Dix derniers jours du Ramadan, rôle du croyant, calendrier lunaire… Dr Alhoussény à Guineematin

21 mai 2019 à 21 09 47 05475
Dr Alhoussény Diallo, ancien inspecteur général aux affaires religieuses

Les fidèles musulmans continuent d’observer le jeûne du mois saint de Ramadan, entamé depuis le 05 mai 2019. L’on se rapproche des dix derniers jours de ce mois de pénitence, qui doivent être marqués par des prières nocturnes intenses telles que recommandées par l’Islam.

Pour parler du Ramadan en général, des dix derniers jours en particulier, des vertus du jeûne, du rôle de l’homme dans sa communauté, du calendrier lunaire musulman, utilisé dans notre pays et dont il est le concepteur, Guineematin.com a reçu la visite dans ses locaux de Dr Alhoussény Diallo. Ce septuagénaire, originaire de la sous-préfecture de Brouwal Sounki, dans Télimélé, est détenteur d’un doctorat en Théo-Pédagogie, ancien inspecteur général aux affaires religieuses. De nos jours, Dr Alhoussény Diallo est enseignant-chercheur à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, au département Langue Arabe.

Guineematin.com : d’entrée de jeu, quelle est l’importance de ces 10 derniers jours du mois de Ramadan dans la vie du musulman ?

Docteur Alsény Diallo : d’abord, nous sommes dans un mois de pardon et de tolérance, vous savez que le ramadan est le quatrième pilier de l’islam. C’est le fondement de la religion, mais n’oubliez pas qu’il y a beaucoup de choses à faire. Quand vous prenez la journée qui a 24 heures, vous partagez ce temps comme suit : 8h de travail, 8h pour le sommeil et enfin 8h pour les affaires sociales, maintenant que reste-t-il à la prière ? Pas trop. Les cinq prières quotidiennes ne peuvent pas prendre plus d’une heure, comme en tout c’est 17 rakats. Si vous augmentez 17 autres rakats pour la prière nocturne, vous ne prendrez pas plus de 2heures. Et maintenant, c’est seulement ces deux heures qui sont exclusivement réservées à la prière. Quand tout se limite à ça, vous comprendrez que le temps est court. Maintenant, Dieu le miséricordieux nous a accordés ce mois de Ramadan pour l’adorer en toute circonstance. C’est seulement ce mois de ramadan qu’on a pour L’adorer au moins 12 heures par jour de l’aube à 19 h, parce que tant que tu es à jeûne, tu ne fais qu’adorer Dieu, parce que même pendant la nuit, dans le sommeil, quand tu es bien purifié, tu es en train de l’adorer. A part ça, le Ramadan ne demande pas à ce qu’on abandonne de faire le mal seulement pour la circonstance, car tel n’a jamais été une autorisation avant le mois. Donc, de ce point de vu là, il s’agit de respecter les principes religieux pour pouvoir adorer Dieu dans des conditions normales en se méfiant de tout ce qui est interdit par le prophète Mohamad (Paix et Salut sui Lui). Et surtout n’oublions pas que c’est pendant ce mois que le Coran a fait son apparition. Il est conseillé encore aux musulmans de s’abstenir de parler du mal, de voler, d’insulter, de se bagarrer avec quelqu’un d’autre. Il est appelé à renforcer le bon comportement, à cultiver l’amour et la tolérance. Même manger et boire s’inscrivent dans le cadre d’adorer Dieu, si les conditions sont satisfaites, c’est-à-dire reconnaitre les bienfaits de Dieu, à plus forte raison si tu pries ou tu lis le Coran.

Guineematin.com : que dire des dix derniers jours du mois de Ramadan ?

Docteur Alsény Diallo : pour honorer ses créatures, Dieu a envoyé les 10 derniers jours du mois de ramadan pendant lesquels, on doit identifier la nuit de Laylatoul Ghadri dans les nuits impaires pour implorer la grâce d’Allah. Cette nuit équivaut à l’adoration de 1000 mois. Et, 1 000 mois nous font 83 ans 4 mois, qui correspondent à la vie d’un homme qui adore Dieu de façon réaliste, c’est l’équivalent à la nuit de Laylatoul Ghadri. Imaginez pour celui qui vit pendant longtemps et qui profite bien de cette nuit. On multiplie les biens pour l’intéressé. C’est pourquoi pendant ces jours, le prophète Mohamed (PSL) revenait à la maison pour réveiller toute sa famille pour accomplir la prière. Donc, essayons de faire comme lui chaque fois. Maintenant, comment jeûner ? Et qui est intéressé par le jeûne ? Cesser de manger, boire, qui en veut ? L’âme n’aime pas ça, mais c’est une occasion de nous ramener sur le bon chemin. Dieu a fait appel à tout le monde : « vous les repentis, on a inscrit en vous le jeûne », pour éviter que les gens disent que le Ramadan est difficile. Il poursuit, « mais vous n’êtes pas les premiers à avoir pratiqué le jeûne, vos devanciers aussi ont jeûné ». Ça, c’est juste pour éviter que les gens se disent, pourquoi c’est seulement nous ? Maintenant, il nous a montré qu’il faut qu’on imite d’autres. Vous savez, on a fait venir la sourate « Bagharati Houdan lilmoustaghine » afin de faciliter la soumission, mais exception faite aux voyageurs et malades qui sont autorisés à ne pas jeûner, surtout les vieilles ou les faibles personnes. Mais, le plus important pour eux, c’est de jeûner pour mieux être récompensé. Après tout, Dieu dit que Ramadan, c’est le mois pendant lequel le Coran est descendu pour convaincre ses créatures de plus, c’est ainsi qu’il a exigé aux gens, celui qui est en bon état de santé, n’est pas en déplacement, de jeûner le mois de Ramadan. Un moment viendra où on ne va pas chercher la lune, les fidèles l’observeront seulement. Par exemple ce mois-ci, dans la nuit de dimanche à lundi, la lune a fait 42 minutes après le soleil. Ça suffisait pour l’observer. Nous nous connaissions ça. Donc, ceux qui n’ont pas débuté leur jeune le lundi (5 mai 2019, ndlr) ont raté le premier jour. Il dit, quand tu implores la grâce divine, il va te répondre positivement, surtout pendant ce mois de Ramadan. Seulement, il aime qu’on le flatte à tout moment pour qu’il puisse accorder ses grâces à ses créatures. Les prières formulées par un voyageur, quelqu’un qui a juste couper son jeun, ou à l’aube seront toujours exhaussées. Dieu ne s’éloigne pas et ne s’éloignera jamais de ses créatures.

Guineematin.com : au cours de votre intervention vous avez évoqué le cas des prières nocturnes dans les 10 derniers jours du mois de Ramadan avec le prophète Mohamad PSL qui revenait à la maison avec sa famille. Quel est le lieur le mieux indiqué pour ces prières-là ?

Docteur Alhoussény Diallo : tout est normal, mais le mieux, c’est de rester à la maison pour faire ses prières nocturnes. Mais, ces derniers temps, avec le mouvement salafiste, vous verrez des gens qui se mobilisent pour lire tout le Coran en une nuit, ce n’est pas grave. Le prophète n’a pas fait tout ce qu’il faut faire, mais il a fait tout ce qui est normal. Tout ce qu’il interdit, éloignons nous de ça et tout ce qu’il autorise, faisons autant que nous pouvons. Celui qui dit qu’il ne va pas faire, sauf ce que le prophète a fait, il aura beaucoup dit, et celui qui dit tout ce que le prophète a fait, il va le faire, il a exagéré par ce que ça n’existe pas et c’est impossible. Mais, ne faisons pas ce qui est interdit par le prophète. De toute façon, il nous a montré le chemin à suivre ce qui est bon pour le musulman.

Guineematin.com : on va changer de sujet pour parler du devoir d’un musulman vis-à-vis de sa société. Qu’est-ce qu’il est recommandé de faire pour la communauté ?

