Burkina Faso : Vers un jour historique pour les droits sexuels et reproductifs

30 mai 2019 à 19 07 09 05095
Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

Par Marie-Evelyne Petrus Barry : Le 1er juin promet d’être un jour historique pour les droits sexuels et reproductifs au Burkina Faso. En effet, l’État s’est engagé à fournir, à compter de cette date, des services de planning familial gratuits, notamment des contraceptifs et des consultations médicales. Il s’agit d’une décision longtemps attendue mais extrêmement positive qu’Amnesty International appelle de ses vœux depuis un certain temps. Néanmoins, pour qu’elle porte ses fruits et contribue véritablement à accroître la protection des droits des femmes et des filles, il faudra qu’elle soit soutenue par une campagne de sensibilisation nationale, associée à un développement des établissements de santé.

En 2016, Amnesty International a publié un rapport sur l’accès à la contraception et les mariages précoces et forcés au Burkina Faso. Les femmes et les filles interrogées dans le cadre de l’élaboration de ce rapport, en particulier celles qui vivaient en zone rurale, ont mis en évidence un certain nombre de facteurs qui les empêchaient d’accéder aux soins et services de santé sexuelle et reproductive.

La Fondation Cardinal Emile Biayenda est un foyer pour jeunes filles situé à Ouagadougou.

Elles ont notamment cité le coût, les actes d’intimidation et la stigmatisation, l’impossibilité de prendre les décisions les concernant, qui incombent souvent à des membres de leur famille, le manque d’information et l’absence d’éducation sexuelle complète, ainsi que l’insuffisance du nombre de structures accessibles qui fournissent des informations, des services et des produits. Plus de 375 femmes et filles ont fait part de leur expérience à nos chercheurs et chercheuses et presque toutes ont déclaré être fréquemment victimes de violence verbale ou physique lorsqu’elles évoquaient la question de la contraception avec leur partenaire. Beaucoup ont expliqué qu’elles étaient contraintes à aborder le sujet puisqu’elles devaient demander de l’argent à leur partenaire pour acheter des produits contraceptifs, étant donné qu’elles n’avaient pas la maîtrise de leurs ressources financières.

Le taux de mariages précoces et forcés au Burkina Faso est l’un des plus élevés au monde. Une fois marié, un couple est censé avoir des enfants le plus rapidement possible. Par ailleurs, le pays enregistre l’un des plus faibles taux d’utilisation de la contraception-19 % en 2014-et l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde. Au niveau mondial, les décès en couches sont la deuxième cause de mortalité des filles de 15 à 19 ans. En outre, les filles de 19 ans et moins ont davantage de risques de subir des blessures qui les mettent en danger et changent le cours de leur vie, comme les fistules obstétriques-déchirures allant du vagin au rectum.

La Fondation Cardinal Emile Biayenda est un foyer pour jeunes filles situé à Ouagadougou.

Le coût de la contraception a été souvent signalé comme un obstacle par les femmes que nous avons interrogées. Il influence en général le choix de la méthode. Ainsi, les femmes et les filles n’optent pas nécessairement pour le moyen de contraception qu’elles préfèrent mais pour le plus économique, celui disponible au centre de santé le plus proche ou celui qui peut être obtenu le plus discrètement. Faute de ressources financières suffisantes, elles ont recours à la contraception de manière sporadique, ce qui augmente la probabilité de grossesses non désirées, voire à haut risque.

Dans ce contexte, la promesse faite par l’État de fournir des services de planning familial gratuits pourrait être une planche de salut pour de nombreuses femmes et filles. Cependant, aussi bienvenue et importante que soit cette décision, il faut que les pouvoirs publics aillent beaucoup plus loin pour rendre les services de planning familial véritablement accessibles et protéger les droits des femmes et des filles.

La Fondation Cardinal Emile Biayenda est un foyer pour jeunes filles situé à Ouagadougou.

L’accès à la contraception doit aller de pair avec une campagne d’information et de sensibilisation du public de grande ampleur. Nombre de femmes et de filles nous ont dit qu’elles n’avaient jamais entendu parler de contraception avant d’avoir donné naissance à un enfant. Beaucoup d’entre elles, en particulier celles vivant en zone rurale, ont indiqué ne pas avoir été scolarisées, ou seulement pendant de courtes périodes, et n’avoir reçu ni informations par la voie associative ni éducation à la santé sexuelle et reproductive. Le manque d’éléments fiables et scientifiques peut engendrer des idées reçues, une désinformation et des rumeurs qui limitent l’utilisation de la contraception.

Ainsi, un certain nombre d’hommes interrogés par Amnesty International avançaient des idées reçues pour s’opposer à la contraception, notamment la croyance qu’elle rendrait leur épouse infidèle, pourrait être à l’origine d’une naissance gémellaire ou serait susceptible de provoquer la stérilité. Voici le témoignage de Binta (le nom a été modifié) : « J’ai eu mon premier enfant à 16 ans. J’ignorais tout de la contraception jusqu’à la naissance de mon quatrième enfant. Mes enfants ont moins d’un an d’écart. Au début, mon mari refusait que j’utilise une contraception, il disait qu’il ne serait pas responsable si ça me rendait malade. Si j’avais connu la contraception avant, j’aurais espacé les naissances parce que j’ai du mal à prendre soin de tous mes enfants. Mon mari disait qu’il me rejetterait si je prenais une contraception. Mais quand il s’est rendu compte qu’on avait beaucoup d’enfants et pas les moyens de nous en occuper, il a accepté. »

Outre une campagne de sensibilisation, l’État doit veiller à ce que toutes les femmes, qu’elles vivent en milieu urbain ou en zone rurale, puissent bénéficier de la gratuité des produits contraceptifs et des consultations médicales. Les femmes et les filles sont souvent obligées de parcourir de longues distances, parfois 15 kilomètres, pour se rendre dans un établissement de santé où sont fournis des informations, des services et des produits de santé sexuelle et reproductive. Ces établissements sont rares en zone rurale et les transports sont généralement onéreux et peu fiables. Ce problème est particulièrement exacerbé pour les femmes et les filles qui n’ont pas de ressources financières personnelles et dépendent de leur mari ou de leur famille. Bien que les autorités aient augmenté le nombre d’établissements de santé dans le pays ces dernières années, d’immenses disparités demeurent entre les villes et les campagnes.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Par Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

Twitter : @MPetrusBarry

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Mémorandum sur la situation sociopolitique en Guinée : la Guinée vers le chaos ?

30 mai 2019 à 18 06 41 05415

       

  1. Rappel historique

En novembre 2001, un référendum visant essentiellement la suppression de la disposition de limitation des mandats présidentiels permit au Président d’alors de modifier la Constitution et de se maintenir au pouvoir après l’expiration de son dernier mandat. 

Ce référendum inaugura une longue période d’instabilité politique, économique et sociale qui atteindra son paroxysme avec les grèves, manifestations, mutineries et émeutes de 2006-2007, au cours desquelles les guinéens se mobilisèrent comme un seul homme pour exiger le respect des principes démocratiques et de l’État de droit. Ces événements firent payer un très lourd tribut au Peuple de Guinée.  

La Guinée entra dans une longue et difficile impasse qui conduisit au coup d’État militaire de décembre 2008, survenu quelques heures seulement après l’annonce du décès du Président de la République. L’ordre constitutionnel fut suspendu, et les Institutions républicaines dissoutes. Une périlleuse période de transition s’en suivit, marquée de répressions menées à l’encontre de paisibles citoyens, ainsi que d’acteurs politiques et sociaux. 

Cette période de transition prît des tournures dramatiques lorsque la junte militaire décida de confisquer le pouvoir contre la volonté populaire. C’est ainsi qu’une intervention des forces de défense et de sécurité fit 157 morts et des cas de viols et de blessés graves en 2009, lors d’un meeting au cours duquel les populations de Conakry, réunies au stade du 28 septembre, vinrent manifester pacifiquement leur opposition à un nouveau régime militaire.  

