fait, j’estime et cela n’engage que ma personne, serait dû au fait que le Chef de l’Etat se trouvant entre le marteau des hommes et l’enclume des femmes, n’avait d’autre choix que de demander aux représentants du peuple ce second travail de relecture. Par conséquent, dans une pareille circonstance, la tâche ne parait pas du tout aisée pour un Chef d’Etat qui doit à la fois satisfaire et les femmes et les hommes.

Aux femmes donc, pour moi qui suis issu d’une famille polygame, il y a lieu d’accorder un certain crédit à leur inquiétude. Leur combat pour une reconnaissance est normal et justifié, car, dans la grande majorité des cas, les secondes épouses viennent très souvent ravir la vedette aux premières étant fortes du soutien de leurs maris à elles pour faire régner un climat de méfiance, d’animosité et d’inimité. Et cette situation va jusqu’à affecter les rapports entre les enfants et leur père et entre les enfants eux-mêmes. Par contre, si les secondes épouses étaient conscientes qu’elles sont redevables aux premières épouses de leur présence dans un foyer, elles auraient peut-être plus de considération et de respect à l’égard des premières et réfléchiraient par des fois avant de réagir à quelque action qui viendrait de ces dernières.

Aux femmes, je rappelle ce que fut Khadîdja, la mère des croyants, pour le prophète (Paix et salut sur lui); elle fut tellement bonne que le prophète (Paix et Salut sur lui) ne songea jamais lui trouver une coépouse sauf après sa mort. La bonté qu’elle fit montre à l’endroit du prophète (Paix et Salut sur lui) resta gravée dans la mémoire de ce dernier à tel point que Aicha, cette autre épouse du prophète, ressentait de la jalousie chaque fois qu’il l’évoquait, bien qu’elle ne l’ait jamais connue.

Aux hommes, il y a lieu de rappeler que cette demande des femmes est en grande partie due à leur attitude vis-à-vis de leurs premières épouses. Car, s’ils avaient été doux et courtois envers elles comme l’a si bien recommandé le prophète (Paix et Salut sur lui), je cite, «Le meilleur d’entre vous, c’est celui qui est bon envers sa famille, et je suis celui d’entre vous qui est le plus bon envers sa famille.» et avaient fait siennes cette recommandation prophétique, ils n’allaient pas se heurter à une telle réquisition de la gent féminine. Qui dit donc famille, fait allusion nécessairement à la femme, le noyau central parce que sans elle il n’y a pas de famille.

Aux imams – j’en suis un –, je demande la modération dans la parole et la bonne appréhension du sujet de fond en comble. Qu’ils sachent qu’à la place des députés, nous ne pourrions faire mieux. En effet, de l’indépendance à nos jours, la loi qui a prévalu, c’est celle de l’interdiction formelle de la polygamie. Mais, si aujourd’hui, nos députés sont parvenus, avec l’exigence du Chef de l’Etat qui, je le rappelle, se trouverait face à un dilemme, à produire une loi meilleure à celle d’antan, il y a lieu de comprendre et de réfléchir plus d’une fois avant de faire quelque déclaration publique que ça soit. La sortie donc de ce confrère qui a eu des mots très durs à l’endroit des députés, n’est pas du tout à notre honneur. Nous nous devons d’être, comme l’a dit le prophète (Paix et Salut sur lui), des bergers qui prônent la bonne parole et annoncent la bonne nouvelle. Nulle part dans les textes du coran et de la sounna, il nous est dit de nous ériger en des juges qui délivrent des quitus. Le coran nous rappelle que le jugement ultime n’appartient qu’à Dieu dont le pardon est immense et infini.

Pour conclure, la polygamie, au-delà d’être une nécessite pour certains hommes, soucieux de l’harmonie au sein de leur famille, au sens large et guinéen du terme, est une obligation pour ces autres hommes qui seraient tentés par le vagabondage sexuel, excusez-moi du terme. Au vu de ce fait indéniable, il est sollicité des femmes d’être plus indulgentes et de faciliter la tâche à leurs maris. Toutefois, il faut rappeler que tout dépend du comportement et de l’attitude de l’homme.

Fasse Dieu régner la paix et la concorde au sein des foyers et bon ramadan à toutes et à tous !