Docteur Alhoussény Diallo : c’est une question très importante. D’abord, la terre et le ciel et tout ce que nous ne connaissons pas, ont été créés pour faciliter la vie aux humains avant de demander à Adama et Hawa de rester là. L’inauguration de tout ça a été faite par ces deux. « Nous respectons l’être humain en le rendant supérieur à tout ce qui existe sur terre ». L’être humain, avec toute sa grandeur, quand nous demandons toute suite à quoi nous servons ? C’est quoi notre importance dans la société ? Je ne pense pas qu’on aura une réponse. Mais, tout ce que Dieu a créé nous sert. Vous verrez des gens qui disent que le serpent n’a aucune importance, alors que ce n’est pas vrai. Si le serpent n’était pas féroce, on n’allait pas avoir peur de lui ; et d’ailleurs, il y a des médicaments à base de serpent. Tout ce que Dieu a créé est important pour nous. Mais en revanche, c’est quoi notre importance dans la société ? On est utile au soleil ? A la lune ? A la terre ? Pour le ciel ? Quelle est notre mission alors ? Tout est utile pour nous. Mais nous, nous sommes utiles pour rien, voyez-vous. Dieu a créé tout pour nous et nous il nous a créés pour lui. Maintenant, comme nous ne servons à rien, alors que tout est utile pour nous, qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est de rendre service à l’humanité pour bénéficier de la grâce d’Allah afin d’avoir son paradis. Quelqu’un avait demandé au prophète (PSL) un jour, parmi tous les humains, Dieu préfère qui ? En réponse, le prophète Mohamad (PSL) avait répondu Dieu aime beaucoup celui qui lui rend service de plus. Et celui qui est aimé par Dieu est toujours récompensé du bien. Et Dieu aime quoi au juste ? Il a répondu encore en disant « tout ce qui rend l’homme heureux ». Puis, « allez aider les gens à avoir à manger m’est beaucoup important que de rester dans ma mosquée ici », avait dit le prophète. Donc, il faut être utile à l’humanité et l’orienter vers le bon chemin, saluer les gens, leur serrer la main de façon normale, avoir un cœur ouvert et être de bonne moralité. Un autre jour, ils ont demandé au prophète qu’est ce qui est meilleur dans l’islam ? Il a répondu en disant que c’est la salutation, faire manger aux gens et se lever pour accomplir la prière pendant la nuit. C’est pour nous faire comprendre que notre paradis ou l’enfer est lié à l’humanité.

Guineematin.com : est-ce que dans ce cas c’est seulement pour les musulmans qu’il faut faire du bien ou c’est valable pour tout le monde ?

Docteur Alhoussény Diallo : je vous rappelle que les envoyés de Dieu, leur mission ne se limitait pas seulement qu’aux musulmans, mais à ceux qui ne sont pas musulmans. C’est valable pour tout le monde et tout ce que Dieu a créé. Si tu aimes Dieu, tu dois aimer forcement ses créatures. Il faut donc adorer Dieu en public et privé, être son esclave. Il faut être bon envers tout le monde pour sauver la face du musulman devant les autres, cherchez à mériter leur confiance.

Guineematin.com : donc, vouloir seulement adorer Dieu sans venir en aide aux gens, doit être fortement déconseillé ?

Docteur Alhoussény Diallo : non pas ça. Dans ce cas, il aura très mal adoré Dieu. Comment peut-on adorer Dieu sans le soutien des autres ? Qui lui sert à manger s’il faut adorer Dieu ? On ne peut pas s’éloigner des autres.

Guineematin.com : parlez-nous du calendrier que vous avez mis en place qui est aujourd’hui une référence. D’où est venue l’idée de sa préparation ?

Docteur Alhoussény Diallo : c’est en 1993 que je suis revenu de mes études. Cette année là, certains ont commencé le jeun lundi, d’autres mardi et puis une autre catégorie encore le mercredi. Donc, pendant trois jours. La nuit du Laylatoul Ghadri encore, ils l’ont faite jeudi, vendredi et samedi. Il n’y a pas eu d’entente. La fête a été aussi célébrée pendant trois jours : mercredi, jeudi, vendredi. Maintenant, quand vous faite le calcul, vous comprendrez que le mois a fait 32 jours. Finalement je me suis posé la question de savoir comment concilier les positions des uns et des autres afin de mettre fin à cette pagaille. Après plusieurs années, j’ai commencé mon calendrier. 1999-2000 j’ai commencé à faire le calendrier lunaire et solaire. Avant, je ne faisais que quatre pages. En l’an 2000, j’ai fait un bouquin ou il y avait les horaires de prière, malgré que la ligue avait réussi à mettre en place les horaires de prières, j’ai seulement pris et sillonné l’intérieur du pays pour avoir la confirmation que les heures indiquées peuvent correspondre ou peuvent faire l’objet d’une quelconque modification. Finalement, j’ai pris le document pour le soumettre aux autorités religieuses qui, par la voix de feu Elhadj Ibrahima Sory Fadiga m’avait dit que je devais inscrire dans le document les heures de prière. Mais, j’étais vraiment méfiant. Pour moi, ce n’est pas les recherches scientifiques qui doivent indiquer les heures de prière, mais plutôt les autorités religieuses. Ils ont refusé de me comprendre et après, moi aussi j’ai arrêté de faire mes recherches pendant deux ans. C’est seulement en 2002, j’ai repris mes travaux en mettant uniquement les heures de prière de 13h ,16h et 20h. Pour le reste j’ai dit de laisser le soin à la ligue islamique en attendant que j’approfondisse mes recherches. Là, ils ont compris et accepté. C’est après tout, l’année dernière, j’ai compris que 9 minutes interviennent avant le moment indiqué pour la prière de l’aube. Malgré tout, je précise que les gens ne dépassent pas le temps mis à prendre leur déjeuner. Mais, d’ici là, j’ai ramené ça un peu en arrière encore. C’est pourquoi d’ailleurs, les gens me critiquent, croyant que j’ai commis des erreurs, alors que c’est pour éviter des retards en mangeant et en priant à l’aube. Cela a évolué ainsi jusqu’en 2006. Un exemplaire de mon document est parvenu à l’USESCO, ils ont fait appel à moi pour me dire qu’ils ont vu une de mes œuvres qui peut les servir. Ils m’ont dit qu’ils se sont battus pendant 10 ans pour un tel travail alors que moi j’ai déjà évolué dans les recherches. En ce moment, j’étais inspecteur à la ligue islamique ici. Ils m’ont invité à participer à une réunion des experts qu’ils organisaient pour réfléchir sur comment mettre en place un calendrier musulman unique. J’ai accepté, on m’a envoyé les dossiers de voyage. J’avais effectué le déplacement. A mon arrivée, après mon exposé, ils ont dit que mon travail est le quatrième projet à analyser et étudier parmi 14 pays représentés. Mais, moi je pensais que j’étais là juste comme un simple observateur. La même année, on m’a nommé membre du comité de suivi. Après l’analyse de mon document, j’ai été deuxième derrière le Maroc, suivi de l’Arabie Saoudite et de la Libye. En 2009 encore on s’est retrouvé. Au cours de la réunion, le modérateur avait demandé aux participants de venir désormais avec leurs exemplaires pratiques, comme fait le guinéen que je suis pour faciliter la tâche. Depuis lors, on ne m’a pas encore invité. Je n’en sais pas les raisons, mais qu’à cela ne tienne, je ne me reproche de rien jusque-là. Notre calendrier actuel nous sert beaucoup. Il nous a évité assez d’erreurs. Ceux qui ont commencé par exemple le jeûne de cette année 2019 le mardi, ont refusé seulement de respecter le contenu du calendrier. Il y a eu beaucoup de personnes qui ont observé la lune. Donc, ils auront honte certainement.

Guineematin.com : comment vous faites vos calculs pour mettre en place un calendrier annuel, surtout quand on sait que le mois peut apparaitre soit le 29 ou le 30 ?