Face à l’émotion mondiale suscitée par ce drame, la CEDEAO se saisit de cette crise particulièrement douloureuse pour la Guinée et dangereuse pour la sous-région, en convoquant un sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement à Abuja le 17 octobre 2009, et en nommant comme médiateur le Président de la République du Burkina Faso afin de faciliter le retour à l’ordre constitutionnel.  

La communauté internationale dans son ensemble, y compris les chancelleries des principaux pays de la sous-région accréditées en Guinée, se mobilisa au chevet du pays dans le cadre du Groupe international de contact (GIC-G), placé sous l’égide des Nations Unies, pour appuyer la médiation de la CEDEAO. C’est sous ce parrainage de la communauté internationale qu’un accord fut signé à Ouagadougou le 15 janvier 2010 entre la junte au pouvoir et les Forces vives de la Nation en vue d’une sortie de crise.  

Cet accord de sortie de crise intitulé « Déclaration conjointe de Ouagadougou » portait essentiellement sur : 1) la relance du processus démocratique pour un retour rapide à l’ordre constitutionnelet à l’Etat de droit ; 2) la création d’un cadre juridique favorable à l’organisation d’élections libres et transparenteset la restauration des institutions républicaines ; 3) le transfert du pouvoir aux civils par l’Armée guinéenne

Deux organes principaux furent créés par les parties prenantes pour la mise en œuvre dudit accord : un Gouvernement d’union nationale et un Conseil National de Transition (CNT), ce dernier faisant office de parlement de transition. C’est dans ce contexte que la Constitution du 7 mai 2010 a été élaborée et adoptée. 

Dès lors, il est aisé de comprendre que la Constitution actuelle, résultat d’une solution de sortie de crise, est l’émanation d’un consensus solide entre acteurs nationaux et internationaux soucieux de la stabilité et de la sécurité en Guinée et dans la sous-région, ainsi que de la paix et de la cohésion nationale dans notre Pays.  

Ce sont ces précieux acquis et ces réelles opportunités d’ancrage de la démocratie et de l’État de droit, arrachés de haute lutte, qui sont aujourd’hui menacés par les velléités de présidence à vie du Chef de l’État Alpha CONDE.  

  1. Considérations juridiques

Les dispositions de l’article 27 de la Constitution du 7 mai 2010 régissent la question liée à la durée et au nombre de mandats du Président de la République en ces termes : « […] La durée de son mandat est de 5 ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non. »   

De façon générale, la Constitution aborde le thème de la révision dans son titre XVIII à travers les articles 152, 153 et 154. L’article 154 dispose : « La forme républicaine de l’État, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’État, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ». Cet article apparait ainsi comme un complément de l’article 27 en ce sens qu’il empêche toute modification de la durée et du nombre de mandats.  

Les dispositions combinées des articles 27 et 154 de la Constitution du 7 mai 2010 qui garantissent le principe de l’alternance démocratique empêchent le Président de la République de s’octroyer un troisième mandat. Tout mandat supplémentaire ou glissement de mandat en cours serait, en l’état actuel du droit positif, inconstitutionnel. C’est pour contourner ces dispositions intangibles que le pouvoir envisage l’élaboration d’une nouvelle Constitution par voie de référendum.  

Le régime juridique applicable au référendum est fixé par les articles 51 et 152 de la Constitution du 7 mai 2010. Le recours au référendum strictement encadré par ces articles ne peut servir de fondement légal à l’élaboration d’une nouvelle Constitution étant entendu que dans les deux cas, le référendum ne peut avoir lieu que conformément à la présente Constitution, notamment en son article 2 en vertu duquel : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus et par voie de référendum. Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. La souveraineté s’exerce conformément à la présente Constitution qui est la Loi suprême de l’État… ». 

En effet, une nouvelle Constitution n’est proposée qu’en cas de rupture de l’ordre constitutionnel existant provoqué par une crise généralisée, une révolution, un coup d’état ou en cas de création d’un nouvel État. Or, rien en l’espèce ne justifie l’élaboration d’une nouvelle Constitution au détriment de la révision. En outre, il sied de souligner que le principe de l’alternance démocratique est garanti aussi bien par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la Gouvernance, que par le Protocole A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance.  

  • Environnement politique et socio-économique
  1. Contexte politique

Malgré les immenses sacrifices humains et matériels consentis par ses raves populations pour l’avènement de l’État de droit, et les efforts de la communauté internationale pour endiguer les crises récurrentes qui la secouent, la Guinée semble n’avoir tiré aucune leçon ni de son passé récent, ni des tensions qui ont ébranlé ses pays voisins. Elle ne semble même pas avoir été inspirée par les bons exemples de gouvernance politique dans la sous-région.  

En effet, les violences politiques résultant d’élections contestées, les manifestations réprimées dans le sang, le non-respect des accords de sortie de crise nés de la violation de la Constitution et des lois de la République, en sont des illustrations. En outre, les velléités de contrôle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), laquelle n’a jamais réussi à rassurer par son professionnalisme et sa neutralité, sont sources de tensions constantes et de défiance entre les différents acteurs d’une part, et la population de l’autre.  

Les élections municipales du 04 février 2018 qui peinent encore à trouver leur épilogue plus d’un an après leur organisation, le retard volontairement accusé dans l’installation des institutions de la République, leur assujettissement total à l’Exécutif, l’absence de recours, l’expiration du mandat des députés, l’interdiction des manifestations sont autant de marqueurs négatifs permettant de constater le déclin de notre démocratie en gestation. 

Face aux multiples revendications sociales et politiques, les gouvernants, plutôt que de privilégier le dialogue, tiennent des discours et posent des actes confinant à l’arrogance et au mépris, d’où le profond malaise et les nombreuses frustrations politiques dont les répercussions sur la sphère économique ne se font pas attendre.  

  1. Contexte socio-économique

Les huit dernières années ont été émaillées de tensions politiques et de violences créant dans le pays un environnement défavorable à tout développement économique et social durable. Cette situation est vécue par les populations comme une grosse déception au regard de l’immense espoir suscité par le retour à l’État de droit advenu au terme de la transition militaire en 2010. L’instabilité politique a généré une baisse notable des activités du secteur privé, et plus particulièrement celles des opérateurs économiques nationaux, une forte détérioration du pouvoir d’achat des populations et de la sécurité des citoyens, l’exacerbation des inégalités, la dépréciation des conditions de vie des femmes et des travailleurs, la perturbation du secteur de l’éducation par les grèves syndicales récurrentes souvent réprimées, l’accroissement du chômage des jeunes avec pour corollaire la poussée migratoire qui fait aujourd’hui de la Guinée, le deuxième pays pourvoyeur de demandeurs d’asile en France derrière l’Afghanistan. Cette situation socio-économique peu reluisante est aggravée par la banalisation de la corruption encouragée par une impunité inédite, très mal vécue par les populations, dont l’extrême pauvreté contraste avec l’opulence d’une infime minorité d’élites. 

  1. Risques encourus

Le contexte ci-dessus décrit est le fait d’une gouvernance qui a conduit progressivement le pays dans un déni de démocratie, illustré par de nombreuses atteintes aux libertés d’expression, tout en aggravant le sentiment d’injustice sociale et les frustrations, au point que l’écrasante majorité des guinéens ont du mal à contenir leur désenchantement. C’est dans ce climat politique et socio-économique explosif qu’un groupuscule d’individus souhaitant maintenir l’État sous son emprise, a entrepris ce projet de nouvelle Constitution avec pour objectif ultime l’instauration d’une présidence à vie. Une telle entreprise, s’inscrivant à contrecourant de l’histoire et de la marche du monde, méprise fondamentalement tous les immenses sacrifices consentis par le Peuple et l’armée guinéenne, laquelle a volontairement renoncé au pouvoir en 2010, ainsi que les efforts fournis par la communauté internationale en vue du retour de la démocratie, de la stabilité et de la paix sociale.   

