Faranah : une jumelle de près de 5 ans brièvement enlevée à Tonkolonko 1

2 mai 2019 à 11 11 02 05025

Gnalen Camara, une fillette de près de cinq (5) ans, a été brièvement enlevée par un inconnu dans la nuit du lundi 29 au mardi, 30 avril 2019, au quartier Tonkolonko 1, dans la commune urbaine de Faranah. L’auteur de la tentative d’enlèvement, non identifié, n’est pas parvenu à ses fins et ses mobiles restent inconnus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’auteur de l’enlèvement de la jumelle s’est introduit dans la maison familiale aux environs de 21 heures pour partir avec sa proie alors que les parents regardaient la télévision au salon. S’étant rendu compte de l’enlèvement de Gnalen Camara, ses parents ont appelé à l’aide. Les voisins sont massivement sortis pour y faire face. L’inconnu est allé avec Gnalen Camara à environ 600 mètres du domicile familial avant de l’entrainer dans un puits sec non fonctionnel de 5 mètres de profondeur. Notre source ajoute qu’elle n’y a été retrouvée que le lendemain vers 11 heures puis envoyée à l’hôpital pour des soins.

Interrogée par notre reporter, madame Yaka Camara, mère de la fillette, est revenue sur la scène. « Le lundi soir, après avoir mangé, nous étions restés dans la chambre de ma mère pour causer avec elle. Gnalèn est venue se coucher sur mes pieds pour dormir. Ma mère a appelé un autre enfant pour le faire coucher dans ma chambre par terre. C’est ainsi que nous avons mis la télé en marche. Nous sommes restés à regarder la télé, sa jumelle est venue dormir aussi sur mes pieds. J’ai dis à mon jeune frère de les faire rentrer dans ma chambre. Celle qui a été enlevée était couchée par terre et sa jumelle sur le lit. Je suis restée à regarder la télé, j’ai eu froid et j’ai eu sommeil. C’est ainsi que j’ai décidé de me coucher. Ma jeune sœur est rentrée la première, elle a trouvé que la porte du couloir est ouverte. Soudain, elle a crié en me disant que la porte du couloir du salon est ouverte. Je me suis inquiétée sur place. Je me suis dis de faire coucher la jeune sœur de celle qui a été enlevée, qui dormait sur mes pieds, avant de constater l’ouverture de la porte du couloir du salon du bâtiment. Quand je suis rentrée dans ma chambre, j’ai trouvé qu’une de mes jumelles a disparu. Sur le coup, j’ai appelé ma mère en criant. On a cherché l’enfant partout, en vain. Ma mère avait entendu les bruits de la porte et elle avait demandé qui était là. Mais, personne n’avait répondu. Pour nous tous, c’était un membre de la famille, mais c’est mon enfant qui était enlevée. Je suis restée assise dans ce souci. Ce mardi, mes frères ont retrouvé la fillette dans un puits. Je remercie tous ceux qui ont contribué à retrouver mon enfant ».

De son côté, le président du conseil de quartier de Tonkolonko 1, Silimy Balla Oularé, a remercié les citoyens du quartier pour leur implication effective dans la recherche de l’enfant.

Dans la foulée, des dispositions ont été prises pour la protection des enfants, notamment la mise en place d’un comité de veille par les responsables du quartier.

Aux dernières nouvelles, la jumelle se porte bien et se trouve en famille.

De Faranah Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Fête du travail à Mamou : les discours prononcés devant des chaises vides

2 mai 2019 à 10 10 05 05055

Tout comme à Conakry, la célébration de la journée internationale du travail hier, mercredi 1er mai 2019, a connu aussi des couacs à Mamou. La différence, c’est qu’à Mamou, il n’y a pas eu d’affrontements comme ceux enregistrés au Palais du peuple de Conakry. Mais là aussi, les festivités se sont déroulées dans la plus grande morosité. Les responsables syndicaux ont prononcé leurs discours devant des chaises vides, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Comme nous l’annoncions précédemment, les autorités de Mamou ont boudé les festivités commémoratives de la journée internationale du travail. Aucun responsable du gouvernorat, de la préfecture, ou encore de la commune n’a effectué le déplacement pour participer à la cérémonie. Tous étaient pourtant invités, mais leurs chaises sont restées vides. Les raisons de ce boycott restent méconnues.