Docteur Alhoussény Diallo : ce qui rend difficile pour le calendrier lunaire, c’est du fait qu’il est séparé du calendrier solaire. Le calendrier solaire par exemple, à chaque 4 ans, le quart devient un jour. Donc, 366 au lieu de 365 jours. Si de l’autre côté encore, chaque trois ans, le un tiers pouvait devenir un jour, les problèmes seraient limités. Chaque 30 ans lunaire, durant les 11 ans, ce qui se fait pendant chaque 4 ans du calendrier solaire, va se répéter et un jour s’augmente. Le mois a un grand tour et un petit tour. Pour le petit tour, c’est 30 ans. Chaque 30 ans, le premier jour du mois va se répéter, et le grand tour ,30 ans multiplié par 7, ça donne 210 ans. Le monde revient à sa phase initiale et nous sommes actuellement à la 7ème fois. J’ai vu le document astronomique d’un célèbre mathématicien Egyptien, Abdou Fatah Toukh, qui m’a beaucoup inspiré dans mes recherches. Avant, le 30 avril était le début de la saison des pluies. Mais maintenant, s’il ne pleut pas, c’est qu’il y a décalage. Désormais, c’est le 10 mai qui correspond au début de la saison des pluies qui, d’ailleurs n’a pas du tout retardé cette année. Maintenant, je ne souffre pas beaucoup dans mes calculs. Il n’y a pas un mois de 30 jours, ni de 29 jours seulement. La durée moyenne d’un mois est de 29 jours, 12 heures 44 minutes, 2 secondes et quelques tierces. Ce que les gens appellent conjonction entre la lune, la terre et le soleil, qui ne nous permet pas d’observer la lune tellement qu’il fait obscur, mais pour une toute petite durée de quelque minutes seulement, mais comme la terre tourne, vous verrez une toute petite trace qu’on appelle naissance de la lune. On peut l’observer en ce moment après 16 heures par endroit.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit de ceux qui vous suivent actuellement, je précise qu’ils sont nombreux à vous écouter via notre page Facebook ?

Docteur Alhoussény Diallo : premièrement, je vous remercie pour m’avoir invité et je remercie encore tous ceux qui m’écoutent à travers votre media. Je les invite tous à être objectifs, surtout faire le tri de tout ce qui a été dit ici au cours de cette grande interview pour se servir du bien. Nous prions pour que Dieu accepte nos prières et jeûnes.

La rédaction

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Vol à main armée : trois accusés s’expliquent au tribunal de Dixinn

21 mai 2019 à 19 07 16 05165

Poursuivis pour vol à main armée, Ibrahima Keïta, Morlaye Camara et Aboubacar Camara ont comparu ce mardi, 21 mai 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn. Deux des accusés ont nié en bloc les faits qui leur sont reprochés et le troisième les a reconnus partiellement, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en juin 2017 que ces trois accusés ont été arrêtés. Leur interpellation est survenue au lendemain d’une attaque à main armée qu’ils auraient commise le vendredi, 18 juin 2017 aux environs de 21 heures, au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Les trois jeunes auraient profité de l’obscurité et de la pluie qui s’abattait pour attaquer Mamadou Sadialiou Baldé, médecin, qui rentrait chez lui. Selon l’accusation, ils se sont servis de fusils de fabrication locale et de couteaux pour intimider la victime, afin de lui retirer une somme de 600 mille francs guinéens et son téléphone portable.

A la barre, c’est Ibrahima Keïta, voisin de la victime, qui a été le premier à s’expliquer devant le juge, Ibrahima Kalil Diakité. L’accusé a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés. « Je revenais d’un Kiosque où je regardais un match de football mais le courant est parti. A mon retour donc, je suis tombé sur des militaires qui étaient postés dans un coin d’une ruelle du quartier. Ils m’ont arrêté et retiré mon téléphone. Je leur ai demandé qu’est-ce que j’ai fait, ils m’ont dit qu’ils faisaient la patrouille.

Mais, quand on est arrivé au commissariat, ils m’ont dit que c’est à cause de Docteur, mon voisin qu’on a attaqué, qu’ils m’ont arrêté. Je leur ai dit que je suis innocent, je ne connais rien dans cette affaire. Le lendemain, Docteur est venu m’identifier soi-disant que ce sont mes amis et moi qui l’avons attaqué le soir. J’ai répondu que je ne peux pas faire cela à Docteur parce que c’est un voisin, on se connaît très bien. Je n’ai jamais volé, je suis un maçon. Quand je quitte le travail je suis très fatigué, je me couche », s’est-il défendu

De son côté, Aboubacar Camara, déjà condamné à 18 mois pour vol dans une autre affaire, a reconnu les faits de vol. Mais, il nie la détention d’une quelconque arme. « Oui j’ai volé, on a pris son téléphone et son argent. Mais, j’étais avec Morlaye et mon petit VIP, Ibrahima Keïta ne faisait pas partie du groupe. On a profité de l’obscurité pour l’attaquer et le dépouiller de ses biens: 600.000 GNF et un téléphone de marque Tecno. Mais en cours de route, on a perdu l’argent en cours de route, on l’a plus retrouvé. Et, on n’était pas armé, je n’ai jamais détenu une arme », a-t-il expliqué.

Des explications balayées d’un revers de la main par le président du tribunal, Ibrahima Kalil Diakité. Le juge a indiqué que lors de la perquisition du domicile d’Aboubacar Camara, il a été retrouvé sur les lieux « 10 complets de tenue militaire,3 bérets verts militaires, un fusil, deux chargeurs, un casque militaire, un chapeau militaire, 4 galons militaires de grade capitaine, un sac contenant de chaussures militaires ainsi que deux permis de conduire de noms différents ».

L’accusé s’est défendu en disant que ces objets appartiennent à son père qui était militaire et qui est décédé en 2015. Mais cet argument est loin de convaincre le procureur, Daouda Diomandé. « Monsieur Camara, dites-nous la vérité, arrêtez de vouloir berner le tribunal parce que vous n’y arriverez pas. Tous ces objets vous appartiennent. Même si c’était à votre père, dans les conditions normales, vous devez les rendre après son décès. Mais non, vous portez ces tenues la nuit avec l’arme pour dépouiller les citoyens de leurs biens », martèle le procureur.

Pour sa part, Morlaye Camara, le troisième accusé, a dit n’avoir pas participé au vol. Il reconnaît tout simplement avoir donné une somme de 10.000 francs guinéens à Aboubacar Camara pour que ce dernier lui donne le téléphone volé à la victime. « Un jour, j’ai rencontré Aboubacar Camara et son petit VIP, je leur ai demandé où ils se rendaient, ils m’ont dit qu’ils partaient à Kobaya. J’ai dit alors de cheminer avec eux. C’est en cours de route qu’on a rencontré Docteur (la victime, ndlr).

Aboubacar et VIP l’ont agressé, moi j’ai couru pour aller m’arrêter quelque part. Quelques minutes après, ils m’ont rejoint et m’ont demandé pourquoi je suis parti, je leur ai dit qu’on ne s’était pas convenu qu’on allait attaquer quelqu’un et que cela n’est pas dans mon programme. C’est ainsi que Aboubacar Camara m’a montré le téléphone qu’ils ont pris, il m’a dit de payer 15.000 francs il va me le remettre. J’ai payé 10.000 ce jour et le lendemain on m’a arrêté », a-t-il laissé entendre.

Après les explications des trois accusés, l’affaire a été renvoyée au 27 mai 2019 pour la comparution de la partie civile.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 224 623 53 25 04

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Meurtre de Junior à Lansanayah : « s’il vous plait, condamnez-moi », dit l’accusé

21 mai 2019 à 18 06 14 05145

Elhadj Mamoudou Barry, poursuivi pour avoir égorgé le petit Gono Emmanuel Yomalo, dit Junior, a comparu pour la deuxième fois au tribunal criminel de Mafanco, ce mardi, 21 mai 2019. Mais, l’audience n’a duré que quelques minutes à cause des surprenantes réactions de l’accusé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assassinat du petit Junior le 04 mars 2018 au quartier Lansanayah barrage, dans la commune de Matoto, avait suscité une vive émotion. Elhadj Mamoudou, accusé d’avoir égorgé le jeune garçon, est entrain de se faire juger au tribunal criminel de Mafanco.