Dans un contexte sociopolitique aussi délétère que celui de la Guinée d’aujourd’hui, l’annonce d’un tel projet risque de donner lieu à un embrasement populaire. Ce risque est aisément perceptible à travers la montée progressive de tensions autour de la prolifération de mouvements d’opposition au troisième mandat présidentiel, alors que prévaut une interdiction générale de manifester appuyée par l’installation permanente de postes armés (PA) dans la capitale. Pourtant, l’on observe de vastes campagnes de promotion de troisième mandat sur l’ensemble du territoire national, orchestrées par les plus hauts dignitaires du pays, et financées par le pillage des ressources publiques, à l’abri de toute interdiction, pendant que des opposants au troisième mandat font systématiquement l’objet d’intimidations policières et de poursuites judiciaires sans fondement. 

Si l’achat des consciences, la corruption et les intimidations ne permettaient pas à un tel projet de prospérer, il est à craindre que le recours à la violence d’État soit privilégié pour assurer un passage en force, d’où la nécessité de la présente alerte en vue d’une mobilisation nationale et internationale pour éviter le chaos. 

Si le Peuple de Guinée ne veut pas de ce projet de troisième mandat, c’est qu’il constitue une menace réelle pour l’unité nationale et la stabilité dans notre pays, ainsi que celle de la sous-région ouest africaine. C’est pour prévenir les conséquences dangereuses d’un tel projet que le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a été constitué par des organisations de la société civile, des partis politiques, des organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats, des organisations socio-professionnelles, des leaders d’opinion, des artistes et des universitaires. Il s’agit avant tout d’une dynamique citoyenne créée pour empêcher toute possibilité de remise en cause des acquis du processus démocratique lancé en 2010 et dont la Constitution du 7 mai 2010 constitue le cadre juridique par excellence. C’est de ce cadre que toutes les institutions de la République tirent leur légalité et leur légitimité. 

  1. Appel à la Communauté Internationale

L’immense sacrifice consenti par les citoyens guinéens, civils et militaires, en faveur de la paix et de la cohésion nationale, est aujourd’hui menacé par le régime actuel qui envisage un coup d’État constitutionnel, alors même que le processus de démocratisation entamé laborieusement en 2010 peine encore à tenir toutes ses promesses. En effet, la violation récurrente des droits constitutionnels des citoyens, le vandalisme électoral, l’inféodation des institutions républicaines à l’Exécutif, les abus de pouvoir, l’absence de recours, les conditions d’organisation chaotiques des élections nationales et locales, le malaise social grandissant, la flambée de la corruption et de l’impunité, démontrent à suffisance la fragilité de notre jeune démocratie. 

Ayant juré de respecter et de faire respecter la Constitution à deux reprises, le Président de la République ne saurait engager ou poursuivre le changement de la Constitution pour se maintenir au pouvoir sans violer son serment et sans se rendre coupable de parjure et de haute trahison vis-à-vis de son peuple.  

Face aux risques d’embrasement qui guettent la Guinée et la sous région, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), interpelle les citoyens guinéens et la communauté internationale pour prendre chacun sa part de responsabilité afin de prévenir le chaos. Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’engage à prendre toutes les mesures utiles pour informer l’opinion publique nationale et internationale sur les menaces graves que cette entreprise fait peser sur la paix et la stabilité nationale et régionale, et reste déterminé à défendre la démocratie et l’État de droit par toutes les voies autorisées par la Constitution et les autres lois de la République.   

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)invite particulièrement la Communauté internationale, la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations Unies, ainsi que tous les partenaires techniques et financiers de la Guinée à prendre les mesures urgentes qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard.  

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner la copie de ce mémorandum :

Mémorandum sur la situation sociopolitique en Guinée

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Énergie : Tailiby Sylla vante les progrès réalisés depuis le lancement de Kaléta

30 mai 2019 à 17 05 31 05315

A l’occasion du quatrième anniversaire du lancement du premier groupe du barrage hydroélectrique de Kaléta, le 28 mai 2015, le ministère de l’Energie fait un bilan dans le secteur énergétique. Une journée portes ouvertes est organisée dans ce sens à partir de ce jeudi 30 mai 2019. Les activités ont débuté à Kaléta et Souapiti dans le cadre de la semaine de l’électricité, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La semaine de l’électricité s’est ouverte ce jeudi à travers une visite de terrain organisée par le ministère de l’Energie à Kaléta et Souapiti, dans la commune rurale de Tondon à Dubreka. Initialement annoncé à cette cérémonie, le Premier ministre s’est finalement fait représenté par Dr Ibrahima Kourouma, ministre de la Ville et l’ Aménagement du Territoire. La délégation était également composée de responsables de la Guinéenne d’électricité ( EDG).

Dans son intervention, Dr Cheikh Tailiby Sylla a magnifié les actions réalisées depuis cette date à nos jours avec une forte augmentation de la quantité d’énergie produite en Guinée même si la demande reste toujours forte.

Pour sa part, Dr Ibrahima Kourouma, représentant Kassory Fofana à cette rencontre, a dit son émerveillement devant le gigantesque barrage en construction qui est d’une capacité prévisionnelle de 450 MW. Pour le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, les guinéens ont bien fait de choisir le président Alpha Condé qui va sortir la Guinée de l’obscurité.

L’administrateur général d’EDG, Abdenbi Attou, est revenu sur les causes des délestages. Selon lui, c’est entre_autres le déficit hydrique, les incidents d’origine atmosphérique et les dégradations volontaires de personnes mal intentionnées.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo depuis Kaléta pour Guineematin.com

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Ligue 1 de football : bienvenue au Loubha FC de Télimélé dans l’élite !

30 mai 2019 à 17 05 14 05145

Il aura fallu plusieurs années de travail sans relâche pour parvenir à ce résultat. Entre les profondeurs abyssales de la division nationale et le ventre mou de la Ligue 2, si ce n’est carrément le forfait, le Loubha FC de Télimélé a patiemment emprunté l’échelle de l’effort pour enfin parvenir à intégrer l’élite du football guinéen.

Cette performance, Télimélé tout entier la doit à l’engagement et à la détermination d’un homme qui s’est voulu porteur de l’héritage de son grand frère, feu Amadou Barry « Katoumba », capitaine et libéro de charme de ce qu’était le Télé FC.

Mohamed Barry, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a volontairement pris les rênes du Loubha FC, la nouvelle appellation de l’équipe comme pour être en phase avec ce qui symbolise le mieux la préfecture de Télimélé, le renommé col de Loubha, dont la dangerosité n’a d’égal que celui de Sita entre Labé et Koundara.

Cependant, l’euphorie jubilatoire et les effluves populaires de cette montée en ligue 1 ne doivent pas nous faire oublier le fait que c’est maintenant que le plus dur commence. Car il ne s’agira pas d’entrer dans la loge par la grande porte et d’en sortir dans la matinalité du laitier par la petite porte.

Autrement dit, la régularité et la constance doivent faire partie des priorités du club dans l’affichage de ses ambitions, celles d’être sacré champion de

Guinée pour aller à la conquête de l’Afrique. Mais, avouons-le tout suite, cela suppose une forte mobilisation de tous les fils de Télimélé et de leurs ressources tant matérielles que financières pour installer durablement le Loubha FC au trône. Lui, qui constitue aujourd’hui la semence de la reconstruction pour servir de vitrine à l’image de notre préfecture, pour qui connait la popularité et le prestige du football, devenu de nos jours une véritable religion des temps modernes.

Imaginez tant soit peu ces dimanches parés de football au terrain de football de Télimélé, avec cette mosaïque de couleurs d’un public aux anges, venu de la ville et de ses environs pour apporter son soutien à son équipe et vivre aussi le beau football en respectant l’adversaire.