Chez les travailleurs également, beaucoup ont quitté la cérémonie suite à la décision de la représentation locale du SLECG de se retirer, en raison des violences enregistrées au Palais du peuple de Conakry et qui ont fait plusieurs blessés dans leurs rangs, dont leur leader Aboubacar Soumah.

Mamadou Saliou Sigon Baldé

Malgré tout, les responsables locaux de la CNTG et de l’USTG version Abdoulaye Camara ont continué la cérémonie. Dans son discours, Mamadou Saliou Sigon Baldé, secrétaire général de l’union locale des travailleurs de Mamou, a tout d’abord rappelé l’historique de cette fête, avant d’inviter les autorités du pays à prendre en compte leurs préoccupations. « Cette date historique est un symbole qui marque l’histoire de profondes empreintes par la marche triomphale d’hommes et de femmes qui ont donné leurs vies en sacrifice pour le bien-être des travailleurs du monde entier.

En mai 1986, il y a de cela 133 ans, que 300 000 travailleurs américains et étrangers lançaient à Chicago un puissant mouvement de grève pour protester contre l’état d’esclavage dans lequel baignaient les travailleurs et réclamer de meilleures conditions de vie et de travail de tous les travailleurs du monde.

Nous invitons donc les autorités de notre pays à prendre en compte nos préoccupations pour nous sortir de cette galopante pauvreté, de l’obscurantisme, de l’insécurité physique, morale, alimentaire, sanitaire, qui ne sont nullement une fatalité », a déclaré le syndicaliste.

Elhadj Mamadou Pathé

Pour sa part, le délégué de l’inter-centrale CNTG/USTG, Elhadj Mamadou Pathé, a exprimé son amertume face au déroulement de ces festivités. « Aujourd’hui encore, nous voici réunis, mais hélas, dans un contexte différent. Car le dialogue social qui est le fondement du partenariat entre employeurs et employés connait une crise profonde, une crise née du choix du gouvernement de rompre unilatéralement le socle sur lequel est bâti ce dialogue à savoir :

Le respect intégral des accords conclus depuis plusieurs années entre les mandants tripartites guinéens. Ces accords sont aujourd’hui ignorés et même violés par le gouvernement. L’inter-centrale salue et exprime sa solidarité agissante à l’endroit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs de Guinée. Elle invite enfin l’ensemble des organisations syndicales de Guinée à l’unité d’action et à la solidarité syndicale en vue de consolider les acquis démocratiques chèrement obtenus », a-t-il lancé.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Fête internationale du travail : déclaration du parlement des jeunes de la société civile

2 mai 2019 à 9 09 46 05465
Mamadou Maladho Diallo, président du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile

Aujourd’hui, 1er Mai, les travailleurs de Guinée à l’instar de ceux de tous les autres pays du monde célèbrent la Journée Internationale du Travail. Le Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile Guinéenne saisit cet instant solennel pour joindre sa voix à celle de tous nos compatriotes pour souhaiter aux travailleurs guinéens et d’ailleurs une excellente fête de travail.

Ce 1er Mai est aussi l’occasion d’avoir une déférente pensée pour ces guinéens retrouvés forcés au chômage, victimes de tous genres d’abus dans différents domaines d’activités, de précarité liée a l’informel etc. Ces pères et mères de familles qui broient du noir sans aucune assistance sociale, méritent en ce jour de notre part compassion et réflexion.

Les périodes récentes restent marquées par des troubles sociaux du fait de la sourde oreille des gouvernants sur les préoccupations des enseignants qui continuent de réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.
Nous sommes solidaires de toutes les initiatives des corporations syndicales pour faire aboutir leurs différentes revendications pour une meilleure compétitivité de notre économie.

La Guinée est un pays doté d’immenses ressources naturelles et une population majoritairement jeune (77,3%) qui représente la force de travail. Pour ceux qui ont le privilège de bénéficier de l’enviable statut de travailleur dans notre pays où l’emploi se fait si rare, la situation n’est point reluisante.

En ce 1er Mai 2019, nous voudrons exhorter au Président de la République a enfin de donner corps aux promesses faites aux jeunes en 2015 en ces termes « je dédie mon second mandat aux jeunes et aux femmes ». Créer des conditions d’employabilité pour des jeunes permet d’assurer une insertion socioprofessionnelle et garantir la cohésion et l’équilibre social en Guinée.

Nous interpellons l’Etat sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie et de travail des vaillantes populations au service de la Nation.
Que ce 1er Mai constitue une occasion pour les autorités politiques et administratives pour donner des réponses adéquates, viables, pérennes à la question du travail.