Le mardi, 07 mai 2019, les débats se sont ouverts dans ce dossier. Ce jour-là, maitre Mohamed Abou Camara, avocat de l’accusé, avait soutenu que son client ne disposait pas de toutes ses facultés mentales. Il avait sollicité que son client fasse un examen psychiatrique. Mais, sa demande avait été rejetée par le tribunal qui a estimé que les débats pouvaient se poursuivre.

Appelé à la barre ce mardi, 21 mai 2019, Elhadj Mamoudou Barry, qui a reconnu avoir tué Gono Emmanuel Yomalo à l’aide d’un couteau, a refusé de répondre aux questions du tribunal. Il a demandé sa condamnation pour mettre fin aux débats. « Aujourd’hui je ne vais répondre à vos questions. Je n’ai plus envie de parler de ça. Je veux que vous me condamniez pour l’amour de Dieu. J’ai déjà fait un an et six mois en prison. Donc, je veux que je sois condamné pour avoir égorgé Junior et je l’ai tué parce que je le voyais dans mon rêve. Le jour qu’il est venu dans notre concession, j’ai dit comme je l’ai tué dans mon rêve, donc je vais le tuer maintenant en réalité. C’est le commissaire Taliby qui m’a dit de tuer Junior. J’étais malade lorsque j’ai tué. Monsieur le président, s’il vous plait, condamnez-moi. Je vous prie de me condamner », a-t-il demandé.

Cette déclaration faite par Elhadj Mamoudou Barry, a créé le doute sur sa santé mentale. C’est pourquoi, dans le but de mener à bien ce procès pour la manifestation de la vérité, le juge Amadou Kindy Baldé a demandé aux différentes parties au procès (partie civile, défense et le ministère public) que l’accusé soit soumis à un examen psychiatrique. Une demande qui sera entièrement acceptée.

Le procès a été donc renvoyé pour le 28 mai 2019 en attendant la désignation d’un spécialiste en psychiatrie à l’effet de faire l’expertise nécessaire sur la santé mentale de ce jeune homme, diplômé en Géographie de l’université de Kankan.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Bâtiments cassés à Dabondy 3 : les victimes implorent l’aide des bonnes volontés

21 mai 2019 à 18 06 03 05035

Plusieurs bâtiments qui ont été inondés dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai 2019, entraînant 5 morts et un porté disparu à Dabondy 3, dans la commune de Matoto. Après ce drame, plusieurs constructions ont été démolies sur les lieux alors d’autres ont été marqués au rouge sur ordre de la mairie, en rapport avec les responsables du quartier, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des habitations ont été détruites à Dabondy 3, d’autres ont été marquée au rouge quelques jours après les inondations meurtrières enregistrées sur les lieux. Selon nos informations, c’est sur ordre de la mairie de Matoto que cette opération de déguerpissement a eu lieu.

Abdoulaye Camara

Rencontrées par Guineematin.com, certaines victimes ont expliqué leur calvaire et demandent l’aide du gouvernement et des bonnes volontés. Abdoulaye Camara, à la fois victime de l’inondation et de cette casse spontanée, habite le quartier Dabondy 3 depuis plus de 30 ans. « Quand le Premier ministre et le maire sont venus, ils ont ordonné à ce qu’on libère le canal. Ainsi, ils ont ciblé certaines concessions, dont la nôtre. Aussitôt, ils ont commencé à démolir. Ils ne nous ont même pas donné un préavis. Ils sont venus, ils ne nous ont rien dit. Dès qu’ils ont arrivés, ils ont ordonné au génie civil de casser. Vous voyez, ils ont démoli notre maison. De l’autre coté aussi, ils vont démolir, tout est coché. Ils vont tout démolir. Donc à l’heure-là, on ne sait pas où aller. Nous habitons là depuis 1984. Non sommes nés ici et avons grandi ici. On ne connait nulle part où aller et ils n’ont rien dit aussi pour notre dédommagement », a déploré la victime.

Par ailleurs, Abdoulaye Camara se dit aujourd’hui désemparé et demande l’aide du gouvernement et des bonnes volontés. « Nous, nous n’avons pas de force. C’est l’Etat qui a la force. Nous, nous ne pouvons que lui faire face et lui demander de l’aide. C’est bien vrai que nous sommes dans cette situation là, mais c’est le devoir de l’Etat de nous venir en aide. Si l’Etat ordonne aujourd’hui de casser toutes nos maisons, ça, c’est très difficile à consommer pour nous. Et actuellement, c’est le Ramadan, on passe toute la journée sous le soleil et, on ne sait pas dans les jours à venir s’il va pleuvoir ou non. En tout cas, s’il pleut dans ces situations là, ça sera très difficile. Donc, nous demandons l’aide du gouvernement et des bonnes volontés ».

Yamoussa Camara

Pour sa part, Yamoussa Camara dit avoir perdu certains de ses biens dans la destruction de sa maison, un bâtiment de 5 chambres, un salon, 1 toilette interne. « Ils sont venus le matin, ils ont dit qu’ils veulent démolir la maison. Le chef de quartier est venu dire qu’ils veulent démolir. Il m’a dit de rester tranquille, de ne pas réagir. Au moment où le chef de quartier me disait de rester tranquille, la machine continuait à démolir ma maison. Pendant ce temps, le maire vient ordonner de sortir nos biens dedans. C’est ainsi que j’ai essayé de sortir quelques biens, mais pratiquement on y a perdu assez. Nous n’avons pu enlever ni portes, ni fenêtres et même les tôles. Au moment où ils faisaient sortir nos effets, le maire ordonne de casser. Les voisins ont réagi. Il a dit que c’est mon affaire puisqu’il m’a dit de les faire sortir depuis 9 heures et qu’ils vont casser. Pourtant, on voulait enlever tout : les tôles, les bois, les portes et les fenêtres. Mais, rien du tout n’a pu sortir. Ils ont démoli comme ça le bâtiment principal et les toilettes. Il reste les annexes », a expliqué le père de famille.

Aliou Alia Sylla

De son côté, Aliou Alia Sylla, rescapé de l’inondation, loge dans une chambre contigüe au grand caniveau. Le toit de cette chambre prise pour cible par les casseurs est déjà décoiffé par les menuisiers sur ordre de la victime. « Le samedi, les autorités sont venues avertir, pour dire aux gens de casser nos bâtiment, alors que moi je viens d’échapper à la mort suite à l’inondation. Vous voyez, ils ont coché ma chambre. Chez mes voisins, ils ont cassé une grande partie de leur maison. Moi, c’est Dieu qui m’a sauvé, si non j’allais mourir ici la nuit du vendredi. Vous avez vu mon pied ? Quand l’eau est venue, on est venu taper à ma porte pour me dire qu’il y a une inondation. Je suis sorti, j’ai trouvé que l’eau était partout. Je suis monté au toit pour échapper. C’est ainsi que je me suis blessé en montant », a expliqué le jeune Alia Sylla.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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La Guinée épinglée par le FMI : « je n’ai jamais vu un document d’une telle sévérité »

21 mai 2019 à 15 03 44 05445

En réponse à la déclaration du RPG Arc-en-ciel, annonçant soutien à l’idée d’une nouvelle Constitution, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’est réuni ce mardi, 21 mai 2019, au siège de la PCUD. Le FNDC en a profité pour marquer son désaccord contre le projet de nouvelle Constitution. Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) et membre du FNDC, a tiré à boulets rouges sur la gouvernance Alpha Condé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFR s’est une fois encore attaquée à la manière dont la Guinée est gérée par le régime actuel : drame de Dabondy 3 et surtout le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) qui épingle notre pays. « Ces derniers jours, vous avez été témoins dans les quartiers de Dabondy et autres, du désarroi de nos populations. Je ne sais pas combien d’enfants ont perdu la vie par l’incapacité, l’incurie d’un gouvernement qui ne sait même plus où est-ce qu’il va. Vous avez vu ces derniers jours, il n’y a pas un seul quartier où les jeunes gens n’ont pas allumé les ordures pour protester contre le manque d’électricité et surtout l’insalubrité à tous les niveaux. Vous tournez le dos à tout cela vous regardez ce que le Fonds Monétaire International (FMI) vient de délivrer comme message à notre pays. Ça faisait 40 ans que je travaillais avec ces institutions. Je n’ai jamais vu un document d’une telle sévérité qui vous indique clairement qu’on ait tant de voleurs. Ce n’est pas nous, c’est le Fonds qui a écrit », déclare l’opposant.