Justement à ce niveau, une importante sensibilisation s’impose. Car par deux fois, le public de Télimélé a envahi le terrain, molesté les arbitres et causé des dégâts matériels importants. Ce qui a poussé la ligue de football professionnel à prendre des sanctions sévères et justifiées contre le Loubha FC, parmi lesquelles la délocalisation de ses matchs à Kindia.

La ligue 1 est un autre palier et un autre grade de tolérance 0 pour tous ceux qui violent les textes régissant son fonctionnement. Autant donc pour le Loubha FC, ses dirigeants et tous les segments de la vie active de Télimélé de ne pas se laisser emporter par la passion et les émotions, au risque de compromettre les chances de maintien et de progression du club.

Aussi, serait-il important de créer et d’entretenir une pépinière essentiellement constituée de jeunes plants issus de la localité dont des impératifs de famille, de scolarité ou de travail fixent durablement à Télimelé. Ce qui aura l’avantage de constituer une bonne réserve pour le Loubha FC et de palier les mouvements parfois imprévus des joueurs venus d’ailleurs à la faveur des mercatos ou de cas de force majeure tout simplement. Sans ces préalables, à mon avis, il est à craindre que cette montée du Loubha FC en ligue1 ne soit saisonnière.

On dit souvent que c’est de la vieille corde qu’on tisse une nouvelle. Cela nous amène à rendre des hommages appuyés à tous ceux qui ont participé à la création, à l’animation et à l’affirmation du Télé FC hier et du Loubha FC aujourd’hui. Fils de Télimélé ou y ayant vécu dans le cadre de l’exercice de fonctions administratives.

Ceux dont le limon de Télimélé entre dans la composition de la chair (Mawdho l’attaquant solitaire des années 60, Zito, Katoumba, Perez, Younoussa Goulgoul sans oublier les arbitres Barry de Kollet et maitre Bamus) etc…

Et les seconds parmi lesquels, le bouillant secrétaire général du comité régional de la JRDA, général Mouk Baldé, les gouverneurs Bah Thierno Ibrahima, Docteur Alpha Oumar Barry, Elhadj Salimou Cissoko, Momo Bangoura, Seydou Keïta pour ne citer que ceux-là.

A ces illustres fils de la Guinée, viennent s’ajouter d’autres comme Moussa Solano, Aly Kania Bangoura, Naroumba Condé, Mohamed Traoré, Fodé Souaré, Mamadi Koulibaly, dont l’abnégation a fait de Télimélé une destination prisée.

Toute chose que le Loubha FC devrait s’atteler à faire revivre et pérenniser en servant de locomotive tirant plusieurs wagons remplis de passagers embarqués dans toutes les gares d’arrêt, en partance pour la ville à cheval entre la Basse et la Moyenne Guinée.

Comme le TP Mazembe et son cuivreux Lubumbashi, l’étoile du Sahel et sa Sousse émeraude de la Tunisie, le Wydad et sa mégapole casablancaise ou encore Al Ahly et son Caire des Pyramides, le Loubha FC peut en faire des références et des exemples pour obliger ses adversaires et le football à désormais écrire Télimélé en gras sur la carte de la Guinée.

Pour y arriver, le Loubha FC doit apprendre Ces deux leçons :

1- les terrains de foot ne sont pas des pistes de défilés de mode.

2- les seuls canons qui vaillent doivent être issus de l’artillerie et non de l’esthétique.

Bon vent au Loubha FC de Télimelé !

Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Ibrahima Diallo du FNDC : « Kassory s’arroge d’un orgueil démesuré pour tromper la vigilance des citoyens »

30 mai 2019 à 16 04 58 05585
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Un an après sa nomination au poste de Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana était hier, mercredi 29 mai 2019, face aux médias pour présenter le bilan de sa gestion. Un exercice au cours duquel le locataire du Palais de la Colombe s’est exprimé en faveur d’une nouvelle constitution dans le but d’offrir un troisième mandat au président Alpha Condé.

Ce jeudi, 30 mai 2019, lendemain de cette conférence de presse, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de monsieur Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ibrahima Diallo, Coordinateur des opérations du FNDC

Pour Ibrahima Diallo, Ibrahima Kassory Fofana devait plutôt se contenter de « parler du bilan de sa gouvernance depuis qu’il est Premier ministre. Il s’est plutôt focalisé à répondre aux questions politiques qui, à notre sens, n’ont aucun intérêt pour le peuple de Guinée. Non seulement ça n’impacte pas la vie du citoyen et ça ne contribue à rien au développement de notre pays. Donc, pour nous, c’est un non-évènement », a-t-il lancé.

L’un des faits marquants de la conférence de presse du Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana a évidemment été son soutien au projet d’une nouvelle Constitution. L’actuel locataire du Palais de la Colombe a affirmé devant le public qu’il dit doublement Oui et que tous les ministres de son gouvernement partagent le même avis.

Réagissant à ces propos tenus par l’un des anciens opposants d’Alpha Condé, Ibrahima Diallo du FNDC estime que « tout le monde connait la moralité de Kassory Fofana dans ce pays. C’est quelqu’un qui a toujours insulté monsieur Alpha Condé. Et, aujourd’hui, il se retrouve comme Premier ministre de la personne qu’il insultait avant. Donc, ne soyez pas étonnez demain qu’il puisse dire qu’il n’a jamais soutenu un projet de troisième mandat et que c’est sous l’effet de la pression qu’il s’est prononcé. Il peut se renier demain », a-t-il dit.

L’activiste de la société informe qu’ils ont tiré deux intérêts de la conférence de presse animée par Dr Ibrahima Kassory Fofana. « Lorsqu’il dit qu’il a consulté tous les membres du gouvernement qui ont unanimement dit qu’ils sont favorables au troisième mandat. C’est pourquoi, il nous a permis de finaliser notre premier rapport préliminaire de la liste des promoteurs du troisième mandat. Parce que le peuple de Guinée doit savoir quelles sont ces personnes-là qui travaillent pour détruire les fondements de la République. Quelles sont ces personnes-là qui prennent en otage notre pays et qui prennent en otage l’avenir de toute une génération ? Quelles sont ces personnes-là qui travaillent pour mettre le feu dans le pays ? Le deuxième intérêt est que nous donnons 60 jours aux ministres membres du gouvernement qui ne sont pas pour le projet de troisième mandat de faire valoir leur droit à la démission comme l’a fait maitre Cheick Sako, ministre de la justice et garde des sceaux. Passé ce délai, nous allons considérer et assimiler tous les ministres qui sont restés comme étant des personnes qui travaillent pour la promotion d’un troisième mandat dans ce pays ; comme des personnes qui seront responsables de toutes les conséquences qui adviendront du fait d’un tel projet », avertit-il.

Enfin, le Premier ministre, s’inspirant d’une citation de Georges Pompidou, a dit qu’il préfère l’impopularité à l’irresponsabilité. Une affirmation qui amène Ibrahima Diallo du FNDC à dire que « Kassory Fofana, c’est quelqu’un qui joue à l’imposture pour camoufler ses faiblesses. Il s’arroge d’un orgueil démesuré pour tromper la vigilance des citoyens. C’est de cela qu’il s’agit, rien d’autre ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Déguerpissement de Kaporo-Rails : Musidal Union Hollande offre des vivres aux victimes

30 mai 2019 à 16 04 22 05225

L’Association Musidal Union Hollande (MUH), composé des guinéens vivant dans ce pays d’Europe, vole au secours des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et de Dimesse (Koloma), dans la commune de Ratoma. Cette association a offert des vivres à plusieurs familles dont les maisons ont été démolies dans ces zones. La cérémonie de remise de ce don a eu lieu ce jeudi, 30 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

135 sacs de riz et 135 bidons d’huile de 5 litres, c’est le don que L’Association Musidal Union Hollande (MUH) a offert à 135 familles déguerpies (y compris ceux qui étaient en location). En remettant ce don aux bénéficiaires, Bachir Diallo, chargé des affaires sociales et religieuses du MUH, a souligné que cette association a été créée dans le but de recenser et résoudre les difficultés des Guinéens vivant en Hollande. Mais au fil des années, elle a jugé utile de venir aussi en aide à nos concitoyens se trouvant dans des difficultés extrêmes en Guinée.