Vive les travailleurs de Guinée

Vive la République

Que Dieu nous bénisse.

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Guinée : une plainte contre les syndicalistes Abdoulaye Camara (USTG), Amadou Diallo (CNTG) et Cie

2 mai 2019 à 9 09 35 05355

La bagarre qui a opposé hier, mercredi 1er mai 2019, des syndicalistes au palais du peuple, se transporte sur le terrain judiciaire. Selon des informations confiées à Guineematin.com, Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée) a porté plainte à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) contre certains responsables syndicaux.

Une bataille rangée a opposé des syndicalistes au palais du peuple, hier mercredi. Plusieurs blessés ont été enregistrés, notamment dans le camp d’Aboubacar Soumah de l’USTG.

Les victimes ont saisi la DPJ à travers leur avocat, maitre Salifou Béavogui. La plainte vise six (6) personnes et non des moindres : Abdoulaye Camara (USTG), Kadiatou Bah (SLECG), Amadou Diallo (CNTG), Tamba Abel Bourouno (manutentionnaire), Mohamed Sanoh (élève) et Kader Camara (SLECG).

L’objet de la plainte porte sur tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires, violences et vol.

La célébration du 1er mai a été émaillée de regrettables scènes de violence qui a opposé des syndicalistes, deux factions rivales de l’USTG. Les yeux sont désormais tournés vers la DPJ où les mis en cause devraient être convoqués très prochainement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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3ème mandat illégal pour le président Alpha Condé : déclaration de l’UFD

2 mai 2019 à 7 07 36 05365

La Longue marche de la manipulation de l’opinion

Mamadou Baadiko BAH, président du parti UFD

Toute la vie politique, sociale et même économique de la Guinée est plus que jamais accaparée par les débats sur un éventuel troisième mandat pour l’actuel président qui, en vertu des dispositions des articles 27 et 154 de la Constitution sur laquelle il a prêté serment, ne peut plus se présenter. Mais à la réflexion, on se rend compte que ce débat a été ouvert de façon imperceptible mais méthodique, depuis la prestation de serment du 14 décembre 2015, après le discours cinglant et plein de signification du Président de la Cour Constitutionnelle d’alors, M. Kelefa SALL. Ce juge, sur lequel pèsent de graves soupçons de complicité avec le RPG dans les fraudes massives aux élections de 2010, est tombé en disgrâce et déchu de son poste de façon cavalière le 18 septembre 2018 (en violation flagrante de l’article 102 de la Constitution). C’était sans doute en prélude à l’intensification de la campagne pour le troisième mandat…

Depuis lors, de façon rampante et extrêmement bien orchestrée, se sont multipliés les petites phrases, les ballons d’essai lancés par les fidèles du régime, les fausses révélations, les faux scoops, les rumeurs et même parfois les « démentis » sur un éventuel troisième mandat.

Depuis le début de l’année 2019, nous avons assisté çà et là à des campagnes camouflées à coup de milliards, pour la promotion en catimini d’un troisième mandat. Il s’agit de faire accepter progressivement à l’opinion, l’inacceptable. Un tournant a été pris le 9 janvier 2019 lorsque l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée a osé publiquement dicter aux Guinéens la façon dont il fallait qu’ils mènent leurs destinées, dans un Etat qui se prétend souverain! Pour un pays dont les dirigeants se prétendent « nationalistes sourcilleux » « patriotes jaloux de la souveraineté de leur pays » c’était le comble et nous n’avons pas manqué de le souligner à l’époque. Nous avons trop de respect et de reconnaissance au peuple russe pour exprimer ici toute notre colère, face à cette insulte inacceptable faite à notre peuple.

Ainsi donc le pouvoir du RPG, plutôt que de poser clairement et honnêtement les problèmes de la Constitution de 2010 en vue de dégager un large consensus pour nous doter d’une nouvelle loi organique allant dans le sens de plus de démocratie participative, plus d’Etat de droit, plus de progrès, plus d’unité et de justice sociale, a préféré concocter dans le plus grand secret un texte sur mesure, avec éventuellement l’aide de conseillers occultes. Au lieu de mener une démarche républicaine, démocratique et transparente, on distille habilement des extraits bien choisis dans le seul but d’endormir l’opinion. On manipule à souhait les opposants au projet, en donnant de faux agendas de référendum ou d’élections législatives, couplés ou non, dans un contexte où la constitution est violée en permanence par les dirigeants et leurs complices.