L’ancien Premier ministre estime que quand on est dans un système de ce genre, « on ne vient pas s’arrêter devant les gens pour dire : Oui, il faut me laisser ici jusqu’à ce que je meurs. Nous n’accepterons pas cela. C’est ce que nous sommes venus réaffirmer et le moment venu, les guinéens seront en face de ceux qui pensent qu’ils sont capables de faire en sorte que 12 millions de guinéens vivent permanemment dans la misère pour simplement sauver un seul individu », insiste Sidya Touré.

Sur la question du 3ème mandat ou de la nouvelle Constitution, le leader de l’UFR a ironisé en rappelant un adage malinké : « Quand un chasseur a la toux, ce n’est pas la peine de prier pour qu’il ne gagne pas un animal. Il n’en gagnera jamais, puisqu’il va tousser lui-même… C’est Alpha Condé lui-même qui a dit ici, à la télévision, à la radio, aux journalistes sénégalais, que s’il y a référendum, ce qu’il y a troisième mandat. C’est lui qui l’a dit, ce n’est pas nous. Donc, on ne peut pas revenir aujourd’hui nous dire non, on n’a pas demandé ceci, on n’a pas demandé cela », a fait savoir l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Justice : prévenus, parties civiles et avocats posent un lapin au TPI de Kaloum

21 mai 2019 à 14 02 42 05425

Prévenus, parties civiles et avocats ont tous brillé par leur absence ce mardi, 21 mai 2019, au Tribunal de Première Instance de Kaloum. Alors qu’ils étaient « tous informés » de la tenue de l’audience correctionnelle de ce jour, aucun d’entre eux n’a daigné répondre à l’invitation du tribunal, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à une scène inhabituelle que l’on a assisté ce mardi au tribunal de Kaloum. Quatre dossiers étaient programmés avec des prévenus non détenus. Mais, prévenus, parties civiles et avocats ont tous posé un lapin au tribunal.

Lorsque la présidente, madame Bamba Kallo ; le procureur de la République, Ousmane Sankhon ; et le greffier, maître Tiranké Diaré, se sont installés dans la salle d’audience, il n’y avait aucun prévenu dans la salle. La juge va procéder à l’appel nominatif des prévenus et des parties civiles. Un appel resté sans réponse.

Devant cet état de fait, le procureur Ousmane Sankhon a tenu à préciser que toutes les parties concernées étaient informées de la tenue de cette audience. « Pourtant, ils étaient tous informés. Ça, c’est un manque de respect à l’égard la justice », a lancé le représentant du ministère public.

Finalement, madame Bamba Kallo va lever la séance après avoir renvoyé tous les dossiers à huitaine.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat : l’opposition demande une intervention dissuasive de la CEDEAO, de l’UA, l’UE et de l’ONU

21 mai 2019 à 13 01 40 05405

Déclaration : Devant l’échec cuisant de la tentative de manipulation et d’instrumentalisation des populations guinéennes, dans les préfectures de la Basse Guinée et à Kouroussa en Haute Guinée, par certains cadres opportunistes et démagogues, en vue du dangereux projet de ‘’Présidence à Vie’’, que le Président Alpha CONDE veut s’offrir au mépris de la volonté du vaillant Peuple de Guinée, le RPG Arc- En-Ciel sort enfin du bois, ce samedi 18 mai 2019.

En déclarant officiellement son implication dans la forfaiture politique que de vils ‘’stratèges’’ peinent à présenter comme un référendum, qui déguise mal le Coup d’Etat en préparation, le RPG vient de reconnaître, à la face du monde son incapacité à trouver en son sein des cadres d’envergure face au défi d’une alternance apaisée. Mais aussi il vient de se renier devant l’histoire, au regard de l’adoption de la Constitution de mai 2010, par ses propres représentants, au sein du Conseil National de Transition (CNT).

Ce développement qui ne surprend guère, apparaît comme un évident signe de panique, devant la détermination des démocrates réunis au sein du FRONT NATIONAL pour la DÉFENSE de la CONSTITUTION (FNDC) pour empêcher, par toutes les voies légales et pacifiques, toutes tentatives de remise en cause des acquis démocratiques Guinée. Il est aussi la preuve que, devant l’inefficacité de la répression policière et judiciaire contre les défenseurs de la Constitution, et devant l’échec annoncé du rêve d’une ‘’Présidence à Vie’’,M. Alpha CONDE veut désormais passer à la seconde phase de son plan diabolique ; celle de la préparation de ‘’l’affrontement’’ auquel il appelait ‘’ses partisans’’, le 24 mars 2019. Déjà, le 30 avril dernier à Kankan, certains des ‘’partisans’’ du Président Alpha CONDE ont répondu à cet ignoble appel à ‘’l’affrontement’’, en s’attaquant violemment à de paisibles membres du FNDC, faisant des blessés graves et des dégâts importants.

C’est donc pour accomplir cette forfaiture, que des cadres du RPG, qui tirent le maximum d’intérêts personnels du régime actuel, viennent dans l’arène, en renfort aux membres véreux d’un système incapable d’apporter le moindre bonheur à notre Peuple, depuis son avènement. Car le seul objectif de ce referendum est de perpétrer la gabegie financière absolue au sommet de l’Etat. Ces cadres n’éprouvent donc aucun scrupule à s’associer en vue de pérenniser leur hégémonie dans la souffrance de nos braves populations, à travers un hypothétique 3ème Mandat, qu’on veut présenter maintenant dans un nouvel emballage ironiquement rebaptisé ‘’référendum’’ ou ‘’nouvelle constitution’’. Aveuglés par le gain facile et poussés par l’hypocrisie vers des risques qu’ils savent évidents, ces cadres et leur mentor, qui est le seul à ne pas réaliser qu’il se trompe de temps et de lieu, assumeront entièrement, le moment venu, les conséquences de leurs actes.

Le FNDC, résolu et fidèle à son idéal de démocratie, ne cèdera pas un pouce de répit à tous ceux qui voudront voler à notre Peuple sa dignité, par cynisme et par excès. Ce que l’armée nationale a cédé en 2010 au nom de la paix et de la cohésion sociale, ne sera pas indûment et impunément accaparé par un groupuscule de civils apatrides, pour des intérêts égoïstes.

Le FNDC rassure le Peuple de Guinée que le mauvais ‘’produit’’ que les ennemis de la nation appellent fébrilement référendum ne passera pas, quel que soit l’emballage dans lequel ils voudront le déguiser, même dans celui en or. Car il s’agit d’un produit malsain, toxique, donc dangereux pour les populations guinéennes.

Dans la grave crise qui s’annonce malheureusement pour notre Pays et pour la sous-région, le FNDC appelle tous ses démembrements, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que l’ensemble du Peuple de Guinée, à la mobilisation pour que tous soient prêts à relever le défi de la défense de notre Constitution, celle de mai 2010, que des fossoyeurs, au cynisme sans égal, veulent saper sur l’autel de leurs ambitions égoïstes, quitte à plonger le Pays et la sous-région dans le désarroi.