Bachir Diallo, chargé des affaires sociales et religieuse du Musidal Union Hollande
Bachir Diallo

Et, c’est dans ce cadre que s’inscrit ce don. « Au tout début, l’association avait été créée pour assister les Guinéens vivant en Hollande. Le pays étant constitué en majorité de chrétiens, quand quelqu’un décédait, on assistait financièrement les proches de la victime pour le rapatriement du corps. Quand il y avait un baptême là-bas, on se réunissait pour contribuer en notre façon au baptême. Aussi, s’il y a un guinéen qui tombait malade, nous l’assistons. Mais, puisque l’association a grandi, nous avons dit que nous ne devrions pas limiter nos actions qu’en Hollande, nous avons dit qu’il faille penser à nos compatriotes qui seraient dans des conditions difficiles au pays.

C’est ainsi que, chaque fois qu’il y a un problème au pays, une calamité par exemple, nous nous retrouvons et nous assistons les victimes. Donc, ce don, d’une valeur de 60 millions de francs guinéens que nous faisons aux victimes des casses de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, composé de 135 sacs de riz et 135 bidons d’huile, s’inscrit dans ce cadre », a dit monsieur Diallo.

Conscient que ce don ne suffira pas à toutes les victimes, ce responsable de l’association Musidal Union Hollande a promis d’aller faire le compte rendu à ses mandants, afin de voir s’il y aura une possibilité d’assister le reste des victimes. « Ce don ne pourra pas couvrir toutes les victimes du site. Nous allons continuer à recenser les victimes. A notre retour en Hollande, nous allons faire le compte rendu aux autres membres de l’association, et ensemble nous allons voir ce qu’on pourrait faire », a-t-il ajouté.

ElhadjAlpha Oumar Diallo, président du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2, Dimesse,
ElhadjAlpha Oumar Diallo

De son côté, au nom des bénéficiaires, ElhadjAlpha Oumar Diallo, président du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, a remercié les donateurs. « Je suis partagé entre un sentiment de joie d’une part, et de tristesse de l’autre part. De joie parce que je reçois un don, de tristesse parce qu’on a cassé chez moi. On a démoli chez nous, c’est pourquoi on a ces dons-là sinon on ne les aurait pas eus. Nous remercions les donateurs très sincèrement pour ce don. La population guinéenne nous apporte son secours, on a eu en tout 900 millions de francs guinéens ; ça c’est l’apport surtout de nos compatriotes et le riz, c’est à l’infini. Depuis que le Ramadan a commencé, on nous donne du riz, les gens nous assiste, surtout les ressortissants, qu’ils en soient remerciés », a-t-il dit.

Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma
Elhadj Mohamed Aliou Bah

Présent sur les lieux, Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma et initiateur de ce présent don, a remercié les donateurs. Selon lui, pour une première fois, c’était au cours de sa visite en Hollande qu’il a rencontré les membres de cette association. Et, après les cordiaux échanges qu’ils ont eus, il leur a demandé de penser aux guinéens qui passent actuellement des moments difficiles au pays. « Malheureusement, il y a eu cette action de déguerpissement de Kaporo-Rails, de manière inopportune. Alors, les amis de la Hollande, nous avons échangé, ils ont dit qu’ils feront pour leur part ce qu’ils pourront faire.

Alors ce matin, nous assistons à un don de 135 sacs de riz et de 135 bidons d’huile de 5 litres. Donc c’est pour moi un réconfort, je vois que cette organisation caritative n’est pas à l’abandon de ses décisions prises ou de ses engagements. Ils honorent leurs engagements, ils me font plaisir. Je ne peux pas bénir ici, mais insha Allah j’ai déjà béni pour cette association caritative qui ne fait que faire du bien en faveur des victimes de Kaporo-Rails », a dit l’élu de Ratoma.

A noter que ce n’est pas la première fois que cette organisation caritative, dirigée par monsieur Mamadou Saïdou Diallo, assiste nos compatriotes en détresse en Guinée. Elle était récemment au chevet des victimes de manifestations politiques dans la commune de Ratoma. Là aussi, Musidal Union Hollande avait offert de l’argent et des vivres à ces victimes dont des handicapés à vie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Évaluation du système éducatif : des inspecteurs du MENA outillés à Kindia

30 mai 2019 à 15 03 52 05525

Plusieurs membres des corps de contrôle du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation prennent part à un atelier de formation organisé à l’ENI de Kindia. Ils renforcent leurs capacités sur le contrôle et l’évaluation du système éducatif guinéen, notamment l’enseignement-apprentissage, a appris un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Lancé le mardi, 28 mai 2019, cet atelier de quatre jours regroupe des inspecteurs en service dans des IRE, DPE et DCE du pays. La rencontre est organisée par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, dans le cadre de la redynamisation des activités d’inspection dans les écoles.

Dr Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia,
Dr Doman Traoré

« L’objectif du présent atelier est d’améliorer les capacités d’intervention des corps de contrôle du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en situation d’évaluation et de contrôle de l’enseignement-apprentissage. Car, il est nécessaire et urgent de mettre non seulement un accent sur la qualité de la formation mais aussi et surtout sur l’efficacité des inspections sur un dispositif cohérent de suivi des activités pédagogiques et administratives, en vue de la qualification du personnel éducatif. Aussi, vous conviendrez avec moi que tout système éducatif qui se veut ambitieux, le corps d’inspection constitue une charnière incontournable pour le suivi et la régulation des tâches pédagogiques et administratives des personnels », a indiqué Dr Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, qui a procédé au lancement officiel de cet atelier.

Fodé Issiaga Cissé, inspecteur en service à l’inspection générale de l'éducation,
Fodé Issiaga Cissé

Fodé Issiaga Cissé, inspecteur en service à l’inspection générale de l’éducation, est l’un des facilitateurs de cet atelier. Selon lui, les travaux consistent à « renforcer les capacités des cadres, chargés du contrôle et l’évaluation du système éducatif, à travers les inspections dans les classes avec les enseignants et l’inspection aussi dans les écoles avec les directions d’écoles et les chefs d’établissements. Donc, il faut qu’il y ait une certaine compétence pour aller administrer les outils que nous allons élaborer ensemble. C’est dans ce cadre que nous sommes là.

Nous avons effectué un déplacement à Lyon, en France, précisément à CEPEC international où nous avons renforcé nos compétences. Et, on ne peut pas garder ces connaissances par devers nous, on se doit de les partager avec tous les cadres chargés de contrôler l’enseignement-apprentissage et la gestion administrative des établissements scolaires. Nous aurons plusieurs modules dont entre autres les enjeux du numérique dans l’enseignement. Aujourd’hui, les tableaux, dans certains pays, sont remplacés par des tablettes », a dit ce formateur.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Eau : le Partenariat National de l’Eau de Guinée célèbre la journée mondiale de la ressource

30 mai 2019 à 15 03 23 05235

Le Partenariat National de l’Eau de Guinée a célébré en différé ce jeudi la journée mondiale de l’eau. « Ne laissez personne de côté » est le thème de cette année, une manière de rappeler le rôle et la place de l’ensemble des acteurs dans la gestion intégrée et durable de la ressource.

C’est devant plusieurs acteurs venus de départements techniques comme l’environnement, la santé, les mines, mais aussi de la société civile que cette célébration s’est déroulée, sur appui financier du GWP-AO, le Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest.