Mamadou Djouldé Sow

Imam à la mosquée Elhadj Abdoullah Diallo de Bantounka

Membre du Conseil Consultatif de l’AEEMG

Secrétaire Administratif de l’Organisation Al-Imam Malick

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Lutte contre le vol à N’zérékoré : « celui qui va mettre main sur un malfrat aura une prime »

22 mai 2019 à 10 10 39 05395
Moriba Albert Delamou, maire de N’zérékoré

Les nouvelles autorités communales de N’zérékoré décident d’impliquer les citoyens dans la lutte contre le vol. C’est dans ce cadre que la mairie de cette commune urbaine a mis un prix pour toute personne qui arrêtera désormais un voleur dans la ville. Deux jeunes ayant mis main sur des présumés voleurs ont déjà bénéficié de cette prime, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les cas de vol sont devenus récurrents dans la ville de N’zérékoré. La plupart des lampadaires installés dans le cadre de l’éclairage public ne sont plus opérationnels de nos jours, parce que leurs batteries ont été volées. C’est pourquoi, la mairie a décidé d’impliquer la population dans la lutte contre le vol. Pour ce faire, les autorités communales ont mis en place une prime d’encouragement pour toute personne qui mettra main sur un voleur.

Deux jeunes qui ont arrêté quatre présumés voleurs de batteries de lampadaires au quartier Nyen ont été les premiers à bénéficier de cette prime. Une cérémonie a été organisée à cet effet dans les locaux de la mairie de N’zérékoré, sous la présidence de Moriba Albert Délamou. « Quand j’ai été informé par la population de l’arrestation de ces voleurs, j’étais très content parce que la ville de N’zérékoré a enregistré depuis 2018, la disparition de plusieurs batteries de lampadaires. Quand j’ai trouvé effectivement les quatre voleurs à la gendarmerie, j’ai demandé au commandant de faire toute la lumière sur cette situation.

A la réunion, nous avons dit que la commune a institué un prix : celui qui va mettre main sur un malfrat aura une prime. Et aujourd’hui, au nom du conseil communal, au nom des populations de N’zérékoré, je remets cette prime de 500 000 francs guinéens aux deux jeunes qui ont été courageux, qui ont risqué leur vie pour mettre main sur les 4 voleurs. Et, j’invite la population de N’zérékoré à ne pas faire de règlements de comptes. Celui qui va mettre main, de façon flagrante, sur un des voleurs d’accessoires de lampadaires, il sera récompensé », a dit le maire.

Moriba Albert Délamou a déploré cependant la gestion de ce dossier par la gendarmerie. Pour lui, les services de sécurité devaient approfondir l’enquête pour trouver les receleurs des batteries volées avant de transférer l’affaire à la justice. « Ce que je déplore aujourd’hui, je viens d’être informé par le commandant, qu’ils ont déféré les quatre personnes à la justice. Mais, il n’y a pas eu de receleur, c’est ça mon problème. Sinon, normalement, toutes les batteries qu’ils volent, ils les revendent à des gens. On devait avoir la chance de mettre main sur un des receleurs au moins pour qu’il réponde devant la justice et pour que ça s’arrête », a-t-il dit.

Sur la décision de la mairie de primer tout citoyen qui arrête un voleur, certains observateurs émettent des doutes quant à son efficacité. Beaucoup craignent qu’elle ne serve qu’à des règlements de comptes au lieu de contribuer à lutter contre le vol dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Mobilisation contre un 3ème mandat en Guinée : Labé installe une antenne du FNDC

22 mai 2019 à 8 08 21 05215
image d’archive

Déterminés à préserver les acquis démocratiques chèrement conquis sous le régime de la junte militaire du CNDD avec plus de 150 morts, les Guinéens s’élèvent de plus en plus contre la volonté du régime Alpha Condé d’instaurer une nouvelle dictature et de s’éterniser au pouvoir.

La déclaration du parti présidentielle, le RPG arc-en-ciel, le samedi dernier, a prouvé à ceux qui étaient encore dubitatifs sur la volonté du chef de l’Etat actuel à rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat constitutionnel, en 2020. Ce qui motive ceux qui hésitaient encore à s’inscrire dans la dynamique de la lutte contre un changement de la Constitution à se lever. C’est le cas de nos compatriotes de la Cité de Karamoko Alpha Mo Labé qui annoncent l’installation d’une antenne du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le tout premier communiqué du FNDC-Labé :

FNDC : Labé installe son antenne préfectorale ce jeudi

Suite à l’invite lancée, le 03 avril 2019 lors de l’acte de naissance du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), « appelant les Guinéennes et Guinéens à la mobilisation en vue d’une farouche opposition au troisième mandat par une manœuvre de quelques individus véreux (…) » et la nébuleuse déclaration du Bureau Politique National du RPG arc-en-ciel à son siège, ce samedi 17 mai 2019, demandant ouvertement au Président de la République de doter le pays d’une nouvelle Constitution « avant la fin de son second » et dernier mandat, les acteurs de la société civile, les partis politiques, syndicats et mouvements associatifs de Labé au terme de plusieurs réunions de concertation ont décidé de mettre en place l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Labé en vue de s’opposer catégoriquement à toute tentative funeste du Président Alpha Condé de rester au pouvoir au-delà du 21 décembre 2020.