Le FNDC appelle les Forces de Défense et de Sécurité, à se tenir du côté du Peuple, à l’image de leurs pairs du Soudan, de l’Algérie et du Burkina Faso, face à quelques individus mal intentionnés, qui veulent forcer le destin par un Coup d’Etat constitutionnel dommageable pour notre Pays.

Le FNDC lance un nouvel appel, à la communauté internationale, notamment à la CEDEAO, à l’UA, à l’ONU et l’UE, en vue d’une intervention dissuasive auprès de M. Alpha CONDE, pour qu’il renonce à son dangereux projet de 3ème Mandat ou de présidence à vie, pendant qu’il est encore temps.

Pas de 3ème Mandat, Pas de Référendum, Pas de Coup d’Etat civil, Pas de glissement de Mandat.

Conakry, 21 mai 2019

La Coordination Nationale

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Escroquerie : un douanier condamné à un an de prison avec sursis

21 mai 2019 à 12 12 09 05095

En audience correctionnelle hier, lundi 20 Mai 2019, le tribunal de première instance de Mafanco a condamné Yacouba Barry à un an de prison assorti de sursis. Ce jeune douanier était poursuivi pour escroquerie, portant sur un moment de deux millions de francs guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Placé sous mandat de dépôt le 14 Mars dernier, pour escroquerie, Yacouba Barry, a de nouveau comparu ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il est reproché à ce douanier d’avoir pris deux millions de francs guinéens des mains de monsieur Alhassane Yattara pour la location d’une chambre. Une affaire qui a mal tourné, puisque la sœur du prévenu se serait opposée à l’exécution de ce  »contrat ». Mais, pour le ministère public, Yacouba Barry a intentionnellement manœuvré pour avoir l’argent de monsieur Yattara, sachant bien qu’il ne possède pas une « exclusivité » sur cette maison.

« Le prévenu savait que sa sœur allait s’opposer à cette location. Mais, cela ne l’a pas empêché de prendre l’argent de monsieur Yattara. Il a délibérément voulu tromper monsieur Yattara. Cette maison est une concession familiale, et Yacouba Barry ne peut pas apporter ici la preuve d’une quelconque exclusivité qu’il a sur ce bâtiment…», a expliqué le ministère public, avant de requérir un an de prison contre le prévenu.

Pour le conseil du prévenu, c’est lorsque Yacouba Barry a été muté à Kamsar, qu’il a entrepris des démarches pour mettre sa propre chambre en location. « Sans l’opposition de la sœur du prévenu, monsieur Yattara allait paisiblement occuper la chambre. Il n’y avait aucune mauvaise intention dans l’action de mon client… Et puis, cette affaire ne relève pas de votre compétence matérielle. Il s’agit d’une affaire civile et non pénale. C’est pourquoi, nous vous demandons de vous déclarer incompétent à juger cette affaire… Et, si vous estimez que cette affaire relève de votre ressort, nous vous prions de renvoyer le prévenu des fins de la poursuite conformément aux dispositions de l’article 544 du code de procédure pénal », a plaidé l’avocat de la défense.

Cette exception a été rejetée par le tribunal correctionnel qui a dit être compétent pour juger de cette affaire. Et, dans sa décision rendue sur siège, le tribunal a condamné Yacouba Barry à un an de prison assorti de sursis pour les faits d’escroquerie.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kintinia (Siguiri) : deux personnes arrêtées pour avoir transformé leurs concessions en mines d’or

21 mai 2019 à 11 11 51 05515

La recherche de l’or prend une allure de plus en plus inquiétante dans la préfecture de Siguiri. Après avoir creusé pratiquement toute la brousse et dégradé fortement l’environnement, certains citoyens se tournent maintenant vers la ville pour continuer leurs activités. Deux d’entre eux ont été arrêtés la nuit dernière, en train de creuser dans leurs propres concessions à la recherche de l’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ces arrestations ont été planifiées par le maire de la commune rurale de Kintinia qui ne veut pas laisser cette dangereuse pratique prendre de l’ampleur dans la localité. Quand il a été saisi de la situation, Balla Camara a mobilisé des agents pour aller interpeller ces deux citoyens qui ont transformé leurs concessions en mines d’or, malgré les graves risques que cela représente.

« C’est incroyable ! Ils creusent dans leurs propres maisons et continuent jusqu’à dans les concessions de leurs voisins. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai mobilisé les services de sécurité pour aller mener des patrouilles nocturnes sur le terrain parce que les gens travaillent nuitamment. C’est au cours de ces patrouilles que les deux personnes ont été interpellées », a dit le maire de Kintinia.

Interrogé par Guineematin.com, Amara Condé, l’une des deux personnes interpellées, justifie son acte par la conjoncture économique difficile. « Au départ, je creusais un trou pour nos toilettes. Entretemps, mes frères sont venus laver les graviers, ils ont trouvé quelques grammes d’or dedans. J’ai décidé donc de continuer à creuser pour chercher l’or. A l’époque, les autorités sont venues me demander d’arrêter, et j’ai arrêté. Mais il y a deux jours, la pluie a causé des dégâts chez moi. En plus, les temps sont durs. C’est pourquoi, j’ai décidé de reprendre à creuser chez moi pour voir si je vais trouver de l’or afin d’avoir à manger », soutient-il.

Même son de cloche chez Mamady Siaki Doumbouya, le second citoyen mis aux arrêts. « Nous sommes très nombreux dans la cour et il n’existe qu’une seule toilette. C’est pourquoi j’ai demandé le consentement de mes frères pour creuser un deuxième WC, ils ont accepté. Quand j’ai creusé jusqu’à un certain niveau, j’ai décidé de laver les graviers pour voir s’il n’y a pas d’or dedans. Et lorsque j’ai lavé, j’ai trouvé de l’or. Donc, puisqu’il y a moins d’or en brousse maintenant, j’ai continué à travailler chez moi », a-t-il expliqué.

Le maire de la commune rurale de Kintinia annonce que ces deux citoyens seront traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : un guinéen jugé pour avoir décoiffé le toit du bâtiment qu’il loue à un sénégalais

21 mai 2019 à 11 11 43 05435

Le procès opposant un ressortissant sénégalais, Mamoudou Thiam, à un guinéen du nom de Youssouf N’Diaye, s’est poursuivi au tribunal correctionnel de Kaloum hier, lundi 20 mai 2019. Après les débats contradictoires, on en était aux réquisitions et plaidoiries dans cette affaire où Yousouf N’Diaye est jugé pour destruction de biens privés et vol, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, le plaignant se nomme Mamoudou Thiam. Il a porté plainte contre son locateur, Youssouf N’Diaye, qu’il accuse d’avoir décoiffé le toit de son logement, situé au quartier Manquepas, dans la commune de Kaloum.

A la barre, Youssouf N’Diaye a reconnu avoir décoiffé la maison où Mamoudou Thiam a vécu pendant plus de 20 ans. Mais, il nie avoir volé quoi que ce soit. « J’ai fait un préavis de trois mois à mes locataires dont faisait partie Mamoudou Thiam. Mais, le préavis a expiré sans qu’il ne quitte la maison. J’ai tout fait pour qu’il quitte, il a refusé. On est allé en justice et il a été dit qu’il quitte la maison. L’huissier de justice est venu à trois reprises pour faire exécution de la décision. Mais, Mamoudou Thiam refusait toujours de libérer les lieux. Très fâché contre lui, j’ai décidé de décoiffer la maison pour l’effrayer de quitter. Depuis 22 ans il est là. Mais, comme je me suis marié et j’ai des enfants, la famille a décidé que j’occupe sa chambre. Donc, on lui avait dit de libérer la maison pour moi. J’ai décoiffé une partie de la maison devant lui, mais je jure que je n’ai rien volé », s’est-il défendu.