Dans son intervention, le Président du PNEGUI, Elhadj Mamadou Alpha HANN a rappelé les missions de son organisation qui vise à contribuer de manière  »efficace et durable » à la gestion de la ressource, aujourd’hui menacée par le monde a-t-il regretté. Les statistiques indiquent d’ailleurs que près de 2 milliards de personnes n’ont pas encore accès à l’eau potable et à un assainissement de qualité dans le monde.

Il a poursuivi son allocution en parlant du contexte du thème de cette année 2019 qui est « Ne laisser personne de côté ». Il ajoute que « son choix repose sur un contexte marqué par l’adoption en septembre 2015, à l’unanimité par les 193 États Membres de l’Assemblée générale des Nations Unies y compris la Guinée du document intitulé : « Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». Au travers de ce plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité, les États Membres ont résolu d’« éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », de prendre des mesures audacieuses et porteuses de transformation pour « engager le monde sur une voie durable, marquée par la résilience » et de veiller à « ne laisser personne de côté ».

Avant de terminer il dira que « le PNEGUI est un réseau d’intervenants ayant pour mission le soutien de la Guinée dans la gestion durable de ses ressources en eau, afin d’en assurer un développement durable et partant, de meilleures conditions de vie des populations… ». S’agissant des domaines d’intervention de la plate-forme qui sont notamment « la conceptualisation et la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) pour atteindre la sécurité nationale de l’eau ; le développement, au niveau des politiques et des décideurs, de la prise de conscience sur les questions liées à l’eau et à la nécessité d’adopter et mettre en œuvre la GIRE ; le partage d’expériences et de connaissances sur la GIRE au sein des Partenaires du PNEGUI ; le travail conjoint avec les Partenaires du PNEGUI pour identifier, aux niveaux national et local, les problèmes liés à l’eau ; et la formulation des priorités, la conception et la mise en œuvre des programmes et projets pour solutionner les problèmes prioritaires à travers l’approche GIRE ».

La journée s’est poursuivie par la présentation du thème par M.Kawe GBONIMY, qui a rappelé l’histoire de la GIRE, gestion intégrée des ressources en eau depuis la conférence de Stockholm en 1992.

Une communication qui a porté sur l’état de la ressource dans le monde, les défis du secteur notamment depuis l’adoption des ODD en 2015, et des recommandations pour améliorer le secteur de l’eau et de l’assainissement dans le pays.

Parmi les activités réalisées depuis près de 2 ans, il citera « la participation à la COP 24 à Katowice en Pologne en décembre dernier, la signature de partenariats avec des organisations comme la Société des eaux de Guinée, SEG, la création d’un site internet et d’autres outils de communication. L’organisation d’un Dialogue National sur la Gouvernance de l’Eau en Guinée, la Participation à plusieurs conférences, séminaires et ateliers au plan national et international sur la GIRE, changements Climatiques, intégrité de l’eau, la participation aux assemblées générales du GWP/AO, l’Elaboration d’un nouveau plan d’actions et des propositions de projets… ».

La participation à la mise en œuvre de l’observatoire de la CEDEAO sur l’eau et la mission du PNEGUI dans le massif du Fouta Djallon en novembre 2018. Une manière de toucher du doigt les réalités de la dégradation des têtes de sources et proposer des solutions.

La journée s’est achevée par des débats riches et fructueux qui ont permis à l’auditoire de mieux comprendre les enjeux liés à la problématique de l’eau en Guinée. Il s’agit de l’accès à la ressource, la qualité de l’eau distribuée, les conflits liés à l’eau et la prolifération des eaux dites minérales sur le marché.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Corée du Nord vs USA : les risques d’une 3ème Guerre Mondiale font exploser Google

30 mai 2019 à 15 03 16 05165

Lire Opinion : Les risques que le monde bascule vers une 3ème Guerre Mondiale inquiète la population mondiale de plus en plus. Les récents événements au Moyen-Orient et en Corée du Nord ont exacerbé cette crainte

Les réseaux sociaux s’enflamment. Désormais, cette crainte s’est transférée vers les réseaux sociaux où nombreux s’interrogent sur une éventuelle 3ème Guerre Mondiale. Cette situation fait que les recherches liées ce sujet sur les moteurs tels que Google connaisse une hausse exponentielle ces dernières années. Un pic a été atteint en 2017.

En effet, en 2017, au moment où le président américain, Donald Trump, menaçait de punir sévèrement la Corée du Nord si ce pays ne mettait pas fin à son programme d’enrichissement nucléaire, les mots « Guerre de Trump », « Guerre Nucléaire », « 3ème Guerre Mondiale » avaient été largement utilisés dans Google.

« Un pic atteint en 2017 »

Le pic de 2017 fut un record qui avait battu celui de 2004. La menace américaine qui pesait sur la Syrie et les frappes militaires ordonnées par Trump sur ce pays avait également provoqué la crainte des internautes. A cette date, l’expression « Guerre en Syrie » avait été très utilisée dans Google.

Rappelons qu’en 2017, les risques de guerre entre la Corée du Nord et les Etats-Unis faisaient trembler non seulement les internautes, mais aussi les experts militaires. Ainsi, un rapport publié par le média américain Bloomberg prédisait déjà qu’en cas de guerre Etats-Unis vs Corée du Nord, environ 300 000 personnes seraient tuées en si peu de temps.

Une situation extrêmement tendue qui avait poussé le président russe à tirer la sonnette d’alarme. « Dans cette situation, poursuivre l’hystérie militaire ne donnera rien. Ceci pourrait déboucher sur une catastrophe mondiale et sur d’importantes pertes de vie », prévenait Poutine en 2017.

« L’intelligence artificielle pourrait déclencher une 3ème Guerre mondiale »

La crainte d’une 3ème Guerre Mondiale avait gagné le monde tel que l’indique l’origine des recherches effectuées sur les moteurs. Ainsi, des pays tels que l’Afrique du Sud, l’Australie, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore le Canada ont généré un nombre de recherches impressionnant sur le sujet. 

Il est important de souligner qu’une 3ème Guerre Mondiale pourrait aussi être déclenchée par l’intelligence artificielle. C’est en tout cas l’avis d’Elion Musk, milliardaire américain et personnalité très connue dans le monde de la nouvelle technologie. Dans un tweet posté en septembre 2017, il écrivait à ce sujet : « la compétition pour l’intelligence artificielle à tous les niveaux peut éventuellement provoquer une 3ème guerre mondiale ».

Ce contenu n’engage pas Guineematin

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Kindia : les premières pluies causent des dégâts à l’abattoir préfectoral

30 mai 2019 à 12 12 14 05145

Une fois n’est pas coutume. La saison hivernale vient cette année encore avec son cortège de problèmes pour les bouchers de Kindia. Dès la tombée des premières pluies, l’abattoir préfectoral a été complètement inondé et des vaches ont même été tuées sur place. La coopérative des bouchers déplore cette situation et interpelle une nouvelle les autorités locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis le mardi, 28 mai 2019, l’abattoir préfectoral de Kindia est impraticable. Suite à une forte pluie qui s’est abattue ce jour sur la ville, eaux de ruissellement, boue et ordures se sont donné rendez-vous sur les lieux. Cette inondation a causé la mort de trois bœufs et rendu le travail difficile pour les bouchers.

Djouma Barry

Une situation que regrette et déplore Mamadou Djouma Barry, vice-président de la coopérative des bouchers de Kindia. « On a déjà perdu 3 bœufs ici, tués par une inondation de l’abattoir. Et nous travaillons aujourd’hui dans des conditions très déplorables ici. Regardez vous-mêmes, la boue et les ordures que les eaux de ruissellement ont transportées ici. C’est vraiment déplorable ! » Se désole-t-il.

Il faut dire que cette situation n’est pas une première sur place. Depuis quelques années, l’abattoir préfectoral de Kindia est inondé et devient impraticable pendant chaque saison pluvieuse. Les bouchers disent avoir saisi toutes les autorités concernées pour solliciter des mesures face à cette situation, mais en vain. Aujourd’hui encore, Sadjo Diallo, membre de la coopérative des bouchers, interpelle ces mêmes autorités sur ce problème, devenu inquiétant pour lui.

