Comme indiqué dans nos précédentes dépêches les députés guinéens ont voté contre la polygamie hier, jeudi 09 mai 2019. Ce, après le refus du président Alpha Condé de promulguer le code que les mêmes députés avaient adopté le 29 décembre 2018 et qui instaurait le régime de la polygamie.

Ce document de cinq livres n’a connu que deux légers changements, au niveau des articles 281 et 282.

L’article 281 nouveau dispose : « le mariage est soumis au régime de la monogamie pour tous les citoyens guinéens.

Toutefois, le futur mari peut, au moment de la célébration du mariage, en présence de sa future épouse et avec l’accord explicite de celle-ci, déclarer qu’il opte pour la polygamie limitée à deux (2), trois (3) ou quatre (4) femmes au maximum.

Faute par l’homme de souscrire à l’une des options de la polygamie, le mariage est placé de manière irrévocable sous le régime de la monogamie, sauf dispense accordée dans les conditions prévues à l’article 282 du présent Code.

En l’absence d’accord entre les futurs époux sur l’option de la polygamie, l’officier de l’état civil ne peut célébrer le mariage.

Et l’article 282 précise : « Par dérogation aux dispositions de l’aliéna 1 de l’article précédent, le président du tribunal compétent peut, sur requête, pour des raisons graves ayant le caractère de force majeure, dûment établi par les autorités médicales, autoriser le changement du régime du mariage ».

L’article 281 ancien disposait :

« Le mariage peut être conclu :

-soit sous le régime de la monogamie ;

-soit sous le régime de la polygamie limitée à quatre (4) femmes.

Faute par l’homme de souscrire à l’une ou l’autre des options prévues au présent article, le mariage est présumé être placé sous le régime de la polygamie.

La déclaration d’option est faite auprès de l’officier de l’état civil et, en cas de mariage à l’étranger, auprès de l’agent diplomatique ou du consul territorialement compétent.

Lorsque l’option est reçue en dehors du mariage, l’officier de l’état civil ou son délégué fait préciser au déclarant quels sont, au moment de sa comparution, ses précédents liens matrimoniaux et le cas échéant, présente les actes de mariage correspondants.

L’option souscrire est perçue par l’officier de l’état civil avant, pendant ou postérieurement à la célébration du mariage ».

Comme le précise le nouvel article, le mariage sous le régime monogamique est devenu la règle et la polygamie, une exception risquée. Ce qui peut apporter la joie à de nombreuses jeunes filles désireuses de rester seule dans leur foyer. Mais, comme le disent certains, ont constate qu’en Guinée, les lois sont loin de refléter la pratique. C’est comme si elles étaient faites pour uniquement répondre aux attentes des ONG et partenaires qui l’exigeraient à nos dirigeants…

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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