Dans son intervention, le Procureur Ousmane Sankhon va demander si un contrat de location lie les deux parties. Dans sa réponse, Youssouf N’Diaye dira que n’en existait pas. « Il n’existe pas de contrat de location entre nous. Il est là ça fait plus de 20 ans. Comme nous sommes des héritiers, on a confié la gestion de notre maison à un notaire qui s’appelle maitre Roger Kpoghomou. C’est lui qui recouvre les frais de location et il partage entre nous ».

De son côté, le plaignant Mamoudou Thiam, marchand et âgé de 44 ans, a déclaré à la barre que sa chambre a été détruite mais aussi son argent volé. « Je me suis réveillé un matin avec un préavis, mais je ne savais pas le pourquoi. Du coup, j’ai informé le notaire qu’on m’a donné un préavis et il m’a dit d’essayer de trouver la solution avec la famille. Quand je suis revenu du Sénégal, j’étais malade. Un matin, j’étais couché dans ma chambre et c’est ce jour que Youssouf N’Diaye est venu décoiffer la maison dans les environs de 5 heures du matin. Ce sont mes petits qui sont venus me chercher dans un taxi pour me déposer chez un ami. Quand je quittais, j’avais 7 millions 740 milles francs CFA, 10 milles Euro, 800 milles francs guinéens et 20 complets de bazins chez moi. Je n’ai pas vu Youssouf voler mais comme c’est lui qui est monté sur le toit de la maison, donc c’est lui mon voleur », a-t-il laissé entendre.

Dans ses réquisitions, le Procureur Ousmane Sankhon va demander au tribunal de retenir Youssouf N’Diaye dans les liens de la culpabilité pour destruction de biens privés et de le relâcher pour les faits de vol. « Vous avez compris que le prévenu, qui est poursuivi pour destruction de biens privés et vol, a reconnu sans ambages les faits mis à sa charge. Youssouf N’Diaye est cohéritier d’une concession familiale et il demandait à son locataire de quitter les lieux. En ce qui concerne le délit de destruction de biens privés, les faits sont établis et je demande de le retenir dans les liens de la culpabilité en le condamnant à un an d’emprisonnement assorti de sursis. Sur le cas de vol, le plaignant n’a fourni aucune preuve. C’est pourquoi, conformément à l’article 544 du code de procédure pénale, je vous prie de le relâcher des fins de la poursuite pour délit non constitué ».

Dans sa plaidoirie, Me Dinah Sampil, l’avocat de la défense, a fait remarquer que son client a détruit un bien qui lui appartient. « Je n’ai pas assez de choses à dire parce que le procureur a tout dit. Mais, il a oublié de dire le mot privé. Nous soulevons l’exception de la propriété parce que mon client a détruit un bien qui lui appartient. Donc, ce n’est pas un bien privé. Il a détruit le bien de qui ? La maison n’appartient pas à Mamoudou Thiam. Donc, il ne peut pas porter plainte contre mon client qui est l’un des héritiers de la famille. Sur le cas de vol, on est unanime que le plaignant n’a fourni aucune preuve et il a été incapable de prouver à votre tribunal l’existence des montants. Sur les deux cas, je vous prie de libérer mon client », a-t-il plaidé.

Le juge Boubacar Hafia Bah a renvoyé l’affaire au 22 mai 2019 pour décision être rendue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Meurtre de Sidiki Touré : le procureur réclame la prison à perpétuité contre les accusés

21 mai 2019 à 11 11 39 05395

Abdoulaye Kaba dit « Abdoul Razack » et Mohamed Camara alias « Gninnè » ont comparu hier lundi, 20 mai 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. Ils sont poursuivis, avec Mamady Konaté alias « Denilson », en fuite, pour vol et meurtre. Après les débats, le procureur a requis une peine de réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon l’accusation, c’est le 8 juillet 2011 que les trois jeunes se sont introduits nuitamment dans une concession située au quartier Jean Paul II, dans la commune de Ratoma. Ils ont tué un vieil homme du nom d’Aboubacar Sidiki Touré et volé des biens se trouvant dans sa maison. Après les enquêtes, les services de sécurité ont mis main sur Abdoulaye Kaba et Mohamed Camara, qui ont été placés sous mandat de dépôt le 19 Août 2011.

En comparaissant ce lundi, 20 mai 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn, les deux accusés ont reconnu avoir participé au vol. Mais, ils assurent que c’est Mamady Konaté, en fuite, qui a tué Aboubacar Sidiki Touré par étranglement.

« Ce jour-là, nous étions dans le bar dénommé Gaza, en train de consommer. C’est ainsi que Mamady Konaté qui est en cavale nous a proposé d’aller chercher de l’argent. On l’a suivi. Nous sommes allés dans une concession à Jean Paul ll où on a escaladé le mur et on a fait sortir une moto KTM.

Mamady Konaté dit Denilson a confié la moto à quelqu’un. Ensuite il nous a indiqué une autre concession. Nous sommes allés là-bas aussi pour faire le cambriolage. Denilson a escaladé le mur et nous l’avons suivi. Il a étranglé le vieux jusqu’à ce qu’il rende l’âme. On a pris des objets et des numéraires dans la maison et on a déplacé un véhicule pour déposer les objets volés à Foula Madina », a avoué Mohamed Camara, à la barre.

De son côté, Abdoulaye Kaba dit avoir tenté vainement d’empêcher Mamady Konaté de tuer le vieux Sidiki Touré. « Je me suis complètement opposé à lui. Je lui ai dit que moi je pensais qu’on est venu pour voler et non pour tuer. J’ai désapprouvé son acte et je l’ai dénoncé. Ce jour, je l’ai suivi, mais j’ai beaucoup regretté après », a-t-il déclaré.

Mais pour le ministère public, les accusés sont tous coupables des faits de vol et de meurtre articulés contre eux. C’est pourquoi, le procureur, Bakary Camara, a demandé au tribunal de les condamner à la réclusion criminelle à perpétuité. « Ils ont d’abord commencé par enlever la moto. Ils ont escaladé le mur, pendant la nuit et en groupe. Après ils sont allés enlever la vie du vieux Sidiki Touré par étranglement.

Donc, le ministère public demande au tribunal de les retenir dans les liens de la culpabilité de meurtre en les condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sureté de 30 ans. Puis, décerner un mandat d’arrêt contre Mamady Konaté qui est en fuite », a requis le procureur.

De son côté, la défense, par la voix de maître Emanuel Bamba, a demandé au tribunal de ne retenir que les faits de vol contre ses clients. « Je plaide coupable pour le cas de vol parce qu’il y a eu même restitution de certains objets volés. Je demande au tribunal de ne pas les retenir dans les liens de la culpabilité de meurtre. Mais de les retenir dans les liens de la culpabilité de vol avec les circonstances aggravantes qui sont : la nuit, la réunion et l’escalade.

Le cas de meurtre est uniquement imputable à Mamady Konaté qui est en fuite. Rien n’a été démontré ici que ce sont les trois qui ont étranglé le vieux. Donc, je plaide coupable pour le cas de vol tout en sollicitant du tribunal de leur accorder de larges circonstances atténuantes », a plaidé la défense.

Au terme des réquisitions et plaidoiries, le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le lundi, 27 mai 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Environnement : le ministre Oyé Guilavogui veut réactiver la « Loi Fria »

21 mai 2019 à 11 11 31 05315
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

Dans les temps, il existait en Guinée une loi dite « Loi Fria » qui constituait un repère en matière de développement environnemental. Cette loi consistait à planter un arbre à chaque fois qu’on veut célébrer son mariage ou bien faire le baptême de son enfant. L’actuel ministre en charge de l’Environnement entend réactiver prochainement cette loi. Oyé Guilavogui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier lundi, 20 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour restaurer le couvert végétal guinéen fortement dégradé que le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, a affiché son ambition de réactualiser la « Loi Fria ». Une loi qui voudrait que tous les Guinéens participent au reboisement de notre pays.