Sadjo Diallo

« L’état actuel de notre abattoir est inquiétant, surtout en cette période hivernale. Cela nous cause d’énormes pertes. Pourtant, on a beaucoup signalé le cas aux autorités ; et, le secrétaire général Bangaly Camara qui est censé défendre les intérêts des travailleurs de Kindia. Mais, il n’y a jamais eu de solution, on a eu que des fausses promesses, on n’est vraiment fatigués. Nous demandons encore une fois à la commune auprès de laquelle nous payons nos taxes et général Bangaly de nous aider à trouver solution à ce problème. On a payé beaucoup d’argent pour ça mais on ne voit rien. Ils doivent faire quelque chose pour sauver cet abattoir », a martelé ce boucher.

En attendant une réponse favorable des autorités à leur sollicitation, les bouchers de Kindia prennent leur mal en patience.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Le Maire de Malapouya en colère contre la SMB : « le chinois nous dit qu’il travaille avec Alpha Condé »

30 mai 2019 à 10 10 36 05365
Abdoulaye Yeressa, maire de la commune rurale de Malapouya
Monsieur Abdoulaye Yeressa, maire de la commune rurale de Malapouya

Depuis maintenant quelques jours, l’affaire de compensations entre les populations de certains villages de Malapouya et la société minière de Boké (SMB) fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il s’agit notamment des villages de Kasseydou, Momo, Silipouya, Mamoudouya, Ariboya, Kambaki, Hafia et Garaya, qui verront le chemin de fer traverser leur village en quittant le port fluvial de Dapilon pour la préfecture de Télimélé.

Rencontré à son bureau par Guineematin.com dans l’après-midi de ce mercredi 29 mai 2019, monsieur Abdoulaye Yeressa, maire de la commune rurale de Malapouya, s’est montré très en colère contre les responsables de la SMB mais aussi ses concitoyens. Les uns parce qu’ils n’ont aucune considération pour les autorités locales et les autres parce qu’ils n’écoutent pas les conseils de la mairie.

Concernant l’état de sa collaboration avec les entreprises minières implantées dans sa commune rurale, monsieur Yeressa a laissé entendre sa colère ! « Il n’y a pas de bonnes relations entre nous et la société des chinois qui est venue ici. Puisque ces gens-là n’ont aucune considération pour les autorités locales que nous sommes. Ils viennent directement sur les sites rencontrer les communautés, ils ne voient ni le maire, ni un président de district, ni un chef de secteur. Tout ce que la SMB fait à Malapouya, elle n’associe aucune autorité communale. Peut-être le sous-préfet ; mais, en tout cas pas le maire. Ici, dans mon bureau, je suis assis, je vois leurs véhicules passer et repasser vers les villages. Aucun n’est passée me dire mot », se lâche-t-il.

D’ailleurs, Abdoulaye Yeressa a réitéré ce que le chef d’un secteur avait déjà confié à l’envoyé spécial de Guineematin : les responsables de la SMB prétendent travailler directement avec le chef de l’Etat. « Un jour, j’ai envoyé mon deuxième vice-maire rencontrer les responsables de la SMB pour leur dire de passer par nous (mairie) pour aborder la population. Lorsqu’il a dit ça au chinois, ce dernier lui a répondu que lui il travaille avec Alpha Condé, il n’a pas besoin de demander l’avis d’un maire pour faire son travail. Il est alors venu me faire le compte rendu. Je me suis énervé et je me suis levé directement pour aller lui dire de répéter ces propos devant moi. Malheureusement, je ne l’ai pas trouvé. Sinon, je lui aurais demandé si je pouvais parler comme ça en Chine. Alors, ces gens-là doivent savoir que monsieur Alpha Condé est Président de la République et que moi je suis Maire de la petite commune rurale de Malapouya. Quiconque doit travailler ici je dois le savoir », a-t-il martelé.

Par contre, monsieur Abdoulaye Yeressa a également des reproches à faire à ses concitoyens. Le maire estime que les populations locales se font manipuler bêtement par les sociétés minières. « Mes parents aussi sont parfois trop naïfs. Dès qu’ils voient les peaux blanches avec leurs problèmes de signature là, ils oublient tout ce qu’on leur a donné comme conseils. C’est ainsi qu’ils ont fait signer bêtement les populations des villages sur le passage des rails. On vient te prendre pour t’amener dans une case restreinte à plus de 10 mètres des autres, on te dit signer un chèque en masquant la partie où le montant est mentionné. Et puis, quand tu finis de signer, on te communique le montant et on te conseille de ne le dire à personne, même pas à ta femme. Ça c’est quelle affaire ça ? », se demande-t-il.

Pour une solution définitive qui permettrait de baisser les tensions et permettre de continuer paisiblement les activités de la SMB, le Maire exige une assise avec les responsables de la société pour reprendre les calculs ensemble afin de rétablir chacun dans son droit. « C’est ainsi que nous pourrons aller vers nos parents pour les sensibiliser dans notre propre langue. Il faut qu’on soit témoins entre les communautés et nos hôtes ; sinon, on ne peut pas continuer à accepter cette anarchie », a insisté le maire Abdoulaye Yeressa.

A préciser que l’envoyé spécial de Guineematin.com essaie depuis plusieurs jours à entrer en contact avec les responsables locaux de la Société minière de Boké (SMB), sans succès pour le moment.

A suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Labé : ce que le doyen des prisonniers demande au président de la République

30 mai 2019 à 10 10 24 05245
Noumouké Bah

A l’occasion d’une visite des locaux de la prison civile de Labé, un correspondant de Guineematin.com s’est entretenu avec le plus vieux prisonnier de cette maison carcérale. Il s’agit de Noumouké Bah, 47 ans, condamné à perpétuité. Il s’est dit innocent et s’est adressé au président Alpha Condé.

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre, Noumouké Bah a passé plus de 15 années à la prison civile de Labé. Interrogé, il est revenu sur les raisons de son arrestation et sa condamnation. « C’est un jeune léonais qui a été tué dans une rivière à Gaoual. Le jour de sa disparition, nous étions ensemble toute la journée jusqu’à 19 heures. Et trois jours après, ce jeune a été retrouvé mort au bord de la rivière. C’est ainsi que j’ai été accusé avec 5 de mes amis d’être les auteurs de ce meurtre, et on a été aussitôt arrêtés. Un d’entre nous du nom de Mamadou Oury a pris la fuite », témoigne-t-il.

Aujourd’hui, Noumouké Bah est le plus ancien détenu de la prison civile de Labé. Mais selon lui, son état de santé s’est fortement dégradé dans la prison.

« Dans notre groupe, c’est moi seul qui suis en vie aujourd’hui, tous les autres sont décédés, dont un à la maison centrale de Conakry. Moi j’ai été conduit ici en 2002 avant d’être condamné en 2004 à perpétuité. Actuellement je souffre : mes pieds sont presque paralysés, tout mon corps me fait mal et ma visibilité est réduite. Et moralement, je souffre aussi. Parce que je suis là et je n’ai aucune nouvelle de ma famille », regrette ce prisonnier.

Ce détenu clame encore son innocence dans cette affaire et interpelle le chef de l’Etat guinéen. « Je demande au président de la République de me gracier parce que moi je ne connais rien de cette affaire », a-t-il lancé.