Fait à Conakry, le 30 avril 2019

Pour le Bureau Exécutif National de l’UFD

Le Président Mamadou Baadiko BAH

A suivre : Pourquoi le pouvoir cache-t-il cette « Constitution révolutionnaire réécrite » ?

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Conakry : 50 journalistes outillés sur les délits de presse

2 mai 2019 à 7 07 25 05255

En prélude à la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le vendredi 03 mai 2019, la structure Wassolon Agency Communication organise une session de renforcement des capacités des journalistes sur l’écriture journalistique et les délits de presse. Cette formation qui va durer deux jours, a démarré hier, mercredi 1er mai à Conakry. Elle regroupe 50 professionnels de médias du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Présidée par le ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, la cérémonie de lancement officiel des travaux a connu la présence de représentants des associations de presse et du secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée.

Lamine Mougnouma Cissé

A cette occasion, Lamine Mognouma Cissé, le Directeur général adjoint de la structure Wassololon Agency Communication, est revenu sur l’importance des thèmes choisis, à savoir : Ecriture journalistique et Délit de presse en Guinée. « Sans la connaissance et la maîtrise de ces thèmes, les hommes et femmes des médias risquent d’être confrontés à bien d’aspérités et d’écueils dans l’exercice de ce noble et exigeant métier qu’ils ont choisi d’exercer », a dit le DGA de Wassolon Angency Communication.

Cheick N’Doye Sadibou

Au nom des associations de presse, Cheick N’Doye Sadibou, chargé de communication de l’URTELGUI, a remercié la structure organisatrice de la formation. Il a rappelé aux participants l’importance de continuer à se former. Pour lui, la maîtrise du premier thème : « Ecrire journalistique » peut faire éviter aux journalistes de tomber dans le second thème : « Délit de presse », d’où leur complémentarité. « Le choix de ces thèmes n’est pas fortuit. Nous journalistes, avons besoin de la formation parce qu’une formation n’est jamais de trop », a-t-il insisté tout en invitant les participants à en tirer le maximum de profit.

Sidy Diallo

Sidy Diallo, secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG), a également salué cette initiative de Wassolon Agency Communication qui consiste à renforcer les capacités des journalistes. Mais à côté de la formation, le syndicaliste souhaite aussi que les hommes de médias puissent avoir des conditions de vie et de travail nécessaires pour le bon exercice de leur métier. « On peut être bien formé, mais on le sait bien qu’un sac vide ne peut pas se tenir débout. C’est l’occasion pour moi d’interpeller les responsables des médias, l’Etat et les partenaires sur les conditions de travail des journalistes. On a tellement demandé dans ce pays au moins qu’il y ait un simple contrat de travail dans les rédactions. Malheureusement, jusqu’à présent, ce n’est pas une réalité. C’est pourquoi, 80% des journalistes aujourd’hui ne disposent pas d’une carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de Communication », regrette Sidy Diallo.

L’autre aspect qui préoccupe le syndicaliste, concerne la sécurité des journalistes qui sont souvent attaqués et violentés lors des manifestations de rue. Il a rappelé et condamné les derniers cas en date survenus le mardi dernier à Kankan, où Malick Diakité et Alhassane Diallo ont été victimes de violences physiques alors qu’ils couvraient une manifestation.

Amara Somparé

Président la cérémonie, le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, s’est dit « doublement satisfait » de se retrouver sur le lieu surtout dans le cadre d’une formation de journalistes. « La formation des journalistes est une chose capitale dans notre pays. On apprend tout au long de la vie et le renforcement des capacités pour les journalistes est indispensable. Vous avez beaucoup de choses à apprendre mais malheureusement, certains parmi vous ont tendance à avoir l’impression qu’ils sont déjà arrivés au sommet de la pyramide journalistique et ils pensent détenir la vérité ultime dans l’exercice de leur profession. Aujourd’hui, ça commence à créer des petits problèmes parce que ceux qui étaient silencieux, qui acceptaient la calomnie et certaines histoires qui n’étaient pas vrai sur leur compte ont décidé de réagir », a dit le ministre.

A noter que pour la journée d’hier, c’est le thème : « Ecriture journalistique » qui a été développé par Thierno Souleymane Bah, consultant en communication et ancien journaliste à la RTG. Le second thème sera facilité ce jeudi par le journaliste et écrivain, Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre et ancien président du Conseil national de la communication (CNC).

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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