Considérant que les conséquences qui découleront de ce projet macabre et anticonstitutionnel seront INDESCRIPTIBLES tant au niveau national que sous-régional, l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Labé demande :

● A Monsieur le Président de la République, Pr. Alpha Condé d’abandonner toute initiative de s’éterniser au pouvoir ;
● Aux autorités régionales, préfectorales et communales d’observer la neutralité absolue que leur impose la loi ;
● Aux Citoyennes et Citoyens de la Préfecture de Labé de rester vigilant, de se tenir prêt pour répondre aux différents mots d’ordres et de rester loin de tout genre de provocation ;
En fin, nous invitons la presse locale, ce jeudi 23 mai 2019, au siège de l’antenne préfectorale du FNDC-Labé, situé dans le quartier Tata I, au lancement officiel de nos activités afin de barrer la route à toutes les velléités révisionnistes dont leur unique objectif est de saper l’unité, la démocratie et la cohésion sociale.

Labé, le 21 mai 2019

Le Coordinateur

Mamadou Habib Bah

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La pluie fait des dégâts à Sogbè (Kankan) : la société Guiter accusée

22 mai 2019 à 5 05 11 05115

Les premières pluies qui sont tombées sur Kankan ont annoncé la couleur de ce que pourrait être la saison pluvieuse de cette année au quartier Sogbè. Une zone négativement impactée par les travaux de réhabilitation des voiries de la ville, en cours. Après ces premières pluies, les eaux stagnantes ont formé une mare qui cause déjà des désagréments aux habitants et à ceux qui travaillent dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cela fait plusieurs jours qu’une partie du quartier Sogbè est impraticable. Ni les voitures, ni les motos ne parviennent à traverser la mare d’eau qui s’est formée dans cette localité après les premières pluies. Outre les habitants de la zone, ceux qui y travaillent payent aussi le prix de cette situation.

Mamadi Babila Keïta

Parmi eux, Mamadi Babila Keïta, PDG de l’entreprise Babila Photographie, située en bordure des eaux. « Cette situation est déplorable. L’eau stagnante a formé une mare qui dégage une odeur nauséabonde. Cela amène des moustiques qui ne sont pas bons pour les riverains. Sur le plan économique, nous qui travaillons à côté de ces eaux, nous souffrons beaucoup. Parce que l’eau a bloqué l’accès à nos locaux, les clients ne peuvent pas venir chez nous. Les motos ne peuvent pas passer, les voitures non plus. Donc, nos activités sont vraiment ralenties actuellement », explique ce citoyen.

Baben Condé

Non loin de là, se trouve aussi un atelier de couture. Baben Condé, tailleur, regrette cette situation qui intervient à l’approche de la fête du Ramadan. Un moment d’activités intenses pour lui, en temps normal. « A cause de ces eaux stagnantes, nos clients n’ont plus accès à notre atelier. Nous sommes à l’approche de la fête de Ramadan, mais avec ces eaux, aucun client n’aura le courage de venir s’asseoir ici. Nous-mêmes on est fatigué de respirer l’odeur nauséabonde que dégage cette eau. Nous prions les travailleurs de venir nous débarrasser de ces eaux », a-t-il lancé.

Face à cette situation, le chef du quartier de Sogbè accuse la société Guiter SA, en charge des travaux de la construction des voiries urbaines de Kankan.

Balla Kéita

Selon Balla Keïta, Guiter SA a travaillé la route sans faire des caniveaux pour évacuer les eaux de ruissellement. « Pour le moment, c’est un problème difficile, puisque l’entreprise qui fait le travail (Guiter, ndrl), nous a dit que c’est elle-même qui finance les travaux et non le gouvernement. Mais, nous, c’est Guiter que nous accusons parce que c’est elle qui a travaillé sans mettre des caniveaux », a dit le chef du quartier.

A préciser dire que les autorités au plus haut niveau sont informées de cette situation qui prévaut à Sogbè. Samedi dernier, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, en séjour à Kankan, a visité les lieux, en compagnie du Gouverneur et du Préfet de Kankan. Il a déploré la présence, en plein cœur d’une ville comme Kankan, d’une telle eau stagnante et a promis de prendre des mesures idoines une fois à Conakry.

Pourtant, cette situation aurait pu être évitée si les habitants de Sogbè avaient été entendus à temps. Car, le 10 janvier 2019, des jeunes et des sages du quartier Sogbè avaient tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des autorités locales sur la situation de leur localité. Ils avaient alors envahi le bloc administratif préfectoral pour expliquer les risques d’inondation de leur quartier à l’arrivée de la saison des pluies. Mais depuis, rien n’a été fait pour prévenir cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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