A rappeler que 211 personnes sont détenues aujourd’hui, dans des conditions très précaires, à la prison civile de Labé. La maison carcérale est devenue très petite par rapport au nombre de prisonniers. C’est pourquoi, le régisseur a sollicité la construction d’une nouvelle prison civile répondant aux normes dans la capitale de la Moyenne Guinée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Journée mondiale du Qods à l’Ambassade d’Iran : un dîner en solidarité au peuple Palestinien

30 mai 2019 à 9 09 30 05305

En marge à la célébration de la journée mondiale du Qods, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, a offert un dîner à des leaders religieux hier jeudi, 29 mai 2019 à la Chancellerie de son pays, sise à la Camayenne (Commune de Dixinn). Le diplomate iranien a mis l’occasion à profit pour dénoncer la persécution et les nombreuses exactions dont est victime le peuple palestinien sur son propre territoire de la part des autorités israéliennes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En offrant ce dîner aux religieux, à l’occasion de la célébration mondiale du Qods, l’Ambassadeur d’Iran en Guinée a voulu marquer ainsi le soutien de son pays au peuple palestinien qui vit le martyr depuis plusieurs années sur son propre sol de la part des autorités israéliennes, soutenues par les Etats-Unis d’Amérique.

Dans son allocution de circonstance, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani a indiqué que l’année de la défense de la cause palestinienne et du Qods al-Sharif est une question centrale, et l’une des principales priorités des nations islamiques. « La question de la Palestine dans le monde islamique est une question de dignité, dans laquelle les gouvernements, les parlements et tous les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux des pays musulmans devraient apporter leur soutien à la question palestinienne. Qods al-Sharif, en tant que première Qibla des musulmans dans le domaine, a une place particulière dans le monde et il faut le soutenir.

Les organisations internationales ont condamné à plusieurs reprises le régime sioniste pour avoir occupé les territoires palestiniens et ont appelé à ce que l’occupation du régime soit abandonnée. Mais les sionistes, avec le soutien des Etats-Unis, ont ignoré les approbations internationales. Des résolutions telles que les résolutions 242, 338, 478, et 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU font partie des résolutions qui mettent l’accent sur la suppression de l’occupation sioniste », a-t-il souligné.

En outre, l’Ambassadeur iranien a dénoncé et condamné la décision des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. Une décision qui entraîné un regain de tensions dans les territoires palestiniens occupés, causant beaucoup de dégâts. « La réponse des Etats-Unis à propos de Jérusalem a accru la tension et la violence dans les territoires occupés de la Palestine. Jusqu’à présent, 300 Palestiniens ont été martyrisés et 30 mille blessés à la suite de cette action arbitraire des Etats-Unis visant à transporter son ambassade à Jérusalem. L’occupation de la Palestine a fait déplacer des milliers et des milliers de Palestiniens vers d’autres pays, ce qui leur a créé une situation très difficile.

Selon l’annonce de l’Agence UNRWA, 5 millions 900 mille palestiniens n’ont été enregistrés en tant que réfugiés palestiniens que chez cette agence. Actuellement, 6500 palestiniens sont emprisonnés dans les prisons israéliennes, dont 250 enfants et adolescents, 62 femmes et filles, 7 parlementaires, 1500 prisonniers et 350 activistes des réseaux sociaux. Plus d’un million d’arrestations de palestiniens ont été enregistrées depuis l’occupation de la Palestine. Et, au cours des 50 dernières années, plus de 217 prisonniers palestiniens ont été torturés », a révélé le diplomate iranien.

Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani réitère donc le soutien de son pays au peuple palestinien dans son combat contre l’oppression d’Israël et son allié américain. « La République islamique d’Iran, sur la base de ses devoirs religieux et humanitaires, soutient le peuple et la résistance palestinienne jusqu’à l’élimination complète de l’occupation et l’octroi du droit de décision au peuple palestinien ; respecter le droit des peuples autochtones palestiniens à participer dans la détermination de leur destin et se référer aux votes des principaux résidents palestiniens constitue une solution efficace au conflit », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que cette cérémonie dînatoire, organisée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, a surtout été marquée par la lecture du saint coran et le rappel historique de la guerre qui oppose la Palestine et Israël. Les leaders religieux présents à la rencontre ont prié aussi pour le retour de la paix en Palestine.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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La prison civile de Labé surpeuplée : « elle ne répond pas aux critères », avoue le régisseur

30 mai 2019 à 6 06 11 05115

Comme la plupart des maisons carcérales des grandes villes de la Guinée, la prison civile de Labé est actuellement surpeuplée. Le régisseur qui s’est confié à un correspondant de Guineematin.com sur place, a reconnu que cette prison ne répond plus aux normes et souhaité sa délocalisation.

Construite pour une petite population carcérale, la prison civile de Labé abrite aujourd’hui plus de 200 détenus. « Au moment où on construisait cette prison, la population de Labé n’était pas si grande. Aujourd’hui, elle est surpeuplée. Au total, il y a 211 détenus à la prison civile de Labé. Ils sont repartis par calles comme suit: il y a 4 femmes et 8 mineurs. Les femmes ont une calle, les mineurs une calle et les majeurs sont repartis dans les autres calles. Dans cette prison, il y a 50 condamnés pour crimes, 14 prévenus criminels, 103 condamnés correctionnels et 44 prévenus correctionnels », a expliqué Albert Zaoro Balamou, le régisseur de cette prison.

Il déplore l’état de cette maison carcérale et appelle les autorités judiciaires à penser à construire une nouvelle prison répondant aux normes. « Vous pouvez trouver 40 prisonniers par calle, l’espace entre les détenus est petit. Donc actuellement, la prison civile de Labé ne répond pas aux critères pour une détention qui est dans les normes internationales. Il faut que les autorités revoient cette situation. Et, je lance un appel même à notre hiérarchie pour la délocalisation de cette prison et construction d’une autre », a-t-il sollicité.

A rappeler que des deux cas de décès, causés par des maladies diarrhéiques ont été enregistrés récemment dans cette prison. C’est pourquoi, les responsables de la maison carcérale veillent actuellement sur l’hygiène des lieux.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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La grève des huissiers de justice suspendue : reprise effective du travail à Kankan

30 mai 2019 à 6 06 10 05105

La Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a suspendue avant-hier mardi, 28 mai 2019, la grève générale et illimitée qu’elle avait déclenchée sur l’ensemble du territoire guinéen depuis le lundi, 13 mai 2019. Au lendemain de l’annonce de cette décision, le travail a repris effectivement dans le secteur à Kankan. C’est en tout cas fait par le correspondant de Guineematin.com hier, mercredi.

C’est dans la soirée du mardi que certains cabinets ont ouvert leurs portes à Kankan après plus de deux semaines d’inactivité. Selon Me Ibrahima Sory Keïta, en service dans un cabinet d’huissiers de justice, c’est au regard du résultat obtenu par la corporation que la grève a été suspendue. « La suspension de cette grève, c’est au regard du résultat obtenu et un travail abattu par notre chambre nationale, que nous remercions du fond du cœur. Parce que nous avons obtenu la signature du décret No 152 en date du 24 mai qui régularise nos activités professionnelles. Donc, c’est un ouf de soulagement et un début qui satisfait tout le monde », a-t-il dit.

De son côté, maître Kémoko Camara, huissier de justice près la Cour d’Appel de Kankan et représentant de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée, cette grève a impacté les tribunaux du premier et du second ressort de Kankan. « La grève avait impacté les tribunaux, parce qu’un plaideur qui quitte le village, il vient à l’audience, on lui dit : il vous manque l’assignation en cause d’appel, l’ordonnance par exemple pour faire arrêter les travaux, vous voyez, seule l’exécution qui pouvait se faire, ne peut pas être fait parce que la grève était là, l’huissier est au-devant, au milieu et à la fin des choses », estime-t-il.

Cet huissier se dit donc satisfait des résultats obtenus par la corporation suite à cette grève. « Nos réactions sont bonnes parce qu’on a obtenu ce qu’on voulait. Premièrement, le statut que je tiens en main d’ailleurs, je l’ai reçu hier, signé par le président de la République suite au mouvement et à l’intervention principale de monsieur Mohamed Lamine Fofana, qui est présentement nommé ministre intérimaire de la justice », s’est-il félicité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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