« La loi voudrait que quand tu as un baptême dans ta famille, tu plantes un arbre. Si tu dois te marier ou un mariage doit se passer chez toi, tu dois aussi planter un arbre », a expliqué le ministre.

Oyé Guilavogui estime que l’échec de cette loi par le passé est dû au manque de suivi dans son exécution. « Il n’y avait aucun mécanisme de contrôle et de suivi de l’exécution de cette loi sur le terrain. C’est pourquoi elle a échoué ».

Il indique que les cadres de son département sont actuellement en train de retravailler le texte qui sera ensuite soumis au Parlement. « Sa préparation n’est pas terminée, mais elle sera finalisée et on va la défendre à l’Assemblée nationale. C’est une très bonne idée. Il faut que tout le monde participe au reboisement de la Guinée parce que nous sommes menacés », a dit le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mamou : 50 formateurs à l’école de l’Entrepreneuriat et de Technique de Recherche d’Emploi

21 mai 2019 à 11 11 15 05155

Le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail en collaboration avec le projet INTEGRA /PNUD a lancé hier, lundi 20 mai 2019, l’atelier de formation des formateurs en Entrepreneuriat et en Technique de Recherche d’Emploi.

Cette activité vise 50 formateurs des écoles professionnelles et s’inscrit dans le cadre de la création d’emplois par le biais de la formation professionnelle pour absorber une partie des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture, lancée à l’Ecole Nationale d’Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF) de Mamou, a été présidée par le secrétaire général du Ministère de l’enseignement Technique, en présence des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux cadres.

Bernard Mara

Dans son discours, Bernard Mara, directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, s’est réjoui de la tenue de cet atelier avant de saluer l’implication des partenaires dans la réalisation de cette activité. « Permettez-moi, au nom du gouverneur de la région et l’ensemble des autorités à tous les niveaux, de vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour de travail à Mamou, et de vous exprimer notre profonde gratitude pour le choix et l’honneur porté à notre région pour abriter cette importante rencontre. En effet, son objectif se situe dans une vision plus large de formation des formateurs, axée sur l’employabilité des jeunes. Nous félicitons le PNUD pour son engagement pour la mise en œuvre de l’éducation et l’employabilité des jeunes », a dit monsieur Mara.

Elhadj Mamadou Diallo

Pour sa part, Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur du Projet INTEGRA/PNUD, a expliqué l’ambition de ce projet dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement guinéen avant de dire ses attentes au terme de cet atelier. « Le PNUD, dans sa mission d’accompagner le gouvernement guinéen pour la mise en œuvre de ses différentes politiques sectorielles et particulièrement à travers son programme INTEGRA, financé par l’Union Européenne, accompagne le développement de ces modules et l’organisation d’un atelier de formation des formateurs à l’endroit de 50 enseignants et encadrants des différentes institutions d’enseignement technique et de formation professionnelle. Le Programme INTEGRA ambitionne d’insérer 2500 jeunes le long de l’axe Conakry-Labé d’ici 2020, qui se traduira par la formation civique, la formation professionnelle qualifiante et de courte durée et l’accompagnement à l’insertion. En réaffirmant notre volonté, nous espérons vivement que cet atelier débouchera sur l’implémentation effective de ces deux modules dans les programmes de formations de nos jeunes professionnels », a-t-il indiqué.

Michel Koïvogui

De son côté, Michel Koïvogui, secrétaire général du ministère de l’enseignement technique, a dégagé l’objectif de cette formation. « Notre objectif majeur est non seulement de renforcer vos capacités dans ces deux modules de formation, mais aussi de les appliquer pendant les exercices pratiques que vous aurez cette semaine et les intégrer dans vos futures pratiques enseignantes. Nous attendons aux apprenants de restituer les cours enseignés ici aux autres qui n’ont pas eu la chance de venir participer à cet atelier. L’atteinte de cet objectif passe nécessairement par le renforcement des capacités des formateurs qui reste un des facteurs déterminants ».

Abdoul Karim Diallo

Un des formateurs, en l’occurrence Abdoul Karim Diallo, a également salué le choix de ces deux modules. « Ces deux modules viennent répondre à un besoin de la direction nationale de l’enseignement technique de la formation professionnelle publique qui a sollicité auprès de son partenaire technique et financier, le PNUD, qui doivent être intégrer dans le curricula de formation technique des établissements techniques et professionnelles. Ces thèmes seront des remèdes pour permettre aux jeunes diplômés de trouver un emploi. Nous allons utiliser beaucoup de pratiques, les choses se passeront dans des meilleures conditions », a laissé entendre ce formateur.

Il à noter que cette rencontre prendra fin le 25 mai prochain avec deux modules : un module d’entrepreneuriat et un module de technique de recherche d’emploi.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Pont de Koussi : Moustapha Naïté salue l’évolution des travaux de construction

21 mai 2019 à 9 09 41 05415

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée à l’intérieur du pays pour s’enquérir de l’évolution des chantiers routiers en cours à travers le pays. Moustapha Naïté et la délégation qui l’accompagne ont visité hier lundi, 20 mai 2019, le pont de Koussi, en construction, et qui permettra de relier les préfectures de Pita et de Télimélé. Le ministre a fait un constat satisfaisant sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Long de 85 mètres, le pont de Koussi se situe sur le fleuve Kakirima entre les sous-préfectures de Ley-Miro (Pita) et Gougoudjé (Télimélé). Officiellement lancés en décembre dernier par le président de la République, les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise CGC. Sur le terrain, le ministre des Travaux Publics a fait son constat et échangé avec les responsables du chantier.

Adzinda Mafoya

Adzinda Mafoya, chef de mission au compte du bureau MCG (Mauritanian Consulting Group), qui contrôle les travaux de construction du pont, a expliqué que « les travaux sont exécutés globalement à 30% environ. Vous êtes sur le site de construction du pont, les travaux en cours d’exécution sont les pieux forés qui sont au nombre de 30. A cette date, nous avons déjà exécuté 3 semelles sur un total de 6, et nous avons déjà réalisé des piles qui sont amorcés tel que vous voyez sur le chantier. Les travaux de terrassement pour les voies d’accès sont en cours, nous avons déjà achevé la plateforme sur la rive droite du projet, les dalots de décharge sont au nombre de 2 et sont en cours d’exécution.

Nous avons une installation composée de la base de l’entreprise, l’installation propre de l’entreprise, le laboratoire, la centrale à béton, les différents engins qui sont mobilisés sur le site, et nous avons la base de la mission de contrôle construite à 2 kilomètres d’ici », a-t-il dit.

De son côté, le ministre des Travaux Publics s’est dit satisfait des travaux qui sont menés sur les lieux. Moustapha Naïté a, par ailleurs, encouragé l’entreprise en charge des travaux de continuer dans ce sens, afin que le pont soit mis définitivement à la disposition des usagers.

Moustapha Naïté

« Le constat est satisfaisant. Ce pont de 85 mètres va relier les deux préfectures : Pita et Télimélé ; et faciliter le passage pour aller vers Télimélé, Kindia, et Dubreka. Donc, c’est un pont extrêmement important, d’où la mobilisation des populations sur le site et vous voyez l’entreprise en cheval. L’ordre de mission a été donné au mois de mars, le 14 avril, ils étaient totalement mobilisés avec la mission de contrôle. Nous constatons que les travaux avancent à grand pas, vraiment on est très satisfait. Nous sommes confiants que d’ici la fin du délai prévu, ils auront totalement fini ce chantier-là. Donc, c’est avec une note de satisfaction que je dis que nous sommes ravis de voir ce qu’on voit là, avec l’entreprise, la mission de contrôle en parfaite harmonie en train de travailler pour finaliser ce pont qui représente un espoir de ces deux grandes préfectures », s’est réjoui le ministre.

A noter que le coût de réalisation du pont de Koussi est d’environ 42 milliards de francs guinéens. Le projet est cofinancé par le gouvernent guinéen et la BADEA. La durée d’exécution est de 18 mois.

De retour de Koussi, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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